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mercredi, 27 octobre 2010

Défenestration collective.

Défenestration collective.
(fait d’hiver)

Une nouvelle perspective politique ?

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En ces temps troublés et incertains, l’honnête homme, et d’abord démocrate et citoyen, se tourne spontanément vers ses élites, politiques et intellectuelles, pour obtenir d’elles les réponses aux questions et les solutions aux problèmes cruciaux de l’heure. Hélas il trouve aujourd’hui bien peu de ce qu’il cherche de ce coté du corps social . La formidable puissance et efficace des médias offre au démocrate libéral un spectacle de désordre qui ne cède en rien à celui qui secoue le monde (merveilleux) de la concurrence libre et non faussée.

Une actualité récente illustre ce désarroi : relevant d’un tradition radicale et que l’on pensait tombée en désuétude : la défenestration comme mode de résolution des désaccords idéologiques vient d’être remise au goût du jour par un fait divers dramatique que relatent nos gazettes, en de multiples échos dont voici un « digest » expurgé des passages les plus scabreux :

« Un  vieux militant de 72 ans décédé et onze autres personnes hospitalisées. C’est le dramatique bilan d’une réunion mystico-socialiste encore confuse Rue de Solferino, dans le 7ème arrondissement de Paris.

C’est vers 5 heures, hier matin, que le drame se noue dans un immeuble institutionnel au 10 de la rue. « Mon voisin du dessus, George*, a frappé à ma porte nu comme un ver et les mains ensanglantées, explique Manuel*, qui occupe un cagibi au premier étage du bâtiment. Ses mains saignaient tellement, mais tout ce qu’il voulait, c’était des vêtements.»

Machinalement, Manuel s’exécute et prête à son camarade un pantalon et une chemise ( malheureusement mal adaptés à son gabarit) avant d’avertir le bureau politique et la secrétaire générale . Selon ce même témoin, il remonte alors à son appartement et, à travers la porte fermée, hurle à sa camarade : « Ségolène*, ne les suis pas, ils sont en train de te tromper. Au nom de Jésus, ne les suis pas! »
Quelques minutes plus tard, la police et les pompiers entrent dans l’immeuble et en ressortent aussitôt… Les douze personnes — cinq militants adultes et quelques nouveaux encartés d’Ivry— réunies dans le logement de George* viennent de se jeter par les fenêtres aux cris de : « Jésus, Jésus, Jésus, et DSK! »
Dix d’entre elles sont aussitôt retrouvées et transportées vers les différents hôpitaux de la région. Elles souffrent de multiples traumatismes. Vers 9 heures, les deux dernières victimes, le porte parole et sa première secrétaire sérieusement choquée, sont enfin découvertes. Apparemment effrayé, Benoît* s’était caché avec sa première secrétaire dans des buissons. Il hurlait : « Je devais me défendre, je devais me défendre! » a raconté une policière.

Selon les premiers éléments de l’enquête, Marie-Ségolène*, qui vivait dans l’appartement de courtoisie ( plus connu des habitués sous le vocable de suite Fadela*) avec son concubin et leurs quatre enfants, avait reçu dans la nuit la visite de plusieurs militants de province, venus en pèlerinage. George* a raconté à son camarade Manuel* avoir été réveillé pendant la réunion par sa camarade pour préparer une motion de soutien mesurée.
Selon l’adjointe au procureur de Versailles, Odile Faivre, les cadres présents regardent à ce moment là télévision (selon certaines sources il s’agissait du programme de TF1) . En voyant apparaître George* alors qu’il se rend à la cuisine, Martine*, l’une des consoeurs de Marie-Ségolène*, s’écrie : « C’est le diable, c’est le diable! » imitée par le reste des militants de la tendance majoritaire, qui lui arrache ses vêtements et le pousse à l’extérieur de l’appartement. Le vieux militant s’accroche à la porte mais Martine* se serait alors emparée d’un couteau, blessant à plusieurs reprises son camarade socialiste aux mains pour lui faire lâcher prise. Quelques minutes plus tard, les cadres restés dans l’appartement basculent dans le vide avec les jeunes militants.

« Pour l’instant, tout est très confus. Les deux versions que nous avons se contredisent », explique Odile Faivre. Selon Laurent* un cadre expérimenté proche de Martine*, et Martine* elle-même, c’est George* qui aurait menacé la famille socialiste. Dans un mouvement de panique, tout le monde aurait alors sauté par la fenêtre.
Le vieux cacique décédé devait être transféré à l’hôpital de Garches (Hauts-de-Seine) pour y être autopsié. Aucune trace de stupéfiants ou de substance hallucinogène n’a été retrouvée dans le bâtiment , mais le cagibi de Manuel* est encore perquisitionné. Laurent*, Martine*, Marie-Ségolène*, Manuel* et Benoît* étaient toujours hier soir en garde à vue. »

*par souci du respect de la vie privé des malheureux protagonistes de ce drame, seuls leurs prénoms ont étés conservés par le scrupuleux reporter à qui nous avons emprunté cette édifiante relation, à quoi nous avons ajouté , par le même souci de préservation de l’anonymat , une transformation des lieux, organisations et contexte professionnel susceptibles d’identifier ces infortunés témoins et victimes.

De tout ceci, sans doute sera-t-on tenté de conclure à l’instar du procureur adjoint , en charge de cette ténébreuse affaire, que «De nombreux points restent à éclaircir», et on ne sera pas surpris que comme de coutume en pareil cas , la presse , la maréchaussée, la justice et les médias « se perdent en conjectures » , envisageant les hypothèses les plus plausibles (
comme ici les scrupuleux journalistes de la presse quotidienne). Il semble plus sage cependant de ne considérer que les conséquences et les effets positifs à espérer de ces péripéties, comme l’ont déjà fait certains :

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à droite comme à gauche,
par la porte ou par la fenêtre,

pourvu qu’on passe à autre chose.

urbain

 

samedi, 02 octobre 2010

Les bobos font de la résistance



Avant que de célébrer le très prochain grand retour des NRV dans l’univers impitoyable de la blogosphère, et en guise de préambule opportuniste mais roboratif, le village a l’occasion de promouvoir une de ses incarnations dans le « monde réel ».

Car il existe un monde réel, derrière les écrans.

Un monde où ce genre de chose ( dont il va être question plus loin) est possible, sans « aides » , ni « sponsor » ou « subvention » , sachant que de l’aveu même de nos édiles municipaux tout les fonds disponibles sont mobilisés par la fine équipe municipale parisienne ( « de gauche » ) pour d’aussi mirobolants et gratifiants « projets » que le « 104 » ( qui a pompé l’essentiel des subventions dont ont été privées toutes les petites associations parisiennes d’aide à la réinsertion, intégration des jeunes en difficulté, et autres candides futilités) avec l’époustouflant succès que l’on sait.

Sans un rond mais avec beaucoup d’enthousiasme bénévole et de bonnes volontés.

Un monde qui ne considère pas « Paris plage » comme la panacée de l’action utile et efficace en faveur d’une « vie meilleure » pour les administrés de nos grandes cités, sans même avoir la cruauté d’évoquer la qualité de l’apport « culturel » de la chose.
Un monde qui pense plus à encourager les artistes et les créateurs vivants , on pourrait bientôt dire « survivants » , à partager avec eux une vie rendue supportable par l’épanouissement de rapports sociaux émancipés, qu’à commémorer les morts et concélébrer les décades successives depuis la mort des grandes figures calcifiées ornant les cimaises des musées, ou les fortunes amassées par les guignols du « marché de l’art » mondialisé, conformiste, institutionnel et formaté.

Un monde où on emmerde « vigipirate » et où on prétend proposer autre chose, aux banlieusards vannés par leurs merveilleuses journées de travail-plus, que de passer deux heures dans la presse des wagons de métro, à attendre qu’on ait courageusement explosé le sac plastique de la dame qui l’a oublié sous un banc ou près d’un guichet.

Un monde « sensible » comme dit Annie Le Brun, mais aussi « disponible » comme disait Leo Ferré, et pas précisément aux seules « heures pâles de la nuit ».

Dimanche 3 octobre, par exemple , et toute la journée .

« Après la pluie, le beau temps »

Autrement dit : pour célébrer les cortèges et manifester « autrement »,

Plutôt que les nuits glauques, sous la flotte,

le festival des arts , à Losserand :

 


Festival des Arts Losserand : Anne Lambert
envoyé par urbain_glandier. - Futurs lauréats du Sundance


Urbain

 
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