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mercredi, 12 août 2009

Les traders sont ils les derniers glorieux poilus de l'ére moderne ? Par Yves Tétard.

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Cessons donc de stigmatiser

les traders, nos braves petits

poulbots du 21 ème siècle !

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Décor et photo inspirés par Étienne Courgeotte.

Par Yves Tétard, chroniqueur d'élite de la section Dassault n° 1

 

Le déferlement d'arguments de mauvaise foi, inspiré par la propagande collectiviste se répand sous nos yeux ébahis  tel un  long et tumultueux fleuve de fiel, emplissant nos oreilles de sonorités cacophoniques et insoutenables. Il n'est que d'observer les informations de TF1 et France 2, d'écouter RTL ou même le France Inter de notre ami Philippe Val ou pire, de consulter Internet pour s'en convaincre ! En effet, les médias n'ont de cesse de vilipender une corporation qui fait honneur à notre pays depuis des lustres : j'ai nommé la vénérable confrérie des traders.

Qui se souvient encore de nos glorieux poilus entre 1914 et 1918,  soldats héroïques défendant pied à pied notre belle terre de France abreuvée du sang de ses enfants contre les  barbares Uhlans déchaînés et ivres de sang ? Chacun de nous doit sa liberté à ces anonymes combattants qui ont sacrifié leur modeste existence, l'offrant à la Patrie reconnaissante afin que les forces de l'avenir dont nous sommes les fruits puissent bâtir un monde meilleur.

Et justement, ce monde plus juste est enfin présent, sous nos regards ahuris et indignes grâce à ces nouveaux héros modernes, les traders, qui, par une abnégation inouïe, un désintéressement remarquables, ont su amener notre civilisation occidentale au faîte de la hiérarchie mondialisée et au sommet de la prospérité matérielle.

Capt-1801201.jpgChaque citoyen a t-il bien conscience de ce qu'il doit aux traders ? Hélas, permettez moi d'en douter ! Que de récriminations acerbes, de jalousies mesquines éveillent nos petits combattants modernes, défenseurs de l'Occident et de nos valeurs séculaires ! L'argent n'est-il pas toujours le nerf de la guerre ? Souhaitons nous perdre cette  impitoyable guerre économique  menée par des peuples fourbes et menaçants ?

J'en appelle, avec le Président Dassault, à la mobilisation du lectorat du JIVARO, toujours si expérimenté, réformiste et mature, pour préserver notre épargne, nos banques et le capitalisme financier, les trois mamelles de la grandeur et de la prospérité de notre Pays, dispensatrices du progrès social et du mieux-vivre individuel.

Bourgeois, Religieux, Aristocrates, Riches, Propriétaires, Aînés, Claudiquants, seriez vous prêts,  suite à l'appel du JIVARO, à venir  soutenir sur le parvis de la Bourse de Paris, nos braves petits poulbots, les traders, qui méritent amplement leurs rémunérations tant ils font gagner à la France, à notre Épargne et à nos Banques la difficile bataille de la spéculation ? Qu'importe votre équipage, venez avec vos domestiques, votre robe de bure et vos enfants de chœur, vos laquais, vos employés et vos locataires ! Séniors, Handicapés  peu nous chaud que vous vinssiez en canne, béquilles, déambulateurs ou fauteuils roulants.

L'essentiel n'est il point de sauver le soldat "trader" ?


Yves Tétard, médaille d'or de la pensée thatcherienne et chroniqueur d'élite à vie au Jivaro.

 

Nota bene : Bien sûr, il ne s'agit que d'un vulgaire pastiche. D'ailleurs il suffit de comparer avec la chronique originelle pour constater combien la philosophie de ce modeste billet est éloignée des idées de son inspirateur...

 

By cui cui, l'oiseau frondeur et déconneur.

mercredi, 08 juillet 2009

G8 : Le libéralisme vert est il l'avenir du capitalisme financier ?

Lecteurs assidus ! L'avenir ne sera pas noir comme on ne cesse de vous le seriner.

Il sera vert-de-gris avec un beau galon doré pour rappeler l'omniprésence de nos bienfaiteurs de Wall Street, de la City et des Bourses mondiales.

Las de prêcher une opposition stérile face à un système capitaliste qui a fait ses preuves, en tant qu’humble membre du village des Nouveaux Révolutionnaires Verts, l’idée m'est venue de créer un nouveau Think tank attaché à promouvoir les valeurs séculaires du profit, de l’exploitation humaine, de l’économie de marché, de la dérégulation et du développement durable.

Après avoir lu ici, que les politiques et le Marché, dans un souci écologique prôné par le rusé rosé-vert-jaune Daniel Cohn Bendit, allaient permettre à des industries polluantes d’acheter des droits à polluer à ceux qui en disposent en raison de la baisse de leurs émissions de carbone ; aussitôt, à l’intérieur de mon petit cerveau de piaf, une ampoule basse consommation s’est brusquement allumée !

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Tenez vous bien : une bourse aux points verts spéculatifs de droits à polluer pourrait être mis en route : quelle avancée économique, les amis ! Merci Arthus Bertrand, merci DCB, merci Nicolas Hulot ! Enfin une nouvelle méthode de se faire un peu de flouze, de faire sauter l’oseille ! Quel bonheur ! Adieu les placements pourris chez les fabricants de pneus ou de voitures qui asphyxient la planète !

Alléluia ! L'écologie politique est notre Déesse ; Nicolas Hulot et Daniel Cohn Bendit  sont ses prophètes !

Et puis mon cerveau inventif, inspirateur du Think Tank NRV (Nouveaux Révolutionnaires Verts – en novlangage - ), a imaginé, dans un superbe orgasme intellectuel provoqué par un surplus d’alcools forts , les points verts spéculatifs retraites ©, les points verts spéculatifs vacances ©, les points verts spéculatifs santé © !

Je vous sens enthousiastes, non ? Attendez que je vous explique.

Désormais, finis les calculs compliqués des retraites par années : chaque trimestre, vous recevrez un certain nombre de "points retraites" en fonction de votre salaire, de votre métier, compétence, fayotage et j’en passe. Au bout de 12457 points vous aurez ainsi droit à votre retraite. Pas joli ça ? C’est à dire que votre retraite sera complète à 67 ans comme elle pourrait l’être à 86 ans : tout dépendra de vos cotisations, du temps travaillé et de la valeur du point !

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Et cerise sur le gâteau, tenez vous bien, les amis ! Vous pourrez spéculer avec vos points retraites, car ils pourront être côtés dans une bourse de valeurs !

Oui. Ça vous épate, hein ?

Par exemple, si vous possédez 6000 points à 150 € et que vous les revendez à 180 €, vous gagnez 30 % de votre retraite soit sur le montant soit sur la durée ! Formidable progrès ! Et merci qui ? Merci Think Tank NRV !

Attention aux risques, il est possible que vous travailliez jusqu’à votre décès, toutefois avec une bonne propagande médiatique comme nos communicants en ont le secret et avec l'appui des gouvernements, nous pensons vaincre certaines réticences à la nouveauté. La réforme est indubitablement au bout du pouvoir médiatique.

On pourrait appliquer le même système aux vacances, aux dépenses de santé et à plein d’autres domaines : finies les solidarités pesantes, effacé l’État omniprésent. Adieu les déficits chroniques (Aphatie pourra enfin parler d’autres sujets), écrasées les dettes gigantesques !

Vive la spéculation verte, moteur du libéralisme conquérant et du développement durable ! Et voilà comment on sauve à la fois les deux mamelles du capitalisme moderne : j'ai nommé la finance internationale et l'écologie caviar avide de faire payer au petit peuple ses consommations néfastes et polluantes (vieux véhicules, énergies fossiles trop bon marché, nourriture pas assez bio, habitations pas assez isolées, etc).

Amis du Village, je vous le dis droit dans les yeux : vous avez bien de la chance de  jouir  des conseils illuminés d'un grand penseur. Je mériterais largement de figurer en bonne place dans des blogs autrement influents, c'est moi qui vous le dit.

Ah ! Si vous saviez comme il est à la fois écrasant pour mes frêles épaules et exaltant, ma modestie  dût-elle en souffrir, de préparer des lendemains qui chantent pour le bien-être de l'Humanité...

Ami de cui cui, à vos fusils !

Vous avez souri en lisant ce modeste billet ? Vous ne tarderez pas à pleurer en vous apercevant que ce qu'il décrit se réalisera bien plus tôt que vous l'imaginez...

À après.

Nota bene : Les "points verts spéculatifs retraites"©, "points verts spéculatifs vacances"© et "points verts spéculatifs santé"© sont une propriété intellectuelle de Think Tank NRV ®

Cui cui, le moineau givré ®.

vendredi, 12 juin 2009

Politique et économie : plus ça change, moins ça change…

Dites les amis ? Ne nous prendrait on pas pour des billes par hasard ?

Voilà une dizaine de mois qu'est apparue la crise économique du siècle - nous disait on - les Présidents et Ministres de tous les pays occidentaux nous promettaient des réformes monstrueuses, un rééquilibrage des richesses dans le monde, un arrêt des pratiques financières scandaleuses, la fin de la spéculation, la mise au pas des banques, la suppression des paradis fiscaux, la mise au ban d’un capitalisme inégalitaire et inique.

Bref ! On nous promettait une révolution économique et structurelle, un bouleversement des mentalités, l’abolition du libéralisme financier sauvage et de ses pratiques indignes. Et j'en passe et des meilleures !

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Nicolas Sarkozy se situait à la pointe dans ce discours semi révolutionnaire. Lui  qui se vantait d’être le réformateur du capitalisme financier : et certains de le croire… Pauvres naïfs !

Puis on a découvert un premier magistrat qui allait sauver nos emplois partout ou la crise exerçait ses ravages : et certains d’espérer…. Pauvres niais !

Puis notre chef suprême nous a promis l’égalité des chances : et certains d’applaudir… Pauvres imbéciles !

Puis le chef de l’état qui déclare se saisir du problème des banlieues : et certains de s’enthousiasmer… Pauvres nigauds !

Désormais le Président se saisit de la question écologique : et certains de hurler de joie… Pauvres crédules !

Quel admirable comédien ! Capable d'enfiler toutes les casquettes, de promettre tout et son contraire, de grapiller des idées partout et de les lancer sous son label en sachant qu'elles ne seront jamais mises en chantier.

Une petite partie du peuple le suit, mobilisée et hypnotisée comme jamais, elle franchira le rubicon avec lui, quoi qu’il fasse et pourtant ce président est largement minoritaire dans notre pays si on fait le décompte précis des voix.

Indéniablement, c’est un bateleur exaltant : il me rappelle certains vendeurs démonstrateurs que je côtoie sur les marchés, ceux-ci vendent parfois des objets dont on ne saisit pas très bien l’utilité, mais qui grâce  à un bagout  décomplexé et à un argumentaire inouï , vous paraissent absolument nécessaires et indispensables. Forcément, vous vous laissez tenter malgré un prix un peu prohibitif et vous l’emmenez chez vous, pressé de l’essayer. Vous ouvrez la boîte, branchez l’appareil et bien sûr, celui ci tombe en panne trois jours plus tard.

Inutile de retourner au marché car le colporteur ne reviendra jamais. Et pour cause !

Journalistes.JPGMais dans notre cas, le bonimenteur Sarkozy reviendra en 2012. Il sera tellement convaincant, autocritique sur ses échecs, des trémolos dans la voix, les larmes aux yeux, promettant de faire mieux grâce à son expérience passée, qu’il parviendra à refourguer sa came pourrie aux mêmes qui l'ont cru il y a deux ans…

La naïveté, la crédulité et le sentimentalisme bêlant des citoyens sont incommensurables.

Décidément dans ce monde  fluctuant, plus les situations empirent, moins les doctrines et les hommes changent !

CQFD. Ce qu'il fallait démontrer.

Inutile de se voiler la face : les dirigeants occidentaux et les élites mondiales sont en train de rouler les populations dans la sciure. Y compris Obama et ses parlementaires pour le peuple américain  ! Les réformes annoncées n'auront jamais lieu, tout au plus quelques timides replâtrages ou maquillages capables de transformer un système vermoulu, rongé par les inégalités sociales et la corruption en un dispositif mu par les mêmes ressorts mais habillé d'une respectabilité juvénile louée par la propagande médiatique internationale.

Une chose est pourtant établie, amis de gauche et de droite épris de justice : malgré les déclarations fracassantes de certains philosophes et économistes, croyez moi, le Grand Soir n'est pas pour demain !

Poils aux mains.

À après.

Poils à la raie.

 

Cui cui, oiseau de mauvais augure.

lundi, 18 mai 2009

Les tartuffes de l’Europe ou Docteur Jekyll à Paris ; Mister Hyde à Strasbourg.

Rien qu’à l’idée d’assister sur les chaînes de télévision au triomphalisme ostentatoire des membres de l’UMP (Copé, Bachelot, Bertrand, Dati et consorts) et autres ralliés félons et carriéristes méprisables issus de "la gauche marécageuse", rien qu'à l'idée de supporter le discours satisfait d’un Président qui ne manquera pas de déclarer que par leur vote massif les électeurs ont avalisé sa merveilleuse politique et ses superbes réformes, je me suis dit que NON, décidément NON, nous ne pouvions laisser se dérouler sans réagir la joyeuse farandole de la fête de l’UMP du 7 juin 2009 au soir !

quand l Europe veut l Europe peut.jpgBien entendu, certains beaux esprits, qui hantent ces lieux  vous répliqueront que je n’ai qu’à m'abstenir et éteindre mon téléviseur . Certes, mais la posture de l'autruche n’empêchera ni ces démonstrations d’arrogance, ni  à terme, l'arrivée au pouvoir de mouvements autoritaires dont nos philosophes plus habitués à manier leurs stylos et leurs  concepts ésotériques que la force se retrouveront la tête dans le sable et nous dans la merde, contraints de réparer leurs conneries !

 Ne nous voilons pas la face : lorsque notre température monte à 40 °, ce n’est pas en cassant le thermomètre qu’on fait baisser sa fièvre. Dans le même état d'esprit, les banques  ne se  sauveront jamais en trafiquant leurs bilans, comme elles le font actuellement,  les sondages de l’institut Opinion Way à la piètre réputation ne convaincront pas davantage les électeurs (sinon ceux déjà conquis) des tendances du scrutin !

Il me semble opportun qu’un signal d'alarme provenant des citoyens impose  une mise en garde à nos élites et surtout change les donnes au sein même du Parlement européen.

quand l Europe veut l Europe peut3.JPGLe bataillon toujours présent d’électeurs âgés, votant systématiquement pour son petit Chef, viscéralement et irrémédiablement attaché à tout ce qu’il entreprend quoiqu’il fasse, lui fournit un confortable rembourrage de 27 % (vous me que direz 27 % sur 50 % de participation, ça ne représente que 13,5 % du corps électoral). Ce matelas sera d’autant plus surestimé que la participation sera faible. Et cela, le gouvernement l’a bien compris, l’absence de forcing de sa part en étant la preuve patente.

Allons nous encore nous faire dicter nos choix par un électorat majoritairement peuplé de retraités qui vénèrent la pratique du pouvoir personnel d'un l'homme providentiel ? Par des tenants de l’ultra libéralisme qui n’ont jamais renoncé à leur chimère ? Par des transfuges venant du Front national ?  Par les partisans des restrictions des Libertés au profit de l’Ordre a tout prix ?

Et nous autres, opposants, pour qui voter ? Pour un Parti Socialiste qui a voté 97 % des lois libérales de Strasbourg avec l’UMP,  et qui, de défenseur du socialisme à Paris, devient blairiste et franchement libéral à Strasbourg ?

Pour un MODEM qui a mélangé ses suffrages jusqu’en 2007 avec le groupe libéral européen (ADLE) dont il faisait partie, et qui, pour des raisons électoralistes de positionnement de Bayrou vote désormais avec les Verts mais garde une doctrine droitière digne de l’UDF de Giscard avec des cadres aussi chargés de casseroles, tel Jean Peyrelevade ?

Quelle différence y a t-il entre les trois formations-godillots partisanes du "oui anti-démocratique au TCE", du libéralisme économique échevelé, des réglementations démentes qui favorise les grands groupes, de l'absence de lois sociales européennes et de la privatisation à tout crin ? Aucune, si ce n'est le nom des partis !

quand l Europe veut l Europe peut2.JPGNe voter pour aucun de ces 3 grands mouvements paraît la seule démarche qui puisse faire trembler nos oligarques français ou européens et saper les fondements d’une Société élitiste que la crise n’a jamais fait chanceler, contrairement aux assertions de la presse et de la propagande officielle.

Le piège  de la soi-disant déliquescence radicale du capitalisme financier international et son extrême dramatisation médiatique, chausse-trappe dans laquelle la plupart des philosophes et économistes de tous horizons se sont engouffrés comme des perdreaux de l’année, prenant souvent leurs désirs pour la réalité, n’est peut-être qu’une illusion car il n'est pas impossible que le dogme de l’ultra libéralisme se remette  rapidement de cette crise, avec les aides considérables des États et grâce à la purge gigantesque pratiquée sur les emplois et les salaires sous prétexte de récession ! Je suis même prêt à parier que si ce système s'en sort sans trop de dommages, ses thuriféraires, forts de leur impunité n'en finiront plus de bousculer l'intérêt général et de perpétrer leurs excès avec encore plus d'outrecuidance. La vigilance s'impose...

Amis lecteurs, que diriez vous de déguster 3 marques différentes de soupes dont la texture, la composition, les ingrédients, la provenance sont presque identiques et dont la saveur est médiocre ? Que vous soyez de droite ou de gauche, tentez donc une petite incursion dans une petite gargote de votre choix où le potage n'est pas issu d'une émanation industrielle !


POUR CES RAISONS, IL EST SOUHAITABLE DE VOTER, ET DE PRÉFÉRENCE,  ÉVITEZ LES MARCHANDS DE SOUPE LYOPHILISÉE !

En tout cas, aller à la pêche constituerait un péché majeur, mais après tout, chacun voit midi à sa porte...

À après !


Merci à mes sources,Olivier Bonnet, Guy Birenbaum et Médiapart.

Cui cui, l’oiseau fou à force de chanter dans le vide.

vendredi, 01 mai 2009

Le voyage au bout de l'enfer d'un pauvre patron du CAC 40.

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Lionel Mouton déclare en exclusivité au Jivaro:

"Je pars pour protéger la Satiété Générale

des hyènes qui rôdent en ricanant"

 

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De notre envoyé spécial James Kerviol.


J K : Pourquoi quittez vous la SG?

Lionel Mouton : Pauvre victime d’une odieuse cabale menée par des médias et des politiques gangrenés par une jalousie maladive, j’ai décidé de remettre ma démission au Conseil d’administration. J’ai même pris l’initiative dans un geste complètement fou et désintéressé qui m'honore de ne pas encaisser mes indemnités de fin de contrat !

J K : Oui mais vous toucherez dès 2010 une retraite de plus de 700.000 € par an !

Lionel Mouton : Rire jaune… 700.000 €, vous appelez cela une retraite ? Imaginez vous le manque à gagner que je vais devoir subir après des années de labeur justement rémunérées ? J’entrevois l’avenir avec frayeur et je pense même être condamné à déménager et à licencier la moitié de mes domestiques !

J K : Quelles ont été les réactions de vos salariés et de vos amis ?

Lionel Mouton : Rire gras. Les employés de la Satiété Générale sont très fiers d'avoir à leur tête un PDG qui gagne plus que les autres : cela montre que leur entreprise est au plus haut ! Quant à mes amis, je vais vous citer une anecdote amusante : un jour que nous roulions comme des enfants insouciants dans la Ferrari de Laurence (Parisot) avec Sophie (de Menthon), j'ai sorti tout à trac un slogan qui nous a fait mourir de rire ! "À la Satiété Générale, je me suis servi à satiété à la satisfaction générale", ai je sorti, pas qu'un peu fier...  Après une cascade de rires cristallins, une voix a ravi mes entrailles, "cher, vous êtes impayable !" a gloussé illico Laurence avec sa malice habituelle et Sophie d'ajouter : "quel esprit ce Lionel Mouton ! Il vaut largement sa toison d'or !" Ah ah ah ! Quel esprit, quels moments délicieux ! Quel couple harmonieux nous formions avec Laurence !  Quelle belle équipe de copains  nous faisions tous les trois, à cet instant béni des dieux, bien loin des envieux et des jaloux, chevauchant notre Ferrari rouge F430 Scuderia, cheveux au vent ! Nostalgie...

J K : Comment avez-vous vécu les critiques venues de la classe politique ?

Lionel Mouton : En colère. Très mal ! Tout le monde sait bien que les banques sont les boucs émissaires de cette crise et ce n’est pas de leurs fautes si des citoyens indélicats au chômage ont contractés des crédits (subprimes) qu’ils n’ont pas pu rembourser : ce sont ces pauvres inconscients qui ne règlent pas leurs dettes, les responsables ! Mais quelle instance politique aura le courage de le dire ? Tout ce que les hommes politiques trouvent à faire dans un grand élan démagogique, c’est condamner des dirigeants d’entreprises dont la rémunération n’est que de quelques millions d’euros et non ces citoyens mauvais payeurs qui ont mis l’économie à feu et à sang ! Je suis écœuré par ce monde injuste, monsieur Kerviol, les hyènes veulent ma peau ! Toutes les nuits je les entends rôder en ricanant, je n'en peux plus ! [ sanglots dans la voix]

Note de la rédaction : après une crise de larmes de plus de 10 minutes, nous retrouvons Lionel Mouton, les lunettes embuées, défait dans son costume Pierre Balducci à 32.000 €…

J K : Quel bilan rapide faites-vous de vos années Satiété Générale ?

Lionel Mouton : Désespéré. Monsieur Kerviol, nous avons été trahi par un petit employé qui a impacté notre bilan, d’une moins-value de 5 petits milliards. Ce n’était pas si grave et nous aurions rattrapé la bévue sur un coup de bourse spéculatif bien affuté si cette satanée crise n’était pas arrivée si tôt ! En tout cas, personnellement, je suis extrêmement satisfait de mon bilan financier, ma famille aussi.

J K : Mais n’étiez vous pas responsable de cet énorme trou financier ?

Lionel Mouton : Vif. Ah ! je reconnais bien là les journalistes ? Toujours en train de cracher sur les patrons ! De quoi serais je coupable ? Du comportement d’un employé qui a été immédiatement exclu : n’est ce pas là une attitude sérieuse et réfléchie de la part d’un patron du CAC 40 digne de ce nom, de punir les employés indélicats, Monsieur Kerviol ?

J K : Mais vous auriez pu démissionner car tout capitaine est comptable de ses matelots et de son navire !

Lionel Mouton : Hors de lui. Comptable ? C'est un terme que je ne goûte guère ! Le discours que vous tenez là, Monsieur Kerviol a des connotations bolcheviques : depuis quand un patron de banque, est il responsable des pertes occasionnées par des évènements indépendants de sa volonté ? Tout ceci est de la faute à la crise et j'estime n'avoir strictement rien à me reprocher ! De toutes manières, je trouve vos insinuations intolérables, je vais me plaindre du déroulement de cette interview à votre patron qui est un de mes amis, il possède un compte chez moi. Je ne vous salue pas Monsieur…

  • Toute ressemblance avec des lieux ou des personnes existantes ne serait que pure coïncidence et cette interview parodique n'est qu'un grossier pastiche...
  • L’interview originale est ici.

Cui cui, pigeon voyageur.

 
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