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vendredi, 18 juin 2010

Femme dévoilée, femme libérée?

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C'est la simplification qu'offre le monde occidental.
C'est également la manifestation de son arrogance vis-à-vis des pays du sud. Notre mode de vie, nos styles vestimentaires, nos principes et nos lois ne peuvent être que des modèles pour les autres qui vivraient de façon, au mieux, exotique, au pire, archaïque et barbare.
Mais ce monde occidental a-t-il un jour favorisé l'épanouissement et la liberté des populations dans les pays pour lesquels il dénonçait la tyrannie? Mais ce monde occidental a-t-il favorisé l'épanouissement des populations sur la planète et sur son propre territoire?
Et ce monde occidental a-t-il un jour favorisé les Lumières contre toute la tyrannie?
Quand on voit le désastre écologique qu'il a généré partout avec le dieu de la consommation, quand on voit qu'il a engendré des poches de pauvreté sordides, quand on voit que les critères vestimentaires, les habitudes alimentaires et autres, sont imposés par une caste de prédateurs nantis qui produisent toujours plus pour faire dépenser plus, quand on voit qu'il est à l'origine, directement ou indirectement, de l'anéantissement de pays entiers, QUI peut penser que nous sommes vraiment un modèle pour les autres?

C'est, hélas, ce que pensent la majorité des Occidentaux de tous bords, qui s'appuient hypocritement sur des principes qu'ils n'appliquent pas à eux-mêmes ou qui se laissent aveugler par la propagande et les paillettes vendues par des camelots de plus en plus cyniques.

Enquête sur l’hystérie déclenchée par le voile islamique en France

Laila Lalami, The Nation. 24 novembre 2007

La polémique soulevée par la question du voile islamique et de la politique de l’identité dans la France contemporaine est le sujet d’un nouveau livre : "La Politique du voile".
"
Une sorte d’agression", "le successeur du mur de Berlin", " un levier dans la longue épreuve de force entre les valeurs démocratiques et le fondamentalisme", "une insulte à l’éducation", "un acte terroriste".
Ces descriptions données par l’ancien président J. Chirac, l'économiste Jacques Attali, et les philosophes Bernard-Henri Lévy, Alain Finkielkraut et André Glucksmann ne s’appliquent pas à la prochaine grande menace qui plane sur la civilisation humaine mais au foulard que portent les musulmanes, recouvrant la tête et le cou, ou, comme on l’appelle en France, le «
foulard islamique ».

Dans son livre bien documenté, “La politique du voile”, l’historienne Joan Wallach Scott se livre à une analyse de cette obsession particulière qu'ont les Français pour le foulard, et qui a atteint son point culminant en mars 2004 avec l’adoption d’une loi interdisant aux élèves de porter des signes religieux ostensibles.
La loi précise qu'est interdit le port du foulard islamique, de la kippa juive et des grandes croix mais que sont autorisés les "
petites croix, les médailles, les étoiles de David, les mains de fatma et les corans miniature".
Malgré les contorsions multiconfessionnelles, il est clair, évidemment, que cette loi s’adressait principalement aux jeunes écolières musulmanes.

Cette polémique sur le foulard qui a duré une dizaine d'années a été marquée par trois conflits bien spécifiques.
Le premier a débuté en octobre 1989 quand Ernest Chénière, le principal d’un collège de Creil, au nord de Paris, a expulsé trois élèves, Samira Saidani and Leila and Fatima Achaboun. La raison de cette expulsion, d’après Chénière, était qu’il devait faire appliquer le principe de «
laïcité » (en français dans le texte) à l’école. La polémique nationale qui s’en est suivie a eu lieu dans le contexte de la fatwa lancée contre Salman Rushdie et de la confrontation de l’occident avec l’Iran, d’une part, et de la célébration du bicentenaire de la République, de l’autre. Au moment où l'attention des Français était focalisée sur trois élèves qui portaient le foulard, le pays comptait plus de 3 millions de musulmans.
Leïla Sebbar, auteure franco-algérienne, avait écrit dans le Monde que cette polémique était "grotesque". En fin de compte, le socialiste Lionel Jospin, qui était à l’époque ministre de l’Education, avait préféré laisser la justice trancher. Le Conseil d'État décrétait en définitive que les élèves ne pouvaient pas se voir refuser l’accès à l’école simplement parce qu’elles portaient un foulard, mais donnait également la possibilité aux professeurs et aux chefs d'établissements de décider, au cas par cas, s'ils acceptaient ces signes religieux en cours.

La deuxième polémique sur le foulard était déclenchée en 1994 par le même Ernest Chénière.
Il n’était plus principal de collège, mais profitant de la notoriété qu'il avait acquise précédemment, il s'était fait élire député du département de l'Oise sous l’étiquette RPR. Et, en sa qualité de député, il proposait un projet de loi pour interdire tout signe religieux « ostentatoire » à l’école.
On avait encore droit aux mêmes arguments qu’en 1989, mais cette fois, le contexte politique était la guerre civile en Algérie. Pour Chénière et ses partisans, nombreux et divers, la lutte contre le fondamentalisme islamique en Algérie et ailleurs passait par un renforcement de l’état laïc en France.

La troisième et la plus récente polémique sur le foulard est survenue en 2003, quand deux sœurs, Alma et Lila Lévy, deux adolescentes, ont été expulsées de leur lycée de la banlieue parisienne d’Aubervilliers pour avoir refusé d’ôter les foulards qu'elles portaient. Les sœurs Lévy sont les filles d’un avocat qui se considère « juif sans Dieu » et une mère professeur kabyle baptisée catholique pendant la guerre d’Algérie. Les jeunes filles s’étaient converties à l’Islam après la séparation de leurs parents adoptant, entre autres, le port du foulard.
Dans une interview dans le Monde, le père avait déclaré : «
je ne suis pas pour le foulard, mais je défends le droit à l'éducation de mes filles. Au cours de cette affaire, j’ai découvert la folie hystérique de certains ayatollahs de la laïcité, qui avaient soudain perdu tout sens des réalités".

Cette année-là, une commission présidée par l’ancien ministre Bernard Stasi et créée pour mener une réflexion sur la nécessité ou non de faire une loi interdisant le port de signes religieux, avait auditionné divers experts.
Cette commission publiait ensuite un rapport qui réaffirmait l’importance de la laïcité pour la République et suggérait l’adoption d’une loi prohibant les signes "
ostensibles" d'appartenance religieuse, tout en préconisant la reconnaissance de la pluralité des religions en France. (par ex, la commission suggérait que Yom Kippour et l’Aid-el-Kébir deviennent des jours fériés).
J. Chirac ne retiendrait de ses travaux que la proposition de loi sur le foulard.

Wallach Scott écrit: “Il n'était plus question des concessions qui avaient été accordées les années passées (foulards sur les épaules, foulards "allégés, bandanas), la loi était conçue pour supprimer les frictions qu'avaient fait naître ces compromis".
La loi était adoptée en mars 2004 et mise en application en octobre de la même année. Sans l'effet édulcorant des autres recommandations de la commission, l'interdiction du port du foulard était devenue une décision sans appel: il n'y aurait plus ni compromis ni conciliation - c’était soit l’islam, soit la République.
Afin de comprendre pourquoi un bout de tissu est devenu une obsession nationale (assimilé, par des philosophes - excusez du peu, à du
terrorisme), il faut revenir au passé de la France, à un certain nombre d'années en arrière, à la période pour laquelle l’actuel chef d’Etat, NS , a demandé à ses compatriotes de cesser de se repentir : la colonisation.

En effet, explique Wallach, il est impossible de comprendre l'attitude actuelle en France vis-à-vis du foulard sans se plonger dans l’histoire du racisme de ce pays, parce que le foulard a "joué un rôle important en tant que signe pérenne de la différence irréductible entre l’islam et la France" et qu’il est perçu comme l’expression "non seulement d’incompatibilités en terme de religion, mais également en termes éthnico-culturels".

Quand le gouvernement français a envahi l’Algérie, en 1830, il s'est lancé dans une vaste campagne de "pacification" militaire, imposant dans la foulée la législation française, jugée nécessaire pour la réussite de la mission de civilisation.
Les femmes étaient le pivot de cette opération.
Dans les articles de presse, les chroniques et les romans de l’époque, les femmes algériennes étaient décrites systématiquement comme des opprimées, et donc, expliquait-on, si on voulait que la civilisation s'implante véritablement en Algérie, les femmes devaient ôter leurs voiles.
Le général Bugeaud, qui était chargé d’administrer le territoire dans les années 1840, déclarait (approx.): «
Les Arabes nous échappent parce qu’ils nous empêchent de porter les yeux sur leurs femmes ».
Parallèlement, les hommes en Algérie, étaient considérés comme des prédateurs sexuels qui ne pouvaient pas contrôler leurs pulsions si leurs femmes n’étaient pas recouvertes de voiles. La colonisation résoudrait cela en apportant la lumière de la civilisation européenne aux hommes arabes, qui, après quelques générations sous la loi française apprendraient à contrôler leurs pulsions.
Le gouverneur général d’Algérie disait en 1898: "
la physiologie de l'arabe, du juif et de la femme arabe, ainsi que la tolérance vis-à-vis de la pédérastie, et des traditions orientales spécifiques de procréation et de la relation aux autres, sont si différentes de l’homme européen qu’il est nécessaire de prendre des mesures appropriées".
Encore en 1958, les épouses des officiers français, qui cherchaient par tous les moyens à faire cesser le soutien au FLN, fer de lance de la guerre de libération contre la France, organisaient un « enlèvement symbolique des voiles » de femmes algériennes à une manifestation en faveur de la France à Alger, la capitale de l'Algérie.

Des dizaines d'années plus tard, des millions de citoyens français issus d'Afrique du Nord entendent à peu près le même discours: pour être français, ils doivent s'"intégrer" en abandonnant ce qui les rend différents, l'islam.
Cette religion, cependant, n'est pas considérée comme un ensemble de dogmes que les adeptes peuvent adapter aux exigences de leurs vies quotidiennes, mais plutôt comme une caractéristique intrinsèque et infranchissable. Il est facile de comprendre comment le racisme peut s'ancrer dans un tel contexte.

Lors des controverses sur le foulard, il était futile, semble-t-il, de prendre en compte que 95% des musulmans français n'allaient pas à la mosquée, que plus de 80% des femmes musulmanes en France ne portaient pas de foulard ou même que les lycéennes qui en portaient un n'étaient pas plus de quelques centaines. La notion raciste de l'existence de différences fondamentales entre les citoyens français d'origine nord-africaine et ceux d'origine européenne délimitait le débat. Par exemple, les sœurs Lévy étaient parfois appelées dans la presse Alma et Lila Lévy-Omari, afin que le lecteur puisse bien faire le lien avec leurs origines d'Afrique du Nord (du côté de leur mère).

Mais si c'était, dit Wallach Scott, le racisme qui sous-tendait le débat sur le voile, c'est au nom de la laïcité qu'on s'exprimait.
Les partisans de l'interdiction du foulard prétendaient que la laïcité n'était pas seulement ce qui s'opposait au religieux mais que c'était une notion universelle qui était aussi typiquement française. Ils appelaient cela une
singularité française (en français dans le texte).

Quand on y regardait de plus près, cependant, cette notion particulière semblait fort complaisante pour les catholiques et intransigeante pour les autres. Par exemple, la loi de 1905 qui sépare l'Eglise et l'Etat permettait aux écoliers d'être libres le dimanche pour assister à la messe et leur accordait un second jour dans la semaine pour aller au catéchisme.
Le gouvernement français contribue actuellement de 10% au budget des écoles privées catholiques religieuses. Le calendrier scolaire n'observe que les fêtes religieuses catholiques.
Et pourtant, malgré les différences d'application de la laïcité dans les écoles, ceux qui s'opposaient farouchement au port du foulard revendiquaient leur attachement à la laïcité et à la nécessité de préserver la République.
La laïcité, c'était ce qui faisait la spécificité même de la France.
Et donc, défendre la liberté des jeunes filles de s'habiller comme elles l'entendent, cela signifiait faire l'apologie de l'oppression des femmes et être un ennemi de la laïcité, car, si on défendait la laïcité, on ne pouvait être que favorable à l'interdiction du voile.

Au plus fort de la polémique, tout le monde semblait avoir un avis sur cette loi. Plus de soixante personnalités (dont les actrices Emmanuelle Béart et Isabelle Adjani, la philosophe Élisabeth Badinter, les anciennes ministres Corinne Lepage et Yvette Roudy, et la militante Fadela Amara) signaient un appel dans les pages du magazine Elle pour demander à Chirac de faire voter une loi pour l'interdiction du foulard.

Peu de voix se faisaient entendre pour défendre la laïcité et le droit des jeunes musulmanes à l'instruction.
Parmi elles, l'auteure de BD, Marjane Satrapi écrivait dans le
Guardian qu'interdire aux jeunes musulmanes de porter le voile était aussi répressif que de les forcer à en porter un, et le philosophe Pierre Tévanian qui expliquait que la laïcité s'appliquait aux institutions, pas aux individus.

Dans "la Politique du voile", Wallach Scott montre bien l'hystérie qui a entouré le débat sur le foulard en France, même si le livre aurait parfois mérité plus de rigueur.
Ainsi, Ernest Chénière, le principal de collège qui a déclenché la controverse en 1989, a été rebaptisé "
Eugène Chénière".
D'autre part, Wallach Scott omet de citer un événement important qui a suivi ces affaires de foulards: l'enlèvement en août 2004 de Georges Malbrunot et de Christian Chesnot, des journalistes français, par un obscur groupe islamiste en Iraq qui exigeait l'abrogation de la loi. (Les citoyens français, les musulmans et les autres, ont condamné cette intrusion dans leurs affaires internes).

Mais le travail de recherche, vaste et exhaustif, de Wallach Scott dresse un portrait vivifiant des débats.
Outre le racisme dominant et l'interprétation rigide de la laïcité, il y a une troisième raison à cette obsession pour le foulard: une conception étriquée de l'individualisme.
Wallach Scott démontre que les jeunes musulmanes françaises, qui étaient les premières concernées par la loi, étaient "
étonnamment absentes des débats".
La commission Stasi n'a entendu que quelques jeunes filles, en huis clos, ce qui fait que leurs voix et leurs opinions n'ont jamais fait partie du débat public.
Tout en reconnaissant que certaines d'entre elles portaient peut-être le foulard pour d'autres raisons que la pression familiale de leurs frères ou de leurs pères, les observateurs ne voulaient y voir que le symbole de "
l'aliénation de la femme".
Malgré les déclarations des jeunes filles et de ceux qui s'opposaient à cette loi, disant que le foulard était l'"
expression d'une conviction individuelle", l’État et les partisans de la loi déclaraient que cela ne pouvait pas "être le cas en toute logique" puisque le foulard sous-tendait obligatoirement "l'abandon de l'individualité et une démonstration d'allégeance fondamentale aux normes et aux obligations collectives".
Afin d'être véritablement françaises, donc, les jeunes musulmanes ont dû renoncer au port du foulard, puisque dans cette optique-là, il était le signe qu'elles n'étaient pas loyales envers la France et qu'elles n'étaient pas des individus à part entière capables de penser par elles mêmes.

La dernière raison, et peut-être la plus dérangeante, de cet acharnement contre le foulard, c'est sa connotation sexuelle.
Ses détracteurs opposaient souvent la tradition musulmane, qui préconise le port du foulard pour limiter la "sexualité dangereuse" des femmes, et la culture française qui "célèbre le sexe et la sexualité comme des notions dénuées de risque social et politique".


En réalité, à la fois la charia et la laïcité stricte ont engendré des systèmes qui privaient essentiellement les femmes de disposer librement de leur corps.
En effet, dans la tradition de l'islam, les femmes sont incitées à être discrètes et à se tenir loin du "tabaruj" (mot arabe, venant du verbe "baraja" qui signifie "afficher", parader et dont le nom pourrait se traduire par "affectation", "ostentation"). (…)
De la même façon, la loi française, s'appuyant sur la laïcité stricte, parlait d'étalage de signes religieux "
ostentatoires". En bref, la lutte entre ces deux modes de pensée se livrait sur le corps des femmes.


L'argument sexuel contre le foulard était courant en France en 2003, même si, à cette époque, le terme de "foulard" avait disparu du discours public pour être remplacé par "voile", qui recouvre tout le visage sauf les yeux. C'était faux, mais pas entièrement innocent, bien entendu, parce qu'il donnait la possibilité aux détracteurs de parler en termes de stéréotypes plus généraux de femmes musulmanes comme au Yemen, où le port du voile est prédominant, contrairement à ce qui se passe dans la banlieue parisienne.
Plus récemment, dans une interview à un journal anglais, Bernard-Henri Lévy est allé jusqu'à dire: "
le voile est une invitation au viol".


Insinuer qu'une femme invite au viol par la façon dont elle s'habille, c'est pervers, mais Lévy est prêt à toutes les outrances pour préserver l'idée d'une identité homogène de la femme européenne. Dans cette optique, une Européenne n'est pas couverte de voiles, ce qui implique à la fois qu'elle se livre aux regards masculins et qu'elle est libérée.


Il est intéressant également de constater que Lévy exige pour lui-même ce qu'il n'est pas prêt à concéder à d'autres.


En 2004, il a demandé à Andrée Putman, décoratrice-architecte de rénover sa résidence secondaire à Tanger. Cette résidence se trouve à côté du célèbre café Hafa, qui comptait autrefois parmi ses habitués des écrivains comme Paul Bowles Tennessee Williams ou Jean Genet et qui offre une vue incomparable sur la Méditerranée.
Désormais, les clients du café ont la vue sur la baie en partie obstruée par le mur en parpaings érigé autour de la terrasse de Lévy lors de la rénovation de sa maison où sa femme, l'actrice et chanteuse Arielle Dombasle aime se faire bronzer.
Lévy, aurait déclaré qu'il voulait ainsi la protéger du regard des hommes installés au café Hafa. Dévoiler son corps ne marche, apparemment, que dans un sens.

Il y a en France actuellement une vaste hypocrisie qui consiste à invoquer la liberté d'expression quand des dessinateurs de Ch*rl*e H ou de Fr*nce S*ir offensent les sensibilités des musulmans mais à rester obstinément silencieux quand on refuse le droit à une femme de religion musulmane de disposer librement de son corps.
Cela relève de la même hypocrisie quand le champion de foot Zidane est simplement qualifié de "citoyen français" alors que Zacarias Moussaoui est présenté comme "citoyen français d'origine marocaine".
Cela relève de la même hypocrisie quand se constituent des comités de soutien aux professeurs de Flers qui refusent d'enseigner à des jeunes filles qui portent le foulard alors que parallèlement le fait que 40% des jeunes Français (dont beaucoup sont d'origine nord africaine) des quartiers pauvres ne trouvent pas de travail semble complètement occulté.
Cela relève de la même hypocrisie quand on célèbre l'engagement des soldats nord-africains dans la seconde guerre mondiale contre les nazis mais qu'on ne leur verse pas, jusqu'à l'an dernier, la même retraite qu'à leurs homologues français.
Cela relève de la même hypocrisie quand l'humoriste Dieudonné est condamné pour ses remarques ignoblement racistes sur les juifs, alors qu'on absout l'ancien rédacteur en chef du Point, Claude Imbert, quand il déclare: "
Moi, je suis un peu islamophobe. Cela ne me gêne pas de le dire".


Enfin, cela relève de la même hypocrisie quand on mobilise une énergie intellectuelle démesurée et des ressources publiques énormes pour une poignée d'élèves qui portent un foulard alors qu'on ne fait pratiquement rien pour garantir à ces jeunes filles (dont la plupart sont confinées dans des écoles défavorisées, appelées ZEPs - zones d'éducation prioritaires), les mêmes chances en matière d'éducation et d'emploi que leurs compatriotes de "souche européenne".
Et en fin de compte, les polémiques successives en France ont servi à détourner l'attention sur les vrais problèmes et ont apporté de l'eau au moulin aux fondamentalistes de l'islam, qui recrutent les jeunes en leur disant que la France ne veut pas d'eux. Le foulard en France n'est rien de plus qu'une feuille de vigne: quel que soit le temps qu'on passe à la regarder, on finira par avoir à affronter la crudité du racisme et de la discrimination. Le racisme nu et cru.
Pour paraphraser un autre philosophe français, je ne suis pas d'accord avec le port du foulard, mais je me battrai jusqu'à la mort pour que les femmes aient le droit de le porter.

 

Par emcee

 

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http://blog.emceebeulogue.fr/

Commentaires

Oui...
Tout est dit, et bien dit, ou presque .
Il faut juste se demander ce qui a créé les conditions de l'effondrement du politique, dont ces "crispations" attestent parmi bien d'autres symptômes "publics", au profit des plus régressifs et réactionnaires des déterminismes sociaux.
Les "tensions" sociales exacerbées par les difficultés économiques et les contradictions qu'elles font émerger et radicalisent ?
Sans aucun doute , mais il faut se souvenir que jadis ( et naguère) le corps social , au moins en France, a toujours su sortir de ce genre de situation par un "grand bon avant" et des "conquêtes sociales" .
Le politique , quand elle s'incarnait encore dans la vie publique, a toujours su dépasser les simplismes des préceptes "moraux" .
Il est donc important de bien mesurer ce qui fait la fortune actuelle et circonstancielle du "pétainisme transcendantal" dans sa version bouffonne de début de XXIème siècle.
Le secret de cette médiocrité n'est guère occulté , il est manifeste : la représentation politique réputée "de gauche" a perdu toute qualité proprement politique , toute capacité de relayer les mouvements sociaux qui animent l'histoire : elle est devenue "morale" .
Le devenir commun, le progrès vers une vie meilleure, l'émancipation des injustices et dominations, l'affrontement des conflits qui en résultent, tout cela s'est dilué dans l'agitation insignifiante du "sociétal" qui réduit les rapports sociaux à un repli sur soi égoïste et craintif, bardé d'idées reçues et de préjugés moraux et/ou religieux absurdes, essentiellement dominé par la "satisfaction" des "besoins" formatés de consommateurs frustrés .

Pourquoi, comment ?

Écrit par : urbain | vendredi, 18 juin 2010 08:32

Merci emcee. J'aime particulièrement ce billet parce qu'il source la mise en œuvre de l'islamophobie qui depuis a été renforcée par la montée en puissance des affolements sur les minarets envahisseurs jusqu'à l'interdiction de la burqa.

Il est remarquable dans ce texte de constater la violence faite aux femmes qui seraient contraintes en les désignant à la vindicte publique. Double peine.

Liberté, égalité, fraternité, emblème de la république ... A revoir.

Écrit par : agathe | vendredi, 18 juin 2010 10:00

"La femme est l'avenir de l'homme" , sans doute la raison pour laquelle elle est doublement exposée à la domination ( des gros cons ) .

Écrit par : urbain | vendredi, 18 juin 2010 10:44

Clair, net, précis. Merci

Écrit par : patrice | vendredi, 18 juin 2010 11:01

Femme voilée, femme préservée

Écrit par : Tong doc | vendredi, 18 juin 2010 12:54

Ecrit par : Tong doc | vendredi, 18 juin 2010 12:54

Ce n'est pas du tout ce qui est expliqué dans ce texte mais apparemment le ressentiment quant au sujet persiste et suffit. Consternant de mauvaise foi.

Écrit par : agathe | vendredi, 18 juin 2010 13:10

@agathe
Je n'ai pas écris que je résumais le texte plus haut, et la formule n'est pas de moi, mais d'une intervenante défendant le port du voile, croisée sur mejliss.com ( site traitant de tout et dans une rubrique riche des traductions par les lecteurs du coran depuis il y a 14 siècles jusuq'à aujourd'hui )
Ce qui est consternant Agathe, c'est ce mainstream du politiquement correct dans lequel nous baignons en toute ignorance des origines de ce dont on parle et de ce qu'en pensent ceux qui le vivent au jour le jour.

Écrit par : Tong | vendredi, 18 juin 2010 15:08

Ecrit par : Tong | vendredi, 18 juin 2010 15:08

"Vivre et penser comme des porcs" ?
Je ne sais pas si ça peut s'apprendre, mais ça existe assurément, et c'est encore (trop) répandu .

Écrit par : urbain | vendredi, 18 juin 2010 19:21

quel boulot comme toujours ! remis dans son contexte historique - je ne sais pas si un jour des historiens travailleront sur les inepties de ce pauvre béchamel mais ils risquent quand même de bien se gondoler

j'ai passé quelques journées indolentes au café hafa à siroter des thés à la menthe - il n'y avait pas encore le mur servant de bikini à Arielle - je tremble à l'idée d'y retourner un de ces 4 et de m'y retrouver confronté (au mur) - cela dit autant que je me souvienne la modeste bicoque du guignol décoré à nos frais n'est quand même pas si proche - pour mater la Dombasle en string et le charlot en bermuda fallait quand même penser à se munir d'une paire de jumelles mais franchement y'a mieux à faire du côté de Tanger que de fumer du pipole rance

Écrit par : tgb | vendredi, 18 juin 2010 20:50

Bonsoir à tous-tes,

Merci Agathe et merci de vos encouragements.
Et de la modération des commentaires: les agités sont apparemment de sortie - probablement en train de concocter une autre sauciSSonnade dont ils ont le secret - et c'est bien ainsi (qu'ils ne soient pas là, évidemment).

Dire qu'on ne demande rien aux intéressées, je suis d'accord: toutes les commissions sur le foulard, puis sur la "burqa", étaient essentiellement constituées d'hommes occidentaux, blancs (quant aux femmes, une seule pour la burqa défendait véritablement le droit des femmes au tribunal des flagrants débiles), qui n'habitent sans doute même pas des quartiers populaires.
Et, évidemment, personne n'a cherché à aller faire un sondage auprès des femmes qui portent le foulard en France: leur théorie bien huilée ne tiendrait pas une seconde.

tgb: Ah, le café Hafa! Dire que certains y sont allés! Ca fait rêver.
En effet, les pipoles milliardaires n'intéressent pas grand monde - surtout les pipoles français dont on se fiche éperdument hors des frontières de l'Hexagone - mais ils en sont persuadés. Alors, ils annexent, ils construisent des murs, comme ils le font partout.

Si tu veux avoir un aperçu du mur, tu peux fouiller dans les liens que j'ai donnés par ailleurs. Et si tu connais l'endroit, tu peux te faire peut-être une idée plus précise de l'arrogance de ce type.

Écrit par : emcee | vendredi, 18 juin 2010 22:07

Les effets d'une immersion brutale dans la pensée botulique, a fortiori sur un sujet néophyte et mal préparé, peuvent être terriblement dévastateurs .

Mais dans le cas de béchamelle ( qui en a vu d'autres ) les inepties continuées relèvent de l'effet secondaire anodin, ce qui est vraiment symptomatique c'est la solide constance de sa cuistrerie , totalement indépendante des objets qu'elle soumet à son abyssale sottise suffisante .

En réalité , dans son cas , comme de manière générale avec tous ces télécuistres, ce qui ne lasse pas d'étonner c'est qu'il se trouve des gens pour écouter ça et le prendre au sérieux .

C'est proprement ce qui est perçu par les intellectuels étrangers ( avec pas mal d'amusement) comme la "spécificité culturelle française" .

Écrit par : urbain | vendredi, 18 juin 2010 22:18

Instructif de se retourner sur les écrits de l'époque ? Jugez vous-mêmes !

Derrière la loi foulardière, la peur (par Celui dont l'évocation nâvre les classements wikio ...) :
http://pagesperso-orange.fr/felina/doc/laic/badiou.htm

Le mépris (réponse à Celui dont etc) :
http://www.manifeste.org/article.php3?id_article=29

Écrit par : slowXtal | vendredi, 18 juin 2010 22:25

Ecrit par : emcee | vendredi, 18 juin 2010 22:07

Les agités battent la semelle devant l'échoppe de tgb , et attendent qu'il ouvre ...

Écrit par : urbain | vendredi, 18 juin 2010 22:25

Ecrit par : slowXtal | vendredi, 18 juin 2010 22:25

Thanks

Écrit par : 2004-2010 | vendredi, 18 juin 2010 22:30

Ecrit par : slowXtal | vendredi, 18 juin 2010 22:25

Oui il y a bien un transcendantal pétainiste et la médiacratie est son prophète .
La rhétorique impeccable de badiou frappe fort et clair et commence a leur porter des coups rendus plus sensibles par la persistance des faits ( parfaitement manifeste dans ce judicieux rapprochement ) .

Écrit par : urbain | vendredi, 18 juin 2010 22:34

Ecrit par : slowXtal | vendredi, 18 juin 2010 22:25

Peut on accorder quelque crédit que ce soit à une crapule qui non seulement utilise un IP d'anonymat mais communique en plus un mail bidon ?

Quelque soit ses références, je dis NON.

Désolé mais ces méthodes minables me révulsent. On voit à quoi en sont réduit les exégètes de Badiou...

Triste pour lui car il mérite mieux.

@Emcee

Bienvenue et bravo pour ce billet qui fait réfléchir : cela change des sempiternels slogans quotidiens. ;-)

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | vendredi, 18 juin 2010 23:02

"Peut on accorder quelque crédit que ce soit à une crapule qui non seulement utilise un IP d'anonymat mais communique en plus un mail bidon ?"

Bravo !!

Écrit par : Jean-Louis Masson | vendredi, 18 juin 2010 23:18

Bravo !!
Ecrit par : Jean-Louis Masson | vendredi, 18 juin 2010 23:18

Ben oui, chez les NRV pourquoi se cacher sous un pseudo inconnu et utiliser anonymouse, sinon pour vouloir fausser le débat ou lancer une saloperie ?

Les pseudos sont les bienvenus, mais prendre anonymouse me semble assez chelou, non ? Cela veut dire qu'on n'assume pas son commentaire ou qu'on cherche par un subterfuge grossier à faire croire qu'on est nombreux à penser la même chose...

Grotesque.

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | vendredi, 18 juin 2010 23:32

Ecrit par : cui cui fit l'oiseau | vendredi, 18 juin 2010 23:32

Grotesque oui, tu l'as dit bouffi.

Écrit par : urbain | vendredi, 18 juin 2010 23:44

Ecrit par : urbain | vendredi, 18 juin 2010 23:44

Tes oreilles sifflent ?

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | vendredi, 18 juin 2010 23:55

Non simplement que manifestement le mot grotesque est bien choisi, il te va très bien en la circonstance.
Ou si tu préfères : que tu as encore perdu une occasion de taire .

Écrit par : urbain | samedi, 19 juin 2010 00:05

Ou si tu préfères : que tu as encore perdu une occasion de taire .
Ecrit par : urbain | samedi, 19 juin 2010 00:05

Change de disque. Par pitié renouvelle toi !

À force de répéter en boucle les citations des autres tu finis par radoter sans cesse !

En as tu au moins conscience ?

Sincèrement c'est la première fois que je constate un cas aussi poignant. Je suis très inquiet à ton sujet, mon brave Urbain.

La petite dizaine de phrases que tu ressasses à l'infini rend tes refrains obsédants.

Bonne nuit et meilleurs voeux de réussite à ton fils.

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | samedi, 19 juin 2010 00:22

Plutôt que de t'inquiéter pour moi ou t'intéresser à mon fils ( qui comme moi s'en contrefiche ) tu ferais mieux de lire les liens obligeamment proposés par l'odieux internaute que tu prétend fustiger dans ta diatribe ridicule ( pardon : grotesque ) au motif de son "anonymat" (qui te "révulse" ). Des textes aussi instructifs que commentant très judicieusement, et dans une parfaite disposition dialectique, le propos de emcee dans son billet , ce qui n'est assurément pas ton cas .

Écrit par : urbain | samedi, 19 juin 2010 00:37

Et allez, ça se chamaille! ;-)))
Vous êtes tellement complémentaires qu'on doit vous adopter en bloc. L'un sans l'autre ne serait qu'une moitié de l'orange /O ...

Merci à vous deux, urbain et cui cui, pour vos commentaires et vos gentillesses à mon égard.

Écrit par : emcee | samedi, 19 juin 2010 01:04

c'est dommage que pour des principes de liberté individuelles le gouvernement en devienne intolérant (ce qui est sensiblement contraire aux principes de liberté individuelle).

Écrit par : paris en live | samedi, 19 juin 2010 01:56

Enfin une bonne nouvelle ! « Si l'équipe de France de football ne se qualifiait pas pour les huitièmes de finale, TF1 pourrait perdre deux points de croissance de revenus publicitaires, soit six millions d'euros de chiffre d'affaires publicitaires et cinq millions d'euros de résultat opérationnel »

http://www.lefigaro.fr/societes/2010/06/18/04015-20100618ARTFIG00444-la-defaite-des-bleus-fait-baisser-tf1-en-bourse.php

Écrit par : Mexiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiicooooo | samedi, 19 juin 2010 03:15

Ecrit par : emcee | samedi, 19 juin 2010 01:04

Désolé de te contredire mais même si cuicui apparait à certain(e)s comme une sorte d'antithèse poujadiste aux positions "intellectuelles" que je défends , la niaiserie haineuse que le dépit égocentrique inspire à ses commentaires, depuis déjà quelques temps, n'a pas grand chose à voir avec la dialectique que tu suggères .
Ses complexes vis à vis des intellectuels ou de tous ceux qu'il considère comme tels , se manifestent par des fixations névrotiques ( avec parfois de véritables petites crises puériles) , dans une tradition bien connue et qui a un rapport direct avec ce que tu dénonces toi même .
( cf. son dernier "éclat" en rapport avec le texte de badiou qui ne s'intéresse pas du tout à l'intérêt du texte en rapport avec la généalogie de ce dont parles dans ton billet , mais au pseudo de l'internet qui à soumis les liens , et en tire les arguments que tu peux relire plus haut, parfaite illustration de sa pathétique névrose )
Tu peux clairement m'associer à agathe, dont l'immense estime que j'ai pour elle et une certaine "histoire bloguesque" commune sont la raison de mes contributions à ce blog.
Les éructations ridicules et les injures coutumières de cuicui, s'enfonçant de plus en plus dans une réaction pathologique, ne sont pas même, à mes yeux, un repoussoir .

Écrit par : urbain | samedi, 19 juin 2010 08:33

ce dont TU parles dans ton ( excellent) billet ...
pardon

Écrit par : urbain | samedi, 19 juin 2010 08:40

Moi, ce que je dis, c'est que vos joutes verbales sont éventuellement réjouissantes pour le lecteur, chacun son style.
Et que l'un est tributaire de l'autre dans ce genre de gymnastique.

Après, sur le fond et la forme de vos commentaires respectifs, il y a autre chose à dire, mais plus ponctuellement et plus sérieusement.

Quant à Agathe, vous ne la méritez pas. Ni l'un, ni l'autre ;-)

Écrit par : emcee | samedi, 19 juin 2010 10:24

Quant à Agathe, vous ne la méritez pas. Ni l'un, ni l'autre ;-)

Ecrit par : emcee | samedi, 19 juin 2010 10:24

Sur ce dernier point je suis bien d'accord .

Écrit par : urbain | samedi, 19 juin 2010 10:42

Ecrit par : emcee | samedi, 19 juin 2010 10:24

Oulala ! Je ne veux pas être méritée et surtout pas citée, je suis neutre (pas Suisse mais presque), je me tiens à l'écart des bagarres entre le barde et Cétautomatix ;-))

Écrit par : agathe | samedi, 19 juin 2010 11:07

pour ce qui me concerne , plutôt Panoramix ...

Écrit par : urbain | samedi, 19 juin 2010 11:58

"Plutôt que de t'inquiéter pour moi ou t'intéresser à mon fils ( qui comme moi s'en contrefiche )"
"Les éructations ridicules et les injures coutumières de cuicui..."
"Ses complexes vis à vis des intellectuels..."
"manifestent par des fixations névrotiques"
"parfaite illustration de sa pathétique névrose"
"Tu peux clairement m'associer à agathe"
"Les éructations ridicules et les injures coutumières de cuicui"
"même si cuicui apparait à certain(e)s comme une sorte d'antithèse poujadiste aux positions "intellectuelles" que je défends..."
Urbain...


Sans commentaires.
La stupidité, la veulerie et la méchanceté se suffisent à elles même. Que dire d'autre ?
Sinon que j'ai probablement lu plus de livres que lui dans toute ma pauvre vie...

Et se désigner comme "intellectuel" est une galéjade. Chacun aura rectifié de lui-même. Du moins je l'espère.

Merci à celles et ceux qui ont pris ma défense... ;)

@emcee

"Et que l'un est tributaire de l'autre dans ce genre de gymnastique."

Sûrement pas ma chère emcee. Rédiger des billets et subir depuis 2 ans la saloperie vindicative et la haine d'un Urbain moins que prolifique me pèse beaucoup : vous fréquentez ce blog depuis peu. Je voudrais vous y voir. C'est vraiment très dur, croyez moi.

Avez vous remarqué combien Urbain ne supporte pas les autres mâles alors qu'il est très mielleux et veule avec les femmes ? Ben ouais ! Je connais cette situation : Oxford est pareil !

Oxford est mon chien. ici http://bit.ly/ar8wFY

Il est terriblement dominant et ses glandes le travaillent beaucoup. Comme le cerbère du lieu.

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | samedi, 19 juin 2010 15:05

D'accord, mais alors, si vous ne vous entendez pas du tout, pourquoi donc ne vous ignorez-vous pas?
Cela rendrait plus lisible ce que chacun a à dire par ailleurs. Non?

Oxford m'a bien l'air d'avoir son caractère aussi ;-)))

Écrit par : emcee | samedi, 19 juin 2010 17:48

Y'a pire que Cui Cui vs. urbain : Anelka vs. Domenech...

Écrit par : Zizou | samedi, 19 juin 2010 18:39

Il y a beaucoup de différences entre urbain et Oxford : d'abord urbain a fait ses études à Cambridge, ensuite il n'a pas de tatouage sur la langue, et enfin il ne porte pas de casquette bleue.

Écrit par : Ouah ! | samedi, 19 juin 2010 18:43

L'habitat urbain progresse en milieu rural ! J'ai lu ça dans Le Point.

Écrit par : Tong Minh | samedi, 19 juin 2010 19:07

Ecrit par : emcee | samedi, 19 juin 2010 17:48

+1 ( comme on dit )

Écrit par : urbain | samedi, 19 juin 2010 19:47

pourquoi donc ne vous ignorez-vous pas?
Ecrit par : emcee | samedi, 19 juin 2010 17:48

Je ne demande que ça. Mais Urbain a décidé qu'il était maître de l'espace de commentaires. Autrefois, il était courant de se retrouver avec 100 voire 200 commentaires.

À force de critiques et de terrorisme intellectuel, il est parvenu à faire le vide... Ses remarques sur ce qu'il faut ou ne faut pas penser sont intolérables et chassent toute concurrence. Son pédantisme intransigeant est intolérable.

Si je reste dans l'espace des commentaires, c'est parce que certains me l'ont demandé afin de ne pas le laisser assécher le blog.

Quant à moi, pour m'exprimer, l'espace des billets me suffit largement. Un dernier point : très peu de gens lisent les commentaires (1 sur 20 ou 30 à tout casser et entre 1 et 2 lecteurs sur 100 s'expriment.)

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | samedi, 19 juin 2010 20:00

Comparer charia et laïcité "stricte" (sic) est un non sens politique, de même que la burqa et le string... et la maison de BHL... Vous noyez le poisson, mais à quelles fins ?

Écrit par : des pas perdus | samedi, 19 juin 2010 20:02

Ecrit par : cui cui fit l'oiseau | samedi, 19 juin 2010 20:00

mwarf ( comme on dit )

Écrit par : urbain | samedi, 19 juin 2010 20:03

Ecrit par : cui cui fit l'oiseau | samedi, 19 juin 2010 20:00

Tant que j'existerai, ce blog ne deviendra JAMAIS une succursale des amis de Badiou ou la vitrine d'une pensée totalitaire.

Cela va mieux en le disant.

Car, là même est l'essence du différend et des non-dits, ma chère emcee.

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | samedi, 19 juin 2010 20:27

@cui-cui

Urbain est anecdotique cher volatile, vous lui donnez trop d'importance, ce n'est ni plus ni moins qu'un ruminant d'idées porteuses de son narcissisme.

Écrit par : Tong documentée | samedi, 19 juin 2010 20:50

Salut, les NRV ! On lit toujours des choses intéressantes et des choses pimentées, chez vous, ça fait du bien en passant.

Écrit par : Hervé Torchet | samedi, 19 juin 2010 20:53

Bonjour

désolé d'avoir troublé la paix du lieu avec mon misérable post ; trois remarques seulement

(1) je fais partie des sous-développés du bulbe pour qui le web est et reste une source de textes et non un succédané de la télé, en conséquence de quoi un modeste modem suffit à ma navigation. Conséquence, j'apparais sous l'@IP du modem que m'attribue mon fournisseur d'accès au moment de ma connexion. Cette @IP est effectivement anonyme mais ce n'est pas de mon fait.

(2) l'@mail est non seulement bidon mais elle signifie "il n'y a personne nulle part en Pologne" ; pourquoi faudrait-il fournir une @IP valide ? Je peux en créer une valide, toute aussi bidon (je n'irai jamais la voir) et moins rigolote en trois clics chez gmail ...

(3) non, je ne suis pas Urbain ; d'ailleurs, j'habite la campagne ... et j'y retourne !

Écrit par : slowXtal | samedi, 19 juin 2010 21:28

Ecrit par : slowXtal | samedi, 19 juin 2010 21:28

Merde alors ... tu n'es pas moi ?
Tiens bé raide ( comme on dit )

Écrit par : urbain | samedi, 19 juin 2010 21:43

Ecrit par : Tong documentée | samedi, 19 juin 2010 20:50

Tiens ... bouvard s'est retrouvé un pécuchet
( ça va peut-être le calmer )

Écrit par : urbain | samedi, 19 juin 2010 21:43

De plus il n'est meme pas drole, la docu l'a sauvé je vous dis.

^^

Écrit par : Tong Giap | samedi, 19 juin 2010 21:55

Ecrit par : Hervé Torchet | samedi, 19 juin 2010 20:53

Hervé, sache que tu es toujours le bienvenu dans notre chaleureuse famille !

content de te revoir.

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | samedi, 19 juin 2010 22:06

Ecrit par : urbain | samedi, 19 juin 2010 21:43

A part Bouvard et Pécuchet t'as lu quoi, mon ami ?

Parce que ce n'est que la 67éme fois que tu nous ressors la même connerie.

Je vais un peu lever le pied des commentaires.

D'abord ça me prend du temps et ensuite, je ne peux me permettre de passer ma journée devant l'écran.

Mais oui SlowXtal, on te croit... Tu es un type hyper réglo et sérieux avec un modem. Je peux diffuser ton mail pour rire ? Je vois aussi que tu possèdes aussi un mail flottant.

Qu'as tu donc à te reprocher ou à craindre ? Je me le demande bien...

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | samedi, 19 juin 2010 22:21

Ecrit par : slowXtal | samedi, 19 juin 2010 21:28


Dommage, les commentaires et les liens étaient pertinents, dans le fil du billet.

Écrit par : agathe | samedi, 19 juin 2010 22:25

Tu risques de te le demander longtemps .

Écrit par : urbain | samedi, 19 juin 2010 22:26

Ecrit par : cui cui fit l'oiseau | samedi, 19 juin 2010 22:21

Je suis pour la liberté des gens à rester dans l'anonymat. Moi-même, je le suis et je compte le rester.

Écrit par : agathe | samedi, 19 juin 2010 22:27

désolé agathe , mon commentaire faisait naturellement suite à la "grande question" qui semble préoccuper cuicui .

Écrit par : urbain | samedi, 19 juin 2010 22:28

Ecrit par : agathe | samedi, 19 juin 2010 22:25

C'est très vrai, mais pour s'en rendre compte , encore fallait-il les lire ... ( plutôt que de se ridiculiser en dénonçant le "louche" anonymat de "l'informateur" )

Écrit par : urbain | samedi, 19 juin 2010 22:30

vous pouvez diffuser : niema.nikogo@nigdzie.pl, c'est bien cela ?

à présent, je me contenterai de vous lire, cela fera peut-être baisser le niveau de parano !

ciao

Écrit par : slowXtal | samedi, 19 juin 2010 22:30

Ecrit par : slowXtal | samedi, 19 juin 2010 22:30

T'inquiètes ,
il n'y a qu'un parano ici, et il est sous contrôle .
Tes liens sont très judicieux et éclairants.
pa molli, tiens bé raide .

Écrit par : urbain | samedi, 19 juin 2010 22:35

Pour ma part, je passais souvent lire ce que vous faisiez, et qui est souvent intéressant.
Mais je dois dire que j'étais découragée pour rédiger un commentaire, tellement ça part tout de suite hors-sujet. Et en bagarres.
Le lecteur (et vous avez la chance d'en avoir beaucoup, ce qui est loin d'être le cas pour d'autres blogs qui végètent - sauf à faire la course sans intérêt au classement) ne trouve pas sa place là-dedans, d'où la désaffection.
Et ce n'est pas la faute d'une personne en particulier, c'est un ensemble. D'après ce que j'en vois de extérieur.

Je pense qu'il faut en arriver à définir une ligne de conduite: soit chacun est libre de commenter un billet et les autres d'appuyer, de proposer des liens ou de critiquer sur le fond, mais sans invectives inutiles, ni rappel de contentieux, soit vous décidez de continuer sur cette lancée, où ceux qui proposent des com' qui semblent tendancieux sont plombés en direct live.
Cela dépend de ce qui vous convient, mais la discussion doit être menée en interne.

Ce n'est certes pas facile d'arriver à un mode opératoire consensuel, je le reconnais, c'est d'ailleurs la raison pour laquelle je reste en solo, mais cela n'est pas impossible. Et, dans ce cas, c'est encore plus enrichissant.
Voilà mon point de vue sur la question, même si je n'ai pas vraiment mon mot à dire là-dessus.
D'autant que vous arrivez à garder un lectorat satisfaisant.

Écrit par : emcee | dimanche, 20 juin 2010 11:52

[dernier § du comm Ecrit par : emcee | dimanche, 20 juin 2010 11:52]

"Je pense qu'il faut en arriver à définir une ligne de conduite"
- Non. (surtout pas).

"soit chacun est libre de commenter un billet et les autres d'appuyer, de proposer des liens ou de critiquer sur le fond"
- Pas d'objection à ceci.

"mais sans invectives inutiles"
- Ah ?

"ni rappel de contentieux"
- "Pour !" (Sly)

"soit vous décidez de continuer sur cette lancée, où ceux qui proposent des com' qui semblent tendancieux sont plombés en direct live."
- Discutable...

"Cela dépend de ce qui vous convient, mais la discussion doit être menée en interne."
- Non.

"Ce n'est certes pas facile d'arriver à un mode opératoire consensuel"
- Non, non. Il ne faut pas. Pas. Il ne faut pas. Jamais. Non, jamais de "mode opératoire consensuel".

"Et, dans ce cas, c'est encore plus enrichissant."
- $$$$$ ???

"Voilà mon point de vue sur la question, même si je n'ai pas vraiment mon mot à dire là-dessus."
- Teu-teu-teu : "Ce n'est pas parce qu'on n'a rien à dire qu'on doit fermer sa gueule" q;-D

"D'autant que vous arrivez à garder un lectorat satisfaisant."
- Hum...

Écrit par : implant - marketing ? | dimanche, 20 juin 2010 13:10

Ecrit par : emcee | dimanche, 20 juin 2010 11:52

Oui, il serait judicieux d'alléger le fil au profit des commentaires ... Même HS (souvent des infos intéressantes) plus sereins.

Merci ;-))

Écrit par : agathe | dimanche, 20 juin 2010 14:29

Ecrit par : emcee | dimanche, 20 juin 2010 11:52
Ecrit par : agathe | dimanche, 20 juin 2010 14:29

Tout ce débat ( sur d'hypothétiques "normes" de "fil de discussion") me semble parfaitement illusoire et vain.
L'intérêt essentiel de ce blog, de mon point de vue, c'est précisément l'absence de norme et de contrainte, le libre débat, sans enjeu ni perspective de gain, où les arguments s'affrontent devant le tribunal informel de lecteurs invisibles et (plus ou moins ) anonymes et la "circulation" d'idées que cela suscite .
Dans une intervention qu'elle n'a pas souhaité que je diffuse, Annie Le Brun rétorquait , assez sévèrement, mais très justement, à une dame ( écrivain sans éditeur) qui lui vantait les mérites et les satisfactions que lui apportait son activité de blogueuse , que c'était "tout et n'importe quoi", au sens de "pas nécessairement n'importe quoi, mais : tout , dont et surtout ... n'importe quoi " .
C'est une contingence qu'il me semble qu'il faut admettre au même titre qu'on doit admettre les contraintes bien connues de la liberté d'expression , malgré qu'on puisse en avoir eu égard aux "cas limites" que cela peut parfois occasionner.
Mais agathe a toujours eu le discernement nécessaire pour intervenir à bon escient , dans ces cas là.

Quand aux "lecteurs" et à l'audience, comme cela a été fort justement rappelé dans un commentaire récent , si ça doit être une préoccupation déterminante autant regarder TF1 , du porno, ou aller jouer au poker en ligne ( ce que du reste chacun est parfaitement libre de faire ... par ailleurs ).

Écrit par : urbain | dimanche, 20 juin 2010 15:15

Ecrit par : urbain | dimanche, 20 juin 2010 15:15

Pas l'audience, ni même un nombre, c'est en terme d'intérêt pour le village, évidemment, je peux te dire qu'emcee n'a pas le profil à se soucier de ça.

On peut aussi espérer qu'il y ait un peu moins de bisbilles car effectivement même si ce n'est pas très grave, ça nuit sûrement au débat, aux joutes intéressantes qui ont quelquefois enrichi le fil.

Écrit par : agathe | dimanche, 20 juin 2010 18:10

Ecrit par : agathe | dimanche, 20 juin 2010 18:10

Tu sais ce que je pense de ces "bisbilles" ...
Pas de problème donc, pour ce qui me concerne .
( je prépare des billets-video, dès que je peux, pour me faire pardonner ...)

Écrit par : urbain | dimanche, 20 juin 2010 18:30

Moi, ce que j'en ai dit, c'est ce qui ressortait des réflexions que j'ai lues sur les fils de com'.
Maintenant, je ne suis pas partie prenante et je n'ai aucune leçon à donner (je serais bien en peine de le faire): vous menez votre barque comme vous le voulez.
Je me suis dit que peut-être un œil extérieur pouvait vous aider à concilier le tout sans que cela ne nuise à la "sérénité" des uns et des autres - qui me semble entamée, mais je peux me tromper, une fois de plus.

Quand je parle de lectorat, ce n'est pas en matière de crédit à apporter à une compétition.
C'est au potentiel de personnes susceptibles de lire le message que vous voulez faire passer (si c'est bien votre motivation quand vous postez des billets).
Ecrire pour soi ou pour une poignée de personnes n'a pas besoin d'être publié sur le net. On peut écrire un journal intime ou envoyer des mails aux copains.
L'intérêt d'internet, c'est de pouvoir s'adresser à plus de monde et en toute liberté. Cela ne devrait avoir rien de mercantile, au contraire.
Et ceux qui se livrent à une compétition faussent justement les règles en écrivant tout et n'importe quoi, juste pour le plaisir vain de caracoler en tête d'un classement où ne sont pas valorisés leurs mérites mais leurs compromissions.

Écrit par : emcee | dimanche, 20 juin 2010 19:01

Quand aux "lecteurs" et à l'audience, comme cela a été fort justement rappelé dans un commentaire récent , si ça doit être une préoccupation déterminante autant regarder TF1 , du porno, ou aller jouer au poker en ligne
Ecrit par : urbain | dimanche, 20 juin 2010 15:15

Faisons nous ce que décrit Urbain ? À l'évidence, NON.

Faisons nous de la retape pour gagner de l'audience : NON

Écrivons nous des billets sans fond pour faire de l'audience ? NON

Alors je vais envoyer un message à tous les membres du blog. Nous sommes 3 en temps qu'administrateurs du blog. Urbain m'accuse de vouloir faire de l'audience : je confirme et assume. Ai-je parlé sexe ? de putes ? d'actualité chaude ?

L'audience sans chercher à attirer un public attiré par les gros titres est une condition sine qua non de la survie de ce blog.

Tôt ou tard viendra le moment où il faudra choisir entre la conception d'Urbain et la mienne. Pour l'instant, le bilan des 3 administrateurs, Nef, Agathe et moi est plus que satisfaisant.

J'estime que si Urbain est mécontent, il lui reste à quitter ce blog qu'il est en train de pourrir.

Je m'achemine tout doucement vers une démission. Si Urbain continue sa tentative de coup d'État, ce sera lui ou moi.

Tout simplement.

Quant aux vidéos hyper chiantes de la librairie, j'y suis opposé.

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | dimanche, 20 juin 2010 19:50

Quant aux vidéos hyper chiantes de la librairie, j'y suis opposé.

Ou tout au plus, une de temps en temps.

J'ai vérifié : presque personne ne les consulte, alors inutile d'embouteiller le blog !

Mais qu'attend Urbain pour monter son blog confidentiel, bordel !

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | dimanche, 20 juin 2010 19:55

Ecrit par : emcee | dimanche, 20 juin 2010 19:01

Je n'ai pas davantage de leçon à donner, ni de barque à mener.
Cela posé, nous sommes d'accord.
Mais il faut intégrer au "message" qu'il s'agirait de "faire passer" ( personnellement je n'emploierai pas ces termes, mais bon ils ne sont pas contradictoires avec mes conceptions ) l'idée qu'un espace de "débat" authentique reflète des désaccords et des contradictions, et que bien souvent c'est précisément cette exposition contradictoire qui produit "l'information" au sens "classique" de "donner une forme au jugement".

Je doute fortement, pour parler du "lectorat" , que ce qu'il recherche ici soit une forme quelconque de sérénité, ou les moyens de l'atteindre.
Je ne pense pas que ce soit davantage le cas des auteurs de billet ou des commentateurs , qui sont plutôt dans le besoin d'expression d'opinions et le plus souvent d'une révolte .
raisons pour lesquelles la "sérénité" des débats ne me semble pas une détermination à prendre en compte, leur clarté oui, et idéalement leur intérêt et leur fécondité dialectique.
Maintenant si tu fais allusion à l'état d'esprit des intervenants, il ne me semble digne d'être considéré que dans la mesure où précisément il se manifeste en affectant les débats et la diffusion des idées qu'ils portent, dans leur "clarté et distinction".
Mais de ce point de vue , il me semble que chacun peut mesurer assez intuitivement et spontanément ce qui relève de l'expression "claire et distincte" d'arguments appuyant des idées ou des thèses, par opposition aux interventions relevant du pathos individuel "dépourvu de sérénité", et ... faire le tri.

Écrit par : urbain | dimanche, 20 juin 2010 20:04

Ecrit par : cui cui fit l'oiseau | dimanche, 20 juin 2010 19:50

Ce dont je me contrefiche complètement .

Écrit par : urbain | dimanche, 20 juin 2010 20:05

Ecrit par : cui cui fit l'oiseau | dimanche, 20 juin 2010 19:55

mwarf !

Écrit par : urbain | dimanche, 20 juin 2010 20:13

Je souhaite dire l'embarras dans lequel je me trouve vis à vis d'emcee à qui j'ai demandé l'autorisation de publier son brillant billet en lui imposant un fil au ras des pâquerettes. Je te prie de bien vouloir m'en excuser (platement)

Ceci dit, c'est embarrassant mais pas très grave, il y a quand même eu des morts dans le sud et beaucoup d'autres ailleurs sans doute morts de faim ou de maladie...Et puis, il y a aussi des chômeurs qui redoutent sans doute de perdre leur toit et puis ceux qui l'ont déjà perdu. Ceux qui sont dans la rue. Etc ...

Écrit par : agathe | dimanche, 20 juin 2010 20:32

Bon, s'il faut chaque fois que je m'explique, ça peut durer des plombes: je n'ai pas le verbe agile.
1) Quand je parle de "faire passer un message", j'englobe: informer, développer des idées, soulever des questions de fond, s'indigner, que sais-je encore. s'il y a un terme adéquat, je suis preneur.

2) pour ce qui est de la "sérénité" - entre guillemets: encore un mot qui fait débat, je n'ai pas trouvé mieux - je parlais, pour être claire, cette fois-ci, de la tienne, urbain, et de celle de cuicui, puisqu'il semblerait qu'il y ait un contentieux entre vous.
Maintenant, le statu quo me va aussi, de toute façon, puisque je ne suis qu'un oiseau de passage.

Écrit par : emcee | dimanche, 20 juin 2010 20:33

Salut, Agathe, pas de souci. Je crois, en plus, que c'est moi qui ai lancé cette discussion :-(

Tu as raison, il y a plein de trucs graves qui se passent en France et dans le monde. Et, hélas, c'est sans fond.

Écrit par : emcee | dimanche, 20 juin 2010 20:38

Ecrit par : emcee | dimanche, 20 juin 2010 20:38

La discussion a le mérite "d'essayer" de calmer les échanges. Et ce n'est pas de cela dont je veux parler.

Même si nous sommes des NRV, il s'agirait quelquefois d'éviter les mauvaises humeurs pour des broutilles, elles sont humaines, certes, mais il faut essayer de partager cet espace en bonne intelligence en laissant à chacun la liberté de s'exprimer.

Écrit par : agathe | dimanche, 20 juin 2010 20:48

Ecrit par : agathe | dimanche, 20 juin 2010 20:48

Sauf pour Sly, bien sûr, dont le quota d'insultes a été mesuré par le CSA et dépasse de loin, le nombre autorisé. Il a trois ans d'avance.

Écrit par : agathe | dimanche, 20 juin 2010 20:58

Ecrit par : agathe | dimanche, 20 juin 2010 20:48

Bien d'accord , et je n'ai pas l'impression d'avoir dit ou écrit autre chose.
Je dis ça pour emcee ( comme tu t'en doutes ) , car en effet ces ergotages ridicules sont assez discourtois, mais chacun peut lire ce qui précède et en tirer ses propres conclusions.

Ecrit par : emcee | dimanche, 20 juin 2010 20:33

Pas de problème, encore une fois, pour ce qui me concerne.
Il suffit de lire le fil , assez pollué, je te le concède, mais bien malgré moi comme on peut facilement s'en rendre compte en remontant "à l'origine de la controverse" .
Sans doute ne te doutais tu pas de ce que ta petite "remarque" pouvait provoquer. J'ai sans doute manqué" de tact à cet égard par une "mise au point" qui a déclenché les réactions coutumières . C'était prévisible ( l'intéressé est sans surprise à cet égard ).
Je te prie donc de m'en excuser, car je pouvais vous éviter ça à agathe et à toi , d'autant qu'il s'agit en effet de broutilles sans importance ni conséquence .

Écrit par : urbain | dimanche, 20 juin 2010 21:16

Ecrit par : urbain | dimanche, 20 juin 2010 20:13

Je cite cette phrase inouïe : "ce qui relève de l'expression "claire et distincte" [NDLA celle d'Urbain] d'arguments appuyant des idées ou des thèses, par opposition aux interventions relevant du pathos individuel [NDLA celles de cui cui ] " dépourvu [ faute d'ortographe] de sérénité".

"leur fécondité dialectique." Ça c'est du Urbain dans le texte.

Si on ajoute cet extrait : "Maintenant si tu fais allusion à l'état d'esprit des intervenants, il ne me semble digne d'être considéré que dans la mesure où précisément il se manifeste en affectant les débats et la diffusion des idées qu'ils portent, dans leur "clarté et distinction".

Je vais cesser d'écrire. Pardonnez moi, je suis tellement surclassé, qu'humblement, consterné par ma médiocrité et dépassé la "fécondité dialectique" et la "clarté et distinction" de cet intellectuel hors du commun, j'ai décidé de me retirer pour un temps de la vie de ce blog.

Demain mon dernier billet sur "l'impuissance" rédigé bien avant cet épisode. J'espère que vous voudrez bien excuser l'insignifiance de mon billet marqué selon notre maître à tous, par une intervention relevant du pathos individuel "dépourvu de sérénité"

J'ai choisi l'humour pour répliquer à ce vaniteux clown grotesque.

Sinon comment répondre autrement que par la dérision ?

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | dimanche, 20 juin 2010 21:19

Ecrit par : cui cui fit l'oiseau | dimanche, 20 juin 2010 21:19

voir plus haut ...

Écrit par : urbain | dimanche, 20 juin 2010 21:27

Personne ne me défendant. Je ne vois pas pourquoi, je resterais dans un environnement hostile.

@ Agathe,

Si vous acceptez qu'un imbécile casse dans la plus totale impunité, ce bel outil qu'on a mis 2 ans à fabriquer, c'est que vraiment je n'ai plus ma place dans cet espace.

Ciao

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | dimanche, 20 juin 2010 21:55

urbain, ne t'inquiète pas, je ne suis pas du tout froissée.
Je n'aurais pas dû me mêler de cette affaire, de toute façon.

Quant à cuicui: Mékoi, mékoi! Jeter l'éponge? Allons bon!
Et ça, on l'oublie?
http://www.humanite.fr/2003-10-04_Politique_-Resistance-Il-y-a-soixante-ans-le-4-octobre-1943-les

Il suffirait peut-être, de chaque côté, d'un peu de patience (ce qui, il faut le dire, n'est pas toujours une caractéristique visible insulaire ... ;-))

Écrit par : emcee | dimanche, 20 juin 2010 22:00

Pour en revenir, quand même, au billet...
Ivan Segré a développé dans son livre "la réaction philosémite":
http://mcpalestine.canalblog.com/archives/2009/07/21/index.html
une très belle et sarcastique démonstration de l'hypocrisie que tu dénonces toi-même brillamment .

Il est donc venu il y a quelques jours à la librairie où badiou ( concerné de longue date comme en atteste par exemple le lien de notre "louche anonyme) devait venir le soutenir mais a été bloqué aux US par un vol retardé .

Je mettrai sans doute en ligne prochainement l'intervention de segré , malgré tout très stimulante , et en rapport direct avec le thème de ton billet.
Mais badiou était clairement le "grand absent" ( invoqué en permanence par segré lui-même) .
Je vais donc essayer d'organiser à nouveau le débat, rendu d'autant plus intéressant par les positions respectives de badiou et segré ( notamment sur la palestine ) , et dès lors que badiou avait lui-même voulu ce débat "vidéo-capté" à la librairie .

Écrit par : urbain | dimanche, 20 juin 2010 22:10

Ecrit par : emcee | dimanche, 20 juin 2010 22:00

Merci de tes encouragements emcee.

Je mettrai quand même mon billet demain, même si je le trouve médiocre...

Ah ! Que j'aimerais ne pas douter comme ça !

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | dimanche, 20 juin 2010 22:23

Ecrit par : cui cui fit l'oiseau | dimanche, 20 juin 2010 21:55

Nous avons un seul ennemi à combattre ensemble et il n'est pas sur ce blog.

Ensemble, tout est possible, restons zunis ;-))

Écrit par : agathe | dimanche, 20 juin 2010 22:29

@cuicui: et alors, s'il est "médiocre", le billet? Cela permettra d'en discuter ;-)))

@Urbain, j'ai lu avec attention (et beaucoup de mal) le texte que tu as mis en lien. Je ne connaissais pas Ivan Segré, et j'ai aussi fait quelques recherches rapides à son propos, mais pas assez approfondies.
Je ne m'avancerai donc pas sur ce qu'il explique, qui va, apparemment, à l'encontre des positions communément connues.
D'autre part, son point de vue est celui d'un philosophe (sioniste, si j'ai bien compris) établi en Israël.
Ce qui pourrait expliquer pourquoi il a une vision différente sur les défenseurs d'Israël en France.

A suivre, donc ...

Écrit par : emcee | lundi, 21 juin 2010 00:04

Ecrit par : emcee | lundi, 21 juin 2010 00:04

Tu as bien compris l'essentiel .

à suivre en effet, je vais essayer d'y contribuer .

PS : connais-tu celui-là ?
http://librairietropiques.free.fr/article.php3?id_article=297

Écrit par : urbain | lundi, 21 juin 2010 00:20

Sauf pour Sly, bien sûr, dont le quota d'insultes a été mesuré par le CSA et dépasse de loin, le nombre autorisé. Il a trois ans d'avance.

Ecrit par : agathe | dimanche, 20 juin 2010 20:58

Sly, ce Anelka NRV...

Écrit par : Raymond Domenech | lundi, 21 juin 2010 00:47

Ecrit par : Raymond Domenech | lundi, 21 juin 2010 00:47

Gaffe à toi raymond , roselyne va s'occuper de toi ( et elle a la seringue facile ).

Écrit par : urbain | lundi, 21 juin 2010 07:38

 
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