Avertir le modérateur

« incontri – club [2/2] | Page d'accueil | La LOI des Pipoles »

mardi, 08 mars 2011

Art contemporain : le concept

Un peu d'air frais, donc , après le rance d'hier.

Comme son livre a de quoi perturber les victimes de quarante années de niaiseries néo-kantiennes (Cf. le précédent billet ), peu accoutumées au langage technique de la philosophie, à l'esthétique et au rationalisme matérialiste, Samuel Zarka nous a aimablement fourni un préambule propédeutique à l'usage des néophytes .

ART CONTEMPORAIN : LE CONCEPT, par Samuel Zarka from la vie de l'esprit on Vimeo.

Samuel Zarka revient sur la démarche de son livre : proposer une histoire de l'art contemporain... selon la lutte de classes.

"L’art contemporain doit être interrogé dans sa logique globale, au-delà de la pluralité de ses productions. Il peut ainsi être envisagé comme un style artistique homogène, dont les déclinaisons s’effectuent sur un fonds mythologique, qui ne saurait être compris indépendamment des transformations sociales et culturelles des sociétés dans lesquelles il s’inscrit."
[4ème de couv.]

En savoir plus sur le livre :
artcontemporain-leconcept.net/

Déjà ans toutes les bonnes librairies et bientôt en débat ... près de chez vous

Urbain

Commentaires

Sur la lutte des classes "au (micro)monde de l'art (contemporain)" , et sur la transformation concrète qui la fait "devenir" (ce qu’elle est aujourd’hui).
Il me semble que tu aurais pu évoquer davantage la mutation des rapports sociaux qui a transformé la pratique du "travail" et progressivement déplacé les termes de la "séparation" ( du travail , du travailleur et de leurs productions ) au rythme et à la mesure du développement des contraintes contradictoires associées au profit capitaliste et à la survaleur.
Alors même que les néo-kantiens (re)cherchaient ( et faute de le trouver , éludaient) le "prolétariat", Debord pointait fort justement ce mouvement ( en bref : l’émergence du « tertiaire » ) qui eut l’effet massif ( et optimal ) d’occulter progressivement la « conscience de classe ». Ce mouvement historique des choses ayant eu des conséquences majeures sur leur représentation symbolique ( et donc aussi sur les représentations « artistiques » de ce « nouveau prolétariat ») . Voir le début de « in girum » .
La « classe de loisir » de Veblen est sans doute par certains traits une prémisse de la « société du spectacle » mais pour en avoir été « partie prenante » ( à l’inverse de Clouscard) et avoir assisté et participé activement à son développement concret dès les années 50 , Debord saisit parfaitement cette « évolution » et la restitue « symboliquement et explicitement », singulièrement dans ses films ( « la société du spectacle » et surtout « in girum » ) , avec toute la portée de « l’économie libidinale » qui la porte et porte la « privatisation de l’universel public » dans et par le « marché »

Écrit par : urbain | mercredi, 09 mars 2011 09:33

Aucun intérêt!

Écrit par : frère odm | mercredi, 09 mars 2011 22:27

Ecrit par : frère odm | mercredi, 09 mars 2011 22:27

Sinon celui de vous avoir rendu à vos admirateurs , mon bon frère, sur une tonalité laconique qui ne vous sied guère, mais qui vous rend plus immédiatement accessible.
Si je comprends bien on ne peut pas compter sur vous le 2 avril ?

Écrit par : urbain | mercredi, 09 mars 2011 23:08

Oh, ce n'est pas faute d'avoir rédigé moult argumentaires pour démontrer la justesse de mon jugement sur la pensée de ce jeune homme de bonne famille et de son prosélyte, libraire de son état.

Mais après réflexion j'ai estimé qu'il était inutile de dépenser autant d'énergie et de faire appel à tant de mots, la cause ne nécessite aucunement l'effort.

Et je suis toujours très économe de mes efforts....

Écrit par : frère odm | jeudi, 10 mars 2011 00:28

convaincre une épouse suspicieuse est une gageure à laquelle je refuse de m'attaquer....

Écrit par : frère odm | jeudi, 10 mars 2011 00:54

je suis toujours très économe de mes efforts....

Ecrit par : frère odm | jeudi, 10 mars 2011 00:28

Il y a pourtant certains efforts qu'il faut se résoudre à consentir, chaque jour, pour convaincre de ta "bonne foi" ton "épouse suspicieuse" , et dont je ne doute pas que tu t'y résolves.
Pour ce qui concerne Samuel Zarka et le libraire prosélyte, il est également clair à mes yeux que les efforts à produire sont autrement éloignés de tes "oeuvres" habituelles . J'en déduis peut-être un peu abusivement que c'est plutôt par incapacité que souci d'économiser tes forces ( pour la bonne cause) que tu t'es "abstenu" .

Écrit par : urbain | jeudi, 10 mars 2011 11:56

Hello,
Enfin bref, la vidéo ne dit pas tout... C'y est très centré sur "l'art" ; le discours du livre est plus ample. La vidéo n'y supplée pas, ne prétend pas y suppléer. Les aléas du différé quand il ne va pas vers l'édification des thèses (à la ≠ de In girum et autres coups de marteau). C'est palabre de passage, mais tant mieux s'il essaime toutefois un peu de clarté malgré l'opacité de l'occupation mondaine de l'espace public censément dévolu aux "échanges savants". That's all folks. (Par contre ça pourrait charcler sec à la librairie. Selon là où l'on souhaite aller alors : la mutation des rapports sociaux? la transformation de la pratique du travail? les termes de la séparation?...)

Écrit par : Samuel | jeudi, 10 mars 2011 14:47

Ecrit par : Samuel | jeudi, 10 mars 2011 14:47

Bon le débat est lancé et on peut espérer qu'il aura donc pris assez d'élan ( et d'âpreté consistante ) dans les semaines à venir, pour qu'il en résulte ( dès le 2 avril, et au delà ) une effervescence féconde et créative.

Que les contradicteurs se manifestent ( de manière un peu plus conséquente que notre frère paresseux odm ), et
feu sur le grand quartier général !

Écrit par : urbain | jeudi, 10 mars 2011 15:05

Puis que l'on parle d'astiquage de nouilles, Lauvergeon doit être en train de connaître son plus bel orgasme.

Écrit par : nef des fous | samedi, 12 mars 2011 13:09

Voilà qui devrait agacer nos jeunes cinéphiles.
Car l'on peut substituer à Greenberg à peu près tous les critiques de cinéma.

Ceci dit le débat a été ouvert il y a bien longtemps notamment au moment de l'apparition de support surface.

http://www.archivesdelacritiquedart.org/uploads/dossiers_archive/pdf/2/28_Supports_Surfaces.pdf

d'où l'on voit que la lutte des classes se niche même dans la seulle volonté de "paraître".

Écrit par : nef des fous | samedi, 12 mars 2011 13:35

Salut Nef,
gageant que ( contrairement à frère odm )tu n'auras pas trop d'efforts à convaincre ton "époux suspicieux" , je compte sur toi le 2 avril ...( et pour lire le livre de samuel , avant ) .

Écrit par : urbain | samedi, 12 mars 2011 14:05

Car l'on peut substituer à Greenberg à peu près tous les critiques de cinéma.

Ecrit par : nef des fous | samedi, 12 mars 2011 13:35

Pas tous ( il y en a eu de bien pires et nettement plus cons ).

Écrit par : urbain | samedi, 12 mars 2011 14:07

Ecrit par : nef des fous | samedi, 12 mars 2011 13:35

Assez "debordé" en ce moment...

Mais bon, comme ça a l'air d'être "follement excitant" (ahem !-) j'essaierais de prendre le temps de jeter un oeil à tout ce bazar - y compris Zarma !!!-]

Pour le moment, MAIL (perso) dans la BAL (pro ?) chez yahoo ?!

Eh ! bon retour parmi les fêlés !-D

Écrit par : fou - thèses | dimanche, 13 mars 2011 13:57

Ecrit par : fou - thèses | dimanche, 13 mars 2011 13:57

"follement excitant" peut-être,
"agaçant pour nos jeunes cinéphiles" sans doute,
"nouveau et intéressant" probablement( pour peu que tu ais lu le livre avant, ce qui vaut également pour nef ),
mais surtout radicalement en rupture avec le conformisme de marché de ces 30 dernières années et le délabrement conséquent de la création et des idées.

Écrit par : urbain | dimanche, 13 mars 2011 16:15

Ecrit par : urbain | dimanche, 13 mars 2011 16:15

Je ferais tout mon possible.

Embrasse magathe pour moi très fort.

Écrit par : Nenef | lundi, 14 mars 2011 18:22

Ecrit par : Nenef | lundi, 14 mars 2011 18:22

Tu peux compter sur moi ...

En attendant ... quelques préambules :

Jorion
http://librairietropiques.free.fr/article.php3?id_article=353

et Bouveresse
http://librairietropiques.free.fr/article.php3?id_article=351

Écrit par : urbain | lundi, 14 mars 2011 20:00

J'ai repris deux fois des moules:

tartouil (16962)

Et pendant ce temps là ( la Méditerannée...)...

"On pourrait peut-être se faire un sommet ou une petite réunion informelle"...
"Oui ce serait chouette, quel jour... fin de semaine ?"
"Et à l'ONU ils font quoi au juste ?"
"Ils attendent de voir ce que fais l'UE"
"Si tu as des nouvelles... tu as mon phone".

clic

Écrit par : patrice | lundi, 14 mars 2011 22:35

Un régal :
www.youtube.com/watch?v=NGCLPLIlKno

Écrit par : urbain | lundi, 14 mars 2011 23:30

Le nucléaire joue la transparence

http://www.mesure-radioactivite.fr/public/

En travaux qui disaient...

Écrit par : nef des irradiés | mardi, 15 mars 2011 13:35

Symbole des symboles, le géant tricolore du nucléaire Areva, dont le porte-parole réfutait hier tout parallèle entre Fukushima et Tchernobyl, a déjà organisé le rapatriement de ses salariés français

Écrit par : Radio-protection | mardi, 15 mars 2011 13:50

Il est "tout à fait clair" que l'accident nucléaire actuel est "de niveau 6".
Lacoste

Écrit par : Enrichissement | mardi, 15 mars 2011 13:51

Le groupe nucléaire français Areva décide de reporter un convoi maritime de combustible MOX (mélange d'uranium et de plutonium) pour le Japon, en raison de la "catastrophe naturelle" qui a ébranlé ses installations.

Écrit par : Radio-sensibilité | mardi, 15 mars 2011 18:30

J'ai repris deux fois des moules:

JMC Paris 18h49

L'odeur du sushi radioactif supplante celle du pétrole, qui elle même a supplanté celle du cacao ! Pauvres libyens, pauvres ivoiriens Pour ajouter "pauvres japonais", quel événement mondial devrait survenir ?

Écrit par : patrice | mardi, 15 mars 2011 21:22

Cher libraire,

Mon incapacité est assumée et revendiquée !

je me refuse désormais à argumenter quoi que ce soit pour la bonne raison que je n'ai rien à prouver....évidence, preuve(de l'anglais) et démon stration sont les plaies de notre époque.

Il n'est que d'observer le monde pour voir, inutile que je perde mon temps à écouter la parole d'untel pour savoir ce que je sais déjà.

L'origine et le pédigrée du bavard ne change rien à l'affaire ! Bien qu'elle soit une informations de première importance.

Les anciens se désignaient comme fils de.....

Curieusement, aujourd'hui les voix viennent de nul part....

C'est le premier mensonge, l'ultime mensonge !

Écrit par : frère odm | vendredi, 18 mars 2011 22:29

- Aucun intérêt, Debord, vu que les arts dits "sociaux" sont nécessairement spectaculaires et que c'est essentiellement le divertissement qui est recherché dans ce type d'art. La manière dont la société capitaliste se divertit est tributaire de son échelle économique gigantesque, qui a démodé l'artisanat.
- La doctrine de Marx et Engels est beaucoup plus intéressante, puisqu'elle contient une remise en cause de l'idée fachiste de "culture" ou de "génie artistique", dont on voit bien la limite aujourd'hui quand un crétin comme Houellebecq tente en deux lignes débiles de démoder Picasso, sans aucun argument critique.
- La notion de "lutte des classes" est chez Marx une notion historique, non pas révolutionnaire ou anarchiste. La lutte des classes prend fin selon Marx en 1851, avec l'élection de Louis-Napoléon Bonaparte à la présidence de la République, par une classe sociale, les paysans, à laquelle il n'appartient pas, dont il ne servira pas les intérêts. La pseudo-lutte des classes des ouvriers syndiqués français aujourd'hui, argument démagogique dont Marine Le Pen joue habilement n'a rien à voir avec le marxisme. Les intérêts des syndicats français sont proches de ceux du patronat français, et opposés à ceux des esclaves en Inde ou en Chine. Même les chômeurs français dépendent du patronat français qui finance l'assurance chômage.

Écrit par : Bardamor | samedi, 09 avril 2011 18:10

@Barmador,
J'apprécie votre radicalité, mais comment pouvez-vous écrire sans sourciller :
"La lutte des classes prend fin selon Marx en 1851 [...]" (en prenant Marx pour garant de cette "vérité" si je vous suis.)
Les exemples se bousculent dans sous mes doigts, mais disons, pour être clair : le vote islandais anti-remboursement des banques par exemple, c'est pas de la lutte de classe? Pas du tout?

Écrit par : Samuel | dimanche, 08 mai 2011 22:48

Les passionnés de l'art et notamment de l'art contemporain apprécient ce livre de Samuel Zarka pour compléter leurs collections. Le rationalisme, l'esthétisme et la philosophie se mélangent pour former un art unique. L'auteur est bien inspiré pour tirer son art de la lutte de classes. Pour apprécier l'art, il faut juste suivre le style de l'auteur et admirer ce qu'il fait sans connaître le pourquoi et le comment.

Écrit par : mome | vendredi, 23 mars 2012 15:59

Pour comprendre l'art contemporain, il faut lire et relire plusieurs fois l'ouvrage pour les amateurs. En résumé, tout est un mélange d'idéologie, d'institutions et d'esthétisme dans le monde capitaliste de l'après guerre. L'on y parle des différents courants de l'art, des artistes et de la politique. En bref, il livre le combat des auteurs.

Écrit par : charmelle | lundi, 26 mars 2012 23:12

J'ai remarqué que la bibliographie du livre ne contenait ni W.Benjamin, ni Adorno. Leur critique me paraît pourtant essentielle pour construire une argumentation contre l'art contemporain fondée sur la lutte des classes. D'autant que Zarka à l'air de parler de la possibilité d'une fin de l'art; Adorno avait déjà théorisé là dessus.

Écrit par : ralph | lundi, 28 octobre 2013 12:35

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu