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lundi, 27 avril 2009

Les dessous des élections européennes ou comment prendre les Français pour les dindons de la farce.

 

 

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Ce scrutin pour le renouvellement des députés européens du 7 juin 2009 ne soulève pas l'enthousiasme des foules : c'est bien le moins qu'on puisse dire !

Peut être serait il judicieux de comprendre pourquoi ? Je vais me livrer à une énumération non exhaustive de ces raisons, qui vaut ce qu'elle vaut mais je tiens à préciser à tous nos lecteurs que je ne possède ni l'objectivité exemplaire de Monsieur Quatremer, militant fanatisé journaliste spécialiste de l'Europe, sur Libération, chantre de l'Europe élitiste et oligarque néolibérale bushiste actuelle, ni les compétences extraordinaires de Madame Rachida Dati, 2ème tête de liste de l'UMP et experte de renommée mondiale.

- 1 ère raison

55% des électeurs français, c'est à dire ceux qui ont voté contre le projet de Constitution du traité européen ont encore mal au cul : la sodomie qu'a subie la volonté populaire lors du viol légal entrepris par le Parlement a laissé de profondes cicatrices chez chaque électeur de droite comme de gauche. Et si nous n'avons pas eu droit à une cellule de soutien psychologique, je dois vous avouer que le choc que j'ai observé à travers toutes mes discussions, lectures de blogs et presse a montré un traumatisme considérable dans l'opinion : chacun a compris que la pseudo démocratie qu'on nous vante sur tous les médias dans notre pays n'était qu'une grosse farce dont nous étions les dindons !

D'autant que les deux principaux partis que nous appellerons l'UMPS, unis dans les distributions de bonnes places particulièrement juteuses à Bruxelles pour leurs cadres inemployés, se partagent la même représentation élitiste d'une structure européenne cadenassée sur les dogmes du libéralisme économique et basée sur une conception essentiellement marchande d'une médiocrité alarmante. Ces partis ne sont que les croupions des intérêts des lobbies et autre clique oligarchique politico économique, qui, sous le prétexte de l'union européenne ne cherchent en vérité qu'à sauvegarder leurs avantages fructueux et  leurs intérêts idéologiques et stratégiques pour une vision soit-disant destinée à développer l'Europe à long terme, futur que les peuples si stupides sont évidemment incapable d'entrevoir.

Alors à quoi bon voter pour des gens qui se moquent éperdument de l'intérêt du peuple ?

- 2 ème raison

L'UMP possède un fond de commerce électoral, qu'il lui faut absolument préserver, indéfectiblement attaché à son Chef béni : les petits vieux. Nombreux, craintif, sensible à l'insécurité, terrorisé par le brassage ethnique, persuadé d'avoir été des travailleurs exemplaires, figé par une représentation enjolivée de ce qu'ils étaient dans leur jeunesse, cet électorat (65 % des + de 60 ans votent pour la droite parlementaire) représente  une partie de plus en plus importante et mobilisée du soutien à l'UMP.

C'est pour cette raison que le parti majoritaire a besoin d'une abstention massive des jeunes et des actifs grâce à une campagne molle pour que leur électorat âgé soit sur-représenté. Il apparait indéniable qu'une participation autour de 50 % amènera indiscutablement le triomphe de l'UMP et ses alliés au lendemain des élections...

- 3 ème raison

Les socialistes ne représentent plus dans l'échiquier politique, surtout au niveau européen, une force fiable de propositions réelles d'opposition au sytème actuel puisque la différence de progamme et de comportement vis à vis de l'Europe entre l'UMP et le PS est infime aux yeux de tous les observateurs. Alors pour un électeur PS qui a voté non au référendum, pourquoi voter pour un député qui ne le représentera pas ?

- 4ème raison

Les Français ont compris qu'un vote pour l'Europe ne changera rien au déroulement actuel de leur vie économique et sociale même si 75 % des lois et règlements sont issus de Bruxelles.

 

 

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- 5 ème raison

Les petits partis, NPA, Parti de gauche de Mélenchon allié au PC, écologistes sont les inconnus de ce scrutin et pour beaucoup l'espoir de détricoter l'hypothèse UMPS qui étouffe notre pays depuis trop longtemps. Ils pourraient dépasser le score du PS à eux trois et mettre les caciques du PS dans une situation inextricable. Mais là encore, tout dépend de leurs capacités à mobiliser...

- 6 ème raison

Le FN représente un danger pour l'UMP, Marine Le Pen se radicalise et les chiffres montrent que ce parti commence à entamer une remontée assez spectaculaire : d'où les discours ultra sécuritaires du chef de l'état... Mais ce n'est pas cette peur qui fera battre le rappel des électeurs !

- 7ème et dernière raison

En général il fait beau et chaud en juin, les jours sont longs, les parfums des fleurs explosent, la langueur des courtes nuits fait battre les coeurs et les fruits couvrent la table. Les longues randonnées pédestres ou cyclistes, les pique niques en famille ou à deux, la douce torpeur d'une sieste sur l'herbe...Tout pour nous éloigner d'Internet et de la politique, ami(e)s villageois(es), n'est ce pas une raison suffisante ?

A après.

Cui cui, l'anar gothique ou l'anar chronique...


samedi, 06 décembre 2008

LA LEVÉE DES GRANDS FONDS

 

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Aujourd'hui, l'Etat peut dire qu'il a fait sa B.A. (BA, souvenez-vous : ce qu'il fait à l'intérieur (de notre compte en banque) se voit à l'extérieur.

Sa B.A, disions-nous, il fit en sauvant les plus menacés par la crise : les banques, les compagnies automobiles, les chaînes de télévision privées. Et vous voulez savoir combien il a mis de sur la table, hein ? vous voulez le savoir ?
Alors maintenant, c'est à vous, les fantassins de l'économie nationale et européenne. Apres les salves d'artilleries de l'état, à vous la générosité à la baïonnette, au corps à corps. Pour vous aider à mieux comprendre le mécanisme du charity-business, voici quelques extraits du "guide pratique des animateurs du Téléthon" tel qu'il leur est exposé au cours de leurs briefings de formation.

Mettez de beaux habits, rendez vous dans un lieu tenu secret, poussez la porte, vous êtes dans le sein des seins de ceux qui savent comment pomper de l'argent à ceux qui ont le portefeuille moins grand que le coeur. Asseyez vous, fermez les yeux et… écoutez !

- Vous vous êtes spontanément portés volontaires pour participer, en tant qu’animateurs bénévoles, au Biothon 2008, le vingt-et-unième déjà d’une nouvelle ère dans l’univers de la générosité humaine qui revêt, de ce fait, une valeur symbolique forte. Nous nous en félicitons et nous vous en remercions. Mais attention, à aucun moment vous ne devrez perdre de vue qu’il s’agît d’une opération de levée de fonds. Nous sommes là pour que l’argent rentre !

Le jeune trentenaire chic en costume anthracite mèche mouvante et chaussures anglaises arpente à grands pas l’immense salle rectangulaire de partout, plafonds, dalles, fenêtres, chaises à pied de métal et sièges de stratifié avec juste une petite tablette repliable pour écrire, sur lesquelles les trente derniers sélectionnés sont assis et écoutent goulûment.

- A votre niveau, vous aurez à intervenir dans des zones de proximité telles que salles des fêtes, foyers de personnes âgées, cafés, restaurants, tabacs, qui sont partenaires de l’opération. Vous aurez à prendre la parole, à vous adresser à des gens, de braves gens, qui nous suivent, pour certains, depuis le début, qui répondent présent chaque année. Vous comprendrez donc que nous ne puissions pas prendre le risque de les… dérouter, de les démotiver, par une communication différente d’une année sur l’autre. Harmonisation des concepts que nous véhiculons, cohérence dans les termes du discours que nous tenons à tenir… sont donc impératifs. L’un des principes fondamentaux de la “quemunication” est qu’on ne change pas un message qui marche. Or le nôtre a fait ses preuves. A ce titre, sachez par ailleurs que nous détenons le record mondial des transformations de promesses en dons effectifs. Les Américains et les Canadiens ne tiennent leurs promesses qu’à 75, voire 80 % seulement. De plus, la moyenne des dons par rapport à la population place la France en tête de tous les pays du monde.

En écho aux élans triomphalistes de l’orateur spécialiste en communication charitative, une Marseillaise plaisantine monte timidement, des rires nerveux lui répondent. Chacun cherche d'un regard anxieux d’où est parti le méfait. Pas trop l'époque pour jouer avec les Symboles Eternels de la République. D'autant que le "jeune homme chic de 40 ans" à tout à fait la tête d'un tonton-cafteur.
Le regard de l’orateur n’a rien exprimé à l’instant du chahut. Il est bon - à tout le moins nécessaire - de temps en temps - de laisser le petit peuple s’amuser. On ne lui demande pas de comprendre la gravité de l’instant mais d’appliquer les consignes. Il s’éclaircit la gorge et monte légèrement le volume sur les derniers murmures.

- Je vais maintenant vous énoncer les règles fondamentales de la levée de fonds, règles qui doivent, tout au long de l’opération, soutendre vos prises de parole. A la fin de l’exposé, ceux qui ont été envoyés par leur agence pour l’emploi se signaleront à moi et je leur remettrai un formulaire qu’il rempliront sur place ce qui leur fera gagner du temps lorsqu’ils retourneront à leur ANPE chercher un emploi. Donc, voici ces règles :

- Règle N°1 : Trouvez le ton juste ! Nous ne voulons ni de misérabilisme, ni de show-bizz à outrance. La science n’est pas un spectacle! De même, évitez, autant que faire se peut, les superlatifs. Nous ne sommes pas “les meilleurs”, “les plus forts”. Nous faisons tout ce que nous pouvons, avec tout notre coeur, notre énergie et nos moyens. Certes, nous avons des résultats spectaculaires, tant financièrement que médicalement, mais nous ne voulons pas nous prétendre “les plus forts”. Ce que nous voulons, c’est durer. Pour cela, nous devons construire patiemment, sans faire d’esbrouffe. Ce ton juste, je sais que je peux compter sur vous pour le trouver. C’est notamment pour cela que vous avez été sélectionnés.

- Règle N°2 : Incitez les gens à appeler tout de suite, à céder à leur impulsion. Une personne sur deux qui, en toute bonne foi, avait envisagé de donner, si elle ne téléphone pas tout de suite, ne donnera rien. Le lendemain, l’émotion est retombée, elle n’a rien promis à personne, elle ne reçoit aucune lettre de remerciements… et elle passe à autre chose. Alors, terminez le maximum de phrases par : “vous voulez faire quelque chose ? alors, n’attendez pas, appelez dès maintenant…” et vous rappelez le numéro. Ou encore, pour ceux qui auront un micro et devront s’exprimer devant des dizaines, voire des centaines de personnes : “appelez maintenant, n’attendez pas, avant de vous coucher, ce soir, passez-nous un petit coup de fil et dites-nous : je suis avec vous! C’est important pour nous de le savoir et c’est important aussi, surtout, pour ces enfants que vous sauverez. Chacun donne selon son coeur. Si, aujourd’hui, le sort de ces enfants qui sont là, sur les écrans de télévision, devant vous, vous touche, c’est aujourd’hui, c’est maintenant qu’il faut donner.”

- Dites que c’est fa-cile ! Faire une promesse de don, c’est facile.

- Règle N°4 : Vous aurez des enfants présents avec vous. Personnalisez-les! c’est pour ces enfants là, qu’ils donnent. Certains, ils les connaissent depuis douze ans. Essayez de vous souvenir de leurs prénoms et de les rappeler afin que ces enfants ne soient pas seulement des “petits malades anonymes en fauteuil”. C'est pour Edouard, Vincent, Christopher, pour le petit Rémi qui est si mignon qu'ils vont donner. Faites de même avec les enfants interviewés sur les plateaux télé. Dites : “Vous avez entendu le petit Cyprien. Il a une formidable confiance en l’avenir et une formidable confiance en vous. Tous ces enfants, vous leur avez rendu l’espoir. Continuez ! C’est notre défi commun !”

- Règle N°5 : Ceux qui veulent faire quelque chose forment une communauté, sont inclus dans un grand courant général. Nous sommes une “communauté”, un “club de la solidarité”. Ce n’est pas nous qui lançons un défi aux Français, ce sont les Français, tous ensemble, qui se le lancent à eux-mêmes. Vous même, les animateurs, je vous le rappelle, vous faites, vous aussi, partie de ce “club de la solidarité”, vous aussi, vous êtes actifs, vous faites quelque chose.

- Règle N°6 : Insistez également sur le fait que donner est un geste symbolique qui fait participer à une fabuleuse aventure. Dites : “Appeler pour donner, c’est votre façon d’agir, de montrer que vous voulez vraiment faire changer les choses. Aujourd’hui, vous avez ce pouvoir. Nous, nous ne sommes que vos porte-parole.” “En téléphonant maintenant, vous nous aidez à changer le monde. Vous participez à l’une des plus grandes aventures de ce siècle.” Voilà, est-ce que quelqu’un a des questions ?

Quelqu’un a.
- Si on nous donne de l’argent, on en fait quoi ?
L’orateur specialiste en communication a un petit sourire qui se veut peut-être rassurant.
- N’ayez crainte, personne ne vous donnera d’argent…

Voila, des règles, préceptes et conseils avisés, il y en une vingtaine d'autres dont les plus délicieusement attachantes sont:

Règle N°7 : Insistez sur le fait que ce merveilleux geste est, de plus, formidablement efficace.

Règle N°9 : Rappelez que les comptes sont parfaitement transparents.

Règle N°10 : N'oubliez pas qu'il y a des enfants qui vous regardent derrière leur poste mais attention, il y a une interdiction morale évidente de demander aux enfants de nous donner de l'argent ou de demander à leurs parents, mais donnez des exemples : « Le petit cyril a cassé sa tirelire et a apporté 20 euros au Centre de promesse ».

Règle N°11 : Elevez le montant "psychologique" du don : « si vous pouvez donner entre 50 et 100 euros »

Règle N°12 : Incitez les familles à se regrouper pour faire des dons plus importants.

Règle N°19 : Déculpabilisez les petits dons : « il n'y a pas de don mineur, chaque euro compte, l'océan est fait de millions de gouttes d'eau »

Ainsi va la pêche au télé-thon, qu'il soit rouge ou germon, qui comme chacun sait est une espèce en voie de disparition.

Et si, pour aider la recherche qui en a particulièrement besoin en ce moment puisque le gouvernement la démantèle allègrement, vous n'avez pas assez d'argent, empruntez-en à votre banquier, lui, en ce moment, il en a, c'est vous qui lui avez prêté.

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Robert HUMBLEY

 

mercredi, 19 novembre 2008

Sciences : les singes décideurs sont ils l’avenir du libéralisme économique ?

Juste après la tenue du G20, je désire vous entretenir d’une expérience sociologique et comportementale passée quasiment inaperçue, terminée il y a à peine quelques jours à l’Université du Wisconsin-Madison aux USA. Les résultats obtenus se sont montrés particulièrement prometteurs et ont ouvert la porte à des perspectives magistrales dans la gestion économique et politique de notre planète.

neutre2.jpgBut de l’expérience :

Étudier le comportement de trois primates de races différente en lieu et place d’être humains placés aux sommets de la hiérarchie et comparer leurs performances finales.

Description du protocole :
 
Le professeur Woodworth assisté d’une petite centaine de collaborateurs, a sélectionné trois singes pris au hasard, il les a placé dans les conditions quasiment identiques à celles des décisionnaires humains qu’il souhaitait tester dans trois domaines différents : la conduite d'un grand pays, le management d’une banque et la gestion d'un parti politique. Ces primates se prénommant Nicky's, un petit babouin mâle un peu agité et narcissique de 53 ans, Bouton's un sévère et avide ouistiti adulte de 58 ans toujours suivi de Kervy son inséparable compagnon jeune et impulsif, enfin  Holldy, un macaque malicieux et bon vivant mais un peu mou et myope de 54 ans fraîchement séparé de Princess, son ex compagne.

Chaque singe devait choisir sa réponse parmi quatre propositions soumises par un staff de brillantes persionnalités grâce à quatre manettes placées devant lui. Un ordinateur géant analysait aussitôt, en temps réel, le retentissement de ses arbitrages en macro économie ainsi que les répercussions sur la politique mondiale, le management bancaire et la gestion du Parti. Le computer comparait alors les résultats entre les mesures prises par les titulaires humains et celles choisies par nos singes sélectionnés.

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Je vous livre donc les résultats bruts de l'expérience que j'ai pu obtenir grâce à un ami dont je tairai le nom pour éviter d'entraver sa carrière prometteuse.

Résultats de l'expérimentation :

Pour faire vite, disons que Nicky's a fait mieux que le dirigeant actuel du pays testé (non communiqué pour ménager les susceptibilités), avec des performances supérieures dans le domaine social et l'emploi. Au niveau internationnal le G20 a bien eu lieu et a donné lieu à autant de résultats, c'est à dire à des déclarations d'intentions qui ne mèneront jamais à rien comme les G8, G13, G156, etc... Enfin la situation financière n'a que peu varié. On peut donc déclarer la primauté sensible du babouin sur l'homme dans ce cas particulier de gouvernance d'un pays moderne.

Pour le management de la banque le résultat a été très spectaculaire : Bouton's et Kervy n'ont perdu pendant la crise que trois cent millions d'euros à la place des cinq milliards gaspillés par l'équipe actuelle, toujours en charge rappelons le. Un détail amusant : quand Kervy appuyait en cachette sur les manettes , Bouton's faisait semblant de ne pas le voir. Le staff a du intervenir sévèrement... Pour ce cas, il est indéniable que le bilan de la gestion de l'organisme financier (que nous ne nommerons pas par pudeur) par les ouistitis a été largement supérieure à celle des deux hommes.

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Mais le cas d'Holldy fut probablement le plus pathétique. Quelles qu'aient pu être ses décisions, la déliquescence du Parti (dont nous tairons le nom par délicatesse) ne faisait que s'accroître. Le pauvre Holldy, bizarrement, s'était beaucoup attaché aux humains qu'il observait sur d'énormes écrans. Au début il prit très à coeur la mission dont il ne comprenait pas grand chose. Pourtant à la fin de l'expérience, il a terriblement ému les expérimentateurs lorsqu'ils ont vu des larmes jaillir de ses petits yeux myopes devant le spectacle d'un parti ravagé par les haines et les ressentiments... Ce fut le moment le plus poignant de cette expérience. Nombreux furent les expérimentateurs se résoudre à consulter un psychologue pour se remettre de ce sress intense...

Conclusion :

J'avais préparé une conclusion hyper argumentée et puis en me relisant, je me suis dit que dans cette modeste parabole tout était dit : l'Homme et la Femme providentiels n'existent pas, l'essentiel dans une société, ce ne sont pas les "Chefs et dirigeants" qui prennent les arbitrages sans aucun risque et avec de larges gratifications morales et financières mais ceux qui dans leurs entourages préparent véritablement les mesures. Que le pouvoir personnel est un leurre et que le peuple est bien con de croire que celui ou celle qu'il élira est une sorte de demi-dieu capable de tout résoudre et que ses uniques motivations sont le bien de la collectivité. L'époque de de la monarbig-6.jpg.jpegchie absolue me semble révolue. N'est il pas l'heure d'apprendre à raisonner différemment ? N'est il pas temps de rechercher une nouvelle méthode de gouvernance plutôt que s'en remettre aveuglément à un seul individu ?

Qu'une grande partie de citoyens âgés, de droite, par un réflexe tribal naturel face à l'inconnu, croit à ces sornettes et réclame un chef pour la sauver me parait (presque) naturel, quoique nous ne soyions plus au paléolitique... 

Mais, mes amis : le Parti socialiste asphyxié par le mythe et des combats de "chefs" en 2008 ?

Comment dire ?

Comme  Holldy, j'en pleurerais...

NB : La dernière photo a été empruntée en partie à "20 minutes.fr" que je remercie.

Cui cui scientifique déjanté et scénariste fêlé...

vendredi, 10 octobre 2008

Sarah Palin : À un battement de cœur près…

Un journaliste américain dans un raccourci propre à beaucoup de ses confrères, et dans le bon goût si délicat qui caractérise les professionnels de l’information aux USA, a lancé l’idée suivante ; John Mac Caïn, jouissant, si on peut dire, d’une santé assez déficiente et d’un âge plutôt avancé, il ne serait point étonnant que Sarah Palin, sa co-listière, ne soit contrainte de le remplacer, celui-ci ayant passé l’arme à gauche durant son mandat, d’où l’expression exquise et délicieuse que la vice présidente serait "à un battement de cœur de la Présidence des États Unis"…

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On aurait pu également dire avec malice "à une métastase près" mais aux USA, apparemment, on peut  plaisanter sur les accidents cardiaques, un peu moins sur les maladies...

Tout ceci pour vous avouer, mes amis, combien cette phrase a provoqué chez moi une anxiété terrible ! Dites moi ? Regardez moi dans les yeux : ne sommes nous  pas tous à un battement de cœur de la fin de notre existence ?

Tiens ! Au moment où j’appuie sur les touches de mon clavier ne vais je pas m'écrouler brutalement  ?

Quelle angoisse !

Avez vous conscience de la vanité de la pensée humaine ?  À quoi tient finalement le destin du monde ? À un battement de cœur. À une goutte de sperme ? Avez vous  déjà imaginé cette hypothèse : et si le spermatozoïde qui a atteint le premier, l’ovule de la mère d’Hitler était arrivé quelques dixièmes de seconde plus tard ? Adolf se fût prénommé Delphine et la face de la planète eut été complètement chamboulée…

À quoi tient notre existence tout de même ! À quelques dixièmes de seconde près...

Trêve de plaisanteries.

Bon ! Admettons que le coeur de l'infortuné John s'arrête de battre et projetons nous dans le futur

Sarah Palin a prêté serment...

La théorie du créationnisme triomphe : voilà les enfants américains obligés d’apprendre qu’il y a 6000 ans, nos ancêtres gardaient des troupeaux de dinosaures qu’ils devaient traire tous les jours et que Dieu a créé la terre et ses créatures en 7 jours…

Chaque femme est considérée comme  une sorcière potentielle qu'il est nécessaire de  désenvoûter régulièrement par un prêtre exorciste…

Le tir au fusil  sur des ours blancs élevés en batterie est devenu une option dans les Universités américaines

La prière obligatoire sur son lieu de travail, matin, midi et soir. L’écologie devient une discipline considérée comme une hérésie passible d’un séjour en Alaska par – 30° C sur une plate forme de forage pétrolier.

Voici ce qui pourrait arriver à nos amis américains si le coeur si fragile de Mac Caïn venait à s'arrêter. Pourquoi ressentez vous des frissons ?

En ce moment toute la presse européenne s'accorde à clamer que Barack Obama est archi favori dans la course à la Maison Blanche selon les sondages. Je suis hélas persuadé du contraire : nous verrons bien dans 3 semaines...

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Car...

La middle class américaine éprise de télé réalité, désespérément "beauf" et complètement bouleversée par la crise financière semble particulièrement friande de ce populisme un peu vulgaire et sans complexe qu'incarne  "sexy Sarah", avec sa gouaille et son clin d'oeil enjôleur (Wink en anglais - voir vidéo) digne d'une fille de mauvaise vie, un peu bécasse, qui vous promet avec rouerie le 17ème ciel pour seulement quelques actions Lehman & Brothers. Bien sûr, vous pensiez la rouler avec ces titres,  désormais cotées au prix du papier, que vous auriez réussi à lui fourguer en ces funestes jours où votre patrimoine a pris un sacré coup de jeune, retrouvant le niveau du montant de votre tirelire lors de l'anniversaire de vos 8 ans mais la guêpe est moins folle qu'il n'y parait...

Messieurs, méfiez vous de cette fausse naïveté car il se pourrait que Madame Thatcher de sinistre mémoire n'aie été qu'une midinette ingénue à côté de cette fausse poupée aux canines limées pour l'instant

Parce que vous l'avez compris, de nos jours, inutile d'être une lumière pour devenir le principal dirigeant d'un grand pays comme les USA : il suffit d'inspirer confiance et sympathie. Qu'importe la compétence, l'intelligence, seules comptent une certaine apparence de vulnérabilité et de fragilité, une sensibilité similaire à celle du citoyen moyen et la proximité supposée avec le peuple.

Aux USA, le populisme de droite, depuis Ronald Reagan, a gagné ses lettres de noblesse et Bill Clinton dont on loue à tort les capacités (n'est il pas un des principaux responsables fondateurs de la crise actuelle par la dérégulation excessive des marchés financiers ? Qu'a t-il réformé dans la société américaine ?) n'a certainement pas été, loin s'en faut, on s'en rendra compte progressivement,  une exception.

Vous dire que nous sommes bien mal partis me semble relever d'un doux euphémismeours.jpg : sans jouer les oiseaux de mauvais augures, il me semble que notre société se dirige droit vers une crise encore pire que celle imaginée, et ce, encadrée par des oligarchies et des dirigeants politiques occidentaux assez peu qualifiés et relativement incompétents pour faire face à une telle situation.

Ces élites  sont pourtant l'émanation démocratique de peuples étourdis par les médias tenus par ces mêmes intérêts financiers car n'oublions pas que dans une société démocratique, seulement 5 % d'électeurs peuvent faire basculer une majorité, d'où l'importance considérable de la maimise sur l'univers médiatique pour gagner ces électeurs fluctuants.

Nous autres, citoyens ordinaires sous le coup d'une propagande habile,  peu au fait de l'économie, accordant plus d'importance aux émotions et à l'apparence  qu'aux idées et à la raison, considérant la politique comme étrangère à nos préoccupations et forcément pourrie étions devenus, pour la plupart, jusqu'à cette crise qui laissera des traces, les ardents défenseurs de la société actuelle.  

Toutefois, il me vient à m'interroger : lors de déséquilibres trop importants, une sorte  "d'intelligence collective" n'a t-elle point anticipée une crise dont on se demande parfois si elle n'a pas été souhaitées par chacun d'entre nous, au plus profond de notre inconscient collectif, pour défaire un système qui générait trop d'injustices et de troubles et qui à long terme risquait de mettre l'essence même de notre société et de nos vies en péril ? Parce que, quoi qu'on en dise, j'ai ressenti, à mon niveau, la crise économique depuis plus de deux ans !

Mais si je me lance dans la philosophie de comptoir, je risque de ressembler de plus en plus à la future Présidente des États Unis d'Amérique, Sarah Palin, moi qui n'ait d'autre but que de vous distraire.

Ceci dit...

Possesseurs de cash, amateurs de trusts et de conglomérats gigantesques, requins des indices boursiers, bon appétit mais gare aux indigestions ! Un monde nouveau, encore meilleur pour vous que le précédent vous tend les bras.

Un univers de gigas groupes. Big fathers...

palin5.jpgEnfin un petit message affectueux et sarcastique à mes copains néo-libéraux qui se reconnaîtront : longue vie aux nationalisations (provisoires, ne nous leurrons pas)  d'une grande partie du système bancaire européen qui ne sauraient tarderet pour mes amis Sylvestre, Beytout, Aphatie, Marseille, Baverez et tant d'autres propagandistes patentés tellement sectaires qu'ils en ont perdu tout discernement :  bonjour à l'accroissement exponentiel des dettes publiques des pays occidentaux dues au sauvetage des meubles luxueux et coûteux du libéralisme mondial qu'ils défendent toujours becs et ongles mais devant un auditoire de plus en plus clairsemé !

Désormais, inutile de gémir sur la  dette publique : elle passera pour notre pays de la taille d'une mare à celle d'un abîme et pour les nations qui avaient une dette relativement modeste de la grosseur d'un terrier à la profondeur d'un gouffre.

Foutaises donc que ces combats d'arrière garde ! De toutes manières, les dettes publiques deviendront abyssales ! Quant à l'attitude passée de la BCE, on en reparlera dans quelques mois et la campagne de propagande développée frénétiquement par M. Trichet, largement relayée par les laudateurs habituels du néo-libéralisme par ailleurs assez peu férus en économie vu leur formation et leur activité. Lequel président de la BCE cherche à se faire passer pour le sauveur  de l'économie et de la monnaie européenne, conduite se révèlant pour le moins  largement abusive et superflue : l'avenir est souvent impitoyable.

Allez Sarah ! Toi, la future et première femme Présidente of the Unites States of America  (l'eusses-tu cru ?), fais nous au moins rire avec tes oeillades (voir vidéo) avant de nous faire pleurer de désespoir !

On attendait Hillary, et à la surprise générale, ce fut Sarah.

"Destinu" comme il est dit en Corse, avec fatalisme, lorsqu'on découvre le cadavre de son voisin criblé de balles au détour d'un sentier...

Et n'oubliez pas : l'essentiel est de conserver une bonne santé, c'est en général ce qu'on dit quand tout part à vau-l'eau ! So long les gens, gardez vous bien !

Bye bye.

Cui cui, fragile, vulnérable, gauche, fataliste et apôtre de la philosophie à 2 kopecks...


lundi, 06 octobre 2008

DÉCONOMIE (2) : La danse de Saint Blé ou la Multiplication du Rien

"Jésus leva les yeux et vit qu'une foule nombreuse venait à lui. Il dit à Philippe : « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu'ils aient à manger ? ».Il disait cela pour le mettre à l'épreuve, car lui-même savait bien ce qu'il allait faire. Philippe lui répondit : « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun ait un petit morceau de pain. » Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit :« Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d'orge et deux poissons, mais qu'est-ce que cela pour tant de monde ! » Jésus dit : « Faites-les asseoir. » Il y avait beaucoup d'herbe à cet endroit. Ils s'assirent donc, au nombre d'environ cinq mille hommes. Alors Jésus prit les pains, et, après avoir rendu grâce, les leur distribua ; il leur donna aussi du poisson, autant qu'ils en voulaient."

Jean 6, 5-11

 

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La Cène selon Greenspan : "Prenez ceci est leur sang"

 

 

" Le miracle est la patience avec laquelle les hommes et les femmes se sont de tout temps soumis aux fardeaux inutiles apportés par les gouvernements."

William H. BORAH

 

Souvenez vous…  Pêcheurs et mécréants, en vérité, en vérité, Robert Th. HUMBLEY vous l'avait pourtant bien dit :

Le coût de Barre, Marx et ça repart !

 

Or, que voit-on à l'heure où s'effondrent, tels Babels de sable, les châteaux de cartes (de crédit) en Espagne, en Belgique, en Angleterre, en USA (qui vient de Usure), au Luxembourg, MAIS PAS EN FRANCE !!!

Car, nous, en France, on a écouté Robert Th. HUMBLEY, grand déconomiste, visionnaire de l'implanifiable, et aussi CUI-CUI, oracle pure-plume, annonciateur de l'impensable… Et l'on a appliqué cette loi simple du Divin Marché : la richesse, quand il y en a, c'est pour quelques-uns, quand il n'y en a plus, c'est pour tout le monde.

Donc, tout devrait être simple et cette (soit-disant-juste-chez-les-autres) crise réglée depuis longtemps dans notre beau-et-vachement-protégé-quand-au-système-bancaire-mondial pays.

Sauf que, voilà, comme disait un autre brillant éconofumiste de chez nous, Auvergnat, inspecteur des Finances, taulier de la rue de Rivoli, puis président de la Dettepublique Française et qui osait appeler un chou un chou, j'ai nommé VGE : "Vous chavez, l'économie, ch'est compliqué!"

Eh oui, l'économie, c'est comme les bagnoles: Plus c'est compliqué, plus quand ça tombe en panne on est dans la merde parce qu'on peut plus reparer soi-même.

Oui, pauvres mortels, compliquées sont les voies détournées du Divin Marché pour faire votre bonheur malgré vous et la petitesse de votre cerveau.

Mais, encore une fois, Robert Th. HUMBLEY est là!

Sur le coup, à chaud, dans le tumulte des premiers ébranlements et lézardes du grand édifice-fric mondial, j'ai d'abord pensé vous parler de la danse de saint blé à laquelle se livraient nos fiers-à-bras aux couilles d'argile. Un pas en avant, une courbette en arrière, un menton relevé, une nuque courbée servilement, une danse de la pluie des taux autour du divin Trichet… bref… pas du joli joli, mais, finalement, je n'ai pas jugé cela utile. Quand la bombe d'Hiroshima a explosé, aurait-il été sérieux de se préoccuper d'abord de ce que devenaient les puces et les blattes ?

Élargissant donc mon champ de perception et d'étude,   je me suis à nouveau tourné vers les textes les plus anciens… fondateurs, fédérateurs… jusqu'au plus ancien d'entr'eux : La Sainte Bible. Et, dans la multiplication des pains, j'ai vu toute la lumière de notre beau système financier mondial.

Les pains que Jésus a multiplié, c'etaient pas des vrais, sinon, les gens qui avaient faim, ils auraient plus eu faim et alors, ils auraient plus eu besoin de croire en DIEU pour espérer, un jour, ne plus être ceux qui ont toujours faim et entrer enfin dans la maison de DIEU où il y a toujours à manger pour tous.

Eh bien, l'argent, pour les Banquiers (et leurs copains/complices dirigeants politiques), c'est pareil. Il y a deux argents :

1- celui qui sert à circuler, comme les jeans à une seule jambe d'une blague juive (pas antisémite, M'sieur Val !) – "c'est pas des jeans pour porter, c'est des jeans pour acheter, pour vendre, pour acheter, pour vendre…"

2- et celui que les banquiers, les capitalistes et leurs factotums du pouvoir politique récupèrent au passage pour eux et qu'ils transforment vite en quelque chose de vrai : Mercédes, Yachts, Villas, Iles privées, or, bijoux, grands crus…

Et voila le miracle économique dans lequel on nous a un jour plongé la tête (et avant nous à nos parents, nos grand-parents…)

Pour continuer la pensée de notre ex-Grand Argentier et Président de la Detpublique Française (qui se bat aujourd'hui contre les moulins à vents du futur)  : "pour que les Franchais comprennent bien, je crois qu'il faut leur exchpliquer avec des exjemples chimples".

C'est ce que fait un film remarquable (et qui commence à se faire remarquer) :

L'ARGENT DETTE (ou les BANKSTERS), de Paul Grignon.

 

Money As Debt.jpg

(DELie tes liens et clic sur l'image)

Le monde tout entier vit aujourd'hui sur une grande "chaîne de l'argent" où ceux qui sont au départ de la chaîne sont peu et gagnent beaucoup et où, à l'arrivée, nombreux sont ceux qui, même si c'est pas beaucoup, perdront tout ce qu'ils ont.

"Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, au magazine Time, et aux autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque quarante ans. Il aurait été pour nous impossible de développer notre projet pour le monde si nous avions été exposés aux lumières de la publicité durant ces années. Mais le monde est aujourd’hui plus sophistiqué et préparé à l’entrée dans un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l’autodétermination nationale des siècles passés."

David Rockfeller

 

Comme le disait le poète psyché-économiste Robert Th. Humbley : "décidemment, on ne rêve pas en chiffres".

Signé : appelez-moi Bob 

 

Dernière minute, tout s'arrange :

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