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vendredi, 27 novembre 2009

Bye bye Dubaï ou requiem pour une défunte bulle !

Aïe !

Les p’tits loups, ça se passe mal pour Dub !

Figurez vous que le temple chic du capitalisme bling bling avec hôtels pour ultras riches, circuit automobile de F1 superflu, tours géantes ostentatoires, îles artificielles en forme de palmiers, bref, le siège kitsch du nirvana du fric à gogo pour gogos plein d’oseille est en très mauvaise posture…

burj_dubai.jpgJe cite le Figaro : " Mercredi, l'une des holdings les plus importantes de l'émirat, Dubaï World, propriétaire via ses filiales immobilières, du gigantesque complexe hôtelier construit sur une île artificielle en forme de palmier, a demandé à ses créanciers un sursis pour renégocier l'intégralité de ses dettes, soit 59 milliards de dollars ! ". Dont 5 milliards à des banques européennes, telles HSBC, UBS, la Deutsche Bank, la BNP et le Crédit agricole dont on ne célèbrera jamais assez l'extraordinaire clairvoyance.

Rien que ça, mes agneaux ! Les Dubaiotes n'ont pas fait dans le détail !

Quelle pagaille à Dub !

Et comme l’émirat est un des états le moins solvable de la planète vu qu’il ne possède pratiquement pas de pétrole dans ses sous-sols et qu’il ne compte que sur son grand frère d’Abou Dabi, la faillite semble proche, menaçant évidemment les créanciers de ce fol état pas très mature !

Pour les bourses mondiales, Dub est devenu un épouvantail car si l'économie défaille, autant appeler les samours pour qu'ils tranchent une fois pour toutes la tête de tous les spéculateurs fous du globe ! Et Dieu sait s'ils sont nombreux !

Une bulle spéculative de plus me direz vous ? Certes.

la-palm_1200863109.jpgParce chers villageois(es), parmi les dirigeants économiques financiers mondiaux qui jouent aux apprentis sorciers et qui ne changeront jamais de comportement, devant la naïveté et l’incompétence technique puérile des politiques mondiaux du niveau des Brown, Obama, Sarkozy, Merkel ou Strauss Kahn qui n’ont jamais très bien évalué ou même voulu comprendre la puissance des réseaux financiers et leur folle course vers la catastrophe, devant la multiplication d'une économie basée sur du vent chacun sait bien qu'à force de pétiller dans des bulles de gaz spéculatifs, la machine économique risque d'engendrer un gigantesque pet foireux qui dégonflera salutairement une machine devenue démente mais laissera probablement sur le carreau des tas de victimes.

Attendez vous dès les prochains jours à une nouvelle crise boursière qui atténuera un peu plus l'activité économique et accélèrera la croissance trop importante du chômage en France (+52.200 au mois d'octobre).

Aussi, camarades révolutionnaires et amis de gauche et de droite, avides d'une économie plus juste et plus solidaire, puis-je me permettre de vous prodiguer avec humour un conseil : plus besoin de combattre par la violence un système économique vacillant, soyez patients, le système finira bien par se détruire tout seul et tomber comme un fruit mûr bien plus vite que vous ne le pensez !

dubai.jpgTôt ou tard, il y aura LA bulle de trop et tout pétera !

Devant l'indigence de nos gouvernants, incapables de se faire respecter par les élites financières qui les ont tellement aidées, il faudra bien qu'un jour,  nous fassions entendre nos voix. Qu'ils le veuillent ou non.

Cela dit, un doute m'assaille, mon raisonnement comporterait il une faille ?

C'est la fin de mes rimes en "ail".

Amis de cui cui, devant votre gentillesse et votre fidélité mon cœur tressaille ; je pars au travail et je vous dis : bye bye et distrayez vous bien !

 

cui cui rimailleur miteux des bazars.

 

vendredi, 23 octobre 2009

Les 'Nobel', belles, belles comme l'humour !

  • 2009 Oliver Williamson et Elinor Ostrom (USA),
  • 2008: Paul Krugman (USA),
  • 2007: Leonid Hurwicz, Eric Maskin et Roger Myerson (USA),
  • 2006: Edmund Phelps (USA),
  • 2005: Robert Aumann (Israël) et Thomas Schelling (USA),
  • 2004: Finn Kydland (Norvège) et Edward Prescott (USA),
  • 2003: Robert Engle (USA) et Clive Granger (GB),
  • 2002: Daniel Kahneman (USA) et Vernon Smith (USA),
  • 2001: George Akerlof, Michael Spence et Joseph Stiglitz (USA),
  • 2000: James Heckman et Daniel McFadden (USA),
  • 1999: Robert Mundell (Canada),
  • 1998: Amartya Sen (Inde),
  • nobel-4a.jpg

  • 1997: Robert Merton et Myron Scholes (USA),
  • 1996: James Mirrlees (GB) et William Vickrey (USA),
  • 1995: Robert Lucas Jr (USA),
  • 1994: John Harsanyi et John Nash (USA), et Reinhard Selten (Allemagne),
  • 1993: Robert Fogel et Douglas North (USA),
  • 1992: Gary Becker (USA),
  • 1991: Ronald Coase (GB),
  • 1990: Harry Markowitz, William Sharpe et Merton Miller (USA),
  • 1989: Trygve Haavelmo (Norvège),
  • 1988: Maurice Allais (France),
  • 1987: Robert Solow (USA),
  • 1986: James Buchanan Jr (USA),
  • 1985: Franco Modigliani (USA),
  • 1984: Richard Stone (GB),
  • 1983: Gerard Debreu (USA),
  • 1982: George Stigler (USA),
  • 1981: James Tobin (USA),
  • 1980: Lawrence Klein (USA),

Tels sont les 47 lauréats du prix Nobel d'économie depuis 29 ans... 36 Américains, 4 Anglais, 1 Canadien, 2 Norvégiens, 1 Allemand, 1 Israélien, 1 Indien et 1 Français. C'est à dire que selon les pantins des jurys du Prix Nobel, 85 % des économistes mondiaux seraient donc américains !

Ne riez pas tout de suite !

Observez auparavant le résultat sur le terrain de l'économie américaine et les résultats désastreux malgré une troncature plus ou moins habile des statistiques pour éviter l'affolement !

Vous vous esclaffez ? Normal !

L'économie des États Unis, malgré cette formidable élite pré-citée, subit une récession considérable consécutive à la crise des sub-primes et à des distributions sans discernement de crédits.

Je ne parle même pas de la Grande Bretagne, hâvre économique paradisiaque et modèle pour la France  selon l'auteur de "l'économie faite par les nuls", j'ai nommé le célèbre journaliste et chroniqueur que les médias s'arrachent et que le monde entier nous envie, Sa Suffisante Excellence , professeur "Honoris Causa" du Grand Journal et des Guignols, de Canal +,  Jean-Michel Aphatie !

Aussi ne vous raconté-je pas la désespérance vécue dans les chaumières : si on ne peut plus se fier à des experts, vers quel type de civilisation se dirige t-on ? Si l'État américain et les sociétés privées payent des études, des laboratoires, des équipements hors de prix aux Universités prestigieuses des States, les meilleures du monde, vantent sans rire les organismes bidons de notations universitaires aussi pertinentes que leurs homologues financières corrompues jusqu'à la moëlle, pourquoi édifier des campus dorés où quotidiennement des chercheurs en économie se plantent  irrémédiablement et quelles solutions nous reste t-il ?

Alors, sans sombrer dans le populisme ( concept ressassé par quelques misérables  exégètes de la pensée  centriste molle qui fourmillent sur Internet en lançant doctement quelques poncifs éculés,  et notion politique inepte à mes yeux puisqu'ielle mène historiquement  à l'homme providentiel et au pouvoir personnel ) , une question  m'interpelle : Mais bon sang, à quoi servent donc tous ces experts économiques qui ratiocinent, dissèquent, se contredisent, déclament, affirment, condamnent, prévoient, se disputent, triturent les chiffres, sortent des formules alambiquées ?

Dites moi, mes bons amis, n'avez vous pas remarqué que lorsqu'on assiste à leurs joutes, on a parfois l'impression d'assister à un congrès de druides gaulois amateurs de cervoise devisant bruyamment sur les vertus thérapeutiques des boules de gui cueillies par une nuit sans lune, au cri du loup et au hullulement de la chouette ?

Ils sont grotesques, pédants, manquent de distance, en une phrase : ils se discréditent chaque jour davantage !

En fait, je vais vous faire une confidence : bien qu'ils en sachent techniquement bien plus que nous, je crains qu'ils ne soient  aussi  démunis que nous sur les solutions à apporter ou tout simplement complètement perdus sur le déroulement des crises successives qui nous attendent !

Alors, je me permets d'adresser une supplique à nos amis journalistes et pseudos experts économistes : de grâce relativisez, parlez au conditionnel et surtout restez humbles !

J'en terminerais par une pirouette humoristique : pourquoi ne pas proposer au jury des "Nobel" d'économie, nos illustres incompétents  et précieux ridicules tels que Nicolas Baverez ou Jacques Marseille, auxquels nous adjoindrions pour les Nobel de Littérature, nos pitoyables génies caquetants et emplumés des basse-cours médiatiques André Glucksmann, Bernard-Henri Lévy ou Alain Finkielkraut ?

Au niveau actuel des Prix Nobel, ils le valent bien : notre considération envers le mérite des prix Nobel étant passée du stade de la dynamite à celui du pétard mouillé.

Rajoût de dernière minute : lire l'opinion de Paul Jorion sur les prix Nobel d'économie cet après midi même sur son intervention vidéo dans les dernières minutes : le constat est édifiant !

 

Amis et ennemis, à après et bonne fin de semaine !

 

Cui cui fit l'oiseau, gibier à viser sans modération.

 

vendredi, 11 septembre 2009

LE REPENTI 2 : une série B interprétée par le sosie de Johnny.

- « Allo, Ministère des Finances, service des régularisations fiscales, j’écoute » fit une voix féminine affable.

- Bonjour Madame, euh… J’avais mis en dépôt  quelques économies en Suisse et euh… Je viens de m’apercevoir euh… Que c’était illégal…Et euh... 

- Je vous passe le service, mon cher Monsieur, ne quittez surtout pas. Une attente bercée par un extrait musical des 4 saisons de Vivaldi : l'automne...

 


jean-philippe1.jpg


- Allo, bonjour Monsieur, bienvenue au service amiable des redressements fiscaux. Dit une voix féminine enveloppante et voluptueuse.

- Euh... J’ai entendu dire que vous disposiez  d’une liste de 3000 braves contribuables comme moi  et que vous leur laissiez une petite chance de rédemption s'ils avouaient leur faute…

- Tout à fait, Monsieur, fit la voix envoutante , puis je prendre connaissance de votre nom ?

- Ah que oui !  Jean-Philippe Semette et mon transfert concerne la Suisse...

- Ah ? Gros silence au bout de la ligne. Des chuchotements, 20 secondes de blanc pour atteindre un autre poste…

 

- Allo, oui, Monsieur Eric Woerth, Ministre du budget à l’appareil,  bonjour Monsieur S'mette, je peux vous appeler Johnny ?

- Si vous y tenez mais je ne saisis pas très bien pourquoi ?

- Arf ! Toujours aussi modeste ! Vous saviez que ma maman est fan de vous ?

- Ah bon, je ne me souviens pas l'avoir rencontrée ? En fait, je vous appelais pour…

- Ne vous inquiétez pas !  Je vous passe ma supérieure. Une attente bercée par un extrait musical des 4 saisons de Vivaldi : le printemps...


- Allo, Bonjour ! Ici Madame Christine Lagarde, Ministre de l’économie et des finances, vous me voyez honorée cher ami, de vous entremettre ! Auriez vous l’obligeance et la bonté de m’envoyer une photo dédicacée pour mes nièces. Ne vous inquiétez surtout pas, nous allons classer votre dossier avec diligence ! Ne quittez pas…

- Mais je ne viendrai pas à Paris en diligence, Madame… Une attente bercée par un extrait musical des 4 saisons de Vivaldi : l'été...


- Allo, ici François Fillon, Premier Ministre, bonjour Monsieur Halliday, pour Noël vous pensez à notre concert prévu à Matignon, je compte sur vous ! Je vous passe illico, Nicolas, ne quittez pas .

- Nicolas illico, qui est ce ? Pas de réponse. Une attente bercée par un morceau de musique baroque...

 

sarkohalliday.jpg

- Allo Johnny ! Ici Nicolas, ah ! Quel plaisir de t’entendre ! Quel bon vent t’amène ? Il paraît que tu as  téléphoné à Bercy ? Mais tu es fou ! Il fallait m’appeler sur ma ligne directe : tu sais bien que tes problèmes d’impôts, on les résout beaucoup plus rapidement à l’Élysée qu’à Bercy ! Depuis, que cet andouille de Woerth a lancé son canular sur la supposée liste  des 3000 réfugiés bancaires en Suisse, figure toi que tous les invités du 6 mai 2007 au Fouquet’s , des centaines de sportifs et de people ainsi  qu'une bonne partie de membres du Medef  n’ont pas cessé de m’appeler sur ma ligne directe !  Il y avait bien longtemps que Carla et moi n'avions autant rigolé et puis ça me fera des soutiens à bon compte pour mai 2012, hein ? Sinon comment va Lætitia ? Et Jade ?

- Mais… Euh … Pardonnez moi, Monsieur le Président, je ne suis pas Johnny Halliday, balbutiai-je, je m’appelle Jean-Philippe Semette : S-E-M-E-2T-E, épelai-je, comme SEMEUSE et FUMETTE. Silence gêné puis une interjection : « Ah les cons ! ». Pause lourde.


Attente ponctuée par un extrait musical des 4 saisons de Vivaldi : l'hiver... Un long moment de solitude glacée…


- « Allo, Ministère des Finances, service des redressements fiscaux, je vous écoute Monsieur Semette, reprenons tout à zéro : donc, vous avez gravement fraudé l'État... » fit une voix féminine ; revêche…

 

 

Allez tchin tchin à tout le monde, bonnes lectures, découvrez de nouveaux sites et bon dernier vrai week end d'été !


NB : pour ceux, nés pas plus tard qu'hier, le véritable patronyme de Johnny Halliday est Jean-Philippe Smet...


By cui cui, plumitif troupier, enquêteur fantoche, scénariste raté.

lundi, 31 août 2009

La spéculation : le dopage du capitalisme ?

Dites les amis ?

L’autre jour, je regardais nonchalamment à la télévision la finale du 100 mètres hommes lors du Championnat du monde d’athlétisme et observait dubitatif ces gros bébés bodybuildés et musclés comme des statues grecques gonflées à l’hélium qui se sont élancés sous les hourras béats de journalistes conquis d’avance.

À l’annonce de la pulvérisation du record du monde (9’’ 58), les commentateurs sportifs, en transes, ont salué la performance d'Usain Bolt, avec moult glorifications, rejetant par avance avec dédain la suspicion de dopage qui, je cite, pourrait casser les rêves de chacun !

Mais le mauvais esprit, que je suis, pisse-froid s’il en est, n’a pas été très convaincu par la « guépardisation » naturelle de l'espèce humaine … Des exploits toujours plus surnaturels, une fuite en avant incessante vers la surpuissance musculaire, des produits dopants de plus en plus performants, toujours autant de gens contrôlés positifs. Bref, tout ceci me met un peu mal à l’aise. Jusqu’où iront ils ?

Et puis samedi, en parcourant des yeux les kiosques des journaux je suis tombé sur cette Une du Figaro  : une caricature de titre que je n'aurais même pas osé présenter sur mon pastiche du "Jivaro" tant elle est d'une connerie monumentale ! Imaginez ? L'optimisme retrouvé alors que tous les économistes sérieux appuyent comme des damnés sur le signal d'alarme...

Comment, par la barbichette de la momie de Lénine, peut on être en même temps un homme avisé, informé et un lecteur du Figaro ?

fig.jpgEt brutalement la révélation, que dis je, la grâce a touché ma gracile tête de linotte en faisant le rapprochement entre le niveau des journalistes du Figaro et celui des commentateurs sportifs du championnat du monde d'athlétisme !


Amis, ne voyez vous pas la concordance entre les deux vices que sont le dopage et la spéculation, maux qui minent cette société de l’illusion et du mensonge ?

 

  • Avec le dopage, vous obtenez toujours plus de performances et de gain ; avec la spéculation, plus de performances  et de gain en un minimum de temps !

  • Avec le dopage, les limites sont vite outrepassées et  l’issue peut être fatale ; avec la spéculation lorsque les limites sont franchies vous mettez  l’économie en péril !

  • Avec le dopage, si un seul compétiteur triche, il rafle tout et les autres sont forcés de recourir à des produits identiques pour accéder au même niveau : avec la spéculation, si une seule banque la pratique ou un seul pays l’autorise,  tous les autres sont obligés de suivre pour survivre !

  • Avec le dopage, le fric est le moteur principal des participants et des sponsors sans mentionner les problèmes futurs de santé des sportifs, avec la spéculation, le fric facile est l’unique carburant des actionnaires, banquiers sans tenir compte de l'intérêt de la population, des salariés et de la clientèle !

  • Le dopage comme la spéculation sont tellement rentrés dans les mœurs des élites sportives et économiques qu'on n'imagine difficilement une société cohérente abandonnant ces sinistres préceptes. Inéluctablement, la spirale infernale enclenchée ne pourra se boucler que par des bouleversements vitaux pour la santé des sportifs et par de réelles catastrophes sociales et humanitaires tant  les conservatismes dogmatiques ultra-libéraux, injectés depuis 30 ans dans des cerveaux peu critiques et formatés par l'enseignement,  sont tenaces !

  • Enfin dernier point commun et non le moindre, avec le dopage, l’idéal du sport, des valeurs humaines, de l’honnêteté et de l’intégrité sont bafoués ; avec la spéculation, ce sont les valeurs du travail, du progrès humain, de la cohésion sociale et de la compétence qui sont foulés aux pieds !


Malgré les cris et les appels de beaucoup, nos gouvernants et ceux qui pèsent font la sourde oreille.

Jusqu’à quand ? Faudra t-il encore créer de nouvelles taxes pour sauver les oligarchies financières ?

Faudra t-il que nous tombions tous dans le gouffre sans fin de la récession pour qu’ils comprennent ?

Il y a de quoi se désespérer.

Citoyens mortifiés par tant de médiocrité et d'égoïsme, croyez moi, vos élites ne vous méritent pas !

Alors, me direz vous ? La spéculation est elle la dope du capitalisme ultra-libéral ? Imaginez qu'on supprime brutalement chez un drogué dépendant, sa dose quotidienne ? À coup sûr, il risquerait un malaise sinon l'embolie ! Et voir le capitalisme financier s'écrouler, terrassé par une crise fatale, amis, vous l'avez bien compris, serait un spectacle bien trop épouvantable pour nos yeux...

C'est pour cette raison que contrairement aux vœux de certains économistes et de beaucoup de citoyens qui souhaiteraient un traitement rapide, la spéculation a encore quelques belles années devant elle, jusqu'à ce qu'une overdose fatale abrège enfin la lente agonie d'un système devenu incohérent et dévastateur  !

À après !


Cui cui, la linotte sans influence

mercredi, 26 août 2009

Petit précis de bourrage de mou à l'intention des dirigeants du G 20.

Hier, comme vous le savez probablement, M. Nicolas Sarkozy, président de la République française a sévèrement admonesté, pour la septième fois, les patrons des banques françaises pour leur attitude exécrable concernant leurs rémunérations sarkozy_banques-m.jpgexorbitantes et les bonus extravagants de leurs traders. Posture qui démoralise les salariés ordinaires et pourrait créer les ferments d'une possible révolte sociale.

Les dirigeants bancaires ont fait, pour la septième fois consécutive, amende honorable et ont promis la main sur le cœur, juré, craché, en tout bien, tout honneur - croix de bois, croix de fer, si on ment on va en enfer - de corriger les excès.

Il semble qu'ils aient convaincu, pour la septième fois de suite, le président et une bonne partie de la Presse.

Ce que les médias n'ont pas relevé, c'est que le président français avait reçu de ma main, ce petit résumé dont je vous livre quelques extraits ci-dessous et dont j'ose espérer que vous garderez le caractère de confidentialité indispensable, réservé aux seuls lecteurs privilégiés du Village des NRV.

Merci à vous.

 

Amis dirigeants de la planète, Vos Majestés, Sires, Mesdames et Messieurs les Présidents et Premiers Ministres et Chers collègues du G 20,


M'étant intronisé récemment coach internationnal, je me suis permis de rédiger modestement, pour votre staff de communication un solide argumentaire pour justifier auprès de l'opinion publique, l'immobilisme nécessaire à votre action face à la crise économique sans perdre votre précieuse position comme tout gouvernant qui a si durement gagné sa place et qui tient à la conserver contre vents et marées durant un minimum d'une dizaine d'années.

Les peuples, par l'intermédiaire d'Internet et d'une certaine presse n'arrêtent point de réclamer à cor et à cri des mesures pour réformer les établissements bancaires alors qu'il convient de reconnaître, nos plus grands experts ne cessant de le clamer,  qu'il est nécessaire de persister dans la voie tracée par nos glorieux ainés Ronald Reagan et Margaret Thatcher,  instigateurs géniaux de ce libéralisme qui a tant enrichi la planète,  cette petite crise ne devant surtout pas modifier le fondement de l'économie de marché auquel nous sommes tant attachés.

Que répondre à des demandes si pressantes ? L'argument imparable à ce genre d'exigence est le suivant : prétextez l'impossibilité de réformer en solitaire car si vous passiez outre, des structures entières, voire des pans de votre économie n'auraient de cesse de quitter un pays dont le gouvernement ingrat aurait eu le malheur de prendre de si funestes décisions ! Si chaque responsable de chaque Nation utilise le même argumentaire, vous obtiendrez la garantie d'une situation bloquée et donc calme pour un certain temps sans que votre responsabilité soit engagée.

Surtout n'hésitez jamais à incriminer et condamner vos pays frontaliers,  des territoires  antisociaux comme il va se soi, potentielles menaces, aux aguets, prêtes à recevoir en grande pompe les déserteurs de votre économie !

Utilisez le même argument pour l’Europe sociale, pour l’univers mondialisé des entreprises et des bas salaires !

fond44.jpg

Permettez moi enfin de citer l'exemple de Madame Christine Lagardepiètre ministre de l'économie en France s'il en est ; elle utilise depuis longtemps ma méthode, et  ce, malgré une méconnaissance  totale du monde de la finance ; je vous laisse admirer les résultats : elle est toujours vaillante , le sourire aux lèvres, fière de son "action", bien calée à son poste malgré des résultats abracadabrantesquement désastreux tels qu'aucun ministre n'avait jamais connus depuis 50 ans ! Ce qui représente une sacrée performance de sa part et prouve avant tout  l'efficacité de ma technique !

Certains gauchistes argueront, avec leur légendaire mauvaise foi,  qu'il faut alors négocier avec ses homologues pendant le G 20 afin de prendre des décisions politiques internationales collectives et concrètes.

Surtout, ne vous démontez pas ! Souvenez vous qu'en général, la Presse est de votre côté. Faites vous prendre en photo, de préférence en train de rire ou de sourire avec vos collègues du G 20, embrassez vous, déguisez vous, déclenchez des séances de fous rires, et terminez par un communiqué plein de bonnes intentions, évitez sourtout les dates et les délais, les projets concrets et lors de votre conférence de Presse soulignez avec gravité les gigantesques avancées de ce sommet historique dont vous avez été la cheville ouvrière ! Après vous disposerez de 6 mois supplémentaires de pause pour vous détendre et profiter de vos avantages...

Voilà, Mesdames et Messieurs, deux petits conseils qui vous donneront envie, du moins  je l'espère, d'en connaître davantage sur ma méthode pour rendre vos populations plus modelables et plus aptes à franchir les difficiles caps économiques qui nous attendent.

Permettez moi enfin d'adresser mes sincères félicitations à vos communicants qui parviennent à faire passer un médiocre pour un génie, un immobiliste bavard et agité pour un activiste forcené et une démocratie élective moderne pour un système politique où chaque citoyen pèse...

Daignez recevoir, Vos Majestés, Sires, Mesdames et Messieurs les Présidents et Premiers Ministres, de l'infâme vermisseau qui s'est permis de vous apostropher, sa dévotion déférente et éternelle.

 

L'inénarrable Cui cui fit l'oiseau, inéluctable conseil en communication, à n'en point douter.


 
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