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vendredi, 10 avril 2009

Les aventures burlesques de ZorrObama contre la terrible bande des néolibs.

Tandis que l’autre jour, je regardais nonchalamment à la télévision un vieil épisode colorisé de Zorro réalisé par les studios Disney ; usé par une dure journée de travail, avachi dans mon fauteuil en skaï, à côté de la présence rassurante de Youki, mon vieux loulou blanc de Poméranie secoué de tics et écroulé sur sa chaise à portée de caresses, mes chaussons fourrés aux pieds, un béret basque d'origine controlée vissé sur le crâne, figé dans un état semi cataleptique ; je sombrai tout en suivant le feuilleton dans un lourd sommeil hypnotique…

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Don DiegObama de la Vega, jeune hobereau de l’establishment, élégant, distingué, bien élevé, propre sur lui, défenseur d’un système dont il était un des multiples piliers et bénéficiaires observait avec désespoir une bande de banquiers et de traders, sans foi ni loi, piller sans vergogne sa petite ville de province mexicaine.

Ses amis aristocrates, le vulgaire Berluscono, le rusé Browno, la potelée MerkeloCapt-2136001.jpg, le petit Sarkozo et le sergent Garcia Barroso pleuraient de désespoir à force de voir, non seulement leurs pays se fissurer, mais bien plus grave : leur caste oligarchique et le système dans lequel ils se prélassaient luxueusement, s’écrouler sous les coups de boutoir de la populace exaspérée par la responsabilité passée de cette noblesse indolente, incompétente et somme toute assez profiteuse.

Une décision sans appel s’imposait. ZorrObama sortit de l’ombre et déjà une certaine jubilation s'empara du peuple et de ses notables !

Amis ! Entendiez vous dans la nuit le claquement sec des ailes de ces vampires cupides affolés qui s’enfuyaient en voletant  maladroitement dans les recoins des Bourses ?

Hélas.

Mille fois hélas.

Un milliard de fois hélas.

Cette marche triomphale ne dura guère car ces charognards coriaces, la bande des néolibs comme on l’appelait avait non seulement pillé l’économie mondiale mais tenait de surcroît en ses mains, tous les fils invisibles du pouvoir et de l’argent. Elle  manipulait par ses lobbies et la corruption toute les oligarchies des pays ! L'élite était si compromise et la collusion entre les aristocrates et la bande apparaissait si patente que même ZorrObama se trouva complètement désorienté.

Les aristocrates rappelèrent promptement ZorrObama afin qu’il évitât de faire tomber en même temps que les responsables du désastre, leurs propres privilèges ! On trouva donc un consensus acceptable entre les néolibs et la caste dirigeante : les uns firent semblant de se repentir après moult démonstrations et les Capt-2219291.jpgautres de faire mine de changer les règles avec force battage sans toutefois trop de contraintes pour les premiers.

Sur la mappemonde les paradis fiscaux furent coloriés en gris  clair, ce fut la mesure principale...  Le peuple fut contraint de payer les pots cassés par solidarité avec les malheureuses banques et les louches financiers et tout rentra dans l'ordre comme par enchantement.

Fichtre ! Il valait mieux réaliser un tel accord plutôt que de perdre la tête sur un billot érigé par les gueux, n'est ce pas ?

Tchin tchin ! Le gros sergent Garcia Barroso, surnommé "la taupe argentée" par les initiés, trinque à votre santé et au renouvellement de son  mandat européen : la bande des néolibs peut, dès lors, entrevoir son avenir avec sérénité !

À El Paso, l’harmonie règne désormais ! Gloire soit rendue à ZorrObama, qui, par son intervention médiatique et spectaculaire a préservé notre société fraternelle et équitable !

Une musique stridente retentit, je sortis de ma léthargie en maugréant… Youki ronflait comme un bienheureux, agité par ses spasmes. Un écran de publicité passait sur l'écran. J'avais la bouche pâteuse...

Sincèrement, Villageois(es), je vais vous faire une confidence : je me demande bien où les auteurs vont chercher des scénarios aussi incohérents, invraisemblales et absurdes ?

Indécis, ennemis et amis de cui cui, jolie nuit !

À après ; mujer y hombre.

 

Cui cui l’oie Zorro beau. (bof)

 

vendredi, 09 janvier 2009

Parabole sur la mondialisation des opinions publiques.

Figurez vous qu’hier après l’annonce presque conjointe des sites de Libération et de 20minutes de fermer les commentaires de leurs sites suite à l’afflux d’insultes et de commentaires abjects attaquant soit la communauté musulmane soit la diaspora juive, j’ai pensé à un fait dont j’avais été le témoin quelques jours plus tôt…

7_103_dsc00351_1_H090446_L.jpegInvité à boire le thé par un copain de marché de nationalité française,et d'origine marocaine, j’étais arrivé au débotté et comme dans beaucoup de familles rebeus (arabe en verlan), la télévision était branchée (par satellite) sur une chaîne d’information continue arabe. (Al Jezira ou Al Arabiya). Le volume du son était au minimum mais perceptible. Mon copain, très croyant était loin d’être un de ces fanatiques musulmans  que j’ai assez rarement, il faut bien le dire, l’habitude de croiser.

Pendant la conversation je regardai du coin de l’œil les images : et bien sûr, on y voyait des scènes effrayantes et bouleversantes, des enfants à moitié morts portés par des pères hagards qui ne savaient où aller, des femmes qui criaient, gémissaient, pleuraient, des gens qui prenaient à partie les cameramen, une perspective envahie par la fumée,  un spectacle abominable jonché des ruines,  des commentaires lancinants , bref, j’avais du mal à garder mon attention ;  concentré sur la  conversation concernant notre vie quotidienne… Et pendant la quarantaine de minutes  les images des violences israéliennes tournèrent en boucle. Ces images n'étaient pas des trucages mais bien la réalité...
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Un peu plus tard, je rencontrai un autre pote de nationalité française, juif celui ci, car comme chacun sait les marchés populaires sont probablement un des milieux où les différentes ethnies du monde entier se côtoient et j’ajoute, le plus pacifiquement du monde. Par curiosité, j’eus l’idée de le questionner sur ses sources d’information et de ce qu’on y voyait.  Je savais par mes discussions antérieures et indiscrètes qu’il était particulièrement favorable à une partition de la Palestine grâce à un accord de paix et qu’il collait, malgré une certaine méfiance à la position politique française,  opinion d’ailleurs partagée par un nombre beaucoup plus important de familles de confession juive de milieu modeste qu’on pourrait imaginer.

Lui, m’avoua t-il se branchait grâce à la parabole sur les télévision israéliennes et américaines. On y voyait surtout des reportages sur la guerre technique, le ciblage chirurgical, l’étalage des chars et autre artillerie. Peu de morts me dit il, mais des dégâts provoqués par les tirs de roquettes dans les colonies cisjordaniennes, des enfants hébreux blessés aussi et des discours de Tipzi Livni et des leaders politiques isréliens. Beaucoup de fantassins super équipés, jeunes, avec de drôles de tissus sur les casques lourds. Et toujours les affirmations des leaders politiques de poursuivre un combat juste pour se défendre contre le Hamas  déclaré terroriste (précisent les commentateurs). Ces images n'étaient pas des trucages mais bien la réalité...

Deux reportages différents, deux images inconciliables, deux traitements opposés et pourtant deux vérités indiscutables !

Pourquoi narrer ce témoignage sans grand intérêt  ?

180px-Cnn-logo.JPGParce que je crains que ce conflit touche notre communauté républicaine constitué de nos concitoyens et amis d'origines arabes et juives, j’ai peur qu’une guerre durable qui concerne, certes, chaque diaspora, ne déborde dans notre pays dont on peut dire ce qu’on veut mais sûrement pas qu’il n’est pas, socialement en profondeur, et malgré la politique menée par le gouvernement actuel, un havre de tolérance. L'exacerbation des passions par des images insoutenables martelées, la haine répétée de l'adversaire, peuvent finir par faire naître le doute parmi les plus moralement structurés. C'est pourquoi il est urgent que nos élites politiques, administratives  et économiques, à l'intérieur desquelles  on compte un nombre si dérisoire de gens issus de la diversité, comme on dit dans la haute, comprennent enfin qu'il faut agir vite et laisser une place légitime si on souhaite que certaines idées  qui peuvent être exaltantes pour certains soient contenues par une perspective toute aussi enthousiasmante mais à l'intérieur de la République !

Ces mêmes pseudo élites qui sortent sans vergogne, la morgue en bandoulières, que leur vision de la démocratie et l'accession aux postes clefs exige qu’on ne soit jugé que sur la compétence personnelle ! Quels pîtres !

Fifrelin ! Mensonges ! Hypocrisie !

Dans la haute sphère française qui refuse de s'ouvrir, une des plus figées du monde occidental, on ne réussit essentiellement que par entregent, piston, cooptation, relation, copinage, filiation, liens familiaux, arrangements, associations d'anciens élèves des grandes Écoles etc…Plus  rarement par mérite !

En réalité, avant les politiques, notre pays est tenu par une caste de hauts fonctionnaires qui verrouillent le système : qu'on cesse donc de nous faire prendre des vessies pour des lanternes ! Et cette coterie politico économico administrative,  pour des raisons qui nous dépassent  refuse dans sa grande majorité d'accepter l'intégration !

Enfin pour terminer par une parabole (jeu de mot subtil), disons que la mondialisation de l’information par la diffusion satellitaire avantage  peut être la standardisation de la consommation gastronomique, le monde des affaires, l'art cinématographique, voire la mode, toutes vertus supposées occidentales, mais qu’elle a tendance, dans chaque pays à favoriser le repliement communautaire qui peut menacer durablement l’équilibre des nations.

Désormais, en ce qui concerne les conflits des Proche et Moyen Orient, en France et dans tous les pays à forte immigration plus rien ne sera jamais comme avant les lancements de satellites de télécommunication, hormis au Turkmenistan.

Amis de Cui cui, bonne année et dites vous bien que dans ce que j'écris, il y a à boire et à manger : ne prenez que ce qui vous tente  et jetez le reste !

Cui cui, témoin à décharge de la France d'en bas qui travaillera dans le froid jusqu’à 70 ans…

mercredi, 29 octobre 2008

USA : huit jours à haut risque pour Barack Obama..

Pourquoi se mentir ?

Barack Obama est somme toute, une sorte de Bill Clinton, aussi transparent que l’original, aussi dépourvu d’imagination, aussi creux… Tout le monde en Occident le donne archi favori car la sympathie qu’on éprouve à son endroit n’est pas seulement due à son physique de jeune premier mais surtout au fait qu’il appartienne à une minorité ethnique de son Pays…

cainlang.jpgQue ne dirait on à propos de son programme politique s’il s’était avéré que Mr Obama ait été un WASP (White Anglo Saxon Protestant) ? Que ses idées sont nébuleuses, que sa plate-forme politique est vague et qu’il n’apporte aucune solution aux problèmes essentiels des USA…

Personnellement et comme beaucoup d’entre vous, j’éprouve évidemment infiniment plus de sympathie envers le leader démocrate mais il faut bien avouer qu’il ne s’agit là, que de l’adhésion à une image et nullement une conversion à son programme. Je pense néanmoins qu’il sera défait.

Depuis 1980 , date de l’élection de Ronald Reagan sur laquelle nous reviendrons, les démocrates n’ont gouverné que 8 ans sur 28, et encore par un Bill Clinton largement surestimé sur le plan intérieur, qui a, rappelons le, considérablement libéralisé les marchés financiers, ce qui nous a amené à la catastrophe actuelle ; autant dire que les différences entre le Parti de l’âne et celui de l’éléphant sont infimes en comparaison de l’échiquier politique français.

Une grande majorité de l’univers médiatique américain a pris fait et cause pour Barack Obama et tout semble aller vers une victoire sans encombre du leader démocrate… Et pourtant, il est des intérêts puissants pour faire capoter cette hypothèse… On peut en distinguer au moins 3 : :

- le racisme ambiant de l’Amérique profonde

- les Républicains aux manettes de l’État

- et surtout l’attitude de certains pays musulmans ou de factions, qui, à l'occasion de violents troubles ou d'attentats peuvent faire basculer les résultats.

mc cain.jpgRappelez vous l’affaire des otages en Iran en 1980. Alors que le Jimmy Carter, un des meilleurs présidents démocrates américains de l’après guerre était en passe de l’emporter, le gouvernement iranien avait fait basculer l’élection en faveur de Ronald Reagan contre tous les pronostics, entraînant, on s’en aperçoit aujourd’hui, des conséquences gigantesques (20 ans de pouvoir républicain, la prédominance des néos cons et la prise de pouvoir par le lobby militaro industriel) dans le cours de l’histoire du monde…

Il ne faut jamais assez se méfier des soit disant nouveautés. Autrefois, la venue au pouvoir de Golda Meir en Israël, faisait dire à certains exégètes que les femmes allaient modifier les habitudes politiques et diplomatiques des États, il n’en n’a rien été, puis sont venues, entre autres, la sinistre Margaret Thatcher et la corrompue Benazir Bhutto. En réalité, contrairement à ce que versifiait Jean Ferrat dans sa chanson, les femmes, dont il prétendait qu ‘elles étaient l’avenir de l’homme, ne se sont pas davantage montrées humaines dans la conduite de leurs Pays.

N’en attendons pas plus de Barack Obama, dont chacun souhaite évidemment la victoire mais sur lequel, on n'a strictement aucune illusion à avoir.

Barack ou John ? Qu'importe le flacon pourvu qu'on aie l'ivresse illusoire de la nouveauté car l'un comme l'autre, seront de toutes façons, mis sous tutelle des lobbies, des intérêts militaro industriels, des puissances privées, des pétroliers qui ne renonceront jamais. Ces dirigeants étant formatés pour se mettre au service d'une idéologie économique et d'un nationalisme impérial, l'Europe et les pays du monde n'ont rien à attendre de ce non-évènement que sera l'élection présidentielle américaine du 4 novembre prochain.

Sur ce constat de désespoir, good luck, les amis !

cui cui, la buse désabusée

 

vendredi, 10 octobre 2008

Sarah Palin : À un battement de cœur près…

Un journaliste américain dans un raccourci propre à beaucoup de ses confrères, et dans le bon goût si délicat qui caractérise les professionnels de l’information aux USA, a lancé l’idée suivante ; John Mac Caïn, jouissant, si on peut dire, d’une santé assez déficiente et d’un âge plutôt avancé, il ne serait point étonnant que Sarah Palin, sa co-listière, ne soit contrainte de le remplacer, celui-ci ayant passé l’arme à gauche durant son mandat, d’où l’expression exquise et délicieuse que la vice présidente serait "à un battement de cœur de la Présidence des États Unis"…

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On aurait pu également dire avec malice "à une métastase près" mais aux USA, apparemment, on peut  plaisanter sur les accidents cardiaques, un peu moins sur les maladies...

Tout ceci pour vous avouer, mes amis, combien cette phrase a provoqué chez moi une anxiété terrible ! Dites moi ? Regardez moi dans les yeux : ne sommes nous  pas tous à un battement de cœur de la fin de notre existence ?

Tiens ! Au moment où j’appuie sur les touches de mon clavier ne vais je pas m'écrouler brutalement  ?

Quelle angoisse !

Avez vous conscience de la vanité de la pensée humaine ?  À quoi tient finalement le destin du monde ? À un battement de cœur. À une goutte de sperme ? Avez vous  déjà imaginé cette hypothèse : et si le spermatozoïde qui a atteint le premier, l’ovule de la mère d’Hitler était arrivé quelques dixièmes de seconde plus tard ? Adolf se fût prénommé Delphine et la face de la planète eut été complètement chamboulée…

À quoi tient notre existence tout de même ! À quelques dixièmes de seconde près...

Trêve de plaisanteries.

Bon ! Admettons que le coeur de l'infortuné John s'arrête de battre et projetons nous dans le futur

Sarah Palin a prêté serment...

La théorie du créationnisme triomphe : voilà les enfants américains obligés d’apprendre qu’il y a 6000 ans, nos ancêtres gardaient des troupeaux de dinosaures qu’ils devaient traire tous les jours et que Dieu a créé la terre et ses créatures en 7 jours…

Chaque femme est considérée comme  une sorcière potentielle qu'il est nécessaire de  désenvoûter régulièrement par un prêtre exorciste…

Le tir au fusil  sur des ours blancs élevés en batterie est devenu une option dans les Universités américaines

La prière obligatoire sur son lieu de travail, matin, midi et soir. L’écologie devient une discipline considérée comme une hérésie passible d’un séjour en Alaska par – 30° C sur une plate forme de forage pétrolier.

Voici ce qui pourrait arriver à nos amis américains si le coeur si fragile de Mac Caïn venait à s'arrêter. Pourquoi ressentez vous des frissons ?

En ce moment toute la presse européenne s'accorde à clamer que Barack Obama est archi favori dans la course à la Maison Blanche selon les sondages. Je suis hélas persuadé du contraire : nous verrons bien dans 3 semaines...

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Car...

La middle class américaine éprise de télé réalité, désespérément "beauf" et complètement bouleversée par la crise financière semble particulièrement friande de ce populisme un peu vulgaire et sans complexe qu'incarne  "sexy Sarah", avec sa gouaille et son clin d'oeil enjôleur (Wink en anglais - voir vidéo) digne d'une fille de mauvaise vie, un peu bécasse, qui vous promet avec rouerie le 17ème ciel pour seulement quelques actions Lehman & Brothers. Bien sûr, vous pensiez la rouler avec ces titres,  désormais cotées au prix du papier, que vous auriez réussi à lui fourguer en ces funestes jours où votre patrimoine a pris un sacré coup de jeune, retrouvant le niveau du montant de votre tirelire lors de l'anniversaire de vos 8 ans mais la guêpe est moins folle qu'il n'y parait...

Messieurs, méfiez vous de cette fausse naïveté car il se pourrait que Madame Thatcher de sinistre mémoire n'aie été qu'une midinette ingénue à côté de cette fausse poupée aux canines limées pour l'instant

Parce que vous l'avez compris, de nos jours, inutile d'être une lumière pour devenir le principal dirigeant d'un grand pays comme les USA : il suffit d'inspirer confiance et sympathie. Qu'importe la compétence, l'intelligence, seules comptent une certaine apparence de vulnérabilité et de fragilité, une sensibilité similaire à celle du citoyen moyen et la proximité supposée avec le peuple.

Aux USA, le populisme de droite, depuis Ronald Reagan, a gagné ses lettres de noblesse et Bill Clinton dont on loue à tort les capacités (n'est il pas un des principaux responsables fondateurs de la crise actuelle par la dérégulation excessive des marchés financiers ? Qu'a t-il réformé dans la société américaine ?) n'a certainement pas été, loin s'en faut, on s'en rendra compte progressivement,  une exception.

Vous dire que nous sommes bien mal partis me semble relever d'un doux euphémismeours.jpg : sans jouer les oiseaux de mauvais augures, il me semble que notre société se dirige droit vers une crise encore pire que celle imaginée, et ce, encadrée par des oligarchies et des dirigeants politiques occidentaux assez peu qualifiés et relativement incompétents pour faire face à une telle situation.

Ces élites  sont pourtant l'émanation démocratique de peuples étourdis par les médias tenus par ces mêmes intérêts financiers car n'oublions pas que dans une société démocratique, seulement 5 % d'électeurs peuvent faire basculer une majorité, d'où l'importance considérable de la maimise sur l'univers médiatique pour gagner ces électeurs fluctuants.

Nous autres, citoyens ordinaires sous le coup d'une propagande habile,  peu au fait de l'économie, accordant plus d'importance aux émotions et à l'apparence  qu'aux idées et à la raison, considérant la politique comme étrangère à nos préoccupations et forcément pourrie étions devenus, pour la plupart, jusqu'à cette crise qui laissera des traces, les ardents défenseurs de la société actuelle.  

Toutefois, il me vient à m'interroger : lors de déséquilibres trop importants, une sorte  "d'intelligence collective" n'a t-elle point anticipée une crise dont on se demande parfois si elle n'a pas été souhaitées par chacun d'entre nous, au plus profond de notre inconscient collectif, pour défaire un système qui générait trop d'injustices et de troubles et qui à long terme risquait de mettre l'essence même de notre société et de nos vies en péril ? Parce que, quoi qu'on en dise, j'ai ressenti, à mon niveau, la crise économique depuis plus de deux ans !

Mais si je me lance dans la philosophie de comptoir, je risque de ressembler de plus en plus à la future Présidente des États Unis d'Amérique, Sarah Palin, moi qui n'ait d'autre but que de vous distraire.

Ceci dit...

Possesseurs de cash, amateurs de trusts et de conglomérats gigantesques, requins des indices boursiers, bon appétit mais gare aux indigestions ! Un monde nouveau, encore meilleur pour vous que le précédent vous tend les bras.

Un univers de gigas groupes. Big fathers...

palin5.jpgEnfin un petit message affectueux et sarcastique à mes copains néo-libéraux qui se reconnaîtront : longue vie aux nationalisations (provisoires, ne nous leurrons pas)  d'une grande partie du système bancaire européen qui ne sauraient tarderet pour mes amis Sylvestre, Beytout, Aphatie, Marseille, Baverez et tant d'autres propagandistes patentés tellement sectaires qu'ils en ont perdu tout discernement :  bonjour à l'accroissement exponentiel des dettes publiques des pays occidentaux dues au sauvetage des meubles luxueux et coûteux du libéralisme mondial qu'ils défendent toujours becs et ongles mais devant un auditoire de plus en plus clairsemé !

Désormais, inutile de gémir sur la  dette publique : elle passera pour notre pays de la taille d'une mare à celle d'un abîme et pour les nations qui avaient une dette relativement modeste de la grosseur d'un terrier à la profondeur d'un gouffre.

Foutaises donc que ces combats d'arrière garde ! De toutes manières, les dettes publiques deviendront abyssales ! Quant à l'attitude passée de la BCE, on en reparlera dans quelques mois et la campagne de propagande développée frénétiquement par M. Trichet, largement relayée par les laudateurs habituels du néo-libéralisme par ailleurs assez peu férus en économie vu leur formation et leur activité. Lequel président de la BCE cherche à se faire passer pour le sauveur  de l'économie et de la monnaie européenne, conduite se révèlant pour le moins  largement abusive et superflue : l'avenir est souvent impitoyable.

Allez Sarah ! Toi, la future et première femme Présidente of the Unites States of America  (l'eusses-tu cru ?), fais nous au moins rire avec tes oeillades (voir vidéo) avant de nous faire pleurer de désespoir !

On attendait Hillary, et à la surprise générale, ce fut Sarah.

"Destinu" comme il est dit en Corse, avec fatalisme, lorsqu'on découvre le cadavre de son voisin criblé de balles au détour d'un sentier...

Et n'oubliez pas : l'essentiel est de conserver une bonne santé, c'est en général ce qu'on dit quand tout part à vau-l'eau ! So long les gens, gardez vous bien !

Bye bye.

Cui cui, fragile, vulnérable, gauche, fataliste et apôtre de la philosophie à 2 kopecks...


lundi, 29 septembre 2008

Camarades ultra-libéraux, bienvenue dans l'enfer collectiviste !

Mes amis, très chers camarades ultra-libéraux,

C'est avec une intense jubilation partagée par mes feus camarades Marx, Engels et Lénine que j'ai observé les États Unis d'Amérique devenir la première nation collectiviste, au moins en valeur de ses actifs, de ce 21ème siècle ! Je me suis alors souvenu de la célèbre phrase du regretté président Ronald Reagan, qui doit se consumer à l'heure où je vous parle dans les abysses de l'enfer, je cite : "L'État n'est pas la solution (dans l'économie) mais le problème."

Quel retournement de situation !

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Bien entendu, se retrouver dans la cale lors du naufrage d'un navire ne prédispose guère à la joie, mais on peut se dire que la possession d'un maigre baluchon devient un avantage et qu'on parviendra toujours à s'en sortir, d'autant que les passagers de 1ère classe, sur le pont supérieur, embarassés par leurs malles de bijoux qu'ils risquent de perdre en totalité, paniquent bien plus que vous. Tout en gardant à l'esprit que les canots de sauvetage se trouvent à proximité des ponts supérieurs...

Forcément.

Quel plaisir, camarades ultra-libéraux, de constater combien vous avez le toupet d'alerter le peuple pour vous sauver d'une hécatombe annoncée, quelle jouissance de vous observer faire appel à l'union nationale derrière votre chef charismatique (ben voyons !) alors que quand vous vous gaviez, vous ne nous laissiez pas un seule miette !

Cet appel à l'union nationale  serait tellement drôle s'il n'était si grotesque !

Ce ne sont que billevesées que de tenter de nous faire gober que le bon capitalisme de papa doit être réhabilité : pour qui possède quelques rudiments d'économie, l'ancien capitalisme  était basé sur la production de marchandises, aujourd'hui, on ne produit presque plus rien en Occident, il est définitivement basé sur une économie mondialisée où les capitaux sont extra territoriaux. Les états n'ont aucune prise sur ces capitaux, il suffit d'ailleurs d'un micro état qui refuse de suivre les consignes pour rendre caduques les régulations des grandes nations concernant les flux de capitaux qui peuvent filer à travers le monde plus rapidement que Speedy Gonzales.

Croyez moi ! M. Sarkozy, qui endosse pour l'occasion la posture du "Père de la Nation", alors qu'il n'a été symboliquemernt élu en 2007 qu'en temps que "grand frère de proximité", a raté son dernier casting à Toulon ! En sus, il  vous raconte des bourres : le capitalisme d'antan n'existera plus jamais parce que le monde a terriblement changé ! Il faudrait vraiment être un âne ou un inculte immature pour croire encore à de telles sornettes !

flafusa.JPGRegardez et écoutez les discours ds dirigeants mondiaux à leurs bons peuples, la main sur le coeur, les mêmes qui ont non seulement laissé la situation empirer depuis des années mais en ont largement profité, et qui déclarent sans rire avec la rouerie et le culot qui les caractérise : "  Oui, ces méchants capitalistes, cupides (comme s’ils ne l’étaient pas eux même), immoraux (sans rire) nous ont floués (avec leur aval) , nous allons les punir sévèrement (mouarff !), nous allons tout réformer (on parie ?) mais donnez-nous 700 milliards de dollars pour éviter la banqueroute, nous nous chargerons le reste... "

Cette harangue a beaucoup de mal à être acceptée chez les congressistes américains mais, selon moi, elle passera, faute de contre-propositions…

Avec l'efficacité d'un cautère sur le pilon en bois d'acajou sculpté du capitaine Crochet, pirate professionnel de réputation internationale...

Camarades spéculateurs, hier vous chantiez ? Et bien, dansez maintenant !

Ce que je viens de vous énumérer, chers lecteurs, était l’endroit du décor, bien dégoulinant de démagogie sirupeuse destinée aux ménagères et aux petits citoyens de tous âges, spectateurs assidus de TF1, fans de Drucker, auditeurs de RTL et Europe 1, lecteurs assidus du Figaro, France Soir, Gala et Match avec un pois chiche en guise de cerveau et une "bornitude" garantie à vie. C'est à dire quelques irréductibles chenus, décimés régulièrement sous le poids des ans et quelques quidams à la conscience politique digne d'un perroquet sourd et bègue.

Mais…

Ne vous réjouissez pas trop vite, citoyens !

maosarko.jpgPassons à l’envers du décor, si vous le voulez bien… Et là, bienvenue dans le vestibule de la chambre des tortures. Âmes sensibles, s’abstenir…

Cette humiliation subie par la nomenklatura de l'élite américaine et européenne, on va vous la faire payer très cher , Français moyens et modestes, car ces gens qui ont tant joué et perdu tiennent solidement tous les rênes de l'ensemble des "fonctions clefs et stratégiques" des sociétés occidentales modernes et mettez vous bien dans le crâne que vous paierez l'addition , faîtes moi confiance ! Et cash.

 Attendez-vous à ce que de grosses entreprises d’assurances boivent le bouillon, des organismes de crédit s’écroulent, des fonds de retraites américains vacillent et qu’une récession sans équivalent recouvre les pays du monde entier…

Sans compter que ces reniements publics et ostensibles envers le " système capitaliste " de la part de politiques sans pudeur et sans parole qui défendaient becs et ongles, il y a 15 jours cette même doctrine, vont s’accompagner d’une énorme recrudescence de chômage, toutes les entreprises profitant de l'alibi de la crise pour licencier à tour de bras…

Cet alarmisme réel mais parfaitement orchestré risque d'être le prétexte pour réaliser ce qu'ils n'osaient pas auparavant : des licenciements massifs, des lois sociales pulvérisées, des salaires écrabouillés… Le nivellement sans précédent des conditions salariales des pays occidentaux.

bush2.jpgCertains dont je suis, ont toujours pensé et dit que le système économique actuel s’écroulerait, suite à une catastrophe financière ou écologique mais le plus inquiétant est l’acharnement fanatique que mettent les élites à défendre ce système contre vents et marées en insufflant toujours plus de libéralisme. Un peu comme les médecins du grand siècle, pratiquant saignée sur saignée, sur des malades de plus en plus faibles jusqu'à les faire passer de vie à trépas.

Les fanatismes religieux, nazis, communistes russes et chinois ont été une calamité pour le 20ème siècle, je crains que le fanatisme intraitable du dogme ultra-libéral ne soit une plaie pour le 21ème siècle et ne conduise aux pires excès : pauvreté, misère, famines et répressions.

Je me rappelle les paroles des doctrinaires anticommunistes américains comme le sinistre sénateur Mac Carthy qui clamait son effrayant slogan : " Plutôt morts que rouges ! " . J’ai bien peur que leurs descendants, ces immondes et inconscients théoriciens, mathématiciens perdus dans l'abstraction, politiques avides et cupides, experts financiers obtus et peu clairvoyants et journalistes dopés à la doctrine du libéralisme dogmatique pur et dur, qui ne cessent depuis 30 ans de se tromper avec le sourire béat d'un idiot du village, nous entraînent vers l'abîme sinon en direction  d'une régression sans fin…

Ils ne lâcheront jamais le moindre morceau de pouvoir et à moins de parvenir à leur glisser une muselière, la tâche s'annonce ardue, mes amis...

Décrypter les manipulations des gouvernants et leurs manoeuvres, contribue déjà à s’en prémunir et aide à trouver une riposte avec nos faibles moyens (les élections, actuellement sans alternative réelle, hélas, pouvant être une solution), c'est également une manière comme une autre de prendre du recul pour un pauvre hère comme moi, qui malgré son air con et sa vue basse, finit souvent par avoir globalement raison, impavide et stoïque au milieu du désert avec toutefois la satisfaction intellectuelle de crever économiquement à petit feu, certes ; mais avec la dignité solitaire d'un vieux sage...

Cambig-6.jpg.jpegarades ménagères bourgeoises de moins de 50 ans, vous êtes autorisées à sortir vos mouchoirs en soie.

En tout cas, je confirme.  L'humour est bien la politesse du désespoir...

À bon entendeur…

Salut !

Billet non actualisé terminé le jeudi 25 au soir

Cui cui, marchand de parapluies (non dorés)

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