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lundi, 31 août 2009

La spéculation : le dopage du capitalisme ?

Dites les amis ?

L’autre jour, je regardais nonchalamment à la télévision la finale du 100 mètres hommes lors du Championnat du monde d’athlétisme et observait dubitatif ces gros bébés bodybuildés et musclés comme des statues grecques gonflées à l’hélium qui se sont élancés sous les hourras béats de journalistes conquis d’avance.

À l’annonce de la pulvérisation du record du monde (9’’ 58), les commentateurs sportifs, en transes, ont salué la performance d'Usain Bolt, avec moult glorifications, rejetant par avance avec dédain la suspicion de dopage qui, je cite, pourrait casser les rêves de chacun !

Mais le mauvais esprit, que je suis, pisse-froid s’il en est, n’a pas été très convaincu par la « guépardisation » naturelle de l'espèce humaine … Des exploits toujours plus surnaturels, une fuite en avant incessante vers la surpuissance musculaire, des produits dopants de plus en plus performants, toujours autant de gens contrôlés positifs. Bref, tout ceci me met un peu mal à l’aise. Jusqu’où iront ils ?

Et puis samedi, en parcourant des yeux les kiosques des journaux je suis tombé sur cette Une du Figaro  : une caricature de titre que je n'aurais même pas osé présenter sur mon pastiche du "Jivaro" tant elle est d'une connerie monumentale ! Imaginez ? L'optimisme retrouvé alors que tous les économistes sérieux appuyent comme des damnés sur le signal d'alarme...

Comment, par la barbichette de la momie de Lénine, peut on être en même temps un homme avisé, informé et un lecteur du Figaro ?

fig.jpgEt brutalement la révélation, que dis je, la grâce a touché ma gracile tête de linotte en faisant le rapprochement entre le niveau des journalistes du Figaro et celui des commentateurs sportifs du championnat du monde d'athlétisme !


Amis, ne voyez vous pas la concordance entre les deux vices que sont le dopage et la spéculation, maux qui minent cette société de l’illusion et du mensonge ?

 

  • Avec le dopage, vous obtenez toujours plus de performances et de gain ; avec la spéculation, plus de performances  et de gain en un minimum de temps !

  • Avec le dopage, les limites sont vite outrepassées et  l’issue peut être fatale ; avec la spéculation lorsque les limites sont franchies vous mettez  l’économie en péril !

  • Avec le dopage, si un seul compétiteur triche, il rafle tout et les autres sont forcés de recourir à des produits identiques pour accéder au même niveau : avec la spéculation, si une seule banque la pratique ou un seul pays l’autorise,  tous les autres sont obligés de suivre pour survivre !

  • Avec le dopage, le fric est le moteur principal des participants et des sponsors sans mentionner les problèmes futurs de santé des sportifs, avec la spéculation, le fric facile est l’unique carburant des actionnaires, banquiers sans tenir compte de l'intérêt de la population, des salariés et de la clientèle !

  • Le dopage comme la spéculation sont tellement rentrés dans les mœurs des élites sportives et économiques qu'on n'imagine difficilement une société cohérente abandonnant ces sinistres préceptes. Inéluctablement, la spirale infernale enclenchée ne pourra se boucler que par des bouleversements vitaux pour la santé des sportifs et par de réelles catastrophes sociales et humanitaires tant  les conservatismes dogmatiques ultra-libéraux, injectés depuis 30 ans dans des cerveaux peu critiques et formatés par l'enseignement,  sont tenaces !

  • Enfin dernier point commun et non le moindre, avec le dopage, l’idéal du sport, des valeurs humaines, de l’honnêteté et de l’intégrité sont bafoués ; avec la spéculation, ce sont les valeurs du travail, du progrès humain, de la cohésion sociale et de la compétence qui sont foulés aux pieds !


Malgré les cris et les appels de beaucoup, nos gouvernants et ceux qui pèsent font la sourde oreille.

Jusqu’à quand ? Faudra t-il encore créer de nouvelles taxes pour sauver les oligarchies financières ?

Faudra t-il que nous tombions tous dans le gouffre sans fin de la récession pour qu’ils comprennent ?

Il y a de quoi se désespérer.

Citoyens mortifiés par tant de médiocrité et d'égoïsme, croyez moi, vos élites ne vous méritent pas !

Alors, me direz vous ? La spéculation est elle la dope du capitalisme ultra-libéral ? Imaginez qu'on supprime brutalement chez un drogué dépendant, sa dose quotidienne ? À coup sûr, il risquerait un malaise sinon l'embolie ! Et voir le capitalisme financier s'écrouler, terrassé par une crise fatale, amis, vous l'avez bien compris, serait un spectacle bien trop épouvantable pour nos yeux...

C'est pour cette raison que contrairement aux vœux de certains économistes et de beaucoup de citoyens qui souhaiteraient un traitement rapide, la spéculation a encore quelques belles années devant elle, jusqu'à ce qu'une overdose fatale abrège enfin la lente agonie d'un système devenu incohérent et dévastateur  !

À après !


Cui cui, la linotte sans influence

Commentaires

Pour poursuivre la métaphore ou la comparaison, le capitalisme sans dopage serait donc une belle chose !? C'est la spéculation seule qui ternit ce si beau système ?

Écrit par : Hein ? | lundi, 31 août 2009 06:49

Ecrit par : Hein ? | lundi, 31 août 2009 06:49

Pauvre "hein ?" qui fait semblant de ne pas comprendre pour me faire un procès d'intention !

Ma conclusion est que le capitalisme sans spéculation ne peut plus survivre à l'heure actuelle !

C'est pourtant clair, merde alors !

Allez, pour mieux comprendre, tu relis "hein ?", hein ?

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | lundi, 31 août 2009 09:25

Ce qu'on qualifie de "spéculation" , généralement avec une nuance plus ou moins appuyée de réprobation, n'est rien d'autre que l'expression "pure" de l'économie de "marché", de la manière dont la "valeur" des choses est réputée fixée par un jeu "spontané" et "naturel", exprimé par le "rapport marchand", sur le modèle canonique de la "concurrence libre et non faussée".

ça n'est donc pas la "dope" du capitalisme, c'est son essence même, c'est l'expression ultime du "primat de la liberté" sur l'égalité, de "la guerre de tous contre tous" , de l'égoïsme individuel comme détermination finale des rapports sociaux, et de la récusation de tout "être social", posés en termes "brutalement" mais clairement économiques, sous le rapport "téléologique" de ses conséquences.
Il est très symptomatique et éclairant à cet égard qu'actuellement bouffon présente comme une "moralisation" ( l'autre masque de la "régulation") bouleversante une "réforme radicale" qui ne songe pas une seconde à récuser les "bonus" ( pourquoi n'utilise-t-on plus le terme "ancien" de prime?), mais consiste à proposer de mettre en place une "régulation" ( "morale") qui a pour seul objet de vérifier que ces primes sont "méritées" , en se fondant sur la vérification que les "sur-profits" spéculatifs sont bien "réels".

Écrit par : urbain | lundi, 31 août 2009 09:33

la dépendance au bonus étant une pathologie allant de soi
un cercle anonyme des spéculateurs repentis pourrait être une réponse adaptée

Écrit par : tgb | lundi, 31 août 2009 10:18

Ecrit par : urbain | lundi, 31 août 2009 09:33

Évidemment je ne suis pas d'accord avec toi.

Je concède que certaines formes de spéculation soient pour partie une des nombreuses bases du capitalisme. ( marchés des matières premières, bourse, etc).

Mais désormais la spéculation est devenue la principale source de revenus des organismes financiers !

Mon opinion est que la béquille du capitalisme des 70 premières années du 20ème siècle que constituait autrefois la spéculation s'est transformée de nos jours en pilier du système. Scier ce pilier est devenu du coup impossible pour les laudateurs du dogme libéral : ce serait pour eux, abattre la doctrine qui les fait vivre.

D'où les réticences politiques dans l'échiquier politique de presque tous les partis.

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | lundi, 31 août 2009 10:25

Le sport et ses méritants qui font rêver alors que ce n'est quasiment que tricherie et tromperie... Excellent billet cui², Hitler a su utiliser les images de la vie saine et des sportifs, vieux fond de commerce.

Écrit par : agathe | lundi, 31 août 2009 10:40

Ecrit par : cui cui fit l'oiseau | lundi, 31 août 2009 10:25

Tu as parfaitement le droit d'être en désaccord mais pour que cela relève d'autre chose que du simple esprit de contradiction, épidermique et compulsif de ta part, encore faudrait-il que les modes d'expression de ce désaccord ne soient pas tautologiques :
"Mais désormais la spéculation est devenue la principale source de revenus des organismes financiers !"
(le "désormais" est de trop, il en a toujours été ainsi, seules les formes et les modalités spéculatives ont varié : dans une perspective "libérale" donc "de marché" , le financement est toujours spéculatif, que ce soit un prêt immobilier ou un "placement juteux", ils obéissent aux même règles ... spéculatives, de fixation de la "valeur de marché")

ou contradictoires à l'intérieur de ton commentaire même,
ou avec ton commentaire précédent ( réponse à hein?)
et enfin avec le principe même de ton désaccord:

"Ma conclusion est que le capitalisme sans spéculation ne peut plus survivre à l'heure actuelle !"

donc finalement purement formel, mais assurément en contradiction avec l'idée exprimée avec ton billet.

Car le capitalisme a toujours "vécu" ainsi ( relire marx qui détaillait il y a 150 ans ce que tu imagines "actuel" au sens de "conjoncturel", avec une périodisation assez étrange aux "70 premières années du 20ème siècle" que rien ne vient étayer dans l'histoire de l'économie );
car le capitalisme "survit" "actuellement", y compris après sa nième "crise financière" et, comme chacun peut le voir dans l'actualité la plus brulante, sans aucunement remettre en cause le principe de la spéculation qui est in fine "le moteur du moteur", car si le capitalisme est ainsi intitulé c'est naturellement que sans capital il n'y a pas de capitalisme.
Et il te suffit, pour mesurer l'étendue de ton illusion ( commune et hégémoniquement entretenue), de considérer une chose fort simple, bien que soigneusement "masquée" par l'idéologie, qui est que ce qu'on qualifie, comme d'un "gros mot", de "spéculation", n'est rien d'autre que le "pur" rapport social marchand appliqué au capital, c'est à dire à l'essence même du capitalisme.

Écrit par : urbain | lundi, 31 août 2009 11:55

Ecrit par : agathe | lundi, 31 août 2009 10:40

Oui sur ce point il s'agit d'une évidence incontestable, le sport est devenu, "essentiellement" une marchandise ( ce qu'il n'a pas toujours été), et de ce point de vue -"le dopage comme survalorisation du produit"- le billet est très juste.
C'est l'analogie avec la finance qui est complètement fausse et illusoire, parfaitement conforme au conte de fée que l'idéologie dominante ( de DSK à mme la gardienne) et son bras armé spectaculaire essaient de nous faire accroire : "la bonne et la mauvaise finance" sur le modèle du "bon et mauvais cholestérol".

Écrit par : urbain | lundi, 31 août 2009 12:02

Ecrit par : cui cui fit l'oiseau | lundi, 31 août 2009 10:25

Il faut bien reconnaître qu'Urbain a raison sur ce coup là.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Sp%C3%A9culation

Systématiquement évoquée en période de crise financière, la prohibition de la spéculation est instituée dès 1716 avant même la création de la Bourse de Paris, mais, en dépit de règles drastiques, Louis XVI déplorera le navrant spectacle d'une institution dévoyée par une avidité sans mesure.

Écrit par : nef des fous | lundi, 31 août 2009 12:05

Ecrit par : nef des fous | lundi, 31 août 2009 12:05

Il d'ailleurs "amusant" de constater à quel point la "fable" est communément répandue comme "vérité", et présentée ainsi même quand elle spécialement et ridiculement caricaturale, puisque dans ce même article de wikipedia que tu as pointé on trouve ce genre de "perle" ( dans la section "Aspects psychologiques" (sic) ):

"La spéculation étant un pari sur l'avenir et une prise de risque (comme d'ailleurs la plupart des activités humaines), les aspects psychologiques n'en sont pas absents. Les études récentes de finance comportementale ont visé à recenser et expliciter
* les phénomènes cognitifs et émotionnels ainsi mis en jeu,
* et les anomalies (emballements, paniques...) que cela peut créer à certains moments dans les prix et rendements sur le marché (phénomènes de bulle ou krach)
En fait, il y a souvent alternance d'excès et de corrections d'excès, ce n'est que sur la moyenne et le long terme que l'on peut dire que la spéculation joue plutôt un rôle d'autorégulation du marché."

Ce qui me plait particulièrement c'est le préambule , très révélateur ( de l'idéologie sous-jacente) :
"La spéculation étant un pari sur l'avenir et une prise de risque (comme d'ailleurs la plupart des activités humaines)"

Et "voilà madame pourquoi votre fille est muette" !

Écrit par : urbain | lundi, 31 août 2009 12:46

En effet la spéculation est inhérente au capitalisme. Toutefois, on pourra remarquer qu'il fut des temps où sa pratique était rendue socialement acceptable, par le biais de structures adaptées. La libéralisation de la finance au milieu des années 80 a eu des conséquences immédiates, à commencer par un krach quasi immédiat en 87 pour ne parler que du volet financier.

Je crois qu'il est possible de cadrer le capitalisme mais il faut une volonté politique. Il est bien évident qu'elle est aujourd'hui quasi inexistante...

Écrit par : Nicks | lundi, 31 août 2009 13:11

Je crois qu'il est possible de cadrer le capitalisme[...]

Ecrit par : Nicks | lundi, 31 août 2009 13:11

En quoi tu es en accord avec bouffon et d'une manière générale la "pensée unique" ( de DSK à la gardienne) ce qui n'est sans doute pas pour t'agréer, en désaccord complet avec moi, ce qui est anecdotique , avec marx , c'est du passé, mais plus ennuyeux sans doute, avec Fredo Lordon ...
Et plus ennuyeux encore tu es en contradiction avec les faits d'expérience les plus patents, les plus actuels, et les plus tristement avérés .

Écrit par : urbain | lundi, 31 août 2009 13:33

Je crois au contraire que je suis en accord avec Lordon qui ne cesse de se référer aux structures (et non pas à la "règlementation", là on est dans la bouffonerie) pour corriger réellement le capitalisme en prenant comme fait avéré que la libéralisation de la finance a conduit le capitalisme à sortir une nouvelle fois des rails. Je ne crois pas en un système non capitaliste, rejetant la propriété privée mais dans l'établissement politique de structures qu'il faut réajuster périodiquement. Je concède volontiers que le capitalisme n'est pas contrôlable sur la durée mais qu'on peut réellement le corriger si on s'en donne les moyens politiques...

En tout cas, je ne suis pas anti-capitaliste, je défends depuis le début l'économie mixte et en aucun cas le communisme. Je ne suis que marxiste en partie mais jacobin quasi pur jus en revanche...

Écrit par : Nicks | lundi, 31 août 2009 14:05

"Qu'est-ce qu'on fait de l'argent et comment on le redistribue aux gens dont on veut modifier les comportements mais dont on ne veut pas martyriser le pouvoir d'achat".

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/08/31/01011-20090831FILWWW00585-taxe-carbonele-ps-se-precipite-rocard.php

Écrit par : Un pingouin | lundi, 31 août 2009 14:20

Mais on peut également renverser la problématique et commencer par la fin, "la vie que l'on veut mener", pour dire comme l'EdN. Et à partir de là (comme disent les footballeurs, non dopés comme chacun sait), penser l'organisation. Quid du travail, de l'éducation, des solidarités, de "l'environnement", de la vérité...

On s'en fout du dopage, finalement. Le dévoiement du sport, c'est la compétition. Le dopage c'est une conséquence comme une autre de ça. Le sportif ne nuit à personne d'autre en se dopant, qu'à lui-même. Le spectateur finalement accepte de regarder ça ou non en connaissance de cause.

Écrit par : Mado Page | lundi, 31 août 2009 14:42

Les crises le pain quotidien du capitalisme

http://saucrates.blogs.nouvelobs.com/archive/2009/08/11/une-histoire-des-crises-financieres-du-19e-au-21e-siecle.html

Ecrit par : Nicks | lundi, 31 août 2009 14:05

"dans l'établissement politique de structures qu'il faut réajuster périodiquement."

En général on réajuste périodiquement... après la crise, enfin entre deux crises.

Cela fait partie du fonctionnement en cycle du capitalisme.

" dès que la formation de capital se trouverait exclusivement entre les mains de quelques gros capitalistes pour qui la masse du profit compenserait le taux, la production perdrait tout stimulant vivifiant et tomberait en somnolence. Le taux de profit est la forme motrice de la production capitaliste. Sans profit, pas de production " Karl Marx

Donc la spéculation remplit son rôle dans la société capitaliste, moteur de profit en période de croissance, régulateur de production en période de crise.

Le cycle du Capital commence ainsi avec l'innovation qui génère l'investissement, la croissance mais aussi la dette jusqu'au krach de l'immobilier qui amplifie la surproduction et enclenche le cercle de la dépression par le désendettement, la destruction de capacités productives, le chômage massif diminuant encore la consommation dans un contexte de baisse de la natalité. La logique du krach contamine l'État fiscal régulateur : épuisé par la stagflation montrant qu'il ne peut faire face à la dépression par une régulation conjoncturelle adaptée aux récessions à court terme, l'État entre dans une phase de privatisation (pour se désendetter) ainsi que de dérégulation où il doute de son rôle de stabilisateur et libère sans doute l'innovation mais constitue aussi une rupture de la cohésion sociale nécessaire à l'économie jusqu'à quelque catastrophe de l'ultra-libéralisme appelant de nouvelles régulations (à l'exemple du spéculateur G. Soros). Le libéralisme n'est ici qu'un moment du cycle, sa panique finale. Comme le montre Wallerstein le capitalisme, malgré son idéologie libérale, ne saurait se passer de l'État qui "socialise les coûts et privatise les profits". Les excès du libéralisme servirent alors de fondement aux nouvelles réglementations du cycle suivant (taxe carbone)...
L'État fiscal est fortement impliqué dans les cycles économiques et participe à ses crises mais il soutient aussi largement la croissance économique. Son rôle change selon les tendances du moment : fournissant des infrastructures aux innovations, soutenant la consommation et l'investissement par l'inflation dans la période d'expansion puis protégeant ses marchés lorsqu'ils arrivent à saturation, enfin favorisant une bulle immobilière en baissant les impôts et l'inflation. Ceci mène droit au krach et à la dépression dont nous avons déjà parlé. La krach de l'État suit le krach démographique et précède celui de la finance.

"Comme les corps célestes une fois lancés sur leur orbites les suivent indéfiniment, de même la production sociale une fois jetée dans ce mouvement alternatif d'expansion et de contraction le répète par une nécessité mécanique. Les effets deviennent causes à leur tour, et des péripéties, d'abord irrégulières et en apparence accidentelles, affectent de plus en plus la forme d'une périodicité normale." Karl Marx

Écrit par : nef des fous | lundi, 31 août 2009 15:00

Les dangers du communisme: le cas nord-coreen.
http://www.dailymotion.com/video/xqti9_bienvenue-en-coree-du-nord_events

Écrit par : Sly | lundi, 31 août 2009 15:05

Ecrit par : Nicks | lundi, 31 août 2009 14:05

" En votant les crédits de guerre et en proclamant l'Union sacrée, les dirigeants officiels des partis sociaux-démocrates d'Allemagne, de France et d'Angleterre (à l'exception du parti ouvrier indépendant) ont renforcé l'impérialisme sur ses arrières, ont engagé les masses populaires à supporter patiemment la misère et l'horreur de la guerre, et ainsi ont contribué au déchaînement effréné de la fureur impérialiste, au prolongement du massacre et à l'accroissement du nombre de ses victimes ; ils partagent donc la responsabilité de la guerre et de ses conséquences[...]En abandonnant la lutte de classes pour toute la durée de la guerre, et en la renvoyant à la période d'après-guerre, la social-démocratie officielle des pays belligérants a donné le temps aux classes dirigeantes de tous les pays de renforcer considérablement leur position aux dépens du prolétariat sur le plan économique, politique et moral.
On sait bien que la lutte de classes n'est nullement une invention, une création délibérée de la social-démocratie que celle-ci pourrait à son gré et de sa propre initiative supprimer pendant certaines périodes. La lutte de classes du prolétariat est plus ancienne que la social-démocratie ; c'est un produit élémentaire de la société de classes qui se déchaîne avec l'avènement du capitalisme en Europe. Ce n'est pas la social-démocratie qui a poussé le prolétariat moderne à la lutte de classes, c'est au contraire le prolétariat qui a suscité la social-démocratie afin qu'elle coordonne la lutte des fractions diverses, dans l'espace et dans le temps, de la lutte de classes et qu'elle fasse prendre conscience à tous du but à atteindre."

Rosa luxembourg

Écrit par : nef des fous | lundi, 31 août 2009 15:11

Ecrit par : nef des fous | lundi, 31 août 2009 15:00

Source :

http://jeanzin.fr/ecorevo/politic/capital.htm

A noter cette simple chose :

"La définition la plus simple qu'on puisse donner du capitalisme, c'est "du capital qui utilise des travailleurs pour produire du capital (profit)"

Écrit par : la source | lundi, 31 août 2009 15:15

http://www.marianne2.fr/La-liste-des-3-000-noms-decryptage-d-un-cas-d-ecole-du-sarkozysme_a181922.html

Écrit par : Les 3000 | lundi, 31 août 2009 15:45

http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/08/31/die-linke-bouscule-le-jeu-electoral-en-allemagne_1233581_3214.html

Écrit par : Odile Inke | lundi, 31 août 2009 15:50

@Nef

Oui Nef, il faut donc des réactions cycliques de la part des dominés. Pour ma part, je n'ai pas vocation à changer de statut mais à le rendre plus confortable. La dictature du prolétariat n'est pas possible ni souhaitable. En revanche, l'action politique peut permettre de lisser les inégalités. Ca me suffira...

Écrit par : Nicks | lundi, 31 août 2009 15:53

Même en vacances (studieuses avec notamment la libération de deux otages), le président engrange les fruits de son action au service de la France et des français. Bravo !

_________________________________________________________________

La popularité de Nicolas Sarkozy a nettement progressé en août avec 47% d'opinions "positives" contre 44% en juillet (+3), selon le baromètre mensuel LH2 publié lundi sur le site nouvelobs.com. En revanche, 49% des personnes interrogées déclarent avoir une opinion négative du chef de l'Etat, contre 53% en juillet (-4). 4% des personnes interrogées ne se prononcent pas.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/08/31/01011-20090831FILWWW00605-la-popularite-de-sarkozy-en-hausse.php

Écrit par : Sly | lundi, 31 août 2009 16:15

" La dictature du prolétariat n'est pas possible ni souhaitable ".

Oh là !

Écrit par : patrice | lundi, 31 août 2009 16:26

Ecrit par : Sly | lundi, 31 août 2009 16:15

Se servir d'un baromètre pour recueillir autre chose qu'une pression atmosphérique, gazeuse, n'a pas de sens.De fait, je crains que LH2 patine dans l'ozone là !

Écrit par : patrice | lundi, 31 août 2009 16:31

Ecrit par : Nicks | lundi, 31 août 2009 15:53

L'action politique de Dominique Strop Kohn ou de Pascal Lamy (du Commerce) ?

Parce que le lissage ils sont censés le faire.

Et qu'est-ce qu'il fait en ce moment le FMI ?

http://www.humanite.fr/2008-11-07_International_Le-FMI-au-chevet-hongrois

http://www.rtlinfo.be/rtl/archive/article/229113/?&archiveYear=2009

Il est beau le lissage de ceux qui prônent la régulation.
Et je n'ai pas entendu un seul socialistes se plaindre de l'action de DSK au FMI.

Alors tu vas demander à qui de lisser ?

Aux communistes ou aux anti-capitalistes ?

Écrit par : nef des fous | lundi, 31 août 2009 17:00

que je suis en accord avec Lordon

Ecrit par : Nicks | lundi, 31 août 2009 14:05

http://frederic.lordon.perso.cegetel.net/Textes/Textes_recherche/Textes_PolEco/TR-PolEco.pdf

Écrit par : nef des fous | lundi, 31 août 2009 17:10

D'abord, je ne prétends pas détenir la vérité, ensuite, je tiens à dire que je confirme le fait que la spéculation a toujours existé mais que la part de ses profits n'a cessé de croître.

Il me semble qu'à notre époque, il est financièrement plus intéressant de boursicoter ou de parier sur des cours que de produire des télévisions ou des biens de consommation courante par exemple !

Les profits générés par la fabrication de produits finis ne rapportent plus grand chose, c'est d'ailleurs la raison majeure pour laquelle on laisse ces productions aux Chinois d'autant qu'ils bénéficient du faible coût de leur main d'oeuvre.

Donc on arrive à une époque où on gagne plus d'argent dans une économie virtuelle basée sur le pari (la spéculation) que dans la production de marchandises.

C'est pour cela, à mon avis, que le secteur bancaire, colosse aux pieds d'argile, est sans contestation devenu un mastodonte majeur, sans partage et incontournable.

Le problème est qu'autant la production crée des emplois, autant la spéculation ne crée pratiquement aucun job et de surcroît n'apporte aucune richesse aux classes moyennes qui consomment et font tourner l'activité...

Tenir les banques, c'est tenir le monde. Si les gouvernants souhaitent vraiment réformer les excès financiers, il devront prendre un contrôle partiel ou total des banques.

Mais attention ! Ce n'est qu'un humble avis... Je me méfie car Urbain va me sortir une citation de Marx du 12 octobre 1843 qui aurait selon lui tout prévu ! Dommage qu'il n'aie existé qu'un génie par millénaire ! ;-)))

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | lundi, 31 août 2009 17:18

On refait le monde de Nicolas Poincaré :

Participants :
Elisabeth Levy
-Yves Thréard
-Joseph-Macé Scaron
-Alexis Brezet

2 journalistes ultralibéraux du Figaro. Une de droite un peu communautariste et un modem mou de Marianne !

Avec une telle affiche, le débat ne risque pas d'être bien violent !

RTL la station des beaufs réacs ? Plus que jamais...

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | lundi, 31 août 2009 17:38

Chacun est prié(e) de remettre sa culotte.
Ecrit par : cui cui fit l'oiseau | vendredi, 28 août 2009 19:09

Encore un Belge, lecteur du Village des NRV, qui n'a pas compris ce que lui demandait Cui Cui...
http://www.rtlinfo.be/rtl/news/article/266377/--La+police+flamande+traque+un+exhibitionniste+qui+roule+nu+à+vélo
... ce qui démontre bien la différence entre nombre de visites uniques par jour et lecture exhaustive des bilets

Écrit par : Harry Cover | lundi, 31 août 2009 18:45

Ecrit par : cui cui fit l'oiseau | lundi, 31 août 2009 17:38

C'est l'insupportable et too cuir Hondelatte qui a repris le micro..
Quant à Elisabeth Lévy...no comment

Écrit par : Pamele de Barres | lundi, 31 août 2009 19:23

@Nef

Je ne vois toujours pas où je suis en désaccord avec Lordon, qui au passage n'est pas , lui non plus, un marxiste intégriste. J'ai insisté sur la modification des structures en les opposant justement aux règlementations qui elles sont intra-structurelles.

Mais le structuralisme ce n'est pas forcément décider entre noir ou blanc, le capitalisme ou le communisme. Bien évidemment que je ne compte pas sur les ex socio-démocrates pour infléchir les structures de la finance mais je ressens bien l'inertie de la nature humaine qui certes peut se mouler dans un cadre mais à condition que celui-ci ne soit pas trop rigide. L'égalité ne fait pas partie de la condition humaine. En revanche, tendre vers l'égalitarisme se doit d'être un objectif de tout progressiste qui se respecte, sachant que des inégalités de revenus de 1 à 10 sont socialement supportables (dans les pays nordiques, on doit être proche d'un rapport de 1 à 4). Il y a aujourd'hui une marge énorme pour rééquilibrer. Il suffit d'une volonté politique, elle ne se situe qu'aux marges pour le moment. En France, j'ai choisi le Parti de Gauche, précisément parce que le NPA, s'il pose de bons constats a fait une erreur majeure en matière de réponse idéologique. Il n'y a pas je crois d'alternative à l'économie de marché (à grande échelle du moins), en revanche, il y en a des formes qui sont supportables voire profitables pour les dominés, d'autres non et à l'intérieur de celles-ci des cycles évolutifs de dégradation progressive sous l'action de l'accumulation des dominants. Attendons la suite...

Quand je parle d'intervention cyclique, je parle d'intervention de grande ampleur dont l'élan et le suivi sera assuré par l'Etat, après mise au pouvoir d'un personnel politique qui y sera idéologiquement favorable, soit par élection, soit par révolution, soit après un évènement majeur comme une guerre massive. Quant à la lutte des classes, c'est évidemment ce que je reprends du marxisme mais sans aller jusqu'à l'oxymore que représente la dictature du prolétariat qui est un non sens. Le rôle du dominé est de rééquilibrer quand sa situation est devenu trop préjudiciable. Nous y avançons...Le problème est aujourd'hui de donner conscience au dominé qu'il l'est. Ensuite ça coulera tout seul...Puis on repartira dans un nouveau cycle. Mais ça fera quelques décennies à peu près tranquilles...

Écrit par : Nicks | lundi, 31 août 2009 19:30

je passe brièvement pour dire Merci à mes petit(e)s camarades d'avoir commencé à montrer à Nicks à quel point sa position était totalement inconsistante.
J'étais et je suis un peu accaparé aujourd'hui, je reviendrai un peu plus tard.
Nicks sort ta cote de maille ...

Écrit par : urbain | lundi, 31 août 2009 19:44

Il est certain que refaire le monde avec un oiseau sans cervelle serait bien plus utile au débat......

Écrit par : Ontelatte | lundi, 31 août 2009 19:50

Ecrit par : Mado Page | lundi, 31 août 2009 14:42

Parfaitement d'accord.

Écrit par : urbain | lundi, 31 août 2009 20:13

Il n'y a pas je crois d'alternative à l'économie de marché.

Ecrit par : Nicks | lundi, 31 août 2009 19:30

Au moins c'est clair : on dirait du rocard ( exactement ce qu'il disait ce matin sur rance cul ) ou du DSK, donc en fait du Woerth, du Lagarde, etc ... ( et certainement pas du Lordon).
Un voisinage qui devrait t'inquiéter
mal barré mon brave Nicks .
Prends ta carte à l'UMP, au moins tu auras été au bout de ton "raisonnement" .
Je détaillerai plus tard, pas le temsp pour l'instant.

Écrit par : urbain | lundi, 31 août 2009 20:19

@Urbain

J'espère que tu ne parles pas de Nef qui malheureusement à (encore) tapé à côté...

J'attends ta mise au point mais je ne vois pas en quoi tu pourrais me confondre, sinon me dire que mon erreur est de n'être pas communiste.

Quant à Lordon, je connais bien mieux ses écrits que ceux de Marx et il n'est précisément pas marxiste au sens où tu l'entends en tout cas. Que je sache le Slam n'a pas pour but de sortir du capitalisme...

Écrit par : Nicks | lundi, 31 août 2009 20:21

Ecrit par : Nicks | lundi, 31 août 2009 20:21

je détaillerai plus tard tes "erreurs", mais je te crédite sans plus tarder du fait qu'en effet lordon n'est pas marxiste , mais qu'il n'en est pas moins certainement un adversaire résolu du "marché".
Il n'est pas marxiste, mais arrive au mêmes conclusions que le marx "économiste" ( relis la conclusion de jusqu'à quand ? ).
S'il y a bien une chose qui permet, clairement et infailliblement de déterminer qui est à gauche ( je réponds ici, aussi, à une question de sarah) et qui est à droite c'est bien l'approbation du marché , "faute de mieux" , par ce que "on ne sait pas", "on ne voit pas", "on ne comprend pas" ... "comment faire autrement".
La belle blague !
Pourquoi pas les arguments débiles du type "mais et la mondialisation alors, comment faire pas comme tous les autres" ?
Mêmes vos prédécesseurs sociaux démocrates élaboraient des arguments plus convaincants...
Avec des penseurs politiques comme vous pour assurer les progrès et la justice sociale, sans parler de l'émancipation, l'histoire en serait encore aux états généraux et la révolution française serait encore une chimère totalement utopique .

Écrit par : urbain | lundi, 31 août 2009 20:34

Le gouvernement veut reprendre la main sur la sécurité

Roger L.
31.08.09 | 16h35

Si l'on pense qu'il n'y a qu'une minorité qui nie l'Etat, pourquoi le maintient-elle de plus en plus en échec? Peut-on imaginer que cette minorité se développe et croisse alors que le reste de la société se montrerait infiniment respectueux des autorités et de l'Etat? Ces jeunes qui cassent tout sont seulement le maillon faible d'une société qui ne peut communiquer ses valeurs à la partie la plus vulnérable d'elle-même car elle n'en a plus.


Luc Chatel veut donner un "nouvel élan" à la maternelle

Joël P.
31.08.09 | 13h26

Bon, il va falloir encore modifier les livrets scolaires ? Bon, finalement, je crois que, dans mon école, je ne vais plus toucher à rien. On va rester avec les outils qu'on a, en regardant les réformes passer... Et quand il nous SEMBLERA que la tempête réformiste sera passée, PEUT-ÊTRE nous pencherons-nous sur les derniers textes officiels parus... J'ai refait mes outils selon les programmes 2002, puis 207, puis 2008... vous allez nous foutre la paix bientôt, pour pouvoir bosser tranquilles ?


La filière bio commence à être victime de son succès

Thierry G.
31.08.09 | 18h37

Rien n'est simple en économie. On touche ici et ça bouge là. Quelles que soient les intentions, ici bonnes sans aucun doute, on se retrouve à générer des effets contraires ou pour le moins inattendus à l'effet souhaité. De quoi réfléchir et rendre les hommes modestes quand cette réflexion s'applique à tellement d'autres exemples. C'est exactement ça le fondement de l'écologie.


Le PS en accord avec les Verts sur la taxe carbone

Philippe B.
31.08.09 | 17h22

Une chose est sûre, les humains brûleront tout le pétrole de la terre. Plus vite, ce sera fait, plus vite on passera à autre chose ... et ce sera autrement plus douloureux qu'une taxe.


Sortie de crise : la tentation de l'inflation

Phil
31.08.09 | 15h21

Fascinant. Après avoir fait payer les salariés - chômage, bas salaires - on va maintenant faire payer les épargnants et les retraités. Et devinez qui va tirer une fois de plus les marrons du feu? Eh bien par exemple la SG et beaucoup d'autres banques qui, après avoir fait fortune grâce à l'inflation des actifs, et provoqué la crise, vont pouvoir rembourser à bon compte, grâce à l'inflation monétaire, les fonds qu'il a bien fallu leur prêter pour éviter la catastrophe. A great magic world indeed.


Evasion fiscale : le socialiste Michel Sapin dénonce une "amnistie déguisée"

dugland
31.08.09 | 17h09

Brice Hortefeux annonce disposer d'une liste de 3000 sans-papiers ! il leurs laisse jusqu'au 31 décembre pour régulariser leur situation !

Écrit par : patrice | lundi, 31 août 2009 20:34

Prends ta carte à l'UMP, au moins tu auras été au bout de ton "raisonnement"
Ecrit par : urbain | lundi, 31 août 2009 20:19

Ses tongs l'attendent de pied ferme en tout cas. On les a customisées avec un photo de Jaurès pour qu'il ne soit pas trop dépaysé mais qu'en même temps il puisse fouler au pied les "valeurs" socialistes !

Écrit par : Sly | lundi, 31 août 2009 20:38

Ecrit par : Sly | lundi, 31 août 2009 20:38

Sympa pour lui, dans cette période de trouble et de confusion, de lui donner des signes "forts" pour conforter sa détermination sans doute encore un peu chancelante.

Écrit par : urbain | lundi, 31 août 2009 20:52

Et puis ensuite se munir d'un journal de gauche et le caler sous son bras...

http://www.lepost.fr/article/2009/08/31/1676291_eric-besson-fait-la-pub-de-liberation-cela-vous-choque.html

Écrit par : Sartre | lundi, 31 août 2009 21:25

@Urbain

Je te croyais plus intelligent que ça. Je défends l'économie mixte, la soustraction de l'activité de services publics larges au dit marché. Je ne pense pas que Lordon souhaite aller beaucoup plus loin Je ne vais pas plus loin et je suis cohérent avec ce que j'ai toujours dit. Je n'en dirai pas autant de ta récente posture socio-gaulliste ! :oB

Je crois que j'ai bien mieux compris Lordon que toi, une fois n'est pas coutume...

@Sly

Je préfèrerais des tongs avec la face du président actuel, que je puisse avoir le plaisir de lui marcher dessus :)

Écrit par : Nicks | lundi, 31 août 2009 21:29

je détaillerai plus tard tes "erreurs",
Ecrit par : urbain | lundi, 31 août 2009 20:34

Dieu merci Super Urbain est là !

Larmoyant...

Comment l'Humanité ne peut elle pas remettre ses clefs à cet homme si providentiel ?

Il sait tout et tout le monde est indifférent... Quelle injustice !

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | lundi, 31 août 2009 21:30

Ecrit par : Nicks | lundi, 31 août 2009 20:21

Bigre ! Nicks s'émancipe de la pieuvre marxiste !

Tu m'en vois ravi !

Un système est à construire, Nicks, avec de vieilles briques, mais aussi des briques neuves. Et ça le gardien de musée, Urbain refuse de l'admettre...

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | lundi, 31 août 2009 21:37

Ecrit par : Nicks | lundi, 31 août 2009 21:29

Du pur rocard décidément ( matiné de Delors )...

Odm avait son ravi, tu as ton cuicui.
Pour les bluettes rabachées sur "l'amour , le sexe et le fric" , comme pour la révolution rocardienne vous semblez assez en phase.
Nouvel avatar de la médiocratisation ?

Je te réponds plus tard , sur le fond (mais concernant lordon relis quand même la conclusion de "jusqu'à quand" , on dirait que tu as complètement oublié... quoiqu'il en soit il reviendra sans doute prochainement à la librairie, tu pourras lui poser la question).

Écrit par : urbain | lundi, 31 août 2009 21:52

Comme promis, tardivement mais scrupuleusement, réponse "sur le fond" :

« Lordon n’est pas un marxiste intégriste.»
C’est d’autant plus assuré ce que ce genre d’individu n’existe pas plus que le Dahu, et que Lordon n’est pas du tout marxiste ( du point de vue philosophique) bien qu’assurément il ait davantage lu Marx que toi. Mais nous reviendrons sur Lordon ultérieurement. Ça n’est pas de lui qu’il s’agit mais des grossières erreurs, qui pour assez répandues qu’elles soient, te seront ici attribuées en propre .

« J'ai insisté sur la modification des structures en les opposant justement aux règlementations qui elles sont intra-structurelles. »
« Mais le structuralisme ce n'est pas forcément décider entre noir ou blanc, le capitalisme ou le communisme. »
On peut même dire que le structuralisme n’a absolument rien à voir avec tout ça. Manifestement tu confonds le structuralisme avec la théorie (économique) de la régulation , dans ses diverses variantes. Bon, on va pas s’emmerder avec ça. Ceux que ça intéresse peuvent lire la « thèse » de Lipietz qui résume assez bien comment, en pleine période de « mode structuraliste », certains « crânes d’œuf » nous ont concocté le « passage de l’althussérisme » ( version « structuraliste du marxisme de l’époque » à la « théorie de la régulation ».
Voici le lien : http://lipietz.net/spip.php?article561

« Bien évidemment que je ne compte pas sur les ex socio-démocrates pour infléchir les structures de la finance mais je ressens bien l'inertie de la nature humaine qui certes peut se mouler dans un cadre mais à condition que celui-ci ne soit pas trop rigide. »
Au delà d’une formulation si maladroitement niaise qu’elle prête à sourire ( « l'inertie de la nature humaine » !!!) et sur laquelle je ne vais pas trop t’accabler, je voudrai retenir ce qui est manifestement un de tes « credo » :
« L'égalité ne fait pas partie de la condition humaine. »
Eh bien voilà… exprimé « à moitié » mais finalement assez clairement l’axiome de base du libéralisme : le primat de la « liberté » et le renvoi de « l’égalité » aux contingences qui « ne font pas partie de la condition humaine. » . (du pur Rocard , je te dis, dans l’esprit, mais en l’occurrence du … Alain gérard Slama )
C’est en effet sur de ce genre d’impasse (et de grossière erreur) ontologique que se fonde le dualisme politique ( naguère désigné par gauche /droite) entre l’idée de progrès de justice et d’émancipation humaine, d’une part , et de l’autre la « guerre de tous contre tous » qui résulte de l’application de l’axiome libéral de « liberté ». Il est parfaitement intenable de prétendre , en raison, que « l’égalité ne fait pas partie de la condition humaine. » quelque insignifiante puisse être la terminologie de « condition humaine » ( qui relève plutôt des catégories de la morale chrétienne que de toute autre).
C’est même une des affirmations les mieux assurées qu’une des rares choses qu’on peut dire de ce que tu appelles « la condition humaine » (et que les philosophes appelleront plus volontiers la « généricité » ou le « genre humain » pour parler comme Kant et les lumières ou « l’être social » pour parler comme les matérialistes marxistes) c’est que , dépourvus de tous les prédicats ( sociaux, culturels, etc.) ils sont « égaux » , au sens d’éléments du même « genre », pourvu des qualités du « genre », et que l’égalité entre de tels éléments est un primat incontestable, de même que le genre humain est composé, ontologiquement d’ « êtres sociaux » . A l’inverse il est non moins assuré et évident que « la liberté » , le moins qu’on puisse en dire est qu’elle est une construction passablement relative et aléatoire, et relève précisément des prédicats… contingents. Et je t'épargne le distinguo fondamental entre liberté et émancipation, déjà suffisamment développé ici.

« En revanche, tendre vers l'égalitarisme se doit d'être un objectif de tout progressiste qui se respecte »
Je ne doute pas que tu te respectes et que tu te figures comme « progressiste », mais je rigole franchement, par ce qu’on dirait presque du sarkozy …mâtiné de bayrou, sans doute d’autres progressistes qui se respectent, et qu’au fond nous n’avons pas de raison de ne pas respecter à la mesure de cette vision très inconsistante du « progressisme ».

« sachant que des inégalités de revenus de 1 à 10 sont socialement supportables (dans les pays nordiques, on doit être proche d'un rapport de 1 à 4). »
Alors là , tout le mode se gratte l'occiput …
Qu’est ce que c’est que ce ratio ? de quelle « mesure » s’agit-il ? Qu’est-ce que c’est que ce « socialement supportable » ? Comment évalues-tu tout ça , ? d’où sortent ces « conclusions » ? Sur quoi se fondent-elles ?

« Il y a aujourd'hui une marge énorme pour rééquilibrer. »
Ah bon ?
Pour rééquilibrer, quoi, comment et qu’est-ce que « rééquilibrer » ? les inégalités de revenu « socialement insupportables » ?
Qu’est-ce que c’est que ce fatras de pseudo mathématique économique et sociale, assaisonnée de pathos moralisant, digne du diafoirus de la discipline ?

« Il suffit d'une volonté politique, elle ne se situe qu'aux marges pour le moment. »
Et même si cette « volonté politique » portait sur un objet qui ait une quelconque consistance , or nous venons de voir ce qu’il faut en penser, dans cette très invalide hypothèse même : où et comment cette volonté se manifesterait-elle ? sous quelle forme ?

« En France, j'ai choisi le Parti de Gauche »
Eclat de rire général , c’est le parti des « vieux grognards » du PS et du PC … en rupture de ban, désabusés, défaits, désorientés et qui ne savent plus où aller .
Bon j’abrège par ce qu’il est tard, et que ton « aveu » de confirmation de ta religion libérale lagardo-woertho-rocardo-vallso-strausskahnienne : « Il n'y a pas je crois d'alternative à l'économie de marché »
a déjà été commenté.

Ta conclusion dans le plus pur style des plans de la grande époque Gaullienne (« intervention de grande ampleur dont l'élan et le suivi sera assuré par l'Etat ») est déjà assez cocasse venant après tes commentaires sarcastique sur « ma récente posture socio-gaulliste »
Mais le meilleur naturellement est pour la fin :
« Quant à la lutte des classes, c'est évidemment ce que je reprends du marxisme mais sans aller jusqu'à l'oxymore que représente la dictature du prolétariat qui est un non sens »
Qui montre que tu n’as en effet rien compris à Marx et singulièrement au sens qu’il donne aux concepts de « lutte des classes » comme à celui de « dictature du prolétariat » , sur ce point la lecture du petit bouquin de Bensaïd et Charb te serait sans doute d’un grand profit.

Bonne nuit.

Écrit par : urbain | mardi, 01 septembre 2009 00:10

@Urbain

Vexé Urbain, j'ai touché juste. Désolé mais je ne suis d'aucune chapelle et je n'ai jamais dit que j'étais marxiste. Le comprendre bien ou mal ne m'est pas très important. On peut être de gauche sans être communiste et je n'ai pas varié d'un iota ma position depuis que j'interviens sur ce blog. On peut changer le monde sans être communiste urbain. La réalisation de postulats philosophiques m'importe peu, ce qui compte c'est qu'ils apportent un minimum de corps à un programme politique.

De plus, j'utilise, comme je l'ai toujours fait ici et ailleurs mes propres termes. J'ai du respect pour la philo mais je crois qu'on peut conduire un raisonnement sans forcément en passer par elle et surtout par certains de ses concepts identifiés. Quand j'emploie le mot structuralisme tu sais très bien ce qu'il désigne selon moi. Lordon à ce titre cherche bel et bien à agir sur les structures. En revanche, nulle part je ne l'ai entendu dire qu'il fallait éradiquer le capitalisme.

Le communisme est une impasse. Pas le solidarisme...

Bonne nuit !

Écrit par : Nicks | mardi, 01 septembre 2009 02:04

Je crois qu'il est possible de cadrer le capitalisme
Ecrit par : Nicks | lundi, 31 août 2009 13:11
Il n'y a pas je crois d'alternative à l'économie de marché
Ecrit par : Nicks | lundi, 31 août 2009 19:30

Tu as des phrases malheureuses qui n'engagent que toi :-]
En effet, c'est mal barré au PG..."camarade"!:-}

Écrit par : sarah | mardi, 01 septembre 2009 06:19

Ecrit par : Nicks | mardi, 01 septembre 2009 02:04

J'en ai assez dit sur tes pateaugages "conceptuels" et expressifs , inutile de t'enfoncer davantage, car tu as "touché juste" en effet, mais pas du tout dans le sens où tu sembles vouloir l'entendre : ce que sarah vient de te notifier, mon bon nicks (et tu sais sans doute qu'elle est bien placée pour t'en parler ) c'est que sans doute il n'est pas du tout nécessaire d'être communiste, ou même marxiste pour être de gauche, mais certainement avec des professions de foi comme les tiennes (rappelées par sarah) tu n'es certainement pas "de gauche" et ta place au parti du même nom semble pour le moins équivoque ... j'y connais des gens , parfaitement estimables ( sympathisants et/ou vieux militants en rupture de ban, comme j'ai dit plus haut) et assurément "de gauche" quant à eux, ce qui manifestement n'est pas ton cas.
Cela dit Trocard, la mite errante, Baissons, coutecher et compagnie sont assurément de ton bord ("guache") , et ils continuent de recruter. Et avec de tels idées tu auras sans doute des opportunités aux cotés de payons et Valse.
Mais CERTAINEMENT pas "à gauche" et encore moins en te réclamant des idées de Lordon.

Écrit par : urbain | mardi, 01 septembre 2009 09:00

Ecrit par : sarah | mardi, 01 septembre 2009 06:19

Oui, un "coming out" qui risque d'être très peu apprécié de ses nouveaux (et provisoires?) camarades ...
(voir mon com précédent)

Écrit par : urbain | mardi, 01 septembre 2009 09:01

Ecrit par : sarah | mardi, 01 septembre 2009 06:19

Tu vois, comme avec la scolastique, sur la question "qui est de gauche ?", notre bon Nicks, sans doute à son corps défendant ( car je le crois sincère) viens de nous donner une parfaite définition sur le mode de "la théologie négative" : il nous exprime parfaitement non pas ce que c'est que d'être de gauche, mais avec une aveuglante clarté ce que c'est que de ne l'être pas (tout en pensant l'être, et c'est ce qui est un peu ennuyeux pour lui).

Au fait, j'ai omis de rectifier une des erreurs de Nicks en omettant de rendre justice à Nef, qui n'a pas du tout été "à coté" ( mais nous savons désormais ce qui signifie "toucher juste" pour Nicks), car en effet citer Rosa Luxembourg était "en plein dans le mille" , s'agissant de l'auteur de "la crise de la social démocratie" c'est assurément une lecture tout indiquée pour notre néo-strausskanien, et qui le conduira peut-être au salut (y'a du taf quand même).

Écrit par : urbain | mardi, 01 septembre 2009 09:11

Ecrit par : urbain | lundi, 31 août 2009 21:52

Alors pour qu'on se marre un bon coup, mon cher Urbain, décris nous donc les contours économiques concrets et précis de la société que tu préconises.

PARCE QUE DEPUIS 2 ANS ET DEMI QUE JE TE CONNAIS, je n'en ai jamais eu la moindre description !!!! ;-)))

On a compris ce que tu ne voulais pas, dis nous maintenant ce que tu veux !

Je sens qu'on va bien rigoler là !

Tu veux recréer des kolkhozes, de usines nationalisées, des coopératives ?

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | mardi, 01 septembre 2009 09:35

Ecrit par : cui cui fit l'oiseau | mardi, 01 septembre 2009 09:35

Obtiendrons-nous une réponse claire, précise, 2 ou 3 choses concrètes concernant l'organisation de la société, la place de l'Etat, la question du marché et autres ?

Suspense.

Écrit par : La tête et les jambes | mardi, 01 septembre 2009 10:24

Ecrit par : cui cui fit l'oiseau | mardi, 01 septembre 2009 09:35

Là c'est plus du Trocard ou du Saucekhan , c'est carrément du LePen ou du Deux-védjian.
Sans doute l'excès de zèle du disciple néophyte , un peu trop fraichement convaincu.
En substance, dressé sur tes ergots , plein du dépit frustré suscité par une juste critique "qui fait mouche", et faute d'argument contradictoire, tu me demandes de te fournir un programme politique, camarade ?
C'est, comme j'ai déjà eu l'occasion de le signaler ici, la rhétorique des apparatchiks et autres militants ( du PS et d'ailleurs) consistant à révoquer toute critique en vertu d'une rhétorique assez foireuse prétendant disqualifier toute critique , non pas en vertu de la contestation de ses arguments, mais du fait qu'elle ne se présente pas comme une "proposition alternative".
Evidemment c'est parfaitement inconsistant, mais je peux sur cette inconsistance même ajouter ceci que :

d'une part le "programme" de notre ami Nicks , bien connu (maintenant que clairement exprimé), rappelé "pour l'essentiel" par les citations de sarah, est explicitement celui du pouvoir actuel (et depuis un bon bout de temps) , plus généralement celui du néo-libéralisme, sous d'innombrables variantes ( dont celle de l'UMPS ), et qu'en conséquence nous avons une alternative "implicite" , tout aussi bien connue qui est que l'émancipation, la justice et le progrès humain et social nous
( ce nous regroupe tous ceux qui ne pensent pas , comme Nicks que :
il est possible de cadrer le capitalisme
Il n'y a pas d'alternative à l'économie de marché )
donc nous affirmons qu'une autre vie, d'autres rappports sociaux sont souhaitables pour l'humanité, qu'ils sont possibles et même nécessaires, et que pour l'heure ils passent par une lutte (déjà entamée de longue date) CONTRE la domination du capitalisme et du marché, par tous le moyens possibles, dans tousles moments successifs de ce long conflit,
qui sans doute "durera longtemps" mais qui plus surement encore n'aboutira que si on RECUSE par principe que ces instruments de l'aliénation et de la ruine annoncée du genre humain sont des catastrophes "naturelles" et inéluctables .
Toute l'histoire de l'homme et de "l'esprit" comme dirait Hegel est déterminée par ce refus.

Écrit par : urbain | mardi, 01 septembre 2009 10:29

Ecrit par : La tête et les jambes | mardi, 01 septembre 2009 10:24

Voir ci-dessus.
revendiquer "du concret" n'est pas un contre argument à mes propres arguments critiques.
Et naturellement il serait aussi ridicule et vain de ma part, de prétendre répondre à ce genre d'exigence ( développer un programme politique pour changer la société, au fil d'un échange de commentaires sur un blog !) que la prétention de cette exigence est la démonstration de la vanité et du ridicule de ceux qui n'ont pas d'autre argument à faire valoir.

Écrit par : urbain | mardi, 01 septembre 2009 10:35

Ecrit par : urbain | mardi, 01 septembre 2009 10:29

Tu vois,

Toujours prêt à casser les autres et incapable de poser la moindre proposition concrète !

Urbain, un gaullo-marxiste tendance groucho...

Avec des théoriciens dans ton genre, la gauche révolutionnaire style Badiou n'ira pas loin !

Pour ridiculiser Badiou, les mecs, demandez lui donc d'énoncer ses propositions concrètes pour une nouvelle société ?

La réponse sera désopilante car ces grands philosophes marxistes, théoriciens brillants sont incapables de vous proposer la moindre mesure concrète et réalisable pour améliorer notre société !
Citoyens du monde, prenez votre dessein en mains et jetez ces intellectuels vains aux orties !

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | mardi, 01 septembre 2009 11:10

Ecrit par : cui cui fit l'oiseau | mardi, 01 septembre 2009 11:13

Depuis quand ce sont des "propositions concrètes" qui ont fait bouger les choses ? Sans philosophes, pas de révolution !

Et la tirade anti-intellectuels qui revient, inlassablement... Camarades, abrutissez-vous, arrêtez de réfléchir, et vous serez heureux... Et jetons les intellos aux orties (avant de leur couper la tête ?)...

Préférons l'An 01 : "On arrête tout, on réfléchit, et c'est pas triste". Mais est-ce assez "concret" ?

Écrit par : Canard Sauvage | mardi, 01 septembre 2009 11:21

Ecrit par : Canard Sauvage | mardi, 01 septembre 2009 11:21

Mon cher Canard Sauvage, il ne faudrait pas vous prendre pour le bon dieu !

Je répète inlassablement,

Que :

1) Probablement suis-je, au moins aussi intellectuel que vous.

2) ceux que j'appelle "intellectuels" sont théocrates, des théoriciens de la dialectique qui ont mené la gauche dans le mur !

3) laisser entendre que ceux qui critiquent certains intellectuels abscons sont des populistes est la preuve la plus certaine que vous méprisez le citoyen lambda. Et ça c'est ENCORE la preuve que vous concevez la politique comme un système élitiste. Que vous vous disiez de gauche ne m'étonne même plus !

4) j'attends toujours vos propositions, camarades ! [ JE RIS ]

Enfin une dernière remarque lors de mon dernier commentaire : j'ai écrit "Citoyens du monde, prenez votre dessein en mains et jetez ces intellectuels vains aux orties !" J'ai mis dessein à la place de destin parce que je crois en la sagesse des citoyens ordinaires détachés de la gangue collante et poisseuse de certains qui se proclament nos "penseurs".

Le jour où certains de nos intellos marxistes proposeront une société viable, on en reparlera et je changerais probablement d'avis... ;-))))

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | mardi, 01 septembre 2009 11:41

@Cui-cui

Urbain n'est pas socio-gaulliste pour la simple et bonne raison qu'il n'est pas étatiste, forcément. C'est bien pour cela que j'ai pointé son incohérence. Il en est capable lui-même, personne n'est à l'abri...

@Urbain

Il est évident que c'est un procès d'intention quasi stalinien que tu me fais, étant sans doute un peu déçu que je n'adhère pas plus que ça à une certaine forme de doxa marxiste, bien qu'évidemment je ne rejette pas en bloc le marxisme, bien loin de là.

Il est également évident que Lordon ne te rejoins absolument pas dans ta lutte à mort contre le capitalisme mais que par ses propositions et son démontage des mécanismes de la finance, il s'inscrit dans une restructuration du capitalisme notamment par la désincitation des pratiques spéculatives et actionnariales les plus nocives socialement. Il s'agit bien de lutter fermement contre certaines pratiques capitalistes (le capitalisme financiarisé dont il dit lui-même que cette appellation est incomplète)mais pas ce me semble de sortir de l'économie de marché.

Du reste, m'associer à un gouvernement qui casse les services publics comme jamais alors même que je n'ai de cesse de les défendre, que je contribue à les faire fonctionner (je ne suis pas moi-même capitaliste n'est ce pas)etc. Bon, je continuerai tout à l'heure, je n'ai plus le temps là...

Écrit par : Nicks | mardi, 01 septembre 2009 11:52

Parce que chacun sait bien : ce qui manque à toutes les gauches de ce pays, ce ne sont pas les hommes mais justement des projets.

Surtout des projets CO-HÉ-RENTS et RÉA-LI-SA-BLES.

En utilisant, pourquoi pas, la philosophie marxiste et toutes les pensées et expériences.

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | mardi, 01 septembre 2009 11:57

Ecrit par : cui cui fit l'oiseau | mardi, 01 septembre 2009 11:41

[...] Que vous vous disiez de gauche ne m'étonne même plus ! [...]

???

Écrit par : Canard Sauvage | mardi, 01 septembre 2009 12:13

Ecrit par : Nicks | mardi, 01 septembre 2009 02:04

Désolée pour le débat houleux, mais être attaqué sur ta gauche cela doit au moins te changer de Quattremerde;-))))

En tout cas pour Rosa Bonheur je pense être au contraire au noeud du problème, si tu te revendiques solidariste.

Cela soulève un vieux débat sur le "social traîte" comme l'appelait Sartre.

Et comme rien ne change sous le soleil, lorsque l'on voit la soi-disante "nouvelle" panne de la sociale démocratie et qu'on la compare à l'incapacité du solidarisme à s'imposer au niveau international et à se situer dans les luttes au niveau national. La carrière de Léon Bourgeois est d'ailleurs évocatrices de ces ra(dicaux) de cabinet que souhaiteraient être nos socialistes français, quadra et quinqua orphelins de ces fonctions ministérielles. Peillon, je crois, a écrit un livre sur cet âge d'or perdu.

Ecrit par : cui cui fit l'oiseau | mardi, 01 septembre 2009 11:10

Il y a deux mecs très attachés au mot concret :

Thierry Guerrier sur France 5 (mais ça c'est quand il comprend pas ce que lui dit son interlocuteur), concret prend alors le sens de plus simple.
Est-ce que le monde dans lequel nous vivons actuellement est simple et sensé ?
Ne sommes-nous pas tous les jours et "concrètement" confrontés à des systèmes qui ont demandé des trésors d'ingéniosité mais insensés ?


Pour Lolo Wauquiez (et Woerth accessoirement mais également beaucoup de socialos de Rocard à Strauss Khon), concret prend le sens de "limité" ou même "inefficace". Concrètement on va lutter contre le chômage, contre les déficits, contre l'évasion fiscale, contre les bonus... avec les succès que l'on connaît. Concrètement devient alors le faux-nez du conservatisme ( que certains appellent la pensée unique), il y a des "utopistes" qui veulent changer les choses, mais concrètement ma bonne dame, rien n'est possible. Faire "concrètement", c'est ne rien faire.

Depuis je me méfie un peu des esprits pratiques, simples, inefficaces et ... concrets.

Écrit par : nef des fous | mardi, 01 septembre 2009 12:30

Ecrit par : cui cui fit l'oiseau | mardi, 01 septembre 2009 11:57

Depuis quand le jeu (de billard à plusieurs bandes) démocratique accouche t'il de projets ?

Je peux t'assurer que l'URSS, c'était un putain de projet concret, cohérent et réalisé. Il y a quand même des gens qui ont connu ce système de leur naissance à la mort. Pour eux que le communisme puisse échoué, c'était juste une idée, une utopie. Alors tu vois concret/ utopie/ projet... laissons aux politic(h)iens et à Béchamelle, ces discussions vaines.

Sur ta dernière phrase je suis d'accord sauf pour le "pourquoi pas", car il serait temps que l'on réfléchisse un peu plus profondément que du bout des méninges.

Écrit par : nef des fous | mardi, 01 septembre 2009 12:46

Ecrit par : la source | lundi, 31 août 2009 15:15

Pardon "politic(h)iens" source : de Gaulle

Écrit par : nef des fous | mardi, 01 septembre 2009 12:59

Parallèle interessant, sport dopage, capitalisme spéculation, mais bon les sportifs sont plus cons que les cols blancs, se font plus souvent choper...

Écrit par : Tong UMP | mardi, 01 septembre 2009 13:04

Finalement, personne n'a la moindre idée de la "vie qu'il veut mener" et éventuellement des moyens (plus ou moins "concrets") d'y parvenir.

Écrit par : Mado Page | mardi, 01 septembre 2009 13:32

et pendant pendant ce temps là, die Linke triomphe dans deux Länder allemands!

Écrit par : Valdo | mardi, 01 septembre 2009 13:58

et pendant pendant ce temps là,

http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/09/01/saccage-de-la-sous-prefecture-de-compiegne-prison-avec-sursis-pour-six-conti_1234151_3224.html

Écrit par : nef des fous | mardi, 01 septembre 2009 15:25

@Nef

Mais là encore quand j'utilise le mot solidarisme, ne va forcément coller à Léon Bourgeois au au courant de pensée associé. Bien entendu que comme pour le marxisme, je peux m'y référer mais pour être honnête c'est bien après que je me suis forgé mes convictions politiques, que je me suis aperçu que des éléments de ma réflexion se retrouvait dans divers courant de pensée. Si Lordon me paraît excellent aujourd'hui c'est qu'il formule "magistralement" ce que je me représentais intuitivement, aussi bien les problèmes que les solutions. En gros, je ne fais confiance qu'à moi pour élaborer mon système de valeur...

Or pour moi le solidarisme est inséparable de l'existence de la puissance publique dont l'Etat est à mon sens l'échelon le plus pertinent. Vraiment, peu m'importe s'il participe à la reproduction des élites bourgeoises tant que le peuple a des marges pour faire progresser ce que je pourrais appeler un ratio social basé sur l'égalité et la liberté. Mais forcément, comme je l'ai dit plus haut, il faut corriger cycliquement et c'est à l'ensemble des dominés de décider de cette correction, ce qui présuppose la conscience de classe.

De façon totalement empirique et intuitive, ce qui n'aura donc aucune portée pour Urbain, je suis pratiquement sûr que la nature humaine ne permet d'autres rapport sociaux que ceux basé sur la domination et l'optimisation des intérêts. Je pense en revanche que la mise en place de certaines structures peuvent infléchir les comportements de telle sorte que la cohésion sociale soit non seulement préservée mais "sereine". C'est effectivement un discours social-démocrate. La social-démocratie s'est usée, renouvelons là ! Notamment en évacuant tous ses représentants actuels. Aujourd'hui en ce qui me concerne, le parti de gauche est une possibilité d'insuffler de la fermeté tout en restant sur des bases réalisables dans l'immédiat (Sarah, ce parti correspond bien à ce que je recherche en ce moment comme réponse politique :"...nous devons le dépasser et proposer un autre développement qui fixe de nouvelles limites à la sphère marchande, ouvre de nouvelles perspectives à la sphère publique, propose de nouvelles formes de propriété de l’entreprise plus démocratiques, transparentes et plus relocalisées...". (un extrait du descriptif identitaire du PG)Je n'y vois pas de remise en cause totale du capitalisme ou de la propriété privée)

Du reste, Valdo rappelle que Die Linke qui s'apparente au PG fait une belle percée dans deux régions allemandes, c'est intéressant.

Il n'empêche que je reste sur mes positions concernant l'apport de la théorie à l'action politique et en ce sens, je ne rejoins toujours pas Cui2. Le concret ça ne veut pas dire grand-chose. En revanche, il y a des concepts inopérants, des utopies réalisables, d'autres non. Mon idéal est fait de mesure, je crois qu'en cela il est plus facile à atteindre, d'autant plus qu'il a déjà fonctionné...

Écrit par : Nicks | mardi, 01 septembre 2009 15:30

Ecrit par : Mado Page | mardi, 01 septembre 2009 13:32

Boing.

"la vie qu'il veut mener", c'est comme à l'école primaire, on te demande de faire un plan de la maison de tes rêves et tu peux mettre une piscine dans le salon ?

Ou alors cela à voir avec le way of life ? parce que des chemins de vie j'en ai quelques illustrations à proposer pour faire-part ou remerciements. En général un petit chemin de campagne qui serpente vers une maison. Et finalement assez représentatif du rêve banlieusard moyen.

Je sens que la question n'ouvrira pas de plus intéressantes réponses que les petites séances de démocratie participative de la Madone.

Les moyens ?

Je ne sais pas. Peut-être gagner au loto ?

(En toute amitié, Madame Mado, j'ai largement préféré votre commentaire sur le sport)

Écrit par : nef des fous | mardi, 01 septembre 2009 15:47

Je peux t'assurer que l'URSS, c'était un putain de projet concret, cohérent et réalisé.
Ecrit par : nef des fous | mardi, 01 septembre 2009 12:46

Moi je pense que ce projet a échoué parce qu'il n'a pas su évoluer. Et puis avouons le : le communisme de l'ex URSS, c'était un système militarisé et totalitaire !

À partir du moment où des idéologues viennent à gérer un système politique, il se recroqueville sur lui même, se ferme aux opinions de son peuple, s'oligarchise et crève rapidement.
C'est exactement la pente que prend le capitalisme actuel.

Sinon, pour le moment, les amis, j'ai du mal à être convaincu par vos arguments. Me comparer à Thierry Guerrier (c'est qui ?) est un peu court...

Quant au mot "concret", si cela vous chagrine disons "utopie réalisable" comme le suggère Nicks.

Mais de grâce ne nous arrêtons pas aux mots qui deviennent maudits dès lors qu'ils sont "employés" par un homme de droite.

J'ai mis des années avant de me laver des miasmes sectaires et autres significations de termes qui éveillent le dégoût lorsqu'on est de gauche ou d'autres qui provoquent l'aversion quand on est de droite parce qu'ils sont historiquement connotés.

Purifions les mots et donnons leur une nouvelle jeunesse dans la mesure du possible !

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | mardi, 01 septembre 2009 16:56

Quelle surprise !!!????


"L'enquête préliminaire sur les conditions de nomination de l'ancien secrétaire général adjoint de l'Elysée François Pérol à la tête du groupe Banque Populaire-Caisse d'Epargne (BPCE), a été classée sans suite vendredi, a-t-on appris aujourd'hui de source judiciaire."

Écrit par : Marcel Béliveau | mardi, 01 septembre 2009 17:16

Il est évident que c'est un procès d'intention quasi stalinien que tu me fais (...)
Ecrit par : Nicks | mardi, 01 septembre 2009 11:52

Faut rien exagérer, non plus !
Désaccords, prises de tête... la routine quoi... ;-)

Écrit par : sarah | mardi, 01 septembre 2009 17:20

Ecrit par : nef des fous | mardi, 01 septembre 2009 15:47

Un peu facile.
Qu'est-ce qui selon vous alors peut s'établir comme moteur de l'idée révolutionnaire (ou variantes plus softs), si ce n'est une certaine idée de la vie que l'on veut mener ?

Écrit par : Mado Page | mardi, 01 septembre 2009 17:25

"Est-ce que le monde dans lequel nous vivons actuellement est simple et sensé ?
Ne sommes-nous pas tous les jours et "concrètement" confrontés à des systèmes qui ont demandé des trésors d'ingéniosité mais insensés ?
....Depuis je me méfie un peu des esprits pratiques, simples, inefficaces et ... concrets.
Ecrit par : nef des fous | mardi, 01 septembre 2009 12:30 "

Ma chère Nef, je me demande si la vision de "ton monde qui a demandé des trésors d'ingéniosité" n'est pas plus absurde que tu l'imagines. Féru d'Histoire, bien que compliqué ce monde m'apparait infiniment plus irrationnel et hasardeux que beaucoup le pensent ici : bons nombres de décisions historiques et de faits majeurs comme des assasssinats politiques qui ont bouleversés la planète ont été pris dans des conditions rocambolesques et extravagantes !

"Alors, le monde mûri par les philosophes" de Nicks... Permets moi d'en rire !

Exemple :

"Les juges, qui n’apportent pas plus de réponse que Jérôme Kerviel lui-même à ses motivations profondes, soulignent au passage avec un brin d’ironie que "les enquêteurs ont relevé l’existence de nombreuses communications de M. Kerviel avec une plate forme de voyance". Le trader, qui a fait perdre plusieurs milliards à la Société Générale, consultait donc des devins. Faut-il y voir une explication à son comportement irrationnel ? Cela demeure un mystère."

http://minurl.fr/xyj

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | mardi, 01 septembre 2009 18:00

Du reste, Valdo rappelle que Die Linke qui s'apparente au PG fait une belle percée dans deux régions allemandes, c'est intéressant.

Ecrit par : Nicks | mardi, 01 septembre 2009 15:30

Les victoires démocratiques sont souvent des miroirs aux alouettes. En 1928, la coalition de gauche était majoritaire en Allemagne, en 1936 en France et en Espagne le Front Populaire était au pouvoir, quelques années après Hitler, Franco et Pétain. Enfin je ne veux pas doucher l'enthousiasme, cela fait toujours plaisir sur le coup la gueule de trois mètres de long de certains.

Qu'est-ce qui a "fonctionné" ?

Quelle a été la mesure pour les peuples colonisés pillés qui ont permis à notre système si mesuré de perdurer ?

Quelle a été la mesure pour la main d'oeuvre bon marché que l'on a exploité partout pour maintenir notre si mesuré style de vie ?

Quelle a été la mesure pour la chair à canon qui s'est retrouvée derrière ou sous les obus de nos guerres chirurgicales et mesurées ?

La mesure ce serait le sort du français (occidental) moyen. en baisse ? vite lissons ! Le champ politique cela serait s'occuper de cet "étalon" de notre société ?
Une gestion à la petite semaine. Alors surtout ne change rien ! gardes les socialos ! Ils sont parfaits !

Car comme le montre le témoignage de Rosa Bonheur, mais également celui des combattants de la guerre d'Espagne, ou des mouvements indépendantistes dans les colonies, ou des mouvements de lutte dans les usines etc, c'est que le "solidarisme" se lave les mains de leur combat, tout au plus peut-il faire un petit discours à l'Assemblée, parfois bien troussé, qui évoque de bons sentiments, assure du soutien moral...

"conscience de classe", tu fais du Marx quand cela arrange ta tambouille idéologique.

"suis pratiquement sûr que la nature humaine ne permet d'autres rapport sociaux que ceux basé sur la domination et l'optimisation des intérêts."

C'est une vision très floue où l'on pourrait tout aussi bien autant rétablir la féodalité et l'esclavage.

Ecrit par : Mado Page | mardi, 01 septembre 2009 17:25

Je partage (sic pardon je ne suis pas digne) l'idée révolutionnaire de Rousseau faite de fantastique et de merveilleux, où de l'insolite de la situation fait surgir la nouveauté. Et j'ai une vision plutôt positive de cette nouveauté notamment mai 68.
C'est sûrement en cela sans vouloir parler pour Urbain que lui et moi nous ne sommes pas d'accord, mais sinon je partage l'idéal d'émancipation qu'il a évoqué précédemment.
C'est donc une hypothèse "commune" qui n'a rien à voir avec une "vie que je veux" parce que je le vaux bien.

Écrit par : nef des fous | mardi, 01 septembre 2009 18:03

Et puis avouons le : le communisme de l'ex URSS, c'était un système militarisé et totalitaire !

Ecrit par : cui cui fit l'oiseau | mardi, 01 septembre 2009 16:56

Cela j'avoue sans problème. Le propos n'était pas là. Je voulais dire que souvent à première vue, tout système paraît indépassable pour celui qui vit dans ce système.
Le fameux monde concret pour un soviétique mais également pour un serf au Moyen-Age semblait indépassable. Je ne vois d'espoir que dans la réflexion de l'homme sur l'homme, qui s'élève au-dessus du quotidien.

Écrit par : nef des fous | mardi, 01 septembre 2009 18:09

oups désolée pour les fautes

Écrit par : nef des fous | mardi, 01 septembre 2009 18:10

Je ne vois d'espoir que dans la réflexion de l'homme sur l'homme, qui s'élève au-dessus du quotidien.
Ecrit par : nef des fous | mardi, 01 septembre 2009 18:09

C'est ce que je m'évertue à dire.

Le terme "Concret" signifie pour moi réalisme ambitieux. Le réalisme ne signifie pas conservatisme, immobilisme et trouille de l'avenir. Mais une mesure concrète se doit d'être possible avant tout.

HS/ Urbain doit crouler sous le boulot en ce moment avec la rentrée des classes !

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | mardi, 01 septembre 2009 18:21

Avis à la population !

Il n'y a pas de billet pour demain...

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | mardi, 01 septembre 2009 18:24

Ecrit par : cui cui fit l'oiseau | mardi, 01 septembre 2009 18:24

Mail ;-))

Écrit par : agathe | mardi, 01 septembre 2009 18:58

Ecrit par : cui cui fit l'oiseau | mardi, 01 septembre 2009 18:21

Beaucoup de boulot en effet , et peu de temps à consacrer au blog, mais non pas à cause de la rentrée des classes, bien davantage à cause de la rentrée littéraire.

Écrit par : urbain | mardi, 01 septembre 2009 19:57

Il est fort Sarko avec son coup de la taxe carbone, quelle belle pagaille à gauche maintenant (grosse embrouille entre bobos écolos et sociaux-traîtres)! Bravo !

Écrit par : Sly | mardi, 01 septembre 2009 20:42

Le talk Le Figaro avec M. Philippe de Villiers.

http://www.lefigaro.fr/le-talk/2009/09/01/01021-20090901ARTFIG00644-ma-voix-portera-mieux-a-l-interieur-de-la-majorite-.php

Écrit par : Sly | mardi, 01 septembre 2009 20:45

Ecrit par : Sly | mardi, 01 septembre 2009 20:42

Et aussi une belle pagaille entre électeurs umpistes avides de baisses d'impôt et pouvoir qui multiplie les impôts (plus ou moins masqués). M'est avis que ce dernier point sera plus douloureux.
Du moment que les suces-boules umpistes continuent à glousser.

Écrit par : Un pingouin | mardi, 01 septembre 2009 20:50

Mwarf

http://www.lepost.fr/article/2009/09/01/1678045_segolene-royal-est-elle-oui-ou-non-ambassadrice-a-l-onu.html

Écrit par : hihi | mardi, 01 septembre 2009 21:20

Ecrit par : Nicks | mardi, 01 septembre 2009 11:52

« Il est évident que c'est un procès d'intention quasi stalinien que tu me fais »,

En quoi est-ce un procès d’intention , et en quoi serait-il stalinien ?
Tu auras sans doute observé que j’ai pris soin de commenter expressément tes propos, tels qu’ils figutent dans tes coms, en les référant, merci d’en faire autant …

« étant sans doute un peu déçu que je n'adhère pas plus que ça à une certaine forme de doxa marxiste, bien qu'évidemment je ne rejette pas en bloc le marxisme, bien loin de là. »

Il n’y a pas de « doxa marxiste » puisque relativement à Marx il y a la philosophie de Marx qui nous est parvenue complète avec tout son contexte et sans lacune notable, avec des textes parfaitement précis, complets et identifiés . On parle de doxa, en philosophie, à propos de textes et doctrines qui ne nous sont parvenus que de manière très fragmentaire , voire par le seul écho de commentateurs, comme par exemple pour les pré-socratiques.
Donc il y a ceux qui se réclament de la philosophie de marx ( et non « d’opinions » sur cette philosophie, parfaitement exotérique et dépourvue d’ambiguités) et ceux qui la récusent, du reste pour des motifs généralement de méconnaissance à peu près totale, ou par ce qu’ils revendiquent des positions adverses, et il y a enfin et surtout la grande cohorte, la plus nombreuse, de ceux qui ont des positions adverses ou se réclament d’une adhésion « réservée » à cette pensée de Marx sans toutefois connaître grand chose de la philosophie de Marx. Un peu sur le modèle « spontanéiste » de M.Jourdain faisant de la prose sans le savoir. Je pense que ton dernier « coming out » libéral te classe assez clairement dans cette dernière troupe nombreuse et « bigarrée ».
Donc , pour ta gouverne, je t’informe que des axiomes tels que :
« Croire qu'il est possible de cadrer le capitalisme »
« Croire qu’il n’y a pas d'alternative à l'économie de marché »
C’est rejeter, tout de même de très gros « blocs » et les principes fondamentaux de la pensée de Marx, au point que je ne vois pas trop ce pourrait en rester, en accord avec ce qui fait « tenir » sa philosophie.

« Il est également évident que Lordon ne te rejoins absolument pas dans ta lutte à mort contre le capitalisme […] mais pas ce me semble de sortir de l'économie de marché. »
Bon sur Lordon, encore une fois , je ne vais pas m’étendre, il s’en chargera lui-même à l’occasion, mais il l’a déjà fait en une précédente circonstance, où il me semblait pourtant que tu écoutais attentivement. Re-visionne donc, et tu constateras que, contredisant absolument « ce que te sembles » concernant le marché , il en construit et argumente le rejet absolu, et y voit évidemment , comme marx, une cause «ontologique» de l’aliénation (sans même parler du mode de détermination de la « valeur »). Naturellement , mais en cela il ne diverge aucunement des marxistes, il ne s’attend pas du tout à un « grand soir » et pas davantage à un effondrement rapide et général du capitalisme néo-libéral. En revanche , toujours en accord avec Marx, et dans une large mesure pour les mêmes raisons, il considère cette issue comme prévisible , sinon inéluctable, au terme de crises successives, coextensives au déploiement des contradictions inhérentes au système capitaliste « mondialisé ».
Son problème, comme le notre (nous autres adeptes conséquents du marxisme), c’est « comment en sortir , au mieux ». Ce qu’il s’agit de concevoir ça n’est évidemment pas une « adaptation » au marché , considéré comme perspective inéluctable et un horizon glauque mais indépassable, dans une attitude intellectuelle de complet renoncement à penser même le simple « devenir » , mais précisément l’inverse : se fixer un horizon éminemment rationnel de dépassement « pratique » des contradictions létales du marché.

« Du reste, m'associer à un gouvernement qui casse les services publics comme jamais alors même que je n'ai de cesse de les défendre, que je contribue à les faire fonctionner (je ne suis pas moi-même capitaliste n'est ce pas)etc. »
C’est justement le fait que tes « axiomes » libéraux t’y associent, aux yeux de tous, de manière parfaitement explicite et sans qu’il soit besoin de produire des interprétations de tes déclarations ou recourir à quelque médiation que ce soit … qui devrait sérieusement t’inquiéter …et te révéler l’inconstance totale de tes analyses avec leurs intentions affichées.

Ecrit par : Nicks | mardi, 01 septembre 2009 15:30

« De façon totalement empirique et intuitive, ce qui n'aura donc aucune portée pour Urbain, je suis pratiquement sûr que la nature humaine ne permet d'autres rapport sociaux que ceux basé sur la domination et l'optimisation des intérêts. »
ça n’a en effet aucune valeur , au motif que tu pressent toi-même que ce jugement ne repose sur … rien, aucun raisonnement, aucun argument, fut-ce générique et rudimentaire.
Tu es « pratiquement sûr » … ah bon ? mais en vertu de quoi, de quel fait « pratique » tiré du donné que nous fournit l’expérience empirique et l’histoire ?
Adam Smith , John Stuart Mill, Malthus, Tocqueville et tant d’autres « penseurs » libéraux faisaient au moins l’effort de construire un peu ce genre d’affirmation, et Marx y a parfaitement répondu en démontran l’inconsistance ontologique et le caractère purement idéologique et contredit par l’histoire de ce genre d’affirmation « candide » .

« Je pense en revanche que la mise en place de certaines structures peuvent infléchir les comportements de telle sorte que la cohésion sociale soit non seulement préservée mais "sereine". C'est effectivement un discours social-démocrate. La social-démocratie s'est usée, renouvelons là ! Notamment en évacuant tous ses représentants actuels. »
En gros et pour dire ces choses en termes « imagés » , tu nous proposes de trouver une bonne vaseline, pour que ce soit « supportable » et même « serein ». Je conviens que cette « praxis de la vaseline » décrit assez bien la social démocratie que tu revendiques, mais aussi bien celle que tu rejette, en quelque sorte comme archaïque , usée , fatiguée. Non , là , maintenant, il nous faut de « bons produits américains », tous frais, nouveaux et garantis capables de nous apporter toute la « sérénité » requise par le « durcissement » du pieu qu’on nous tente de nous enfoncer dans le cul…

« Aujourd'hui en ce qui me concerne, le parti de gauche est une possibilité d'insuffler de la fermeté tout en restant sur des bases réalisables dans l'immédiat […]»
ça c’est ton problème, le leur, éventuellement celui de sarah, mais je doute qu’elle me contredise si j’affirme que tu risques de t’y faire assez mal voir avec tes « axiomes libéraux » .

Écrit par : urbain | mardi, 01 septembre 2009 22:40

"Nous sommes admiratifs du courage du peuple français. Je veux redire qu'il mérite mieux que les dirigeants actuels."

Écrit par : Tranquille | mardi, 01 septembre 2009 23:00

Ecrit par : Tranquille | mardi, 01 septembre 2009 23:00

C'est bien mal connaître notre beau pays.

Écrit par : urbain | mardi, 01 septembre 2009 23:15

Pour qui a un peu de temps :

http://petaramesh.org/post/2009/08/04/Propriete-%3A-Priver

"Le principe fondateur de toute propriété n'est pas de posséder quelque chose, mais de priver autrui de son usage."

Écrit par : Mouaif | mardi, 01 septembre 2009 23:15

les Français (nda sleur majorité) ne sont pas courageux, ils sont râleurs.

Écrit par : précision | mardi, 01 septembre 2009 23:29

@Nef

Je répète que j'adhère à de nombreux aspects de la pensée de Marx mais que si je dois me définir politiquement, je suis avant tout jacobin. Au passage, Mélenchon du PG en est, ben ouais...Cohérence... (Je ne suis pas si mal barré que ça Sarah et Urbain)

@Urbain

Mais le marché existe depuis que l'homme est socialisé, c'est dire si ça date. Mais précisément, c'est parce qu'il est un animal social que les dogmes néolibs se heurtent à un mur qui va sans nul doute causer la fin de la forme "financiarisée" du capitalisme.

Je ne vois pas pourquoi Lordon rappellerait sans cesse qu'il n'y a pas eu de crises financières avant la libéralisation de la finance et la fin de l'étalon or, s'il croyait vraiment en l'impossibilité de vivre des moments cycliques de capitalisme socialement acceptables voire profitables. Le problème n'est pas en ce sens l'économie mais le politique, le problème n'est pas le capitalisme mais les structures politiques qui l'encadrent. Périodiquement, le rapport de force entre dominants et dominés s'inverse, du fait même de l'accomplissement de la domination des premiers et le moment s'ouvre du changement structurel. Nous en sommes sur la voie...

Sur le terme doxa, tu fais sans doute exprès de ne pas déceler l'emploi au sens commun et non philosophique du terme. On dirait Quatremer et tu es pris en flagrant délit non pas d'instruction mais de volonté d'abus de position dominante. Pour un marxiste ça la fout mal :oB

Sur la nature humaine, il suffit d'observer depuis la naissance de notre belle espèce. Pardonne moi de ne pas prendre des heures pour formuler une pensée que tu vas démonter en deux minutes parce qu'elle ne cite pas comme il faut le penseur qu'il faut. Mais en revanche, si je considère que les rapports de domination sont inscrits en quelque sorte dans la nature humaine (qui est aussi animale), ce n'est pas pour autant que je l'accepte en l'état. Je le répète, je pense que les structures politiques peuvent polisser la violence des rapports sociaux. L'Etat est en mesure de jouer ce rôle. Je crois que Lordon ne se signerait pas en m'entendant même s'il tient légitimement à limiter son pouvoir dans le cadre de la socialisation du crédit par exemple...

Je reviens sur le social-gaullisme car il me semblait qu'il faisait consensus l'autre jour entre nous. Or quel exemple de structure qui n'abolit certes pas la notion de classes ni de domination mais qui permet aux dominés de progresser dans l'affranchissement et de vivre plus confortablement non ? Je ne demande pas beaucoup plus...C'est sans doute ça être libéral ?

Plaider pour un partage du travail, voire même sa redéfinition en tant qu'intégrateur social, promouvoir une fiscalité à la fois plus progressive et en direction des plus riches, défendre l'idée selon laquelle de larges pans de l'activité doivent être soustraits au marché, c'est être libéral ?

Dois-je te rappeler que le marchand ici, c'est toi ? Tu serais pas un peu libéral ? :oB

Écrit par : Nicks | mardi, 01 septembre 2009 23:50

HS /

Clochemerle chez Balkany
http://www.liberation.fr/societe/06011185-levallois-clichy-la-guerre-des-sens-interdits

... ça ne vous rappelle rien ?
http://www.youtube.com/watch?v=XCQGaJwmoEo

Écrit par : Raymond D. | mercredi, 02 septembre 2009 05:45

Ecrit par : Nicks | mardi, 01 septembre 2009 23:50

Au delà de ton "coming out" d'adhésion à la "doxa" libérale, je constate que tu t'enfonces profondément dans les abysses du déni ridicule ( Lordon prétendant "qu'il n'y a pas eu de crises financières avant la libéralisation de la finance et la fin de l'étalon" , à qui va-tu faire avaler qu'un économiste sérieux proférerait une connerie pareille, dont toute l'histoire de la finance atteste du contraire?),
dans le quatremerdisme , je pense qu'il sera ravi de te retrouver en fils prodigue, un (court) temps égaré .
Sur la "nature humaine", sache quand même qu'il n'y a plus, depuis fort longtemps, un seul philosophe ou scientifique "qui se respecte" qui prenne au sérieux un tel concept, parfaitement connoté et qui a toujours été exploité à de bien mauvaises fins .
Mais bon j'arrète là , le reste en tout état de cause est encore plus insignifiant, et je présume que ça n'amuse plus personne de te voir "sauter sur ta chaise comme un cabris", pour affirmer , la main sur le coeur et « pratiquement sûr » des clichés les plus niais de l'idéologie dominante.

Écrit par : urbain | mercredi, 02 septembre 2009 08:38

@Urbain

Tu devrais relire Lordon. Il n'y a pas eu de crises financières après 45 jusqu'au début des années 70 et pour cause. Il l'explique très bien dans ses articles et dans ses bouquins.

Et en effet, ça ne doit amuser personne de me voir pointer quelques unes de tes contradictions. Le grand maître est faillible. Ca n'enlève rien à son savoir mais sa mauvaise foi légendaire en brille de mille feux.

Bon allez, je file, j'ai une réunion UMP ! :oB

Écrit par : Nicks | mercredi, 02 septembre 2009 12:18

j'aime la speculation dans le sens ou cela ne repose pas sur de l'exploitation. Cela repose sur une determination des possibilitées financières, en fonction d'une realité qui est deja présente. En realité, chacun de nous, plus ou moins, faisons de la speculation, lorque nous allons faire nos courses, nous speculons intérieurement, sur combien, cela va nous couter, quand nous prenons de l'essence pareil... Donc la speculation permet d'ètre plus au courant, mieux informé et de pouvoir ètre efficient par raport à l' argent que l'on engage. Tous comme nous pouvons engager de l'argent en speculant sur l' activité humaine qui peut rapporter, sans exploiter qui que ce soit simplement en misant de l'argent sur des activités.

Écrit par : romi | vendredi, 25 septembre 2009 18:24

 
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