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mercredi, 05 mai 2010

En finir avec le répugnant cynisme auvergnat !



Autrefois …  
les auvergnats avaient une manière bon-enfant de se moquer de nos petits travers : 

 

 

Fernand Reynaud - Le raciste - 1972 - Fr
envoyé par eclusier. - Plus de vidéos fun.

 

 

 

 

C'était un "comique" qualifié de "populaire" voire  ... « troupier ». 

Une autre époque , insouciante, ignorante … archaïque . 

Désormais, Dieu merci , et grâce en soit rendue à notre Brise de Forte-Bouse : foin de ces démagogiques rigolades aux dépens de nos grands corps de l’état , moquant les justes indignations des bons français de souche.  
Désormais, on en revient aux grands principes républicains pour fustiger comme il se doit les fauteurs de troubles . 

"Parce que la République respecte les droits des femmes, parce que la République refuse qu'elles soient emmurées, instrumentalisées, humiliées, parce que la République défend la dignité des personnes, je devais veiller à ce que l'autorité judiciaire puisse effectuer son travail. Le dossier est suffisamment grave pour que le parquet ait décidé d'ouvrir une enquête confiée à la police judiciaire." 

Il ne s’agit plus de stigmatiser cyniquement les catégories professionnelles exposées, aux fonctions et contraintes parfois ingrates (jadis les douaniers ,  aujourd’hui la maréchaussée , demain, pourquoi pas, le gouvernement, voire … le chef de l’état , tant qu’on y est ! ) . 

A l’heure des faillites annoncées d’appareils d’état entiers, au moment où les populations occidentales sont confrontées à des sinistres sociaux et économiques sans précédent : un chômage dantesque, une dette publique abyssale, le rejet de générations entières  dans un avenir de lumpen-prolétariat pour la plupart, et de soumission vautrée pour les autres…  
En ces sombres instants où les périls s’accumulent 
Il n’est plus temps de perdre son temps . 
Il n’est plus temps d’accaparer l’attention de l’opinion publique avec des faits divers dérisoires, montés en épingle par de peu scrupuleux journalistes en mal de tirage . 
Il n’est plus temps de ratiociner stérilement sur les lâches dépressifs qui ne trouvent rien de mieux à faire que de se faire sauter le caisson pour emmerder leurs courageux chefs de grandes entreprises mondialisées ( l’avenir de la nation ) et par là même nuire davantage encore à leur compétitivité déjà tellement mise à mal par des lois sociales archaïques encourageant la paresse et la nonchalance généralisées. 
Il n’est plus temps de dilapider l’énergie des magistrats, des enquêteurs et des forces de police et de maintien de l’ordre public, à des vétilles ridicules, telles les crimes, trafics et détournements prétendument colossaux dont sont outrageusement suspectées nos élites les plus méritantes, sur la foi de déclarations fantaisistes, suscitées par de sordides et inavouables intérêts ( cosmopolites ) guidés par la haine et la jalousie des médiocres. 

Il s’agit, MAINTENANT,  
de prendre à bras les corps les problèmes énormes mais cruciaux qui sont devant nous,  
de les affronter sans faillir, sans craindre l’ampleur des moyens et des sacrifices que cela implique,  
et surtout de le dire haut et fort et courageusement :  

NON !  Nous ne devons pas laisser impunis les crimes d’état !  

OUI ! Nous devons poursuivre avec une indéfectible ténacité, jusqu’au fond de leurs immondes gourbis bâtis sur la fraude et le détournement des fonds publics, les pervers satrapes barbus jouisseurs intégristes qui incitent leurs norias de maîtresses rebelles à contrevenir au code de la route !  


Urbain De Champignac

www.dailymotion.com/video/x28x5i_fernand-reynaud-le-raciste-1972-fr_fun

vendredi, 19 mars 2010

Consignes de vote

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Camarades ,


Merci d’abord de n’être pas venus , si nombreux, à ce dernier meeting avant l’échéance électorale qui nous promet de nous consacrer comme le premier parti de France, en dépit de toutes les sollicitations de toutes natures et tous bords dont sans doute vous fûtes assaillis . 

Quel immense réconfort que cette audience nulle et le vide complet de l’assistance. 
Pourtant, rien
assurément ne vous aura été épargné pour tenter de vous distraire des saines occupations dont, ce dimanche encore une fois, et avec la constance et la détermination qui ont fait notre force, vous ferez l’objet d’une action autrement déterminante dans l’ordre de notre commune émancipation  : qui à biner ses haricots, qui à taquiner le goujon , qui à s’ébattre dans les champs ou les fourrés et/ou pour quelque tendre sieste avec sa moitié de pomme,  qui à purger bébé, qui à considérer avec émotion ses vignettes panini ou ses one penny de 1879 de l’île Maurice (avec le petit défaut sur la bord droit  qui en fait toute la splendeur), et tant d’autres magnifiques actions citoyennes dont seul notre parti d’avant garde assume et assure la promotion au niveau national. 

Oui, camarades , vous qui ne m’écoutez  pas, je vous le dis d’autant mieux, et avec toute la force et la conviction tirées de l’accumulation des succès au fil de nos dénis de participation , de nos biffures acharnées des cases « ne sais pas » ou « autre opinion » , systématiquement répétées à toutes les consultations ineptes prétendant nous impliquer dans les Q.C.M. de la médiacratie dominante , je vous l’annonce avec les intonations triomphales d’intense jubilation dont gratifie la certitude de la victoire : bravo et merci de ne manifester en aucune manière quelque sorte d’encouragement ou d’approbation que ce soit, et en commençant par n’être pas présents ici ce soir . 

Comme c’est l’usage et l’habitude chez nous, j’irai à l’essentiel et, sans plus m’étendre en débats oiseux ou considération délibératives contradictoires, réfutations des positions adverses et autres vaines rhétoriques réputées emporter votre adhésion , je vous laisse à votre saine et sage retenue et me garde de vous communiquer quelque consigne de non vote :  

Abstenez vous donc en faveur et au détriment de qui vous voulez : le parti n’est pas dogmatique. 

Cependant, ne vous abstenez pas dans la précipitation ou l’urgence, faites le avec la sereine assurance que vous confère naturellement votre non-choix, mais pas sans avoir pleinement mesuré la portée de votre force d’inertie non-décisionnaire. Vous avez d’ailleurs tout le temps d’y réfléchir puisque votre non-vote n’est l’objet d’aucune restriction en termes d’horaires ou de délais. 

Enfin et surtout abstenez vous pleinement et jusqu’au bout , y compris de vous intéresser aux résultats , une fois la victoire acquise,  et ne vous laissez pas impressionner par la vindicte véhémente que le dépit inspirera aux vaincus, à votre encontre. 

Donnons enfin à notre cher et vieux pays le rassemblement d’union nationale dont il est redevable à la mesure de son offre politique. 
Abstentionnistes de droite, de gauche, du centre , du ventre mou social démocrate, de la gauche morale ou nigaude et d’ailleurs : unissez vous !

Et naturellement, n’applaudissez pas, n’approuvez rien, ne faites aucun commentaire, aucun brouhaha fut-il diffus, aucune rumeur même sourde et confuse ne sera admise, le pourrissement sur pied du capitalo-parlementarisme n’en sera que plus vite acquis.

 

 

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Urbain

lundi, 08 mars 2010

Les Bons Plans du Dr Narcosy (1)

 

 

Qui a pu prétendre, au sein même de ses ouailles jadis dociles que le conducator était « en panne de vision », comme certains échotiers se sont crus autorisés à le rapporter dans leurs gazettes ?
Comment une telle offense à la vérité a-t-elle pu être commise, par ceux-là même à qui  la décence et la dignité les plus élémentaires commandaient jusqu’alors une vénération pleine de gratitude ?
Sans doute doit-on mesurer à l’aune de cette lâche vilenie l’incompréhension stupide et veule des médiocres et des incapables confrontés à la profondeur de pensée des visionnaires d’exception. Ceux-là, ces visionnaires habitués des cimes, doivent bien souvent concéder à leur notoire prédécesseur, Führer comme eux de tout un peuple ignorant et ingrat , que « plus on approche des sommets, plus on est seul ».
Mais jeune encore et plein de cet allant libéral et décomplexé qui le fit distinguer de la France néo-pétainiste, toujours et plus que jamais empreint de cette saine vulgarité satisfaite des cours de récréation et des bistros de Neuilly-sur-seine, il n’est certes pas prêt à baisser ses petits bras ou cesser d’agiter ses épaules en ânonnant les devoirs sur table rédigés, en guanique ancien, par ses idéologues rebondis.
C’est que, justement, il a une vision LUI !
Une seule sans doute, mais il s’y tient.
Car , quand on est à la barre et que la tempête est là, il importe avant tout de tenir fermement le cap, fut-ce vers les récifs, car c’est au moins l’assurance de sombrer dans la digne tradition des grands capitaines, trahis par un sort funeste et un équipage indolent.
Cette vision s'est construite au fil d'un apprentissage qui commence dès les premiers rebonds de l'enfant politique, sur les genoux de mamie Thatcher, tandis que le brave tonton Reagan lui pinçait les joues avec son large sourire de série B. Rebonds certes un peu douloureux sur ces "cuisses de fer", mais le mol édredon balladurien lui donnera bientôt le baume lénifiant qui calmera son petit fessier endolori, tandis qu'avec la précocité et les dispositions qu'on lui connait, il s'amuse déjà en gamin turbulent à d'innocents complots et trahisons ( un peu prématurés) en chiraquie .
Cette constance, cette ténacité visionnaire, il va les mettre au service du dérèglement général qu'inaugure enfin son arrivée aux plus hautes fonctions. Un maître mot éclaire cette vision : dé-ré-gle-men-ter... libérer les instincts, la rapacité, les appétits égoïstes et cyniques qui font les vertus publiques au monde merveilleux de la concurrence libre et non faussée, au monde du "divin marché" qu'il entend instituer.
Cette posture de haute morale libérale s'incarne et se manifeste dans une figure de pédagogue opiniâtre, à laquelle les équipes de T.F.Nains viennent de consacrer une passionnante série, un "bipopic" bouleversant, dont je vous livre en primeur le remarquable pilote, en "prise directe" avec l'actualité.

 

Urbain

 

Remerciements à agathe et tgb pour l'inspiration et les liens.

 


Les Bons Plans du Dr Narcosy 1
envoyé par urbain_glandier. - L'actualité du moment en vidéo.

samedi, 13 février 2010

Opération Tranquillité Séniors - 2ème

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OPÉRATION TRANQUILLITÉ SENIORS

2 ème épisode


Débarrassé de ses adversaires timorés du ministère de l’éradication nationale et de leur houleux débat sur les auvergnats et les minarets, Brizz Boutefeux (alias Dr Mangue-des-laids) et ses néo-kantiens reçoivent l’aval et le soutien botulique inespéré du grand financier néo-philosophe Bernhart Henrik van Beschamel.
Il s’empressent de retourner au Paraguay pour reprendre l’opération LOOPSI …


Urbain



Extrait :



Opération Tranquillité séniors -saison 2
envoyé par urbain_glandier. - L'actualité du moment en vidéo.

mercredi, 27 janvier 2010

Haïti : ontologie négative de l’état


 

 

Dans une approche classique et rationaliste de l’ontologie, cette discipline de la philosophie antique visant à « dire ce qui est pour ce que c’est » , les anciens avaient très tôt remarqué qu’il  peut être commode et instructif d’approcher négativement les choses, et de découvrir ce qu’elles sont par opposition avec ce que l’on sait avec certitude qu’elles ne sont pas, ou ne sont plus .
De même, si la vie  n’est pas saisissable au travers de la mort, du moins en considérant un cadavre et en essayant de dénombrer les qualités qui le distinguent de ce qu’il fut , quand il était vivant, sans doute peut-on approcher quelques uns des traits les plus éminents et distinctifs de ces qualités qui font la vie.
Si nous appliquons cette méthode à la situation actuelle du corps moribond de l’État Haïtien, nous pouvons commencer à nous figurer ce qui  faisait de cet État un corps « vivant » et « actif » . Pour cela il nous suffit de dénombrer et considérer les principaux aspects de l’État « moderne » sous l’angle du manque : de ce qui actuellement fait défaut à Haïti, de ce point de vue.

Naturellement on n’oubliera pas que, au plan de l’État, comme de beaucoup d’autres, les haïtiens étaient déjà considérés avant (ce dernier cataclysme) comme une des populations les plus dépourvues qui soit sur cette planète. Une carence qui était d’ailleurs supposée justifier l’omniprésence sur ce petit territoire des antennes onusiennes, ou supranationales, et autres organisations gouvernementales ou non, supposées suppléer un État considéré comme défaillant.
Pourtant avec l’ultime désastre qui a « tout anéanti », on découvre que ce ne sont pas les seules fonctions « régaliennes » fondamentales , ou ce qui en subsistait, qui ont été brutalement abolies : communications, sécurité, circulation des biens et des personnes,  approvisionnement, etc. Toutes ces choses que la « solidarité » planétaire est réputée désormais pourvoir, remplacer ou rebâtir dans l’urgence. Ce ne sont pas seulement d’abri, de soins ou de nourriture que les survivants ont ou vont avoir cruellement besoin. C’est des institutions de base, des instances étatiques les plus banales et si communes qu’on en oublie même qu’elles sont la forme courante que prend l’état dans les rapports sociaux ordinaires, ceux de la civis , de la vie quotidienne du sujet dans la cité.
Pour s’en convaincre il suffisait d’écouter ces avocats Haïtiens sur le point de céder à l’accablement constatant que non seulement bon nombre de leurs confrères avocats ou magistrats étaient morts, que les palais de justice avaient été détruits mais que les archives mêmes y ont disparu. Un anéantissement complet de toute la fonction « étatique » de justice et de droit qui a par exemple pour conséquence annexe mais immédiate d’interdire aussi bien l’identification des morts ( et parfois des vivants) que toute la chaîne de conséquences sociales et obligations familiales et morales de leurs décès, et jusqu’à l’accès pour les survivants aux ressources, biens  et avoirs de leurs parents défunts.
Même amoindries, affaiblies au point où elles pouvaient l’être en Haïti, l’abolition brutale des instances élémentaires et pratiques, concrétisant et pérennisant les fonctions sociales dévolues à l’État « de droit » permet de mesurer la nature et la valeur de ce « bien commun » sans lequel les communautés humaines d’aujourd’hui semblent vouées à la déréliction et au chaos absolu.
Dans un raccourci typiquement médiatique, le site qui nous héberge titrait ce jour :
« Haïti: Les secouristes français sauvent un homme vivant des décombres... Des files d'attentes devant les banques »

Au delà de la formulation presque absurde et comme toujours pléonasmique , tautologique, et racoleuse ( en si peu de mots pourtant), c’est bien l’expression  sur le mode complaisant et vulgaire mais pourtant « sincère » de la contingence des rapports sociaux tels que le spectacle nous les représente, dans une immanence troublante de la domination qui associe la survie pathétique des corps … à celle des banques.
Naturellement ça n’est pas à une réflexion sur ce type de production idéologique dominante que je convie le lecteur (et témoin -comme l’auteur de ces lignes- du désastre affreux et de la souffrance de ces millions de nos semblables).
Pour un marxiste ( comme moi) il y a un sujet (de réflexion) autrement plus important et réel sur lequel ces faits têtus , terribles et concrets jettent une lumière crue mais encore incertaine : celui de l’État. Cet État, forme du « nous » communautaire, que le communisme doit nous permettre de dépasser au terme des temps préhistoriques que nous vivons encore. Cet État qui pour Marx n’est qu’une contingence intermédiaire et provisoire, mais qui demeure bien une des formes concrètes sous lesquelles nous devons continuer de penser les rapports sociaux et leur (r)évolution.

 

Ami lecteur je vous invite donc à réfléchir à cette « forme État » (comme d’ailleurs à la « forme parti » qui est son prolongement dans l’ordre politique actuel) , sous les doubles auspices éminemment dialectiques :
- d’une part du cas concret de l’anéantissement de l’État que nous fournit le cataclysme haïtien,
- d’autre part du cas , non moins concret, de re-formulation de l’instance de bien-commun que nous découvrent des histoires comme celle des Sarayakus , thème central d’un intéressante émission de France cul ce jour :

· site radiofrance

· wikipédia

· sarayaku


Et, à partir de ces réflexions, de ces ruines et de cette négativité sur les décombres desquelles il s’agit de re-construire,
à partir inversement ( et dialectiquement) de la positivité de ces résistances possibles et opiniâtres de ceux qui « préfèrent ne pas »,
à partir de ces cas et de bien d’autres à votre discrétion,
commencer à tenter d’ébaucher la « vision positive de la vie que nous voulons vivre » .


Au boulot !

 

Urbain

 

 

 
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