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dimanche, 13 novembre 2011

Bienvenu en Ploutocratie

Ainsi, pourrons constater nos fils (et nos filles), le stade suprême du capitalisme fut assurément l’impérialisme , désormais «global» et mondialisé , conformément aux abaques de Marx et Lenine, et sa modalité politique se révélât, au début du XXIème siècle,  dans toute sa crudité : la bonne vieille … Ploutocratie.

Le pouvoir explicitement détenu par et pour les riches…

dès lors qu’au monde du totalitarisme réel, celui où la totalité univoque ( du pouvoir de, par et pour la finance) est revendiquée comme forme de l’être social, on ne peut plus se contenter de quelques pays ( à l’instar de ceux de feu le « socialisme réel ») .
La pérennité de l’ordre ploutocratique immanent à la finance capitaliste et à son accumulation de marchandise et de spectacle requiert désormais des mesures d’urgence ( « les marchés sont inquiets » ) , et elles doivent être globales et « mondialisées » .

Le moment est révolu où la superstructure libérale, c’est à dire l’oligarchie financière, devait et pouvait se contenter de placer des «fondés de pouvoir» symboliques aux postes de gouvernement des états.
Désormais , devant les exigences de la situation, les masques tombent : ce sont des banquiers « de métier » qu’il faut clairement mettre aux commandes de la gouvernance.

Ce moment est celui de la fin d’une période de 40 années, d’une époque qu’on peut sans doute désigner comme celle du « matérialisme démocratique » qui affirme selon Badiou :

« Il n’y a que des corps et des langages ».

Ce qui, comme le résume assez bien son meilleur vulgarisateur Quentin  Meillassoux :

« renvoie aussi bien aux philosophies vitalistes post-deleuziennes, qu’à la post-modernité, entendue comme relativisme historique et langagier.
Badiou, en gros, vise de la sorte tout relativisme langagier, culturel ou historique : toute croyance qu’il n’existe aucune vérité susceptible de traverser la particularité d’une époque, d’un milieu, d’un jeu de langage. »

autrement dit le « deleuzo-foucaldisme » de nos clercs , mandarins , politiciens , journaleux et médiacrates hexagonaux de tous poils, au pouvoir politique et symbolique ces 40 dernières années, et à ces divers titres chargés de nous re-présenter ( à nous-mêmes) .

Une époque qui vit s’affronter ces post-modernes et leurs homologues nouveaux-philosophes en une palinodie proprement idéale pour la superstructure  d’accumulation capitaliste qui s’agençait dans le même temps autour des «marchés».

Rien d’étonnant donc à ce que les ploutocrates ordinateurs de cette superstructure aient promu la néantification politique et sociale portée par ces «intellectuels» désormais «organiques» de la consommation libidinale de masse (et à crédit).

Endettons-nous Folleville, au bénéfice des seuls banquiers, et  au prix de l’exploitation décuplée des prolétaires des « pays émergents » ( les nôtres , trop rétifs et coûteux, étant mis au chômage) . Qu’importe que les inégalités croissent de manière exponentielle à l’exacte proportion des profits détaxés et des impôts que les riches ne paient plus , du moment qu’on pouvait jouir sans entrave des bienfaits du libéralisme de marché, désormais protégé de toute velléité séditieuse par l’antitotalitarisme scrupuleux d’élites décomplexées et de politiciens de gouvernement.

Mais voilà … que ça se complique, et même que ça commence à tourner mal. La banque pourrait même bien sauter, et la partie de monoply s’arréter brutalement. La contradiction nodale de l’accumulation capitaliste confrontée à sa limite : comment simultanément rembourser la dette et l’augmenter … Alors tous ces intellectuels organiques et les partis de gouvernement qu’ils inspirent sont un peu dépassés.

Jadis (avant James Bond, papa-des-sous et supermariomonti), dans ces cas difficiles "l’organisation atlantique" faisait appel à des gens comme John Drake * .
Mais John Drake n’était pas banquier europhile, il avait juste un petit chapeau (chic) et une voiture de sport anglaise (décapotable) …

pinçons charlot,dette publique,crise de l'euro

* voir à partir de 2'58"

Commentaires

"comment simultanément rembourser la dette et l’augmenter …"

On n'est pas à une contradiction près !

Comment pousser la croissance en baissant les salaires ?
Comment relancer la consommation en appauvrissant les consommateurs ?
Comment fédérer les peuples européens en les opposant ?

Bon ces questions insolubles finiront par imposer leur réalité. L'effondrement général

En attendant pendant les travaux, les affaires continuent .

Écrit par : tgb | mercredi, 16 novembre 2011 09:22

Et les prix grimpent ...

Et histoire de parler d'autre chose , allez donc voir en Syrie si j'y suis .

Écrit par : urbain | mercredi, 16 novembre 2011 21:38

Écrit par : frère odm | mercredi, 16 novembre 2011 09:19

ça va .

Et toi ?

Écrit par : urbain | mercredi, 16 novembre 2011 21:42

" Le destin peut-être a décidé que je serai au milieu de vous aujourd'hui...". C'est fort non ? Quasi scénique. Pas: avec vous; parmi vous. Trop banaux. Pas de vous tous... Non: au milieu de vous. Et pas la volonté divine: le destin, avec son poids de larmes, de grandeur. You are my destiny...Bon: l'Histoire aurait pu convenir aussi mais elle a peut être pensé qu'on jugerait qu'elle en faisait trop. Que le mot était un peu déclassé. Et puis phonétiquement...

Alors que le destin, comme un truc qui vous saisit. Antique. Emporté par la foule; ou encore: Du gris que l'on prend dans ses doigts. Ou encore Cecil B DeMille...je sais pas.

Au quotidien évidemment, sur les plateaux, c'est plutôt farce. Quelque chose entre YMCA et un mauvais Marx Brothers. Mais elle ose la fille ou la folle, je sais pas, du front.

François avec ses rêves réenchantés peut aller se rhabiller. Les marchés se tenir à carreau. Domrémy avait quelque peu négligé la première livraison. Cette fois, c'est du sûr. Ou du sûre, je sais pas. Je redoute même que ça lui soit venu comme ça. Non préparé. A choisir, je préfèrerais Thérèse d'Avila.

Écrit par : patrice | dimanche, 20 novembre 2011 02:34

Oui mais Thérèse ( d'Avila ou de Lisieux, voire du Poitou ) n'étant plus disponible , il te reste ton idée de ... choix.
Il est bien plus fécond et réconfortant de s'intéresser au réel/rationnel, dans la durée duquel nous sommes saisis et plongés, qu'à sa re-présentation mystifiée.
Alors tu "t'aperçois" , et tu perçois que nous atteignons le stade de pourrissement ultime de la social-démocratie : confrontée à la crise du temps, elle n'a aucune solution a proposer dès lors que le "choix" réellement imposé par les faits n'est plus celui d'une gestion "réformiste" grèce, espagne, etc. ) ou "conservatrice" ( italie, france, allemagne, angleterre,etc. ) de la contrainte , car c'est la contrainte elle-même qui se révèle comme catastrophique, et qu'il s'agit désormais ... d'en sortir.

Écrit par : urbain | dimanche, 20 novembre 2011 09:31

Sympa de ta part d'animer des cafés philo dans les maisons de retraite. Bravo pour cette initiation citoyenne !

Écrit par : Patrice Joyeux | lundi, 21 novembre 2011 22:04

J'interprète ce retour du ravi prodigue comme un symptôme ( positif) supplémentaire du processus de délabrement en cours, et je m'en réjouis.

"Entre ici , le ravi , avec ton terrible cortège.
Avec ceux qui sont morts dans les caves sans avoir posté comme toi — et même, ce qui est peut-être plus atroce, en ayant multiplié leurs amis fesse bouc ."

Écrit par : urbain | lundi, 21 novembre 2011 23:06

Écrit par : hyppo | lundi, 21 novembre 2011 13:03

regarde la vidéo du billet en cours et peut-être comprendras-tu ...
Le prochain billet ( à venir sous quelques jours) sera encore plus clair, j'espère .

( sinon tu peux aussi relire Marx, c'est très utile pour comprendre ce qui se passe en ce moment, et surtout ce qui va se passer ..)

Écrit par : urbain | lundi, 21 novembre 2011 23:09

Toujours pour hyppo ( ne pas trop dissuader les néophytes bien intentionnés) , ceci devrait également t'instruire : www.librairie-tropiques.fr/article-benoit-hamon-tourner-la-page-social-democrate-86395368.html

La social-démocratie ( d'aubry et hamon comme de flamby ) est aujourd'hui à l'agonie, car aurait dit ce bon Karl elle est au libéralisme ( lui-même en cours d'effondrement ) : "sa raison générale de consolation et de justification"

Écrit par : urbain | lundi, 21 novembre 2011 23:17

 
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