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lundi, 03 mars 2008

Municipales : la politique du marché

 

Les élections approchent. En lisant les « programmes » des listes dites d'opposition de ma commune, à savoir le PS et le Modem, j'ai eu la surprise de constater que l'une comme l'autre se voulait résolument ouverte à tous, « tous les démocrates, de droite et de gauche », sans oublier les autres, « sans clivage partisan » !

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Le Modem insiste sur la gestion financière calamiteuse de la majorité Ump, à laquelle avait participé la tête de liste. Il se désole de la dette que l'on va laisser en héritage aux jeunes générations. Le PS quant à lui, invoque la nécessaire création d'écoles primaires et de crèches et accessoirement évoque le logement social. En somme, dans l'ensemble des programmes qui manifestent un réel souci de prendre en compte les attentes des classes moyennes. Tout pour les intégrés, pas grand chose pour les exclus.
Le prospectus du PS a abandonné son emblème, sans doute parce qu'il s'agit d'une liste regroupant large dans les sensibilités de gauche et de centre gauche et qui ne désespère pas, sans doute, de mordre vers le centre droit. Cela s'appelle prendre ses marques pour le second tour et préparer les ralliements peut-être avec la liste Modem. Les soutiens au candidat PS ont été puisés dans la famille sociale-libérale : Royal et Strauss-Kahn. Pas de quoi effrayer le retraité qui a voté massivement pour Sarko.


Le point, bien-sûr, où je voulais en venir, est que toute cette eau tiède qui se déverse sur nos têtes s'inscrit en contradiction avec la politique de casse sociale que la droite conduit en ce moment même à marche forcée. On ne voit nulle part dans ces lignes et même en lisant entre elles le soupçon d'un ersatz de volonté de contrecarrer le rouleau-compresseur sarkozyste, ne serait-ce que d'un iota, même à l' échelle locale,  ne serait-ce que dans l'esprit même dans lequel s'inscriraient les postulants à une gouvernance différente de la ville que celle, par ailleurs contestée pour son opacité, son manque de démocratie, etc ., de la municipalité en place.

Ce que l'on entrevoit plutôt, c'est une logique de « services à la personne » proposée par les familles qui se disputent la mairie et dont la proximité idéologique semble telle qu'on ne voit pas ce qui les différencie d'autre que la simple volonté de se faire une place sur le marché de la politique locale.

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Le pays est crise, il est malmené par un guignol qui, s'étant octroyé les pleins pouvoirs, le réforme à la hussarde au gré de son inspiration chaotique. En outre, il apparaît que la ligne suivie ne déroge qu'assez peu, et de manière souvent hypocrite, au libéralisme le plus sauvage qui l'anime. Et nos politiques font comme si les clivages idéologiques, philosophiques, éthiques, économiques, sociaux appartenaient à l'histoire ancienne et qu'il était de bon ton de les remiser car ils étaient obsolètes et devenus un obstacle à la performance (le fameux «  toujours plus », encore mieux). Le tout au nom de l'adaptation du pays à la modernité de la mondialisation, laquelle nous est présentée comme la source de nos plus craintes (si nous lui résistons) et de nos plus grands espoirs (si nous savons en profiter). Elle est devenue le centre de nos existences, la finalité même de chacune de nos vies et l'horizon indépassable de toutes choses.


Comme la mondialisation est événement, c'est une pensée pragmatique qu'elle exige pour la suivre, l'anticiper, l'évaluer, la corriger. C'est donc le règne de la pensée qui colle à l'actualité et, au-delà, à l'existant. Celui-ci est indécis, incertain. Il réclame mobilité, esprit de décision, froideur de calcul, et une aptitude à agir dans l'instant, au moment opportun, sans se retourner. C'est une pensée qui naît et se meut dans l'instant de l'action, et en partage le caractère d'instantanéité sans cesse renouvelé. L'action ne s'arrête pas, par définition. Elle se déploie dans un univers essentiellement fondé sur des choix, c'est à dire des stratégies et des tactiques. On a pu comparer le monde des échanges économiques à celui de la guerre de tous contre tous. Et la guerre fait surgir une figure particulière, qui est celle du héros intrépide qui, par la finesse de son raisonnement, la justesse de ses choix, la rapidité de son mouvement, réussit à tromper l'ennemi sur ses intentions réelles et à le vaincre.


C'est cette figure là qui triomphe partout – en politique comme dans la sphère des affaires – et dont les médias détaillent les propriétés dans des émissions de divertissement qui reposent sur le principe de la concurrence, voire du combat de tous contre tous. Si, finalement, le monde appartient aux plus ambitieux et aux plus forts, à ceux qui sont parvenus à occuper les postes les plus élevés, en sachant quel prix ils ont dû y consacrer, alors en effet les citoyens ne peuvent exister qu'à la marge, placés comme ils sont au début et à la fin de processus qui se développent ensuite dans des circuits enfermés dans de véritables boîtes noires. On jauge et on encourage les candidats sur la ligne de départ, et on applaudit les premiers arrivés, les rescapés, au bout du parcours. En ce sens, le lissage des convictions des concurrents participe d'une volonté de distinction à la marge, d'un calage marketing sur une famille de produits qui doivent certes être différents par la couleur de leur emballage, mais ne pas trop s'écarter de la physionomie générale ni des propriétés essentielles attendues par les clients de ce type de produits, sous peine que ces derniers ne puissent pas reconnaître un produit trop décalé, comme faisant partie du genre d'objet qu'ils cherchent.


C'est ainsi que dans une société fort clivée, les grandes compétitions qui engagent la vie de la Cité se déroulent de plus en plus derrière un masque de relative uniformité.

 En 1968, la France s'ennuyait. Quand sera-t-il après les échéances du printemps 2008 ?

 

Off

 

mercredi, 27 février 2008

Aux Blogs citoyens ! Noachovitch attaque

free music
 
 
82dac1b9f4c9c8daa8e126c6d6f5f1f5.jpgEn ce moment, il règne une atmosphère un peu délétère sur le Net : une vague de mises en accusation de la part de personnalités   met en cause différents blogs tenus par d’illustres inconnus qui ont, soit recopié sur leur blog  un texte de Claude Askolovitch  concernant la fameuse affaire Noachovitch des législatives de juin 2007, soit traité un politique, Yves Jego, de divers qualificatifs jugés par le député UMP infamants...
 
Devenir blogueur, va devenir par les temps qui courent, aussi dangereux que partir faire un safari photo au Kenya ou une partie de pêche en Irak,  car tout people et tout politique, désormais, fort de sa notoriété, et d’un confortable compte en banque peut assigner en Justice tout blogueur un peu insolent ou même réaliste !
 
Cela promet de beaux jours de prisons devant nous, et une telle rétention de  parole, que chacun risque de ne débiter que des banalités, de peur d’accuser tel ou tel de griefs bénins !
 
On en est à se demander si les affaires en cours ne marquent pas un tournant dans l’extrême liberté qui régnait sur le Net. Des armées d’avocats vont pouvoir enfin faire leurs choux gras dans l’espace internet. Des dommages et intérêts vont pleuvoir d’une manière inversement proportionnelle à la liberté de ton.
 
Tout notre soutien sincère à Luc Mandret, Florian Courgenouil , et Yves Poey  , boucs émissaires d’une situation qui aurait pu arriver à chacun d’entre nous.
 
Sur le Web, plus la Justice interviendra, plus les Libertés se restreindront.
 
N'oublions pas que c'est le peuple qui décide de qui doit être maire, pas les tribunaux. La démocratie, c'est aussi le débat, la critique. Et contrer la critique par autre chose que le débat et la discussion, en faisant appel aux tribunaux, c'est quelque part enlever au peuple sa souveraineté...
 
Il est temps de faire appel au bons sens de la Justice, des avocats, des politiques et des gens célèbres : s’il vous plait, prenez garde ne pas enterrer le peu de liberté d’expression qui nous reste, sinon, il se peut bien que chacun le regrette un jour prochain…
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À bon entendeur…
 
Cui cui & Falconhill

dimanche, 17 février 2008

Cavada est il sourd ?


Pas de musique aujourd'hui, juste une VIDEO en fin de texte.

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Pour une fois que l'UMP était d'accord avec les Verts, il a fallu que ça tombe sur Cavada.


Ca c'est ben vrai ! Les 4x4 polluent et provoquent des embouteillages. Mais la différence, c'est que
les Verts ont un discours pro-Velib et Yvan Stefanovitch, comique troupier amené  par Cavada dans une réunion publique, lui a un discours antisémite. Pas seulement en ce qui concerne les 4x4 dont les conducteurs juifs polluent d'après lui plus que les autres mais aussi homophobe pour faire bonne mesure.


C'est ballot.

Mais bon le problème n'est pas les élucubrations du pisseur de copie, C'est que Jean-Marie Cavada pourtant à trois mètres de lui et alors que l'autre avait un micro n'a pas bronché.

Aux dernières nouvelles il n'aurait rien entendu.

 



Et la se pose une question : Faut il élire un maire sourd ?

Serval

PS: Que les malentendants m'excusent, je parle bien sur de surdité...électorale

22:05 rajout du lien sur le blog de Jérémy Sahel , auteur de la vidéo. Merci à f pour le lien.

mardi, 12 février 2008

le baisé de Jean

free music

 
De vous à moi, Martinon, je m'en fiche un peu. Il a choisi un métier, la politique, ou pour obtenir une écharpe, il faut savoir taper sous la ceinture. Gageons que cette leçon lui sera profitable donc et... au revoir.

Ce qui est plus emblématique dans cette affaire de lire dans la presse que petit Jean , a chopé le virus de la politique , qu'il est le digne fils de son père, qu'il a les même intonations et le même charisme bla bla bla , bla bla bla...

Comme quoi il faut arrêter de taper sur la presse. C'est vrai que tout ce qui est dit est exact.

963d0677aedab25ccc89d3836a6147d2.jpgC'est en 1975, que Le petit Nicolas rencontre Chirac qui en fait son protégé avant qu'il ne se rallie à Balladur en 95 après avoir soufflé la mairie de Neuilly à Charly (son autre Parrain) à l'époque sur un lit d'hôpital...

C'est en 2008 que petit Jean rejoint l'équipe de David Martinon et qu'il déclare le soutenir "a mort"...0f493f0ed532935a4a61b0a7b12e6f13.jpg

On ne pouvait pas mieux dire.

En dehors de son divorce, puis de son mariage à l'italienne, Sarkozy aurait-il aussi des racines chez Brutus ?

Qui sera la prochaine victime ?


Serval

PS : chanson de Trust en hommage à Martinon qui était un fan du groupe. Gageons que cela lui mettra un peu de baume au coeur.

dimanche, 10 février 2008

Martinon, tiens bon !!

free music
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Oui David, mon petit, mon tout petit, tiens bon. Ne te laisse pas abattre par ces sondages qui te placent derrière le candidat de droite, alors que toi tu es à l'UMP comme papa, et que tu as été adoubé, bichonné, parachuté par lui comme son héritier dans sa ville de banlieue déshéritée, surtout en logement sociaux, et ou ont vécu d'illustres personnalités comme Antoine Parmentier ou Darry Cowl. Bref une ville à ton image, entre le comique et la patate.

Martinon, tiens bon !

Tu ne peux pas abandonner, toi l'inventeur du concept "pas de commentaires" alors que tu es le porte-parole de l'Elysée. (A moins que ton oreillette ne fonctionne pas sur le perron du chateau). Toi qui a su te libérer de l'utopie Madeliniste,  je te cites : " Pendant des années, j’ai biberonné du Madelin. À droite, c’était le seul qui moulinait vraiment.../ ... Mais j’ai compris qu’il n’aurait jamais le pouvoir, et Sarkozy m’a guéri de mon libéralisme théocratique !" . Tu as compris que Madelin n'aurait jamais le pouvoir ? Nous, on le savait seulement...excuse nous, on n'a pas ton intelligence.c160dc5979462c1a45314d22e88880f0.jpg

Quelle clairvoyance en tout cas, quelle vision d'avoir échangé un pro-américain contre un autre...mieux à même de t'emmener dans ses bagages. Mais la David, tu ne vas pas rester comme une Samsonite Vuitton abandonnée sous l'abribus (pardon le mobilier urbain) de Neuilly sur la ligne 43 de la RATP dont tu ne soupçonnais même pas l'existence  ( pas la ligne de bus, la RATP ). Va falloir y aller mon gars. Au charbon, comme les copains. Et puis se faire battre par la droite à Neuilly, tu ne seras pas le premier tu sais...

Martinon, tiens bon !

Martinon de Cavaillon comme on t'as surnommé, tu ne peux pas te dégonfler. Tu ferais trop de peine à ton papa qui à bien assez de soucis comme ça. En même temps si tu perds, tu vas le facher très fort. Du coup de fils naturel tu risques de passer à fils maudit, et il ne te resteras plus qu'a retourner chez ta marraine.

Oui, je sais mon petit..tu es dans la merde.

Mais que veux tu, c'est le lot de ceux qui se croyaient arrivés avant même d'être partis.

Martinon, tiens bon !
 
Serval
Illustration par skalpa
 
Derniere minute : Martinon se maintiendrait, il pourrait même aller sur les "marchés". Bientôt d'autres nouvelles de "Martinon explorateur à Neuilly"...
 
Dernière dernière minute : Martinon ne se maintient plus, il s'accroche ...enfin il se raccroche, mais on ne sait pas trop à quoi vu qu'il à été laché par le Valentino Rossi du 9-2, le rebelle à scooter , bref le fiston à piston Sarkozyien.
 
Martinon tiens bon !
C'est pas tous les jours qu'un batracien évolue dans un marigot. Du coup on a changé la chanson de l'article en ton honneur..
 
 

 
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