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lundi, 13 juillet 2009

égare - avoue

 

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- Misère ! ça n'arrive qu'à moi ! j'ai perdu mon vélo ! Enfin... "perdu", c'est vite dit ! Je ne la jouerais pas non plus "théorie du complot", mais il y a comme une étrange coïncidence. D'abord, disons que "je ne retrouve plus mon vélo là où je l'attache habituellement". Dans un cas comme celui-là, on a bien sûr un léger doute... qui s'accentue à force de vérification ! L'ai-je attaché ailleurs ? Où ça ? Y a-t-il encore d'autres endroits ? Mais qui a bien pu vouloir me le piquer ? Je délire, ou bien ?!!! Euh... la coïncidence ? Eh bien, c'est, comme par hasard, au moment où, de mon côté, je trouve... des Vélibs !

Oui, il y a dans Paris, des Vélibs qui traînent : souvent, en mauvais état, et parfois, ils sont encore utilisables. Alors, quand on peut, pourquoi se priver ?! La première fois, c'était mardi, il y a dix jours. Il était environ onze heures du matin. Je partais faire mes courses. A pieds. Ben oui ! Avec la chaleur, je n'avais pas pris le temps de réparer le pneu crevé de mon vélo. Sur le chemin, j'avais remarqué un Vélib' jouxtant un poteau de signalisation, qui n'y était pas attaché ! Le câble anti-vol était bien dans le verrou, mais le Vélib' n'était attaché à aucun support fixe. J'en avais déduit qu'il y avait un truc louche. Et, comme je n'avais jamais eu l'occasion d'essayer cette nouveauté, j'en ai profité. J'ai donc défait la double béquille sur laquelle il reposait, et l'ai enfourché. En plus, nouveau coup de bol, la selle était réglée à la bonne hauteur !

Sur le coup, embarquer un vélo qui avait été probablement acquis de manière douteuse, n'avait produit en moi aucun sentiment de culpabilité. Bien au contraire ! J'avais repris ma route habituelle, puis arrivé au marché, j'ai attaché l'engin, et fait mes emplettes. Comme il était relativement tôt, j'avais décidé alors d'aller traîner dans le centre de Paris. A destination, j'ai attaché à nouveau le vélo. Premières impressions : pas particulièrement maniable, ni vraiment confortable, ni rapide, et surtout assez lourd ; l'ensemble me paraîssait cependant correct pour un usage ponctuel. Et puis, gratos - je veux dire entièrement gratos -, j'aurais été gonflé de me plaindre ! Bien que les pneus l'étaient assez mal :-]

Le plus amusant dans tout ça, c'était que si, par hasard, quelqu'un d'autre le "trouvait" et se l'était approprié, je m'en serais battu les flancs ! Vraiment. Même dans le cas où j'eus prévu un itinéraire précis, un rendez-vous à ne rater sous aucun prétexte. Disons que j'adaptais mon emploi du temps, en fonction de cette éventualité. Je m'étais même habitué à m'attendre à ne plus le retrouver !

Ce qui arriva. La chance ayant été de courte durée. En effet, quelques jours après, jeudi de la semaine dernière, en sortant d'une séance de cinéma, je n'ai plus retrouvé le Vélib' où je l'avais soigneusement attaché : quelque passant un peu fouineur, sans doute. Bien que, paraît-il, tous les Vélibs sont munis d'une puce GPS... J'avais donc dû finir ma journée sans ; mais comme je devais rester dans le coin pour un autre film, c'était sans importance.

Pourtant le lendemain, avec un proche, on avait prévu de voir "Megan Fox", euh... "Transformers 2". Du coup, j'avais dû y aller avec mon propre vélo, que j'avais réparé entretemps, n'est-ce pas ?! Manque de pot : la salle avait déprogrammé le film, sans prévenir. Un peu cavalièrement, soit dit en passant. Sans que cette annonce ne nous perturbe réellement, nous décidons de nous rendre dans un autre quartier, où nous sommes sûrs que le film passera encore. Comme il était le seul au courant du "gag", je lui explique ce qui m'était arrivé la veille ; que c'était fini pour le Vélib'... "à l'oeil". Pour lui, il n'y avait plus qu'à nous y rendre à pieds, ou en métro. Mais, il y avait un nouveau gag : j'avais, quinze minutes plus tôt, repéré une fois encore un autre Vélib "abandonné" ! Je le lui ai montré. Et après avoir manifesté son vif étonnement, il l'a joyeusement... "emprunté", et nous nous sommes rendus dans le quartier convenu. Depuis, j'attache l'engin... avec une chaîne anti-vol !

Et si je généralise ces cocasses situations, je me dis qu'il y a quelque chose de pourri dans le royaume du Trademark. Si on regarde bien, depuis une année, les installations urbaines se sont nettement améliorées. Je me rappelle encore des histoires à pisser de rire des premiers utilisateurs. La limite des trentre minutes d'utilisation, et la galère de trouver une borne libre. Il y avait des quartiers où, sur un périmètre de cent mètres, toutes les bornes étaient occupées. Et, à l'inverse, surtout le matin, plus de vélos disponibles. Il y a pas mal de coins "bobos", comme ça. Mais, depuis, ça me paraît assez bien réparti, même si par endroits, le surnombre étonne. Mais, là, on peut comprendre : ils ont prévu les jours de grosse affluence.

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Là où je veux en venir, c'est que si on trouvait des vélos en pleine nature, disons, en grande quantité (et pour ne pas dire en totalité), car on (l'industrie) sait faire (produire), et on (la municipalité) accepte de faire (équiper) - sous conditions - eh bien, je ne serais pas le seul dans la situation du cycliste "chanceux", mais alors, tout le monde, sans exception, pourrait avoir la possibilité de rouler tranquillement sans se soucier de se faire piquer un vélo, qui n'appartiendrait en fait à personne en particulier, mais seulement à son propriétaire... "commercial", l'exploitant (-teur ?) JC Decaux, qui a bâtit sa fortune avec le mobilier urbain : les abribus, les panneaux publicitaires, les chiottes ; et quelques jolies enveloppes...

Mais non, car on aura toujours des larbins, bien dressés, pour... "remettre de l'ordre". Ainsi, dernier rebondissement en date, donc, hier, comme "par hasard", je ne retrouve plus mon mien, de vélo ! Sans établir de relation de cause à effet, je suis quand même amené à considérer ceci comme un "avertissement". Il ne peut selon moi en être autrement. D'autant plus que là où j'attache régulièrement mon bicycle, il y en a de meilleure qualité. Le mien n'était pas en évidence, et était même difficile d'accès, ne serait-ce que pour le détacher normalement ! Donc, le type - qu'on peut imaginer accompagné - a sciemment choisi le mien, qui avait aussi la particularité d'être défectueux !

Il ne faudra donc pas tarder non plus à s'attendre à ce que certains "zélus" prennent des dispositions juridiques de sanction à l'encontre de tout "usager improvisé" de Vélib', qui demeure une propriété privée. On peut même envisager, sans trop d'imagination, la création de nouveaux emplois, tels que : contrôleurs, traceurs, voire "détacheurs" de Vélibs'. Qu'ils appelleront des "Vélibérateurs" ? Et, on entend déjà les futurs mots d'ordre et slogans du type : "Rendre un Vélib' est un devoir civique", "Utiliser un Vélib' sans ticket est passible d'une peine d'amende", "Soyez chics ! remettez le Vélib' que vous avez trouvé dans une borne", "Gagnez des points Vélib', en dénonçant un usager suspect !"

Hum ! ça va pas là... je pique ma crise pour un p'tit vélo de rien du tout... quel matérialiste, je fais ! Et, je me fais sans doute des idées. Il se pourrait tout aussi bien que ce fut, mettons, le lascar du premier Vélib' "trouvé", qui me rend la politesse ; ou encore, je ne sais pas, mon karma, tout simplement. Allez, allez ! c'est juste une coïncidence : il n'y avait sûrement pas lieu de glisser sur cette pente outrageusement paranoïaque... Si ?

 

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par Albin Didon

[remerciements particuliers à Lord, pour sa contribution involontaire :-]

vendredi, 10 juillet 2009

Le mirage aux retraites.

Bonjour.

Je m'appelle Benoît, j'ai 74 ans passés, je suis plombier et nous sommes aujourd'hui le vendredi 11 juillet 2025. J'ai  eu l'honneur d'offrir aux membres de mon entreprise, mon pot de départ à la retraite.

Mon patron depuis 40 ans, Monsieur Guy, m'a offert comme cadeau, un superbe déambulateur qui m'aidera à me déplacer, mes collègues de travail se sont cotisés, quant à eux, pour m'offrir une séance d'une semaine dans un centre de thalassothérapie à Binic, consacrée au soulagement des douleurs dues à l'arthrose...

Quelle émotion, mes amis !

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Mais ce fut pas tout pas tout ! Tenez vous bien : un membre du Ministère du Travail des Aînés s'était personnellement déplacé pour me décerner la Médaille de vermeil récompensant une activité professionnelle exercée pendant plus de 55 ans ! Sans oublier la visite surprise de  Monsieur Gérard, appareil photo en bandoulière, membre du bureau de ma section UMP de Vélizy, m'apportant 3 bouteilles de "vieux pape", mon vin préféré !

Vous imaginez ma joie et ma fierté.

Et celle de Bernadette, mon épouse. Sans oublier Kiki, mon caniche nain, fier comme un ortolan !

J'admets sans honte avoir sangloté comme un gosse.

Et puis est venu le moment de mon discours. La voix étranglée par le trac, j'ai d'abord remercié Monsieur Guy, un patron au grand coeur, qui, à l'occasion de mes 65 ans n'a pas hésité à adapter des bretelles à mon poste à soudure afin que je grimpe les étages plus aisément et de surcroît a commandé des harnais sur mesure pour faciliter le transport des sacs de plâtres. Ce geste simple et désintéressé m'a profondément touché : je lui en serai toujours reconnaissant.

 

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Puis j'ai évoqué M. Brice Hortefeux, l'instigateur généreux de la réforme des retraites et chaleureusement félicité les gouvernements successifs, qui, sous la poigne sévère mais juste de Messieurs Sarkozy et Copé, ont su prendre à bras le corps ce problème crucial... À ce moment du discours j'ai cru entendre quelques quolibets de collègues socialistes et autres mauvais esprits toujours prêts à se rebeller pour travailler le moins possible mais royal comme le président Copé, j'ai méprisé ces manifestations conservatrices d'un autre âge.

Je ne sais ce qu'il m'a pris ; j'ai soudain été secoué par une quinte de toux qui m'a durée 2 bonnes minutes. [Mon  médecin, un gauchiste du Modem écologique, m'avait assuré que mes poumons ressemblaient à une éponge passée dans un bain d'acide sulfurique du fait de l'absorption de vapeurs toxiques dues au chalumeau. Mais Monsieur Guy, m'avait persuadé du contraire]. Essoufflé, je dus réclamer un siège avant de chuter, victime d'un léger malaise.

Je me réveillai 5 minutes plus tard, pour poursuivre  courageusement mon discours sous les ricanements  de la racaille bolchevique et l'admiration bruyante de Messieurs Guy et Gérard et sous les aboiements et les applaudissements de Bernadette et Kiki.  À ce moment, devant la jalousie exacerbée de certains, j'avoue avoir eu mal à la France. Des tremblements incoercibles agitant mes mains m'obligérent à abréger mon speech.

Et ce fut couché sur une civière que je reçu cette médaille si convoitée des mains d'un délégué du Ministère du Travail des Aînés.

Ce fut le plus beau jour de ma vie.

Ce fut aussi son dernier.

Amis de cui cui, vive la retraite à 67 ans, puis 70 ans et enfin à 74 ans pour le bien de l'économie et des équilibres financiers si nécessaires au bonheur et à la perpétuation de l'espèce humaine, qu'ils disent !

La mort et la déchéance sont indubitablement au bout de cette réforme qui résoudra au moins un problème majeur : celui de l'euthanasie.

Bon courage et à après !


Cui cui, le volatile ouf

mercredi, 08 juillet 2009

G8 : Le libéralisme vert est il l'avenir du capitalisme financier ?

Lecteurs assidus ! L'avenir ne sera pas noir comme on ne cesse de vous le seriner.

Il sera vert-de-gris avec un beau galon doré pour rappeler l'omniprésence de nos bienfaiteurs de Wall Street, de la City et des Bourses mondiales.

Las de prêcher une opposition stérile face à un système capitaliste qui a fait ses preuves, en tant qu’humble membre du village des Nouveaux Révolutionnaires Verts, l’idée m'est venue de créer un nouveau Think tank attaché à promouvoir les valeurs séculaires du profit, de l’exploitation humaine, de l’économie de marché, de la dérégulation et du développement durable.

Après avoir lu ici, que les politiques et le Marché, dans un souci écologique prôné par le rusé rosé-vert-jaune Daniel Cohn Bendit, allaient permettre à des industries polluantes d’acheter des droits à polluer à ceux qui en disposent en raison de la baisse de leurs émissions de carbone ; aussitôt, à l’intérieur de mon petit cerveau de piaf, une ampoule basse consommation s’est brusquement allumée !

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Tenez vous bien : une bourse aux points verts spéculatifs de droits à polluer pourrait être mis en route : quelle avancée économique, les amis ! Merci Arthus Bertrand, merci DCB, merci Nicolas Hulot ! Enfin une nouvelle méthode de se faire un peu de flouze, de faire sauter l’oseille ! Quel bonheur ! Adieu les placements pourris chez les fabricants de pneus ou de voitures qui asphyxient la planète !

Alléluia ! L'écologie politique est notre Déesse ; Nicolas Hulot et Daniel Cohn Bendit  sont ses prophètes !

Et puis mon cerveau inventif, inspirateur du Think Tank NRV (Nouveaux Révolutionnaires Verts – en novlangage - ), a imaginé, dans un superbe orgasme intellectuel provoqué par un surplus d’alcools forts , les points verts spéculatifs retraites ©, les points verts spéculatifs vacances ©, les points verts spéculatifs santé © !

Je vous sens enthousiastes, non ? Attendez que je vous explique.

Désormais, finis les calculs compliqués des retraites par années : chaque trimestre, vous recevrez un certain nombre de "points retraites" en fonction de votre salaire, de votre métier, compétence, fayotage et j’en passe. Au bout de 12457 points vous aurez ainsi droit à votre retraite. Pas joli ça ? C’est à dire que votre retraite sera complète à 67 ans comme elle pourrait l’être à 86 ans : tout dépendra de vos cotisations, du temps travaillé et de la valeur du point !

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Et cerise sur le gâteau, tenez vous bien, les amis ! Vous pourrez spéculer avec vos points retraites, car ils pourront être côtés dans une bourse de valeurs !

Oui. Ça vous épate, hein ?

Par exemple, si vous possédez 6000 points à 150 € et que vous les revendez à 180 €, vous gagnez 30 % de votre retraite soit sur le montant soit sur la durée ! Formidable progrès ! Et merci qui ? Merci Think Tank NRV !

Attention aux risques, il est possible que vous travailliez jusqu’à votre décès, toutefois avec une bonne propagande médiatique comme nos communicants en ont le secret et avec l'appui des gouvernements, nous pensons vaincre certaines réticences à la nouveauté. La réforme est indubitablement au bout du pouvoir médiatique.

On pourrait appliquer le même système aux vacances, aux dépenses de santé et à plein d’autres domaines : finies les solidarités pesantes, effacé l’État omniprésent. Adieu les déficits chroniques (Aphatie pourra enfin parler d’autres sujets), écrasées les dettes gigantesques !

Vive la spéculation verte, moteur du libéralisme conquérant et du développement durable ! Et voilà comment on sauve à la fois les deux mamelles du capitalisme moderne : j'ai nommé la finance internationale et l'écologie caviar avide de faire payer au petit peuple ses consommations néfastes et polluantes (vieux véhicules, énergies fossiles trop bon marché, nourriture pas assez bio, habitations pas assez isolées, etc).

Amis du Village, je vous le dis droit dans les yeux : vous avez bien de la chance de  jouir  des conseils illuminés d'un grand penseur. Je mériterais largement de figurer en bonne place dans des blogs autrement influents, c'est moi qui vous le dit.

Ah ! Si vous saviez comme il est à la fois écrasant pour mes frêles épaules et exaltant, ma modestie  dût-elle en souffrir, de préparer des lendemains qui chantent pour le bien-être de l'Humanité...

Ami de cui cui, à vos fusils !

Vous avez souri en lisant ce modeste billet ? Vous ne tarderez pas à pleurer en vous apercevant que ce qu'il décrit se réalisera bien plus tôt que vous l'imaginez...

À après.

Nota bene : Les "points verts spéculatifs retraites"©, "points verts spéculatifs vacances"© et "points verts spéculatifs santé"© sont une propriété intellectuelle de Think Tank NRV ®

Cui cui, le moineau givré ®.

lundi, 06 juillet 2009

L'année 2009 : le règne des succubes et des elfes noirs ?

Amis lecteurs,

Vous qui avez été nourris au lait des valeurs républicaines ou même religieuses, je comprends votre désarroi !

Depuis un couple d'années, vos idéaux, tels  que l'égalité, la solidarité, la rectitude, l'honnêteté, la fraternité, l'intelligence, la fidélité à ses idées, la loyauté, la compétence, le mérite sont devenus caducs au bénéfice d'une amoralité, voire d'une immoralité décomplexée. Sont apparues les nouvelles valeurs liges d'une société où l'argent facilement gagné, la corruption, la spéculation, la mise en place d'oligarchies, la cupidité, le mépris du peuple,  l'égoïsme, le copinage, les excès du pouvoir personnel, l'élitisme, la cooptation, le chacun pour soi, la malhonnêteté, la déférence, la lâcheté, la récompense des traîtres, représentent désormais les nouveaux repères d'une société française déboussolée.


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CLIQUEZ SUR L'IMAGE POUR L'AGRANDIR

La planète tourne t-elle à l'envers ?

Comment des élus aussi contestables que Jean-Paul Alduy et Patrick Balkany peuvent ils être si triomphalement réélus ?

Comment des Lois rejetées (Hadopi, travail du dimanche) peuvent se retrouver sans cesse remises à l'ouvrage ?

Comment les résultats d'un référendusuccube1.JPGm populaire peuvent-il passer par pertes et profits sans l'ombre d'un remord ?

Comment les profiteurs d'un libéralisme financier si contesté et si destructeur, peuvent-il poursuivre leurs errements en toute impunité ?

Comment des transfuges et des traîtres peuvent ils être autant célébrés ?

Comment les gouvernements peuvent ils accepter de verser autant d'aides aux banquiers sans contrepartie ?

Comment le parti au pouvoir peut il gagner les élections européennes malgré de si monstrueux échecs ?

Comment un président si ouvertement manipulateur, bonimenteur, peu scrupuleux parvient il à conserver une majorité de partisans ?

Comment la jouissance, l'ambition et l'individualisme ont t-ils pu remplacer si aisément les idéaux de la République ?

Comment des valeurs telles que l'argent, la notoriété et la richesse ont t-elles pu devenir l'étendard de toute réussite personnelle ?

Comment et pourquoi les médias parviennent ils à manipuler si facilement l'opinion ?

Existe t-il encore une moralité, un sens critique, ou des éclairs de lucidité chez nos compatriotes ?

L'heure est grave.

Républicains naïfs, citoyens endormis, Français trompés, Américains spoliés, Anglais ridiculisés, Allemands embobinés, il est enfin temps d'inventer une nouvelle forme de résistance.

Réfléchissez y pendant vos vacances estivales, allongés sur vos transats, un verre de soda avec une paille à la main, bien protégé à l'ombre d'un parasol, la plage de sable brûlant à proximité, car au retour, nul doute que les forces des ténèbres auront encore accru leur emprise et que le monde que vous retrouverez sera encore plus glacial...

"Errare humanum est, persevare diabolicum" ; "« Il est humain de se tromper, persévérer [dans l’erreur] est diabolique »".

Amis de la passivité bovine, de la dérision stérile et de l'ironie impuissante, faites comme moi : attendez sagement que le système s'écroule comme un chateau de cartes, préparez votre armure pour vous protéger car vous serez de toutes les manières les premiers ensevelis et broyés !

Il ne fallait pas l'inviter... Poils au nez.

Car nous sommes tous cocus... Poils au c...

Bonnes vacances aux militants de la transhumance estivale. Une pensée émue pour les autres, qui, comme moi, restent tout l'été à travailler.

À après !

PS : je n'ignore pas que les succubes sont des démons femelles, mais dans un souci d'éviter  toute discrimination positive, je les ai masculinisées.

Cui cui, le charognard ricanant.

 

mercredi, 24 juin 2009

Télévision : "C dans l'air" ou "C sous le niveau de l'O" ?

Les amis, je sais bien qu'écrire un billet au lendemain d'un remaniement ministériel, montagne médiatique qui accoucha d'une souris,  risque de me conduire aux oubliettes de l'audience.

Ravir le nom prestigieux de Mitterrand aux symboles de la gauche devrait procurer un orgasme flamboyant et inoubliable à notre président, autant il aime se plonger avec délectation et se complaire dans tout ce que l'être humain a de vil,  faible,  méprisable et mesquin.

S'étonne t-on que dans le marécage, le crocodile soit le seul monarque et dans son royaume de la putréfaction , les hyènes ses plus fidèles lieutenants ? Quelles belles et saines valeurs morales nous offre cette "France d'après", que nous vantait obstinément le slogan de mai 2007 !

Mais qu'importe l'insignifiant petit Mitterrand ! Ivre de reconnaissance, avide d'honneurs,  il a toujours été dans le camp de la droite et ne peut être considéré comme transfuge. Rappelez vous, lors  de la sinistre cérémonie des Molières, le 26 avril 2009 au théâtre de Paris, il ne cessait de parler de lui ; sa suffisance, sa cuistrerie avaient tranformé ce rendez-vous festif en un ennuyeux gala de bienfaisance exclusivement consacré à sa propre gloriole. Malgré sa culture, on sent chez cet homme une fêlure qu'il tente de compenser par un arrivisme et une mégalomanie convulsifs.

Bref ! Après cet épisode d'analyse psychologique de comptoir, passons aux choses sérieuses !

Je souhaitais vous entretenir d’une émission dite d’information, "C dans l'air", qui passe quotidiennement en direct sur France 5 à 18h, animée par Yves Calvi, et dont le moins qu’on puisse dire, est  que les queues de marmottes à poils doux qui remplacent les langues des intervenants sont plus efficaces que les brosses à reluire journalistiques de l’ex ORTF !

 

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En effet, notre cher Yves Calvi, journaliste professionnel, patelin, bonhomme, familier, l’incarnation du gendre idéal auquel on donnerait sa fille unique et le bon dieu sans confession, invite régulièrement pour un débat, soit disant contradictoire - ne riez pas - quelques experts - ne vous moquez pas - et invités très majoritairement issus de la droite molle - ne gémissez pas - ou de la gauche « Allègrorrique », Bessonienne, Vallseuse , voire Strauss Kahnienne - ne vous suicidez pas.

Les experts et journalistes invités, quelque soient les sujets  sont quasiment presque toujours les mêmes : on voit bien qu’ils passent leurs vacances ensemble, tellement ils sont comme culs et chemises ; probablement issus de milieux, écoles, quartiers de Paris ouest, analogues. Tous, ont au moins deux points communs : un conformisme affligeant du fait de leur appartenance à une certaine élite figée sur les dogmes d'économie de marché et leur attendrissement devant Nicolas Sarkozy et sa politique sociale autoritaire !

Je n'oublierai jamais les monceaux de conneries débitées par certains pseudos spécialistes militaires lors de la guerre d'Irak qui prévoyaient une conquête par les troupes américaines sous les vivats de la population ! Un conseil : enregistrez cette émission et écoutez la un an après. Le résultat est consternant : les prévisions sont erronées une fois sur deux ; une grenouille dans un bocal aurait presque davantage de réussite dans ses pronostics !

Téléspectateurs de France 5, si vous aimez le sulfureux, le hard, l’insolence, l’impertinence, l’irrévérence, l'originalité, l'anti-conformisme, la critique, le vrai journalisme ? Passez votre chemin ! Zappez : vous vous êtes égarés !

Vous pensiez vous trouver dans les soutes de Belzébuth ? Sonnez fifrelins !  En réalité, vous visitiez le monde enchanté de Disneyland !

On vous promettait un tour palpitant sur le "grand-huit" à  7 loopings ?  Vous vous retrouvez à tourner sur un manège, chevauchant un Dingo en plastique !

Vous croyiez suivre une émission d’information ? Vous êtes embringués dans un show de potes sarkozistes, fiers et heureux d'être là (sont ils payés, au fait ?). Je vous le dis, mes chers lecteurs : quelque part, il y a tromperie sur la marchandise !

Ah hier ! Quel plaisir d'observer le magistral numéro de lèche sur l'épisode pitoyable du Congrès de Versailles, les Christophe Barbier, Roland Cayrol, Dominique Reynié et Dominique Rousseau ! Mao déclarait que le pouvoir était au bout du fusil ; pour nos 5 "héros"  de l'émission du lundi 22 juin, "la carrière et la Légion d'Honneur étaient au bout de leur flagornerie..."

Vous aimez le politiquement correct ? La bouillie prédigérée ? Le sarkozisme light ?  le carlisme soft ?  Le conformisme ? L’absence de critiques ? Secret Story ?

Vous admirez Attali, Minc, Colombani ? Votre maître à penser est Jacques Marseille ?  Vous considérez Finkielkraut  comme un philosophe éminent ? Vous estimez que Nicolas Baverez est un économiste ? Vous  écoutez les « grosses têtes » et Alain Duhamel sur RTL ? Michel Denisot et PPDA sont de grands journalistes ? Vous pensez que Versac et Gloaguen sont les plus grands blogueurs français de tous les temps ? Vous consultez Slate.fr pour  développer votre sens critique ? Philippe Val est selon vous un grand défenseur de la liberté de la Presse ?  Vous estimez que Hadopi défend les auteurs ? Vous êtes convaincu que Valls et Lang sont de vrais socialistes ?

Alors oui ! Oui ! Oui ! Vous êtes mûrs pour suivre "C dans l’air" !

Quant à ceux qui ne réunissent pas les qualités énumérées ci-dessus, je ne saurais trop leur conseiller de s’abstenir, une fois de plus, à moins qu’ils n’apprécient l’air vicié…

L'émission qui tombe à l'O, consistante comme un P et nous la met grave dans le Q, "c'est dans l'R"

OPQR. CQFD !


Sur ces considérations oiseuses et embouteillées, amis de cui cui, excellente après-midi et bonne nuit !

À après.

Cui cui, « C dans l’air » pur que vole l’oiseau ivre.

 
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