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mercredi, 04 mars 2009

Bullshit

 

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Un député allemand propose de répertorier l'ADN des chiens et l'identité de leurs propriétaires dans un fichier, qui pourrait être consulté par la police pour retrouver l'origine d'une déjection. Source Nouvel Obs

L'étude de rentabilité a du établir une économie réelle des coûts d'entretien de la voirie versus le prélèvement du « déféqueur » indiscipliné. Une création d'emplois non négligeable.

Imaginez votre futur job, vous vous voyez déjà en plein air, habillé d'une combinaison blanche de spationaute, armé de coton-tiges, à prélever des déjections pour confondre le propriétaire, coupable d'une effroyable pollution.

Les députés travaillent principalement au respect de l'environnement, c'est bien connu. Et celui-là s'est surpassé.

Les grands groupes industriels dont les déchets sont abandonnés en pleine nature ou les centrales nucléaires  Tchernobyliennes ne présentent aucun intérêt prioritaire pour notre environnement.

Stigmatisons le citoyen. Responsabilisons l'individu. Le propriétaire de chien est un dangereux malfrat. Ne regardons pas aux moyens mis en œuvre pour empêcher les nuisances.

Comment un député, dans un environnement, dans lequel des risques autrement plus extrêmes existent, peut-il oser présenter ça ?

Un consensus semble régner en Europe, tout doit peser sur l'individu, l'opinion est gentiment orientée vers le vilain incivique. L'affreux barbare coûte un max à la société. Le même genre d'irresponsable que celui atteint de diabète, du Sida ou pire l'étranger avide de prestations sociales. Pour résumer, l'individu parasite du budget de l'Etat.

Le point fort, c'est d'avoir l'intelligence d'utiliser les techniques scientifiques de pointe pour de la crotte...

Le travail des députés c'est de pondre des textes de merde, pour emmerder les gens et  surtout de recouvrir par de la merde...le sujet vital.

 

 

 

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Agathe


Ps : Je n'ai pas de chien, j'ai un chat ;-))

vendredi, 27 février 2009

Le temps de la nécessité

 

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Salle d’attente d’un médecin. J’entre et salue les patients. Je m’assieds à côté d’un vieil homme accompagné de son fils, il me raconte : «  Il fût un temps où les patrons étaient fiers de leurs entreprises, ils y étaient même attachés. Je vous assure que le Président quand il nous croisait, il s’avançait pour nous serrer la main. Et mieux, il connaissait nos noms. Ils n’avaient pas la même mentalité les patrons à mon époque. (Je  parviens à lui demander où il travaillait car il monologuait : Chez Michelin)

C’est simple, mon seul salaire permettait de tout payer, le loyer, de nous habiller et de partir en vacances. Je vous dis ça, mon épouse ne travaillait pas, elle s’occupait des enfants. Quatre fils, c’était du boulot. La pauvre, elle est tombée malade, elle est morte, je me suis retrouvé seul, il y a bientôt 5 ans.

Pour la maison, nous nous équipions au fur à mesure, les appareils ménagers étaient faits pour durer. On a jamais pris de crédit, d’ailleurs on se méfiait de ces trucs là, et puis on achetait quand on avait besoin… Maintenant, les gens veulent une cuisine à la mode (il rit en disant cela, cette idée lui semble grotesque). Vous vous rendez compte ?»

Arrive son tour, le fils a refermé le livre qu’il feignait de lire, il interrompt brusquement son père en me jetant un regard de compassion désolé. Je lui adresse un geste de la main (il ne m’a pas dérangé du tout). J’extirpe mon carnet de mon sac, je dois noter, tout noter. J’ai envie d’en faire un billet.

Les propos de cet homme m’intéressent.

Cette vie paisible, nombre de continents ne l’ont jamais vécu.

Le monde vient de faire une embardée.

La futilité d’une Rolex pour le poignet d’une poignée versus l’enfer sur terre pour des millions d’individus.

Et les pays, jusqu’ici, à peu près préservés par la faim prennent des mesures comparables à celles des pires moments de l’histoire des peuples. (lire là aussi)

La faim dans le monde, sans fin.

 

 

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Agathe

 

lundi, 16 février 2009

Da Medef Code

 

 

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L'information a fleuri partout, le congé parental sabordé. J'aurai pu entrer dans la précision, mettre des liens, raconter chronologiquement ce droit à cette pause humaine.

C'est inutile. Une polémique de plus, une information en cache une autre, à dessein.

Le chômage est en constante augmentation, les prévisions sont plus que catastrophiques, le mot récession est lâché. Une évidence, le congé parental n'est pas la priorité car il ne représente en aucun cas, une des conséquences notables de l'aggravation du chômage, en France. Chiffre insignifiant, non prouvé, non étayé.

Pourquoi la réforme du congé parental ?

Le congé parental raccourci est avant tout un service rendu aux entreprises. Conserver un poste et remplacer un salarié a un coût indéniable.

Les licenciements en masse dans les entreprises françaises n'occasionnent pas une telle réactivité de la part de notre gouvernement.

Les droits des salariés sont en revanche profondément modifiés, pour rappel (entres autres) :

Ces derniers mois, le gouvernement s'est surtout attaché à modifier les contrats de travail. Ainsi, les périodes d'essai renouvelables (jusqu'à 4 mois pour les ouvriers, 6 mois pour les agents de maîtrise et huit mois pour les cadres) ont transformé les contrats à durées indéterminées en contrats à durées déterminées. Cet aménagement permet aux entreprise un recours à une main d'œuvre ponctuelle sans paiement d'indemnités (plus avantageux qu'un CDD). Une précarisation manifeste passée comme une lettre à la poste. Cerise sur le gâteau, un nouveau CDD de 18 à 36 mois pourrait être un moyen pour les cadres et ingénieurs de remplir une mission ponctuelle dans une entreprise.

Les heures supplémentaires, mesure phare de récompense, la promesse du gagner «plus» (pour les méritants qui se lèvent tôt) s'est avérée beaucoup moins rentable pour les salariés que pour les entreprises.

Cette nouvelle organisation du travail répond aux besoins du Président en fonction Nicolas Sarkozy, le MEDEF.

Tout l'intérêt de ces manœuvres a pour finalité la casse sociale. La société s'organise autour de la rentabilité maximale des entreprises. Le code du travail abrite à présent la régression des droits des salariés par l'assouplissement, synonyme de compétitivité, des entreprises. Le refrain connu n'est-il pas que les employeurs sont entravés par une législation trop favorable à la protection des employés ?

Laurence Parisot veut éviter le nombre de recours devant le conseil des Prud'hommes et faciliter les licenciements, la prévision d'une éventuelle baisse du chiffre d'affaires sera recevable.

Logique implacable de la direction prise par la France. Travailler plus s'entendait en nombre d'emplois cumulés par jour ou dans le temps. La liberté de compiler des activités et des heures pour le minimum de droits, celui de survivre, de vivre au jour le jour.

Une manière de procéder émerge, le gouvernement lance un sujet à polémique, la plupart des changements de fond ne sont surtout pas médiatisés. Le débat public est ainsi orienté, soit pour une préparation de l'opinion avant le passage d'une loi, soit l'innommable est acté au forcing en douce.

J'ai le regret de vous annoncer le décès brutal du code du travail, victime de la rupture annoncée en mai 2007.

 

De quoi Sarkozy est-il le nom ?

 

Du MEDEF

 

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A lire l'hilarante "fuite des cerveaux" rue-affre

 

 

Agathe

lundi, 09 février 2009

Une odeur européenne

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"Les mots de préférence nationale n'ont aucune raison d'être présentés comme des tabous" N. SARKOZY

 

En Grande-Bretagne, les ouvriers ont réussi à récupérer des emplois proposés à des portugais. La raffinerie avait recruté des compétences à bas prix. Cette course au profit ignore totalement le concept de « l'immigration choisie », la rentabilité maximale ne s'encombre pas de frontières politiquement correctes.

L'Italie donne un tour de vis sécuritaire en condamnant l'aide médicale aux immigrés et en encourageant la dénonciation.

La France se drape dans une pseudo dignité avec le prétexte d'une délation dont l'objectif serait de frapper les réseaux de passeurs.

L'insupportable dérive a été franchie avant l'appel au comportement républicain par cet employé de mairie.

L'hostilité des ouvriers anglais à l'encontre des portugais pourtant engagés par la raffinerie montre à quel point les états sont les acteurs de la stigmatisation. Les gouvernements se contentent de mise en garde mollassonnes contre les entreprises. L'immigration est encadrée par des lois à application individuelle. L'étranger porte sur ses seuls épaules la responsabilité du chômage du natif.

 

A-t-on simplement envisagé de poursuivre les nombreux groupes responsables d'immigrations massives de la main d'œuvre ? A-t-on réellement pris des mesures dissuasives contre les délocalisations ?
Évidemment, je ne vous ferai pas plus injure avec ces questions dont vous connaissez à l'avance les réponses.

 

La crise internationale met en exergue l'immigration et les questions sécuritaires dans toute l'Europe.

 

La faillite pourrait être endiguée avant tout en se débarrassant de ces hordes d'étrangers fainéants à la charge totale des pays.

 

L'étranger vient se goinfrer sans vergogne, profiter des systèmes médicaux, voler le boulot des honnêtes travailleurs etc...

 

L'étranger est potentiellement un profiteur.

 

Dénoncer est un devoir, après tout; quand Monsieur Diaby* finit sa journée de travail sur son chantier, il fume des pétards avec son fils et téléphone à son réseau pour négocier les nouvelles arrivées en masse.

 

M. Diaby* est très rusé, utiliser un marteau piqueur ou soulever une poubelle, ça permet de payer l'ISF sans se faire remarquer.


Agathe

* Monsieur Diaby est un nom similaire à Martin, Dupont ou à Joe le plombier au Mali ...

 

Un lien découvert après l’écriture de mon billet comme quoi les petits esprits…

 

vendredi, 30 janvier 2009

Crime de lèse Majesté

 

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Un homme a été victime d'une arrestation sordide

 

Cette histoire révèle la toute puissance d'un seul homme et engendre une situation ridicule pour son image.

 

Il y a eu récemment des précédents, des condamnations pour insultes et c'est sans précédent...

 

Le Président a pourtant proféré ce genre de douceur à l'encontre d'un citoyen. Il a inauguré ce «parler très peuple» au salon de l'Agriculture.

 

Il a récolté ce qu'il a semé à l'occasion de ce salon. Une réaction en chaîne de citoyens décomplexés par cette proximité de langage.

 

Cette verve familière a fait son succès. Il a sans doute joué  la considération  en vulgarisant outre mesure son élocution.

 

Le plus étonnant est sans doute la célérité de la justice à condamner les auteurs des outrages.

 

L'affront se lave immédiatement et créé l'exemplarité.

 

Le traitement de ces différentes peccadilles est plutôt inquiétant.

 

Un comportement totalitaire.

 

Le fait d'un Prince.

 

 

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Agathe

 
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