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lundi, 19 janvier 2009

CHOC


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Je souhaiterai approfondir ma connaissance des théories de Naomi Klein. Et je me suis dit que cela pouvait après tout en intéresser d'autres, étant de nature partageuse...
Pour cela, je vous propose le mode d'entrée suivant :

 

Merci pour tout, et au plaisir de faire votre connaissance (je viens de vous découvrir...) les NRV.....

 

 

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by gauchedecombat

 

lundi, 03 novembre 2008

Entre ici, Casimir !

 

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Cours : Histoire.

Classe : maternelle.

Manuel officiel, visé par la commission Zemmour & Mattel.

Editions Merton & Scholes.

 

 

Il était une fois...

Non, il a toujours été, c’est comme ça, il n’y a jamais rien eu d’autre, c’est comme ça… Un vrai conte, les enfants, sans début ni fin.

Mais respectons les codes.

Il était une fois un géant débonnaire et très beau, le divin Marchos, qui vivait sur la terre avec tous ses enfants et sa femme, Historias. Mais la nature était hostile, les gueugueux fourmillaient sur le sol, se nourrissaient de pourriture, de vase, ils étaient sales et méchants et tout marrons, voire antisémites. Sans les gueugueux, c’est sûr, la terre était le paradis. Alors, Marchos portait tous ces enfants ; il fallait les sauver du danger. Alors, des enfants s’accrochaient à ses pieds, d’autres à ses jambes, d’autres à ses bras, d’autres grimpaient sur ses épaules, d’autres se posaient sur sa tête. Mais plus on était bas et plus c’était dangereux, les gueugueux étaient fourbes et les enfants de Marchos ne voulaient pas tomber ou être attrapés par ces vilaines choses assistées. Alors, Marchos avait dit : « montez plus hauts, les enfants, et vous serez sauvés ! » Alors, les enfants ne faisaient que cela, ils s’agrippaient aux jambes de Marchos, puis sur le ventre, sur la poitrine et sur les épaules, escaladaient le visage du géant, puis, parfois parvenaient au sommet du crâne, en sécurité. Des enfants tombaient quelquefois, ils n’avaient pas été assez forts pour grimper. C'est la vie...

Les enfants de Marchos s’appelaient Arlettechabos, qui n’avait jamais vu les gueugueux mais avait très peur tout de même et se cachait sous les aisselles de son papa ; Spéculos, qui chatouillait Marchos afin que celui-ci le hisse plus rapidement ; Georgesoros, sur la tête de son papa et qui disait que les gueugueux, après tout, ne sont peut-être pas si laids ; Fukuyamos, qui voulait tuer sa maman et épouser son papa ; Rioufolos, qui détestait les gueugueux et se cachait dans le slip – ne ris pas, Kevin, slip, ce n’est pas un gros mot ! – de son père ; Intellectuellos qui grattait le dos de son papa, ça le soulageait ; Dollaros, le plus malin, celui qui était passé par l’appareil digestif de Marchos pour atteindre les sommets… Il y avait beaucoup d’enfants sur Marchos.

La maman, Historias, marchait derrière. Elle suivait et regardait disparaître en pleurant ses enfants qui tombaient du corps de Marchos et étaient engloutis dans la fange gueugueu.

Marchos, en marchant, écrasait beaucoup de gueugueux, ces parasites, mais il y en avait toujours plus, alors les enfants avaient peur, un peu. Marchos, en bon père, disait : « n’ayez pas peur, Marchos est un peu brutal mais il marche. » Hé oui, c'est ça, l'Histoire en marche...

Un jour, le chef des gueugueux, le plus méchant d’entre eux, tout poilu, tout poisseux, Marxouille, dit : « das reicht ! (ça suffit !) » Il dit : « les gueugueux, on va se monter les uns sur les autres, chacun sera solidaire de l’autre, on va monter jusqu’au ciel et se débarrasser de ce Marchos qui nous écrase ! »  Alors, les uns sur les autres, les gueugueux s’agglutinaient, beaucoup étouffaient, beaucoup mouraient, c’était horrible, mais ils s’empilaient, s’empilaient… Un marshmallov affreux, grouillant, dégoulinant grossissait à exploser : Bureaucratouille. Les gueugueux se mangeaient entre eux, mangeaient leurs enfants pour être encore plus gros, puis il n’y avait plus rien à manger.

Puis Bureaucratouille, mené par l’immonde Politburouille, commença à vouloir impressionner Marchos. Il envoya un ouafouaf puis un gueugueu dans l’espace. Il construisit des missiles très dangereux. Il faisait des dessins animés tout pourris et des films très longs et muets.

Mais, peu à peu, les gueugueux, qui avaient faim, qui ne connaissaient ni Gulli, ni les jeux vidéo, ni les hamburgers, ni la liberté d’entreprendre, ni Cocacolos, ni Polnareffos commencèrent à regarder les enfants de Marchos avec envie. Cet amour immense et partagé, ancestral et fondateur prodigué par un père... Alors, Marchos, d’un souffle puissant et suave fit tomber le Marshmallov de la honte. Les gueugueux se répandirent sur la terre et acclamèrent le bon géant. Plus de gueugueux, plus de guéguerrefroide, plus de cornofulgure… La grande unification du monde était enfin là. Marchos avait gagné le combat, car Marchos a toujours raison, et sa commisération était infinie.

Les ex-gueugueux, adoptés généreusement et devenus Chômos, Interimos, Consommatos, semblaient épanouis, leur silence était le signe de leur capacité d’adaptation. Ils allaient de l’avant, à pleines charrettes, savaient rebondir.

Mais, dans ce monde enfin apaisé, sans contrainte, Marchos commençait à s’ennuyer, ses propres enfants dépassaient les bornes, les valeurs étaient bafouées. Marchos était bien le mec for the job, mais sa progéniture, gavée de hedge fondants, de tagada toxiques, commençaient à plomber sa marche vers le soleil. Quelques gueugueux renégats, chantres de tous les immobilismes, de tous les conservatismes, regardaient vaciller avec délectation le géant de l'amour.

Enfin, un enfant de Marchos se leva ; il fallait remettre de l'ordre, sauver les enfants de la Terre, sauver papa. Refaire des gâteaux avec  maman.

Sarkos commença ainsi : « Ma petite maman chérie, mes tout petits frères adorés,  
mon petit papa aimé, Je vais refonder ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c’est d’être courageuse. » Il ne ménagea pas sa peine, il était sur tous les fronts, distribua 5 légumes et 5 fruits à chaque enfant, fit des bisous à Bankos et tança méchamment Kervielos, il endormit Socialos, il sautait sur les épaules de papa Marchos pour embrasser Merkelos puis rebondissait sur le ventre, double axel flip-flap tendu renversé
, pour finir dans les bras transis de Baverezos, le rigolo. Quel spectacle, les enfants...

« Plus rien ne sera comme avant ! » dit-il...

« Coma vend ? J'achète !!! » blagua Warrenbuffetos.

Marchos, refondé, plus musclé, plus bronzé, se devait de repartir vers le progrès ; il n'y a pas d'autres chemins. Historias, abandonnant enfin son rôle de mère tendre et effacée, pouvait fonder son entreprise de services à la personne.

De cette histoire émouvante et universelle, Darcos serait le messager.

http://www.20minutes.fr/article/267820/France-Xavier-Darcos-calme-le-jeu-le-PS-parle-de-manipulation.php

Prochaine leçon : « Les immigrés, des teletubbies pas comme les autres. »

 

 

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