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vendredi, 13 mars 2009

"La stratégie du marcassin" ou comment ébranler les certitudes d'hier.

Ami(e)s, bonsoir...

Vous ne pouvez pas imaginer à quel point les anecdotes de nos misérables existences influencent ma compréhension du monde. Non pas que je prétende que le sage qui observe est plus avisé que celui qui étudie car je recevrais une volée de bois vert mais disons qu'une conjonction raisonnable des deux postures me parait judicieuse.

Assez péroré !

marc.JPGJe vais vous narrer une situation qui m'est réellement arrivée lors de mes dernières pérégrinations pastorales et comment vous avez failli retrouver une cui cui l'oiselle ou pire : perdre corps et biens, un des meilleurs éléments du village dans des circonstances ridicules qui en auraient réjoui plus d'un (il s'agit là d'humour, je le précise avant  la sévère mais juste séance de flagellation qui m'est administrée lors des commentaires après chaque billet).

Nous avions enfermé un petit métis mi-sanglier mi-goret dans une bétaillère, ce petit animal d’une quinzaine de kilogrammes, une fois engraissé, présentait la qualité primordiale aux horribles yeux des consommateurs effrénés que nous étions, de produire une viande succulente qui partageait à la cuisson les effluves musqués du sauvage  sanglier avec la chair rebondie, dodue et savoureuse du cochon : je m’en délectais par avance. Ces petites bêtes en général cumulaient dans leur attitude, la vivacité et la hargne du papa sanglier ainsi que la rouerie et l'effronterie de la truie.

Je demandais donc à mon équipier de m’enfermer dans le fourgon afin d’attraper notre innocente et future victime.

Elle était tapie dans un coin, tremblante, ses yeux affolés clignaient dans tous les sens. On la sentait prête à défaillir.

Je savourai sadiquement ma position de force et tendis ma main vers ses petites pattes postérieures. Le gibier m’échappa grâce à une ruade et se réfugia dans le coin opposé. Cette manœuvre se répéta trois ou quatre fois et la sueur commença à me monter au frMa joie.jpgont.

La cinquième fois, le marcassin en glissant tenta de me mordre la jambe et m’écorcha en dessous du genou… Et là mes amis, je sentis mon destin d’homme puissant et arrogant m’échapper : insensiblement, ce n’était plus le petit animal qui m’évitait mais désormais, c’était moi qui évitait la charge de ce petit fauve, Les attaques se faisaient de plus en plus précises et ses bonds plus précis et vigoureux. Il tentait d’attraper avec sa mâchoire mes parties génitales !

J’étais tapi dans un coin, tremblant, mes yeux affolés clignaient dans tous les sens, et je me sentais prêt à défaillir, les petits yeux cruels du monstre me jaugeaient avec férocité du haut de leurs 35 cms.

J’avais beau tambouriner contre la porte qui se fermait de l’extérieur, mon collègue s’était éloigné et cette satanée bête qui ne cessait ses attaques... J’étais quasiment perdu, dévoré par un marcassin, j'imaginais déjà les titres ridicules dans la presse, je me représentais ma mort lente dans d'atroces souffrances, émasculé par un porcelet. Un décès absurde dans la honte et le ridicule !

- Pitié ! Hurlai je au bord de l'apoplexie !

La porte du fourgon s’ouvrit miraculeusement. Je soupçonnais mon collègue hilare d'avoir un peu traîné mais ma joie fit plaisir à voir.

Je n'ai évidemment pas raconté cette histoire un peu niaise sur un blog politique avidement  dévoré par les élites de notre pays sans qu'une conclusion  s'impose à mes yeux.

Toute ceci sans pédanterie ni prétention : comment ne pas constater que l'obstination, la ténacité, l'insolence et la patience du petit marcassin contre une puissance infiniment supérieure a fait basculer les rapports de force.

Maintenant fermez les yeux et imaginez qu'Internet soit le marcassin et les médias audiovisuels traditionnels privés  acquis contre vents et marées au dogmatisme ultra libéral (je ne parle pas de la Presse écrite), la brute et que les blogueurs ajoutent aux qualités de notre petite mascotte délicieusement mijotée, la liberté de ton, l'absence de dogme, l'imagination et la créativité. La confrontation, lentement, tournera à notre avantage et la puissante médiacratie, éternelle chantre du capitalisme le plus dérégulé, s'essoufflera faute de vigueur intellectuelle, de nouveautés et entravée par une complaisance pitoyable mâtinée d'absence de sens critique..

Souvenez vous de "la stratégie du marcassin", les potes, et gardez cette petite parabole dans un coin de votre cerveau : il vous servira à nouveau. Mais surtout ne désespérez jamais : assurément, nous vaincrons !

Ami(e) de cui cui, bonne nuit !

Je dédie ce modeste billet à Etrun qui tient tout seul le DEL 3, et qui trouve les ressources et le courage de continuer avec opiniâtreté.

Cui cui l'oiseau complètement chtarbé et déchiré grave.

lundi, 18 août 2008

Que la lumière soit

Chronique des hautes sphères du Divin marché

Car la Vie n'est pas un long fleuve tranquille dans l'Olympie libérale.

 

Vous pensez bien, ma chère, que si j'avais pu me douter qu'on utiliserait mes travaux sur l'atome à des fins militaires, j'aurais fait de la broderie plutôt que de la recherche, gémissait Robert Oppenheimer.
Et qu'est-ce qu'il croyait le bougre? Que l'énergie nucléaire c'était seulement destiné à éclairer les salles de bains?
Le fait est que le 6 août 1945 à 6 heures du matin, il faisait clair dans les baignoires, à Hiroshima.

Pierre DESPROGES

 

Il y a quelques mois, je voulais réaliser une chronique du Divin Marché sur le nucléaire civil. A l'époque, la documentation était fort limitée – Les conditions de l'approvisionnement de l'uranium en Afrique, les sous-traitances laxistes d'Areva au privé, les incidents de niveaux 1 voire 2, pourtant et coutumiers dans les centrales et autres infrastructures, le retraitement souvent folklorique des déchets civils et nucléaires ne faisait l'objet que de publications partisanes des lobbys pro-nucléaires d'un côté et des anti-nucléaires de l'autre. Une fuite dans une centrale en Slovénie ne franchissait pas les barrières de confinement des brèves. Les ouvriers africains qui travaillaient sans la moindre protection dans les mines d'uranium ne déclenchaient pas la réactivité de la radio ni de la télé. Les maladies des sous-traitants d'Areva ne semblaient pas être le combustible propre à chauffer les crayons de nos scribards nationaux.

815779495.jpgDepuis quelques semaines, monprojet s'est vu soumis à un fort enrichissement de sa matière première médiatique. Sur les ondes radios et télévisuelles, dans la presse écrite, nos journaleux se sont précipités sur le moindre poil de cul soupçonné d'irradiation. Une revendication intempestive et urgente de transparence, soutenue par les médias et par un ministre, a balayé la vitrification pluriannuelle de l'information sur le nucléaire.

Mais qu'est-ce qui a pu provoquer cette soudaine réaction en chaîne de nos médias nationaux ?

C'était une fois de plus le divin marché qui allait me permettre de faire toute la lumière sur ce miracle citoyen.

C'est bien dans la chronologie économique occulte que se trouve la clef de cette prise de « conscience » (je rigole) surprenante de la part de nos médias et de nos dirigeants sur la soudaine nécessité d'une transparence en matière de nucléaire. Les forums de traders, dont je vous conseille la lecture quotidienne dès le petit déjeuner, étaient déjà au jus dès avril 2007. Nos jeunes loups commençaient, dans leur langage frais et imagé, à baver devant d'éventuelles transactions mystérieuses. Des noms revenaient sans cesse : lauvergeon, Kron, ALO, Areva, Bouygues et un nouveau patron à partir du 7 mai 2007. Une enquête s'avérait nécessaire pour percer le code de ces messages cryptés « Alo est confiant pour le 7 mai » « Anne va se faire virer par le patron » et le superbe « Kron, Lauvergeon échangistes ? ».kron-lauvergeon.jpg

Une dizaine de clics plus tard, la vérité m'apparaissait en pleine lumière...

 

 

 

Prochainement, Et la lumière fut, le deuxième épisode de votre grande saga de l'été, avec Anne L., Atomic Anne, Patrick K., le corbeau, Nicolas S. le patron, Martin B, le parrain, Angela M., la Kokuhe.

 

Nef-tor Burma, détective publique

 

mercredi, 16 avril 2008

Roselyne Bachelot, la « Bianca Castafiore » des contre réformes.

Roselyne Bachelot est la Ministre du gouvernement Fillon, chargée de débroussailler, d’éradiquer et de vider inexorablement de sa substance le maximum de prestations de la Sécurité sociale afin de conduire, à pas léger, notre système vers une protection analogue à celle des USA, et où progressivement et en catimini, la part des remboursements des frais de maladie, dévolue aux mutuelles, va finir par dépasser la quote-part de la Sécurité sociale…

On parviendra donc discrètement d’ici à quelques années à une privatisation de l’Assurance Maladie qui ne veut pas dire son nom et où les gens modestes et moyens, de plus en plus nombreux, ne pourront plus payer les 100 à 150 € mensuels qu'il faudra débourser, consacrés aux Mutuelles devenues des Assurances santé, minimum nécessaire à une couverture maladie correcte.

9d2181cc14bbd93d479d519a14127f88.jpgRécemment mise en vedette avec une outrancière flagornerie par l’inamovible thuriféraire Michel Drucker, dit " langue de velours " dans l’émission " Vivement Dimanche " sur France 2 , puis interviewée par un terre-plein de journalistes assez complaisants, dimanche dernier sur RTL, lors du " grand jury ", les médias n’arrêtent plus d’admirer notre nouveau rouge-gorge angevin, accessoirement Ministre de la santé et feue Ministre de l’écologie.

Roselyne Narquin, épouse Bachelot, élue dans la 1ère circonscription du Maine et Loire a succédé à son papa, Jean Narquin, nivernais d’origine, politiquement parachuté en 1958 par De Gaulle en Anjou ; cette famille Narquin tenant les rênes de cette circonscription depuis exactement 50 ans. Cette région de droite, berceau des derniers défenseurs de la monarchie absolue, et où, même les radis sont honnis à cause de leur couleur rouge, est donc représentée par notre héroïne qui, n’eût probablement comme principale difficulté dans sa vie, que celle de naître.

À la recherche effrénée d’une singularité insatiable, jusqu’à se vêtir d’habits aux couleurs criardes et d’un goût exécrable pour attirer l’attention sur elle, on peut dire qu’elle fait tout ce qui est en son pouvoir pour se faire remarquer du paysage médiatique français et de l'opinon publique.

Naguère, elle utilisa une certaine spontanéité et une ingénuité provoquées pour se distinguer de sesc836ebf70a3e3374e34f2f61695a911e.jpg rares consœurs députées ; le seul véritable fait de guerre à mettre à son crédit fut sa défense de la PACS à l’intérieur de son propre parti. C’est la médaille qu’elle traîne depuis lors en n’omettant jamais de la faire bruyamment cliqueter partout et en toutes circonstances car Madame est très bouffie d’elle même, est il besoin de le préciser ? Et les occasions de se glorifier ne sont hélas pas si nombreuses…

Puis vint la nomination de notre rossignol du Maine et Loire, au poste de Ministre de l’Écologie. À ce moment les choses se gâtèrent car l’allure primesautière cachait mal un manque de connaissance des dossiers et son désintérêt de cette fonction ; quand on la compare à Nathalie Kosciusko-Morizet, les différences de compétences et d’efficacité sautent aux yeux !

Les Guignols de Canal + en firent d’ailleurs une figure de proue ridicule et assez représentative de l’image qu’elle dégageait. Dans l’ordre des oiseaux de proie, elle se rapprochait alors davantage de la buse que de l’aigle. Son orgueil en  fut mortifié et elle décida de changer son fusil d’épaule pour abattre la buse qu’il y avait en elle  et pour enfin faire apparaître l’aigle qu'elle s'imaginait être…

c7c51469240474b1e444c031670e76fc.jpgMalheureusement, avec la maladresse qui la caractérise, elle abattit les deux rapaces à la fois et à la place il resta la paonne qu’elle cachait secrètement au fin fond de sa personnalité et qu'elle n'avait jamais cessé d'être ! La voici nommée Ministre de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative du gouvernement Fillon et là surprise ! On découvrit une pédante, parlant d'une voix de gorge, avec un vocabulaire chatié et la componction et l'affectation d'une aristocrate du 18ème siècle faisant la morale avec une morgue sans pareille à un philosophe égaré préconisant les Lumières !

Se prenant tellement au sérieux qu'elle en devient ridicule ; d'une vanité inouïe, chaque mot qu'elle prononce désormais semble pesé, façonné , édulcoré ; ses manières de châtelaine de Moulinsart et son affèterie insupportable m'évoquent la Castafiore guettant son reflet dans le miroir au grand dam d'un  Capitaine Haddock grincheux que je suis devenu...

Les seules privautés qu'elle se permet pour faire "peuple" et soigner son image sont désormais, les rencontres sportives où elle adore se pavaner aux côtés du Président, affublée, d'un maillot de l'équipe de France qui lui sied comme un sac de pommes de terre et d'un drapeau ! Que ne ferait elle pour se faire remarquer et impressionner les pellicules des photographes de Presse ! Dieu merci, le ridicule ne tue plus de nos jours, bien au contraire, il a plutôt tendance à rendre autrui sympathique...

Pour terminer ce portrait et lorsque je pense que ce sont ces gens là qui sont chargés de "réformer" le système de santé, permettez moi d'avoir des doutes, sur leur efficacité, leur crédibilité et sur leur empathie à l'égard des humbles pour effectuer de vraies réformes utiles et justes. Mais ce que j'en dis, pauvre oiseau dont les plumes et la peau sont rongées par les parasites et qui crèvera faute de soins en remerciant Roselyne de son action, n'a évidemment aucune espèce d'importance...

cui cui, oiseau de mauvais augure.

samedi, 12 avril 2008

La famine dans le monde en 2008 : une catastrophe annoncée sans précédent.

Un collègue de travail, de nationalité égyptienne et vendeur de fruits et légumes sur les marchés de la banlieue parisienne, s’est épanché sur un phénomène auquel son pays n’avait pas été confronté depuis fort longtemps (1977) et que lui même n’imaginait plus subir…

Figurez-vous que la pénurie alimentaire et l'inflation des prix de l'alimentaire commencent à s’installer dans un pays comme l’Égypte qui n’est tout de même pas le pays le plus pauvre du monde ! La FAO tire la sonnette d’alarme sur cette hausse des prix dramatique.

Je viens de lire deux articles de RUE 89 ici et … Je vous conseille de les dévorer car ils vous concernent tous de plein fouet, vous et vos enfants, et je prédis même à moyen et long terme de terribles cataclysmes humains, génocides et tragédies inédits et d’une violence inouïe !

5de48feb28c9d718f268453bd65c5076.jpegJe ne veux pas commenter les articles (ils sont suffisamment explicites) mais il est souhaitable de mettre quelques chiffres en exergue… Dans certains pays d’Afrique, 70 % des revenus sont consacrés à l’alimentation contre seulement 15 % dans les pays occidentaux… Les céréales et le riz, base de l’alimentation asiatique, ont augmenté de 50 %. L’inflation atteint des niveaux incroyables et des soulèvements populaires éclosent dans plusieurs dizaines de pays. Quelques autres chiffres en vrac : 64% des céréales récoltées sont dédiées à l’alimentation animale, elle-même destinée aux pays développés… Aux U.S.A., 18% des cultures sont destinées à la transformation pour le bioéthanol…

À quoi donc est due cette inflation sur les produits alimentaires et les céréales en particulier ? D’abord aux conditions climatiques, puis à l’accroissement de la population mondiale (6,8 milliards), l’urbanisation échevelée, qui gagne sur les terres cultivables et sur l’extension de cette connerie magistrale qu’on appelle le bioéthanol, substitut du pétrole et qui diminue d’autant la surface de cultures vivrières.

Au-delà de l’aspect économique froid, impersonnel et dogmatique, croyez-vous que ces pauvres gens touchés par la pénurie alimentaire vont se laisser mourir ? Sûrement pas ! Une bonne partie n’aura d’autre solution que la migration vers d’autres lieux bien plus hospitaliers malgré tous les risques inhérents, car pour les familles qui fuiront la famine, entre mourir chez eux ou vivre mal en Occident, que croyez vous qu’ils choisiront ? Que feriez vous à leur place ?

Peut-on laisser crever des millions de gens sous prétexte de rouler avec de l’énergie propre ? Peut-on 35d5f6ae74e3f7f3996fb4cb4a19499b.jpegencore laisser les marchés spéculer sur des denrées vitales ? N’est-il pas temps d’attribuer enfin les crédits destinés aux armements et aux conflits inutiles, au bénéfice de l’alimentation des populations nécessiteuses ? N’est-il pas temps de rogner un peu les profits pharaoniques des entreprises pour la mise en valeur agricole des pays d’Afrique ? Je sais que certains me taxeront d'utopiste bêlant mais le jour où des cohortes de gens misérables, au paroxysme du désespoir se trouveront à nos portes, il sera trop tard...

Je pense que nous arrivons à la croisée des chemins d’une conception économique qui prend l’eau de toutes parts. Nos experts économiques, toujours en retard d’une guerre, ont complètement éludé ce problème, persuadés que la famine grâce aux progrès scientifiques serait éradiquée. Contrairement aux exégètes du libéralisme mondialiste, l’évolution du mode de vie de la planète, du moins dans un premier temps, ne viendra pas forcément du manque d’énergie, des excès de pollutions, du réchauffement climatique mais bien du déséquilibre grandissant entre les pays les plus pauvres et les nations de moins en moins riches dirigés par une élite de plus en plus fortunée, accélérant une migration colossale et incontrôlable. L’Occident devenant une sorte de ligne Maginot facile à contourner, un fort Chabrol dérisoire et délabré…

Il est grand temps pour les gouvernements de tous les pays, de réfléchir, pendant qu’il est encore temps à un nouveau modèle économique mondial incluant une mobilisation opiniâtre ainsi qu'une solidarité effective entre toutes les nations. Les vieux dogmatismes tels les  théories ultra libérales et spéculatives qui fragilisent les structures sociales, qui enfoncent chaque jour un peu plus la planète dans des voies sans issues et laminent les plus faibles, la fuite en avant vers une croissance qui ne maîtrise plus les ressources limitées des matières premières, tous ces éléments font qu'on se dirige vers un gouffre insondable, chacun d'entre nous le pressent, la plupart en ont l'intime conviction mais un espoir infime subsiste : le pire n'est jamais sûr.

Peut être est il trop tard pour réagir ? Comment pourra t-on éviter  les catastrophes planétaires inéluctables et sanglantes qui se profilent à l'horizon ? Le plus grand danger est que notre destin se trouve entre les mains de quelques dirigeants du monde dont le moindre qu'on puisse dire est qu'il ne se montrent ni spécialement rassurants ni très clairvoyants ; si ces derniers faillissent ou se révèlent particulièrement incompétents, faibles ou égoïstes, nous sommes cuits, tous pays confondus, riches et pauvres.

Enfin deux questions lancinantes n’en finissent pas de me hanter, moi, humble et impuissant petit citoyen de troisième zone ? Comment en ce début du 21ème siècle, a t-on pu en arriver là ? Comment le système économique mondial a t-il fait pour laisser entrevoir tant d'incurie ?

Cui cui

mardi, 01 avril 2008

OGM… Un peu, beaucoup, passionnément, à la folie ? Pas du tout !

free music

Il y a quelques mois, alors que j’étais parti jouer à l’agriculteur au fin fond de la Corse profonde et que je trayais tranquillement les chèvres, ces petites bêtes bien moins pacifiques qu’on l'imagine, mon regard tomba sur une étiquette verte isolée au milieu des sacs d’aliments pour bétail, dont les caractères d’imprimerie étaient inscrits en minuscules de chez " Minuscule "…

Intrigué, je parcourus le texte et là, mes enfants, je crus tomber raide mort, quand j’y lus que dans ce sac de 25 kgs d’aliments destinés à l’alimentation de ces grandes chèvres poilues et typiques du terroir, fiertés de l’agriculture séculaire de notre île, se trouvait, tenez vous bien, 15 % de soja transgénique !

17051017f8f5c9d2e0c651e56ccd89b6.jpgOUI ! Vous avez bien lu ! Ces animaux dont on vante le lait naturel, le fromage de pays, étaient nourris par une alimentation génétiquement modifiée, et ce, à l’insu du propriétaire qui avait négligé de bien lire les notices détaillées (il y avait une notice pour 50 sacs de 25 kgs et encore exceptionnellement !). Encore sous le coup de l’émotion, j’appelai un de mes amis, éleveur de moutons ardéchois qui me confirma que la plupart des alimentations animales contenaient environ de 15 à 30 % d’ OGM !

Et là , permettez de vous dire, mes amis, que j’ai vraiment beaucoup ri ! Vraiment.

Jaune.

Quand je pense que les écolos de tous bords et certains citoyens regardants hurlent quand, dans des biscuits ou les produits finis, on trouve plus de 0,9 % d’OGM , alors qu’ils consomment à longueur de temps de la viande, du lait, des fromages, du beurre, des œufs, confits aux céréales génétiquement modifiées, je me dis qu’on vit une époque formidable !

Et là, Mesdames et Messieurs, en voiture s’il vous plait, pour visiter le parc où les producteurs hypocrites succèdent aux agriculteurs faux derches, où les marchands d'aliments pour bétail, sans remords et sans honte, où les politiques de tous bords, lâches et veules coincés par leurs impératifs électoralistes, où les industriels de l’agroalimentaire, complices bienveillants, où une multinationale américaine, avide de fric, tous unis par des intérêts convergents et peu avouables, font semblant de jouer un jeu archi tronqué d’avance  mais d’apparence démocratique qui leurre tous les pigeons transgéniques que nous sommes devenus !

À pleurer !

Personne n’étant dupe, hormis l’immense majorité des consommateurs moyens qui est incapable de distinguer un hêtre d’un chêne, une poule de six mois d’un poulet forcé d’un mois et demi… Bref, mes chers amis, les idées de Mrs Dufour et Salmon n’y feront rien si nous continuons à nous faire tondre la laine sur le dos comme les moutons que nous sommes devenus. Alors que faire ?

Bêler, n’est sûrement pas la solution…

Rugir ? Oui, rugir ! Mais pour ça, il faudrait être des lions… C'est malheureusement une espèce en voie de disparition.

cui cui

Références sur la discussion au Sénat de la loi OGM, ici et .

Nota bene : l'homme qui tient le cabri, ce n'est pas moi et il n'a rien à voir avec le sujet d'aujourd'hui...

 
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