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lundi, 06 octobre 2008

DÉCONOMIE (2) : La danse de Saint Blé ou la Multiplication du Rien

"Jésus leva les yeux et vit qu'une foule nombreuse venait à lui. Il dit à Philippe : « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu'ils aient à manger ? ».Il disait cela pour le mettre à l'épreuve, car lui-même savait bien ce qu'il allait faire. Philippe lui répondit : « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun ait un petit morceau de pain. » Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit :« Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d'orge et deux poissons, mais qu'est-ce que cela pour tant de monde ! » Jésus dit : « Faites-les asseoir. » Il y avait beaucoup d'herbe à cet endroit. Ils s'assirent donc, au nombre d'environ cinq mille hommes. Alors Jésus prit les pains, et, après avoir rendu grâce, les leur distribua ; il leur donna aussi du poisson, autant qu'ils en voulaient."

Jean 6, 5-11

 

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La Cène selon Greenspan : "Prenez ceci est leur sang"

 

 

" Le miracle est la patience avec laquelle les hommes et les femmes se sont de tout temps soumis aux fardeaux inutiles apportés par les gouvernements."

William H. BORAH

 

Souvenez vous…  Pêcheurs et mécréants, en vérité, en vérité, Robert Th. HUMBLEY vous l'avait pourtant bien dit :

Le coût de Barre, Marx et ça repart !

 

Or, que voit-on à l'heure où s'effondrent, tels Babels de sable, les châteaux de cartes (de crédit) en Espagne, en Belgique, en Angleterre, en USA (qui vient de Usure), au Luxembourg, MAIS PAS EN FRANCE !!!

Car, nous, en France, on a écouté Robert Th. HUMBLEY, grand déconomiste, visionnaire de l'implanifiable, et aussi CUI-CUI, oracle pure-plume, annonciateur de l'impensable… Et l'on a appliqué cette loi simple du Divin Marché : la richesse, quand il y en a, c'est pour quelques-uns, quand il n'y en a plus, c'est pour tout le monde.

Donc, tout devrait être simple et cette (soit-disant-juste-chez-les-autres) crise réglée depuis longtemps dans notre beau-et-vachement-protégé-quand-au-système-bancaire-mondial pays.

Sauf que, voilà, comme disait un autre brillant éconofumiste de chez nous, Auvergnat, inspecteur des Finances, taulier de la rue de Rivoli, puis président de la Dettepublique Française et qui osait appeler un chou un chou, j'ai nommé VGE : "Vous chavez, l'économie, ch'est compliqué!"

Eh oui, l'économie, c'est comme les bagnoles: Plus c'est compliqué, plus quand ça tombe en panne on est dans la merde parce qu'on peut plus reparer soi-même.

Oui, pauvres mortels, compliquées sont les voies détournées du Divin Marché pour faire votre bonheur malgré vous et la petitesse de votre cerveau.

Mais, encore une fois, Robert Th. HUMBLEY est là!

Sur le coup, à chaud, dans le tumulte des premiers ébranlements et lézardes du grand édifice-fric mondial, j'ai d'abord pensé vous parler de la danse de saint blé à laquelle se livraient nos fiers-à-bras aux couilles d'argile. Un pas en avant, une courbette en arrière, un menton relevé, une nuque courbée servilement, une danse de la pluie des taux autour du divin Trichet… bref… pas du joli joli, mais, finalement, je n'ai pas jugé cela utile. Quand la bombe d'Hiroshima a explosé, aurait-il été sérieux de se préoccuper d'abord de ce que devenaient les puces et les blattes ?

Élargissant donc mon champ de perception et d'étude,   je me suis à nouveau tourné vers les textes les plus anciens… fondateurs, fédérateurs… jusqu'au plus ancien d'entr'eux : La Sainte Bible. Et, dans la multiplication des pains, j'ai vu toute la lumière de notre beau système financier mondial.

Les pains que Jésus a multiplié, c'etaient pas des vrais, sinon, les gens qui avaient faim, ils auraient plus eu faim et alors, ils auraient plus eu besoin de croire en DIEU pour espérer, un jour, ne plus être ceux qui ont toujours faim et entrer enfin dans la maison de DIEU où il y a toujours à manger pour tous.

Eh bien, l'argent, pour les Banquiers (et leurs copains/complices dirigeants politiques), c'est pareil. Il y a deux argents :

1- celui qui sert à circuler, comme les jeans à une seule jambe d'une blague juive (pas antisémite, M'sieur Val !) – "c'est pas des jeans pour porter, c'est des jeans pour acheter, pour vendre, pour acheter, pour vendre…"

2- et celui que les banquiers, les capitalistes et leurs factotums du pouvoir politique récupèrent au passage pour eux et qu'ils transforment vite en quelque chose de vrai : Mercédes, Yachts, Villas, Iles privées, or, bijoux, grands crus…

Et voila le miracle économique dans lequel on nous a un jour plongé la tête (et avant nous à nos parents, nos grand-parents…)

Pour continuer la pensée de notre ex-Grand Argentier et Président de la Detpublique Française (qui se bat aujourd'hui contre les moulins à vents du futur)  : "pour que les Franchais comprennent bien, je crois qu'il faut leur exchpliquer avec des exjemples chimples".

C'est ce que fait un film remarquable (et qui commence à se faire remarquer) :

L'ARGENT DETTE (ou les BANKSTERS), de Paul Grignon.

 

Money As Debt.jpg

(DELie tes liens et clic sur l'image)

Le monde tout entier vit aujourd'hui sur une grande "chaîne de l'argent" où ceux qui sont au départ de la chaîne sont peu et gagnent beaucoup et où, à l'arrivée, nombreux sont ceux qui, même si c'est pas beaucoup, perdront tout ce qu'ils ont.

"Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, au magazine Time, et aux autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque quarante ans. Il aurait été pour nous impossible de développer notre projet pour le monde si nous avions été exposés aux lumières de la publicité durant ces années. Mais le monde est aujourd’hui plus sophistiqué et préparé à l’entrée dans un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l’autodétermination nationale des siècles passés."

David Rockfeller

 

Comme le disait le poète psyché-économiste Robert Th. Humbley : "décidemment, on ne rêve pas en chiffres".

Signé : appelez-moi Bob 

 

Dernière minute, tout s'arrange :

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mercredi, 20 août 2008

Vacance dialectique

 

On connaissait la théologie négative, visant à approcher l’idée de Dieu par la description de ce qu’il n’est pas ( sachant que ça reste difficile, même pour odm, de décrire Dieu « tel qu’en lui-même » ) ; on connaissait le bartelbysme consistant à se définir un comportement par celui qu’on préfèrerait ne pas adopter ; restait à découvrir le Kouchemerdisme qui introduit dans l’ordre de la diplomatie et par antagonisme avec le mode « classique » ( celui qui va de Talleyrand à Couve de Murville , voire Védrines) le même rapport de définition négative .
683342404.jpgOr donc :
« Bernard Crâne de Montgolfière, indique dans le Journal du Dimanche qu'il ne rencontrera pas le dalaï lama le 20 août, mais qu'il "espère" toutefois le rencontrer lors de sa visite en France qui s'achève le 23 août. "Le 20, je ne peux pas", dit Monseigneur Bernard, ajoutant que la visite du dalaï lama est une "visite privée. Sans flonflons, ni trompettes". Dans le JDD, Mgr Crâne de Montgolfière fait savoir qu'il a appelé le dalaï lama "cette semaine au téléphone" ( sans doute après quelques SMS infructueux ), ajoutant : "Je vois mon ami le dalaï lama à chaque fois qu'il vient en France" »

Naturellement la portée planétaire ( pour ne pas dire cosmique) de ce non-événement virtuel  justifie les larges et multiples colonnes qui lui sont consacrées dans la sphère médiatique, et ce avec d’autant plus de scrupuleuse rigueur journalistique que l’événement, dans son hypothétique non concrétisation, se situe actuellement dans l’état quasi limbique de la non survenue putative annoncée d’une rencontre sans objet ( ni flonflons , ni trompettes ) qui cependant , étant souhaitée, demeure espérée, pour en quelque sorte perpétuer une mondanité coutumière et qui ne peut avoir d’autre fonction ni résultat concret que, précisément, celui « d’annonce » de cette rencontre qui ..etc …


Car enfin, même si ça n’était pas dans la grotte sacrée, Ségolène Soubirous , elle, elle l’a rencontré le pote de crâne de montgo , et même que ça l’a toute retournée, vu qu’avec ses lunettes et sa coupe ultra rafraichie, il ne ressemblait pas du tout à la sainte vierge, du moins telle qu’elle se l’imaginait, bien qu’au fond le résultat fut à peu près le même. Elle a même failli en pondre un nouveau néologisme de son cru : la karmitude , mais sans doute l’émotion ou le thé au beurre de yack rance, bref ... c’est pas sorti ( ça n'est que partie remise).

Alors, bien sur, on sait  tous qu’à l’instar des autres repentis du PS, Bernard alias Sa Boursouflure est un spécialiste , un genre de pointure dans sa branche, et notamment , comme qui dirait un docteur ès Tibet et dalaï lama réunis, vu qu’il a lu ( et forcément révisé dernièrement) « Tintin au Tibet », bien  noté (en cours de soutien avec attali et yade ) les bévues ( du Capitaine) à ne pas reproduire, et qu’il se gardera donc bien de souffler dans la grande trompette, comme il sait qu’il ne faut surtout pas donner du « grand mogol » au monsieur ratiboisé  à lunettes, toge romaine et sourire bienveillant , fut-il dépourvu ( en toute simplicité) de son grand bonnet en vrille et de son aéropage ( Mathieu Ricard ayant, depuis ses premiers signes de sciatique, renoncé à porter seul le palanquin) , et pour tout dire : qu’il sait quand même faire la différence entre le mandarom et le pape des chortens ( toujours les passer à gauche !) .

Du coup on peut raisonnablement s’interroger sur l’impérieuse contingence qui prive (provisoirement ?) Sa Boursouflure du bénéfice d’une rencontre avec l’ ' « Océan de sagesse » auquel il a pourtant coutume de venir s’abreuver régulièrement.

Eh bien la réponse est finalement assez décevante dans sa prosaïque simplicité : « C’est le boulot … » eh oui , le boulot : les cadences infernales du Quai d’Orsay … car voyez-vous , le 20 août , ça tombe mal, c’est pas possible, le carnet de rendez-vous est plein de ratures mais pas moyen de caser ce vieux pote de Tenzin Gyatso.
Malgré qu’il en ait Sa Boursouflure ne pourra pas prendre une chopine ( de thé au beurre de yack rance ) avec Sa Sainteté  comme ils ont pourtant l’habitude le faire « Sans flonflons, ni trompettes » … depuis qu’il se connaissent .
Faut dire qu’en ce moment, pensum européen oblige, il rigole pas avec Bouffon : entre la cuisine chinoise ( comprennent rien à la fine diplomatie ceux-là !)  et les salades russes à la sauce georgienne, pas moyen de se couler une petite semaine de vacances tranquilles . Sur qu’au Kossovo c’était peut-être pas le fort de Brégançon mais c’était plus coule.

Bon, abrégeons … pourquoi donc ce nième non évènement fumeux devrait-il retenir notre attention ? Eh bien précisément par ce qu’il in-carne un (possible) retour de la dialectique. Je le dis rapidement et je renvoie (les amateurs) pour plus de détails aux saines lectures sur la question, la négativité donc , par conséquent la dialectique, et en prime la production symbolique inhérente à tout ce qui peut faire sens.

Nous ne sommes pas en effet ici ( et paradoxalement) dans l’insignifiance coutumière des médias et de leurs personnages/marionnettes de sitcom pipolitique. Nous ne sommes pas dans le détournement, la distraction du réel ( fonction première de l’appareil idéologique qui rassemble tous ces cuistres et médiacrates). Car, quand , figurant inconsciemment mais clairement ( et compulsivement) le 513279545.JPGmouvement de l’esprit qui produit la positivité à partir de la négation du négatif ( la non survenue du non événement en tant que dépassement de l’absolue in-signifiance dans le sens absolument positif ) , quand donc notre nanar gouvernemental et ses hérauts stigmatisent l’action ministérielle ( posée par eux comme essentiellement positive ) en annonçant la probabilité d’impossibilité de sa réalisation en même temps que son caractère souhaitable mais inessentiel, ils assument et exposent bien malgré eux  l’intégralité du processus dialectique de dépassement de leurs contradictions.

Je laisse la conclusion au Capitaine, qui une fois encore parle d’or et trouve la meilleure réponse au problème( et au grand précieux)l.

 Urbain

dimanche, 13 juillet 2008

Le quoi ?

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Maurice Szafran, dans la rubrique « notre opinion » du Marianne N°583, écrit : « Et s’y, à bien y réfléchir, le sarkozysme, c’était avant tout une manière de se comporter, d’exhiber et de s’exhiber, d’effacer les frontières, toutes les frontières, droite-gauche, privé-public, intérêts collectifs et individuels ? Dans ce contexte, l’intimité ne peut plus être une valeur en soi, puisque le mélange des genres vaut pour règle de vie. »

Voilà encore une analyse qui à trop vouloir, en quelques mots, circonscrire un sujet à sa part justement exhibée, escamote son contrepoint, ce qui le surplombe et l’initie.

1730249427.PNGSi l’exhibitionnisme est avéré, si la volonté de confusion des limites, des camps est évidente, elles ne sont que des os à ronger offerts aux médias qui ne travaillent que cela : ce que l’on voit, ce qui est donné à voir et ce qui leur permet de se (re)positionner. Plus que jamais, les médias s’attachent aux images, dans tous les sens du terme. Ils regardent les images fournies (par eux-même). Nulle surprise de voir l’attachement que le pouvoir montre à s’emparer (un peu plus encore) des organes qui montrent, qui sont censés montrer ce qu’il se passe.

Le sarkozysme ne serait finalement que confusion et effusion. Une explosion des catégories, une partouze.

On peut alors multiplier à l’envi les variations du même tonneau ; des analyses mode, des visions pop. 

Le sarkozysme est une tendance fringues et attitude pour les temps modernes :

http://www.rue89.com/2008/06/27/milan-la-mode-hommes-est-au-poil

Le sarkozysme, c’est queer.

Le sarkozysme, c’est la déterritorialisation et la reterritorialisation.141448497.jpg

Le sarkozysme est transgenre.

Le sarkozysme fait rhizome.

Le sarkozysme, c’est la vie.

C’est Psy-show, le Loft, Strip-tease… C’est le on et le off, le in et le out, le vrai et le faux, le corps et l’esprit, pile et face, champ et contre-champ, Belle et Sébastien…

Le sarkozysme est post-tout. 

Si le sarkozysme est un exhibitionnisme, l’anti-sarkozysme n’est qu’un puritanisme. L’opposition n’aurait alors plus d’autre fonction que celle de s’émouvoir face à tant d’impudeur, de cet effacement des bourrelets, de se repaître (secrètement) de la vérité de ces corps enfin dévoilés… Et le journaliste ne fait finalement que son boulot de mateur expert. 

Tout cela ne mène nulle part. Si ce n’est à l’idée imposée d’irréductibilité de la situation. Tout est là, nous dit-on, sous nos yeux ; il n’y a pas à relever, à penser puisque tout est visible, déployé. 

C’est évidemment une construction. Le silence est toujours là, le mensonge ne s’est pas évaporé, la diversion prévaut plus que jamais. Il n’y a pas de mise à nu. La « politique » en action reste régressive ; elle exclut, rejette, cache, ment, cloisonne, corrompt. Elle vient de loin.  

Quelque chose se passe encore dans les usines, dans l’entreprise, dans les écoles, dans les centres de rétention, aux frontières, dans les associations, dans le pouvoir en place, dans les rues, dans les commissariats, dans les banlieues, dans les ports, sur la Méditerranée, en Afghanistan, en Europe, en Afrique, en Chine, dans les prisons, dans les têtes, dans les corps, dans la théorie… Quelque chose qui n’est pas le « sarkozysme ». Tout ceci relève plutôt de l’assujettissement opéré par l’idéologie dominante, les dispositifs classiques de l’oppression et de leur occultation par le bourdonnement généralisé. Il y a là des tensions, des coupures, des réponses. Du mouvement…  

La vérité est quelque part dans tout ça. Ce sont tous ces lieux qui doivent se réactiver et venir parasiter la marche monotone du pouvoir. C’est dans ce qui « n’existe pas » (car ni montré, ni vu, ni ressenti, ni même imaginé ; surtout pas) que se concentre ce qui peut être, ce qui doit jaillir. Le « sarkozysme » n’a rien à voir là dedans , il n’est ni une vérité, ni une audace ni une synthèse. Ce qui compte, ce n’est pas le sarkozysme ou l’anti-sarkozysme, deux illusions, mais c’est la machinerie qui soumet, qui se soumet et dont sarkozysme et anti-sarkozysme sont deux molles émanations spectaculaires. 

 

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jeudi, 26 juin 2008

Mais qu’est-ce qu’on attend ?

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" Pour la sauvegarde de votre emploi, acceptez-vous le changement d'organisation du temps de travail en 4X8 et ses contreparties ? Oui ou non. "

Voilà bien une question intéressante.

Question dans laquelle la réponse est contenue.

Nous pourrions décliner cette question sur les différents thèmes qui défrayent les chroniques médiatiques.

Ainsi sur les retraites nous verrions bien : " Acceptez vous de cotiser plus longtemps en payant plus cher et en touchant des retraites moins élevées pour éviter de ne rien toucher du tout ? "

Sur l’assurance maladie : " Acceptez vous que les malades et les pauvres payent leurs médicaments plus chers et soient moins bien couverts tout en conservant le niveau de vie des médecins ou que la sécurité sociale fasse faillite ? "

Sur l’école : "  Acceptez vous que nous réduisions les heures de cours et que nous supprimions des postes pour favoriser certains établissements au détriment d’autre par la destruction de la carte scolaire ou préférez vous un enseignement médiocre pour tout le monde ? "

Voilà bien la démocratie dans la bouche des puissants : " tu préfères crever à petit feu ou qu’on t’exécute tout de suite sale pauvre ? "

N'est il pas beau le choix libre offert aux citoyens de ce pays ? Car nous y sommes dans le chantage permanent pour justifier la destruction de notre civilisation et de notre modèle solidaire et fraternel.

La question : " Pour la sauvegarde de votre emploi, acceptez-vous le changement d'organisation du temps de travail en 4X8 et ses contreparties ? Oui ou non. " a été posé aux salariés de l’usine Goodyear d’Amiens.

Et pour ceux qui se posent la question  " que faire ? " je signale que de courageux syndicalistes ont répondu.

Mercredi 18 juin 2008, une vingtaine de salariés de l'usine Goodyear d'Amiens  dont des représentants syndicaux - ont fait irruption dans le bureau des ressources humaines de l'usine et se sont emparés des enveloppes et du matériel de vote qui devaient être expédiés dans la journée aux 1400 salariés, dans le cadre d'une consultation par correspondance sur l'organisation du travail. Les employés ont ensuite brûlé le matériel de vote sur le parking de l'usine.

Ici

Il ont foutu le feu à cette ignominie et ils ont eu raison de faire cela. Car le chantage à l’emploi et le mensonge doivent être combattus.

1879052331.jpgEt parlons aussi de l’incendie du centre de rétention de Vincennes. Foutre le feu pour purifier l’atmosphère nauséabonde qui nous empêche de respirer, les pauvres diable que l’on désigne sous le vocable atroce de " sans papiers " y ont également eu recours. Ils ont foutu le feu à leur centre de rétention ou l’ignominie ne connaît plus de limite et ou l’humanité des gens détenus est bafouée, évidemment bafouée, inéluctablement bafouée ! Vivresans papiers n’est ce pas être sans droits ? Il faut lire les témoignages des détenus pour comprendre que l’horreur est là sous nos yeux. Ici  

Foutre le feu, foutre le feu cela ne vous rappelle rien ?

 

Moi je pense tout de suite au groupe NTM et à leur morceau " Mais qu’est ce qu’on attend ? " Et je ne peux résister à vous citer ce passage :

" Ouais ! Notre tour est venu, à nous de jeter les dés
Décider donc mentalement de s'équiper
Quoi t'es miro, tu vois pas, tu fais semblant, tu ne m'entends pas
Je crois plutôt que tu ne t'accordes pas vraiment le choix
Beaucoup sont déjà dans ce cas voilà pourquoi cela finira dans le désarroi
Désarroi déjà roi, le monde rural en est l'exemple
Désarroi déjà roi, vous subirez la même pente, l'agonie lente
C'est pourquoi j'en attente aux putains de politiques incompétentes
Ce qui a diminué la France
Donc l'heure n'est plus à l'indulgence
Mais aux faits, par le feu, ce qui à mes yeux semble être le mieux
Pour qu'on nous prenne un peu plus, un peu plus au sérieux "

Vous pourrez retrouver ce morceau et ses paroles ici 

 

Que Dieu me pardonne.

ODM.

 

samedi, 07 juin 2008

ARYTHMIES

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L'optimisme ou le besoin d'espoir de l'un balance le pessimisme ou le désespoir de l'autre.
 
La foule est galvanisée par la haine ou l'amour.
 
Croire.
 
Le temps de croire, le temps d'espèrer, le temps de réaliser, le temps de déchanter, le temps de croire à nouveau.
 
Un rythme.
 
Différent pour chacun d'entre nous, des interprétations, des visions, des attentes démultipliées par le nombre.
 
Le temps de la croyance se déroule, s'arrête, dégénère, se régénère.
 
Substituer Dieu ...
 
S'accrocher à ... du mieux pour les autres ou pour soi...
 
Chercher la main, l'esprit qui guide.
 
Un piège constant.
 
 
Comment croire en un seul homme ? 
 
La soif d'immortalité étanche tous les hommes par l'élévation d'un seul.

Le seul se trompe, le nombre s'est déjà fourvoyé.
 
Et pourtant, l'enrichissement n'est-il pas lié au nombre, aux échanges ?
 
Les Hommes ont besoin les uns des autres.
 
 
Le temps d'y croire.

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"La mutation du capitalisme qui vient d'avoir lieu nous oblige à repenser de fond en comble la question de la démocratie. Nous vivons le paradoxe d'un monde plus fluide, plus ouvert, plus libre, mais aussi plus divisé, plus inégalitaire, plus féroce qu'il ne l'a jamais été. Or, la plupart des paradigmes théoriques et critiques dont nous disposons ne rendent pas compte de cette double réalité.
Pour comprendre ce monde, il faut s'adosser à l'idée que le politique s'inscrit directement dans les corps, le langage et le social, qu'il en détermine les rythmes. On voit alors que les nouveaux modes de domination ne passent plus par des effets systémiques, ni par des disciplines, mais s'expriment plutôt à travers des techniques rythmiques fluides, qui affaiblissent les forces contestataires, diluent les résistances et démultiplient les formes de vie tout en les vidant de leur puissance d'agir et d'exister."


Pascal Michon

 

Faut-il comprendre la musique pour l'apprécier pleinement ?


A cette question, Olivier Messiaen aimait à répondre : « Il suffit d'écouter... Pour certaines de mes oeuvres, si l'on n'est pas croyant, pas ornithologue, si l'on aime pas la couleur et que l'on a pas le sens du rythme, il y a des choses qui échappent. Mais il y en a d'autres qu'on entend..."

 

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Agathe
 
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