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mercredi, 03 mars 2010

Pauvres de nous.

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Comme l’écrit si bien Verlaine-tgb, c’est tout à l’honneur de F. Aubenas de mener l’expérience de la réalité avant de témoigner sur la condition des travailleurs pauvres. 

 

La vie des précaires, celle que notre système fabrique. Le monde des petits boulots cumulés.

 

La fin « des droits raccourcis » à l’indemnisation chômage ne laisse pas d’autres choix à beaucoup.

 

D’ailleurs, de mémoire et en sa mémoire, Ajamais avait raconté son passage obligé par le travail de survie.

 

Il n’y a pas de honte à s’intéresser à ceux dont le quotidien rime avec galère, à ceux dont l’ouverture de la boîte aux lettres provoque des sueurs, à ceux qui trouvent un "beau jour" leur porte obturée par un carcan de fer, à ceux qui regardent leurs enfants manger des coquillettes en prétextant avoir déjà dîné …

 

Qui connaît la sensation des vêtements à tordre, des chaussures imbibées, du sommeil écrasé sur un matelas pourri dans le brouhaha d’un foyer ?

 

Qui connaît la rudesse de la plonge, le poids des gamelles, la chaleur, les bousculades, les engueulades lors d’un service ?

 

Qui connait les brimades, le harcèlement du chefaillon quand les gestes ralentissent pour placer des pièces dans un circuit intégré ?

 

Ceux qui le vivent au quotidien. Et ceux qui ne sont pas indifférents au sort des autres. (Si, si, il y en a).

 

Je n’ai pas lu et je n’aurai peut être pas le temps de lire F. Aubenas.  Et pourtant, je salue son travail.

 

Ce questionnement là, cette incursion là, ce partage là, permet  surtout d’attirer les regards …

 

… Là où ça fait mal justement.

 

 

Agathe

Commentaires

J'avais cru avoir mis en ligne hier très tard mais il était tard ...

Écrit par : agathe | mercredi, 03 mars 2010 11:14

On ne saurait meiux dire, pourtant j'ajoute qu'il y a une certaine inconsistance à vilipender à longueur de billets et de commentaires ( et à juste titre ) le "grand écart" de plus en plus abyssal entre des médias vautré et sans aucun contenu, qui ne savent que rewriter des dépèches d'agence pré-formatées, et récuser en même temps les rarissimes tentatives qui sont faites , de manière parfaitement transparentes, par celles qui tentent de sortir la profession de journaliste de la déréliction et de la disqualification honteuse dans lesquelles elle a sombré, et de restituer son éminente dignité au "genre" reportage dans la tradition qui va d'albert londres à kessel.
Loin des fils bouygues et lagardère, des bouffoneries à la joffrin, du catastrophisme hébété, des serveurs de béchamelle, des heures de cerveau disponible, et du réel-réalité virtuel "derrière l'écran".

Écrit par : urbain | mercredi, 03 mars 2010 11:22

Mon commentaire et ses critiques, s'inscrivent naturellement en complément du billet d'agathe , et dans la continuité de mes observations du fil précédent, à l'encontre de nos "gourmets" et autres experts fines bouches dédaigneuses et réservées.
tgb a parfaitement restitué la lecture évidente qu'on peut communément faire du livre d'aubenas .
Pour une fois qu'on n'a pas de la daube en tête des ventes de livre de la catégorie "essai" , ne boudons pas notre plaisir et saluons cet évènement avec l'optimisme inconditionnel qu'il justifie.

Écrit par : urbain | mercredi, 03 mars 2010 11:28

verlaine tgb ? waouh agathe tu me gâtes :-))

croisé sur le quai hier en descendant du tgv les petites mains du nettoyage top chrono - pour un temps au moins ces petites mains ont perdus de leur invisibilité et c'est déjà beaucoup - Aubenas fait exister les gens dont elle parle elle a des sympathies des antipathies et toujours du respect parce qu'avec elle, du plus misérable au plus abruti, l' autre est considéré - considérer l'autre ce n'est pas le juger l'aimer ou le détester mais c'est reconnaître son existence - c'est peu et pourtant essentiel dans ce monde de mépris et de statistiques. d'une certaine manière c'est même le premier droit de tout humain que d'être vu.

Écrit par : tgb | mercredi, 03 mars 2010 11:33

@Urbain

Travail précaire, un métier d'avenir.


Ecrit par : tgb | mercredi, 03 mars 2010 11:33

Exactement.

Écrit par : agathe | mercredi, 03 mars 2010 12:15

Pour parler enfin de trucs intéressants, qui sans doute passionneront davantage nos nef , sarah et autres expert(e)s délurés .
à l'heure où on déplore tant de fins de carrières difficiles pour les quinquagénaires, et singulièrement les anciennes gloires du sport. Enfin une information tonique et qui nous ouvre des horizons, et en même temps un bel exemple de reconversion réussie.

à découvrir :
www.boulisme.com/newsletter/20100303/trophees-boulisme-2010-personnalites-jean-pierre-papin.php

Écrit par : urbain | mercredi, 03 mars 2010 13:16

@ agathe

+1

Écrit par : (ne pas confondre) | mercredi, 03 mars 2010 14:13

Ecrit par : (ne pas confondre) | mercredi, 03 mars 2010 14:13

1 ça compte triple (depuis la réforme du calcul), c'est flatteur donc ;-))

Il faut s'adapter aux boulots et aux discours selon les circonstances, s'a-dap-ter ! :

http://www.e24.fr/economie/france/article185018.ece/Sarkozy-rendre-constructible-les-zones-inondables.html

Écrit par : agathe | mercredi, 03 mars 2010 15:15

"L'Année 2010 est l'année de l'Afrique en France.
- Ah bon ? L'année des peuples d'Afrique ?
- Non, surtout pas ! L'année des dictateurs !"

Ali Bongo nommé Grand Officier de la Légion d'Honneur par Nicolas Sarkozy :
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20100303.OBS8647/quand_sarkozy_decore_ali_bongo_incognito.html

Écrit par : L'année de la Françafric | mercredi, 03 mars 2010 17:50

la france à fric ...

Écrit par : urbain | mercredi, 03 mars 2010 19:06

... d'où le pseudo...

Écrit par : Saga Africa | mercredi, 03 mars 2010 20:01

Ecrit par : (ne pas confondre) | mercredi, 03 mars 2010 14:13

+1

Écrit par : adrien (de rien) | mercredi, 03 mars 2010 20:11

"Le quai de ouistreham" en têtes des ventes de livres ... toutes catégories de livres et circuits de vente confondus ..
( devant badinter ...)

Écrit par : urbain | mercredi, 03 mars 2010 22:57

Ecrit par : L'année de la Françafric | mercredi, 03 mars 2010 17:50

C'est aussi l'année de la tchétchénie et des nouveaux philosophes :
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/opinions/20100303.OBS8661/francerussie__glucksmann_denonce_le_virage_a_180_de_sar.html

Écrit par : urbain | mercredi, 03 mars 2010 23:05

Guy Birenbaum quitte LePost et reprend l'épicerie familiale.
http://guybirenbaum.com/

Écrit par : oeuf pondu du jour | jeudi, 04 mars 2010 01:50

Ecrit par : oeuf pondu du jour | jeudi, 04 mars 2010 01:50

Excellente nouvelle .

Écrit par : urbain | jeudi, 04 mars 2010 08:54

Comme "l'homme lisse" l'a fait observer, dans l'épicerie de G.B. le temps s'est arrêté.
( une expérience fascinante à laquelle chacun peut participer )

Écrit par : urbain | jeudi, 04 mars 2010 11:14

hélas c'est déjà terminé ...
(fallait être réactif)

Écrit par : urbain | jeudi, 04 mars 2010 12:08

Promis juré : Jacques Marseille ne dira plus de conneries et n'en écrira plus non plus -

http://www.lemonde.fr/carnet/article/2010/03/04/l-economiste-jacques-marseille-est-mort_1314524_3382.html

Écrit par : tgb | jeudi, 04 mars 2010 13:30

Je n'ai fait que donner un avis personnel, le livre d'Aubenas m'interesse peu.

Peut-être car ce qu'écrit agathe, les coquillettes notamment, c'est une situation que j'ai bien connu avec ma mère et ma soeur, parce que les HLM et leurs bonheurs variés également, peut-être parce qu'en Basse-Normandie je suis bien placée pour connaître le boulot précaire, notamment à la SNCM(;-)))))... Ceci dit je fus globalement heureuse pendant cette période qui a duré plus de la moitié de ma vie.

Dans ce genre de boulot précaire, on apprend des choses très utiles dans la vie comme faire son ménage à vitesse grand V, organiser temps et budget serré (encore que la découpe de la cuisse gauche d'une dinde n'ait franchement aucun intérêt même pour une fille aussi curieuse que moi)... Le vrai problème de la précarité, c'est le temps pendant lequel on est précaire, l'usure dans tous les sens du terme. L'usure physique et morale existait déjà à mon époque, s'y ait ajouté l'usure des escrocs bancaires, le surendettement qui ajoute à la peur de lendemains qui déchantent. Le passé et le présent n'étaient souvent pas glorieux mais il restait un espoir d'avenir, il s'est tari. Les gens ont découvert qu'ils y avaient pire que de finir la fin du mois avec un porte-monnaie vide.

Voilà, pas de jugement sur ce qu'a écrit Aubenas ni sur le fait qu'elle devait ou non l'écrire...
C'est surement un livre très utile.

Écrit par : nef des fous | jeudi, 04 mars 2010 14:26

Ecrit par : tgb | jeudi, 04 mars 2010 13:30
Bien, cela va peut-être remonter le niveau de la littérature française.
Quoiqu'il reste BécHameL et Finkielkronenbourg...

Écrit par : Mojo | jeudi, 04 mars 2010 14:34

Ecrit par : la thalasso de Ouistreham | mercredi, 03 mars 2010 02:05

Pour le lien 1 - effectivement déjà au courant, valable également pour les mères célibataires qui doivent justifiées qu'elles ont intenté une action pour recevoir une pension. Pendant ce temps elles ne touchent rien du tout.

Pour le lien 2 - pas au courant pour l'épargne (c'est plus taxé que le PERCO, c'est à dire les retraites chapeau) mais pour l'allocation logement oui.

Pour le lien 3 - C'est vraiment un très gros con. Je le savais déjà.

Écrit par : nef des fous | jeudi, 04 mars 2010 14:41

J'ai des doutes sur la pertinence du truc. Il me semble qu'elle aurait pu mener autrement l'enquête, faire raconter sa vie à une ou plusieurs travailleuses pauvres...

Écrit par : des pas perdus | jeudi, 04 mars 2010 15:30

ouh, j'ai fait des tonnes de fautes, pardon.

Écrit par : nef des fous | jeudi, 04 mars 2010 17:54

Ecrit par : des pas perdus | jeudi, 04 mars 2010 15:30

je crois que Mireille Dumas est sur ce coup ( la version que tu sembles attendre ).

Écrit par : urbain | jeudi, 04 mars 2010 17:57

Ecrit par : urbain | jeudi, 04 mars 2010 17:57

En même temps, Aubenas ce n'est pas Zola ou Victor Hugo.

Écrit par : nef | jeudi, 04 mars 2010 20:29

Sinon il y a toujours "La misère du monde"...

Écrit par : l'homme lisse | jeudi, 04 mars 2010 20:43

Ecrit par : nef | jeudi, 04 mars 2010 20:29

Il n'y a que toi pour avoir compris ça ...
Nous avons présenté son livre comme un authentique travail de journaliste, restituant à l'exercice de cette profession une dignité totalement disparue.
et pour les détails voir le billet de tgb.
Personne n'a prétendu que c'était de la littérature.
Juste un très bon livre, de récit, de reportage, d'investigation, d'information, par une journaliste qui (enfin) fait honneur à son métier, et nous donne le genre de chose qu'il est devenu impossible de trouver dans la presse et les médias.

Écrit par : urbain | jeudi, 04 mars 2010 21:20

Ecrit par : l'homme lisse | jeudi, 04 mars 2010 20:43

ou encore la version complète non expurgée ( et de fait non publiée ) du Livre des violences de Vollmann ( quelque chose comme 12 volumes , je crois).

Écrit par : urbain | jeudi, 04 mars 2010 21:55

Martha Argerich

http://tinyurl.com/ydodwgv

Écrit par : patrice | jeudi, 04 mars 2010 22:50

La solution pour les mal-logés : TF1

http://www.bastamag.net/article915.html

Écrit par : the show must go on | vendredi, 05 mars 2010 03:40

 
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