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mercredi, 09 juin 2010

Le cœur d'un homme fait bling bling

 

 

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L'ascenseur est encore en panne, je croise le voisin, âgé de 84 ans, qui peine à descendre.

 

- Vous devriez éviter de sortir aujourd'hui, vous avez cinq étages à remonter.

- Je ne peux pas faire autrement, c'est pour renouveler mon traitement pour mon cœur …

- Confiez-moi vos papiers, je vais y aller pour vous.

 

 

Je regarde au dos de l'ordonnance, je me dirige vers la pharmacie où M. Muche prend habituellement ses médicaments. Le pharmacien me tend le sac rempli et un papier en me disant qu'il faudra revenir vers 17 heures car il manque deux boîtes.

 

Je m'énerve :

 

- Cette personne âgée vient chaque mois, chez vous, pour la même prescription, vous avez peur qu'elle meure et donc de vous retrouver avec 5 boîtes de médicaments en trop ? C'est ça ? Que ce monsieur âgé et malade fasse des allers-retours ne vous dérange pas, n'est-ce pas ? L'essentiel pour vous, c'est le tiroir-caisse !

 

Je lui passe un savon mémorable, ça m'est déjà arrivé à plusieurs reprises, même schéma, j'ai dû aller ,dans plusieurs pharmacies, pour un traitement complet. Ils ne stockent pas, rentabilité oblige, même les médicaments vitaux sont commandés au compte goutte et sur demande exclusivement (on ne sait jamais, cela pourrait occasionner de graves pertes). Ils contraignent les patients à revenir.

 

Ce sujet est bien anodin. Ceci dit, face à de telles pratiques, je peine à ne pas réagir. J'ai demandé l'annulation au pharmacien en lui expliquant que je prendrais tout au même endroit. Ainsi, deux pharmacies consécutives ont enregistré puis effacé leur travail avant de voir délivrer (enfin) chez la troisième, la totalité des médicaments.

 

Basse vengeance (je l'avoue) pour mon charmant vieux voisin dont le seul souci est sa peur de déranger les autres.

 

Au cœur du fric, le cœur d'un homme ...

 

 

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Agathe

 

 

 

lundi, 31 mai 2010

Le précieux ridicule, Molière update.

 

 

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«Vous savez quand on pense à ce qu'a fait François Mitterrand en ramenant l'âge légal du départ à la retraite de 65 à 60 ans ! On aurait beaucoup moins de problème s'il s'était abstenu

 

Merveilleux ! Du haut vol … Navrant mais amusant de se livrer au même exercice ...

 

Si Mitterrand n'avait pas aboli la peine de mort, aujourd'hui il y aurait de la place dans les prisons ...

 

Et l'esclavage ? Sans la fin de la traite des hommes, le chômage n'existerait plus. Sans compter sur l'économie substantielle de personnel et de charges afférentes dans certains ministères

 

Et si pour faire court, nous n'avions pas appliqué le programme du CNR ?


Denis Kessler, ancien vice-président du MEDEF, a déclaré dans le magazine Challenges (4 octobre 2007) qu'il fallait "défaire méthodiquement le programme du CNR" en précisant : "le gouvernement s'y emploie".

 

« Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d'importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale, paritarisme... A y regarder de plus près, on constate qu'il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C'est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s'agit aujourd'hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance !. » [5].

Un vice-président du Medef qui le dit, tout de même …

Au jour d'aujourd'hui, si l'on suit les préceptes brillants de notre président, nous serions semblables à nos frères américains, au lendemain d'un progrès incroyable pour eux, une couverture maladie pour les plus pauvres ?

Débarrassés de ce qui plombe l'économie française ?

 

Au fait, comment se portent les finances américaines avec tout cet assistanat dispendieux en moins ?

Un marasme semblable voire pire que le nôtre ?

Au travers des vidéos évoquant les anciennes déclarations du chef de l'Etat, on ne peut que constater l'inconsistance de ses propos, ses mensonges (d'aplomb) avec pour seule visée l'image et la communication …

Le ridicule ne tue pas.

 

Le voilà, le modèle économique parfait.

 

Le profit.

 

Un point c'est tout.

 

Le point, c'est nous.

 

Agathe

vendredi, 28 mai 2010

L'Homme est une fourmi comme les autres ! Qu'ils nous martèlent !

Vous savez quoi, les amis ?

Je crois qu'on nous mène en bateau.

Moi, le fainéant, le paresseux, le cossard, me voilà forcé de travailler comme un dératé pour un temps indéterminé jusqu'à ce que la "faucheuse", vienne me cisailler comme un épi de blé trop mûr qui aurait perdu tous ses grains !

Parce qu'en fin de compte, ce n'est pas tant l'âge de la retraite qui comptera mais la durée d'activité pour obtenir cette retraite ! Si vous  parvenez à atteindre les 41,5 ans de boulot à l'âge de 74 ans, chômage oblige, vous pourrez vous estimer heureux ! Quant à prendre sa retraite à 63 ans avec une pension diminuée de 60 %, je vous souhaite bon courage !...

Il se peut même que je supplie qu'on m'euthanasie pour échapper aux travaux forcés à perpétuité. Les économistes libéraux ont inventé la double peine pour les citoyens : mourir de plus en plus tard pour travailler de plus en plus longtemps ! Crever dans d'atroces souffrances consécutives aux maladies et à l'impotence pour pouvoir se payer une retraite forcément de plus en plus courte dont on ne profitera que très peu est une perspective terriblement enthousiasmante, n'est ce pas ?.

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Bientôt viendra le jour béni pour les investisseurs où les fonds de retraites rapporteront de l'argent, tellement l'espérance de vie sera brève après la période d'activité  !

Ah ! Cette réforme des retraites, quelle gageure : il faut vraiment avoir fait l'ENA et de très Grandes Écoles pour  trouver un sens à ce postulat : exiger que les citoyens travaillent toujours plus, plus longtemps alors qu'on se trouve en pénurie de travail !

Pensez ! C'est comme si on vous demandait de consommer davantage de poissons alors que les océans se révèlent de moins en moins prolifique...

On parle même de réduire la durée des vacances, ce fut le titre du journal de France 2 ce lundi 24 mai, qui a mis en lumière un mystérieux expert américain, contempteur cruel de la durée excessive des RTT français !

Ainsi l'offensive générale contre le mode de vie à l'européenne est-elle lancée .

Les voies de l'oligarchie technocratique, admiratrice du grand frère chinois, sont implacables.

StakhanovL.jpgCe capitalisme mondialisé, modèle productiviste et inhumain s'il en est, me rappelle de plus en plus le feu communisme soviétique des années du stakhanovisme  triomphant : le travail y est célébré comme une valeur fondamentale, l'effort collectif y est loué, l'État est de plus en plus policier, les structures de la société sont de plus en plus hiérarchisées, aucune alternative sociale ou politique n'est envisagée.

Les libertés individuelles sont restreintes au bénéfice de l'intérêt de l'économie, les interdits et la coercition y sont permanents, les Lois limitatives foisonnent, la surveillance et le contrôle de l'individu sont renforcés au nom de la sécurité intérieure et de la pseudo lutte contre le terrorisme, les oligarchies sont concentrées en peu de mains, la cooptation y est constante et les réseaux d'influence restreints, les dogmes économiques et politiques rigides et indiscutables, l'absence radicale de vraie participation populaire au pouvoir y est patente.

Seule deux différences subsistent entre le feu communisme de l'Union Soviétique, celui, plus sémillant de la Chine et l'économie mondialisée occidentale: l'oligarchie est issue du sérail politique ; chez nous, elle est d'essence financière, industrielle ET accessoirement politique. La répression était féroce en URSS et l'est toujours en Chine, alors qu'elle est beaucoup plus subtile dans les pays occidentaux du fait des sommes immenses mises à la disposition de la propagande, de la normalisation de l'éducation doctrinale sous-jacente des étudiants et de l'efficacité des techniques de surveillance.

Lorsque j'observe amusé, la sarabande des anti communistes patentés, pourfendeurs du "totalitarisme collectiviste", venir nous louer les vertus du libéralisme mondialisé dont ils ne tarissent pas d'éloge alors que cette idéologie n'est que la version jumelle à peine  plus souple de l'ennemi honni, un ricanement satanique secoue ma poitrine douloureuse et mon corps délabré par le travail !

Réveillez vous, bordel !

Diantre !

Tout ceci pour vous dire, amis de droite comme de gauche, qu"il ne faut guère vous leurrer : le modèle que cherchent à nous faire digérer illico les élites occidentales consiste en une sorte de salmigondis libéral autoritaire basé sur la transposition édulcorée du libéral-communisme  chinois, accompagnée d'une vague sauce démocratique élitiste européenne bien éloignée du peuple.

Un régime politique autoritaire, rigoureux et intransigeant, ennemi de la libre parole et d'Internet, allié à une économie productiviste de bas salaires et de flexibilité sociale d'une brutalité inouïe. La cure d'austérité qu'on nous promet en Europe est la première phase d'une mise en condition par les gnomes de Bruxelles. La seconde étape sera la récession et son corollaire : la précarisation de l'emploi et l'élimination des derniers avantages sociaux, y compris les plus solidement ancrés dans l'inconscient collectif français.

Croix de bois, croix de fer, si je mens, je vais en enfer !

Vous me direz, villageois(es), que je ne prends pas beaucoup de risques ! L'enfer ou la retraite selon Sarkozy : ces deux fins épouvantables se valant !

Bon.

Trêve de balivernes. Personne n'est obligé de croire de tels augures, mais les signaux alarmants que vous percevez devraient pourtant vous alerter.

 

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Ainsi, les fourmis humaines, prototypes idylliques que beaucoup de dirigeants économiques et politiques, rêvent de diriger dans nos contrées,  risquent de se trouver fort dépourvues...

À moins qu'elles deviennent enragées.

Amis lecteurs, ne prenez pas cet insignifiant billet pour argent comptant, après tout, je ne suis qu'un des obscurs membres d'un collectif, petit blogueur au pseudonyme grotesque, non influent, vaguement populiste et relativement inculte comme on les déteste dans certaines sphères. Ce ne sont pas nos deux ou trois dizaines de milliers de visiteurs chaque mois, qui bouleverseront l'équilibre du pays. Seuls, les médias traditionnels, avec, quotidiennement leurs millions de spectateurs, lecteurs ou auditeurs, possèdent la faculté de faire basculer l'opinion.

Tôt ou tard,  je pense que des barrières s'élèveront pour limiter la parole sur Internet. Des ballons d'essais sont sans cesse envoyés pour tester notre résistance.

On peut penser ce qu'on veut de ces gens au pouvoir, même s'ils déclarent tout et son contraire, même s'ils mentent comme des arracheurs de dents, mais on ne peut nier leur entêtement et leur ténacité : lisez donc ce billet étrangement prémonitoire écrit en juillet 2009 sur les retraites. Hortefeux était à la place de Woerth. Ils ont patienté un an et maintenant, ils passent en force et sont en  mesure de réussir... Ne les sous-estimez pas et surtout ne vous fiez pas à leurs déclarations !

Ne croyez surtout pas que la diversion exercée sur l'anonymat des blogueurs n'est que le fait d'un petit sénateur inconnu et incompétent. Non. Je reste persuadé que c'est l'étape d'une attaque concertée pour avoir notre peau. À la longue. Patiemment. Imperturbablement. Ils finiront bien par retourner l'opinion comme ils l'ont fait  pour les retraites...

Alors me direz vous, à quoi bon poursuivre ces minuscules grenouillettes de mare que sont les blogueurs ? Déplaceraient elles tant d'eau en plongeant ? Nos représentants politiques les imagineraient elles aussi dodues que des taureaux charolais du salon de l'agriculture.  Quelles sont donc les véritables motivations des législateurs ? Veulent ils par ce biais remettre le Net au pas ?  Nos tétards adolescents  jouiraient ils  de tant d'influence ? Pffiooouuuutttt !  Tout ceci est grotesque et disproportionné ! Quoiqu'en y réfléchissant je me pose des questions : si les griefs se multiplient à l'encontre d'Internet, c'est qu'il y a  probablement  un doute sur l'inefficacité claironnée de la Toile sur la population... Ne croyez vous pas ?

Messieurs les sénateurs : pour rester dans l'univers de La Fontaine, essayez de comprendre que nous autres, pauvres blogueurs ou commentateurs, ressemblons davantage à des mouches du coche qu'au terrible Lion, roi des animaux dont les rugissements faisaient trembler l'Olympe ! Pourquoi ce désir morbide de tuer une humble mouche avec un tromblon  ? Étrange... Tiens, j'ai dit étrange ? Comme c'est curieux !

L'expression libre est un luxe qui nous semble mesuré : toujours raccourcir la laisse semble devenir le leitmotiv de ceux qui nous gouvernent.  Toutefois, citoyens législateurs, ne comptez pas trop sur notre passivité pour nous laisser dépecer sans réactions !

Il semble que suite à l'agitation médiatique de l'épouvantail d'une "crise" qualifiée abusivement de cataclysme économique, ce projet sur les retraites entame en réalité la marche inexorable vers une profonde transformation des valeurs de notre société.

Le stakhanovisme chinois devient un modèle tentant pour la ploutocratie occidentale, les règles du sacro-saint "marché" sont des outils commodes pour atteindre une société productiviste à salaires réduits, sans avantages sociaux, sans trop de temps libre et sans lieux d'expression citoyenne, une société toute au service de la déesse "Économie", fille du dieu "Finances". Le facteur humain  se métamorphosant en une variable d'ajustement presque dérisoire au service d'une croissance obsessionnelle, intenable et mortifère...

Dites, les amis, n'éprouvez vous pas parfois, la lassitude d'être considérés comme un troupeau de fourmis immatriculées ?

Visiteurs bien aimés, merci d'avoir eu la patience et l'immense courage d'accéder à ces lignes. J'implore votre indulgence pour m'être montré bien trop confus, logorrhéique et pompeux.

Je ne le referai plus. Promis.

À après !

 

(Billet rédigé le 24/05/2010 - liens rajoutés par la suite)


cui cui fit l'oiseau, tribun anonyme de basse-cour, les pattes plongées dans le purin, la crête dans les nuages. Ou l'inverse...

 

lundi, 24 mai 2010

Revue de stress

 

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"Catastrophe aérienne en Inde : 87 corps identifiés, la recherche des boîtes noires se poursuit."

Ha, encore... En Inde... C'est pas le Brésil ? Ou le Pakistan. Plus de morts, non ? Je les confonds tous...

 


"L'ETA décapitée par un nouveau coup de filet en France."

Ha, encore... Il en reste ? C'était pas déjà fini la dernière fois..? Quand, au fait ? Je sais plus trop...

 


« Les annonces de la direction, c'est encore mille salariés sur le carreau. Que ce soit sous la forme de départs volontaires ou de licenciements, c'est colossal."

Ha, encore un... C'est qui, eux, hein ? Continental ? Molex ? C'est souvent, hein... Je suis un peu perdue...



"Nicolas Sarkozy s'est offert, mardi 20 avril, une tournée en Seine-Saint-Denis pour réaffirmer son engagement dans la lutte contre l'insécurité."

Ha, oui, encore... C'est pas réglé, ça !? Ca revient souvent, non ? J'écoute plus trop...

 

 

"Une équipe de sauveteurs comprenant des plongeurs a entamé aujourd'hui vers 9 h 30 la descente du gouffre de Romy, à proximité de La Pierre-Saint-Martin (Pyrénées-Atlantiques), pour atteindre trois spéléologues bloqués à 700 mètres sous terre."

Ha, encore... Ils n'ont pas été sauvés déjà, non ? C'est des nouveaux ? Ca change tout le temps et c'est toujours pareil...

 


"Un violent tremblement de terre d’une magnitude de 8,8 a touché le Chili ce matin. Le dernier bilan officiel provisoire fait état de 214 morts, selon les secours. "


Ha, encore un... C'était pas Tahiti ? C'est un autre, alors... Il y en a trop. Kobé ? Je me remets à peine du précédent...

 


"Il tue sa femme avec son arme de service puis se suicide."


Heu... A France-Telecom ? Un flic ? La mort, c'est toujours pareil, non ?

 

 

« Karachi ? Pasqua ... »


Ha, encore des magouilles, des financements véreux ? Il y a eu Balkany et tellement d'autres, j'ai un trou de mémoire…

 

 

"Nicolas Sarkozy a présenté durant une heure  une série de mesures destinées à lutter contre les violences à l’école et l’absentéisme."


Ha, ça, c'est nouveau ! Non, je connais... Je ne sais plus trop... C'est pas le même qu'en avril ?

 



"Vers une « Troisième Intifada » ?


Trois ? Ha... Ca passe vite...



"Nicolas Sarkozy a invité le reste du monde à tirer les conséquences de la crise financière."

 


Hein ?

 

 

 

 

" Avant la télévision, deux guerres mondiales. Après la télévision, zéro." 

Slogan publicitaire de la chaîne ABC

 

 

 

Agathe

 

Merci à f

 

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http://www.poptronics.fr/Alvin-Lucier-s-asseoit-sonore-au

 

Pour les quelques téméraires qui voudraient écouter la pièce de Lucier :

Ici

 

lundi, 17 mai 2010

Nuit tragique

 

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Je me réveille en sueur, haletante. J'ai eu si peur. Ma main a cherché l'interrupteur, en vain. J'ouvre grand les yeux, la pénombre me rassure, je distingue presque nettement ma chambre. Je m'allonge apaisée me replongeant, éveillée, dans ce cauchemar avec l'espoir de le maîtriser.

 

Eric est arrivé, nerveux, dégoulinant de sueur. Le visage éprouvé par la contrariété et la fatigue. J'ai pensé tout d'abord à la mort d'un de ses proches puis ensuite au pire pour lui, la perte de son emploi.

 

Son regard plein de colère me fixait, tout à coup son visage s'effaçait pour réapparaître plus menaçant.

 

Il me parlait de son image, des difficultés à faire passer les messages, de la discrétion nécessaire liée à son rôle. Je me sentais responsable, tout était remis en cause. Je pressentais la chute de son monologue, je voulais arrêter ce flux de reproches.

 

J'entendis en écho le montant de son salaire, la conversation prit un tour hystérique, il vociféra sur la baisse envisagée à cause de ces cons d'anglais. Dans un murmure, je lâchais qu'il y avait plus à plaindre que lui. Il se mit à me frapper avec les liasses de comptes de Liliane de Bettencourt. J'étais en sang.

 

Terrorisée mais aussi de guerre lasse, je décidais de cesser de l'interrompre.

 

Je devais libérer, le petit appartement de fonction, proche du Ministère, que j'occupais, gracieusement, par son entremise. Il craignait les journalistes fouille-merde. En pleine affaire de polygamie, ce serait sa mort politique.

 

Il préférait me sacrifier, moi.

 

Il renonçait à sa maitresse pour donner l'exemple.

 

La baisse de salaire, la mesure populiste, pas à sa hauteur ...

 

Il fallait faire un choix.

 

 

 

 

Le pire cauchemar de ma vie...

 

 

Simuler, comme lui ;-))

 

 

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Agathe

 

 
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