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lundi, 19 octobre 2009

La Re-Production cinématographique.

 Au grand soulagement de certains, je vous gratifierai d’un billet plutôt court, presque laconique, comparativement à mes logorrhées habituelles. Je dispose en effet pour l’illustrer d’une assez jolie « leçon de chose » qui me semble plus convaincante que la plus affûtée des rhétoriques. Naturellement ces belles images (et quelques frais minois qui feront regretter aux a-mateurs de n’être pas venus ce soir là) ne suffisent pas absolument à elles seules. Mais elles remplacent avantageusement les longues chaînes de raisons qu’autrement j’aurai sans doute jugé nécessaire de dérouler à l’appui de ma thèse.

 

Le débat qui suit met en scène une série d’artistes, artisans-techniciens de l’image, comédiens, d’âges et de générations diverses qui ont cru un moment possible de faire -aujourd’hui- du cinéma « autrement ». C’est à dire autrement que selon les normes et modèles industriels prévalant dans le domaine de la production cinématographique, en France. Des processus modélisés déterminant pour l’essentiel les produits « culturels » que sont devenus les films, eux-mêmes rigoureusement déterminés par le mode de consommation des produits ainsi normalisés.
Nous allons voir tout ce processus de re-production cinématographique à l’œuvre , au travers d’une démonstration de « cinématographie négative » analogue à celles que peut fournir la théologie négative et dont la conclusion est donc, sur ce même principe , l’expression de ce que n’est pas le «cinéma en tant que (7ème) art », seule approche possible de ce qui semble désormais devenu insaisissable « positivement » : l’expression artistique cinématographique, et partant de ce que nous en connaissons « actuellement » : le cinéma en tant que consommation normalisée de productions industrielles « optimisées » par le marché.

Ce qu’illustre donc ces témoignages, pas franchement « glamour » mais absolument sincères et authentiques, c’est ceci :

Consommer des films comme des hamburgers, « du cinéma » comme on le fait de la production d’un « fast-food » ou de l’avatar « franchisé » d’une « chaîne » quelconque de « salles » ( de cinéma ou de restaurant), en choisissant un menu ou un item dans une carte ( de menu ou de cinéma), voilà bien le statut actuel du « spectateur », voilà comment se manifeste sa … liberté.Cette « liberté » se résume factuellement à un choix parmi une série d’options pré-définies (et uniformément reproduites et répétées dans les différentes « salles »). Des options si peu diverses qu’il aura vite fait de toutes connaître, et donc re-connaître. Outre qu’elle permet de simplifier et « optimiser » la production par une sorte de répartition fordiste des tâches et des agents qui les ont en charge, et peuvent ainsi s’appuyer sur des modèles à reproduire « en série », cette re-connaissance est nécessaire à l’économie générale, car elle conditionne l’illusion de « liberté » que le spectateur induit du fait qu’il « a le choix ».
D’autre part cette « liberté » est inscrite dans un dispositif remarquable de rigueur re-productive, puisque l’accès à ce choix est offert au sujet/spectateur par une « carte » l’invitant à normaliser sa « fréquentation » ( d’un réseau de « salles ») , et complétée par la liberté de choix homologue que lui procurera plus tard, dans l’intimité du foyer, la possibilité de « zapper » face à son écran de télévision (comme on a vu pour un choix à peu près identique puisque ce sont les pourvoyeurs de ces mêmes écrans qui surdéterminent pour l’essentiel le stade initial de la re-production des films qui y sont repris).

Le « primat de la liberté » fonde l’essence libérale du capitalisme, et dans cette acception la simple posture formelle du choix est « nécessaire et suffisante ». Ce qui compte c’est que ce choix est réputé « libre » . On voit bien cependant, au travers de notre petite « leçon de chose » vidéo que cette logique et la pratique qui s’en suit procèdent d’une réduction telle de l’exercice de la volonté autonome du spectateur qu’elle aboutit en réalité à nier purement et simplement la liberté comprise comme manifestation de l’autonomie du « sujet libre ».

On observera à titre de conclusion ( eh oui c’est déjà fini) que, pour que tout ça fonctionne, deux orientations sont absolument à proscrire, par ce qu’elles nuiraient intrinsèquement à cette « économie du divertissement » ( de « l’amusement » comme disait Debord) :

1) Le particularisme des œuvres , les rendant par nature non modélisables, donc non re-productibles . Par ce qu’il déboucherait virtuellement sur une « carte infinie » autrement dit la possibilité de choix indéterminés parmi une diversité indéterminée de possibles, parmi lesquels on ne va pas seulement re-connaître (du « déjà vu »), mais connaître , c’est à dire ajouter à sa connaissance propre, à soi. Ce qui n’est absolument pas l’objet de cette économie de la re-production / consommation.

2) A cette récusation de l’autonomie individuelle des œuvres, donc des objets on va , symétriquement, par le même mécanisme de « qcm culturel », ajouter une autre récusation : celle de l’autonomie du sujet. Le choix comme figure de la « liberté », n’est « modélisable » qu’au prix de la limitation drastique de ses « possibles » :

j’ai plusieurs options (deux suffisent pour échapper au « totalitarisme ») , cela fait de moi un sujet libre, telle est la maxime libérale *.

Une réduction drastique mais qui permet d’affranchir l’économie qui organise ces types de rapports sociaux « libéraux » de la contradiction que produirait une véritable volonté autonome du spectateur, autrement dit de l’émancipation du spectateur.
Le « libre choix » du spectateur, sujet de la société du spectacle, est tout sauf une émancipation, c’est à dire tout sauf l’exercice autonome de sa volonté, émancipée par la construction d’un goût propre et autonome, informant son jugement.
Paraphrasant ce bon Karl sur la dialectique entre liberté et émancipation, on peut constater que :

Ils ont reçu la liberté d’usage de leur « multicarte », ils n’ont pas été émancipés du marché de la soupe (ou du hamburger) culturelle.

Et voilà, mon cher Albin, pourquoi le Cinéma français est nul, désormais… Alors…devons nous aller à la soupe ? Ou essayer de « vivre »…un peu. 

 

* on notera au passage que ce dispositif est exactement le même que dans le système économico-politique libéral de la « démocratie » dans sa variante représentative : « capitalo-parlementariste ». L’essentiel pour que le modèle représentatif « tienne » c’est que le sujet/spectateur qui vote ait le sentiment qu’il ait un choix. Les objets possibles constitutifs de ce choix étant , dans la perspective de la représentation politique, engendrés selon des procédures de re-production parfaitement analogues à celles que nous venons d’évoquer dans le domaine du cinéma, avec des modalités et des résultats largement comparables.

 

vivre1.JPG

 

Urbain

Commentaires

@Urbain

Et là ?

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | lundi, 19 octobre 2009 12:00

"Au grand soulagement de certains, je vous gratifierai d’un billet plutôt court, presque laconique,"

Ah ! L'humour involontaire d'Urbain ! C'est quelque chose, quand même !

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | lundi, 19 octobre 2009 12:12

Ecrit par : cui cui fit l'oiseau | lundi, 19 octobre 2009 12:12

Tu aggraves ton cas, mon gros nigaud ...

Écrit par : urbain | lundi, 19 octobre 2009 12:15

Et là ?

Ecrit par : cui cui fit l'oiseau | lundi, 19 octobre 2009 12:00

Là c'est parfait.
merci.

Écrit par : urbain | lundi, 19 octobre 2009 12:16

HS/ pardon

Les camarades du NPA du Var ont une drôle de conception de la solidarité entre masses laborieuses et même pas le minimum de correction d'indiquer leur source ni de nous mettre un lien, mais bon ? Si c'est pour le camarade Besancenot et la bonne cause...

http://minu.me/17fn

HS/fin

Écrit par : Nouveau Pompeur Anti-capitaliste (NPA) | lundi, 19 octobre 2009 12:20

le Var , terre de déréliction sociale et conceptuelle ...
la bise est venue , et pas le moindre vermisseau à se mettre sous la dent, parmi les champs de décombres de la gauche, traversés de hordes umpisto-lepénistes.
Ils prennent ce qu'ils trouvent ...

Écrit par : urbain | lundi, 19 octobre 2009 12:29

Ils prennent ce qu'ils trouvent ...
Ecrit par : urbain | lundi, 19 octobre 2009 12:29

En l'occurrence, sur ce coup, ils ont eu de la chance : ils ont pris le meilleur... ;)
Le PC de Feignie que je salue, a lui aussi repris le billet et de très nombreux libertaires (qui à ma surprise lisent énormément le Village des NRV - dont Urbain - je le signale) m'ont félicité sur Twitter.
Je préfère mille fois ces marques de gentillesse que les reprises de copinage sur Vendredi_info !

Arf, n'est pas de gauche libertaire qui veut ! Il faut mériter ses galons et se montrer "malin" !

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | lundi, 19 octobre 2009 12:49

Cher Urbain,

Même si je suis plutôt d'accord avec l'ensemble (les pass, la supposée liberté de choix, le spectateur "aliéné"), je ne vous suis pas vraiment dans la conclusion. Disons, à moitié seulement. Cette constatation d'ensemble est importante, mais, à mon sens, il ne faut pas (seulement) s'y arrêter ; et, au contraire, d'insister sur le fait qu'il est important de faire une distinction - et ensuite d'être capable par soi-même de pouvoir la faire -, entre un produit de masse, et un film - aussi bancal, soit-il - qui adopte les présupposés du produit de masse. Personnellement, je ne le fais pas de façon rigoureuse [du moins, pas autant que certains de ma connaissance :-], mais juste en mode aléatoire, selon que des films m'intéressent a priori ou non.

Cet "a priori" ne venant pas de nulle part, il s'est "cultivé" au fil des ans. Et j'encourage chacun à pouvoir le faire. Chez moi, cela a pris un certain temps ; mais, deux ou trois années peuvent suffire, au moins pour commencer. Avant de terminer, je dirais qu'il y a un rapprochement à faire avec les livres : que vous, du fait de votre activité professionnelle, êtes plus à même de le faire que moi. Et, je suis certain que vous constaterez par vous-même que votre conclusion sur le "cinéma français" est quelque peu hâtive...

La phrase suivante rédigée par Elio Vittorini, dans les Lettres françaises du vendredi 27 juin 1947, nous mettra - je crois - tous d'accord :

"Le fascisme, c'est à dire la bourgeoisie dans son essence... tente de détruire par la violence toute culture." (cité par Jean-Marie Straub).

Bien à vous, et merci [pour la soirée autour du livre de Christofferson :-]

Écrit par : choléra - pass | lundi, 19 octobre 2009 13:48

Arf !

Comme c'est beau la boboïsation des esprits !

Je ne comprends que dalle, je côtoie des gens du spectacle (ben oui, pas d'ma faute, j'suis tombé dedans), acteurs, auteurs de théatre, milieu de cinéma etc) et je ne pige rien de ce qui est dit ici...

C'est grave docteur ? Moi ce que je veux voir c'est ce que ces gens ont produit ou créé et si c'est regardable ! L'idéologisation, je m'en tape !

Je vais relire et réécouter pour tenter de comprendre mais que tout ceci est loin de la réalité quotidienne de la création avec toutes les difficultés à trouver des salles et un producteur, bordel !

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | lundi, 19 octobre 2009 15:00

Ecrit par : cui cui fit l'oiseau | lundi, 19 octobre 2009 15:00

Tu aggraves encore ton cas ...
(par ce que vraiment là, dans la vidéo naturellement , on est dans le concret le plus factuel , le plus immédiatement compréhensible, en prise directe avec ce que c'est vraiment que de "faire un film", et bien loin des théories sur le cinéma)
On va finir par croire que tu es un peu "inhibé" ...

Écrit par : urbain | lundi, 19 octobre 2009 15:10

Ecrit par : choléra - pass | lundi, 19 octobre 2009 13:48

je ne vois pas très bien où est le désaccord ... ou plutôt je le vois tout à fait d'un autre ordre.

Sur le "rapprochement avec les livres" je le fais ( brièvement mais comparativement ) dans la discussion filmée.
Sur la "distinction", je suis parfaitement d'accord que le problème de fond , en matière de culture et de diffusion des oeuvres c'est en effet "leur distinction" et la difficulté que crée de ce point de vue l'effondrement des "médiateurs" depuis maintenant un bon quart de siècle. J'y ai consacré ici même un très long "feuilleton" cet été, et ce point est également évoqué dans la vidéo .

En revanche, sur la phrase de Straub, je ne suis absolument pas d'accord :
ni avec son laconisme aphoristique qui aboutit , à mon avis, à une profonde et double erreur,
ni avec l'idée "politique" générale qu'elle véhicule (de mon point de vue totalement inconsistante et simpliste) ,
ni avec le fait qu'elle exprimerait correctement ( ou même partiellement) le problème affronté par les artistes indépendants.

Écrit par : urbain | lundi, 19 octobre 2009 15:21

Ecrit par : choléra - pass | lundi, 19 octobre 2009 13:48

La soirée Christofferson fera sans doute très prochainement l'objet d'un billet sur ce même blog, avec évidemment l'intégralité de la conférence et du débat , vidéo-captés .

Écrit par : urbain | lundi, 19 octobre 2009 15:24

(par ce que vraiment là, dans la vidéo naturellement, on est dans le concret le plus factuel
Ecrit par : urbain | lundi, 19 octobre 2009 15:10

Peut être. J'avoue avoir décroché lorsque la gironde petite mignonette brune que je dévorais des yeux a fait place au Monsieur chauve...

Bon, j'admets que mon attention a tenu à peu de chose mais dans une mise en scène, les moindres détails ont leur importance. Ce n'est pas à un homme expérimenté comme toi, qu'on dira le contraire.

Que veux tu ? en général les interminables blablas m'insupportent !

Le principal finalement, est qu'Albin Didon et Lord Nithorynque, les uniques destinataires de ton billet soient comblés !

Merde, je me sens d'humeur primesautière aujourd'hui ! Je finirais presque par t'apprécier, Urbain... Je me demande si je n'ai pas attrapé la grippe A ?

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | lundi, 19 octobre 2009 15:58

mais dans une mise en scène, les moindres détails ont leur importance. Ce n'est pas à un homme expérimenté comme toi, qu'on dira le contraire.

Ecrit par : cui cui fit l'oiseau | lundi, 19 octobre 2009 15:58

Précisément il n'y a aucune mise en scène (hommage à Bourdieu ) .

La caméra est posée sur un pied, déclenchée , des gens qui causent en face , d'autres derrière ou de coté, et c'est tout ...
Si on est très attentif je crois qu'il y a deux panoramiques rudimentaires ( questions prolongées) .

Écrit par : urbain | lundi, 19 octobre 2009 16:36

"Précisément il n'y a aucune mise en scène (hommage à Bourdieu ) ."

Dont acte.

La prochaine fois pour envoyer un pied de nez à Bourdieu, envoie quelques Pom Pom's girls, quelques regards fripons, deux décolletés plongeants, trois genoux prometteurs et des cuisses aguicheuses : je regarderais la séance entière, je pense...

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | lundi, 19 octobre 2009 17:00

Le principal finalement, est qu'Albin Didon et Lord Nithorynque, les uniques destinataires de ton billet soient comblés !

Ecrit par : cui cui fit l'oiseau | lundi, 19 octobre 2009 15:58

Ah ben non ! Je suis aussi très intéressé, malgré "l'absence" de mise en scène et de pom-pom girls. Merci urbain de permettre aux éloignés d'assister à cette rencontre !

Écrit par : adrien (de rien) | lundi, 19 octobre 2009 18:17

Il n'a fallu que le bruit d'une clochette de porte sur un texte de Diderot pour en faire un dialogue racinien.

Écrit par : Base 1 | lundi, 19 octobre 2009 18:36

Ecrit par : adrien (de rien) | lundi, 19 octobre 2009 18:17

Bien sûr, mon cher Adrien, tu as raison de ne jamais rater une occasion de me renvoyer dans les cordes...

Ah ! Ce que c'est d'être aimé sur le Net ! Je jouis vraiment un anti-fan club conséquent ! (en ai-je d'ailleurs des potes ?)

Je les cherche.

Je suis plutôt riche en anti-potes. Je vais finir par créer des liens anti-sociaux !

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | lundi, 19 octobre 2009 18:43

Le principal finalement, est qu'Albin Didon et Lord Nithorynque, les uniques destinataires de ton billet soient comblés !
(cui cui fit l'oiseau | lundi, 19 octobre 2009 15:58)

Ah ben non ! Je suis aussi très intéressé....
(adrien (de rien) | lundi, 19 octobre 2009 18:17)

Bien sûr, mon cher Adrien, tu as raison de ne jamais rater une occasion de me renvoyer dans les cordes...
(cui cui fit l'oiseau | lundi, 19 octobre 2009 18:43)

!

Écrit par : le meuble du coin | lundi, 19 octobre 2009 18:51

est il possible de lancer une souscription pour assurer les soins de cui cui ?
il semble que sa participation à ce blog a hâté l'évolution de sa paranoia...
je précise que je ne connais ni urbain, ni les autres intervenants de ce blog, dont je suis une fidèle lectrice depuis 2007...cui- cui rappelle fort l'attitude de serval,genre je me donne à ce blog, vous êtes des ingrats...^^
je préfère lire les interventions de personnes sensées, et je suis étonnée que les intervenants historiques ne clouent pas le bec à l'oiseau parano....

à vous lire,

monk

Écrit par : monk | lundi, 19 octobre 2009 20:01

Ecrit par : monk | lundi, 19 octobre 2009 20:01

Sans doute pour une raison : ces polémiques stériles et vaseuses n'intéressent personne fort heureusement.

Écrit par : Intervenant pas si historique | lundi, 19 octobre 2009 20:14

Une chèvre broutait. Peu regardante sur la qualité de l'herbe, elle apaisait sa faim, ne s'occupant ni de l'absence de variété de son régime alimentaire, ni du fait qu'elle ne pouvait aller au-delà du cercle tracé autour du piquet auquel elle était attachée.

Écrit par : il était une fois | lundi, 19 octobre 2009 20:24

je préfère lire les interventions de personnes sensées, et je suis étonnée que les intervenants historiques ne clouent pas le bec à l'oiseau parano....
Ecrit par : monk | lundi, 19 octobre 2009 20:01

Bigre

Vous êtes libre de vous casser, ma chère amie. C'est vrai que je reçois quand même pas mal (trop à mon goût)de coups dont les vôtres et rien ne me dit que vous êtes représentative des lecteurs de ce blog.

J'ai le droit de trouver certains textes un peu , comment dirais-je ? Abscons... Je n'ai d'ailleurs pas beaucoup critiqué ce billet mais le nombre de commentaires montre l'intérêt des lecteurs...

Si le Village des NRV devient le village des bobos, j'ai le droit de ne pas m'y sentir vraiment à l'aise. C'est pourquoi, je vais m'éloigner de l'espace de commentaires qui ne m'intéresse vraiment plus du tout. Ah que je regrette les débats passionnés d'antan, lorsque le pédantisme n'avait pas gagné la partie !

Ma chère Monk (très très anonyme) , la critique est facile, l'art est beaucoup plus difficile.

Quant à Serval, c'est quelqu'un qui a beaucoup de talent, et qu'il est malvenu de critiquer ici.

Je rappelle que sur 600 lecteurs, 7 ou 9 commentent à tout casser : c'est bien peu pour établir un rapport de force.

Si quelqu'un du blog (Nef ou Agathe) souhaite me voir partir comme je sens très fort certains le souhaiter, je partirais sans l'ombre d'un dépit. Je leur ai d'ailleurs proposé un certain nombre de fois, c'est dire, contrairement à vos allégations un peu viles et indignes, combien je suis le contraire d'un égocentrique : je m'exprime franchement, un point c'est tout, et je pense que c'est ce qui emmerde le monde.

J'aime le monde intellectuel quand il ne se prend pas trop au sérieux...

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | lundi, 19 octobre 2009 21:30

Bon, cui cui attire à nouveau le sujet à lui, se pose grossièrement comme centre des débats, y parvient malheureusement.

Sinon, vidéos très intéressantes, modestes et de "terrain".
Merci pour ça.

Écrit par : Un passant | lundi, 19 octobre 2009 22:04

Quant à Serval, c'est quelqu'un qui a beaucoup de talent, et qu'il est malvenu de critiquer ici.

Ecrit par : cui cui fit l'oiseau | lundi, 19 octobre 2009 21:30

D'autant qu'il a disparu du blog.
Surtout qu'il est corse ( comme toi) !
( donc toujours faire gaffe au tromblon corse, dont j'ai oublié le nom )

Écrit par : urbain | lundi, 19 octobre 2009 22:12

Merci pour ça.

Ecrit par : Un passant | lundi, 19 octobre 2009 22:04

merci pour eux.

Écrit par : urbain | lundi, 19 octobre 2009 22:13

je suis étonnée que les intervenants historiques ne clouent pas le bec à l'oiseau parano....

Ecrit par : monk | lundi, 19 octobre 2009 20:01

C'est fait assez régulièrement, mais on ne veut pas la mort du pêcheur.

Écrit par : urbain | lundi, 19 octobre 2009 22:16

le village vit un truc difficile là

j'ai très confiance en toi cuicui.. je te l'ai prouvé
voilà .. c'est tout..

Écrit par : le meuble du coin | lundi, 19 octobre 2009 22:50

le village vit un truc difficile là

Ecrit par : le meuble du coin | lundi, 19 octobre 2009 22:50

??

Écrit par : captain haddock urbain | lundi, 19 octobre 2009 23:32

Merci urbain de permettre aux éloignés d'assister à cette rencontre !
Ecrit par : adrien (de rien) | lundi, 19 octobre 2009 18:17

Ca me plait bien, aussi ...

La soirée Christofferson fera sans doute très prochainement l'objet d'un billet sur ce même blog, avec évidemment l'intégralité de la conférence et du débat , vidéo-captés .
Ecrit par : urbain | lundi, 19 octobre 2009 15:24

Bonne idée !

Écrit par : sarah | mardi, 20 octobre 2009 00:19

Hop !
http://www.pcinpact.com/actu/news/53640-benjamin-bayart-neutralite-controle-reseaux2.htm

Écrit par : Zergy | mardi, 20 octobre 2009 00:45

La Re-Production, est également un produit d'exportation.
Dans sa variante démocratiste nous l'exportons même dans des produits émergents, réputés difficiles, tels l'Afghanistan grâce aux beaux efforts de nanar coutecher :

"[il] a jugé "très important" d'organiser un second tour de l'élection présidentielle en Afghanistan, même si, selon lui, l'élection est acquise à Hamid Karzaï, mardi sur France Info.
"Le fait de faire un deuxième tour me paraît très important, parce que c'est une preuve de démocratie, et donc que l'Afghanistan emprunte plus clairement le chemin de la démocratie, c'est une bonne chose", a-t-il déclaré.
"Je pense que le président Hamid Karzaï est assez sage" pour accepter l'organisation d'un second tour, a-t-il dit. "Je ne sais pas s'il a 47, 48, 49%, mais en tous cas son concurrent, le docteur Abdullah Abdullah, a 24%, donc voilà il (Karzaï) sera élu, il est élu", a ajouté M. Kouchner.

Une science des chiffres (dans leurs justes proportions) et une solide connaissance de terrain, qui permettent à notre séraphin lampion d'orsay de compenser la mauvaise impression qu'aurait pu laisser les atermoiements des officiels locaux :

"la Commission des plaintes électorales (ECC) n'a pas précisé quel candidat a perdu combien de voix. Et personne n'était en mesure d'affirmer de manière certaine que M. Karzaï passait sous la barre des 50% ou si l'autre autorité, la Commission Electorale Indépendante (IEC), chargée, elle, de prononcer le résultat officiel, suivrait ou non les conclusions de la première."

Écrit par : captain haddock urbain | mardi, 20 octobre 2009 09:35

nous l'exportons même dans des PAYS émergents...
pardon

Écrit par : urbain | mardi, 20 octobre 2009 09:36

Je condamne "le gorille" de Brassens, "les sentiers de la gloire" de Kubrick et "Eden eden eden" de Guyotat, c'est très méchant envers la police !



C'est bien là, non ?
Chuis moral, non ?

Écrit par : Frédo Mitterrand | mardi, 20 octobre 2009 10:54

Douillet : "je ne serai pas un député godillot".

Le Flash Actu du Figarôt :

"David Douillet défend le bouclier fiscal"
"Jean Sarkozy : Douillet "pas choqué"


Ouf, nous pouvons être rassurés.

Écrit par : Jus d'OK | mardi, 20 octobre 2009 11:00

http://www.numerama.com/magazine/14277-video-indect-le-projet-de-surveillance-de-l-union-europeenne.html
La surveillance généralisé, c'est pour votre bien !

Écrit par : Zergy | mardi, 20 octobre 2009 11:45

édifiant ( mais finalement rassurant ) :

www.livreshebdo.fr/actualites/DetailsActuRub.aspx?id=3605&rubrique=7

Écrit par : urbain | mardi, 20 octobre 2009 12:05

Ecrit par : urbain | mardi, 20 octobre 2009 12:05

Ouf ! Il y a Alain Ducasse en 3ème position !

Écrit par : Jean-Pierre Kof Kof | mardi, 20 octobre 2009 12:23

Ecrit par : Jean-Pierre Kof Kof | mardi, 20 octobre 2009 12:23

Oui, en tant que libraire "indépendant", on est assez soulagé quand on voit cette liste ... qui permet d'évaluer ce "marché potentiel" comme peu menaçant pour nous.

Écrit par : urbain | mardi, 20 octobre 2009 12:37

Jean-Claude Marin, le procureur de la République de Paris, a quelque chose d'un thunderbird.

http://cache.20minutes.fr/img/photos/20mn/2009-10/2009-10-20/article_marin.jpg

http://720lignes.blog.lemonde.fr/files/2009/04/thunderbirds.1238759349.jpg

Un destin de marionnette.

Écrit par : Gordon Traci Lords | mardi, 20 octobre 2009 13:05

Ecrit par : Gordon Traci Lords | mardi, 20 octobre 2009 13:05

l'exemple vient de haut ... la gestuelle saccadée , quasi épileptique de bouffon me fait également beaucoup penser aux thunderbirds ...
reste à identifier le personnage, mais ce qui est sur c'est qu'on est en effet en plein Supermarionation :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Supermarionation

Écrit par : urbain | mardi, 20 octobre 2009 13:25

Ecrit par : le meuble du coin | lundi, 19 octobre 2009 22:50
Merci mon petit Meuble du coin ! Moi aussi je t'aime bien, mais il est préférable que je m'éloigne un certain temps.

MONK = IP bidon "anonymouse ou autre"
MONK = adresse mail bidon

MONK = lâche habituel(le) des blogs...

MONK = créature trollesque. On la met dans le trou et on tire la chasse !

Juste en passant vite fait, pour rétablir la vérité.

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | mardi, 20 octobre 2009 15:11

Indigné par les attaques incessantes contre cuicui, je tiens à sortir de mon silence et lui apporter tout mon soutien.

Écrit par : Sly | mardi, 20 octobre 2009 15:53

Ecrit par : Sly | mardi, 20 octobre 2009 15:53

J'ai plutôt l'impression que tu as été stimulé par le magnifique commentaire de claude ...
http://levillagedesnrv.20minutes-blogs.fr/archive/2009/10/14/apres-la-croix-de-l-est-%C2%A9-miraculeuse-essaie-le-prodigieux-l.html#c567302
tu vois que tu as désormais une sérieuse concurrence .

Écrit par : urbain | mardi, 20 octobre 2009 16:30

Bon, au programme de ce tour de table consacré à la réforme, les collectivités locales. En un mot, notre problème c'est qu'à cause de cette foutue démocratie, les Français votent à gauche aux régionales.
- Les Français ne savent pas ce qu'ils font. On va donc les aider un peu dans leur choix. On n'a qu'à changer le mode de scrutin. On passe au scrutin majoritaire à un tour, et face à une gauche morcelée, avec les chasseurs et De Villiers dans notre camp dès le premier tour, on est sûrs de passer.
- Oui mais en attendant les prochaines élections ?
- Bah on peut priver de pouvoir les collectivités locales. On re-centralise, on fusionne départements et régions, on transfère les compétences des élus locaux au profit des préfets de région, qui sont nommés par le président de la République.
- Pas mal... Mais et l'argent ?
- On supprime la taxe professionnelle. On étrangle financièrement les collectivités locales, ça leur apprendra à être bien gérées. Dans la vie il y a ceux qui gèrent, et il y a ceux qui creusent le déficit. Nous, on creuse. Et en supprimant la taxe professionnelle on fait du même coup un joli cadeau à nos potes du MEDEF.
- Bon... Pas besoin de passer au vote, je suppose que tout le monde est d'accord ? Bien, la réforme est donc votée à l'unanimité. Merci messieurs.

Écrit par : La réforme pour les nuls | mardi, 20 octobre 2009 16:36

Ecrit par : Gordon Traci Lords | mardi, 20 octobre 2009 13:05

Enorme !

Écrit par : (ne pas confondre) | mardi, 20 octobre 2009 17:20

Gordon Traci Lords Nithorynque, donc.




(Enorme, oui. Visez l'air gourmand de Vanneste.)

Écrit par : John B. Root | mardi, 20 octobre 2009 17:47

Bonjour, j'ai écouté avec attention toute l'interview concernant le film "Vivre". J'espérais entendre des éléments me donnant envie d'y aller, une réelle "mise en appétit".
Mais j'ai entendu beaucoup de chiffres... film à petit budget, équipe pas payée. Décidément en 30 ans de carrière, les choses ne bougent pas beaucoup, je suis comédienne et j'ai participé à de nombreux film où je n'étais pas payée....
J'ai cherché où se trouvait la notion de faire des films "autrement" !!! Tout me rappelait du déjà vécu...Problèmes de distibuteurs, problèmes pour faire venir les journalistes, être convaincant pour faire venir les gens.
Dites-nous plutôt que les comédiens sont jeunes, qu'ils sont passionnés et donc passionnants, qu'ils jouent avec fraîcheurs, que le film nous change de ce qu'on a l'habitude de voir....Faîtes-nous saliver. D'ailleurs en écrivant ces lignes je me donne envie d'y aller.
Un dernier mot, je n'ai pas compris ce qu'était la cinématographie négative, ce n'est pas clair pour moi. A vrai dire, je n'ai pas bien compris tout ce qui était écrit. Comment dire... tout ce qui est écrit me paraît très intellectuel ! Pourtant je me délecte habituellement des texte d'Henri Laborit et j'écoute avec ferveur toutes les inteview de Gille De Gennes, et là je comprends tout et je me sens très intelligente ! Trouvez l'erreur ! Désolée Mr Urbain tout ce que vous dites est très intelligent, mais pouvez-vous me l'écrire de façon simple. Un grand Merci d'avance pour vos prochains articles.

Écrit par : Titoune | mardi, 20 octobre 2009 18:34

Ecrit par : Sly | mardi, 20 octobre 2009 15:53

Indigné par les retours incessants de Slyp, je tiens à sortir de mon silence et lui apporter tous mes soutiens-gorges :-DD

Écrit par : Slymane | mardi, 20 octobre 2009 18:35

Ecrit par : Titoune | mardi, 20 octobre 2009 18:34

J'avoue que je ne vois pas très bien le rapport entre Laborit ou Gille De Gennes et ce dont il est question ici.
Sans doute la raison pour laquelle vous êtes un peu dépaysée .
Je suis désolé que la vidéio ne vous ai pas incitée à voir le film qu'ont réalisé les participants, cependant il ne s'agit pas d'une bande annonce ou d'une opération de promotion.
Ces gens parlent d'un vécu très prosaïque et factuel, a priori en termes simples et facilement compréhensibles.
Si vous n'avez pas compris en quoi il témoigne de contingences sociales, idéologiques, culturelles et économiques qui imposent à la production cinématographique , de manière hégémonique et exclusive , la re-production industrialisée de "marchandises" formatées par des modes de consommation normalisés, entièrement déterminés par une logique libérale de marché , autrement dit qu'il s'agit de diffuser et consommer des produits standardisés et insipides, et non de concevoir réaliser et présenter des oeuvres, eh bien ... sachez au moins ceci que : c'est ce qu'il fallait comprendre.

Écrit par : urbain | mardi, 20 octobre 2009 18:53

Selon le procureur, Dominique de Villepin s'est rendu "complice" de dénonciation calomnieuse dans l'affaire Clearstream "en cautionnant par son silence les agissements de Jean-Louis Gergorin".

Très amusant, quand on sait que pour caractériser la complicité (art. 121-7 du code pénal) il faut un fait positif.
http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006070719&idArticle=LEGIARTI000006417212&dateTexte=20091020

La complicité par le silence, ça n'existe pas. Le "complice" qui n'a rien fait, eh bien il n'a rien fait, donc il n'est pas complice de l'infraction principale.

À moins qu'une nouvelle qualification pénale n'ait été créée spécialement pour Villepin...

Écrit par : Marin marrant | mardi, 20 octobre 2009 21:00

Vous avez dit "construction juridique hasardeuse" ?
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/10/20/01016-20091020ARTFIG00010-clearstream-un-requisitoire-examine-a-la-loupe-.php

Écrit par : Marin marrant | mardi, 20 octobre 2009 21:05

merci marin marrant !

3M, pas mal...

Écrit par : hisse et ho ! | mardi, 20 octobre 2009 21:17

Jeannot et ses notes (dont droit immobilier) ; rue89 mène l'enquête :

http://www.rue89.com/2009/10/20/jean-sarkozy-a-la-fac-le-secret-le-mieux-garde-de-france-122599

Intéressant....

Ecrit par : Titoune | mardi, 20 octobre 2009 18:34

Justement, ce serait intéressant, Urbain, de connaître un peu la suite, le parcours du film, sa vie "économique", son trajet, les dettes, les emmerdes, le box office etc... Suivre un peu le truc...



Cadeau :

http://www.youtube.com/watch?v=REjmXCYYY8E

Écrit par : Marie Bové | mardi, 20 octobre 2009 22:25

Ecrit par : Marie Bové | mardi, 20 octobre 2009 22:25

Eh bien je vais tâcher, avec les intéressé(e)s, de glaner ces informations au fil des jours, et suivre la vie de "Vivre", dans cette perspective "sociologique", pour vous la raconter.

Pour le cadeau, merci mais pourrai-je l'échanger ?

Écrit par : urbain | mardi, 20 octobre 2009 22:56

Bonsoir, j'ai dû mal m'exprimer. Mon propos portait sur deux choses. La première, la vidéo, elle a retenue mon attention, j'espérais y trouver des réflexions novatrices, m'amenant à considérer le cinéma "autrement". Malheureusement le fait de constater qu'il est difficile de trouver des distributeurs quand on a un petit budget et pas de vedette n'a rien de nouveau. Depuis 30 ans dans le métier je le constate très régulièrement. Par contre, même si ce n'est pas le lieu de faire la promo, j'aurais simplement aimé découvrir en quoi ce film est différent et/ou qu'il a été tourné "autrement".
La deuxième concernait votre billet. La comparaison avec Henri Laborit et Gilles de Gennes, c'est qu'ils énoncent simplement des concepts complexes alors que vous écrivez des textes complexes sur des sujets simples. Si je me permets de vous écrire, c'est que vos sujets sont intéressants et qu'ils gagneraient à être formulés dans un style moins intellectuel. C'est mon avis, il n'engage que moi. Bien à vous

Écrit par : Titoune | mardi, 20 octobre 2009 23:10

Je fais accorder avec l'éditeur d'article. Oui absolument!

Nous, membres de l’Église croyons :

Que tous les hommes, quelles que soient leur race, couleur ou croyance, ont été créés avec des droits égaux ;

Que tous les hommes ont le droit inaliénable d’avoir leurs propres pratiques religieuses et de les exercer ;

Que tous les hommes ont le droit inaliénable de vivre leur propre vie ;

Que tous les hommes ont le droit inaliénable à leur santé mentale

Que tous les hommes ont le droit inaliénable d’avoir leur propre défense ;

Que tous les hommes ont le droit inaliénable de concevoir, choisir, assister ou soutenir leurs propres organisations, Églises et gouvernements ;

Que tous les hommes ont le droit inaliénable de penser librement, de parler librement, d’écrire librement leurs propres opinions et de se prononcer, d’écrire ou de s’élever contre les opinions des autres ;

Que tous les hommes ont le droit inaliénable de créer leur propre espèce ;

Que les âmes des hommes ont les droits des hommes ;


Que l’étude du mental et la guérison des maladies d’origine mentale ne devraient pas être séparées de la religion, ni tolérées dans les domaines non religieux ;

Et qu’aucun agent autre que Dieu n’a le pouvoir de suspendre ou de négliger ces droits, de façon ouverte ou couverte.

Et nous, membres de l’Église croyons :

Que l’homme est fondamentalement bon ;

Qu’il cherche à survivre ;

Que sa survie dépend de lui-même, de ses semblables et de l’accomplissement de sa fraternité avec l’univers.

Écrit par : Diane Ethique | mardi, 20 octobre 2009 23:48

Ecrit par : Titoune | mardi, 20 octobre 2009 23:10

Mon sentiment est que vous avez "tout simplement" une vision simpliste des choses complexes et un difficulté à comprendre les choses simples; comme par exemple en quoi le projet décrit par les auteurs de "vivre" est différent de "ce qui se fait habituellement" et qui est très explicitement énoncé dans la vidéo.
Il n'est à aucun moment question de considérations esthétiques, ou de jugement sur le projet artistique, mais de conditions de production et de réalisation.

Écrit par : urbain | mercredi, 21 octobre 2009 00:00

Ecrit par : Diane Ethique | mardi, 20 octobre 2009 23:48

Claude est quand même plus divertissant...

Écrit par : urbain | mercredi, 21 octobre 2009 00:00

Jeannot et ses notes (dont droit immobilier) ; rue89 mène l'enquête :
Intéressant....
Ecrit par : Marie Bové | mardi, 20 octobre 2009 22:25


Donc ce n'est pas 19/20 en droit immobilier (matière dificile étudiée en cinquième année, c.à.d. en deuxième année de Master) mais 19/20 en droit des biens (matière généralement optionnelle si mes souvenirs sont bons, étudiée en deuxième année).

On souhaiterait désormais connaître les notes du prince Jean en finances publiques et en droit administratif, disciplines qui sont inscrites en principe au programme de la deuxième année de droit : deux matières plus décisives et adaptées à ses futures fonctions.

Cadeau bonus : extrait, magnifique, du "Prince étudiant" de Lubitsch. De la relativité des examens, ou comment l'héritier de la dynastie Sarkozy passe l'épreuve du grand oral et obtient 19/20, ce qui lui permet de partir à La Défense... heu, à Heidelberg.
http://www.youtube.com/watch?v=p0XB7I-QjDs

Écrit par : (Traci) Lord(s) Nithorynque | mercredi, 21 octobre 2009 00:05

Malheureusement le fait de constater qu'il est difficile de trouver des distributeurs quand on a un petit budget et pas de vedette n'a rien de nouveau. Depuis 30 ans dans le métier je le constate très régulièrement.

Ecrit par : Titoune | mardi, 20 octobre 2009 23:10

C'est d'ailleurs ce qui est rappelé dans le débat.
mais ...
Il est aussi rappelé que jusqu'à cette période ( de la fin des années 70 ), il était parfaitement possible et même assez courant de voir des films "à petit budget et sans vedette", sans "aide" , sans "télévision", etc ... et que certains furent mémorables.
Tout l'objet est d'expliquer et raconter , en détail, pourquoi et comment c'est devenu impossible, comment l'approfondissement des "contraintes objectives" inhérentes à la "société du spectacle" , c'est à dire de la version "postmoderne" du capitalo-libéralisme à généralisé le modèle de la re-production, transformant les oeuvres en produits culturels standardisés, normalisés par un conformisme auto-reproducteur, lui-même déterminé par les modes optimisés de consommation.
Le genre de problèmes et de "complexité" qui sont en effet sans rapport avec ceux auxquels vous ont accoutumé vos lectures.
Je vous recommande donc de lire plutôt Debord, Marx, Bourdieu ou Badiou qui sont assurément une meilleure propédeutique pour aborder ces questions .
Il semble cependant que la plupart des habitués, qui pourtant n'ont pas nécessairement ces auteurs à l'esprit, n'ont pas eu les difficultés que vous semblez rencontrer avec ce texte, plutôt plus "simple" que mes habituelles contributions.

Vous verrez .. vous vous habituerez .

Écrit par : urbain | mercredi, 21 octobre 2009 00:17

"Paranormal activity", film d'épouvante à tout petit budget (11 000 dollars), tourné en vidéo dans l'appartement du réalisateur, avec dans les rôles principaux lui-même et sa compagne, vient de rapporter une somme considérable à la Paramount (pénible habitude américaine de calculer le succès public d'un film, non en nombre de spectateurs, mais en quantité de pognon encaissé). Dreamworks avait acheté le film, avec l'intention de le laisser moisir sur une étagère, de ne surtout pas le distribuer et d'en tourner un remake à gros budget. Quand Dreamworks a rejoint Disney, Paramount s'est retrouvé avec le film dans ses cartons, et a décidé de le sortir dans une combinaison réduite de salles, en lui faisant bénéficier d'une promotion habile sur le net. Et depuis, "buzz" aidant, le public afflue.
http://www.lesinrocks.com/cine/cinema-article/t/1255709760/article/paranormal-activity-mini-budget-maxi-buzz-1/

Écrit par : pour la nuit, une petite histoire de film à petit budget et à gros buzz | mercredi, 21 octobre 2009 00:55

Ecrit par : pour la nuit, une petite histoire de film à petit budget et à gros buzz | mercredi, 21 octobre 2009 00:55

Intéressant et d'ailleurs en rapport avec la fin du débat ( sur internet ) et aussi les observations sur les spécificités , désormais nuisibles, du système français de "soutien".
Cela dit il s'agit là somme toute de l'histoire d'une "bonne affaire" réalisée par une "major" , suite à un concours de circonstances heureuses autant qu'imprévues.

Écrit par : urbain | mercredi, 21 octobre 2009 01:02

"Il est aussi rappelé que jusqu'à cette période ( de la fin des années 70 ), il était parfaitement possible et même assez courant de voir des films "à petit budget et sans vedette", sans "aide" , sans "télévision", etc ... et que certains furent mémorables."



"Behind the green door ", mémorable...En tous cas pour moi

Écrit par : Tong UMP | mercredi, 21 octobre 2009 08:46

Ecrit par : Tong UMP | mercredi, 21 octobre 2009 08:46

La liste est en réalité très , très longue ... et fort diverse.
Pour ne citer qu'un exemple parmi des centaines, tout en restant dans le cadre du cinéma américain "borderline" de la même veine, et ne bénéficiant pas de la "valeur ajoutée" qu'avaient les films pornos à l'époque ( c'est l'époque où pour la première fois ils ne sont plus interdits ) je citerai plutôt des trucs comme "Pink Flamingos" , "The groove tube", "Attack of the killer tomatoes", etc ...

Écrit par : urbain | mercredi, 21 octobre 2009 10:26

de la part d'yvon :

En réponse à Titoune : "Bonjour, j'ai écouté avec attention toute l'interview concernant le film "Vivre". J'espérais entendre des éléments me donnant envie d'y aller, une réelle "mise en appétit".

Désolé, mais cet entretien n'avait, est-il besoin de le préciser, aucun caractère promotionnel. Il est intéressant de noter que les esprits sont à ce point contaminés par la "promo" (qui envahit comme on sait écrans, radios et journaux), qu'ils s'attendent à en voir partout, même là où elle n'a aucune raison d'être. Dans notre entretien, Il s'agissait de décrire simplement comment un film de long-métrage avait été conçu, produit et réalisé en dehors des règles (de plus en plus contraignantes) imposées par le marché. Une tentative de faire "autrement", une expérience atypique qui ne cherchait pas à apporter à tous ceux qui voudraient faire un film en toute indépendance, une recette, des solutions toutes cuites, car il n'y en a pas. Juste une manière de faire différemment, si c'est encore possible.

Citons quelques unes de ces contraintes majeures :

-il est quasiment impossible aujourd'hui de faire un film avec des comédiens inconnus, même s'ils sont talentueux. Les possibilités de casting sont de plus en plus limitées. Plus que jamais, la première question posée au moment de la recherche du financement d'un film, concerne les comédiens. Et le choix est désormais circonscrit, par tranche d'âge, à trois ou quatre acteurs et actrices, pas davantage. Exemple : pour un personnage masculin de 40-45 ans, quels que soient sa nature, sa psychologie, sa biographie, son métier… les comédiens imposés par le box-office aujourd'hui sont : Dany Boon, Jean Dujardin, Kad Merad, et accessoirement : Vincent Lindon et François Cluzet. Hors de ces noms-là, point de salut. On peut trouver ce constat anodin, je le trouve pour ma part terrifiant. Parce qu'il laisse sur la touche nombre de comédiens talentueux, parce qu'il interdit le renouvellement des générations, parce qu'il condamne tous les réalisateurs à faire appel toujours aux mêmes têtes…
-la presse ignore totalement les films sans acteurs connus. Elle déroule en revanche le tapis rouge devant toutes les productions, même les plus médiocres, dès lors qu'elles présentent des acteurs "bankables". En quelques années, le changement est devenu spectaculaire : tous les journaux calquent leurs choix (en parlant de tel film plutôt que de tel autre) sur ceux du marché.
-le film ne peut alors bénéficier d'aucune promotion du côté des journaux, encore moins du côté de la télévision ou de la radio (je parle ici bien sûr des chaînes à forte audience).
-sans acteurs connus, le film n'aura droit en outre qu'à une distribution très limitée, voire confidentielle;
-la configuration de salles qui lui est proposée étant très réduite, le distributeur prendra le moins de risques financiers possibles, il n'engagera aucun frais de sortie ou presque : pas d'affichage, pas de bandes-annonces dans les salles (leur diffusion était gratuite jadis, elle est devenue très coûteuse aujourd'hui).

Dans ce contexte, un film sans acteurs connus est quasiment condamné.

Sa seule chance de survie réside dans sa durée d'exposition. Si le film reste plusieurs semaines à l'affiche, et si le bouche-à-oreille est favorable, le film peut atteindre un public de plus en plus large, et voir augmenter son nombre d'écrans. C'est ce qui était arrivé à mon précédent film (8 copies au début de l'exploitation, et 50 à la fin). Cette chose était encore possible il y a quelques années. Elle est devenue presque inimaginable aujourd'hui. Aucun exploitant ne prend plus le risque de laisser un film plus d'une semaine ou deux, l'exploitation doit être immédiatement rentable. Même les salles indépendantes, soumises à la pression des réseaux qui les contraignent à abandonner certains films "fragiles" pour laisser la place à d'autres plus commerciaux, ne jouent plus comme avant le rôle de contre-pouvoir. Il n'est pas rare de voir des salles d'art et d'essai se soumettre comme les autres aux lois du marché, et quémander un film comme "Le Petit Nicolas" qui a bénéficié par ailleurs d'une sortie sur 596 écrans. La part réservée, dans ces salles, aux films dits d'auteur est de plus en plus rognée, et ceux-ci doivent se partager désormais quelques miettes, la grande majorité des écrans étant monopolisée par les grosses sorties (500, 600 et parfois 1000 écrans. Exemple : le dernier "Harry Potter" est sorti sur 953 écrans = 1 seul film a donc occupé à lui seul 19% des écrans français !).

Il ressort de tout cela que, s'il est toujours possible de faire un film avec un budget très modeste (équipe légère, matériel numérique, tournage court…), il devient extrêmement difficile de trouver ensuite pour ce film une diffusion dans les salles, et une exposition assez longue pour lui permettre de rencontrer son public. C'est l'aventure qui vient d'arriver à "Vivre !". Sorti dans 3 salles parisiennes et dans une dizaine de villes de province, le film a été "débarqué" à Paris au bout de 2 semaines, malgré des chiffres encourageants, en hausse constante, et un accueil extrêmement chaleureux du public (les nombreux commentaires de spectateurs sur internet l'attestent).

Le constat est donc plus qu'alarmant. Il est pathétique. Et pour répondre à Titoune encore ("Malheureusement le fait de constater qu'il est difficile de trouver des distributeurs quand on a un petit budget et pas de vedette n'a rien de nouveau. Depuis 30 ans dans le métier je le constate très régulièrement.") : mais les choses se sont considérablement dégradées depuis 30 ans !!! Et si elle ne s'en est pas aperçue, je veux bien lui offrir des lunettes.

Pour tout cinéaste qui travaille en France (hormis quelques rares dinosaures comme Resnais), il est devenu obligatoire, pour survivre, de faire des films de plus en plus "standardisés", en termes de casting (on l'a vu), de sujets, de personnages, de situations… De ce point de vue, la filmographie de certains cinéastes est très éclairante. D'un côté, ceux qui, petit à petit, ont succombé aux sirènes du marché : Catherine Corsini, Cédric Khan, Christian Vincent, Pierre Salvadori, Anne Fontaine… (inutile de dire que l'originalité de leurs premiers films s'est considérablement émoussée). De l'autre, ceux qui résistent encore, mais qui ont de plus en plus de mal à faire des films : Pascale Ferran, Bruno Dumont, Philippe Garrel et bien d'autres…

La situation est-elle pour autant sans issue ?

Non, car les solutions existent, en partie énoncées dans le rapport du Club des 13, rédigé en 2008, qui fait un très juste "état des lieux" du cinéma. Ce rapport a ouvert de nombreuses pistes, proposé de multiples réformes, mais pour l'instant, il est resté, je crois, lettre morte. Pour commencer, il faudrait simplement que le nombre de copies par film soit limité (de manière à libérer des écrans), et que la programmation double (2 fois le même film dans un multiplexe) soit par exemple interdite. Cela changerait déjà beaucoup de choses…



J'aurais tendance à dire, devant l'immobilisme des pouvoirs publics et l'inertie volontaire des instances de tutelle, que la principale lueur d'espoir ne peut venir que des spectateurs. Car c'est eux qui, en choisissant d'aller voir tel film plutôt que tel autre, peuvent faire pencher la balance en faveur d'œuvres originales, singulières, différentes. À condition bien sûr :
- de savoir faire preuve de curiosité et de discernement; tâche de plus en difficile quand on sait le peu de choix dont le public dispose dans la plupart des villes de province; et quand on découvre ce chiffre faramineux : 70% des spectateurs décident au tout dernier moment, devant la salle, en regardant les affiches, le film qu'il vont aller voir !
- de résister au rouleau compresseur imposé par les grands réseaux (UGC, Gaumont-Pathé, MK2, sans parler des majors américaines); (Rappelons que le groupe UGC, associé à MK2, occupe 70% du marché parisien; nous approchons ainsi d'une situation insupportable de quasi-monopole).
-de résister au conditionnement induit par les médias : pas seulement ceux qui, aujourd'hui et demain, vont "servir la soupe" aux blockbusters, aux comédies françaises standardisées (prochainement "Lucky Lucke", le dernier Jeunet, etc…), mais aussi à ceux qui, sous une apparence plus honorable, mais de manière tout aussi pernicieuse, vont nous "suggérer" d'aller voir massivement "Le Ruban blanc" ou le dernier petit film kurde, en dehors de tout autre film…. Autre forme de "formatage", tout aussi prégnant et insidieux, auquel participent activement des journaux comme Télérama, Les Inrocks, Le Monde ou Libé…

La situation est donc plus grave que jamais. Elle impose un "resaisissement" du public et des professionnels. Sinon, entre les films à gros budget qui n'auront aucun mal à se faire une place, et les petits films étrangers recommandés par certains "ayatollahs" de la presse, le cinéma français (qui fut divers, multiple, foisonnant et riche…) aura rapidement disparu.

Écrit par : urbain pour yvon | vendredi, 23 octobre 2009 00:10

 
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