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lundi, 30 mars 2009

Un président actif

 

 

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Après une première phase de quinquennat plutôt discrète, depuis son élection le 6 mai 2007, le Président de la République Française semble vouloir accélérer et imprimer une nouvelle marque de fabrique à son action. Les critiques incessantes visant sa politique, évoquant « inertie » et autre « période de glaciation » se sont effacées et les observateurs reconnaissent aujourd'hui que la modération et le sens de l'Histoire du chef de l'Etat sont sans doute parmi les facteurs déterminants de la résistance de notre pays face à la crise. Tous les « déclinistes » et autres « déclinologues » doivent désormais moduler leurs analyses. L'esprit à la fois réformiste  tempéré du Président mais conscient des vertus du modèle français, allié à une volonté de concertation et de transparence, semble, in fine, avoir donné à notre territoire comme une revanche sur la pensée unique.

Le gouvernement fait face aux inquiétudes légitimes et aux difficultés économiques tandis que le Président trace une voie, une perspective renouvelées et se tourne vers les grands enjeux mondiaux.

A ce titre, on ne pourra qu'applaudir sa participation, le vendredi 27 mars, avec Simone Veil, à l'Unesco, au lancement du projet Aladin, initié par la Fondation de la mémoire de la Shoah.

Le peuple ne s'y trompe pas et le Président de la République atteint ainsi 71% de bonnes opinions dans le dernier sondage Ifop/Paris Match, égalant le score de la secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme, Rama Yade, et du maire PS de Paris, Bertrand Delanoë.

Déjà, au mois de février dernier, lors de sa traditionnelle visite au salon de l'agriculture, le chef de l'Etat avait parcouru les lieux dans un bain de foule chaleureux. Entre saucisson et ballon de rouge, il avait pu rendre un hommage appuyé au monde paysan et à ses valeurs. Nulle nécessité de rameuter militants UMP et cordons de CRS afin de jouer la popularité pour la télévision, la ferveur était bien là.

Le Président des Etats-Unis, Barack Obama, compte bien s'appuyer sur l'influence internationale et le charisme du chef de l'Etat français afin de jeter les bases d'un nouveau projet pour l'Humanité. Dans une lettre adressée mi-mars à notre Président, M. Obama écrit : « Je suis certain que nous pourrons au cours des quatre années à venir collaborer ensemble dans un esprit de paix et d'amitié afin de construire un monde plus sûr. » Cette première prise de contact entre nos deux pays, depuis l'élection de M. Obama, est riche de promesses et pourrait bien être le signe d'un dialogue revivifié. Le malentendu persistant après l'épisode de la guerre en Irak semble bien levé.

Samedi dernier, des travaux de construction pour percer une rue au nom de notre Président à Ramallah (Cisjordanie) ont été lancés. La ville de Ramallah a décidé de baptiser cette rue du nom du chef de l'Etat français en remerciement de ses «positions en faveur de la cause palestinienne», a déclaré Janet Mikhail, la maire de la ville.

Comme on le voit, l'hôte de l'Elysée, porté par une popularité retrouvée et une influence reconnue, compte bien s'impliquer davantage dans la politique nationale, fort de son expertise des raisons de la crise, mais également sur le plan international. Nous gardons en mémoire son intuition, avant presque tout le monde, de la nécessité, voire de l'urgence, écologique.

On peut raisonnablement penser que le chef de l'Etat, aujourd'hui, se remémore ses propres mots, au soir de sa victoire : « Nous allons écrire ensemble une nouvelle page de notre histoire. Je suis sûr qu’elle sera grande et belle. »

 

 

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vendredi, 20 mars 2009

Koh-(lan)ta

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Séance de travail n° 28 du CIRQ (Comité d'Intégration et de Représentation par les Quotas).

-Bon, suite à cette circulaire n°354 du CSA, il va falloir effectuer quelques retouches. Le secteur du « sel de Guérande » représentant 0,0002% de la population, il est nécessaire, dans cet épisode de « Amour, gloire et bouclier fiscal », de placer un COQ ; COnforme aux Quotas, quoi...

-Ouais, là, on pourrait faire passer un paludier avec une lousse à fleur de sel à la main, derrière le héros, d'un pas de paludier décidé... Bon, ça se passe à Paris, Jack doute de son amour pour Cynthia tout en embrassant Barbara devant le Bristol, mais un paludier, c'est pas impossible que...

-Attends... La check-list... Voilà, il faudrait qu'il parle, en suédois. Bah oui, on manque de suédois.

-Bon, on fait passer derrière un paludier qui chantonne « Dancing Queen », d'un pas tout de même ostensiblement décidé, avec un fort accent suédois. Et puis, « Dancing Queen », dans la scène de Jack et Barbara, c'est étourdissant, ça crée une mise en ab...

-C'est parti. Palette graphique. Voilà... J'ajoute les 4 bandes Adidos sur ses pompes, c'est le product placement. Un paludier avec des Adidos, gages de solidité et de confort. En revanche, je retire la Rolex de Jack, l'Elysée a récupéré le marché...

-Heu, c'est quoi ça ? Jack se retourne, monte dans son Aston-Dupont et pile devant un tamanoir, rue du Faubourg Saint-Honoré...

-Super idée, non ? On voit à la fois le vrai/faux trouble de Jack, son jeu avec les sentiments, mais aussi la redoutable efficacité du quadruple ABS de l'Aston...

-Et le tamanoir ? Tu te prends pour Fellini ?

-La conformité, jeune homme... La ligue des métiers de la peau de tamanoir exige une juste représentation. Je devais placer un demi-tamanoir ; les quotas, ça ne tombe pas toujours juste, y'a des décimales. Mais faire traverser la rue du Faubourg Saint-Honoré à un demi-tamanoir, juste avec ses pattes avant, se traînant lamentablement, j'avais la fondation Bardot sur le dos. Le tamanoir est résolument insécable. Je me suis dit « tama-noir ». Bingo, Il me manque un type, noir, paraplégique ; donc un tamanoir entier, pour compenser, ça peut passer. Pas facile de coller au réel... J'ai 54 blancs, 18 basanés, 9 noirs et 1 jaune. On travaille avec des codes couleur, un nuancier et des indices de pondération. Le CSA a validé la taxonomie 23MM0UR. Il faudra penser à recompter...

-Ouais, j'ai trouvé ton boulot pour le gouvernement tout à fait réussi. C'est varié, à l'image de la France. Les pigeons, en face, sont un peu trop nombreux mais...

-Pourtant, aucun contact avec les Colombophiles Associés... Il faudrait juste, maintenant, que Besson se convertisse à l'Islam.

-Ha, voilà la grande scène d'amour de Jack avec Cynthia...

-Non, avec Hans.

-Mais ça ne veut plus rien dire... La grande réconciliation, et puis Cynthia qui attendra ensuite un enfant, la paternité cachée, l'héritier, tout ça...

- Il faut une scène homo tous les 7 épisodes, et avec un allemand tous les 112...

-Et l'enfant ?

-Adopté. Il faut promouvoir la filière. Alors, Cynthia adoptera une huître non voyante de plus de 50 ans. Oui, c'est un tantinet cocasse mais la création, c'est ça, la liberté, l'exubérance... Lambert, il parle bien à un porte clés, dans « I love you » de Ferrero...

-Ferreri.

-Trop d'italiens, pas assez de chocolat...

-Va pour l'huître ; s'il y a de l'émotion, après tout... Mais, ça ne serait pas plus simple de laisser faire la création, de balayer le conformisme, de mépriser le formatage, de proposer quelque chose plutôt que de subir l'air du t...

-On n'est pas là pour faire de l'art ; tu le sais autant que moi. Il faut coller au désir des gens autant qu'à ce qu'ils sont, selon des catégories qui permettent à chacun de s'identifier sans difficulté. Un stéréotype, c'est du sensible partagé. De même, les minorités visibles, c'est une histoire de visibilité, il faut les voir.  D'ailleurs, elles sont devenues visibles avant d'être vues...

-Et tu crois que des huîtres nous regardent ?

-Plus que tu ne le crois, les statistiques ostréicoles sont formelles. A propos, tu as vu mon boulot sur « Citizen Ken », de Welles ?

-Kane...

-Non, Ken, le mec à Barbie. Mattel, après le scandale de ses jouets fabriqués en Chine, a voulu recentrer sa communication sur la qualité et le retour aux jouets d'autrefois, le joujou de son enfance. On a re-formalisé le film et sorti le DVD « Citizen Ken » avec la boîte « Ken luge ». Et dans le film, grâce aux procédés d'incrustation, la fameuse luge en bois est remplacée par le skeleton en titane de Ken. Qui ne brûle pas ; mouarf...

-Et ça permet de montrer les films, le patrimoine. On fait un boulot de passeur, comme disait Serge Danette... Hé, c'est quoi ce pouilleux là, ce gauchiste, à la fin de l'épisode de « Amour, gloire et bouclier fiscal » ?

-Un ouvrier. Il en faut. On ne montre plus les prolos, les usines, le cinéma ne fait pas ça. Alors, je montre, ce qui est... Et ce qui est, est ce que je montre. Tu vois, un truc qui se referme sur lui-même ; pas besoin de penser.

-Ha ouais... Et Jack, luisant, musclé, en string, qui lui dit : « Reste dans ta misérable condition. Tu ne crées pas de richesses. Cynthia n'est pas pour toi. C'est clair, c'est net, c'est précis ! »

-Et la feignasse de prolo qui ne moufte pas. Il le sait ; Cynthia, c'est autre chose, c'est pour rêver. On le retrouvera un peu plus tard, coupable par simple jalousie de classes d'avoir crevé les pneus de l'Aston-Dupont de Jack avec des crochets en fer... Ils ne savent plus rêver... Hop, un COQ « terroriste » dans l'escarcelle...

-Pas mal, cet épisode, finalement. Il ressemble à la vie, quoi. On s'y perd un peu... L'épicier de Tarnac devait-il être un terroriste ou le terroriste devait-il être épicier, à Tarnac ? Bon, demain, on attaque « les vacances du couple présidentiel au Bed & Breakfast de Gandrange ». Pas mal de nettoyage à faire ,  le COQ « Mexique » est saturé. Ca va recharger un peu les cases « social », « morale » et « rupture ». Je vais...

-Non, pas toi.

-

-Mouloud te remplace. Mouloud, les jours impairs, en alternance avec Li qui a choisi de changer de sexe afin d'obtenir ce poste. Tu sais, la diversité, la discrimination +... Toi, tu retournes à l'INSEE, à Metz, faire de bons calculs. Comme je t'ai appris.


 

 

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ф (il fallait un « auteur » russe)

vendredi, 13 mars 2009

"La stratégie du marcassin" ou comment ébranler les certitudes d'hier.

Ami(e)s, bonsoir...

Vous ne pouvez pas imaginer à quel point les anecdotes de nos misérables existences influencent ma compréhension du monde. Non pas que je prétende que le sage qui observe est plus avisé que celui qui étudie car je recevrais une volée de bois vert mais disons qu'une conjonction raisonnable des deux postures me parait judicieuse.

Assez péroré !

marc.JPGJe vais vous narrer une situation qui m'est réellement arrivée lors de mes dernières pérégrinations pastorales et comment vous avez failli retrouver une cui cui l'oiselle ou pire : perdre corps et biens, un des meilleurs éléments du village dans des circonstances ridicules qui en auraient réjoui plus d'un (il s'agit là d'humour, je le précise avant  la sévère mais juste séance de flagellation qui m'est administrée lors des commentaires après chaque billet).

Nous avions enfermé un petit métis mi-sanglier mi-goret dans une bétaillère, ce petit animal d’une quinzaine de kilogrammes, une fois engraissé, présentait la qualité primordiale aux horribles yeux des consommateurs effrénés que nous étions, de produire une viande succulente qui partageait à la cuisson les effluves musqués du sauvage  sanglier avec la chair rebondie, dodue et savoureuse du cochon : je m’en délectais par avance. Ces petites bêtes en général cumulaient dans leur attitude, la vivacité et la hargne du papa sanglier ainsi que la rouerie et l'effronterie de la truie.

Je demandais donc à mon équipier de m’enfermer dans le fourgon afin d’attraper notre innocente et future victime.

Elle était tapie dans un coin, tremblante, ses yeux affolés clignaient dans tous les sens. On la sentait prête à défaillir.

Je savourai sadiquement ma position de force et tendis ma main vers ses petites pattes postérieures. Le gibier m’échappa grâce à une ruade et se réfugia dans le coin opposé. Cette manœuvre se répéta trois ou quatre fois et la sueur commença à me monter au frMa joie.jpgont.

La cinquième fois, le marcassin en glissant tenta de me mordre la jambe et m’écorcha en dessous du genou… Et là mes amis, je sentis mon destin d’homme puissant et arrogant m’échapper : insensiblement, ce n’était plus le petit animal qui m’évitait mais désormais, c’était moi qui évitait la charge de ce petit fauve, Les attaques se faisaient de plus en plus précises et ses bonds plus précis et vigoureux. Il tentait d’attraper avec sa mâchoire mes parties génitales !

J’étais tapi dans un coin, tremblant, mes yeux affolés clignaient dans tous les sens, et je me sentais prêt à défaillir, les petits yeux cruels du monstre me jaugeaient avec férocité du haut de leurs 35 cms.

J’avais beau tambouriner contre la porte qui se fermait de l’extérieur, mon collègue s’était éloigné et cette satanée bête qui ne cessait ses attaques... J’étais quasiment perdu, dévoré par un marcassin, j'imaginais déjà les titres ridicules dans la presse, je me représentais ma mort lente dans d'atroces souffrances, émasculé par un porcelet. Un décès absurde dans la honte et le ridicule !

- Pitié ! Hurlai je au bord de l'apoplexie !

La porte du fourgon s’ouvrit miraculeusement. Je soupçonnais mon collègue hilare d'avoir un peu traîné mais ma joie fit plaisir à voir.

Je n'ai évidemment pas raconté cette histoire un peu niaise sur un blog politique avidement  dévoré par les élites de notre pays sans qu'une conclusion  s'impose à mes yeux.

Toute ceci sans pédanterie ni prétention : comment ne pas constater que l'obstination, la ténacité, l'insolence et la patience du petit marcassin contre une puissance infiniment supérieure a fait basculer les rapports de force.

Maintenant fermez les yeux et imaginez qu'Internet soit le marcassin et les médias audiovisuels traditionnels privés  acquis contre vents et marées au dogmatisme ultra libéral (je ne parle pas de la Presse écrite), la brute et que les blogueurs ajoutent aux qualités de notre petite mascotte délicieusement mijotée, la liberté de ton, l'absence de dogme, l'imagination et la créativité. La confrontation, lentement, tournera à notre avantage et la puissante médiacratie, éternelle chantre du capitalisme le plus dérégulé, s'essoufflera faute de vigueur intellectuelle, de nouveautés et entravée par une complaisance pitoyable mâtinée d'absence de sens critique..

Souvenez vous de "la stratégie du marcassin", les potes, et gardez cette petite parabole dans un coin de votre cerveau : il vous servira à nouveau. Mais surtout ne désespérez jamais : assurément, nous vaincrons !

Ami(e) de cui cui, bonne nuit !

Je dédie ce modeste billet à Etrun qui tient tout seul le DEL 3, et qui trouve les ressources et le courage de continuer avec opiniâtreté.

Cui cui l'oiseau complètement chtarbé et déchiré grave.

lundi, 09 mars 2009

La France des dynasties ou les fils et les filles de.

Salut les loufs du Village, je suis content de vous retrouver. Désolé d'avoir été privé d'Internet par un France Télécom très mou du genou considèrant la montagne corse comme un repaire de demeurés et de sauvages qui ne méritent pas le strict minimum de la technologie auquel chaque citoyen français aspire légitimement.

Comme quoi les privatisations ont représenté pour beaucoup d'anciens services publics une formidable régression qualitative, n'en déplaise aux exégètes et idéologues européens du libéralisme à tout berzingue !

 Mais revenons à nos moutons...

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Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs les jurés : je plaide coupable.

J'avoue une inculture crasse : j'ignorais que dans notre merveilleux pays, berceau et havre de la culture occidentale, le talent artistique était devenu un don héréditaire !

gluck2.jpgFigurez vous que malgré les recommandations de divers savants qui hantent ces lieux, j'ai odieusement péché : j'ai regardé la télévision pour observer le déroulement "des Victoires de la Musique" et la remise des prix des "Césars" !

Je demande donc pardon à cette docte Assemblée que représente "le Village des NRV", récipendiaire comme chacun sait du mieux-disant culturel, des valeurs éternelles de la gauche et solide tenant de la philosophie politique, souvent inaccessible au vulgum pecus que j'ai le désavantage de représenter. Mon iconoclasme, avec le recul, me fait froid dans le dos et c'est repenti , penaud, contrit que je me fends d'un texte forcément médiocre sur un aspect de plus en plus aigu de notre société qui me révulse si violemment.berry-balasko1.jpg

Blague à part.

Or doncques, lors des deux cérémonies sus-nommées, j'ai assisté, avec mon air con et ma vue basse, à l'énumération de patronymes nominés, censés incarner tas de nouveaux talents : M, fils de Chédid ; Dutronc, fils de Dutronc et de l'inéffable Hardy ; Arthur H, fils de Higelin ; Depardieu, fille de Depardieu ; Marie Lou Berry, fille de Balasko ; Laura Smet, fille de Halliday et Baye ; Charlotte Gainsbourg, fille de Gainsbourg ; Jugnot, fils de Jugnot ; Lou Doillon, fille de Birkin et Doillon ; Emma de Caunes, fille d'Antoine et petite fille de Georges ; Sardou, fils de Fernand  ; Brasseur, fils de Brasseur ; Cassel, fils de Cassel, Lambert Wilson, fils de Wilson ; Mathilde et Emmanuelle Seigner, filles et nièces de Seigner; David Halliday, fils de Halliday; Delon, fils de Delon ;

Et j'en passe et des pires !

michele-alliot-marie1.jpgS'il fallait démontrer qu'en France, le talent était héréditaire, mon raisonnement serait imparable !

À quoi bon vouloir le prouver, tant les faits sont si criants ?

MAIS A FORTIORI...

Ajoutez dans ce pays figé où des empires financiers passent décennies après décennies d'un Lagardère à un autre Lagardère, d'un Dassault à un fils de Dassault, d'un Pinault à un fils Pinault, d'un Bolloré à un fils Bolloré, d'un Bouygues à un fils Bouygues, d'un Wendel à un descendant Ernest-Antoine Seillère, d'un Peugeot à un fils Peugeot !

gluksmann.jpgMixez pour la sinistre postérité d'une Nation sclérosée où une Bachelot succèderait à un Narquin ; une Alliot-Marie à un Bernard Marie ; un Baudis à un Baudis ;  un Sarkozy à un Sarkozy ; une Aubry à un Delors ; une Chirac à un Chirac ; un Devedjian à un Devedjian ; une Kosziusko-Morizet à un Kosziusko-Morizet ; une Pécresse à un Dominique Roux ; un Debré à un Debré ; une Voynet à une Voynet ; un Hollande à un Hollande; un Giscard à un Giscard ; un et une Mitterrand à un Mitterrand. Enfin bref, un nombre incalculable de fils et filles qui succèdent à papa, tonton ou maman par droit divin ?

Ajoutez à tous ces noms, Glucksmann fils de Glucksmann, Justine, fille de Lévy, la coterie Poivre d'Arvor, le clan Castaldi, Leymergie père et fils, la smala des Drucker, l'amicale des Duhamel, la clique des pistonnés copains réalisateurs et comédiens de Canal +, bénéficiaires de beaux budgets cinématographiques, sans omettre les fils et filles de hauts fonctionnaires qui sont pléthores dans les Grandes Écoles, Administrations diverses, postes clefs et qui forment nos Élites sans oublier les progénitures de nos potentats  et autres notables locaux comme les Giaccobi et les berry-balasko2.jpgRocca Serra, pour ne citer que les Corses, députés et élus à vie depuis trois générations !

Sommes nous revenus aux privilèges du XVII ème siècle ?

Les problèmes actuels de cette France mitée qui sent si fort le renfermé et qui pue le moisi ne se fondent ils pas, en partie, si on ajoute de surcroît l'inamovibilité des rentes de situation, sur la rigidité cadavérique du corps social annonciatrice d'un spasme dévastateur ?...

Mais, me direz vous, dans notre belle Nation, République soit-disant fraternelle, égalitariste, et creuset de la mobilité sociale un Cui Cui, fils d'un Piou Piou inconnu, neveu d'un obscur et père de personne a t-il sa chance ?

michele-alliot-marie2.jpgLe seul et dernier anonyme qui me semble avoir réussi à obtenir, en France, une certaine notoriété et une réussite affirmée sans aide familiale, sans piston, sans cooptation, sans relation, sans faire partie d'une  bourgeoisie relativement fortunée ou d'une élite oligarchique, ne serait il pas le soldat inconnu qui gît encore sous l'Arc de Triomphe ?

Dommage qu'il lui eût fallu attendre d'être mort pour percer.

On a parfois l'impression que les dirigeants du pouvoir français n'offrent pas d'autres alternatives aux gens du peuple et à ceux issus de la diversité.

Ne les laissons pas faire.

Jeu gratuit : sur ces 6 photos exposées, reconstituez les liens familiaux.

Cui cui l'oiseau, fils de maman buse et de papa corbeau.

vendredi, 06 mars 2009

D'EBATS

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Ainsi donc, assisterions-nous à une nouvelle querelle entre les "modernes" et les "passéistes"...

D'un côté, l'hyper-moderne Nadine Morano, gay-friendly, cool, décomplexée.

(Au milieu, Copé, qui ne sait pas.) 

Et de l'autre, Boutin, sa bible, psychorigide, catho et anti-moderne. Puis Vanneste, toujours à la pointe (et toujours député).

Et on se jette du "Je n'accepterai pas que l'on reconnaisse l'homoparentalité et l'adoption par les couples homosexuels de façon détournée...", et du "plutôt que d'avoir une posture passéiste et idéologique, [il faut] lire ce texte."

Et la droite dure qui se réveille, suivie derechef par le FN, Marine Le Pen qui nous apprend que "la loi ne doit en aucun cas consacrer le fait qu'un enfant peut avoir un père et une mère du même sexe."

Le fameux référent père-mère...

Nous sommes invités à nous positionner entre ces deux postures, éthiques, problématiques, sociétales comme il convient de dire.

Le débat fait rage. Et l'enfant dans tout ça..? Son présent, son avenir, l'amour...

La France est tiraillée par ce débat, il convient de trancher entre deux positions que tout oppose. La limite est nette, il suffit d'être d'un côté ou de l'autre.

Mais l'observateur du spectacle de cette agitation effrénée et si bien bi-polarisée va y voir d'un peu plus près...
Donc, voici l'article qui déclencherait une telle panique morale ou un si grand saut dans la modernité, un "trouble dans le genre" :

"Art 377 : Les parents qui exercent conjointement l'autorité parentale peuvent saisir le juge aux affaires familiales, afin de faire homologuer la convention par laquelle ils organisent le partage de tout ou partie de l'exercice de cette autorité avec un tiers. La même faculté appartient à celui qui exerce seul l'autorité parentale. Le juge homologue la convention si celle-ci est conforme à l'intérêt de l'enfant et si le consentement du ou des parents a été donné librement.

Le juge peut également être saisi par l'un des parents qui exerce l'autorité parentale afin de statuer sur le partage de l'exercice de cette autorité. L'accord de l'autre parent est requis en cas d'exercice conjoint de l'autorité parentale.

Dans tous les cas où l'autorité parentale est exercée par un seul parent, l'avis de l'autre doit être recueilli".

Cela semble somme toute assez mitigé.


Et puis, tout de même encore fébrile, l'observateur, dans sa longue dérive civilisationnelle, aboutit sur le blog de Caroline Mecary :

http://www.avocats.fr/space/caroline.mecary/content/avant...

"Un leurre", "rien" ; en effet...

Encore le spectacle, toujours le même, vide, auquel il faut adhérer ou non. Toujours la même poudre aux yeux, l'agitation visant à occulter le fait qu'il ne se passe rien. Hormis les intérêts particuliers, politicards, le rappel que certains existent encore, avec leur pouvoir de nuisance et d'autres peinent à exister. Et que Morano reste Morano, Boutin Boutin, Vanneste Vanneste, Sarkozy Sarkozy.


Le réel n'a pas à les attendre.

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