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mercredi, 02 septembre 2009

Mamadou ou le crédit prison


IMG_0090.JPG

SI si si, moi je dis qu’il est réconfortant de noter avec quelle conscience civique l’on sauvegarde le meilleur de nos traditions, l’on cultive certains aspects de notre patrimoine quasi génétique et, entre folklore et modernité, l’on affirme nos spécificités françaises sociales et culturelles.

Non je ne parle pas de ces nombreuses et grandioses fresques historico-pyrotechniques, où la France muséifiée, passéiste mais moderne, exhibe en figuration sa population chômeuse et bénévole à des touristes désoeuvrés devant des fours à pain magistralement mis en scène dans des sons et lumières empruntés à JM Jarre au moins.

Non, dans ce pays littéraire, où en chaque français sommeille un Victor Hugo potentiel, je parle de la conservation intacte de cette prédisposition  épistolière pour la lettre anonyme, avec ce je ne sais quoi nostalgique de parfum Maréchal, je parle de la conservation dans notre patrie éternelle et malgré le formatage mondialisé de nos valeurs intrinsèques et ancestrales.

Je parle de la pérennisation réjouissante de la délation par exemple.

En cela je félicite particulièrement la direction de l’agence LCL d’Aulnay sous bois, exemplaire et citoyenne, qui perpétue dans la plus pure tradition française, en dénonçant aux autorités policières un dangereux sans papier, le meilleur de nos talents nationaux.

Savoir que cette agence sur l’air entraînant de « Plus plus pour mon crédit mon crédit » a su, de sa propre initiative, monter un véritable  stratagème pour capturer et balancer courageusement un bon client certes mais outrageusement clandestin, ne peut que nous réconcilier avec le sentiment patriotique de nos concitoyens zélés.

Car dieu sait s’il en faut du courage pour balancer un esclave, un sous citoyen, un marginal sans droits, un mauvais français même pas français, et si ça se trouve, dans le plus grand des désintéressements, sans même toucher une com sur son compte, juste par devoir et conscience de l’intérêt national avec ce sentiment légitime qu’il est toujours sain et rassurant de haïr plus pauvre que soi.

Mamadou ne sachant trop, que demander de plus à son argent, LCL attentif, toujours à l’écoute du client à trouvé la réponse adaptée : le crédit prison. Un nouveau produit carceralo-financier montrant s’il en était nécessaire, l’incessante créativité de nos géniaux spéculateurs.

Que LCL soit ma banque, ne peut que me réjouir davantage, et mieux me faire relativiser les agios réglementaires de mon découvert abusif. Car par ce geste civique d’une grande élégance, la gente banquière nous révèle combien elle peut être au-dessus de toutes les infamies et turpitudes qu’on lui prête, proche des braves gens, honnêtes et légalistes, et mériter amplement pour les meilleurs d’entre eux, une juste récompense sous forme de bonus revigorants.

Décidément oui, les banquiers ont l’art de se rendre sympathiques et je comprends mieux la présidentielle indulgence envers ce corps de métier qui ne sait que faire pour être apprécié à sa juste valeur.


tgb-rue affre

 

photo : D.A


Commentaires

Bien dit

Écrit par : ... | mercredi, 02 septembre 2009 06:30

C'est pas en prison ( détention ) mais en CRA ( rétention ) qui a du aller le client de ladite-banque, mais sinon ouais c'est moche moche.

Écrit par : Fran | mercredi, 02 septembre 2009 08:05

Quand le pétainisme transcendantal est "dopé" aux exhortations bouffonnes....

Écrit par : urbain | mercredi, 02 septembre 2009 08:39

Excellent TGB.Le premier réflexe serait de te dire "Change vite de banque", mais ce ne sera pas différent ailleurs!
Et la délation est dignement récompensée (clic signature, un cas infiniment moins grave, mais significatif)

Écrit par : Valdo | mercredi, 02 septembre 2009 10:25

Et aussi interdire Tintin au Congo...

http://www.lepost.fr/article/2009/09/02/1678857_interdire-tintin-au-congo-oui-et-tout-herge-avec.html

Écrit par : Ad hoc | mercredi, 02 septembre 2009 11:45

Ca devient grotesque :

"Taxe carbone: Parisot veut un «chèque vert» pour les entreprises"

http://www.liberation.fr/economie/0101588373-taxe-carbone-parisot-veut-un-cheque-vert-pour-les-entreprises

Écrit par : Mwarf | mercredi, 02 septembre 2009 11:45

Excellent billet, oui ! Le compte de Mamadou ne devait pas présenter un quelconque intérêt, nous savons que les mouvements importants neutralisent le grand sens civique de nos banquiers.
Il faudrait dispenser l'information à la clientèle devant l'Agence pour une publicité "enfin" ... avec de bonnes fins.

Écrit par : agathe | mercredi, 02 septembre 2009 11:47

La France n'a malheureusement pas le monopole de la délation si l'on en juge par exemple par l'épisode mac-cartyiste aux USA. Il suffit de mettre les gens en condition et il est peu de dire que le contexte va devenir de plus en plus favorable...

Il n'est pas étonnant de voir que les banques se situent largement en tête dans le cynisme et le sordide. Après tout si on les encourage...

Enfin moi, en tant que membre de d'ultra-droite, ça ne me gêne pas trop bien entendu.

Écrit par : Nicks | mercredi, 02 septembre 2009 12:40

Il faut préciser toutefois que la justice française a remis Mamadou en liberté, au motif que les conditions de son arrestation étaient illicites

Écrit par : toutefois | mercredi, 02 septembre 2009 12:42

Enfin moi, en tant que membre de d'ultra-droite, ça ne me gêne pas trop bien entendu.

Ecrit par : Nicks | mercredi, 02 septembre 2009 12:40

personne n'a dit cela, il y a juste un libraire qui a parlé d'un type "libéral favorable à l'économie de marché" ou quelque chose comme ça

Écrit par : favorable | mercredi, 02 septembre 2009 12:44

@Favorable

Un libraire ? Tu veux dire un marchand ? Un capitaliste ? Non ? :oB

Écrit par : Nicks | mercredi, 02 septembre 2009 12:48

Et encore, un marchand un peu particulier car il conseille et vend des livres, donc il distille du savoir, et dans un contexte spécifique de prix unique.

Écrit par : particulier | mercredi, 02 septembre 2009 13:06

Ecrit par : favorable | mercredi, 02 septembre 2009 12:44

Non en effet il n'a pas été question de l'ultra-droite ( à qui d'ailleurs bouffon ne laisse plus guère "d'espace vital") .
Donc ... tout simplement la droite "tout court" ça suffit , d'autant que l'éventail de droite brasse maintenant assez large , de DeVilliers à Bayrou, en passant par toutes les subtiles nuances lagardiennes, coppiennes, delanoenne, déhessquienne, rocardienne, segoliennes, etc. du ... marché (le genre du marché où désormais "il y a du choix" ).
Dans le cas d'espèce, et pour référer les anciennes catégories du "jeu politique", on est dans le "centre" , cet espèce de vaste et confus "ventre mou" social démocrate.

Écrit par : urbain | mercredi, 02 septembre 2009 13:39

Ecrit par : particulier | mercredi, 02 septembre 2009 13:06

Soyons honnêtes ( en tout cas efforçons nous de l'être) : il m'arrive aussi d'en vendre que je ne conseille pas (du tout) .

Écrit par : urbain | mercredi, 02 septembre 2009 13:41

Putain c'est nase ta réflexion y autant de pourris chez les banquiers que chez les plombiers ou n'importe quel autre corps de métier!!!
Pourquoi nous ne regardont pas la vérité en face, c'est tout simplement l'être humian qui est une grosse merde peu importe son origine ou le Dieu qu'il prit!!
mais c'est en effet lamentable de balancer un "clandestin" sachant ce qui l'attend, mais encore une fois l'être humain est ainsi fait et cela ne m'étonne plus!

Écrit par : monkeyfox | mercredi, 02 septembre 2009 14:12

Encore un qui doute de la bienveillance de la "nature humaine" ...

Écrit par : urbain | mercredi, 02 septembre 2009 14:31

"Le Conseil d’État a annulé le décret du ministère de l'Intérieur de septembre 2008 autorisant le pistolet à impulsions électriques Taser pour les policiers municipaux, sans cependant remettre en cause le principe même de l’emploi de cette arme."

Écrit par : Oué ! | mercredi, 02 septembre 2009 14:34

Conclusion : Faut un niveau bac pour tirer avec un taser, mdr

Écrit par : Tong UMP | mercredi, 02 septembre 2009 14:54

Enfin moi, en tant que membre de d'ultra-droite, ça ne me gêne pas trop
bien entendu.
Ecrit par : Nicks | mercredi, 02 septembre 2009 12:40

Bien tenté, mais tu as encore beaucoup de progrès à faire. La bonne réaction c'est de condamner avec la plus grande fermeté ces méthodes scandaleuses tout en ne remettant pas en cause le principe de l'expulsion des clandestins.

Bref, peut mieux faire...

Écrit par : Sly | mercredi, 02 septembre 2009 15:02

Le prix unique du livre, une mesure forcément inopérante face au marché monolithique. Ah non en fait...

Ah le bon sauvage.Sauvage, mais bon. Mais sauvage...

Écrit par : Nicks | mercredi, 02 septembre 2009 15:03

Ecrit par : Nicks | mercredi, 02 septembre 2009 15:03

Tu as perdu une belle occasion de te taire, en parlant comme souvent de chose que tu méconnais profondément .

Le prix unique du livre est en effet un bon exemple d'une mesure parfaitement "concrète" résolument contraire et même antinomique à la "médiation" de ton indépassable marché.

Et ne t'y trompe pas , il ne s'agit ni de "structure", ni de "régulation" (sur le mode "vaseline par accéder à la sérénité" qui a tes faveurs) mais d'une mobilisation corporatiste ( avec un "deus ex machina" qui était Jérôme Lindon).
Bref un "horizon" qui a permis de fixer des modalités "pratiques" pour sortir radicalement de la logique de marché.
Et ça a ... marché .

Écrit par : urbain | mercredi, 02 septembre 2009 15:52

Ecrit par : Sly | mercredi, 02 septembre 2009 15:02

Non on comdamne ces méthodes, mais on est pour l'expulsion des clandestins...

Écrit par : Mamadou Niang | mercredi, 02 septembre 2009 16:03

Si le monde était un village.

À lire AB-SO-LU-MENT !

http://minurl.fr/y3j

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | mercredi, 02 septembre 2009 16:30

La vie virtuelle

Regardez jusqu'au bout c'est hallucinant notamment la séquence après 3mns !

Il va être réjouissant le monde de demain !

http://minurl.fr/y3l

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | mercredi, 02 septembre 2009 16:35

Ecrit par : cui cui fit l'oiseau | mercredi, 02 septembre 2009 16:30

Imaginons un instant que le village des NRV soit composé de 100 habitants, il y aurait :

• 59 banlieusards, 14 parisiens (dont 14 libraires, dont 14 cyclistes, dont 14 personnes aimant faire la sieste, dont 14 personnes n'aimant pas les films de Luc Moullet), 14 corses (dont 14 personnes se moquant fréquemment d'Alain Badiou), 13 zouloutains dont une partie sous forme de meuble du coin ;-)

• Il y aurait 55 femmes et 45 hommes. On compterait 3 jeunes de moins de 25 ans.

• 98 personnes ne boiraient jamais d'eau potable, préférant le vin ou le whisky.

Etc...

Écrit par : insee | mercredi, 02 septembre 2009 16:44

Mon cher tgb,

Pas la peine de louer tes talents littéraires et d'analyste de la société française : j'ai toujours été fan...

Rien à dire de plus sur l'abjection dont tu parles : tout est dit !

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | mercredi, 02 septembre 2009 16:46

Ecrit par : insee | mercredi, 02 septembre 2009 16:44

J'ai mis le lien juste au dessus.

Rendons à Rimbus ce qui appartient à Rimbus.

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | mercredi, 02 septembre 2009 16:47

Bref, peut mieux faire...

Ecrit par : Sly | mercredi, 02 septembre 2009 15:02

Oui il est encore tout étourdi de son récent virage de cuti, et pas encore aussi bien dans ses basquettes que tu peux l'être.

Écrit par : urbain | mercredi, 02 septembre 2009 16:49

Rendons à Rimbus ce qui appartient à Rimbus.
Ecrit par : cui cui fit l'oiseau | mercredi, 02 septembre 2009 16:47

... et au Village des NRV sa représentativité particulière ;-)

Écrit par : insee | mercredi, 02 septembre 2009 16:53

@urbain

C'est gentil, mais le milieu du livre je connais un chouïa et si tu oses me dire que cette loi ne s'inscrit pas dans l'économie de marché mais en la limitant en effet, c'est que tu n'as plus tout à fait tes moyens intellectuels. Je pense au contraire que tu es incapable d'admettre que tu as tort, je suis bien obligé d'être d'accord avec Cui2 sur ce point.

Ce qui est remarquable, c'est que des conneries et des confusions, j'en ai déroulées quelques unes quand j'étais plus ou moins sur la même ligne que toi et étrangement , je n'étais pas remis à ma juste place. A titre de réflexion...

Écrit par : Nicks | mercredi, 02 septembre 2009 17:08

Et hop !

Vive Mamadou !

http://allainjulesblog.blogspot.com/

Écrit par : AJ | mercredi, 02 septembre 2009 17:10

je suis bien obligé d'être d'accord avec Cui2 sur ce point.
Ecrit par : Nicks | mercredi, 02 septembre 2009 17:08

Arf ! Comme ça doit être dur mon pauvre Nicks !

Contraint et forcé, aurais tu pu ajouter !

Bienvenue dans l'univers des gens qui pensent avec leur cerveau, Nicks !

Et rappelle toi la parole de Socrate : "je ne sais qu'une chose, c'est que je ne sais rien"

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | mercredi, 02 septembre 2009 17:19

"je ne sais qu'une chose, c'est que je ne sais rien"

Ce n'est pas de Jean Gabin ?

Écrit par : Ha | mercredi, 02 septembre 2009 17:24

@Cui2

Il ne s'agit pas d'être contraint, il s'agit de remarquer que question mauvaise foi il est à ton niveau :oB

Écrit par : Nicks | mercredi, 02 septembre 2009 17:42

13 zouloutains dont une partie sous forme de meuble du coin ;-)

Ecrit par : insee | mercredi, 02 septembre 2009 16:44

Vos chiffres sont faux !!!
Manipulation !!!

Écrit par : Voisin, voisin | mercredi, 02 septembre 2009 17:43

Il ne s'agit pas d'être contraint, il s'agit de remarquer que question mauvaise foi il est à ton niveau :oB

Ecrit par : Nicks | mercredi, 02 septembre 2009 17:42

Heureusement que tu es au village pour remonter le niveau de la bonne foi ! ;-DDD

Écrit par : cui cui fit l'oiseau@aol.com | mercredi, 02 septembre 2009 17:49

@Cui2

Adaptation au milieu et pourtant je ne suis pas réputé pour mes capacités dans ce domaine (l'adaptation), c'est dire si les doses sont fortes :)

Écrit par : Nicks | mercredi, 02 septembre 2009 17:58

et merci au village de me prendre en villégiature - des fois je me sens comme un invité dans un déjeuner de famille mais ça a son charme - et ça me sort de ma rue...

Écrit par : tgb | mercredi, 02 septembre 2009 18:08

C'est gentil, mais le milieu du livre je connais un chouïa et si tu oses me dire que cette loi ne s'inscrit pas dans l'économie de marché mais en la limitant en effet.

Ecrit par : Nicks | mercredi, 02 septembre 2009 17:08

J'oses, résolument.
Cette loi, qui en réalité avec différents dispositifs annexes a consisté de la part de des "professions du livre" , à instaurer un système "corporatiste", encadré, avec marges bloquées, prix fixés et publiés, remises bloquées, etc. parfaitement contraire à toute idée de "concurrence libre et non faussée" ( sur le modèle de l'UE) et surtout à toute "régulation par le marché". Est, je le maintiens d'autant plus fermement que je le vis tous les jours, proprement à l'inverse de tout ce qui a pu être fait dans la logique libérale de "médiation" par le marché ( et donc la médiocrité).
Naturellement, les éditeurs , leurs diffuseurs et les libraires ne sont pas des bolchéviks au couteau entre les dents, ils n'ont pas fait leur grand soir pour eux tous seuls, et la production et la vente des livres reste inscrite dans l'économie générale, capitaliste. Mais c'est précisément l'exemple de la vacuité stupide et paresseuse des positions de renoncement du type de la tienne.
La volonté politique , dont tu parles, n'existait pas, et rien n'est venu "d'en haut".
La loi dite Lang est en fait une loi Lindon , c'est lui qui voyant venir "l'hydre monopolistique libérale" sous le masque de la FNAC ( le grand satan de l'époque) a conçu et fait adopter par l'ensemble des professions concernées cette vaste réorganisation , au terme d'un long travail "interprofessionnel" de débat, formalisation et négociation . Et finalement l'a fait signer par Lang.
Tout a été fait pour tourner le dos à tous les préceptes libéraux et notamment celui de détermination des valeurs, et des valeurs relatives, par "le marché" et le "libre jeu de la concurrence".
C'est exactement le genre de mesure "socialiste" qui terrifie les américains . Le genre qui si son principe était étendu ( à la concentration des groupes d'édition et de diffusion) et si elle était généralisée à tous les secteurs de l'économie déboucherait à terme sur une "sortie du marché", et une "sortie de la mondialisation" ( mesures protectionnistes et barrières douanières à l'appui ).
ça ne suffirait sans doute pas à sortir du capitalisme, mais au moins on en prendrait résolument le chemin, plutôt que de "regarder passer les trains".
On pourra avantageusement comparer ce processus avec celui ( radicalement inverse) d'HADOPI ... et chacun en tirera les conclusions qu'il veut.
La mienne est que la base de tout c'est lutter, résister, à tous les niveaux , par tous les moyens possibles contre le capitalo-parlementarisme actuel, le spectacle marchandisé, ses agents, ses nervis , ses productions, son appareil idéologique.
Pour "sortir du marché", comme pour aller n'importe où, il faut une direction, nous l'avons, et il faut se mettre en marche, mais y'a du chemin.
Tu es de ceux qui restent assis , sur le mode du renoncement et de la déploration, sans but, sans "idée" , sans la moindre "vision positive de la vie que tu veux vivre" par ce que tu as déjà déclaré forfait, par avance, par incapacité et paresse intellectuelle, en essayant de trouver un mol coussin pour que cette posture soit moins douloureuse à la longue, et qui se donnent bonne conscience en passant un tabouret bancal à la voisine.

Comme tu refuses de reprendre les textes, de référer tes propos je vais te rafraichir un peu la mémoire à propos de Lordon : avant dernière page de son avant-dernier livre :

"à la remorque de leurs précepteurs libéraux, mais avec un temps de retard comme d'habitude, et surtout un remarquable sens de l'à-propos historique, les socialistes français ont décidé, par charte de principes fondamentaux interposée, de déclarer leur adhésion sans réserve à l'idée "du marché" au moment précis où le capitalisme déréglementé part en morceaux".

ça ne te rappelle pas quelqu'un ?

Personne ( parmi les marxistes), et surtout pas moi, ne prétend que l'économie générale, capitaliste, va s'effondrer du jour au lendemain par ce qu'on en aura décidé ainsi.
Personne ne nie les évidences du réel, et notamment que nous sommes tous soumis pour l'heure à cette triste contingence.
Encore faut-il ne pas s'en accommoder, voire l'admettre comme un fait accompli, pour espérer en sortir .
c'est sur ça va demander, du taf, et pour commencer ... penser autrement et mieux que cette triste cohorte de rats.

Écrit par : urbain | mercredi, 02 septembre 2009 18:20

Ecrit par : cui cui fit l'oiseau | mercredi, 02 septembre 2009 17:19

La devise de Socrate c'était, selon la doxa : "connais toi toi-même" ...
Tu as quelques lectures devant toi.

Écrit par : urbain | mercredi, 02 septembre 2009 18:26

"je ne sais qu'une chose, c'est que je ne sais rien"
Ce n'est pas de Jean Gabin ?

Jean Gabin? Il y a ça :
http://www.dailymotion.com/video/x3tge_jean-gabin-je-sais
Mais ça pourrait être de moi.

Écrit par : Socrate | mercredi, 02 septembre 2009 18:30

En effet les banques sont tous les mêmes, en général!!
ça peut changer d'ici peu avec les collectivités !
Gael

Écrit par : symptome | mercredi, 02 septembre 2009 18:30

Ecrit par : Ha | mercredi, 02 septembre 2009 17:24

Oui, cuicui est socratique tendance gabin, c'est assez problématique et d'ailleurs ça se sent dans ses commentaires, toujours une peu schyzophréniques.

Écrit par : urbain | mercredi, 02 septembre 2009 19:17

Oui, cuicui est socratique tendance gabin
Ecrit par : urbain | mercredi, 02 septembre 2009 19
Et comme Urbain est marxiste tendance Groucho

Tout cela fait un Village d'excellents Français !

;-DDD

Écrit par : cui cui fit l'oiseau@aol.com | mercredi, 02 septembre 2009 19:30

Ecrit par : tgb | mercredi, 02 septembre 2009 18:08

N'exagère pas ! Tu es chez toi ici.

Nous sommes un collectif et donc ce lieu appartient à tous ceux qui y viennent.

D'autant que ton lien sur le côté droit est présent depuis la naissance du Village !

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | mercredi, 02 septembre 2009 19:34

Ecrit par : cui cui fit l'oiseau@aol.com | mercredi, 02 septembre 2009 19:30

On me reproche plus souvent la tendance Joseph ...
( bien que j'assume bien plus volontiers Groucho )

Écrit par : urbain | mercredi, 02 septembre 2009 19:46

cui cui, ah mais c'est que je suis un sauvage moi, c'est mon côté ours des montagnes

Écrit par : tgb | mercredi, 02 septembre 2009 20:18

cui cui ! C'est un blog ou un tchat ici ?
Ha d'accord, c'est de la pub pour le Twitter Français !
Le "cuicuiteur" ... bonne idée, je vais voir si le nom de domaine existe !

Écrit par : Artificial Blogger | mercredi, 02 septembre 2009 21:51

@Urbain

Nulle part dans ce que tu dis, tu ne me contredis. J'ai toujours affirmé la même chose et le marché n'est pas pour moi le synonyme de concurrence libre et non faussée. Oui ou non la loi Lang est-elle inscrite dans une économie de marché ? Oui ou non ? Tu as quel âge pour essayer d'avoir raison à tout prix en jouant sur les mots ? D'autant plus que la notion de marché est relativement protéiforme et sans véritable sens global économique (voir Jacques Sapir). Son acception est finalement très politique et la pensée dominante aujourd'hui l'associe avec le néolibéralisme et la concurrence exacerbé. Tu sais sans doute que c'est celui qui définit les termes qui domine le jeu. Je ne laisse en général pas ce loisir à mes contradicteurs...

Tu crois que sans l'Etat français la loi aurait pu voir le jour et être appliquée ? Tu crois que sans esprit centralisateur, sans cette spécificité française qui crée l'homogénéité, cette loi aurait pu être appliquée ?

Ta citation de Lordon elle montre quoi ? Je n'accepte pas plus que lui le marché LIBRE, la libre circulation des capitaux etc. Mais on peut accepter l'idée que les échanges marchands sont incontournables sans pour autant les laisser s'auto-réguler. Or cette démarche est payante puisque précisément, la loi Lang est un succès incontestable alors qu'elle a justement opéré dans une économie de.. tantantan...marché ! Cela s'appelle tout simplement protéger un secteur sensible (en l'occurrence il ne s'agit là que de protection alors mêmes que je préconise comme cela était le cas il n'y a encore pas si longtemps chez nous, d'extraire certains secteurs purement et simplement de la logique de marché Education Santé etc). Cette loi n'était d'ailleurs qu'un élément d'une réflexion globale autour du livre et de la lecture publique (rapport Pingaud-Barreau par la suite etc).

J'ai du mal à croire que tu ne te fous pas de ma figure là, en tout cas tu te roules toi-même dans la farine et pour un vieux sage c'est tout juste si cela ne me fait pas pitié. Le pire c'est que sur l'essentiel, nous sommes d'accord mais tu ne l'as pas remarqué ou tu fais semblant...

Écrit par : Nicks | jeudi, 03 septembre 2009 01:49

Ah les pauves sans-papiers, tout une histoire.

Cette histoire déjà sent mauvais dès le début : on ne dit pas "sans-papier" mais illégal. La gauche caviar a réussi à faire passer un terme (de plus) dans l'inconscient collectif pour culapbiliser à ce que je vois.

Car voyez-vous, il y a des lois en France, en Europe, dans le monde. Si je veux m'installer en Chine, au Japon, au Maroc, en Libye etc. sans y être invité, je suis refoulé. Et de juste raison.

Si vous avez envie d'accueillir les 1 milliard et demi de miséreux dans le monde sous prétexte qu'ils sont "sans-papiers", vous pouvez le faire, mais chez vous!

Sans parler que l'afflux d'immigrés illégaux sont autant de pression sur le salaire des Français qui triment. C'est donc tout au bénéfice du capitalisme que les hypocrites du PS et autre gauchiasse défendent les illégaux.

Vraiment honteux de défendre l'étranger contre ses propres compatriotes!

Écrit par : Requiem | jeudi, 03 septembre 2009 09:11

Ecrit par : Requiem | jeudi, 03 septembre 2009 09:11

Je peine à vous imaginer comme un de mes "compatriotes", comme quelqu'un avec lequel j'aurais une relation particulière, fraternelle, surplombée par on ne sait quelle transcendance...
Je ne vois a priori que du mépris.

Écrit par : On connait la musique | jeudi, 03 septembre 2009 09:20

Vieux c'est sans doute vrai, mais relatif , et sage c'est toi qui le dit….
Pourtant c’est à ce double « titre » que tu m’attribue, que je peux te dire une chose, fort simple, et qui en tout cas est assurément essentielle : contrairement à ce que tu sembles encore croire ( mais le crois-tu vraiment ?) : « sur l'essentiel, nous sommes en total et profond désaccord ».
Contrairement à ce que prétends affirmer, ça n’est pas moi qui « joue sur les mots », pour preuve, c’est toi qui passe tes commentaires à réaffecter le sens des mots dans «le « sens » que tu entends leur attribuer.
Il est clair que ce blog n’est pas le lieu d’une vaine et futile prétention à te donner un cours de philo voire de philologie, mais au moins il peut être l’occasion, possiblement profitable, d’une maïeutique ( on a parlé un peu plus haut de Socrate) , assez laborieuse il est vrai, mais j’en porte la responsabilité par ce que le renoncement aveugle et servile de ton attitude m’inspire un dégoût dont j’ai quelque difficulté à faire abstraction, d’où le mépris sans doute très peu pédagogique probablement manifeste dans mes réactions.
En quoi je reconnais une totale inconsistance avec mes propres prétentions discursives.
Simplement ce serait trop long, trop « time consuming » que de développer toute les « longues chaines de raison » requises, avec une efficace trop aléatoire pour que le jeu en vaille la chandelle.
Alors , tout ceci pour expliquer ( et non justifier, naturellement) que tes arguments étant d’une telle candide naïveté , je ne vais pas , une fois encore les reprendre un à un et dans toutes leurs conséquences. Tout simplement par ce qu’il faudrait pour cela que je t’expliques pourquoi des expressions comme « condition humaine » ou « nature humaine » sont des « marqueurs » idéologiques très symptomatiques d’une contexte de pensée qui est tout sauf « en voie d’émancipation » et surtout au degré zéro du concept philosophique.
Il n’y a, mon pauvre Nicks, contrairement à des notions simplistes très communément répandues, rien de tel qu’une « nature humaine » . n’importe quel étudiant en philo pourrait t’expliquer l’histoire de ce « topos » des lieux communs de la pensée « pré-philosophique », et communément (vulgairement) « religieuse » qui lui est toujours, in fine , associée. Et naturellement pas davantage d’humaine condition .
Il y a l’humain, en tant que « genre » ou « espèce » si tu préfères, et il n’a pas , en raison, de « nature », fondamentale, ontologique. La nature c’est tout autre chose…. D’Aristote à Spinoza ( qui du reste en eurent des approches fort différentes , mais qui désignaient le même concept « ontologique » pour en donner une élucidation parfaitement contradictoire) .
Et quand je fais ce long détour, profitant (en dépit de ce que j’ai écrit plus haut) du fait que j’ai du commencer ma journée très tôt, ça n’est évidemment pas pour « jouer sur les mots » ou « noyer le poisson », mais pour te faire mesurer , précisément la profondeur et l’étendue de notre « désaccord ». Cette longue digression te donne une (petite) idée de tout ce qui nous sépare.
Je vais quand même préciser quelques notions simples, puisqu’ils semblent que ça puisse être sinon véritablement efficace , du moins nécessaire pour que tu comprennes ce que j’écris.
Quand je dis que pour moi il est fondamental , entre autres, de se fixer la position « téléologique » de « sortir du marché » , naturellement je présuppose, et c’est juste le sens « normal » de la proposition, dans la logique im-médiate de la langue ( et non une interprétation élucubrative), que je « suis dedans » ( le marché ). Quand je me dis qu’il faut sortir de la merde, c’est que j’ai probablement les pieds dedans. Puisqu’il s’agit de « sortir » et que c’est une volonté susceptible de déterminer mon action c’est évidemment que ça n’est pas « déjà fait ».
Et là encore ça n’est pas une argutie scolastique , supposée masquer l’inconsistance de mes arguments, c’est aller , variement au fond des choses, par ce que ce sont ces « fondamentaux » dand « l’orientation de la pensée » qui de toute évidence te font défaut et nous séparent, à proprement parler « radicalement ».
Donc je conclue, au moins provisoirement, par un récapitulatif des points essentiels de la leçon et je les explicite un peu :
Il n’y a pas de « nature humaine » , pas plus qu’il n’y a de « péché originel », etc. Toutes ces formes idéologisées de (se) construire une « finalité » ( et une « explication » ontologique) relèvent d’une vision moralisante, simpliste, dogmatique et comme j’ai dit : fortement connotées par le « sentiment religieux ». L’humanité dans toute sa diversité , versatile et changeante, dans tout le processus de son « être social », est déterminée non pas par des « attributs innés» ou pire des « jugements » de la même veine ( du type de ceux que tu reproduis) , du genre « l’homme est-il bon ? » ;
Elle est simplement le résultat de son propre « devenir » comme disaient les anciens ( cf. Héraclite vs Parménide et le point de vue inverse de Platon). Avec Hegel puis Marx on va parler « d’histoire ». En clair nous ne sommes rien « en nature » mais nous sommes « faits » continûment et toujours et essentiellement dépendants d’un contexte (lui-même en constant devenir) et de ce qui nous a fait (tous) jusqu’ici, jusqu’à ce moment où je parle.
Il est donc parfaitement illusoire, stupide et vain, et surtout FAUX, de déterminer sa vie, c’est à dire orienter sa volonté propre et les décisions qu’elle va nous faire prendre, notamment en termes de rapports sociaux, et singulièrement dans le domaine de « l’engagement politique » en s’appuyant sur des sornettes du type « l’homme est naturellement égoïste « ou « seul l’intérêt individule guide le monde » , et autres poncifs de ce genre, essentiellement dictés et instrumentalisés par les nécessité de la « reproduction » et l’idéologie dominante ( «de la domination).
Alors pour finalement et réellement conclure, pour aujourd’hui, sur une notion centrale « le marché ». sache que pour moi, dans tout ce que te dis et ce que j’écris, ça n’est pas DU TOUT un notion « protéiforme », j’utilise le terme sans ambiguïté , au sens marxiste de : soumission d’un rapport social général au rapport marchand , marchand au sens précis développé par marx dans « le fétiche de la marchandise et son secret » ( que je t’invite à lire attentivement), avec toutes ses conséquences.
Et pour en terminer par le « cas concret » qui nous occupe ( et démontrer si besoin est que je n’élude pas les questions, mais les traite vraiment « au fond ») celui de la manière dont le rapport social à la « marchandise livre » est modifié par « la loi Lindon » , je dirai que c’est vraiment faire preuve d’une lourdeur de brute épaisse que de s’acharner à me poser une question que ne se pose pas.
Evidemment que nous sommes , de fait , dans « l’économie de marché » ( sans quoi nous n’aurions évidemment pas à en essayer d’en sortir …), et naturellement cette loi, pas plus que ses conséquences essentiellement bénéfiques du point de vue du « rapport social » sous-jacent ne nous abstrait pas de l’économie ( de marché) où elle s’inscrit. Mais quant à moi , de la « pratique », des « effets concrets » et surtout de leur analyse quant à ses causes et détermination , en rapport avec le processus qui porte tous ces faits, je tire des conséquences théoriques radicalement inverses des tiennes, et pour les dire simplement et rapidement, car tout ça a été très long et je vois le menuisier qui se pointe … :
NON le marché n’est pas la forme inéluctable et indépassable des rapports sociaux , et notamment pas l’arbitrage de la « valeur » des choses. Il est plein de contradictions internes, et sans prétendre chimériquement, sur le modèle « alchimique » de Debord que le négatif va devenir positif dans le « chaudron » des conflits sociaux, il est pour moi parfaitement réaliste et concrètement expérimentable d’en sortir. Tous nos efforts doivent s’inspirer de son rejet , radical, et non pas de son acceptation comme une inéluctable « fatalité » issue d’une prétendu « nature humaine » , construction idéologique inepte, parfaitement falsifiée et construite sur le renoncement requis par la reproduction du modèle de l’exploitation capitaliste , et la logomachie vulgaire et dogmatique qui lui permet de se maintenir et qui a nom "médiocrité" .

en voilà un bel expemple , dans la "société du spectacle" :
http://www.livreshebdo.fr/actualites/DetailsActuRub.aspx?id=3401&rubrique=8

Écrit par : urbain | jeudi, 03 septembre 2009 09:45

Ecrit par : Nicks | jeudi, 03 septembre 2009 01:49

ce qui suit est un embryon d'éclaircissement ...

Écrit par : urbain | jeudi, 03 septembre 2009 09:45

En réalité ce qui précède ...

Écrit par : urbain | jeudi, 03 septembre 2009 09:45

Donc , au moins une chose où te ne pourras prétendre que je "joue sur les mots" , qu'il soit bien clair, même si tu n'as pas encore compris pourquoi, en dépit de tous mes efforts matinaux :

sur l'ESSENTIEL ,
nous sommes en TOTAL
et PROFOND désaccord.

Écrit par : urbain | jeudi, 03 septembre 2009 09:48

"NON le marché n’est pas la forme inéluctable et indépassable des rapports sociaux"

Il semble qu'il faille encore et encore le marteler...

Écrit par : On connait la chanson | jeudi, 03 septembre 2009 09:57

Ecrit par : toutefois | mercredi, 02 septembre 2009 12:42

Les avocats font du bon travail, ils doivent d'ailleurs se rendre aux convocations préfectorales avec leur client afin d'éviter ces arrestations illicites.

Ils leur aient demandé en plus de leur carte professionnelle, une carte d'identité et un remplissage de questionnaire;-)))

Écrit par : néanmoins | jeudi, 03 septembre 2009 10:10

Les banques et l'administration françaises font du zèle, cela sent bon les grands moments de notre histoire;-(((

Merci TGB

Écrit par : nef | jeudi, 03 septembre 2009 10:11

˙˙˙ɹɹɹɹq 'ǝɹıoʇsıɥ ǝɹʇou ǝp sǝɹqɯos sǝɹnǝɥ sǝl

Écrit par : ǝéssnɐɥɔéɹɐɯ | jeudi, 03 septembre 2009 10:50

Mais on peut accepter l'idée que les échanges marchands sont incontournables

Ecrit par : Nicks | jeudi, 03 septembre 2009 01:49

Je me demande à quoi ont servi les études d'anthropologie, d'ethnologie et d'histoire.

Je te rappelle qu'il n'y a pas si longtemps, même en France, des paysans pouvaient vivre quasiment sans échanges marchands tout au long de leur existence. Leur activité de capitalisation s'apparentant plus à ce que l'on pourrait appeler du stockage.

A voir Farrebique et Biquefarre de Georges Rouquier, si tu ne les a pas déjà vus.

Beaucoup de sociétés sont encore en marge de tout marché.
Une des particularités des arborigènes australiens, alors que pas si loin en Nouvelle-Guinée leurs voisins s'étaient convertis agro-pasteurs, s'est d'être restés des chasseurs cueilleurs. La Californie d'avant la colonisation était une grande région de chasseur-cueilleur. On avait des rapports de production de type communiste primitif.

Beaucoup de peuples à travers le monde se battent actuellement pour maintenir cette singularité face au marché global.

Écrit par : nef des fous | jeudi, 03 septembre 2009 11:02

Ecrit par : ǝéssnɐɥɔéɹɐɯ | jeudi, 03 septembre 2009 10:50

¡¡¡¡ɹɹɹɹq http://3.bp.blogspot.com/_hXjhQ1_xjuQ/Shrjl3dTkiI/AAAAAAAAHeI/MnycvsqKMfU/s400/Point+d%27abus.JPG

Écrit par : le meuble chamboulé | jeudi, 03 septembre 2009 11:15

Ecrit par : le meuble chamboulé | jeudi, 03 septembre 2009 11:15

Sans rire.

http://koltchak91120.wordpress.com/2009/08/12/les-heures-les-plus-sombres-de-notre-histoire/

Attention texte dégoutant, à ne lire qu'avec modération.

Un vocabulaire, les lopettes, racaille, bled, voyoucratie
Cela arrive en ce moment près de chez vous.

Écrit par : nef des fous | jeudi, 03 septembre 2009 11:25

Ecrit par : nef des fous | jeudi, 03 septembre 2009 11:02

"Il prend envie de marcher à quatre pattes, quand on lit votre ouvrage !"

Super le modèle de socièté proposé par les ultra-gauchos, retourner à
l'état sauvage, vivre comme des primitifs arborigènes ou indiens. A quand
l'éloge du cannibalisme dans les tribus africaines anti-libérales ???

Écrit par : Sly | jeudi, 03 septembre 2009 11:30

Ecrit par : Sly | jeudi, 03 septembre 2009 11:30

Moi je ne propose aucun modèle de société dans mon commentaire, je me contente de démontrer qu'incontournable est un grand mot allègrement contourné par des peuples qui ont fait ce choix de société.

C'est bizarre tu ne nous parles pas du génocide des indiens comme primat d'un modèle de société que tu aimes tant. il faut dire que la colonisation tu adores cela;-)))

Écrit par : nef des fous | jeudi, 03 septembre 2009 11:41

l'éloge du cannibalisme dans les tribus africaines anti-libérales ???

Ecrit par : Sly | jeudi, 03 septembre 2009 11:30

Ahhhh ces bonnes tribus africaines, bien mieux à même de cultiver le coton dans les plantations ou l'arachide en Afrique, l'esclavage et la colonisation étant le prix à payer de leur rééducation.

Écrit par : nef des fous | jeudi, 03 septembre 2009 11:49

Ecrit par : Sly | jeudi, 03 septembre 2009 11:30

Tu as oublié les petites chinoises aux pieds bandés qui maintenant ont gagné le droit en échange de la liberté de leurs orteils de trimer jour et nuit dans les usines.

On a rien sans rien, c'est le principe incontournable du rapport de production marchand.

Écrit par : nef des fous | jeudi, 03 septembre 2009 11:53

Dans les commentaires

Les policiers municipaux privés de pistolet Taser

Thierry H.
02.09.09 | 18h40

La populace n’aime pas sa police ? Une bonne distribution de coups de fouet électrique à ces ingrats et vous verrez qu’ils vont l’adorer. Quelques coups encore et ils lui mangeront dans le main. C’est beau l’amour de son prochain. Presque aussi beau qu’un coucher de soleil sur des barbelés ensanglantés.

Écrit par : patrice | jeudi, 03 septembre 2009 12:09

Ecrit par : Nicks | jeudi, 03 septembre 2009 01:49

Tu entres dans ce que Marx a appelé le "fétichisme de la marchandise" où le rapport fondamental serait économique. Dans la représentation que ce sont font les hommes de l'économie, les lois économiques seraient des lois éternelles et naturelles et les rapports économiques sont perçus comme des rapports de physique sociale. Nécessité pour les capitalistes d'accroître leur capital et pour les politiques nécessité de la croissance et du développement économique, toujours perçues comme des necessités objectives, absolues et indépendantes des hommes.

http://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9tichisme_de_la_marchandise

Écrit par : nef des fous | jeudi, 03 septembre 2009 12:30

il faudrait qu'Hortecroix de Feux dépose plainte contre l'Institut Médico-Légal pour diffamation de la police.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/09/03/une-enquete-met-en-doute-la-version-policiere-d-un-deces-en-garde-a-vue_1235147_3224.html

Écrit par : nef des fous | jeudi, 03 septembre 2009 13:10

C'est magnifique

"La réunion peut être le vrai commencement de la fin des discussions"

Pascal Lamy (du Commerce)

Écrit par : nef des fous | jeudi, 03 septembre 2009 13:19

Ecrit par : nef des fous | jeudi, 03 septembre 2009 12:30

20/20

Cela dit, la question est évidemment complexe et profonde et nécessiterait de longs développements.

Donc juste en passant: les différents rappels "anthropologiques" que tu as fait ( ainsi que d'autres ) sont en effet parfaitement opportuns, mais pour bien faire comprendre à Nicks le point de désaccord philosophique et théorique radical , il faudra sans doute revenir sur :

qu'est ce qu'un rapport social?
comment le rapport social d'échange marchand qui est derrière "le fétiche de la marchandise", qui en lui-même n'a rien d'aliénant, mais n'est pas pour autant "dans la nature humaine", peut devenir aliénant et agent de domination ?
donc bien comprendre que l'effort du matérialisme historique de marx a consisté à dégager précisément "l'historicité" de la réduction et de l'occultation "idéologique" de ce rapport social là ... au service de sa reproduction dans une certaine modalité (capitaliste) conjoncturelle et historiquement déterminée,
de bien voir que la pensée de marx, au prix d'un énorme travail destiné à établir "en raison" le bien fondé de sa philosophie ( c'est tout le travail, sans précédent, du "capital" qui décrit et fonde tout ça sur le mode de la connaissance économique et historique) ,
toute cette pensée débouche précisément sur le fait qu'il n'y a aucun régime de nécessité "ontologique" là dessous, que l'homme n'est "en soi" ni bon ni mauvais, qu'il n'existe rien de tel qu'une "nature" qui le destinerait, en tant qu' "être social" à une "condition" où il serait déterminé "essentiellement" par l'égoïsme individuel revendiqué par le libéralisme capitaliste.
( dans le même ordre d'idée, Freud évidemment en a rajouté une couche , mais c'est une autre histoire ...)

Au delà il faudrait sans doute reprendre même ( comme le fait Lukacs) la question du "genre" au sens de genre humain, de la "généricité muette", de la "finalité sans fin", tel que le problème est évoqué déjà chez Kant ...
Et voir que toute l'histoire, l'histoire de l'esprit comme disait Hegel, est celle du le création "continuée" , "processuelle" de cette "généricité", et qu'elle est "en cours" ...
Bon on verra ça plus tard.

Écrit par : urbain | jeudi, 03 septembre 2009 13:34

Qui a dit :

"L'un des enjeux clés du sommet de Pittsburgh sera de concevoir l'architecture d'un cadre de régulation internationale pour le secteur financier afin qu'il soit au service de l'investissement et de la croissance."

Urbain

Angela Merkel Gordon Brown Nicolas Sarkozy

Nicks

Marx2009

Écrit par : Jeu | jeudi, 03 septembre 2009 13:37

Marx, Kant, Freud et Hegel cités dans trente lignes d'intervention, bonjour l'avis perso lol .

Écrit par : Tong UMP | jeudi, 03 septembre 2009 14:17

Ecrit par : Tong UMP | jeudi, 03 septembre 2009 14:17

L'avis perso d'une tong UMP se juche t'il plus haut que le bas de la talonette de Sarko ?

Écrit par : nef des fous | jeudi, 03 septembre 2009 14:39

Tout avis se réclamant de l' UMP jouit d'une excellence hors du commun, toutes proportions gardées des dimensions de ladite talonnette dont j'ignore les mensurations, mais que j'imagine trés grandes au vu de la démarche charmante de notre vénérable et adoré président de la république, de la relance et du glamour, lorsqu'il chausse ces échasses à pom-pom.

Écrit par : Tong UMP | jeudi, 03 septembre 2009 15:15

Et voir que toute l'histoire, l'histoire de l'esprit comme disait Hegel, est celle du le création "continuée" , "processuelle" de cette "généricité", et qu'elle est "en cours" ...
Ecrit par : urbain | jeudi, 03 septembre 2009 13:34

Ah ! Si Hegel l'a dit, c'est que c'est forcément vrai ! ;-)))

Tiens ! Une observation de Cui cui le philo z'œuf :

Comment se fait il qu'après tant de réflexions et d'œuvres, entre autres, aussi éminentes que celle de Marx, Kant, Freud et Hegel, le monde soit encore dans un état aussi critique et les institutions politiques toujours identiques voire régressives par rapport à celles de l'Antiquité grecque ?

Conclusion : toujours modestie garder... Même vous, philosophes de l'au-delà qui nous hantez !

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | jeudi, 03 septembre 2009 15:20

Ecrit par : cui cui fit l'oiseau | jeudi, 03 septembre 2009 15:20

Faudrait-il que pour t'apparaître modestes, les philosophes se soient abstenus de philosopher ?

Tu as raison après mai 68, liquidons la pensée, comme dirait Kouchner, cela gêne.

Écrit par : nef des fous | jeudi, 03 septembre 2009 15:39

"Comment se fait il qu'après tant de réflexions et d'œuvres, entre autres, aussi éminentes que celle de Marx, Kant, Freud et Hegel, le monde soit encore dans un état aussi critique et les institutions politiques toujours identiques voire régressives par rapport à celles de l'Antiquité grecque ?"


Bordel à queue, ça c'est une bonne question, le piaf.

Écrit par : Tong UMP | jeudi, 03 septembre 2009 15:44

Ecrit par : Tong UMP | jeudi, 03 septembre 2009 15:44

"Le monde est dangereux à vivre non à cause de ceux qui font le mal mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire." Albert Einstein.

Écrit par : nef des fous | jeudi, 03 septembre 2009 15:58

La fille du banquier se tapait un arabe ?

Écrit par : frère odm | jeudi, 03 septembre 2009 17:05

mmmmpppfffffff, lol

Écrit par : frère odm | jeudi, 03 septembre 2009 17:06

Tu as raison après mai 68, liquidons la pensée, comme dirait Kouchner, cela gêne.
Ecrit par : nef des fous | jeudi, 03 septembre 2009 15:39

Cela ne gêne pas mais apparemment cela ne fait pas avancer non plus...

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | jeudi, 03 septembre 2009 17:29

Ecrit par : frère odm | jeudi, 03 septembre 2009 17:05

DIEU EXISTE !

La preuve : une apparition miraculeuse !

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | jeudi, 03 septembre 2009 17:31

Le monde est dangereux à vivre non à cause de ceux qui font le mal mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire." Albert Einstein.

Ecrit par : nef des fous | jeudi, 03 septembre 2009 15:58

Belle citation qui, aisément contournée, donne un sens plus réaliste :
"Le monde est dangereux à vivre non à cause de ceux qui regardent et laissent faire mais à cause de ceux qui font le mal." Cui cui

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | jeudi, 03 septembre 2009 17:35

"Le monde est à vivre dangereux à cause de ceux qui regardent faire mais laissent le mal et à cause de ceux qui font "non !". Anonyme.

Écrit par : Belle marquise, vos beaux yeux... | jeudi, 03 septembre 2009 17:45

Comment se fait il qu'après tant de réflexions et d'œuvres, entre autres, aussi éminentes que celle de Marx, Kant, Freud et Hegel, le monde soit encore dans un état aussi critique et les institutions politiques toujours identiques voire régressives par rapport à celles de l'Antiquité grecque ?

Ecrit par : cui cui fit l'oiseau | jeudi, 03 septembre 2009 15:20

Si tu les avais lu, je pense que tu ne poserais pas ce genre de question.
Et si ce genre de lecture était plus répandue, on se porteraient tous mieux...
Pour ta peine, une citation de Albert Einstein ( pour changer) :

"plus je lis auteurs grecs, plus je me rends compte que rien de semblable au monde n'a existé depuis.
Comment une personne éduquée peut-elle rester à l'écart des grecs ?
J'ai toujours été bien plus intéressé par eux que par la science."

Interview au New-Yorker.
cité par Augustin d'Humières, en exergue de son superbe et bidonnant récit ( de prof de grec en banlieue ) à paraître chez grasset :
"Homère et Shakespeare en banlieue"

Écrit par : urbain | jeudi, 03 septembre 2009 17:49

Ecrit par : urbain | jeudi, 03 septembre 2009 17:49

Le monde se porte bien grâce aux sociaux-démocrates,capables de pensées fulgurantes telles

"La réunion peut être le vrai commencement de la fin des discussions"

Pascal Lamy (du Café du Commerce)

Pourquoi lire des philosophes alors que l'on nous propose de si concrètes propositions chargées d'un réalisme ambitieux ?

Écrit par : nef des fous | jeudi, 03 septembre 2009 17:56

Ah ! Si Hegel l'a dit, c'est que c'est forcément vrai ! ;-)))

Cui cui le philo z'œuf :

Hegel et aussi Marx, mais c'est surtout de leur commentaire par Lukacs que je parle ici.
Tous grands lecteurs des grecs.
Mais c'est surtout vrai par ce que difficilement contestable.

Écrit par : urbain | jeudi, 03 septembre 2009 17:57

Ecrit par : nef des fous | jeudi, 03 septembre 2009 17:56

C'est vrai , au fond pourquoi des "maîtres à penser" , quand chaque jour nous voyons davantage, au travers de nos "dirigeants" et "faiseurs d'opinion", que penser ne sert plus à rien, et que ça n'est plus du tout utile ( et même déconseillé) pour parler, produire des idées et opinions et les voir multimédiatisés de par le monde, en étant grassement rétribués en échange.

Écrit par : urbain | jeudi, 03 septembre 2009 18:03

Ecrit par : frère odm | jeudi, 03 septembre 2009 17:06

LOL !!!

Écrit par : Sly | jeudi, 03 septembre 2009 18:03

"plus je lis auteurs grecs, plus je me rends compte que rien de semblable au monde n'a existé depuis.
Comment une personne éduquée peut-elle rester à l'écart des grecs ?
J'ai toujours été bien plus intéressé par eux que par la science." d'Albert Einstein

Là, comment ne pas acquiescer. Évidemment. Et je continue à lire Platon...

Le reste qui te dit que je ne l'ai pas lu en partie ?
Mais pour ce qui m'en est resté ? pffff !

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | jeudi, 03 septembre 2009 18:03

Ecrit par : frère odm | jeudi, 03 septembre 2009 17:05
Ecrit par : frère odm | jeudi, 03 septembre 2009 17:06

mrd!.. je vieillis là.. je n'ai plus d'humour

Écrit par : le meuble du coin | jeudi, 03 septembre 2009 18:09

Ecrit par : nef des fous | jeudi, 03 septembre 2009 17:56

Il existe tout de même quelques axiomes qui nous aident, et surtout nous dispensent, à penser le monde, le futur, Dieu et le cancer de la prostate.

Le capitalisme est indépassable.
L'argent est le nerf de la guerre.
Ton frère est préférable à ton voisin, ton voisin est préférable à Mamadou.
La richesse des riches enrichit les pauvres.
Le monde court à sa perte, il faut une taxe.
Il faut voter.
Les arabes, y sont pas comme nous.
Le travail est une valeur.
C'est vrai, j'ai vu les images à la télévision.
On paie les jours de grève des fonctionnaires.
Les régularisations de clandestins créent un appel d'air (et on ne peut pas accueillir toute la misère du monde).
Les révolutions finissent mal.
C'est nous qu'on paie.
Sarkozy travaille beaucoup.
La grève, c'est une prise en otages.
On y peut rien, c'est comme ça, hein.

Écrit par : Hervé Ritey | jeudi, 03 septembre 2009 18:10

Il y a une autre citation d'interview, en exergue du livre de d'Humières, juste après celle de Albert Einstein :

"Vous avez le droit d'étudier les langues anciennes. Mais pourquoi le contribuable devrait payer pour ça ?"
Nicolas sarkozy
interview à "20 minutes"

Écrit par : urbain | jeudi, 03 septembre 2009 19:23

je vieillis là.. je n'ai plus d'humour
Ecrit par : le meuble du coin | jeudi, 03 septembre 2009 18:09

Idem

Écrit par : (ne pas confondre) | jeudi, 03 septembre 2009 19:39

"Vous avez le droit d'étudier les langues anciennes. Mais pourquoi le contribuable devrait payer pour ça ?"
Nicolas sarkozy
interview à "20 minutes"
Ecrit par : urbain | jeudi, 03 septembre 2009 19:23

Il y a aussi :

« Dans l'histoire du cinéma, on a eu la période péplum, on a eu la période film de guerre, et puis plus rien. »

(Nicolas Sarkozy, interviewé par Jean-Jacques Bernard, le 17 juillet 2000 à 8h44, sur France Inter.)

Écrit par : (ne pas confondre) | jeudi, 03 septembre 2009 19:41

Ecrit par : (ne pas confondre) | jeudi, 03 septembre 2009 19:41

Pas mal , non plus ( sidérant)... je la connaissais pas, mais manifestement en la matière il a de la ressource...

On comprend que la mite errante se soit précipitée pour servir ce mécène éclairé.

Écrit par : urbain | jeudi, 03 septembre 2009 20:00

Idem

Ecrit par : (ne pas confondre) | jeudi, 03 septembre 2009 19:39

moi également, mais il s'est sans doute trompé de "bon produit américain" (d'élargissement de la conscience), et sur les conseils perfides de son disciple pervers il a du confondre les poppers avec son peyotl habituel.

Écrit par : urbain | jeudi, 03 septembre 2009 20:03

@Nef et Urbain

Ah, revoilà le bon sauvage...Dis moi, Nef, sans commenter le retour aux sources que tu préconises implicitement, tes exemples de sociétés qui refusent où même plutôt qui ignorent la notion de marchandise, caractérisent-ils des ensembles irréligieux et ouverts ? Je précise qu'elles me sont sympathiques ces sociétés mais je devine quelque petites contradictions à la philosophie marxiste qui ont suscité mes questions...

Puisqu'il est si facile de réduire mon raisonnement à un refus de la pensée, je me demande si au contraire et en usant de la même mesure argumentaire, ta relation à tes maîtres à penser ne serait pas un peu mystique...

Quant à moi, je précise une nouvelle fois mes dires : mon idéal de société ne donne pas la priorité au marchand, bien au contraire puisqu'elle soustrait au marché des secteurs qu'elle juge vitaux, donc qu'elle primo-hiérarchise. En revanche, je crois qu'il faut préserver la liberté de pouvoir vendre, en même temps que celle de pouvoir échapper à la sphère marchande (moi qui est pour le moins réfractaire à l'idée même de marchandage, qui ne goûte que naturellement très peu la compétition ou la concurrence, il ne m'est quasiment jamais venu à l'esprit de prendre profession en dehors du public. Je constate en revanche que nos deux trotskystes (?) eux sont à la fois capitalistes et marchands. J'avoue ma perplexité...)

Il se trouve que ce relatif équilibre a existé dans un modèle social qui était celui de la France d'après 45 et sous des formes assez proches mais qui se sont dégradées plus vite dans le reste de l'Europe continentale hors pays de l'Est, y compris en Scandinavie. On pourra sans doute trouver fragments d'explication dans l'histoire de notre pays, sa passion pour la politique notamment.

Il apparaît également que ce modèle a été consciencieusement raboté y compris par ceux qui s'en réclamaient et auxquels on m'associe aujourd'hui à de simples fins de salissure, oubliant ainsi tout ce que j'ai pu produire sur ce blog et ailleurs, donc toute l'intransigeance que j'ai pu montrer face à la logique du TOUT marché. Nul pas en dehors du dogme sinon procès en sorcellerie...

Une chose est sûr, je m'éloigne définitivement du NPA si vous en êtes représentatifs (tiens au passage, un parti révolutionnaire qui accepte le jeu démocratique, ce n'est pas étrange ? Alors que je partage naturellement la défiance envers le système représentatif qui est le nôtre et qui ne saurait se confondre avec la notion d'Etat par ailleurs.)

Urbain, je suis relativement triste de constater les nombreux parallèles entre ton discours et celui que me servent les économicistes que je croise chez Quatremer par exemple. Mêmes arguments d'autorité assénés dans l'espoir d'impressionner le profane, même dogmatisme maquillé d'universalité de la pensée, dans un cas philosophique dans l'autre économique, mêmes tentatives d'entrainer le contradicteur insolent dans une dialectique violemment monodisciplinaire pour se réserver l'avantage des référentiels. (finalement néolibéraux et marxistes partagent l'idéal d'une société sans classe, c'est ce qu'ils disent du moins, on sait ce qu'il en est en réalité, Urbain et Fukuyama s'en réfèrent à Hegel pour prévoir la fin de l'Histoire, ils ont des tas de points communs ces gens là finalement...)

Il est bien évident que n'étant pas maintenant un poulet de l'année, je sais m'échapper de ce genre de piège et faire confiance à mon simple sens de la logique.

Ce qui nous conduit à la pertinence d'une canalisation du marché comme a pu l'être la loi Lang qui a bel et bien été effective dans le cadre d'une économie de marché dite mixte. Sachant que la préservation de large secteurs publics est structurant, la réalisation d'un équilibre entre dominants et dominés est largement possible (tu me demandais l'autre jour d'où je tenais cette idée que le lissage des inégalités permettait un amoindrissement substantiel des tensions sociales, tu n'auras qu'à chercher sur le net les études sur ce sujet notamment à propos des pays scandinaves. Mais je suppose que tu avais fait plus que parcourir le rapport OCDE sur la croissance et les inégalités que j'ai cité des dizaines de fois sur la toile et qui concluait ce que tu sais. Bizarrement à l'époque nul voix n'est venue philosophiquement me remettre en place en stigmatisant une accointance suspecte avec une organisation néolibérale et ma défense d'un système corrompu)

Ce qui m'amène à ma conclusion : j'ai toujours énoncé sans ambiguité le modèle auquel j'aspirais et jamais, je ne dis bien jamais, je ne suis revenu sur mes convictions, pas même bien entendu quand je dis, avec un zest de provocation, que je ne vois pas de solution tenable strictement en dehors du capitalisme et strictement hors marché. Je continue pourtant à me réclamer de Marx pour une partie de sa pensée, la lutte des classes notamment mais bien évidemment pas son aboutissement.

Sur ce...

Écrit par : Nicks | jeudi, 03 septembre 2009 20:30

"Et si ce genre de lecture était plus répandue, on se porteraient tous mieux..."
Ecrit par : urbain | jeudi, 03 septembre 2009 17:49

En étudiant tes propositions, en lisant tes analyses et en observant tout ce que tu fais de tes connaissances, je ne parviens toujours pas à m'en convaincre...

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | jeudi, 03 septembre 2009 20:37

« Dans l'histoire du cinéma, on a eu la période péplum, on a eu la période film de guerre, et puis plus rien. »

En quoi est-ce faux ?

Écrit par : Pep, l'homme | jeudi, 03 septembre 2009 20:43

Kolossal !

http://www.lepost.fr/article/2009/09/03/1680846_la-sex-tape-d-adolf-hitler.html

Écrit par : Houuuu | jeudi, 03 septembre 2009 20:55

Pour vos cadeaux de fin d'année (Nef, Agathe, Urbain, NPC, odm, Nicks, Tong, tgb entre autres) j'attends vos commandes...

Dépêchez vous, je suis surbooké !

http://www.topito.com/top-16-des-pires-design-de-mobilier-et-objets-de-deco-interieure

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | jeudi, 03 septembre 2009 21:05

Ecrit par : cui cui fit l'oiseau | jeudi, 03 septembre 2009 20:37

ça n'est sans doute pas sans rapport avec tes (candides) questions et tes (!!!) réponses relevant précisément de ces (non)lectures.

Écrit par : urbain | jeudi, 03 septembre 2009 21:29

mrd!.. je vieillis là.. je n'ai plus d'humour
Ecrit par : le meuble du coin | jeudi, 03 septembre 2009 18:09

Idem
Ecrit par : (ne pas confondre) | jeudi, 03 septembre 2009 19:39

Pas mieux...

Écrit par : sarah | jeudi, 03 septembre 2009 21:40

Pas mieux...

Ecrit par : sarah | jeudi, 03 septembre 2009 21:40

Oui notre brave frère odm ne semble pas au mieux de sa forme, sans doute "l'effet nicks".

Écrit par : urbain | jeudi, 03 septembre 2009 21:57

odm s'est vu récemment offrir le blu-ray de "La vie est belle" de Benigni et ne cesse de se pisser de rire dessus depuis.

Écrit par : Gag ! | jeudi, 03 septembre 2009 22:09

http://cache.20minutes.fr/img/photos/20mn/2009-09/2009-09-03/article_sarko-duflot.jpg

Écrit par : hi hi | jeudi, 03 septembre 2009 22:15

Ecrit par : Nicks | jeudi, 03 septembre 2009 20:30

Mon cher Nicks, tu es devenu un révisionniste aux yeux des derniers marxistes qui hantent le Village des NRV, dernier endroit au monde où Marx y dispose d'une stèle vivante en la personne d'Urbain !

Désormais, n'oublie jamais de regarder par dessus ton épaule, les sicaires t'observent... Prêts à te faire payer le prix de ta trahison philosophique au prix fort !

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | jeudi, 03 septembre 2009 23:06

B. Roger-Petit tenterait-il de défier cui cui sur le terrain des photomontages affreux, mal foutus ?

http://www.lepost.fr/article/2009/09/03/1680050_taxe-carbone-sarkozy-fillon-valls-rocard-et-cohn-bendit-arthus-bertrand-inglorious-carboniseds.html

Téméraire Roger-Petit.

Écrit par : Faute aux chopes | jeudi, 03 septembre 2009 23:10

http://www.lepost.fr/article/2009/09/03/1681007_trolls-d-l-extreme-droite-depolluons-le-post.html

Comment peut-on lire les articles (à quelques exceptions près) et surtout les commentaires de ce site ?
Aucun intérêt.

Écrit par : Les fachos, c'est pas rigolo | jeudi, 03 septembre 2009 23:25

photomontages affreux, mal foutus ?
Ecrit par : Faute aux chopes | jeudi, 03 septembre 2009 23:10

Parfois vrai mais pas toujours.

Et puis je n'ai pas le temps, hélas, d'écrire et de réaliser un photomontage parfait, puis de travailler, puis de vivre...

Je ne suis pas un pro de photoshop que je n'utilise d'ailleurs pas !

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | jeudi, 03 septembre 2009 23:25

Ecrit par : cui cui fit l'oiseau | jeudi, 03 septembre 2009 23:25

Blague. Le photoshop moche qui bave, c'est un style. Roger-Petit s'y essaie mais ne peut dépasser le maître.

Écrit par : Faute aux chopes | jeudi, 03 septembre 2009 23:28

Ecrit par : Nicks | jeudi, 03 septembre 2009 20:30

« Je précise qu'elles me sont sympathiques ces sociétés mais je devine quelque petites contradictions à la philosophie marxiste qui ont suscité mes questions... »

Je n’ai pas à répondre pour nef, qui certainement s’en chargera fort bien elle-même, si elle le juge utile, mais quant à moi je ne comprends pas le sens de cette dernière phrase ...

« Puisqu'il est si facile de réduire mon raisonnement à un refus de la pensée, je me demande si au contraire et en usant de la même mesure argumentaire, ta relation à tes maîtres à penser ne serait pas un peu mystique... »

Sans doute te poses-tu ce genre de question par ce que tu n’as pas lu ( ou pas compris ?) ce qui était écrit. Relis ou réfère cette critique avec un passage de mon commentaire qui pourrait la justifier (une chose que je m’applique à faire, à l’inverse de ta propre pratique).

Je précise quand même que dans ton cas, et de mon point de vue ( encore une fois nef a sa propre autonomie , là comme ailleurs, et l’a maintes fois démontré) que dans ton cas donc il ne s’agit pas d’un « refus » de penser, mais d’un « déni », ce qui est fort différent d’autant que j’emploie ce terme en l’affectant de toutes les nuances psychopathologiques qui peuvent lui être associées.

« Quant à moi, je précise une nouvelle fois mes dires : mon idéal de société ne donne pas la priorité au marchand, bien au contraire puisqu'elle soustrait au marché des secteurs qu'elle juge vitaux, donc qu'elle primo-hiérarchise. En revanche, je crois qu'il faut préserver la liberté de pouvoir vendre, en même temps que celle de pouvoir échapper à la sphère marchande (moi qui est pour le moins réfractaire à l'idée même de marchandage, qui ne goûte que naturellement très peu la compétition ou la concurrence, il ne m'est quasiment jamais venu à l'esprit de prendre profession en dehors du public. »

Voilà une fois encore un salmigondis aussi confus qu’incohérent, résultant de manière assez prévisible de la désinvolture un peu niaise ( et involontaire ?) avec laquelle tu entasses vaille que vaille des notions et concepts assez mal maîtrisés. Mais on a quand même la démonstration ( cf. «mon idéal de société ne donne pas la priorité au marchand » ) que tu es bien dans la posture du déni, en l’espèce le déni de considération de ce qu’on te serine depuis un bon moment : l’être social comme histoire des rapports sociaux.
On ne joue pas, ici (dans le réel, dans la « vraie vie ») « à la marchande » . Il n’y a pas « les marchands et les clients », pas davantage « les producteurs et les consommateurs » . Il y a des rapports sociaux, il y a des « marchandises » et il y des « rapports de production » et des « rapports marchands ». Les grandes personnes parlent comme ça…pas forcément les économistes, mais Lordon reconnaît lui-même « qu’il se soigne ».
Personne n’échappe à ça et singulièrement dans le contexte que tu approuves pleinement ( sur la base de tes deux axiomes , désormais clairement affirmés : « nécessité du capitalisme , et nécessité du marché »). D’autant que le « rapport marchand », qui est en réalité un moment du « rapport de production » général (qui a permis et conditionné cet échange et se conclue provisoirement en lui), n’a évidemment rien à voir avec le « marchandage » ou les « marchands » (encore une fois on n’est plus en train de jouer à la marchande).
Il s’agit d’ établir un rapport social d’échange où la « valeur », c’est à dire la fixation des termes de l’échange ( donc la nature concrète du rapport à ce stade final de la longue chaine de production) est supposée fixée non pas par « marchandage » ou une « négociation » quelconque, encore moins par le contexte social ou une quelconque nécessité d’usage ou de convention, mais « par avance » et par une instance que l’idéologie dominante ( requise absolument pour faire « marcher » tout ça) objective dans ce qu’elle appelle « une marchandise ». Cette instance « régulatrice » qui est supposée « valoriser au mieux et au plus juste » l’objectivation du rapport nommée « marchandise », c’est … « le marché », arbitre ultime, et qui à ce titre n’est pas déterminé par les agents , les protagonistes de l’échange (pas plus qu’ils ne sont supposés déterminer la « valeur »), mais au contraire les détermine … eux.
Et ce rapport, s’il est « clair » quand tu passes à la caisse du « commerçant », l’est sans doute moins dans l’ensemble des rapports sociaux économiques, où pourtant il n’est pas moins présent et déterminant, et spécialement mon bon Nicks, dans ta propre activité quotidienne, et pas seulement quand tu « passe à la caisse » mais dès le matin quand tu pars bosser au volant de ton fringant véhicule (voire même bien avant mais je ne veux pas être indiscret) , et pour toute ta journée de labeur.
Tout le couplet qui précède est donc un péroraison confuse sur ce mode du déni, mais elle est très heureusement conclue dans une expression parfaitement claire :
« Je constate en revanche que nos deux trotskystes (?) eux sont à la fois capitalistes et marchands. J'avoue ma perplexité...) »
Je ne sais pas qui et le deuxième de ces trotskystes( ?), mais assurément je ne suis pas le premier non plus . Capitaliste et marchand je le suis , et d’autant plus et d’autant mieux que selon tes propres abaques je dois d’autant moins m’en offusquer que tu nous a affirmé que c’etait une inéluctable et double nécessité. Une nécessité pas moins pour moi, que … pour toi (comme pour nous tous) si on suit ton ordre des nécessités ( sans même nous référer à la « nature humaine » dont nous savons pourtant quel rôle éminent elle joue dans ta construction).
Ta perplexité est donc bien un symptôme supplémentaire de ta névrose de « déni », dont la pathologie s’exprime en t’interdisant de reconnaître les conséquences mêmes des « lois d’airain » que tu nous a toi-même fixé, quand elles se présentent à toi au détour de tes tentatives de raisonnement.

« […]Il apparaît également que ce modèle a été consciencieusement raboté y compris par ceux qui s'en réclamaient et auxquels on m'associe aujourd'hui à de simples fins de salissure, oubliant ainsi tout ce que j'ai pu produire sur ce blog et ailleurs, donc toute l'intransigeance que j'ai pu montrer face à la logique du TOUT marché. Nul pas en dehors du dogme sinon procès en sorcellerie... »
Je vais être bref sur ce coup là, mon bon Nicks (il est tard et ce pensum dure un peu) , le marché c’est assez simple , pour quelqu’un qui part des présupposé que tu nous a exposés : « le marché : tu l’aimes ou tu le quittes »

« Une chose est sûr, je m'éloigne définitivement du NPA si vous en êtes représentatifs (tiens au passage, un parti révolutionnaire qui accepte le jeu démocratique, ce n'est pas étrange ? Alors que je partage naturellement la défiance envers le système représentatif qui est le nôtre et qui ne saurait se confondre avec la notion d'Etat par ailleurs.) »

Le NPA peut respirer…car la réponse est que je ne suis ni membre, ni sympathisant, ni « représentatif » d’aucun parti et singulièrement pas le NPA (toujours pour ce qui me concerne) . Donc ce sympathique parti garderait toutes ses chances de te recruter n’eut été le petit problème qu’il y aurait pour une organisation nommément ANTICAPITALISTE à se reconnaître dans tes deux axiomes bien connus.

« Urbain, je suis relativement triste de constater les nombreux parallèles entre ton discours et celui que me servent les économicistes que je croise chez Quatremer par exemple. […](finalement néolibéraux et marxistes partagent l'idéal d'une société sans classe, c'est ce qu'ils disent du moins, on sait ce qu'il en est en réalité, Urbain et Fukuyama s'en réfèrent à Hegel pour prévoir la fin de l'Histoire, ils ont des tas de points communs ces gens là finalement...) »
Alors là, sois encore rassuré ! Tu peux recouvrer sans appréhension ton ancienne jovialité et effacer cette tristesse bien injustifiée, car je peux t’assurer que ton ami quatremerdes quant à lui ne risque aucunement de s’y reconnaître. Si tu as un doute quelconque, demande lui , il te l’ôtera bien vite.
Et pour ce qui est de Fukuyama, ta confusion (une de plus) montre que tu n’as pas lu mes commentaires, naguère , sur ce même blog relativement à ces questions « hégeliennes » ou que tu n’y a rien compris.
Donc sois rassuré là encore : je conchie Fukuyama et sa doctrine inepte, sans rapport avec Hegel, comme d’ailleurs en atteste le lien que j’avais pointé alors :
http://www.canalacademie.com/La-fin-de-l-histoire-selon-Hegel.html
et les références à Kojève.

« Il est bien évident que n'étant pas maintenant un poulet de l'année, je sais m'échapper de ce genre de piège et faire confiance à mon simple sens de la logique. »
Hélas, dussé-je entamer le bel optimisme que je viens pourtant de t’engager à recouvrer, je dois t’avouer que ces derniers temps tu nous a fourni de sérieuses raisons de ne pas t ‘accorder une bien grande confiance à cet égard.

« […] Mais je suppose que tu avais fait plus que parcourir le rapport OCDE sur la croissance et les inégalités que j'ai cité des dizaines de fois sur la toile et qui concluait ce que tu sais. Bizarrement à l'époque nul voix n'est venue philosophiquement me remettre en place en stigmatisant une accointance suspecte avec une organisation néolibérale et ma défense d'un système corrompu) »
Désolé , encore une fois , et sans doute pas la dernière, de te décevoir, mais la dernière des choses qui me seraient venues à l’esprit c’est bien de me farcir ce genre de daube … d’où sans doute l’absence de réaction qui semble tant te désappointer.

« Ce qui m'amène à ma conclusion : j'ai toujours énoncé sans ambiguité le modèle auquel j'aspirais et jamais, je ne dis bien jamais, je ne suis revenu sur mes convictions, pas même bien entendu quand je dis, avec un zest de provocation, que je ne vois pas de solution tenable strictement en dehors du capitalisme et strictement hors marché. »
Personne ne conteste que tu ai été parfaitement clair sur ce point … c'est même bien ton problème .
« Je continue pourtant à me réclamer de Marx pour une partie de sa pensée, la lutte des classes notamment mais bien évidemment pas son aboutissement ».
Tu peux t’en « réclamer » autant que tu voudras , c’est pas demain la veille qu’il te reconnaitra.( c’est à peu près comme si tu te « réclamais » auprès d’odm d’un christianisme fervent, tout en récusant la nature divine de jésus et sa résurrection …).

Je pense que seul notre éminent "nouveau philosophe" cuicui ( recyclé en mouche du coche ) saura trouver une cohérence dans ces postures d'antipodiste foireux.

Écrit par : urbain | jeudi, 03 septembre 2009 23:45

"Je pense que seul notre éminent "nouveau philosophe" cuicui"
Ecrit par : urbain | jeudi, 03 septembre 2009 23:45

Oui ! On m'appelle ?

Un problème à résoudre Urbain ? Une question existentielle te taraude ?

Je suis à ta disposition, mon ami Urbain !

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | vendredi, 04 septembre 2009 00:26

Ecrit par : Faute aux chopes | jeudi, 03 septembre 2009 23:28

C'est marrant ! Y a quelque chose qui me dit que tu m'aimes pas beaucoup, toi !...

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | vendredi, 04 septembre 2009 00:28

@Urbain

Amen

Écrit par : Nicks | vendredi, 04 septembre 2009 07:11

Ecrit par : cui cui fit l'oiseau | vendredi, 04 septembre 2009 00:28

Là n'est pas la question, d'autant que j'aime vos montages épais.

Écrit par : Pfiou | vendredi, 04 septembre 2009 07:26

Ecrit par : Nicks | vendredi, 04 septembre 2009 07:11

...ne sacrifie pas aux idoles."... ;-)

Écrit par : sarah | vendredi, 04 septembre 2009 12:20

Je m'adapte au discours...

Écrit par : Nicks | vendredi, 04 septembre 2009 15:46

Ecrit par : Nicks | vendredi, 04 septembre 2009 15:46

Parfois, il est préfèrable de se la fermer plutôt que de s'embarquer dans de longues discussions virtuelles et stériles... puisque, comme toujours ici, chacun restera sur ses positions :-}

Écrit par : sarah | vendredi, 04 septembre 2009 16:32

Urbain,

Parmi les daubes produites par l'OCDE, le rapport cité par Nicks est extrêmement intéressant en ce qu'il démontre (lapalissade pour les progressistes) que les Etats qui dépensent le plus en matière de sécurité sociale sont aussi ceux qui ont le niveau d'inégalité le plus faible (la France se rapprochant des pays nordiques, bien que dans les deux pays, les Etats sociaux soient en cours de démantèlement)... Voir l'OCDE contrainte d'admettre ce genre de choses est assez savoureux, au moins autant que le déclin de la part salariale dans le PIB par le FMI.

Je ne crois pas, par ailleurs, que la proposition de dédoublement des taux en matière de politique monétaire proposée par Lordon soit une mesure d'un marxisme échevelé... Dans le cadre contemporain de la faillite du néolibéralisme, l'un des enjeux n'est-il pas de créer un front de gauche conciliant le pensable et le possible, sans pour autant se faire accuser de Vincentpeillonisme... Le "radicalisme chic" est au moins aussi dangereux, écrivait Pierre que le "social-démocratisme" ventripotent.

Écrit par : Oysterhead | vendredi, 04 septembre 2009 20:05

Il s'agit des dépenses publiques et non des dépenses sociales (sans quoi il s'agirait d'une ultra lapalissade)...

http://www.oecd.org/dataoecd/48/9/41530189.pdf

... et de Pierre Bourdieu, inévitablement...

Écrit par : Oysterhead | vendredi, 04 septembre 2009 20:25

"[...] J'me sens coupable d'être né français, de parents français,
d'arrière-arrière... etc. grands-parents français, dans un pays où les indigènes
pendant l'occupation allemande écrivirent un si grand nombre de lettres
de dénonciation que les nazis les plus compétents et les mieux
expérimentés en matière de cruauté et de crimes contre l'humanité en furent
stupéfaits et même un peu jaloux
J'me sens coupable de pouvoir affirmer qu'aujourd'hui ce genre de
pratique de délation typiquement française est toujours en usage et je
prends à témoin certains policiers compatissants, certains douaniers
éc?urés, certains fonctionnaires de certaines administrations particulièrement
troublés et choqués par ce genre de pratique
J'me sens coupable d'imaginer la tête laborieuse de certains de mes
voisins, de certains de mes proches, de certaines de mes connaissances, de
certains petits vieillards crapuleux, baveux, bavards, envieux et
dérisoires, appliqués à écrire consciencieusement ce genre de chef-d'oeuvre
de l'anonymat
J'me sens coupable d'avoir une gueule à être dénoncé
Je me sens coupable, coupable ![...]"

Hubert-Félix Thiéfaine, Exercice de simple provocation avec 33 fois le mot coupable, album Le bonheur de la tentation.

je trouve que cette chanson résume très bien ma pensée.... La délation est un sport national en france...

Écrit par : Julie | vendredi, 04 septembre 2009 21:02

Ecrit par : Oysterhead | vendredi, 04 septembre 2009 20:05

« Parmi les daubes produites par l'OCDE, le rapport cité par Nicks est extrêmement intéressant en ce qu'il démontre (lapalissade pour les progressistes) que les Etats qui dépensent le plus en matière de sécurité sociale sont aussi ceux qui ont le niveau d'inégalité le plus faible (la France se rapprochant des pays nordiques, bien que dans les deux pays, les Etats sociaux soient en cours de démantèlement)... Voir l'OCDE contrainte d'admettre ce genre de choses est assez savoureux, au moins autant que le déclin de la part salariale dans le PIB par le FMI. »
Sincèrement, crois-tu vraiment que ce genre de truc va « m’informer » au sens classique du terme qui est « d’informer le jugement », de lui donner une « forme » … ?
Des données et rapports de ce genre n’ont d’intérêt hypothétique que pour convaincre les économistes où les gens comme Nicks ( ou toi ?) de choses depuis fort longtemps intégrées.
Il y a beau temps que ce prêche là est pour moi superflu et répétitif.
Les innombrables démonstrations multi-quotidiennes des contingences et contradictions de l’appareil idéologique confronté au réel « rationnel », relèvent plutôt pour moi de la triste soupe froide de l’aliénation , resservie malgré que j’en ai… ad nauseam.
Nulle « saveur » la dedans, et singulièrement pas celle de voir défaits d’éventuels adversaires, que j’ai depuis longtemps rejetés dans les ténèbres extérieures et les vaines niaiseries de l’économisme .

« Je ne crois pas, par ailleurs, que la proposition de dédoublement des taux en matière de politique monétaire proposée par Lordon soit une mesure d'un marxisme échevelé... »
J’en doute d’autant moins que je n’ai jamais dit, suggéré ou imaginé le contraire.
« Dans le cadre contemporain de la faillite du néolibéralisme, l'un des enjeux n'est-il pas de créer un front de gauche conciliant le pensable et le possible, sans pour autant se faire accuser de Vincentpeillonisme... »
Certainement pas ! Ce genre de position se donnant comme « réaliste » est en réalité la plus chimérique qui soit. Et il faut une bonne dose d’aveuglement et d’ignorance de l’hisdtoire pour arriver à croire de telles sornettes, spécialement après que les 30 dernières années nous aient démontré jusqu’à l’écœurement à quel point ce genre de « pis aller » était aussi illusoire que néfaste.
L‘enjeu est de « faire place nette », donc de débarasser le terrain de la charogne qui l’encombre, et qui semble d’ailleurs assez bien s’en charger elle-même.

« Le "radicalisme chic" est au moins aussi dangereux, écrivait Pierre que le "social-démocratisme" ventripotent. »
Sans doute , je conchie l’un comme l’autre, et pour moi ils sont deux faces d’un même Janus qui a pour nom nullitude.

Écrit par : urbain | vendredi, 04 septembre 2009 22:25

Au fait, à propos de "la fin de l'histoire, Hegel et Fukuyama", ce que j'en ai "vraiment" dit :
http://levillagedesnrv.20minutes-blogs.fr/badiouseries/
et il y a déjà un bon moment ...

Écrit par : urbain | vendredi, 04 septembre 2009 23:05

Ecrit par : Socrate | mercredi, 02 septembre 2009 18:30

Socrate ne l'a pas écrit, c'est Jean Gabin qui a rapporté ses propos

Écrit par : Mille Platon | samedi, 05 septembre 2009 02:21

Ecrit par : Mille Platon | samedi, 05 septembre 2009 02:21

Ce qu'on appelle une Doxa ...
qui donc prend parfois des détours inattendus, comme dans le cas de Gabin dont les convictions socratiques n'ont jamais clairement été établies.

Écrit par : urbain | samedi, 05 septembre 2009 08:01

Ecrit par : urbain | vendredi, 04 septembre 2009 22:25

"L'enjeu est de « faire place nette », donc de débarasser le terrain de la charogne qui l’encombre, et qui semble d’ailleurs assez bien s’en charger elle-même."

En es-tu certain ? Ne crois-tu pas qu'une offre programmatique (et démocratique) bien ficelée, fondée (pour ne parler que du système financier) sur des propositions comme celle de Lordon sur la création d'un système socialisé de crédit ou celle de Jorion sur l'interdiction des paris sur l'évolution des prix, ne faciliterait pas le départ - que je trouve pour ma part bien laborieux - des néolibéraux (de droite et de gauche) suffisants ? Offre qui pourrait être soumise à un contrôle populaire (pourquoi ne pas créer des jurys de citoyens tirés au sort, pour reprendre une invention grecque qui fonctionne en Allemagne, comme le montre Y. Sintomer) afin d'éviter les errements et revirements de la gauche complexée dès qu'elle arrive au pouvoir, comme l'a bien montré S. Halimi dans "Quand la gauche essayait"...

En gros, n'existe-t-il selon toi aucune sortie possible par une offre politique progressiste qui tende à une égalisation tendancielle des conditions de vie ? Il me semble que les programmes imposés par les partis de masse dès la fin du 19ème, et portés par les classes populaires ont pu déboucher sur des offres et des politiques concrètes visant cette égalisation (voir l'excellent livre d'A. Collovald, "Le populisme du FN. Un dangereux contresens")... Cette évolution impliquerait certes une socio-analyse des dirigeants de gauche tentant de mettre au jour les raisons (sociétalisation du PS) d'un revirement qui conduit à détruire les éléments (Etats sociaux) qui sont au coeur de leur histoire. Cet exerccice critique me semble vain pour ceux qui, comme Manuel Valls, considérent la mondialisation comme "naturelle" et "inéluctable", les politiques sécuritaires "inévitables" et la gentrification des quartiers populaires par les Whites et autres blancos fortement "désirable". En revanche, les tentatives du PG, Die linke etc. me semblent extrêmement intéressantes, notamment parce qu'elles reviennent aux origines du socialisme...

Écrit par : Oysterhead | samedi, 05 septembre 2009 08:50

Ecrit par : Oysterhead | samedi, 05 septembre 2009 08:50

« L'enjeu est de « faire place nette », donc de débarasser le terrain de la charogne qui l’encombre, et qui semble d’ailleurs assez bien s’en charger elle-même."
En es-tu certain ? »

Réponse évidemment OUI, du moins suis-je assuré de la nature de « l’enjeu », et cette conviction fondée sur une analyse théorique de base, a été validée et amplement certifiée par le constat tiré des trente dernières années.
Quand même un bé-mol : pour ce qui est de totalement faire confiance à la « gauche morale » pour que, rivalisant de « mollitude » et « nullitude », elle s’effondre sur elle même dans un pitoyable vaudeville ; chacun peut constater, sans effort particulier d’interprétation, que les choses vont bon train.
Mais pour ce qui est de la voir en tirer les conséquences et débarrasser d’elle-même le terrain, je reconnais qu’il faudra sans doute l’aider… un peu.

« Ne crois-tu pas qu'une offre programmatique[…] ne faciliterait pas le départ - que je trouve pour ma part bien laborieux - des néolibéraux (de droite et de gauche)? »
{…]
« En gros, n'existe-t-il selon toi aucune sortie possible par une offre politique progressiste qui tende à une égalisation tendancielle des conditions de vie ? »

Réponse, évidemment NON … sans même entrer dans le détail et prendre la peine d’apprécier la valeur intrinsèque d’une telle « offre » où même sa « faisabilité ». On peut dire sur des bases de simple raison « pratique » qu’un programme , singulièrement économique n’est qu’un « moyen » , pour parvenir à une « fin. Or quelle est cette fin ?
Comme je ma plais à le rappeler , citant l’EDN :
« En fait les hommes ne se mettent jamais durablement en mouvement pour abattre une organisation sociale par simple détestation de ce qui existe : il faut que d'une manière ou d'une autre ils possèdent une conception positive de la vie qu'ils veulent vivre. […] Cette conception positive, les prolétaires peuvent bien sûr l'acquérir dans la lutte même, la communauté qui en est le moyen dessinant les contours du but. Mais encore faut-il que les valeurs pratiques ainsi produites se transmettent dans un langage autonome et s'unifient dans un projet historique ».

En réalité tu nous présente le catalogue hétéroclite d’une « marchandise », dont ne voit pas très bien « à quoi elle sert », qui n’a ni producteur, ni consommateur, ni marché. Et surtout ça n’a rien à voir avec un projet au sens de ce qui peut déterminer une action proprement politique capable d’agréger des groupes humains autour d’ « une conception positive de la vie qu'ils veulent vivre » et orienter cette action .
Marx a fait, bien mieux que je ne saurais le faire la « critique de l’économie politique » : www.marxists.org/francais/marx/works/1857/08/km18570829.htm
Il y a ce passage de la préface ( point de départ de l’ontologie de l’être social de Lukacs) qui expose de manière concise et lumineuse les rôles respectifs de l’économie et de la politique dans l’ordre du projet d’émancipation, et définit ce que c’est que l’idéologie :
« dans la production sociale de leur existence, les hommes entrent en des rapports déterminés, nécessaires, indépendants de leur volonté, rapports de production qui correspondent à un degré de développement déterminé de leurs forces productives matérielles. L'ensemble de ces rapports de production constitue la structure économique de la société, la base concrète sur laquelle s'élève une superstructure juridique et politique et à laquelle correspondent des formes de conscience sociales déterminées. Le mode de production de la vie matérielle conditionne le processus de vie social, politique et intellectuel en général. Ce n'est pas la conscience des hommes qui détermine leur être; c'est inversement leur être social qui détermine leur conscience. À un certain stade de leur développement, les forces productives matérielles de la société entrent en contradiction avec les rapports de production existants, ou, ce qui n'en est que l'expression juridique, avec les rapports de propriété au sein desquels elles s'étaient mues jusqu'alors. De formes de développement des forces productives qu'ils étaient ces rapports en deviennent des entraves. Alors s'ouvre une époque de révolution sociale. Le changement dans la base économique bouleverse plus ou moins rapidement toute l'énorme superstructure. Lorsqu'on considère de tels bouleversements, il faut toujours distinguer entre le bouleversement matériel - qu'on peut constater d'une manière scientifiquement rigoureuse - des conditions de production économiques et les formes juridiques, politiques, religieuses, artistiques ou philosophiques, bref, les formes idéologiques sous lesquelles les hommes prennent conscience de ce conflit et le mènent jusqu'au bout.»

Les trente dernières années ont constitué une parfaite "leçon de chose" de la mise en oeuvre "d'offre" de ce genre qui se substitue à une praxis politique, fondée sur « une conception positive de la vie qu'on veut vivre ». On sait à quoi ça nous a menés...

Écrit par : urbain | samedi, 05 septembre 2009 23:20

Ayant connu le remboursement des avoirs juifs spoliés par les banquiers qui se les étaient mis à gauche, ou à droite, - remboursement sans les intérêts ayant courus durant 50 ans rassurez vous braves gens -, je peux vous dire que le zèle des banques est grand lorsqu'il s'agit de conserver par devers eux l'argent qui leur est confié, vu le nombre de gens qui étaient concernés. Peut-être les agents bancaires sont-ils intéressés à la conservation des avoirs de ceux qui ne seront plus en mesure de venir réclamer leurs sous !

Écrit par : Patrick Handicap expatrié | dimanche, 06 septembre 2009 15:48

Ecrit par : Patrick Handicap expatrié | dimanche, 06 septembre 2009 15:48

Pas bête cette remarque...

Écrit par : Prosper Youplaboum | dimanche, 06 septembre 2009 15:54

 
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