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mercredi, 26 août 2009

Petit précis de bourrage de mou à l'intention des dirigeants du G 20.

Hier, comme vous le savez probablement, M. Nicolas Sarkozy, président de la République française a sévèrement admonesté, pour la septième fois, les patrons des banques françaises pour leur attitude exécrable concernant leurs rémunérations sarkozy_banques-m.jpgexorbitantes et les bonus extravagants de leurs traders. Posture qui démoralise les salariés ordinaires et pourrait créer les ferments d'une possible révolte sociale.

Les dirigeants bancaires ont fait, pour la septième fois consécutive, amende honorable et ont promis la main sur le cœur, juré, craché, en tout bien, tout honneur - croix de bois, croix de fer, si on ment on va en enfer - de corriger les excès.

Il semble qu'ils aient convaincu, pour la septième fois de suite, le président et une bonne partie de la Presse.

Ce que les médias n'ont pas relevé, c'est que le président français avait reçu de ma main, ce petit résumé dont je vous livre quelques extraits ci-dessous et dont j'ose espérer que vous garderez le caractère de confidentialité indispensable, réservé aux seuls lecteurs privilégiés du Village des NRV.

Merci à vous.

 

Amis dirigeants de la planète, Vos Majestés, Sires, Mesdames et Messieurs les Présidents et Premiers Ministres et Chers collègues du G 20,


M'étant intronisé récemment coach internationnal, je me suis permis de rédiger modestement, pour votre staff de communication un solide argumentaire pour justifier auprès de l'opinion publique, l'immobilisme nécessaire à votre action face à la crise économique sans perdre votre précieuse position comme tout gouvernant qui a si durement gagné sa place et qui tient à la conserver contre vents et marées durant un minimum d'une dizaine d'années.

Les peuples, par l'intermédiaire d'Internet et d'une certaine presse n'arrêtent point de réclamer à cor et à cri des mesures pour réformer les établissements bancaires alors qu'il convient de reconnaître, nos plus grands experts ne cessant de le clamer,  qu'il est nécessaire de persister dans la voie tracée par nos glorieux ainés Ronald Reagan et Margaret Thatcher,  instigateurs géniaux de ce libéralisme qui a tant enrichi la planète,  cette petite crise ne devant surtout pas modifier le fondement de l'économie de marché auquel nous sommes tant attachés.

Que répondre à des demandes si pressantes ? L'argument imparable à ce genre d'exigence est le suivant : prétextez l'impossibilité de réformer en solitaire car si vous passiez outre, des structures entières, voire des pans de votre économie n'auraient de cesse de quitter un pays dont le gouvernement ingrat aurait eu le malheur de prendre de si funestes décisions ! Si chaque responsable de chaque Nation utilise le même argumentaire, vous obtiendrez la garantie d'une situation bloquée et donc calme pour un certain temps sans que votre responsabilité soit engagée.

Surtout n'hésitez jamais à incriminer et condamner vos pays frontaliers,  des territoires  antisociaux comme il va se soi, potentielles menaces, aux aguets, prêtes à recevoir en grande pompe les déserteurs de votre économie !

Utilisez le même argument pour l’Europe sociale, pour l’univers mondialisé des entreprises et des bas salaires !

fond44.jpg

Permettez moi enfin de citer l'exemple de Madame Christine Lagardepiètre ministre de l'économie en France s'il en est ; elle utilise depuis longtemps ma méthode, et  ce, malgré une méconnaissance  totale du monde de la finance ; je vous laisse admirer les résultats : elle est toujours vaillante , le sourire aux lèvres, fière de son "action", bien calée à son poste malgré des résultats abracadabrantesquement désastreux tels qu'aucun ministre n'avait jamais connus depuis 50 ans ! Ce qui représente une sacrée performance de sa part et prouve avant tout  l'efficacité de ma technique !

Certains gauchistes argueront, avec leur légendaire mauvaise foi,  qu'il faut alors négocier avec ses homologues pendant le G 20 afin de prendre des décisions politiques internationales collectives et concrètes.

Surtout, ne vous démontez pas ! Souvenez vous qu'en général, la Presse est de votre côté. Faites vous prendre en photo, de préférence en train de rire ou de sourire avec vos collègues du G 20, embrassez vous, déguisez vous, déclenchez des séances de fous rires, et terminez par un communiqué plein de bonnes intentions, évitez sourtout les dates et les délais, les projets concrets et lors de votre conférence de Presse soulignez avec gravité les gigantesques avancées de ce sommet historique dont vous avez été la cheville ouvrière ! Après vous disposerez de 6 mois supplémentaires de pause pour vous détendre et profiter de vos avantages...

Voilà, Mesdames et Messieurs, deux petits conseils qui vous donneront envie, du moins  je l'espère, d'en connaître davantage sur ma méthode pour rendre vos populations plus modelables et plus aptes à franchir les difficiles caps économiques qui nous attendent.

Permettez moi enfin d'adresser mes sincères félicitations à vos communicants qui parviennent à faire passer un médiocre pour un génie, un immobiliste bavard et agité pour un activiste forcené et une démocratie élective moderne pour un système politique où chaque citoyen pèse...

Daignez recevoir, Vos Majestés, Sires, Mesdames et Messieurs les Présidents et Premiers Ministres, de l'infâme vermisseau qui s'est permis de vous apostropher, sa dévotion déférente et éternelle.

 

L'inénarrable Cui cui fit l'oiseau, inéluctable conseil en communication, à n'en point douter.


vendredi, 31 juillet 2009

Témoignage d’un pakistanais en vacances près de la frontière afghane.

Ceci n’est pas du journalisme. Juste une conversation à bâton rompu avec un pote pakistanais qui revient de chez lui. Un simple témoignage. Je ne vois pas pourquoi Ali me raconterait des histoires…

 

Peshawar.jpg

Ali, n’est pas Pachtoun, il habite pourtant à côté de Peshawar. Il se méfie terriblement car en ce moment : l’anarchie règne dans cette région. Chaque citoyen pakistanais qui vient d’Europe est menacé d’enlèvement.  La raison : des demandes de rançons à la famille de l’otage. (de 3000 € à 15.000 €) selon la fortune estimée. La police est complètement dépassées par l'anarchie qui règne dans la région et l'armée a d'autres chats à fouetter. Là bas, la crise économique est à son apogée. Les produits invendus du voisin chinois et à priori destinés aux occidentaux inondent le marché pakistanais, notamment le textile, mettant en faillite des milliers d’artisans. La criminalité suit une courbe parallèle à celle du chômage.

Pour Ali, la vie en France est un paradis, même s’il travaille dur sur les marchés. Sa famille est à l’abri mais il n’ignore pas qu’il est source de convoitise et de jalousie au sein de la collectivité amicale et familiale de son pays d’origine. Souvent, les kidnappeurs sont des voisins car les rançons demandées sont calculées au plus juste des possibilités financières des familles…

Une branche de sa famille  est de nationalité afghane car la frontière est extrêmement poreuse vu que les populations, notamment les Pachtouns sont de la même origine ethnique.

FD1.JPGEn ce moment en Afghanistan, selon de nombreux témoignages, les Américains procèdent à la politique de la terre brûlée, bombardant à tout crin les villages supposés héberger des « talibans ». La cote des troupes de l’Otan au sein des populations afghanes et pakistanaises a terriblement baissé depuis quelques mois suite à ce surcroît offensif.

Obama qui bénéficiait d’un réel préjugé favorable est désormais disqualifié aux yeux de la population de cette région. Trop de civils subissent les contre-coups des violents bombardements et des offensives terrestres. Porter une barbe devient suspect.  Les troupes américaines exercent "leurs droits" de poursuite jusqu'à l'intérieur du Pakistan. Pour Ali, l’embourbement est quasiment certain, d’autant que les autorités pakistanaises ne sont ni claires ni très déterminées.

Les armes n’ont jamais autant circulé. Qui les fournit ?  Avec quel argent ? La frontière pakistano-afghane est devenue un lieu trouble, où on ne sait plus qui est qui. Le Pakistan ne tient plus que par la puissance de son armée et le jeu trouble de dirigeants politiques équivoques.

J’ai évoqué le poids du pouvoir de la religion musulmane que les journalistes occidentaux décrivent comme très lourd. Ali est musulman pratiquant sunnite modéré. Sa perception des gens que l’on nomme « talibans » en occident est totalement différente de celle que diffuse notre Presse c'est à dire des fous d’Allah fanatisés. Pour lui, les talibans sont certes croyants mais font surtout partie de  centaines de clans guerriers dirigés par des chefs. La guerre est inscrite depuis toujours dans la mentalité afghane, c’est presque devenu un jeu, d'autant que des étrangers occupent leur pays.

Certains talibans ne sont que des bandits de grands chemins. Les journalistes occidentaux, presque tous "embedded" et ignorant la langue et les usages ont du mal à discerner les différences entre les combattants. Mettre tous les talibans dans le même sac religieux est à la fois commode pour les états majors et simplificateur pour justifier médiatiquement la guerre d'Afghanistan.

afgangirl.jpegEnfin notre ami, qui est un homme très fin d’une cinquantaine d’année, analyse la situation dans son pays d’une drôle de manière. Pour lui, cette région du monde, sa patrie, est à cause de sa position stratégique essentielle, l’enjeu de puissance sombres et troubles qui manipulent sans vergogne les  citoyens de ces pays si pauvres.

Selon lui, les sommes dépensées pour la guerre dans cette région sont considérables et son peuple est manœuvré comme une marionnette par des tyrans retors issus de pays très riches mais peu puissants mais aussi par de grandes nations qui se font la guerre par pauvres gens interposés ,  tous les commanditaires étant dotés d’une puissance financière abyssale.

L'Arabie Saoudite, l'Iran, les USA, L'Europe comme supplétif des Américains, la Russie, la Grande Bretagne et la Chine se disputant l'hégémonie d'une partie stratégique du sous-continent indien notamment en approvisionnement pétrolier...

Amis du Village, j'espère ne pas vous avoir trop ennuyé mais j'aime tellement écouter les autres et partager...

Loin de nous, la prétention de détenir la vérité sur des situations si complexes. Tout au plus, Ali a t-il ajouté un modeste élément supplémentaire à l'édifice afin d'essayer de comprendre un tant soit peu les tenants et aboutissants d'un conflit qui, fatalement, finira mal.

À après.

 

Cui cui l'oiseau interlope.

mercredi, 17 juin 2009

S.O.S : twitt again in Tehran.

"Diantre ! Encore un billet sur Twitter, il nous emmerde ce Cui cui !"  diront à juste titre, certains mal embouchés ! Ils auront raison !

Mais, mes chers amis, j'ai pris cette fois un ton un peu plus grinçant et humoristique conformément à la tradition de la maison... Et puis, ici, blog d'intellectuels littéraires férus de philosophie, où manipuler le mulot  et appuyer sur une touche  constitue déjà une performance exceptionnelle [je plaisante, hein ?], il s'en trouve probablement plus d'un qui ignore la signification de ce mot barbare issu du gazouillis du moineau.


Tchad.jpg

Savez vous qu’on assiste en ce moment à une petite révolution médiatique ? Twitter, un service internet à la mode accessible à tous, semble remplacer, grâce aux informations collectées par de simples témoins, la presse internationale  qui se trouve dans l’impossibilité de faire son boulot du fait de l’énorme censure du gouvernement Iranien à l'encontre des agences et les journalistes occidentaux. En effet, les seules rares nouvelles des émeutes et manifestations : témoignages, photos et vidéos qui parviennent à franchir le seuil d’un pays renfermé sur lui-même, sont véhiculées grâce à Internet (dont twitter et flickr).

Ces informations sont souvent envoyées par des particuliers ou des manifestants qui cherchent à diffuser dans le monde entier le témoignage  de leurs luttes, ainsi que la mobilisation qu’elles suscitent.

Toutefois, il convient de rester prudent. En parcourant certains sites, on s’aperçoit qu’il s’agit fréquemment de blogs créés par la diaspora iranienne des USA ou d’Europe pas forcément mieux informée que chacun d’entre nous. Elle ne fait que reprendre des photos de presse, de blogs divers et de flickr. Cette diaspora est pro-occidentale et plutôt partisane des héritiers de l’ancien Shah d’Iran.

 

K.jpg

 

Mais Twitter est également la proie des manipulations dues à l'absence de sources patentes et sûres : rien n’empêche  les services de propagande des états d’envoyer des fausses nouvelles ou des infos falsifiées.

Puis, comble du comble, des agrégateurs professionnels qui reprennent ce qui a été déjà écrit selon leur propre sélection. C’est un peu le système de l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours : du coup on ne sait plus  ni où est l’ours ni combien ils sont !

Finalement, grâce à Twitter, on obtient des renseignements non vérifiables mais des informations tout de même ;  à chacun de recouper les faits et de jouer au petit détective, le reste n’étant qu’une question d’intuition. Il semblerait même qu'en se positionnant à Téhéran en Iran, on brouille complètement les services de répression iraniens.

Bon. Vous me direz que rien ne vaut la bonne vieille presse de papa Prouvost (ancien propriétaire du Figaro de 1950 à 1975).

Certes. Mais faute de grives, contentons nous de merles !

tête de mort.JPGBref, en tout cas, plusieurs observations paraissent s’imposer à notre réflexion.

1) Si Internet permet de faire connaître à travers le monde son combat et ses revendications, il ne remplace en aucun cas le recours à des manifestations physiques et des luttes sur le terrain. Il n’existe hélas pas encore de cyber-robots pour combattre les oligarchies et les tyrannies…

2) Chacun peut devenir  l’informateur important d’une situation historiquement essentielle. Seule manque la crédibilité, mais entre nous, le journalisme embedded ou partisan est il, lui aussi, le garant d’une information fiable ? Sûrement pas !

3) Le téléphone portable et Internet sont devenus des médias incontournables sur lesquels  les pouvoirs  ont du mal  à exercer un contrôle radical. On sait qu'en cas d'insurrection ou de désordres graves, les États ont d’ores et déjà prévu  une mainmise complète ou un arrêt total sur les communications mais l'inconvénient immédiat sera la paralysie totale du pays.

4) En France, la mise en chantier de la loi Loopsi, qui sous couvert de lutte contre le terrorisme ou la criminalité, éternel refrain de ceux qui souhaitent nous mettre au pas, risque non seulement de restreindre à priori nos libertés, en plus,  prépare le terrain à une reprise en main vigoureuse en cas de troubles mais surtout vise à empêcher toute organisation d'une contestation future.

Voilà les amis, quelques considérations émanant d'un citoyen ordinaire fort peu sérieux qui essaie de s'adapter à une société technique de plus en plus complexe, qui, sous un double visage, telle la reproduction que j'ai collée plus haut, présente selon l'angle duquel on l'observe, à la fois un énorme danger pour nos libertés mais aussi qu'un bel outil et un immense espoir pour vaincre l'oppression !

On peut toujours rêver.

À après !

 

Tweety tweety said the bird, non influent winged creature.

mercredi, 03 juin 2009

Pirates, émigrants ou victimes ?

Il y a peu, je suis tombé sur un reportage concernant les pirates somaliens pourchassés par toutes les marines du monde. Ces flibustiers attaquent des navires civils, tankers, porte-containers ; et même des plaisanciers pour prendre en otage les équipages et demander une rançon. J’ai effectué des recherches et je suis tombé sur ce remarquable article (une traduction) expliquant les raisons supposées de cette nouvelle forme de piraterie désespérée.
AFP_081030somalie-pirates_8.jpeg
Et je me suis souvenu.

Il y a longtemps ; assez pour prendre du recul, pas suffisamment pour oublier.

En garnison à Djibouti comme 2ème classe, à 25 kms de la Somalie au camp Letellier, sans cesse en prison militaire pour indiscipline caractérisée, ma tâche consistait à vider les poubelles du régiment et à convoyer un camion benne jusqu’à la décharge située à l’extérieur de la ville. Nous pataugions jusqu’aux chevilles dans des résidus poisseux et décomposés dont vous imaginez l’odeur sous les températures et l’humidité de l’air les plus extrêmes. Un des climats les plus épouvantables du monde.

Mais, amis, le pire est à venir…

Lorsque nous arrivions à la décharge, les odeurs pestilentielles et une puanteur immonde vous prenaient à la gorge, des nuées de gosses dépenaillés, faméliques , les jambes maigres, les genoux proéminents grimpaient sur le camion en riant avec des régiments de mouches agglutinées sur la peau toujours en sueur, il fallait boire plus de cinq litres d'eau saumâtre par jour pour survivre...Les gamins commençaient à trier les déchets car leurs seuls ressources alimentaires provenaient de nos restes putréfiés.

Ils étaient joyeux… Toujours de bonne humeur, rieurs, plaisantins et chaleureux. Si bien que nous oubliions systématiquement le pathétique de la situation et de rigoler et de déconner avec ces enfants. L’un ,Idriss, un gamin de 12-13 ans avec qui j’avais sympathisé à force de le croiser, se mettait à genou dans les excréments, triant avec méticulosité pour trouver quelques reliefs comestibles. Les mouches se collaient toujours par amas sur les commissures de ses lèvres et de ses yeux ainsi que sur quelques estafilades purulentes. Des centaines de gens vivaient ici dans des conditions infernales au cœur de cette décharge dans des circonstances qu'on n'imagine pas dans nos contrée. Quoique...

Un jour, je ne vis pas Idriss, je lui avais amené quelques  boîtes de sardines que j’avais chapardées au mess des officiers. Je ne sus jamais s’il était parti chez lui en Somalie ou s’il était mort, emporté par la tuberculose qui faisait des ravages à cette époque.

Amis, je n’ai pas décrit cette situation pour excuser les exactions des pirates somaliens et omettre la douleur des familles des otages auquel je compatis, mais il est certain que devant la misère qu’on côtoie dans cette région du monde , et si par extraordinaire, vous vous trouviez devant ce choix barbare de crever de faim ou de vous livrer à des violences pour survivre, vous, votre famille et même votre communauté, ou de tenter votre chance dans un pays occidental, quitte à être traité comme un chien ou expulsé, je ne sais quelle voie vous choisiriez.

Moi je le sais.

 

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Villageois(es), peut être vous parlerais-je un jour des rencontres qu'on peut faire dans ce désert volcanique inhumain, où les pierres et le soleil semblent vibrer de concert, endroit mythique et effrayant proche d'un des berceaux de l'humanité (Lucy, une de nos ancêtres est issue d'une région située à quelques centaine de kilomètres), mais en attendant,  je vous place en lien l’UNICEF qui fait un travail formidable sur le terrain et qui mérite notre confiance. Notre générosité me paraît aller de soi dans un monde ou les valeurs du fric, du profit et de la cupidité, véhiculées par des politiques et des médias pitoyables et indignes  n’en finissent pas de nous ronger la moelle.

Salut à tous, oubliez moi, pensez à Idriss qui hante mes cauchemars et à tous les êtres humains qui, scandaleusement, crèvent encore de faim à notre époque sous les regards indifférents ou intéressés  de  spéculateurs, financiers, dirigeants d'entreprises multinationales, sportifs millionnaires, vedettes de cinéma, stars du show bizz ou oligarques sordides, pressés d'acquérir une image gratifiante et estimable à bon compte auprès des foules subjuguées par leur pseudo bonté. Surtout lorsque l'ultime but de leur sinistre et médiocre existence, consiste à rechercher les meilleurs paradis fiscaux pour éviter de partager et de s'y réfugier comme dans une  confortable coquille d'égoïsme.

Ah ! Comme l'avidité sans fin de ces individus dans la course au luxe et à la futilité, louée et vantée par des médias et des politiques dévoués et sans scrupules, devant un public demandeur et connement admiratif, nous semble si dérisoire !

Comment, ceux qui possèdent tant, pourraient ils croiser le regard de leurs semblables qui n'ont même plus la force de hurler leur misère, faute d'être nés dans une région dénuée de tout ?

Arf ! Je ne sais plus que dire...

Votez bien et à après !

La 2ème photo, particulièrement poignante, est de Kevin Carter et date de 1994.

Cui cui l’oiseau, anonyme et humble mouche du coche.

lundi, 27 avril 2009

Les dessous des élections européennes ou comment prendre les Français pour les dindons de la farce.

 

 

europe1.jpg

Ce scrutin pour le renouvellement des députés européens du 7 juin 2009 ne soulève pas l'enthousiasme des foules : c'est bien le moins qu'on puisse dire !

Peut être serait il judicieux de comprendre pourquoi ? Je vais me livrer à une énumération non exhaustive de ces raisons, qui vaut ce qu'elle vaut mais je tiens à préciser à tous nos lecteurs que je ne possède ni l'objectivité exemplaire de Monsieur Quatremer, militant fanatisé journaliste spécialiste de l'Europe, sur Libération, chantre de l'Europe élitiste et oligarque néolibérale bushiste actuelle, ni les compétences extraordinaires de Madame Rachida Dati, 2ème tête de liste de l'UMP et experte de renommée mondiale.

- 1 ère raison

55% des électeurs français, c'est à dire ceux qui ont voté contre le projet de Constitution du traité européen ont encore mal au cul : la sodomie qu'a subie la volonté populaire lors du viol légal entrepris par le Parlement a laissé de profondes cicatrices chez chaque électeur de droite comme de gauche. Et si nous n'avons pas eu droit à une cellule de soutien psychologique, je dois vous avouer que le choc que j'ai observé à travers toutes mes discussions, lectures de blogs et presse a montré un traumatisme considérable dans l'opinion : chacun a compris que la pseudo démocratie qu'on nous vante sur tous les médias dans notre pays n'était qu'une grosse farce dont nous étions les dindons !

D'autant que les deux principaux partis que nous appellerons l'UMPS, unis dans les distributions de bonnes places particulièrement juteuses à Bruxelles pour leurs cadres inemployés, se partagent la même représentation élitiste d'une structure européenne cadenassée sur les dogmes du libéralisme économique et basée sur une conception essentiellement marchande d'une médiocrité alarmante. Ces partis ne sont que les croupions des intérêts des lobbies et autre clique oligarchique politico économique, qui, sous le prétexte de l'union européenne ne cherchent en vérité qu'à sauvegarder leurs avantages fructueux et  leurs intérêts idéologiques et stratégiques pour une vision soit-disant destinée à développer l'Europe à long terme, futur que les peuples si stupides sont évidemment incapable d'entrevoir.

Alors à quoi bon voter pour des gens qui se moquent éperdument de l'intérêt du peuple ?

- 2 ème raison

L'UMP possède un fond de commerce électoral, qu'il lui faut absolument préserver, indéfectiblement attaché à son Chef béni : les petits vieux. Nombreux, craintif, sensible à l'insécurité, terrorisé par le brassage ethnique, persuadé d'avoir été des travailleurs exemplaires, figé par une représentation enjolivée de ce qu'ils étaient dans leur jeunesse, cet électorat (65 % des + de 60 ans votent pour la droite parlementaire) représente  une partie de plus en plus importante et mobilisée du soutien à l'UMP.

C'est pour cette raison que le parti majoritaire a besoin d'une abstention massive des jeunes et des actifs grâce à une campagne molle pour que leur électorat âgé soit sur-représenté. Il apparait indéniable qu'une participation autour de 50 % amènera indiscutablement le triomphe de l'UMP et ses alliés au lendemain des élections...

- 3 ème raison

Les socialistes ne représentent plus dans l'échiquier politique, surtout au niveau européen, une force fiable de propositions réelles d'opposition au sytème actuel puisque la différence de progamme et de comportement vis à vis de l'Europe entre l'UMP et le PS est infime aux yeux de tous les observateurs. Alors pour un électeur PS qui a voté non au référendum, pourquoi voter pour un député qui ne le représentera pas ?

- 4ème raison

Les Français ont compris qu'un vote pour l'Europe ne changera rien au déroulement actuel de leur vie économique et sociale même si 75 % des lois et règlements sont issus de Bruxelles.

 

 

sarkozy-merkel.jpg

 

- 5 ème raison

Les petits partis, NPA, Parti de gauche de Mélenchon allié au PC, écologistes sont les inconnus de ce scrutin et pour beaucoup l'espoir de détricoter l'hypothèse UMPS qui étouffe notre pays depuis trop longtemps. Ils pourraient dépasser le score du PS à eux trois et mettre les caciques du PS dans une situation inextricable. Mais là encore, tout dépend de leurs capacités à mobiliser...

- 6 ème raison

Le FN représente un danger pour l'UMP, Marine Le Pen se radicalise et les chiffres montrent que ce parti commence à entamer une remontée assez spectaculaire : d'où les discours ultra sécuritaires du chef de l'état... Mais ce n'est pas cette peur qui fera battre le rappel des électeurs !

- 7ème et dernière raison

En général il fait beau et chaud en juin, les jours sont longs, les parfums des fleurs explosent, la langueur des courtes nuits fait battre les coeurs et les fruits couvrent la table. Les longues randonnées pédestres ou cyclistes, les pique niques en famille ou à deux, la douce torpeur d'une sieste sur l'herbe...Tout pour nous éloigner d'Internet et de la politique, ami(e)s villageois(es), n'est ce pas une raison suffisante ?

A après.

Cui cui, l'anar gothique ou l'anar chronique...


 
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