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vendredi, 14 novembre 2008

La gauche assassinée : "LE PS MA TUER"

Rapport de police officieux rédigé par l'officier principal  Lebaveur sur les lieux du crime situés à Reims (Haute Marne) :

 

Lorsque j'ai pénétré sur les lieux du crime, j'ai été frappé par un spectacle insoutenable : des taches de sang maculaient le théâtre des évènements et l'odeur douceâtre du sang flottait dans un air lourd à peine zébré par quelques mouches vertes...

La victime, une jeune femme que je n'ai pas identifiée mais dont l'allure me rappellait quelqu'un, gisait sur le sol, défigurée, un oeil sortant de l'orbite gauche, la langue coupée en pointe et le nez tranché de telle sorte qu'il ressemblait à un groin...

Une fourchette et un couteau de cuisine traînaient à côté du cadavre. En fouillant les poches de la dépouille dont on avait tailladé les mains, j'ai relevé le nom de la victime sur les papiers d'identité qu'elle possédait encore. Il s'agissait de Madame La GAUCHE, agée de 30 ans... Il semble qu'elle ait affreusement souffert vu les multiples contusions et ecchymoses constatées sur son corps, on peut même en conclure qu'elle fut torturée depuis et pendant un certain laps de temps lorsqu'on observe ses multiples cicatrices.

D'après mes premières observations, la sauvagerie de cet assassinat tendrait à prouver qu'il pourrait s'agir d'un meurtre rituel pratiqué en groupe et réalisé dans un état second de démence par des sadiques particulièrement paranoïaques et égocentriques. L'hypothèse d'un crime sectaire n'étant pas à éliminer...

Après quelques minutes mon attention fut attirée par quelques vagissements. Derrière un fauteuil je découvris deux nourrissons assez bizarres : un livret de famille placé entre la peau et la couche de chacun.

Le premier bébé du nom de LA GAUCHE, prénom Social Démocrate, doté de trois petits yeux de différentes couleurs, portait un petit bracelet sur lequel étaient gravés les prénoms de Bertrand, Martine et Ségolène. En otant sa couche je m'aperçus avec surprise qu'il était à la fois garçon et fille, qu'il possédait trois bras droits et un seul bras gauche atrophié...

Le second enfant, très chétif, s'appelait quant à lui, LA GAUCHE Parti de gauche. Son bracelet portait le prénom de Jean-Luc. Il semblait si maigre qu'il tenait entre mon pouce et mon index... Je pense qu'il aura beaucoup de mal à survivre.

J'ai pris quelques clichés de la scène du massacre que je joins à mon présent rapport, notamment un texte qui ressemblait étrangement à une ancienne affaire criminelle : la victime, dans son agonie ayant eu le temps d'écrire sur le bas d'une porte, avec son sang quelques mots désignant peut être son ou ses assassins. Je laisse le soin à ma hiérarchie d'en tirer les conclusions adéquates...

Une enquête particulièrement fouillée faisant appel à la police scientifique me parait toutefois nécessaire vu le manque d'indices...

Voici la photographie d'une des scènes du crime et du dernier texte de  Madame LA GAUCHE, morte dans des circonstances tragiques...

 

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Jules LEBAVEUR, officier de police.

NB : un grand merci à Madame Buitoni pour ses excellents produits maquillants ainsi qu'à Monsieur Ajax pour l'efficacité de sa lotion.

Cui cui, scénariste débutant de films d'horreurs et de courts métrages pornographiques...

 

vendredi, 24 octobre 2008

PRECAUTIONS UTILES AVANT LA BAISE

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J'introduis la baise qui suit de précautions...

Je déteste les amalgames, les généralités, les stigmatisations.

Donc ici il n'en sera pas question.

Il y a un "mais".

Dans la vie de tous les jours, nous pouvons être confrontés à ces humains là. Ils existent en vrai.

Dans ces mêmes corporations, nous savons certains incapables de ce type de comportements.

Je ne montre pas du doigt une profession, je crie mon dégoût contre des attitudes intolérables.

La scène à laquelle j'ai assisté aurait pu finir par un décès, une paralysie, une vie escamotée.

Heureusement, la victime s'en est tirée avec quelques blessures superficielles.

Avant de raconter cette scène ordinaire, j'ai une pensée pour les victimes de Montfermeil.

Me voilà dans la rue, hébétée, je reviens de la morgue. J'ai perdu un être cher. Entre chagrin et sentiment d'injustice.

Un croisement de rues, une voiture banale grille un feu rouge à vive allure.

Elle embarque un scooter qui passait au feu vert.

Le type est projeté en l'air sur dix mètres, rebondit sur le pare-brise. L'impact de son corps dessine immédiatement une toile d'araignée. L'homme retombe lourdement au sol.

La voiture a freiné brutalement.

Le passager de la voiture en descend. Le conducteur du scooter s'était relevé, il est blême.

"Ca va !  vous n'avez rien !". (Le ton est important, je traduis : "pas la peine de t'énerver")

Je crie : "Non mais attendez, je rêve, ne vous excusez pas, vous ne lui demandez même pas s'il est blessé".

Le passager du bolide se reprend et dit "Allez-vous asseoir".

Très vite, la conductrice dangereuse descend et s'engouffre côté passager, lui (l'ex passager) prend le volant et gare la voiture un peu plus loin sur le côté.

D'autres personnes sur place et moi-même (ma voix porte) lui lançons que nous savons qu'il n'était pas au volant. Il sort, me jette un regard agacé, je me porte témoin du conducteur du deux roues. Nous faisons remarquer à l'automobiliste faucheur le défaut de triangle pour prévenir les autres de l'endroit où le scooter est couché. (obligatoire depuis le 1er octobre (sic).)

Les pompiers écoutent quelques explications sommaires et soignent la victime sur place dans leur camion.

La femme (culbuteuse) n'est pas sortie de la voiture pour s'enquérir de quoique ce soit, je la pense prostrée. Le passager quant à lui explique aux pompiers les circonstances de l'accident.

Une voiture de gendarmerie arrive sur les lieux. Je suis interloquée (pas habituée à les voir intervenir en plein Paris).

Un homme en treillis en descend. Il s'approche de la voiture, la conductrice est descendue. Il lui serre la main et discute avec elle.

Jusque là, personne, ni l'homme au treillis, ni la femme (qui restera définitivement à côté de la voiture ou dedans) ne sont allés voir la victime.

Le treillis-man ira tout de même saluer son collégue (le passager).

J'avais raté l'essentiel.

Un type en costume sombre et chemise blanche (le super mega responsable des gendarmes) en pleine discussion sur l'accident avec la conductrice.

Il demande à parler à la victime ...

Le blessé vient vers moi et demande mon témoignage car un policier est arrivé sur place. Le costumé (Hyper boss des gendarmes) est énervé de voir que j'interviens comme témoin. Il est arrogant.

Le ton monte, nous lui rappelons que la victime a eu de la chance. Que nous attendons l'exemplarité, qu'il n'ont pas de triangle (et toc) ... Que si un enfant avait traversé à ce moment ... Le gendarme en costard (à hautes responsabilités) n'a aucun argument et s'énerve en disant "c'est mon numéro deux, nous avons des responsabilités, vous ne savez pas ce que c'est ...." - Je continue "Et que sa "deuxième" n'a pas daigné sortir pour s'excuser ou simplement demander au voltigeur s'il allait bien". Le policier le sort de son marasme, en menaçant de faire circuler tout le monde. Une voix insolente s'élève du groupe des témoins : "Taisez-vous, ne contrariez pas les forces de l'ordre, c'est de l'interne, ils vont s'arranger entre eux, si vous continuez vous allez vous prendre un coup de Taser".

L'agent de police a noté sur un bloc ordinaire.

J'ai eu comme l'impression de faire partie d'une mise en scène (un navet of course).

J'ai donné mes coordonnées au blessé.

J'espère qu'il va m'appeler ...

Pour la compréhension du dialogue : *Je dis nous, parfois, car j'étais accompagnée d'un membre de ma famille et que les propos étaient les nôtres ....

La loi, la tolérance zéro ...

 

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Agathe

 

 

mercredi, 03 septembre 2008

Des Vagues vagues ...

 
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La vitesse excessive : une des armes de destruction massive des droits élémentaires.
 
Ainsi, le cadeau fiscal a été promulgué en laissant la plupart des citoyens hébétés ...
 
Ce rythme a permis d'embrayer et de défoncer à tombeau ouvert les portes. Un passage à double battants.
Une précision d'orfèvre, la suite, toujours allegro ...
La maîtrise des risques.
Les mouvements de grève ont été anticipés, les déchaînement éventuels parfaitement calculés et contrôlés. Une analyse (évidente) des différentes réactions post-élections a suffi à faire plancher très vite le gouvernement sur le sujet. La batterie de réformes a imposé le service minimum pour les services publics les plus perturbateurs. L'Etat a déclenché  la paralysie la plus efficace. 
Le pire s'est succédé dans un silence de plomb.
Mais, revenons à nos moutons.
Les grèves. 
Invisibles a persiflé le président.
La croissance n'est pas au rendez-vous, la paupérisation "en plein essor".
Les suspensions de salaire expliquent sans doute, en partie, la difficulté à se solidariser. Les élections législatives ont apporté un léger revirement.
La route est traçée, les virages négociés.
Une grève des postiers est prévue bientôt.
Le silence est inquiétant.
C'est le vague ...
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Agathe

samedi, 30 août 2008

LE POLAR DU PAUVRE


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Message à l'attention des lecteurs, ce billet est une fiction. Les âmes sensibles peuvent être rapidement écoeurées. Les scènes jugées violentes sont atrocement sincères.



J'avais décidé d'abattre un des grands patrons du discount, super discount, super mega discount. Les prix ? Calculé au plus juste, rafler la minable mise.

Les produits ?

De la sous-merde pour empoisonner "de bon coeur". Après tout, l'idée était belle. "Permettre aux pauvres d'avoir l'illusion de se nourrir".
C'est une des des idées les plus pourries et les plus révoltantes de notre siècle.

La part de marché des pauvres.

Nous étions une organisation ""désorganisée". Pas de chefs, chaque membre décidait de ses actions, de sa cible.
La seule contrepartie exigée était d'informer sur la personne visée pour éviter le gaspillage de munitions.

Repérage des issues de l'hôtel Lutetia, une cohorte d'individus guettaient la sortie des poubelles. Les rues étaient envahies d'errants, de corps emmitouflés couchés à même le pavé. Des enfants sales analysaient des déchets.

Mon arme était chargée, à portée de main dans mon sac vide. J'avais exhumé une tenue élégante de mon ancienne vie. Je faisais encore illusion.

L'assistante du boss au ton sirupeux n'avait pas douté du sérieux de ma proposition, j'avais proposé l'affaire du siècle, des tonnes de boîtes de conserves quelques heures avant l'avarie.

Le rendez-vous m'avait été confirmé dans l'heure. Je me rendais dans les salons de cet hôtel pour un petit déjeuner. Beethoven était avachi dans un fauteuil moelleux. Sa coupe de cheveux était semblable à celle du dernier porte-parole du gouvernement victime de l'organisation.

J'ai fait mine de sortir mes papiers de mon cartable, j'ai tiré à bout portant une vingtaine de chamallows bas de gamme, comme toutes les victimes, il a ouvert la bouche sous l'effet de la surprise et a commencé à étouffer ....


Puis mon arme s'est enrayée, saleté de quincaillerie achetée dans un discount .....

 

... BIG NICE PRICE.

 

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Agathe

mercredi, 30 juillet 2008

Les boutades de Madame Boutin.

Rappelez vous ce billet sur l'ancien DEL

Il date du 23 novembre 2007 sur une mesure prise en 2005… Visez les résultats 2 ans après ! Et je ne parle même pas du bilan au jour d’aujourd’hui ! Il serait pathétique…

Devinez la surprise que notre petite dame patronnesse des paroisses catholiques, Christine Boutin nous réserve ? La même en couleurs !

Si ce n’est pas se moquer du peuple, une telle attitude, alors j’en perds le peu de latin qu’il me reste du lycée !

1155916546.jpgFigurez vous que Mme Boutin, notre égérie démocrate (très) chrétienne vient de pondre un projet de Loi destiné selon ses dires à favoriser l’accession au logement aux plus défavorisés…

Il s'articulera autour de quatre priorités: construire plus de logements, favoriser l'accession des plus modestes à la propriété (vieil air connu et éculé…), permettre l'accès du parc HLM à plus de gens modestes (la moindre des choses), et lutter contre l'habitat indigne (y a du boulot).

Et de déclarer comme une fière à bras, les mains sur les hanches, jouant la matamore de foire ou la pseudo passionnaria d'Aubervilliers à l'air bravache : "Ca va bousculer certains, ça va faire tomber des tabous" et "ça va aussi permettre à tous les Français d'être logés".

Waaaaaahhhhhhhooooouuuuuuuuuu ! Rien que ça !

Ben voyons ! Vous pensez bien : M. Fromantin, maire de Neuilly, doit trembler comme une feuille ! Quant aux malheureux sans logis ou mal logés ? Ils chantaient ? Et bien ils vont pouvoir danser maintenant !

Mais trois fois hélas ! Les "Tartarin" gouvernementaux, on connaît ! Rappelez vous Jean-Louis Borloo ! On croyait avoir vu le pire mais comme d’habitude, je crains que dans la rubrique " démagogue ", il soit en passe d’être largement doublé…

Comme la droite parlementaire n'élabore jamais une loi sans perdre de vue sa clientèle de fortunés et d’élus de villes chics, elle a utilisé un subterfuge de vieux renard : vous savez que chaque ville était censée construire 20 % de logement sociaux . Si elle n’atteignaient pas ce quota, elles devaient payer à l’État une pénalité (la loi SRU), évidemment, vous aurez noté que des villes comme Neuilly sur Seine ou Saint Maur, par exemple ne respectaient pas ce seuil, préférant payer qu’introduire trop de pauvres dans leur commune ; or notre héroïne de bénitier, largement  plus politicarde que l’image sociale et humaniste qu’elle cherche à faire passer, maline comme un singe, a donc inclus dans les 20 % de logements sociaux obligatoires une dose variable selon le propre choix du maire pour des logements d’accession à la propriété (les fameux appartements à 15 € par jour soit 450 € par mois) !

2071423323.jpegDites ! Dans ce cas, le niveau de pauvreté risque d’être fortement, relevé à la hausse ? Non ? Vous me suivez ? Serais je désormais considéré comme pauvre ?

Avantage pour les élus de ces villes bourgeoises : les 450 € de crédit mensuel par mois sont illusoires avec les assurances et tous les suppléments obligatoires, évidemment. ; on atteindra plus sûrement les 600 à 700 € mensuels et comme le montant des crédits ne devra pas dépasser 30 % du revenu mensuel pour être sans danger, cela nous ramène à un salaire exigé pour ces " pauvres en accession à la propriété " de 1800 à 2000 € / mois minimum !

Vous en connaissez beaucoup de vraiment pauvres avec ce salaire, vous ? Moi, qui côtoie les banlieues du 9-3 : très peu. Sinon aucun…

Question d'un naïf : ne croyez vous point que les communes incriminées comme Neuilly vont plutôt investir dans ce type d’habitat, qui va amener davantage de citoyens issus des classes moyennes que dans les HLM qui drainent des populations peu maîtrisables, pour atteindre leurs 20 % ?

Ne répondez pas tous à la fois !

Adieux HLM et autres habitations sociales qui incommodent tant nos petits bourgeois ! Les villes chics resteront chics, le brassage social restera une duperie, et la poudre aux yeux qu’on veut nous vendre, soit disant pour aider nos concitoyens les plus démunis, n'apparaitra  alors que comme une grossière et illusoire tromperie.

Toute ces réformes promises à grands renforts de sonneries de trompettes tonitruantes comme celles annoncées auparavant à longs coups de tambours de la part de M. 1839764228.jpgBorloo, ancien Ministre délégué à la ville et à la rénovation urbaine resteront probablement lettre morte ! Comme d’habitude.

Encore et toujours de la communication…

Ne vous leurrez pas, les plus pauvres ne sont pas prêts de sortir de leurs misérables ghettos et le communautarisme qui arrange finalement tout le monde peut prospérer ! C’est moi qui vous le dit !

CQFD. Ce qu’il fallait démontrer. Puisque même le Front National est satisfait...

Bougre ! Boutons donc dehors les boutades de Mme Boutin, boute en train d’un gouvernement à bout de souffle : les Français bouillent de colère et sont à bout de nerfs… Sauf, bien entendu, ceux qui broutent comme des bouquetins brouillons les paroles de Mme Boutin.

Celle ou celui qui aura articulé cette phrase d'un trait sans bégayer aura gagné un abonnement gratuit à 20 Minutes pour la durée de son choix.

La générosité du Village des NRV est légendaire ! Et terriblement justifiée, n'est ce pas ?

Bonnes vacances à ceux qui partent et bon courage à ceux qui restent.

To be continued !

Cui Cui. L’oiseau à qui on ne la fait pas…

 
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