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vendredi, 29 mai 2009

Ces charlots qui nous gouvernent… Humour et dérision.

Amis villageois,

sarko 4.jpgCongés maladies restreints, confiscation de son véhicule en cas de délit mineur, pseudos terroristes (Coupat) incarcérés puis libérés 6 mois plus tard faute de preuves, délits d'opinions, des mouchards dans les ordinateurs (loopsi), des logiciels informatiques de flicage (Hadopi), des caméras partout, des portiques dans les écoles, incarcération des enfants, sécurité sociale dans le collimateur, soins de plus en plus chers, lois sociales démantelées, et la liste est loin d'être exhaustive !

On assiste en ce moment à un déchaînement, que dis je, à une surenchère de mesures et de propositions  les plus antisociales, les plus sécuritaires et les plus réactionnaires proposées depuis bien longtemps ! C’est à qui proposera  sa loi la plus liberticide, la plus rétrograde, la  plus ultra-libérale.

Une véritable fuite en avant ! Un vrai concours de réacs  où le moins démocrate s’emploie contre le plus fanatique de l’ordre, où, à contretemps, le plus fervent partisan de l’ultra libéralisme, doctrine qui a pourtant du plomb dans l’aile et a montré ses limites, fait la course avec la Miss « tout sécuritaire » où « cheveux longs et idées courtes »(FL), dans une course échevelée à travers le vieux pétainisme transcendental français, en compétition avec "Mon Adorable Mégère", remettent de concert, en cause tous les fondamentaux de notre société.

Et ces pitres d’appeler ceci des « réformes » !

Alors qu’il ne s’agit tout simplement que de grossières contre réformes.

Viendrait il l’idée d'un individu normalement constitué cérébralement d’appeler le retour au servage « une réforme » ? Serait il concevable de penser que la suppression partielle de la Sécurité Sociale soit un progrès ? Que le travail du dimanche fusse une avancée sociale ?

Ces gens là oui !

Ils ne maîtrisent plus le sens des mots : ils ne possèdent donc plus le sens de la mesure ; leur besoin d'ordre etCharlie_Chaplin1.jpg leur trouille du peuple  rebelle les rend fous et inconscients. Plus très loin sera le temps où ils se casseront les dents : c'est chose presque faite dans la plupart des strates de la société française hormis ces pauvres retraités incapables d'insoumission pour retrouver un semblant de dignité et d'émancipation...

Aussi, au nom du Village des NRV,  vais-je me permettre, dans la tradition qui est la nôtre depuis plus d’un an, de leurs proposer des mesures encore plus grotesques (certes, c’est difficile) pour aller encore plus loin dans la connerie destructrice car au royaume de l’absurde, les cinglés sont rois…

- Pourquoi ne pas supprimer les hôpitaux et introniser les opérations chirurgicales à domicile  ou ouvrir les cliniques vétérinaires aux malades pour résorber les déficits de la SS ?

- Autorisation de l’ouverture des commerces et services 24h/24, 7j/7 sur la base du volontariat bien sûr !  En pratiquant les deux « douze » (12h de travail – 12h de repos)

- Suppression des congés payés et remplacement par des congés à la carte, payants. Chacun paierait le droit à des congés sur la base du SMIG…

- Port de l’uniforme obligatoire à l ‘école après le passage obligatoire sous le portique de sécurité. La chanson « Président nous voilà… » sur l’air de « Maréchal, nous voilà » serait psalmodiée, la main sur le cœur, à chaque début de cours.

- La devise actuelle de la République « Liberté, Égalité, Fraternité » remplacée par « Travail, Discipline, Europe »

- Les retraites plafonnées à 600 € par personne. Un RSV (Revenu de Solidarité pour les Vieux) sur le modèle du RSA serait créé à condition que nos vieux travaillent jusqu’à leur décès.  Des ordinateurs spéciaux pour personnes alitées ou tremblantes seraient créés à cette occasion (NDLA : des emplois en plus !)

- Un limiteur de repos, boîtier obligatoire à porter à la ceinture, sur la base des disques de contrôle de circulation des camions pour vérifier que chaque citoyen travaille un minimum de 12h par jour, repas non compris.

Charlie_Chaplin3.jpgMonsieur Frédéric Lefebvre, Madame Michèle Alliot-Marie, Messieurs Xavier Darcos et Xavier Bertrand et autres amis réacs, il me reste des tonnes d’autres bonnes propositions à vous présenter. Envoyez nous un mail : nous restons à votre entière disposition pour affiner les méthodes destinées à affaiblir ou détruire toujours davantage la cohésion sociale de notre Pays.

Enfin pour terminer sur une note plus sérieuse, je propose, que désormais chaque Ministre ou chaque responsable politique recruté en fonction de ses compétences à créer des lois les plus liberticides et les plus antisociales , passe un examen  de passage : les critères de réussites seraient les suivants : bénéficier d’un caractère souple et soumis à son supérieur , possèder un QI en dessous de 80, jouir d'une appétence particulière pour les honneurs et surtout disposer d'une ambition inversemement proportionnelle à ses qualités morales.

Je  rassure les impétrants cités plus haut, ils ont passé leurs examens de Ministres et de porte-paroles avec brio… Chacun mérite son "Charlot d'argent" que le Village des NRV s'énorgueille de pouvoir lui offrir devant la presse mondiale, le "Charlot d'or" se trouvant entre de bonnes mains pour longtemps...

Amis de cui cui, saluit et profitez bien de la vie !

À après.

Cui cui fit l'oiseau, exemplaire rare de pacifiste corse.

mercredi, 27 mai 2009

Garde à vous

 

 

photo-de-souris.jpg

L'incontournable moment arrive après sa journée de travail, le petit cocktail auquel Mirabelle se doit d'assister. Pas le choix. Les enfants seront certainement couchés quand elle rentrera.

Là voici donc sur la route en direction de son domicile, elle est stoppée par des policiers pour un contrôle d'alcoolémie. De bonne grâce, elle se soumet et le résultat tombe 0,52 g.

Qu'est-ce qu'on attend comme suite à cette histoire ?

 

Quand elle m'a été racontée, mon imagination tricotait la fin, un peu drôle, voiture laissée sur place et marche à pied à une heure indue dans une banlieue déserte. Je m'apprêtais à rire.

Et bien non, pas du tout.

Mirabelle a été embarquée manu militari, menottée en pleurs, accompagnée par les sourires sarcastiques des policiers. Arrivée au poste, une femme lui a gentiment proposé de manger une barre énergétique (prévue pour elle-même) et de boire de l'eau afin de minorer le contrôle suivant (il y avait quand même  "une"  sympa dans le lot). Las, les 0,52 g ont été confirmés. Évidemment, elle a demandé à téléphoner voyant la tournure de la situation pour prévenir sa maisonnée. Le coup de téléphone insistant n'a pas sorti du sommeil profond sa famille… Mirabelle a voulu ré-essayer. Impossible, elle n'avait droit qu'à un coup de fil.

Les sourires moqueurs des flics devant son désarroi et ses larmes l’ont traumatisée. Ils se réjouissaient de confronter une personne à ce genre de traitement, bêtise et méchanceté. Les menottes accrochées à la chaise pour retenir ses 45 kg assuraient sans doute la sécurité de ces courageux officiers, armés jusqu’aux dents.

La voici donc enfermée dans une cellule après avoir refusé la couverture crasseuse qui lui était tendue. Elle a passé la nuit dans l'odeur pestilentielle de la geôle dont elle a pu admirer les souillures faites de traces de doigts (d’où l’odeur nauséabonde) et les graffitis obscènes au petit jour.

La garde à vue a duré jusqu'à 17 heures, le lendemain.

Pourtant, elle devait impérativement être à son bureau, mais quoi de plus prioritaire que le bilan chiffré du gouvernement, à présenter, à l'issue des 5 ans.

Je ne fais pas l'apologie de l'alcool au volant, vous l'aurez bien compris. Je constate simplement que la tolérance zéro ne s'applique jamais à la délinquance financière.

Il y a une culture du résultat, des objectifs à remplir sous l'ère Sarkozy.

Voici donc une mère de famille lambda qui tombe dans le filet des quotas. (Révélé par un policier).

Détail important, Mirabelle n'est pas une alcoolique invétérée, son casier judiciaire vierge ne concurrence pas celui de frères tristement célèbres. Son fils aurait pu se trouver à la sortie de l'école sur un vélo ressemblant étrangement à un autre … Non, je déraille, deux arrestations par famille, ce serait excessif mais au train où les coupat-bles sont recherchés :

Le bilan sécuritaire sera l'argument fort-ement chiffré des futures présidentielles.

Et il compte bien être ré-élu là-dessus… What else ?


Agathe d’après une histoire vraie racontée par Alexou

 

Nota Bene : Etrangement alors que je viens de relater cette histoire. Je suis allée dîner , le soir-même, avec une amie dans un resto. Arrivées à 10 minutes de chez moi, des policiers nous font signe de nous garer (il est 1 h 30 du matin). Deux policières et un policier. Mon amie sort ses papiers. Tout va bien jusqu'au "Contrôle technique". Elle répond : "Je ne l'ai pas fait". Le policier lui demande pourquoi "Je n'ai pas d'argent, je sais, je suis en retard d'un an, ça coûte 80 euros". Une des policières lui dit qu'elle devrait s'adresser ailleurs qu'il y a moins cher et que l'amende pour défaut est de 90 euros si on paie dans les trois jours et majoré à 135 € après cette date. Ma copine s'inquiéte "vous allez me mettre une amende ?" La policière ajoute qu'elle pense que mon amie a bu..."Oui, c'est vrai, j'ai bu deux verres en mangeant". A ce moment, une des policières nous menace d'un carton rouge en souriant, mon amie  rit en lui disant : "c'est une blague pour une caméra cachée ?"  et la policière sort de sa poche un carton rouge qu'elle brandit sous les regard hilares de ses collégues. Les policiers ont recommandé gentiment  à mon amie de dormir chez moi plutôt que de rentrer chez elle.

Imaginez ce qu'il m'est passé par la tête quand nous avons été contrôlées après la mésaventure dramatique de Mirabelle. Et bien, voilà trois policiers qui méritent d'être cités pour leur attitude sympathique et leurs sourires.

C'est dit.

mercredi, 20 mai 2009

concrete end - clés ?

Ray-Ban Wayfarer sunglasses.jpg

 

 

Non loin de Beaubourg, une discussion - impromptue - entre Francis et Rosa. Lui :

 

·   Mais alors, que faire ?

 

-    Attends, comme je te connais un peu, je sais qu'on ne peut pas te dire grand-chose ; parce que quand on te donne des réponses à cette question, tu fais toujours en sorte de ne pas faire ce qu'on t'a fortement encouragé de faire - ou ne pas faire. Tu l'as montré à plusieurs reprises - ne serait-ce que voter. Si je me la pétais, je dirais que tu es un "sujet obscur" selon la déclinaison de Badiou...


J'en ai marre de cette Narkozie, des rapports de domination, du capitalisme sauvage qui est en train de nous étrangler...


Je t'arrête tout de suite. Dans "capitalisme sauvage", tu peux enlever "sauvage"...


Je veux que ça change...


Non, c'est faux. Entre ce que tu veux
vraiment, et faire ce qu'il faut pour cela, et ce que tu voudrais, il y a un écart. Tu voudrais, tu souhaiterais... mais non, tu ne veux pas.


Tu es vexé, parce que je te dis que tes propos ne sont pas concrets...


Non. Pas tant que ça... Pas par rapport à mes propos, ou alors très indirectement. Je suis vexé, mais disons... par rapport à toi ! Je me dis que, dans tout ce que tu entends, tu n'arrives pas à faire les dé-liaisons nécessaires. Dans les formules que tu entends, tu prends tout, sans faire le ménage, sans trier. Mais, tu n'es pas le seul. Les gens ne voient pas quand des mots ne vont pas ensemble : "propriété" et "intellectuelle", "capitalisme" et "moral", "discrimination" et "positive", "démocratie" et "représentative". En gros, vous voulez les "avantages sans les inconvénients", alors que ce sont "deux faces de la même médaille", comme on dit. Et à l'arrivée, ça passe par mes oreilles, et j'entends des "conneries". A la limite, ce n'est pas toi qui parles : c'est la radio, ou France 2...


Quand on voit
Genèse d'un repas, de Moullet, on est plus pessimiste à la fin qu'au début ! Le monde devient encore plus noir quand on sort que quand on entre...


Mais, ça, c'est très bien ! Comment dire ? Méfie-toi des lumières artificielles... "Tout ce qui brille n'est pas or", comme on dit. Tu as peut-être trop tendance à vouloir être rassuré par ces artifices. Alors que la pénombre, ce n'est pas toujours mauvais. Il faut parfois traverser de longs couloirs sombres avant d'atteindre un début de lumière. Et je suis désolé, tu ne veux pas voir le monde environnant.


Si, je le vois ! comme toi !


Euh, non. En tout cas, moi... pas comme toi ! A la limite, tu le vois, partiellement, avec des oeillères ; ou si tu veux, avec des "sun-glasses" - des lunettes de soleil. Or, tu ne veux pas les retirer. Alors, quand tu me demandes "que faire ?", par rapport à ce que tu peux et ce que tu veux vraiment, je ne peux que te répondre : lis des livres...


Ce n'est pas que je veuille te pousser dans tes derniers retranchements, mais, quand je te demande "que faire ?", tu ne donnes pas de réponse concrète...


Disons que je ne crois pas trop aux réponses "concrètes". Ou encore, je crois que régulièrement je te donne plus de réponses que tu veux bien me l'accorder. Des débuts de réponse, si tu préfères. Mais, en effet, comme tu l'entends : non, je n'ai pas de réponses. Et, je crois même qu'il n'y a pas de réponses. Je ne dis pas ça, pour dire : "S'il y en avait, je te les aurais données !", mais, parce que je crois que c'est beaucoup plus difficile que ça. Et que celui qui aurait la réponse, avec un grand "R", à mon avis, c'est un imposteur - ou quelqu'un de dangereux. D'ailleurs, ils sont un paquet à en avoir - des réponses concrètes -, et, regarde le résultat ! Tout simplement parce qu'il y a trop de forces en jeu. On peut voir ce que veulent les gens, à peu près, mais on ne peut pas agir sur le "vouloir" et le "pouvoir" pour tous ces gens.Dans les réponses "concrètes", c'est toujours en faveur d'une majorité, contre une minorité, surtout, fragile...  Il ne peut pas y avoir de recettes, de plans à suivre. On voit à peu près les représentations mentales dans l'ensemble, mais on ne peut pas agir sur toutes, et sans léser personne. Donc, je suis désolé, mais quand j'essaie d'agir sur la tienne, je crois que, justement, c'est concret ! Je suis désolé, mais tu attends trop de réponses de l'extérieur... Ou disons que je sais ce que tu veux, mais, je suis désolé, je ne peux pas te le donner. Tu voudrais un livre de recettes, un guide de conduites à suivre...


Non. Toi, tu es plutôt quelqu'un de libre, mais moi, dans mon cadre, celui de l'enseignement secondaire, le peu de choses que je fais, j'en suis content. J'essaie tous les jours de faire des choses qui font que je peux me regarder dans la glace...


Et, alors ? si j'enlève ton "cadre", et mets le mien, je peux dire la même chose. Comment dire ? Pour le dire autrement, mais avec le même thème, il faut absolument être libre. Mais, tu sais comme moi, que la plupart des gens n'aiment pas la liberté - j'entends la vraie, celle qui consiste à être responsable, autonome et respectueux d'autrui. Bref, ce que je veux dire, c'est que les réponses sont en toi. Et que tu devrais te méfier de tes attentes, de les questionner...


Mais, je n'ai que des questions...


Alors, je ne peux que te livrer à tes questions. Dis-toi également que mes réactions négatives à ton égard font également partie de tes questions. Et méfie-toi, si je peux me permettre de te mettre en garde, méfie-toi des réponses toutes faites...


Tu te méfies des réponses ?


Non, pire : je les fuis ! Donc, dès que tu entends une "réponse", dis-toi que peut-être on te dirige déjà dans une mauvaise direction...


Je veux que tout le monde puisse avoir un foyer, travailler pour nourrir sa famille...


Tu es intoxiqué par des schémas, des constructions. Ce que je viens d'entendre, et il ne faut pas mal le prendre, ça tient de la psychanalyse : "travailler pour nourrir sa famille"... Je te réponds, encore modestement, qu'il n'y a pas de réponses toutes faites, et que tu ne peux pas vouloir ce que tu ne veux pas vraiment... La seule réponse que je peux donner, c'est qu'il faut s'efforcer de ne pas se laisser aller devant la bêtise - celle des autres... ni la sienne !

 

 

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Par Albin Didon

lundi, 18 mai 2009

Les tartuffes de l’Europe ou Docteur Jekyll à Paris ; Mister Hyde à Strasbourg.

Rien qu’à l’idée d’assister sur les chaînes de télévision au triomphalisme ostentatoire des membres de l’UMP (Copé, Bachelot, Bertrand, Dati et consorts) et autres ralliés félons et carriéristes méprisables issus de "la gauche marécageuse", rien qu'à l'idée de supporter le discours satisfait d’un Président qui ne manquera pas de déclarer que par leur vote massif les électeurs ont avalisé sa merveilleuse politique et ses superbes réformes, je me suis dit que NON, décidément NON, nous ne pouvions laisser se dérouler sans réagir la joyeuse farandole de la fête de l’UMP du 7 juin 2009 au soir !

quand l Europe veut l Europe peut.jpgBien entendu, certains beaux esprits, qui hantent ces lieux  vous répliqueront que je n’ai qu’à m'abstenir et éteindre mon téléviseur . Certes, mais la posture de l'autruche n’empêchera ni ces démonstrations d’arrogance, ni  à terme, l'arrivée au pouvoir de mouvements autoritaires dont nos philosophes plus habitués à manier leurs stylos et leurs  concepts ésotériques que la force se retrouveront la tête dans le sable et nous dans la merde, contraints de réparer leurs conneries !

 Ne nous voilons pas la face : lorsque notre température monte à 40 °, ce n’est pas en cassant le thermomètre qu’on fait baisser sa fièvre. Dans le même état d'esprit, les banques  ne se  sauveront jamais en trafiquant leurs bilans, comme elles le font actuellement,  les sondages de l’institut Opinion Way à la piètre réputation ne convaincront pas davantage les électeurs (sinon ceux déjà conquis) des tendances du scrutin !

Il me semble opportun qu’un signal d'alarme provenant des citoyens impose  une mise en garde à nos élites et surtout change les donnes au sein même du Parlement européen.

quand l Europe veut l Europe peut3.JPGLe bataillon toujours présent d’électeurs âgés, votant systématiquement pour son petit Chef, viscéralement et irrémédiablement attaché à tout ce qu’il entreprend quoiqu’il fasse, lui fournit un confortable rembourrage de 27 % (vous me que direz 27 % sur 50 % de participation, ça ne représente que 13,5 % du corps électoral). Ce matelas sera d’autant plus surestimé que la participation sera faible. Et cela, le gouvernement l’a bien compris, l’absence de forcing de sa part en étant la preuve patente.

Allons nous encore nous faire dicter nos choix par un électorat majoritairement peuplé de retraités qui vénèrent la pratique du pouvoir personnel d'un l'homme providentiel ? Par des tenants de l’ultra libéralisme qui n’ont jamais renoncé à leur chimère ? Par des transfuges venant du Front national ?  Par les partisans des restrictions des Libertés au profit de l’Ordre a tout prix ?

Et nous autres, opposants, pour qui voter ? Pour un Parti Socialiste qui a voté 97 % des lois libérales de Strasbourg avec l’UMP,  et qui, de défenseur du socialisme à Paris, devient blairiste et franchement libéral à Strasbourg ?

Pour un MODEM qui a mélangé ses suffrages jusqu’en 2007 avec le groupe libéral européen (ADLE) dont il faisait partie, et qui, pour des raisons électoralistes de positionnement de Bayrou vote désormais avec les Verts mais garde une doctrine droitière digne de l’UDF de Giscard avec des cadres aussi chargés de casseroles, tel Jean Peyrelevade ?

Quelle différence y a t-il entre les trois formations-godillots partisanes du "oui anti-démocratique au TCE", du libéralisme économique échevelé, des réglementations démentes qui favorise les grands groupes, de l'absence de lois sociales européennes et de la privatisation à tout crin ? Aucune, si ce n'est le nom des partis !

quand l Europe veut l Europe peut2.JPGNe voter pour aucun de ces 3 grands mouvements paraît la seule démarche qui puisse faire trembler nos oligarques français ou européens et saper les fondements d’une Société élitiste que la crise n’a jamais fait chanceler, contrairement aux assertions de la presse et de la propagande officielle.

Le piège  de la soi-disant déliquescence radicale du capitalisme financier international et son extrême dramatisation médiatique, chausse-trappe dans laquelle la plupart des philosophes et économistes de tous horizons se sont engouffrés comme des perdreaux de l’année, prenant souvent leurs désirs pour la réalité, n’est peut-être qu’une illusion car il n'est pas impossible que le dogme de l’ultra libéralisme se remette  rapidement de cette crise, avec les aides considérables des États et grâce à la purge gigantesque pratiquée sur les emplois et les salaires sous prétexte de récession ! Je suis même prêt à parier que si ce système s'en sort sans trop de dommages, ses thuriféraires, forts de leur impunité n'en finiront plus de bousculer l'intérêt général et de perpétrer leurs excès avec encore plus d'outrecuidance. La vigilance s'impose...

Amis lecteurs, que diriez vous de déguster 3 marques différentes de soupes dont la texture, la composition, les ingrédients, la provenance sont presque identiques et dont la saveur est médiocre ? Que vous soyez de droite ou de gauche, tentez donc une petite incursion dans une petite gargote de votre choix où le potage n'est pas issu d'une émanation industrielle !


POUR CES RAISONS, IL EST SOUHAITABLE DE VOTER, ET DE PRÉFÉRENCE,  ÉVITEZ LES MARCHANDS DE SOUPE LYOPHILISÉE !

En tout cas, aller à la pêche constituerait un péché majeur, mais après tout, chacun voit midi à sa porte...

À après !


Merci à mes sources,Olivier Bonnet, Guy Birenbaum et Médiapart.

Cui cui, l’oiseau fou à force de chanter dans le vide.

samedi, 16 mai 2009

Le grand chaud

toutvabien.jpg

Commissariat de Neuilly-sur-Seine. Un agent essoufflé et rougeaud apporte des rafraichissements.  Un homme mal rasé, sale, fait face au commissaire, le noeud de sa cravate est desserré, son complet est froissé.  Son visage est tendu, il passe la main dans ses cheveux gras.

Il raconte :

  • Il était 17 h, je m'apprêtais à me rendre à un rendez-vous important, je finissais de noter l'adresse de la masseuse la société quand j'ai entendu des cris, depuis mon bureau. Ma secrétaire, Isabelle Alonzy,  tentait d'empêcher l'entrée en force de quelques salariés. J'ai ouvert la porte de communication, je n'ai pas compris ce qui se passait, Isabelle tendait des dossiers de façon menaçante à ces hommes qui m'apercevant, se sont jetés sur moi et m'ont ligoté à une chaise.

 

Mon calvaire a commencé. J'ai été transporté jusqu'à l'atelier, sous la  menace de clés à molette, j'ai dû réchapper des pneus pendant des heures,  un des ouvriers chronométrait mes moyennes et les notaient sur un tableau  sous les huées des autres employés. J'ai travaillé, debout,  mes mains  et  mes ongles sont noirs et crevassés, regardez, ma manucure prévoit des  années avant que ….

Euh, oui, pardon, je continue...

Après une journée de travail de  11 heures, je commençais à 5 heures,  j'ai  été contraint sous escorte musclée (ça entretient mieux que le tennis de  soulever des pneus toute la journée)  d'aller chez Lidl  acheter de la nourriture  avec juste un peu de menue monnaie.

Je me nourrissais de plats tout faits en sachets congelés ou en conserve.  Et  dire que j'ai grossi en mangeant ces immondices...

Il montre les boutonnières béantes de sa chemise...

Un matelas « ordinaire » avait été posé au sol dans les sanitaires de l'atelier,  je ne vous parle pas de l'état de mon dos à dormir là-dessus, vous pouvez  ajouter ça à la liste des traitements inhumains dont j'ai été victime. De plus,  j'ai fait une allergie à me laver avec le gel-douche shampoing à la fleur de  Diarrhée euh ça c'est les conséquences de la bouffe infecte euh... De  Tiaré de Lidl  (il relève sa manche, sur son bras apparaît des grappes de  pustules rouges).

Les salauds ! Ils avaient mis un téléviseur (un ancien modèle avec une  qualité d'image à vous bousiller la vue) avec une seule chaîne, TF1. Je  n'avais accès qu'à deux programmes "TV-réalité de crise" dont l'enjeu est  de donner un délai d'une année aux personnes endettées qui répondent à  15 questions. En cas d'erreurs, leurs proches subissent des "sévices" comme  de recevoir une décharge de taser. L'autre émission américaine, "Someone  gotta go", suivait une boîte dont les employés eux-même choisissent les  futurs licenciés. Pas si mal ! Tout est mis en œuvre pour changer ces  mentalités d'assistés et malgré cela ...

Non content de me séquestrer et de m'obliger à faire leur travail dans des  conditions innommables. Ils se sont livrés à d'autres tortures en  m'envoyant toujours sous bonne escorte faire la queue au milieu des  pouilleux à l'ANPE …

Ah ? Pôle emploi ? …

Les employés débiles ! Trop bien traités ceux-là aussi ! Sûrement capables  des pires actes, ça nous apprendra  à être trop gentil... Ils mangent et  vivent grâce à qui ? Hein ? Là-bas, certains pleuraient mais quand vous les  aidez, ça ne va pas non plus ...

Ensuite, les choses se sont envenimées, ils savaient qu'ils allaient devoir me  libérer alors ils m'ont obligé à passer la nuit dehors à côté d'un SDF, à  partager un  duvet qui sentait l'urine et … (il se gratte la tête réprimant  quelques larmes).

La dernière nuit, après 12 heures de travail, j'ai dormi dans un centre  d'hébergement ! J'ai fait la queue pendant quatre heures !! Avant que l'on  réussisse à me trouver une place, dans un dortoir sordide et puant … (Il  s'effondre et sanglote).

Le commissaire se lève et tapote sur l'épaule de l'homme :

  • J'ai une bonne nouvelle, le Président a imposé la baisse de salaire de 60% et le plan de départ pour 30 % des effectifs. Vos anciens salariés vont apprendre à parler lituanien et ceux là quand ils reviendront, ils se prosterneront pour obtenir les conditions de travail à la française.

    Quand aux meneurs, ils sont tous inculpés et leurs actes qualifiés de  terrorisme, ils ne sont pas prêts de recommencer, 20 ans de taule, ça  calme.

    Une femme sophistiquée entre :

    • Voilà votre épouse …
    • Non, c'est ma masseuse …

    Des applaudissements, des caméras envahissent le bureau, le patron reconnaît l'animateur-vedette « Jean-Luc Reichmann » de l'émission « PDG en folie », il comprend qu'il est le héros de ce reality show.

    • Vous avez gagné une semaine de ski à Gstaad !!!

     

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    Agathe

     
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