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vendredi, 05 mars 2010

Platon ! Au secours, reviens, ils sont devenus fous !

Ô camarades villageois,

OUI. Nous sommes tous des Grecs ruinés mais rebelles !

Pour afficher notre soutien et notre solidarité avec le peuple grec, condamné à la portion congrue par des instances européennes sans cœur et l'hydre abjecte de la spéculation mondiale, j'ai tenu à rédiger ce modeste billet pour démontrer combien la mise à l'écart et les mesures économiques restrictives à l'égard de ces pauvres Héllènes était d'une injustice criante !

Platon.jpgLa démocratie représentative veut que la population vote pour des représentants qui géreront le budget de la Nation.

Bien. Jusqu'ici, rien à dire.

Mais là où le bât blesse, mes amis, c'est lorsque ces élus, représentants du peuple creusent les déficits, accroissent les inégalités, favorisent certains lobbies ; bref : administrent si mal leur pays qu'ils l'acculent à la faillite.

Vous me suivez ?

Lorsque leur nation est exsangue et qu'il faut résorber les déficits, ces mêmes gouvernants s'adressent solennellement à leurs concitoyens en leur expliquant qu'il va falloir se serrer la ceinture, eux qui galèrent depuis des années ! Et des journalistes de reprendre le flambeau du "sacrifice nécessaire" à la sauvegarde de la Patrie en danger.

Mais là où l'humour vient titiller notre esprit fort insolent, c'est lorsqu'on examine la position sociale et financière de ceux qui réclament tant de sacrifices aux pauvres hères qui pleurent misère dix jours avant la fin du mois !

Observer goguenard par exemple, un Aphatie, un Dassault ou un Trichet, cousus d'or, réclamer à corps et à cris des mesures drastiques de restriction du train de vie du citoyen et des mesures de rigueur pour équilibrer les comptes publics pourrait prêter à sourire s'il ne nous poussait pas des envies de préparer un tonneau de goudron et quelques sacs de duvet d'oie !

Or donc, 99 % des Grecs, qui ne sont strictement responsables en rien dans la gestion économiques de leur pays vont terriblement pâtir des erreurs monstrueuses de leur classes dirigeante en entamant une longue période de privations imposées.

Et pourquoi pas les Belges et leurs déficits abyssaux ; et la Grande Bretagne avec sa City qui ne crée rien sinon de l'argent sur du vent et dont l'économie si souvent vantée par le journaliste clown vedette de RTL et Canal + est en train de sombrer ? Et l'Espagne avec sa bulle immobilière surfaite ? Et l'Italie avec sa comptabilité nationale introuvable ? Et la France avec son déficit galopant ?

Pourquoi la Grèce ? Pour faire un exemple du berceau de la philosophie occidentale ? Pour montrer aux imprudents ce qui les attend si on sort du chemin balisé par l'idéologie ultra libérale qui prétend désormais tout régenter à travers tous les pantins politiques sans imagination ni volonté qu'elle a poussés à coups de milliards de propagande médiatique sur les marches des pouvoirs ?

colomb.jpgEt les dirigeants de continuer leur bonhomme de chemin, comme si de rien n'était.. Et les banquiers spéculateurs, de continuer cyniquement à jouer contre l'euro... Et les hiérarques de Bruxelles de continuer à défendre chèrement l'idéologie du libéralisme financier...

Et Athènes de, peut-être, retrouver son drachme millénaire en guise de roupie de sansonnet !

Espérons que le peuple grec, fort de sa glorieuse Histoire, montrera par la désobéissance civile, la voie d'un renouveau démocratique et d'une résistance à l'oppression financière.

Il ne faut plus laisser faire n'importe quoi au nom de l'argent roi et de la spéculation. La vraie démocratie se doit de vaincre en son temple les forces obscures de financiers anonymes et cupides pour qui les mathématiques, le gain rapide et le virtuel sont plus importants que la détresse humaine, l'intelligence du cœur ou la liberté de vivre décemment.

Au secours, Platon, réveille toi, ils sont devenus fous !

Amis du Village, à après.

 

PS : Le village est heureux d'annoncer l'ouverture d'une jolie petite épicerie où il fait bon retrouver la chaleur humaine, la tolérance et la finesse intellectuelle du toujours jeune créateur, Guy Birenbaum, notre spirituel papa, qui s'est à nouveau mis à son compte. Longue vie à cet endroit qui promet beaucoup. Nous ne serons jamais concurrents mais toujours amis sincères et dévoués, quoiqu'il arrive.

 

Cui cui, démocrate désabusé.

 

lundi, 25 janvier 2010

Ce lundi soir, sur TF1, le 12éme épisode du téléfilm, "Le tricheur".

Avertissement préalable : dans cette fiction, toute ressemblance ou toute allusion à des faits réels ne serait que pure coïncidence.

Mes chers amis,

On savait que TF1 avait la fâcheuse propension à se moquer de nous autres, fidèles téléspectateurs, mais j'avoue que cette fois, notre chaîne préférée a poussé le bouchon un peu loin !

Nous infliger un 12ème épisode de ce feuilleton branlant, une série C dont le réalisme est si incertain et les caricatures si sommaires qu'ils me poussent, en temps que téléspectateur moyen, à vous inciter fortement à l'abstention.

Aussi dans un geste inouï de révolte, je m'en vais vous narrer les maigres péripéties de cet épisode, que je me suis secrètement procuré, afin que vous vous consacriez à une autre chaîne où d'excellents films seront diffusés.

Je résume en quelques phrases les épisodes précédents des 11 précédents téléfilms : Sarkoko est un catcheur de 3ème catégorie au physique gracile. Grâce à de nombreuses relations douteuses et poussé par une presse subjuguée, ce personnage envoûtant doué d'une faconde prodigieuse,  bénéficiant de victoires incertaines lors de matchs truqués par des arbitres corrompus, est parvenu au faîte de la gloire dans l'univers malsain du catch.

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La 1ère séquence se déroule dans un bouge appartenant à une terrible organisation  "Team of Fuckers number one" Sarkoko rencontre Lolo Ferrara, blondinette zozotante à l'apparence "bon chic bon genre" et peu farouche envers le mâle dominant, une de ses anciennes "connaissances", barmaid de son état ; il se dit même dans le milieu que Sarkoko aurait insisté pour lui trouver cet emploi au grand dam de Claire Chasselas, la veuve joyeuse de Patrice Piment d'Amour, rivale qui possédait pourtant des râtiches qui cavalaient après la barbaque ; bref ! La douce et tendre complicité qui les unissait depuis toujours avait fait jaser le sérail du catch mais ces deux là avaient surtout en commun une ambition dévorante.

Sarkoko avait eu une idée mirobolante pour réactiver une carrière sur le déclin : lancer un défi à 10 catcheurs à la fois. Pour cela il lui fallait un arbitre de confiance et Lolo lui avait fourni le nom de Jules-Philippe Pernod, dit le Pastiche picard, passionné par les pipes en grès de Tréglamousse Mousteru et par les cure-dents en bois d'asperge de Cuise la Motte. Ce personnage louche et trouble au passé inquiétant, jouissant d'une confiance illimitée de la part du public était pourtant acquis depuis longtemps à la cause de Sarkoko et à la "Team of Fuckers number one" que nous appellerons pour simplifier TF1.

Je ne vais pas vous raconter toute l'histoire dans le détail tant elle est convenue voire téléphonée. Cette absence d'imagination dans la construction du scénario me semble véritablement pathétique et montre chez nos auteurs un réel malaise existentiel !

Bien entendu, parmi les 10 adversaires opposés à Sarkoko, 5 sont des comparses admirateurs du "héros", les 3 autres ne sont pas des catcheurs professionnels mais sont choisis pour leur faiblesse et leur émotivité, autant dire qu'ils seront davantage terrassés par leur trac que par la souplesse de Sarkoko ! Les 2 derniers combattants un peu pugnaces, seront retenus par le slip, crochetés, frappés dans les côtes, mis à terre par de vicieux crocs-en-jambe, subissant à la sauvette de perverses torsions des parties génitales de la part du sournois "Pastiche picard" à la solde de Sarkoko : cet arbitre bidon se muera en complice à peine discret.

Fort évidemment, Sarkoko, à l'issue du téléfim, sera déclaré vainqueur et la presse aux ordre du "cartel de la honte" encensera notre héros pour la 12ème fois consécutive...

Et encore et toujours. Invariablement.

Je demande solennellement à Monsieur Paolini, PDG de TF1 que cette série soit arrêtée définitivement : elle a largement fait son temps. Nous autres, spectateurs acharnés et admirateurs échevelés, de Nikos Aliagas, Benjamin Castaldi, Jean-Luc Reichmann et autres mieux-disants culturels, réclamons, désirons, que dis-je, exigeons avant toutes choses, des fictions plus soignées et réalistes enfin adaptées à la ménagère de moins de 50 ans !

Ceci dit, maintenant que je vous ai raconté le canevas de cette historiette simpliste, est il bien utile de regarder TF1, ce sinistre lundi soir d'hiver ? N'êtes vous donc point lassés de voir, revoir, re-revoir toujours le même spectacle sans surprise ?

Le choix ne manque pourtant pas sur les autres chaînes, sans oublier la possibilité d'un petit surf régénérateur sur Internet, une lecture bienvenue ou l'écoute de musique !

Amis et lecteurs de Cui cui, merci d'avoir lu ce dérisoire petit billet et à après !

 

Cui cui l'oiseau tourmenté

mercredi, 13 janvier 2010

French gag : un grand patron de presse renonce par conviction aux subventions gouvernementales !

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Monsieur Serge Lassault lance

un vibrant appel pour que les

patrons de la presse libérale

refusent des subventions

d'essence collectiviste

 

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Photo et décors choisis par Étienne Courgeotte,  rédacteur en Chef.

Assisté par Messieurs Yves Tétard, Ivan Roufiol, Michou Brézé et Yves de Keldrol.

Interview menée par Étienne Courgeotte.


É.C : Mes respects, Monsieur le Président Serge Lassault, vous avez donc décidé de refuser les subventions de l'État versées pour l'aide à la presse quotidienne ainsi que pour les sites Web qui dépendent de votre groupe "par conviction libérale" dîtes vous, pourriez vous expliciter vos propos ?

S.L : En effet ! Figurez vous qu'hier matin, tandis que mon barbier, me rasait, et ma manucure soignait mes mains, une brutale illumination spirituelle a éclairé mon cerveau. Mais bon Dieu, me suis je dit, nous, patrons de presse, apôtres radicaux de l'économie de marché, avons l'estomac de recevoir des subsides d'un État omniprésent alors que nous n'avons de cesse de combattre par tous nos moyens de propagande le collectivisme rampant qui pourrit notre pays ! Cette évidence m'a sauté aux yeux !

É.C : Et pourtant, Monsieur le Président directeur général, cette situation dure depuis la libération. Ce sont des sommes considérables qui ont aidé la presse à survivre. Peut-être que nous autres journalistes sommes là grâce à ces subventions...

S.L : Je conçois cette situation car, en temps que marchand d'armes, je sais combien l'argent n'a pas d'odeur. Toutefois dans un geste d'émancipation unique dans l'histoire du capitalisme français, j'ai décidé de refuser ces sommes qui pervertissent notre combat pour la libre entreprise, la mondialisation, la concurrence assumée, la loi du marché ! Se tournant vers les journalistes. Et vous Messieurs me suivrez vous ?

Les journalistes : Oh oui Monsieur le Directeur ! Oh oui ! Les échines sont courbés, les regards torves, les sourires forcés.

É.C : Mais cette mesure - euh - révolutionnaire si j'ose m'exprimer ainsi, même si je déteste ce terme, ne risque t-elle pas de désorganiser nos  - euh - services ?

S.L : Bien entendu, dans un premier temps, certains sacrifices devront être consentis par nos braves journalistes ici présents mais je ne doute pas que pour faire triompher leurs idées libérales, ils ne consentent point à donner l'exemple ! S'adressant à eux. N'est ce pas mes chers amis ?

Les journalistes : Mollement. Euh mouais, Monsieur le Président Directeur Général. oui... Oui...

S.L : Dans un premier temps, il nous faudra comprimer fortement la masse salariale pour rester compétitif...

On entend un choc. Ivan Roufiol et Yves Tétard viennent de perdre connaissance. La sécurité s'efforce de les faire revenir à eux. L'interview continue. Les masques sont hagards et la sueur coule comme un torrent sur tous les visages...

S.L : J'envisage également de porter le prix du quotidien à 3,60 €. Et pour la promotion, de joindre les oeuvres complètes d'André Glucksmann en CD avec peut-être en prime le DVD d'un film de Rohmer ? Qu'en pensez vous, Étienne ?

É.C : La voix blanche, le rédacteur en chef avale une pillule et engloutit un verre d'eau en tremblotant. Très bien, Monsieur le Président...

S.L : Vous rendez vous compte mes chers journalistes, pour la première fois dans ce pays, NOUS, les missionnaires du libre marché, allons prouver que l'instauration  d'une véritable société capitaliste est viable. Vous, mes amis qui chantiez dans vos articles les psaumes de la libre entreprise et stigmatisiez les ravages du bolchevisme, allez pouvoir enfin vivre le bonheur de joindre vos actes à vos paroles ! Tels des pèlerins du 21ème siècle, nous allons montrer notre joie de propager nos idées à l'assaut d'un pays de paresseux et d'assistés. Un silence. Se tournant vers la porte de gauche, Serge Lassault appelle un mystérieux inconnu. Monsieur Piao Lin, s'il vous plait ! Un jeune asiatique apparaît souriant. Messieurs, permettez moi de vous présenter votre futur rédacteur en chef adjoint, Monsieur Piao Lin qui a accepté pour 1200 € mensuels de prendre la responsabilité du journal.

Un vacarme assourdissant se fit entendre, les corps sans vie de journalistes, secoués par l'émotion s'écroulèrent. Ce jour là on compta au sein de la rédaction du Jivaro, pas moins de 3 morts. Deux journalistes se retrouvèrent en réanimation.

La tempête médiatique soulevée se révéla non moins dévastatrice : une manifestation de patrons de presse ; avec Monsieur Arnaud Lagardère à sa tête, à laquelle se joignirent les PDG des grands groupes automobiles français et une délégation du MEDEF ; défila devant l'Assemblée Nationale en réclamant le maintien des subventions publiques.

La morale de cette histoire ? C'est que lorsque les journalistes du Figaro, du Monde, de Libération vous serinent leur morale  et leur idéologie, dîtes vous bien qu'ils sont partiellement payés grâce aux fonds publics et donc par nous mêmes, contribuables. Ce qui restreint grandement et symboliquement la portée de leurs prêches ultra-libéraux !

Gentils lecteurs du Village des NRV, décidément cette année 2010 parait bien mal entamée ! Que la providence vous garde !

Je me permets à l'occasion de ce billet de vous conseiller 2 blogs, Donjipez, journaliste qui m'a inspiré l'idée de ce billet et l'excellentissime TGB rue-affre, pétri d'imagination et de talent, qui se révèle souvent comme un modèle de créativité.

Amis de cui cui, à après si vous condescendez à nous aider un peu en rédigeant quelques billets...

 

Cui cui, l'oiseau imaginateur solitaire

lundi, 11 janvier 2010

Anticipation et humour : la sécurité aérienne en 2012.

Ce billet est un réglement fictif qui se veut le prolongement ironique des mesures de plus en plus coercitives prises par des autorités gouvernementales paranoïaques à l'égard du transport aérien.

 

Mercredi 11 janvier 2012

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Cher client,

 

Vous avez choisi notre compagnie pour vous rendre à New York : nous vous remercions  de votre confiance.

Conformément aux réglementations en vigueur pour le respect de la sécurité aérienne,  nous vous rappelons les précautions à prendre avant et pendant votre voyage selon les normes en vigueur.

 

  • 1) 24 heures avant l’heure du départ, vous devez rester à jeun : en effet, afin de conserver un appareil digestif vide - certains terroristes pourraient ingérer du liquide explosif -  6 comprimés de laxatyl © seront fournis par la compagnie afin de vous purger complètement. Une radiographie de l’appareil digestif sera obligatoirement effectuée à chaque embarquement au même titre que le passage au scanner. Tout passager possédant un appareil digestif non vidé se verra refuser l'accès à nos aéronefs.
  • 2) Toutes les prothèses mammaires, sexuelles, organiques, digitales, ongulaires, oculaires, capilaires, dentaires et autres membres artificiels devront être impérativement déclarées sous peine de résiliation du trajet et possibilité de recours judiciaires à l'encontre des contrevenants.

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  • 3) Votre présence est obligatoire 4 heures avant le départ ; un tri entre passagers sera effectué par les forces de sécurité en fonction de critères confidentiels. La totalité des objets personnels contenus dans vos poches seront mis sous scellés et enfermés dans un coffre. Tout refus sera sanctionné par une annulation pure et simple du voyage. Un quotient de risque et de danger potentiel (de 1 à 3) vous sera octroyé par la Sécurité. De 1 : faible danger à 3 : péril possible. Un scaphandre différent résistant à une pression explosive intérieure de 300 bars sera remis à chaque voyageur doté d'une évaluation de risque 3.

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  • 4) Après contrôles, un vestiaire sera mis à votre disposition pour enfiler la nouvelle combinaison anti-explosifs ; destinée à contenir la pression exercée par une déflagration interne ; que devra nécessairement revêtir chaque passager en fonction de la classe de son voyage et du degré de risque évalué par la Sécurité des Aéroports. Nous rappelons que ces combinaisons sont munies d'un casque intégral étanche et fermé à clé avec ventilation d'oxygène plus ou moins enrichi selon les classes et distribution de nourritures liquides et boissons fraîches ainsi qu'écouteurs et radio. Une poche à vessie et à matières fécales désodorisée est associée au pantalon de la combinaison. Il sera donc inutile de se déplacer dans l'avion. Un sac à vomis est inclu dans le casque. Nous précisons à notre aimable clientèle de la classe affaire qu'un déodorant est fourni gracieusement avec le dégueulosac ®.

 

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  • 5) L'arrivée à l'aéroport de destination ne posera aucun problème particulier. Comptez 3 heures pour quitter votre combinaison et pour satisfaire au contrôle des autorités de tutelle.

AIR FRANCE, s'excuse des désagréments minimes causés pour votre protection, notre compagnie vous remercie pour votre compréhension et vous souhaite un excellent voyage en toute confiance et en totale sécurité.

 

Souvenez vous d'une chose : de même que sous les pavés, se dessine la plage, sachez que derrière la dérision se dissimule parfois le désespoir de constater, jour après jour, l'amenuisement progressif de nos libertés.

Le pire n'est jamais sûr. Mais le meilleur non plus !

Merci ami(e)s lectrices et lecteurs du Village des NRV de m'avoir lu en entier ; s'il vous reste un peu de temps, allez donc visiter cet excellent blog politique très documenté : SuperNo. Il en vaut la peine.

À après !

 

Cui cui fit l'oiseau, pitre volant non identifié

 

jeudi, 07 janvier 2010

Éric Cantona, le nouveau sage médiatique.

Ami(e)s de la nouvelle décennie, bonjour !

Pour les nombreux nouveaux venus, attirés par la grâce de la subtile Agathe et de sa Ségolène fantasmée, ceux qui n'ont pas la chance de me connaître, sachez que je suis la caution populaire et populiste irréfragable de ce blog, un demi clochard fanfaron, une sous-merde bloguesque uniquement intéressée par la futilité, la nullité selon Saint Urbain, la superficialité ostentatoire selon d'autres, qui pourtant ne s'en laisse pas conter par les intellos qui parsèment ce blog sorti de la cuisse de Jupiter. Bref, le mouton noir qu'on devrait cacher dans sa baignoire mais qui ne cesse de bêler et auquel on ne parvient pas à couper la langue !

eric-cantona-460_1250254c.jpgJe m'en vais vous entretenir d'un sujet qui m'intrigue tout particulièrement : la surprenante fascination intellectuelle qu'exerce, le footballeur Éric Cantona, sur nos élites médiatiques lorsqu'il s'adresse aux téléspectateurs et à ses interlocuteurs journalistes.

Mardi soir, il était l'invité, sur Canal, du journaliste-bobo-animateur-boute-en-train Michel Denisot, si l'on peut appeler sa fonction ainsi, pour présenter une pièce de théâtre "face au paradis" qu'il interprète avec Lorant Deutsch et mise en scène par sa femme ou sa copine Rachida Brakni. Mais mon propos n'est pas de faire sa promo vu qu'on se trouve ici sur un blog de gauche où le rappel de toute notion ayant trait à l'argent est, fort évidemment, très sale...

J'en viens enfin au cœur du sujet. Lorsque cet auguste personnage,  footballeur de son état initial, ouvre la bouche pour délivrer une sentence tombée du Ciel, on entendrait une mouche voler. Ce mardi, sur le plateau de Canal +, encore s'en fût-il de peu pour que ce diptère, subjugué par tant d'audace et d'insolence politique s'arrêtât de battre des ailes et que le bruit se sa chute faillît couper l'effet du maître !

Chaque parole caverneuse du gourou à l'accent rocailleux du sud est, entrecoupée d'un silence profond devant une foule respectueuse m'a fait penser pendant quelques minutes à la dictée des dix commandements à Moïse sur le Mont Sinaï . Non pas que ces propos fussent ridicules, loin s'en faut, mais la manière dont ils furent religieusement écoutés me fit bien marrer !

Indubitablement, le fougueux Cantona a bien changé en prenant de la bouteille grâce à de bons cours de comédie et à des dons naturels d'expression. Son charisme, qu'il travaille habilement fait le reste. Rebelle, révolté, avec sa barbe grise, son port altier, son physique imposant, sa façon un peu raide de se comporter, ses silences calculés, sa voix grave, son empathie à l'égard des plus faibles, les idées plutôt généreuses, il se compose une notabilité qui semble impressionner plus d'un animateur-journaliste pourtant rompus à faire face à des personnalités sophistiquées : il ne m'étonnerait pas que ce gars, pour peu qu'il en ait l'occasion ou qu'il le souhaite, aille loin.

Car si on le compare superficiellement à Zidane, autre footeux ô combien illustre, dont on pourrait se demander de prime abord si le cerveau ne cache pas un tiroir caisse ou si son mutisme ne dissimule pas un vide sidéral, son intérêt pour lutter contre les injustices, son côté révolutionnaire dandy,  son apparence de poète brutal, son air d'ours mal léché prêt à fondre en larme et son épaisseur psychologique le rendent autrement plus humain, plus intelligent et surtout infiniment plus complexe que le matérialiste et décevant champion du monde.

Baudruche ou personnalité ? Comédien total ou homme sincère ? Attitude médiatique fabriquée ou véritable artiste ? Bien malin qui pourrait cerner le caractère d'Éric Cantona !

Mais comme chacun sait, les perceptions que nous avons de tous ces gens ne sont que reflets, images plus ou moins travaillées : comment savoir où se trouve la sincérité d'un homme à travers le prisme déformant des médias et une interprétation forcément tronquée ? Qui ne s'est pas trompé en votant pour un politique sur ses promesses, son allure ou une conviction irrationnelle ?

Si on ne peut ni croire en un programme, ni en des promesses, ni en une image, ni en des confessions, ni même en une fugitive impression ? À quoi se fier les amis ?

That is The question ?

J'ai décidé de promouvoir, à chacun de mes billets, des blogs du Web qui me semblent intéressants : j'ai choisi sur ce coup deux blogs, celui de l'ami Falcon qui adore le football et nous envoie fréquemment du monde et un blog collectif " Ruminances ", qui par sa structure ressemble un peu au nôtre, et dont les talents d'écritures sont réels. Son seul défaut étant d'être influent, ce que nous serons jamais ; mais nul n'est parfait !

Ami(e)s et lecteurs du Village des NRV, à après !

 

Cui cui l'oiseau qui commence mal l'année.

 

 
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