Avertir le modérateur

mercredi, 25 juin 2008

Communication gouvernementale ou la propagande à la mode soviétique.

Bande de nazes que vous êtes, râleurs de Français !

Dans un premier temps, on vous promet des mesures de première bourre pour favoriser votre bien-être matériel, même qu’il y a un an vous avez été priés de voter pour le représentant politique qui vous a juré la main sur le cœur, " croix de bois, croix de fer, si je mens, je vais en enfer ", qu’il serait l’homme du pouvoir d’achat et même qu’il serait prêt à perdre ses dents en allant chercher la croissance. Bon. Vous l’avez cru et élu. Et maintenant volà en plus que vous vous montrez impatients !

Et pourtant…

En un an les prix, des carburants ont explosé, des fruits et les légumes ont éclaté, des produits laitiers ont giclé, du gaz ont sauté, des loyers ont enflé, des dépenses de santé ont empiré ! Bref, nous autres pauvres 15883430.jpgpetits citoyens, tous éberlués, voyons notre pouvoir d’achat diminuer comme promesses électorale après un an de pouvoir… J’aurais pu dire " comme neige au soleil " mais je n’aime pas trop les lieux communs… Et lorsque hier, j’ai regardé le Président à la télévision j’ai observé qu’il avait encore toute ses dents : " comment, me dis je ? Nicolas Sarkozy, ne nous avait il pas promis d’aller chercher la croissance avec les dents et il lui reste une dentition parfaite  ? " .

Et là je vous avoue avoir craqué !

Ainsi, notre Chef nous a menti  car s’il avait été chercher la croissance avec les crocs, il ne lui en serait pas restée une seule, de quenotte ! 

Et voilà ! C’est le même raisonnement subtil qu’a suivi notre leader…. Il s’est donc dit, malin comme un singe, " j’ai été élu sur des promesses et un programme intenables mais la réalité est tenace et têtue, on m'a rapporté que la vie des Français est de plus en plus difficile, mes collaborateurs hauts fonctionnaires des beaux quartiers qui ont eux même des familles, des amis et des employés issus du peuple me l'ont avoué, il est nécessaire que je fasse quelque chose pour avoir la paix encore pendant quelque temps. Je vais donc convoquer quelques experts en communication, je leur balance un budget de 4.300.000 € car les caisses sont vides et je charge M. Thierry Saussez, un publicitaire rassis, un fan pur et dur, de lancer une campagne de pub ! "

Et c’est là, qu'au sein de l’immense Intelligence qui caractérise notre élite que le monde entier nous envie, a jailli brute comme un diamant de 300 carats à peine sorti de sa gangue, l’idée lumineuse : on va dire aux citoyens que ce qu’ils vivent n’est qu’une impression subjective, voire une cyber sensation, un phénomène de rêve du 7éme type,  (avez vous déjà remarqué que tous les gens qui déclarent ceci sont sarkozistes ? Non ? Et bien désormais vous le saurez !), les chiffres montrant qu'en fait demain ou après demain, ou après après demain tout ira pour le mieux dans le "meilleur des mondes" ! Car il est bien connu que notre peuple parmi les populations mondiales est un de celui qui utilise le plus de psychotropes, donc indubitablement, vu qu'il est névrosé jusqu'à la moëlle, il ne peut ressentir la vraie réalité qui veut que tout se déroule merveilleusement, notre niveau de vie ne cesse de grimper : ce que les sondages et les organismes douteux comme l'INSEE nous balancent parfois avec quelques ratés. Ajoutons à cela que les Français sont paresseux (ils travaillent 35h/ semaine en rechignant), ils sont sales (selon les sondages européens), ils ne sont pas intelligents (ils votent NON au référendum), ils sont arrogants, râleurs, jamais contents, jaloux, futiles et en plus, en sport, ils récoltent déroutes sur défaites. Remercions les Cieux : notre élite est l'antithèse de notre peuple, sacrebleu ! Dieu aime la France, il ne peut en être autrement car avec une population pareille, où en serions nous sans des dirigeants d'une telle envergure ?

ET BIEN OUI ! Messieurs de l'INSEE ! Vous avez raison, comme des millions de Français, notre niveau de vie ne cesse d'augmenter et je m'en aperçois tous les jours. C'EST UN PHÉNOMÈNE FRAPPANT ET INDÉNIABLE ! D'ailleurs, moi qui suis un petit commerçant minable qui rencontre des centaines de clients par jour, je puis vous certifier que tous me disent la même chose : notre budget va de mieux en mieux et rajoutent ils, "heureusement que les chiffres de l'INSEE sont là pour nous remonter le moral et nous le confirmer et il parait même que la "France d'après", ce sera encore mieux..."

Défense de rire. Ce serait même tragique si certains technocrates, valets du pouvoir,  qui nous sortent de telles conneries y croyaient !

102882784.jpegDonc, une campagne de pub, plus proche de la propagande politique version soviétique stakhanoviste (travailler plus pour gagner plus, merci à notre petit père du peuple) que de la simple communication mièvre va nous montrer que notre Président se décarcasse encore plus que M. Ducros, que tout va aller de mieux en mieux grâce aux trente (contre) réformes que le gouvernement a mis en place et on va voir ce qu'on va voir, bon sang de bonsoir ! Vous croyiez qu'on que tout allait mal ? Et bien pas du tout puiqu'on vous explique le contraire à la télé, bande de crétins des alpages ! Avec nos (contre) réformes mises à l'ouvrage nous allons devenir enfin les Chinois de l'Europe ! Quel programme exaltant ! Mais il nous faut un peu de patience, après c'est champagne à gogo pour tout le monde ! J'imagine que les larmes vous montent aux yeux...

Vive la marche triomphale vers la mondialisation et vive l'idéologie néo libérale à la Française (la pire du monde puisqu'elle combine oligarchies, ententes et copinages entre politiques et économiques), notre nouveau crédo qui a succédé trait pour trait, valeur pour valeur (travail, Pays, famille, doctrine rigide, surveillance du citoyen, dogme idéologique avec l'argent roi en supplément) au communisme soviétique des années cinquante ! Sauf que nous autres, avons le droit de gueuler et de manifester à condition de ne pas trop déranger, mais pour le reste : presque les mêmes valeurs fondamentales, mêmes buts, même oppression idéologique et même propagande à la limite du supportable et du dégoût.

Vous ne trouvez pas bizarre ce parallèle et cette étrange ressemblance, vous ?  

Coût de cette plaisanterie : 4.300.000 €.

Résultat de cette bouffonnerie : une immense rigolade car personne ne croit à autre chose que la réalité des factures qu'il reçoit et de son budget personnel. Un gaspillage complet au moment ou les caisses sont soit-disant vides. Il est temps de cesser de nous faire prendre des vessies pour des lanternes et il serait plus que temps de considérer enfin les citoyens français comme des gens intelligents...

Dites, au fait, 4.300.000 €, ça représenterait combien en pourcentage pour des urgences sociales comme le RSA ?

Addendum : "Selon le livre vert publié par Martin Hirsch récemment, qui sert de base à une consultation devant aboutir le 15 mai, le coût du RSA généralisé est estimé entre 2 et 3 milliards d'euros. Le Premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, a estimé dimanche que Martin Hirsch devrait quitter le  gouvernement si son projet de Revenu de solidarité active était reporté, synonyme selon lui d'abandon. Interrogé sur cette éventualité, le ministre du budget a botté en touche: "c'est au président et au Premier ministre d'arbitrer"."

Cui cui, oiseau combatif et allergique à la propagande...

mercredi, 11 juin 2008

" Leader Price ® et Euro 2008 "

Pour paraphraser la formule "Panem et circenses" (du pain et du cirque) qu'on attribue en général à César, empereur romain ayant vécu il y a 21 siècles, notre souverain actuel, lui, se contente de la maxime modernisée " Leader Price ® et retransmissions sportives télévisées " pour avoir le loisir de mener sa politique de contre réformes dans le calme et la sérénité. Les dirigeants actuels de presque tous les pays du monde (sauf les organisateurs) qui ne sont pas en reste, peuvent espérer passer trois mois de vacances en toute quiétude !   

1738694882.pngAprès Roland Garros, l'Euro de football, Wimbledon, le Tour de France, les Jeux Olympiques vont largement hanter nos petites lucarnes ! Écrans de publicité déments, rappel incessant de marques commerciales, interviews non stop d'anciennes vedettes sportives hyper sponsorisées, de politiques qui désirant se mettre en valeur, de journalistes encore plus omniprésents que  ceux qu'ils sont censés interroger,  bref, l'univers médiatique; pour celles et ceux qui détestent le sport spectacle, risque devenir un enfer pavé de mauvaises intentions !

Qu'importe, essayons plutôt de rire de tas de tics et de petits détails anodins en dehors des épreuves sportives. Par exemple ce qui me met en transe, c'est l'habitude ridicule qu'ont la plupart des footballeurs de se mettre des oreillettes et de se déplacer comme des zombies, le regard vide, ils ressemblent ainsi à des "Mickey" sans Dysneyland, c'est la déférence des journalistes lorsqu'ils interrogent une personnalité politique un peu influente, c'est l'inanité des propos d'anciens champions qui ne balancent que des lieux communs en se prenant pour des savants, c'est la langue de bois d'après match que récitent les joueurs comme un bréviaire mal appris, c'est l'entraîneur de l'équipe de France qui paraphrase La Palice, ce sont toujours les mêmes ritournelles de Jean Michel Larqué sur la façon du joueur de taper son ballon de l'intérieur ou l'extérieur du pied ou d'avoir loupé son appui : tout le monde s'en fout, et préférerait plutôt comprendre l'aspect tactique du match, c'est la mise en avant et la starisation du journaliste vedette incarnant sa chaîne et qui est constament  mis en scène par le réalisateur. Bref, rien que de très habituel, en somme... Enfin encourageons les Bleus qui semblent, au jour d'aujourd'hui, en avoir bien besoin.

Ce sera également probablement la visite du Président français en Chine pour la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques sous le prétexte de représenter l'Europe, oubliant tous ses préceptes originels quand il donnait des leçons de déontologie sur les droits de l'homme à Jacques Chirac, ce sera, le profil bas de tous nos dirigeants et sportifs à Pékin : la lâcheté française et la langue de bois hexagonale risquent de battre des records du monde, talonnés en cela par la majorité des pays occidentaux, bien entendu !

Et pendant toutes ces festivités, imaginez vous bien que nos instances françaises et européenne turbinent "dur" dans la discrétion...

855416670.pngDans le chapitre  "l’Europe est vraiment une idée formidable qu’il faut défendre âprement" :

" Les pays européens se sont entendus pour autoriser le patronat européen à négocier individuellement avec les salariés un allongement de la durée hebdomadaire du travail qui pourra être portée à 65 heures "sous certaines conditions". Ces nouvelles dispositions devront être approuvées par le Parlement européen. Jusqu'alors, le plafond hebdomadaire était de 48 heures de travail en Europe. (ici) "

Question comme une autre… Quand va t-on sortir de ce cloaque ultra libéral ? Maintenant il me semble qu’il ne faille plus savoir s’il faut plus ou moins d’Europe mais quand est ce qu’un pays aura les couilles de taper sur la table et de dire " maintenant, ça suffit !  Si vous continuez à nous inonder de mesures au dogmatisme idéologique ultra libéral de plus en plus fanatique, on s’écarte ! Laissez nous au moins une certaine autonomie ! "

L'Europe sociale n'est pas pour demain, par contre l'Europe anti sociale c'est aujourd'hui !

839122801.pngLe pire est que les citoyens européens dans leur immense majorité savent qu'une oligarchie technocratique en court-circuitant nos institutions démocratiques nous dirige contre notre gré... Et nous sommes tous impuissants... Que faire, bon sang contre l'argent, les médias, la propagande, les politiques, les eurocrates, ardents défenseurs d'un pré carré dont ils se sont imposés comme les inexpugnables propriétaires ?

Ô Irlande magique, Eire enchanteresse, les citoyens européens ont les yeux braqué sur toi ! Ne nous déçois pas !

Au secours ! Irlande, sauve nous, ils sont en train de devenir fous !

C'est un  fervent partisan d'une Europe sans idéologie qui te le demande...

Say NO !

De toutes manières, même si le non l'emportait, on sait très bien qu'ils trouveront un subterfuge pour passer outre ; ils parviendront à leurs fins quelqu'en soit le moyen.

Comme d'habitude.

Cuicui, l'oiseau moche.

lundi, 09 juin 2008

Le monde est un oignon

 

771380167.jpg

 

Alan Turing, à partir des années trente, avait le projet de « construire un cerveau. »

 

« Ce qui m’intéresse, écrivait-il, n’est pas de mettre au point un cerveau puissant, rien qu’un cerveau médiocre, dans le genre de celui du président de l’American Telephone and Telegraph Company. »

 

« L’analogie de la peau de l’oignon est aussi utile. En considérant les fonctions de l’esprit ou du cerveau, nous trouvons certaines opérations que nous pouvons expliquer en termes purement mécaniques. Nous disons que cela ne correspond pas à l’esprit véritable : c’est une sorte de peau que nous devons arracher si nous voulons trouver l’esprit véritable. Mais dans ce qui reste, nous trouvons une autre peau à arracher et ainsi de suite. En procédant de la sorte, arrivons-nous jamais à l’esprit "véritable" ou parvenons-nous finalement à la peau qui ne contient rien ? Dans ce dernier cas, tout l’esprit est mécanique (ce ne serait pas une machine à états discrets, cependant. Nous en avons discuté.) »

Turing - "Computing Machinery and Intelligence"

 

Depuis quelques temps, ici et là, et conjointement à la dégradation de la santé financière des médias traditionnels, la défiance à l’égard d’Internet se renforce. On connaît les assertions outrées de quelques « penseurs », frappés de panique numérique.

Ainsi, la presse écrite souffre-t-elle, en dehors de toute responsabilité propre, de l’expansion de ce « nouveau » média. Marc Tessier et Maxime Baffert, dans leur rapport « La presse au défi du numérique », en 2007, écrivent :
« À ce jour, l’arrivée d’un nouveau média n’a jamais fait disparaître les autres médias. L’arrivée de la radio n’a pas fait disparaître les journaux, de même que le développement de la télévision n’a pas empêché le maintien d’une présence forte de la presse et de la radio. Cependant, si l’irruption d’un nouveau média n’entraîne pas la disparition des autres, elle remet en cause leurs positions acquises. Elle conduit ainsi, le plus souvent, à une réduction de leur place ainsi qu’à un bouleversement des équilibres économiques sur lesquels ils avaient bâti leur croissance. En particulier, les médias déjà en place sont conduits à renoncer à certaines activités et certaines fonctions que le nouveau venu réalise de façon plus efficace ou plus avantageuse. Les spécificités des médias numériques font que cet impact est particulièrement fort pour la presse. En effet, ces nouveaux venus présentent la caractéristique de proposer tout ce que les autres médias proposent déjà - écrit, son, image, vidéo... - selon des modalités et des caractéristiques qui lui sont néanmoins propres. Internet oblige donc les autres médias, tout particulièrement la presse écrite, à prendre en compte cette concurrence frontale et à gérer un risque de “cannibalisation” beaucoup plus fort. »

La télévision n’est pas en reste. TF1 traverse une « passe difficile », selon son directeur général. Les résultats financiers et le cours de l’action sont en baisse. « Nous sommes en guerre ! », renchérit Paolini. On sait bien de quelle façon cette situation a pu peser sur l’annonce de la fin de la publicité sur les chaînes de service public.

http://www.marianne2.fr/TF1-est-en-guerre-!_a87908.html?PHPSESSID=c5c6c98d2b

Les attaques fusent à l’endroit du Net, qui n’ont pas beaucoup plus d’objet que de tenter de rehausser les vertus de ceux qui les lancent. Ce qui revient souvent, c’est la question de la vérité ; comment démêler le vrai du faux, comment endiguer le flux des rumeurs ? Et, toujours, le média traditionnel se posant comme garant de la vérité ; enquêtes, informations recoupées etc…

Devant le reflux des médias traditionnels dont on ne pleurera pas beaucoup le sort, n'ayant pas simplement su "faire des journaux" ou "faire de la télévision" mais ayant seulement occupé le terrain, le Net se positionne comme média protéiforme et en expansion. Qu'il conviendra d'encadrer et formater (un peu plus, encore)...

http://www.ecrans.fr/Le-gouvernement-veut-filtrer-le,4286.html

Les formes connues s’y multiplient : commerce, télévision et journaux (il faut y être), mise à disposition de documents, musique, organisation verticale, entreprises, publicité etc… Mais quelque chose d’autre émerge (aussi) ; l’affirmation d’individus actifs pris dans le maillage du réseau mondial, ce que Olivier Blondeau nomme la production de nouvelles subjectivités. Voir et être vu, montrer et faire, se transformer et surgir (et la jouissance qui en découle) sont des figures communes et intrinsèques du système.

Jello Biafra inventa, il y a quelques années, le slogan « don’t hate the media, become the media »et qui devait être repris goulûment par bon nombre d’acteurs du Net-activisme. A l’heure d’Internet, le devenir-média de l’individu (du « dividu » pour reprendre le label de quelques nétocrates deleuzo-dépendants) semble mécanique. Il est un média quoiqu’il arrive. Cela semble suffisant. Hors les propriétés de la structure (immédiateté, plasticité, globalité, dissémination…), rien ne vient dire ce qu’il convient d’affirmer.

L’affirmation. Dire quelque chose dans le réseau, imposer une forme. Se contenter de se positionner en tant que média irrémédiable, moi augmenté, est assez monotone. Cet espace social ne peut se reposer uniquement sur son mode d’organisation défini par les connexions ; au risque de voir surgir à nouveau le règne de la simple consommation (de soi-même, finalement, en tant que produit du Net.) Un cerveau médiocre et sain.

Ici comme ailleurs, la création, l’affirmation, la construction d’objets, susceptibles d’influer sur l’environnement, de tordre les usages courants et de transcender la technique, demeurent cruciales…

Ce que télévision et presse ne font plus depuis longtemps.

Rien de bien virtuel dans tout cela…

 

 

 

f

 

vendredi, 30 mai 2008

LA RADIO : EPISODE 1

 


podcast





La musique, un art mineur confié à des Majors

Les panels.
L’arme suprême utilisée par toutes les radios (privées et publiques) pour décider si tel ou tel disk peut passer à l’antenne.

Panel : plusieurs dizaines de personnes censées être représentatives de la radio qui organise le panel + 2 ou 3 autres radios pas trop éloignées soit par le format, soit par la musique soit par le milieu socio pro (les fameux CSP+ et CSP-, la ménagère de – de 50 ans etc...) RTL, Chérie FM et France Bleu sont tout à fait dans ce cadre là.

Exemple : pour créer sa base musicale (chaque radio a sa base, entre 400 et 1200 morceaux maxi...400 par ex pour Fun qui fait des rotations très fortes, 6/7 passages/jour voire plus pour certains titres...1200 pour France Bleu qui a des des rotations max de 2/3 par jour) toutes les radios utilisent ce système.
Notez que je ne parle ici que des FM musicales et des Généralistes.

Le panel donc, on y revient....imaginez un auditorium avec 2/300 personnes à qui on fait écouter 8 secondes d’un disk (oui oui, 8 sec) et a qui on demande son avis.
Sachant très bien, qu’un disk, la plupart du temps est « apprécié » » parce qu’il est matraqué, que peut faire une Marie cherrier contre une Vanessa Paradis ou une Juliette face à Miss Dominique ??? (Je n’ai pas pris les exemples en fonction des gabarits, mais c’est juste 4 personnes que je n’apprécie pas trop, ça force l’objectivité).
J’ai récemment vu de mes yeux myopes (mais c’était du Comic sans ms police 16) que Calogero virait Renan Luce d’une playlist parce qu’il avait eu, je cite : « un taux d’agrément de 55% au dernier panel »

Question : A quoi servent les programmateurs ? Faire les moutons des enquêtes d’opinion ?

Question : Que va devenir la création musicale si ce sont toujours les artistes les plus connus qui « sont tirés du chapeau » des panels (combien de temps encore l’Orange de Becaud reprise par star ac puis par les descendants de star ac etc... ?) ?

Question : quelle serait la réaction des journalistes si on leur demandait de faire leur reportage en fonction de panels (moi, je veux qu’on parle des ascenseurs en panne, moi, je veux qu’on parle des crottes qu’il ya partout devant chez moi, moi, moi, moi) ; Vous me direz, y’a déjà pas mal de ça dans nos 13h et 20h, mais faut-il pour autant le généraliser et l’accepter ?

Question : demanderait-on à un boulanger de changer la façon de faire son pain ?
Réponse : oui.
Un jour que je me plaignais de ne plus trouver de bonnes baguettes avec une bonne mie épaisse et une bonne croûte, mon pote boulanger m’a répondu ; c’est à cause de tous ces cons qui demandent «une  baguette pas trop cuite SVP », « l’habitude de bouffer leurs merdes de hamburgers tous mous » a-t-il rajouté.

Quant a la phrase : « c’est le public qui a toujours raison »
Non
Non, le public n’a pas toujours raison.
Le public, c’est moi, vous, nous tous et on, moi en tous cas, a besoin et envie d’être informé, d’apprendre, de découvrir et pas qu’on me rabâche sans cesse ce que je sais déjà.
La preuve avec Urbain qui me gonfle souvent, mais qui nous a tellement tanné avec Le Rapport De Brodeck que j’ai fini par l’acheter (pas chez lui gnark gnark) et c’est un des plus beaux livres que j’ai lu...merci Urbain, sur le coup, j’ai même maté Badiou, mais ça bougeait trop l’image, alors j’ai vomi.

 

Rep Ban

mercredi, 21 mai 2008

Les Incorrigibles

Sur le plateau de l'émission Revu et Corrigé, Philippe RIDET, journaliste politique au Monde, se permet de donner un cours au représentant des professeurs de la FSU.

 

« Vous allez perdre la guerre de la communication, vous devriez engager

une attachée de presse...vous répétez toujours la même chose »

 

Involontairement, cette émission consacrée aux médias nous apprend plusieurs choses.

 

1 - Un journaliste ne relaie pas un discours s'il ne change pas fréquemment.

Ce que Nicolas Sarkozy a parfaitement compris en leur proposant au moins une mauvaise idée ou un événement people par jour. Philippe Ridet alors relaie activement, en posant par exemple dans une réunion européenne, une question fascinante « Quel est votre état d'esprit au moment de votre divorce avec Cécilia Sarkozy ? ».

 

2 – Même au Monde, l'ère de la politique "produit" est ouverte.

Jadis dans Libération, on pouvait lire la rubrique « nouveau et intéressant », avec Philippe RIDET on tombe dans le « nouveau donc intéressant », totalement décomplexé. C'est une technique marketing avérée, vos ventes plafonnent, vous changez le nom du produit « Maintenant RAIDER, c'est TWIX », vous changez le packaging : « NOUVEAU ! Ouverture facile ». Exit le fond, tout dans la forme, mêmes pour les réformes « C'est une bonne réforme, mais on aurait dû faire des efforts de pédagogie ».

D'ailleurs Ridet ne s'en cache pas : « Je ne suis pas un critique de la politique, le fond je m'en fous, si Sarkozy est un bon candidat, je dois le dire. »

 

3 – Les journalistes français de nos quotidiens estiment avoir besoin des lumières d'une attachée de presse pour pondre leurs articles.

Mettons en valeur le travail des attachées de presse de Sarkozy dans le travail de Ridet. Ainsi, lors d'un déplacement de Sarkozy, ce dernier se lâche : « La Ségolène a été à la mode pendant des mois. Mais elle fait une erreur : elle ne présente aucune idée. Le 11 février ? Génial ! L’essentiel, c’est que les idées arrivent avant le 22 avril, date du premier tour de la présidentielle ! ». Et bien grâce au travail d'une attachée de presse, bien plus professionnelle que ne pourraient l'être ses propres oreilles, sous la plume de Ridet cela donne : « Nicolas Sarkozy a implicitement critiqué la stratégie de Ségolène Royal : il faut tellement de temps pour installer ses idées. C’est une erreur de penser qu’on peut les garder pour la fin ». Philippe Ridet n'en revient toujours pas que l'on fasse son travail."Les entretiens qu'il a accordés au Monde ont été peu corrigés. Ils contiennent en général ce qu'il faut de phases courtes pour pouvoir fabriquer " accroches " et éléments de titre. S'ils venaient à manquer, M. Sarkozy est prêt à fournir, sur simple demande, jusqu'à quelques minutes du bouclage. Cette réputation de professionnel des médias, il y tient."

 

Désolée Monsieur Ridet pour cette nouvelle Fatwa, mais bien que vous soyez incorrigible, si vous ne faisiez pas la leçon aux blogueurs et aux professeurs, on aurait moins envie de vous donner une bonne correction.

 


« Il est de l'essence [de la presse] de faire apparaître l'âne qui est à son service comme un dieu, et dans une mesure telle qu'il succombe lui-même à l'illusion. Une sottise imprimée en impose plus au lecteur que ce que les sept Sages de la Grèce pourraient lui murmurer à l'oreille. »

Karl Kraus in Die Fackel.

 

1436654577.JPG

 

« On peut quand même rire avec Sarkozy, c'est pas Hitler ! »

Philippe Ridet.

 

Vu par Nef et corrigé par Bob

 

 

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu