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mercredi, 19 août 2009

La judiciarisation de la société. [Épisode 1]

Dans l’antiquité, lorsque la réflexion d’un quidam déplaisait au puissant, ce dernier dépêchait quelques sicaires pour résoudre définitivement le problème. Aux 17 et 18èmes siècle, les seigneurs envoyaient leurs laquais bastonner l’insolent. Au 19ème siècle des nervis bien choisis et fort costauds vous faisait regretter les vilaines paroles que vous aviez sorties à l’encontre de leur patron ou d’un magnat quelconque, passons ce sinistre 20ème siècle  : on se retrouvait dans des camps d’où on éprouvait toutes les difficultés à revenir vivant à cause  d'un simple délit d’opinion.

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Désormais, à l’instar de nos amis d’outre Atlantique, les élites mondialisées ne se séparent plus de leurs cohortes d’avocats ! La plainte auprès des Tribunaux de justice est devenue pour tous ceux qui possèdent d’abondantes ressources financière, un métier de juriste ou des relations éminentes, un moyen banal, soit de dissuader, soit  punir le cuistre qui aurait eu l'outrecuidance de vous moquer, soit de tenter de ruiner l’impudent. Et comme les frais d’avocats et de Justice sont exorbitants pour les accusés dotés de revenus médians, beaucoup peuvent se retrouver dans des situations dramatiques.

En cette époque où, dans les pays occidentaux, la liberté d'écriture et de publication est accordée, même à contre-cœur, à tous les citoyens désireux de s'exprimer sur Internet, chacun ne peut s'empêcher de penser à la menace qui pèse potentiellement sur l'interprétation de ce qu'il rédige, surtout s'il conteste un système, un people médiatisé, un haut fonctionnaire, un politique, un apparatchik oligarchique ou un responsable économique.

Parce qu'il est tellement facile, en étudiant attentivement un pamphlet de découvrir,  derrière chaque phrase, chaque mot, chaque tournure, chaque ponctuation,  une allusion, un double-sens, une allégation suspecte, une insulte, une critique infondée justifiant une procédure de Justice !

Fort évidemment un plumitif de 3ème zone, tel que votre serviteur, pondant un texte  insolent ou iconoclaste  devant une audience confidentielle dans un blog dont la notoriété ne dépasse pas la commune de Cuise la Motte ne risque pas grand chose : il passera entre les gouttes, mais à partir d'une certaine réputation professionnelle, on peut s'attendre à de sérieux retours de bâtons...

Tel a été le cas de notre ancien collègue et participant au  feu DEL de Guy Birenbaum, Olivier Bonnet, journaliste de son état, et promoteur de l'excellent site, Plume de Presse, que nous avons en lien depuis la création de notre blog, qui vient de se voir traîner en Justice par le Sieur Bourragué, magistrat, pour le délit : " injures publiques envers un fonctionnaire public . "  à la suite d'un billet de blog. Olivier Bonnet risque une sévère amende de 12.000 €. Somme considérable , s'il en est, pour un citoyen ordinaire.

Quelque soit vos opinions politiques, il est de notre devoir de protester contre cette banalisation de l'outil judiciaire pour tenter de baillonner un des rares véritables lieux d'opposition et de débats dans notre pays : Internet. Les médias étant presque tous , non seulement, aux mains  d'amis ou de partisans du président de la République actuel, mais également les ardents défenseurs d'un système économique scandaleusement injuste.

Défendre Olivier Bonnet, c'est aussi symboliquement sauvegarder la diversité de vos lectures, protéger votre indépendance d'esprit, favoriser la liberté de ton, aiguiser son sens critique et donner libre cours à la malice, l'impertinence, l'humour et la créativité !

N'en déplaise à Maître Éolas, qui se décrit fort justement comme le défenseur attentif des libertés, la conception névrotique de la Loi, la dictature obsessionnelle du Droit, le dépiautement systématique de chaque texte pour y trouver une vague faille ou un hypothétique double sens, le développement lancinant des procédures tâtillonnes qu'on observe de plus en plus dans nos sociétés dites évoluées favorise systématiquement la mainmise d'une élite technocratique et financière au profit de ceux qui osent s'attaquer à elle.

Qu'on ne puisse traiter autrui de "con" (et encore) se comprend à la rigueur, mais chercher des poux dans la tête pour deux ou trois termes ambigus confine à l'absurdité, pour ne pas dire plus dans le langage fleuri qui devrait être le mien si je n'étais  bridé par les barrières de plus en plus barbelées du Droit. Cette procédure judiciaire futile provoquant une perte de temps  inutile et surtout une présence bien superflue à mes yeux de l'Institution qui aurait probablement bien mieux à faire.

Je n'en pense pourtant pas moins et la semaine prochaine, je tenterai de m'attaquer avec humour (dans la mesure de mes faibles possibilités comiques) aux nouveaux gourous du 21ème siècle : les avocats et leurs aréopages de fans béats, médusés et prosternés.

Quant à l'avertissement humoristique d'Éolas concernant nos paraphes sur la pétition d'Olivier Bonnet, sachez, cher Maître , si vous en veniez à lire ce billet indigne, que non seulement j'ai signé mais je persiste avec l'ironie tranquille d'un citoyen qui n'éprouve pas une confiance excessive envers la Justice de son pays ni en les magistrats qui la servent.

Heureusement que le grotesque, le loufoque, et la futilité ne tuent pas, sinon que nous resterait il pour rire ?

De toute manière, le maintien de nos droits sur Internet réclame une surveillance sourcilleuse et de tous les instants.

Ami(e)s de Cui cui, cuits et recuits par la chaleur, restez vigilants !

Et ran et ran petit rantanplan.

À après !

 

Cui cui, l'hirondelle qui ne fait pas le printemps.


Commentaires

La blogosphère était sans doute trop unanime. Grâce à Éolas, enfin, certains peuvent se lâcher et se réjouir que ce journaliste-blogueur engagé qui se mêle de l'ouvrir n'a que ce qu'il mérite. Quel dommage que les délits de presse ne soient pas passibles de prison ! À la lecture de son billet, j'en viens à m'auto-condamner. En vérité mes frères, je devrais être embastillé.
Merci pour ce billet.

Écrit par : Olivier B. | mercredi, 19 août 2009 06:39

Ecrit par : Olivier B. | mercredi, 19 août 2009 06:39

Olivier, nous ne nous forçons pas.

C'est une simple réaction objective aux débordements loufoques et grotesques dans laquelle se débat l'Institution judiciaire pour des affaires d'une futilité incroyable. Situation qui frise le pathétique...

Écrit par : Cui cui fit l'oiseau | mercredi, 19 août 2009 08:39

Ecrit par : Olivier B. | mercredi, 19 août 2009 06:39

Cher Olivier Bonnet,
pour avoir moi-même signé cette pétition en votre faveur ( et "dieu" sait que je ne suis pas un pétitionnaire ), je pense pouvoir objecter sans être taxé de malveillance si je vous fait observer, ce que vous avez sans doute vous-même constaté que, sans entrer dans les hypothétiques motivations "profondes" d'Eolas (que j'ignore complètement), le contenu "informatif" de son billet semble assez scrupuleux, factuel et finalement consistant, et qu'en tout état de cause il vous présente des objections qui ressemblent fort à celles que vous aurez sans doute à affronter "dans la vraie vie" , c'est à dire en la circonstance : dans les salles d'audience.
Il conviendrait donc, à mon avis, de préparer des réponses de même niveau "rhétorique" , plutôt que de prendre , comme le fait cuicui, la posture de la déploration et de l'invective à l'encontre du rappel informé que la justice , comme nous le savons tous, n'a jamais prétendu à être "juste" mais à "dire le droit" , et s'étonner des conséquences du fait que chacun est libre de porter plainte quand il s'estime injurié ou diffamé.
Ce qu'on pourrait plutôt objecter à Eolas c'est que, bien que n'étant pas un lecteur habituel de son blog, il me semble qu'il nous y présente assez régulièrement des cas que je qualifierai "d'inverses" puisque mettant le plus souvent en cause la manière dont les juges semblent beaucoup moins scrupuleux quand à l'interprétation correcte de ce que "dit le droit", et que ces multiples cas semblent bien tous "orientés" dans le même "sens", un sens qui n'est pas le votre... ni le mien "je l'avoue".
Ce qu'il semble en conclure , implicitement, c'est que c'est ça "l'état de droit en démocratie" ...
Doit-on s'en émouvoir ?
Ou pour le dire autrement si nous jugeons que le droit n'est pas "juste" peut-on pour autant en faire porter la responsabilité sur ceux qui l'appliquent "professionnelement" ou ceux qui y ont recours ?
Quand à la "futilité", il ne me semble pas qu'elle soit de mise, car c'est précisément le genre d'opinion , démentie par les faits (comme votre pétition et vos démarches actuelles en attestent), qui vous met actuellement en difficulté, et fustiger vos adversaires à ce titre ne vous sera sans doute d'aucun secours au stade actuel de vos ennuis.
Mais ça je pense que votre avocat vous l'a déjà dit ...

Écrit par : urbain | mercredi, 19 août 2009 09:20

Comme vous le suggérez, cher Urbain, c'est le travail de mon avocat de me défendre. Moi, je fais juste en sorte de ne pas être une cible anonyme...

Écrit par : Olivier B. | mercredi, 19 août 2009 09:28

Ecrit par : Olivier B. | mercredi, 19 août 2009 09:28

Eh bien ça au moins semble déjà en bonne voie.

Écrit par : urbain | mercredi, 19 août 2009 09:41

En effet :)

Écrit par : Olivier B. | mercredi, 19 août 2009 09:49

Ecrit par : Olivier B. | mercredi, 19 août 2009 09:28

J'ajoute que, comme votre dernière réponse en témoigne, dans le monde de contingences judiciaires que nous devons, malgré que nous en ayons, affronter quotidiennement, si les avocats n'existaient pas les choses n'en seraient sans doute pas meilleures pour autant.
Le problème sans doute au fond de la réaction assez sincère de cuicui , et que je partage si c'est le cas, c'est non pas "les avocats" , mais comme toujours "l'usage qu'on en fait" et en la circonstance les effets progressifs et profondément néfastes de "l'américanisation du monde" et de la France en particulier, jusqu'ici tellement réfractaire aux habitudes de chicane systématqiue et de procédure civile systématique qu'ont accoutumée les américains.
Donc le problème c'est le rapport ( notamment d'usage) du justiciable à la justice ( et les déséquilibres ou injustices qu'il révèle), et non pas le droit ou les avocats .

Écrit par : urbain | mercredi, 19 août 2009 09:51

L'excès de justice est également l'un des moyens de canaliser ou de contrôler un média pour l'instant relativement libre. Un épouvantail et des procès, voilà, pour éloigner les velléités d'expression trop crues.

Écrit par : agathe | mercredi, 19 août 2009 10:45

HS : jusqu'où des éditeurs peuvent aller pour promouvoir une de leurs publications :
www.youtube.com/watch?v=iJ2U6rBFAXM
au moins c'est rigolo ...

Écrit par : urbain | mercredi, 19 août 2009 11:41

Alors qu'on parlait des limites de l'expression sur un support à large diffusion, mon interlocuteur lançait sans ménagement : "Comme tu sais, le Droit, je me torche avec !"

J'ai renchéri : "Mais, moi aussi !!" Et, ayant l'air un peu con, j'ai ajouté : "Mais, heu... avec les pages qui restent !!"

Les ratiocinateurs professionnels (se poser la question d'où viennent les lois...) ne vont pas tarder à nous tomber dessus !!

Écrit par : Slymane | mercredi, 19 août 2009 12:11

Lis moi bien Urbain. Je ne dis pas le contraire.

Et cesse de jouer contre moi en laissant supposer que j'ai un discours populiste...

Je n'attaque certainement pas l'utilité des avocats qui sont bien nécessaires mais la médiatisation abusive dont ils bénéficient et la vision procédurière, étroite et disciplinaire qu'il donnent de la Société et des idéaux en général. Ce sera le prochain épisode...

Tout le monde reste étonnamment muet. La trouille de déplaire à Éolas ?

Sauf là : http://marc.vasseur.over-blog.com/article-35047262.html

Je repars.

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | mercredi, 19 août 2009 12:25

Bon.

Mon billet fait un bide.

Pourtant je le trouvais pas mal. C'est toujours pareil : quand je trouve un billet pas trop mal, c'est la Bérézina et chaque fois que je le trouve à chier, il marche bien...

C'est quand même con de ne pas avoir de blog's groupies comme Éolas, merde alors !

Tant pis. I'll survive

;-DDD

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | mercredi, 19 août 2009 13:11

Ecrit par : agathe | mercredi, 19 août 2009 10:45

C"'est vrai que ça c'est un phénomène nouveau et qui prend de l'ampleur, mais nous savons assez bien d'où ça vient ... notre bouffon national a donné le la .

Écrit par : urbain | mercredi, 19 août 2009 13:21

Bien qu'ayant de la sympathie pour ce qu'écrit Olivier Bonnet, j'avoue que l'intervention d'Eolas, qui ne prend pas toujours des positions qui me convainquent par ailleurs (noniste soit qui mal y pense)), à plutôt l'air sensée, juridiquement parlant. Dans l'esprit, je regrette comme beaucoup ici et comme le rappelle Urbain, une certaine forme de procédurisme à l'américaine, qui effectivement peut se traduire par une limitation pratique de la liberté de dire. Cela dit, il faut attendre le verdict et consulter les jurisprudences pour conclure, en ajoutant que les "insultes" proférées par Bonnet apparaissent , il me semble objectivement, comme bénignes. Il est très susceptible le juge concerné quand même non (ça va, je n'insulte pas là ?)

Écrit par : Nicks | mercredi, 19 août 2009 13:36

@Cui2

Ton billet fait un bide en terme de nombre de lectures veux tu dire, je suppose. Mais est-ce bien le seul critère d'évaluation utilitaire d'un avis ? Et si une lecture bien particulière suffisait pour que ton propos, par ricochet ait une conséquence positive selon ton point de vue considérable ? Le qualitatif, cui2, le qualitatif...

Écrit par : Nicks | mercredi, 19 août 2009 13:39

Maître Folace n'a aucune "conviction". Il ne raisonne en Bien et Mal que par Le Droit qui est écrit dans ses Codes, le tout sous couvert d'humour qu'il perd rapidement quand on lui parle du Pape, du Sida ou encore du statut de la femme dans notre société. Là, le Code laisse place aux convictions profondes et c'est finalement très marrant à lire.

J'espère simplement pour Olivier que son avocat aura plus de talent que Maître Folace.
Au fait, j'attends avec impatience les poursuites engagées contre moi pour diffamation, une copine avocate contactée ce matin pour autre chose me disait qu'on risquait de bien se marrer, le cas échéant.

(sur touitteur, je RT, je commente.. mais je suis bloqué par Maître Folace qui n'a pas supporté mes titillements sur Orelsan et la liberté d'expression, ça m'a peiné...)

Écrit par : cricri | mercredi, 19 août 2009 14:01

Merci CricriB, content de te voir ici ! Et en plus je crois qu'on n'est pas loin d'être sur la même longueur d'onde ! Mon épisode 2 concernera justement les avocats stars du Web et des médias et le niveau de ceux qui les suivent avec les yeux embués de reconnaissance... J'utiliserai le style déconne pour la 2ème partie.

@ Nicks
Mais tu es obsédé par les audiences, mon cher Nicks ! ;-)) Sur ces blogs, on ne connait que le lendemain le nombre de visiteurs.

Non. C'est le nombre de commentaires et la pertinence de ceux-ci qui me décevaient un peu.

Cela dit, il me semble qu'avec Urbain, Agathe et toi, nous avons à peu près la même vision des choses sur l'Institution judiciaire. Et encore davantage lors de la 2ème partie. Vous verrez.

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | mercredi, 19 août 2009 15:12

HS/

Pardonne moi Cui cui pour ce HS mais j'ai un texte très très intéressant à proposer aux membres du Village sur Obama, sa politique, son comportement.

http://bit.ly/hKnkV

Très très intéressant.
Fin du HS

Bravo pour ton magnifique texte, Cui cui. Quel talent !

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | mercredi, 19 août 2009 15:25

Ecrit par : agathe | mercredi, 19 août 2009 10:45

Malheureusement oui...

Mais de toute façon, le délit d'opinion finira par s'instaurer de manière plus ou moins ouverte à ce rythme. Puisse-je être un énorme pessimiste...

Ecrit par : cui cui fit l'oiseau | mercredi, 19 août 2009 13:11

Ce billet n'est pas un bide, il est même très pertinent !! Je préfère être le lecteur que je suis, plutôt qu'une "groupie" qui se connecte sur un blog juste parce que ça fait "In", ou parce que untel le tient.
Vaut il mieux, un texte pertinent lu par 10 personnes, ou une connerie monumentale lue par 1 million ?
Je rejoins Nicks sur la qualité qui prime sur la quantité.

Pour revenir au billet, l'enjeu est la survie de notre espace de liberté qui réduit (comme les pôles) chaque jour un peu plus. A croire qu'ils ne peuvent gouverner que par la pression et la peur qu'ils réussissent à susciter chez la majorité des gens. Comme quoi, "ils" ne gouvernent pas que pour leurs interêts mais aussi contre nous. Bizarrement, quand je le dis personne ne me prends au sérieux...

Écrit par : Breizh (Le retour) | mercredi, 19 août 2009 15:30

Ecrit par : Breizh (Le retour) | mercredi, 19 août 2009 15:30

Comme quoi, "ils" ne gouvernent pas que pour leurs interêts mais aussi contre nous. Bizarrement, quand je le dis personne ne me prends au sérieux...

Oh si ! Moi en tout cas, et j'irai même plus loin : ils ne gouvernent à 80 % contre nous pour éviter un jour de se faire piquer le pouvoir. Je pense que tout le monde ressent la même chose ici !

Sur l'audience : évidemment que je préfère 450 lecteurs ici à 1.000.000 de lecteurs de Morandini !

Content de te revoir Breizh, ton blog est en lien à droite !

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | mercredi, 19 août 2009 15:53

Ecrit par : cui cui fit l'oiseau | mercredi, 19 août 2009 15:53

J'ai vu, Merci ça me fait très plaisir !

A moi maintenant de l'alimenter... Faut dire que le temps est à géométrie aléatoire pour moi ces temps-ci.

C'est tout de même hallucinant que de tout temps, les gouvernants ont toujours été l'ennemi de leur peuple, et si cycliquement celui-ci se soulève, il oublie bien vite que ce contre quoi il luttait hier, revient aujourd'hui sous une autre forme.

Know your ennemy... (RATM)

Écrit par : Breizh (Le retour) | mercredi, 19 août 2009 16:16

Ecrit par : Breizh (Le retour) | mercredi, 19 août 2009 16:16

En fait, je crois que l'homme est ainsi fait : dès qu'il parvient au pouvoir, il cherche à le garder avec tous les avantages qui s'y rattachent (honneurs, sexe, argent etc). Pour se maintenir il tente de niveler ceux qui aspirent à le détrôner.

Je suis toujours surpris par l'extrême intellectualisation des philosophes sur le comportement des élites du pouvoir.

L'homme, après tout est un primate évolué et ses comportements sociaux ne sont pas très différents, finalement, des hiérarchies de chimpanzés, gorilles ou Orang Outans, voire des rats...

La lutte pour le pouvoir ou un morceau de pouvoir étant un combat de tous les jours.

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | mercredi, 19 août 2009 16:32

C'est tout de même hallucinant que de tout temps, les gouvernants ont toujours été l'ennemi de leur peuple[...]

Ecrit par : Breizh (Le retour) | mercredi, 19 août 2009 16:16

Un peu approximatif et donc finalement assez faux.
De Periclès à De Gaulle les exemples inverses ne manquent pas.

Écrit par : urbain | mercredi, 19 août 2009 17:29

De Periclès à De Gaulle les exemples inverses ne manquent pas.

Ecrit par : urbain | mercredi, 19 août 2009 17:29


On attend les exemples ?

Avec gourmandise.

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | mercredi, 19 août 2009 17:42

Ecrit par : cui cui fit l'oiseau | mercredi, 19 août 2009 17:42

Je viens de t'en donner deux assez notoires et qui couvrant 2 500 ans d'histoire suffisent déjà à infirmer l'affirmation un peu péremptoire de Breizh .
Naturellement il y en a beaucoup d'autres , tendant à prouver que la tyrannie n'est pas une fatalité et que bien souvent le peuple n'est pas exempt de responsabilités ( qu'on songe aux élections de hitler , de doubeuliou bush ou de sarkozy ).
Un de exemples les plus frappants de gouvernant honnête intrépide, soucieux de son peuple ( et même de tout un continent) et parfaitement désintéressé que j'ai connu fut Thomas Sankara .

Écrit par : urbain | mercredi, 19 août 2009 17:56

Amusant ce texte quand on connait la censure en cours sur ce blog... Mais on connait le refrain gauchiste: "pas de liberté pour les ennemis de la liberté".

Bande de tartuffes...

Écrit par : Sly | mercredi, 19 août 2009 18:18

Ecrit par : urbain | mercredi, 19 août 2009 17:56

Je hais les généralités mais les exceptions que tu cites ne sont pas une règle, Urbain, loin de là.

J'avoue sincèrement ignorer qui fut Thomas Sankara.

Quant à De Gaulle je conteste vigoureusement. S'il était un homme d'une intégrité parfaite et d'un désintéressement absolu, il tenait son pouvoir d'une main de fer et le peuple n'a jamais été invité à le partager ! Socialement et politiquement, c'était un véritable homme de droite.

Je parle évidemment du De Gaulle de 1958, pas celui d'après guerre qui fut exemplaire : mais vu la puissance du PC de l'époque, n'avait-il peut-être pas le choix et était-il forcé à composer ?

Pour Périclès, je ne parle pas de ce que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître. L'histoire antique est trop floue pour moi...

Écrit par : Cui cui fit l'oiseau | mercredi, 19 août 2009 18:22

Il se plaint des largesses qui lui sont encore dispensées ici ??

Quel âne !!

Écrit par : Slymane | mercredi, 19 août 2009 18:29

...@ Sly, of course...

Écrit par : Slymane | mercredi, 19 août 2009 18:35

Ecrit par : Slymane | mercredi, 19 août 2009 18:29

Ta gueule le mollah. Va dispenser tes leçons de charia ailleurs.

Écrit par : Sly | mercredi, 19 août 2009 18:36

Ecrit par : Cui cui fit l'oiseau | mercredi, 19 août 2009 18:22

Alors renseigne toi, informe toi, il y a beaucoup d'autres gouvernants soucieux de leur peuple dans l'histoire ... y compris de Gaulle qui assurément fut tout sauf "l'ennemi de son peuple" comme écrit Breizh .
Pour Périclès il est un des principaux protagonistes du premier livre d'histoire de l'histoire, par le premier historien authentique : "L'Histoire des guerres du Péloponnèse ".
Une très saine lecture qui permet de bien comprendre pourquoi Athènes a perdu.

Écrit par : urbain | mercredi, 19 août 2009 18:37

Périclès dans le discours aux Athéniens dit : “Nous sommes les seuls chez qui la réflexion n’inhibe pas l’action.” C’est admirable ! Il ajoute : “Les autres, ou bien ils ne réfléchissent pas et ils sont téméraires, ils commettent des absurdités, ou bien, en réfléchissant, ils arrivent à ne rien faire parce qu’ils se disent, il y a le discours et il y a le discours contraire.” Actuellement, on traverse une phase d’inhibition, c’est sûr. Chat échaudé craint l’eau froide. Il ne faut pas de grands discours, il faut des discours vrais.

Écrit par : Cornelius Castoriadis | mercredi, 19 août 2009 19:45

Ecrit par : urbain | mercredi, 19 août 2009 18:37

Arrête donc de te prendre pour Monsieur "Je sais tout".

En histoire, tu es archi limité et à part les copier/coller...

Je reconnais ta primauté en philosophie mais en Histoire et en sciences...

De toutes façons on ne peut être bon partout. Moi je le reconnais, toi, il faut toujours que tu flambes !

Quant à cette histoire d'ennemi ou d'ami de son peuple, permets moi de doucement rigoler : " de Gaulle qui assurément fut tout sauf "l'ennemi de son peuple" . Il faudrait raconter ça à quelques membres puissamment matraqués de ma famille et ils te riront au nez sur la bienveillance de de Gaulle envers son peuple...

Vraiment n'importe quoi !

Socialement, il n'était guère différent de Sarkozy. Quelles légendes entends-je sur de Gaulle ! Et sur Pompidou donc ! Hallucinant la méconnaissance de beaucoup sur une époque pourtant récente.

de Gaulle était habité par la France et l'idée qu'il s'en faisait ; bien entendu il méprisait son peuple (que de phrases péjotatives sur les Français, veaux, etc...!).

de Gaulle était avant tout un Maurrassien... Un vrai homme de droite autoritaire et nationaliste avec des idées du 19ème siècle et une conception bourgeoise et hiérarchisée de la société.
Jamais, il n'a pensé être "l'ami de son peuple" ! C'est n'importe quoi !

Son incarnation historique et son guide : sans aucun doute.

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | mercredi, 19 août 2009 19:46

Pour sankara, à mon avis le plus incontestable exemple positif de "leader" du tiers monde, à l'époque où ces mots avaient encore un sens, et dont j'ai pu juger sur place de ses éminentes qualités et de son action tout entière consacrée à l'émancipation dans la dignité, de son peuple et des africains.
Naturellement "liquidé" par des factieux, toujours au pouvoir, avec la "bénédiction" des impérialistes ( français et américains)
www.thomassankara.net
c'est pourtant pas bien vieux ... tu devrais savoir tout ça .

Écrit par : urbain | mercredi, 19 août 2009 19:52

que de phrases péjotatives sur les Français, veaux, etc...!

Ecrit par : cui cui fit l'oiseau | mercredi, 19 août 2009 19:46

Concernant la citation “les français sont des veaux qu’on mène à l’abattoir”), De Gaulle l’a prononcée à Londres en 1940 en apprenant l’armistice. À l’époque, il était loin d'être au pouvoir.


Extrait de "Philippe de Gaulle, de Gaulle Mon Père" :

Au début de juin 1940, par exemple, à Londres, à l’hôtel Connaught, à voix basse pour ne pas être entendu des convives qui dînent à la table voisine. Il vient de stigmatiser l’armistice au micro de la BBC. Je le vois alors serrer son couteau nerveusement avant de le reposer avec délicatesse. Puis il me souffle: «Ce sont des veaux. Ils sont bons pour le massacre. Ils n’ont que ce qu’ils méritent. » Quand j’apprenais l’histoire de France au collège Stanislas et que je m’étonnais de telle ou telle défaite militaire que nous avions essuyée, il me disait: «Les Français sont comme ça depuis les Gaulois. Hannibal qui recrutait des légions pour battre Rome écrivait à son frère Hasdrubal, qui levait des mercenaires en Espagne et dans les pays voisins: “Ne prends pas trop de Gaulois. Ce sont des ivrognes. Ils sont courageux dans l’action, téméraires au combat, mais vite découragés et jamais contents.” César disait à peu près la même chose. Il ajoutait: “Ils sont palabreurs et n’arrivent à s’unir que face au danger.” Tu vois, concluait-il, deux cents ans avant Jésus-Christ, on définissait assez bien les Français d’aujourd’hui. »

Écrit par : Philippe de Gaulle | mercredi, 19 août 2009 19:57

Ecrit par : cui cui fit l'oiseau | mercredi, 19 août 2009 19:46

Voilà bien la démonstration de tes grosses lacunes historiques et de ton manque de discernement sur des choses qui relèvent pourtant de l'histoire quasi "contemporaine", mais surtout la démonstration du fait que tu réagis sans lire vraiment ce à quoi tu réagis .
Je n'ai pas parlé de pompidou et pas davantage prétendu que de gaulle était de gauche (heureusement ça n'est pas une condition nécessaire ni suffisante pour être "l'ami du peuple"), j'ai simplement rappelé qu'il était l'exemple d'un gouvernant qui était tout le contraire de l'ennemi de son peuple (relis).
Et tu as la mémoire bien courte sur les différentes péripéties de l'histoire de France qu'il a marqué de ses interventions , où le moins qu'on puisse dire est qu'il est assez notoirement admis qu'il ne poursuivait aucun intérêt personnel mais que ses seules motivations étaient le salut de la nation et le bonheur et la dignité du peuple français .
Vive De Gaulle !
Je n'aurais certainement pas gueulé ça en 68, preuve qu'on apprend, à la longue, du spectacle de l'histoire .

Écrit par : urbain | mercredi, 19 août 2009 20:01

Sankara = 20 grammes

Écrit par : blague | mercredi, 19 août 2009 20:05

Ecrit par : Philippe de Gaulle | mercredi, 19 août 2009 19:57

Eh oui, j'ai rappelé ça déjà ici même, ainsi que l'épisode de l'hôtel de ville à la libération.

En l'occurrence , quand on sait qu'il n'y a pas eu 2 % de français résistant ou dans les forces françaises libres, on peut se dire que les français n'ont pas plus mérité De Gaulle que jeanne d'arc;
pourtant la providence y a pourvu ...
Aujourd'hui on est "punis" , au terme d'une longue dégringolade ... on a bouffon , et lui on peut dire qu'on l'a voulu ... on ne mérite pas mieux sans doute.

Écrit par : urbain | mercredi, 19 août 2009 20:07

Oui bon faut pas chercher bien loin, urbain est surtout nostalgique de l'époque où les mafias marxistes et gaullistes se partageaient le gâteau. Très gourmandes les mafias gaullistes ont étendu leur territoire à l'Afrique via les réseaux Foccart. Heureusement, on en vient à bout, petit à petit. Qui se revendique de de gaulle aujourd'hui, à part urbain, dupont aignan et Sarko quand il manque d'inspiration ?

J'avoue n'avoir aucune sympathie pour celui qui a roulé dans la farine les français d'Algérie et laisser crever les harkis...

Un nain de l'histoire contemporaine comparé aux Churchill, Kemal, Roosevelt, Staline, Thatcher, Reagan ou Bush.

Écrit par : Sly | mercredi, 19 août 2009 20:40

Thatcher, Reagan ou Bush...

...et bâté, l'âne !!

Écrit par : Slymane | mercredi, 19 août 2009 21:37

Curieux ces duettistes Sly / Slymane...

Écrit par : Slypkangourou | mercredi, 19 août 2009 21:59

Ecrit par : Sly | mercredi, 19 août 2009 20:40

Tu oublies Hitler et Staline.

Écrit par : urbain | mercredi, 19 août 2009 22:11

Pardon tu n'avais pas oublié Staline ...
Et sans doute c'etait un "ami du peuple" , "des peuples" même dont c'était le "petit père".
Quant à Thatcher, Bush, Reagan, voire Churchill , je pense qu'ils auraient eux-mêmes assez surpris s'ils s'étaient entendus traités "d'ami du peuple" , et avec Roosevelt, on a sans doute la une belle brochette "d'amis des peuples", sauf des français ...

Écrit par : urbain | mercredi, 19 août 2009 22:17

ses seules motivations étaient le salut de la nation et le bonheur et la dignité du peuple français .
Vive De Gaulle !
Ecrit par : urbain | mercredi, 19 août 2009 20:01

Oyez Oyez, brave gens !

Urbain est une taupe gaulliste.

Prochainement sur votre écran, le panégyrique par Urbain de Chirac et Sarko ?

Alain Badiou ne te félicite pas, camarade !...

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | jeudi, 20 août 2009 07:53

Ecrit par : Philippe de Gaulle | mercredi, 19 août 2009 19:57

Quant à Sosthène, sa réputation d'intelligence brillante, ses qualités de clairvoyance et sa probité intellectuelle ne sont plus à démontrer ! ;-))

hé hé hé !

DE Gaulle aimait tellement son peuple, amiral, qu'il poussait la RTF de l'époque à créer des jeux aussi subtils qu'"interville ". C'est dire la haute estime en laquelle il tenait son peuple !

Quant à la liberté d'information qu'il laissait à son petit peuple, il faut l'avoir vécue pour comprendre l'amour de De Gaulle pour les Français !

Un peu léger l'ami Sosthène, sur ce coup...

Ah ! Les fantasmes historiques !

Le mythe du "grand homme" historique est une véritable plaie pour les historiens, tant il est déformé par l'interprétation populaire.

Pour qui connait l'Histoire, il n'y a pas de "Grands Hommes" : il n'y a que des circonstances exceptionnelles.

Mais ce besoin tribal de Chef doué de pouvoirs magiques et surhumains hante hélas l'inconscient des masses...

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | jeudi, 20 août 2009 07:55

Ha les murges de Staline, quelle épopée...

Écrit par : Tong UMP | jeudi, 20 août 2009 08:22

Excellent, et juste, billet.

Écrit par : Falconhill | jeudi, 20 août 2009 09:00

@Urbain :

Si effectivement, tous les dirigeants n'ont pas été d'immondes bourreaux, ce n'étaient pas des philanthropes non plus. Je ne dis pas cependant que certains n'étaient pas plus justes avec leur peuple que d'autres. Cela étant, même avec un dirigeant honorable, ceux qui au final pourrissent concrètement le pays, sont les "élites", ceux qui dirigent de hautes instances, de grandes industries... Ceux qui demeurent pas ou peu connus du peuple, mais qui peuvent envoyer 2000 personnes sur le carreau pour leur profit propre, non celui du pays, ceux qui par copinage ou corruption peuvent faire voter les lois qui les arrangent. Ces gens là sont très proches du pouvoir mais demeurent discret. Le souci étant la complaisance des dirigeants à leur égard. Suivant que l'on soit fort ou faible, rien ne s'applique pareil. Pour moi, un vrai ami du peuple commencerait par s'opposer ce microcosme où cohabitent ceux qui veulent (les puissants), et ceux qui peuvent(les politiques, législateurs, juges...) dont les actes sont généralement aux détriments de ceux qui ne peuvent rien à part subir (nous). La vraie question est combien de temps allons-nous encore accepter de subir cette situation...

Merci en revanche pour Thomas Sankara, il m'était totalement inconnu, et je vais pouvoir combler une lacune de plus.

@Cui-cui et Urbain : Votre joute me donne de plus en plus envie de m'informer sur l'homme qu'était De Gaulle. Il y a un "trou" sur les cinquante dernières années dans les programmes d'histoire que j'ai étudiés, et bizarrement j'en ai plus appris avec Arte qu'au lycée, comme si l'histoire s'arrêtait après la seconde guerre mondiale...

@Sly : Bush, père ou fils ??? Après tout, un seul des deux à eu Saddam... (C’était dans le prolongement de votre blague !) Lisez l'archipel du goulag de Soljenitsyne, et dites nous ensuite si Staline est "l'ami des peuples"...

Bonne journée à toutes et tous !

Écrit par : Breizh | jeudi, 20 août 2009 09:11

Ecrit par : cui cui fit l'oiseau | jeudi, 20 août 2009 07:55

Badiou , comme Marx et tous les philosophes dignes de ce nom, ont bien compris le sens de mot (grec) Histoire, et , comme l'écrivait Marx :

"L'histoire a donc la mission, une fois que la vie future de la vérité s'est évanouie, d'établir la vérité de la vie présente. Et la première tâche de la philosophie, qui est au service de l'histoire, consiste, une fois démasquée l'image sainte qui représentait la renonciation de l'homme a lui-même, à démasquer cette renonciation sous ses formes profanes."

Il y a une incapacité nécessairement conjointe à entendre le sens de l'histoire dans le discours philosophique, et le sens philosophique de la connaissance historique.
Tu illustres parfaitement ce constat .
Sur De gaulle "et son temps" la chouette de Minerve a rendu son rapport il y a déjà bien longtemps.
Si tu l'avais écouté et mieux encore entendu, tu saurais apprécier dialectiquement et à l'aune des temps qui changent la qualité de diversité , d'indépendance et de critique de la presse et des moyens d'information en général à l'époque où De gaulle était au pouvoir relativement à ce qui s'offre à nous aujourd'hui.
Plutôt que de reproduire l'absolue périlité superficielle des clichés de journalistes ignorants , tu évaluerai dialectiquement les apparents paradoxes sous lesquels se présentent les contradictions avant d'être résolues, notamment celui d'un cadre institutionnel contraignant et rigide ( pas seulement dans l'information mais de manière assez générale dans toute la sphère des rapports sociaux) qui permettait cependant une incomparablement plus grande diversité d'opinion , produisant une critique autrement plus radicale, et une fécondité artistique sans commune mesure, dans un "bain" de créativité continuellement mis à jour .
Car en ces temps "dialectiques" nous avions quelque chose de tangible à affronter , par rapport à quoi nous déterminer ( notamment négativement) et nous avions fort peu d'entraves à l'exprimer, tout n'étais pas encore dissous dans le capitalo parlementarisme de la démocratie de marché.
Et tout ça était bien réel, De gaulle a échappé à trois attentats qui n'avaient rien des mises en scène ( le virtuel déjà) du type de celle de Mitterand à l'observatoire.
Je connais peu de communistes qui ne soient pas nostalgiques du "temps de de gaulle", qui reconnaissait lui-même : "entre les communistes et moi , il n'y a rien" .
On n'a plus ni l'un ni les autres.
On est désormais dans ce "rien".

Écrit par : urbain | jeudi, 20 août 2009 09:23

Pour résumer ce qui précède, je pourrai utilement citer Clouscard :
du rien n'est permis mais tout est possible, on est passé au "tout est permis mais rien n'est possible".
D'où la très emblématique révision bouffonne : "Ensemble , tout est possible" , désormais bien comprise comme "surtout le pire".

Écrit par : urbain | jeudi, 20 août 2009 09:30

Ecrit par : Breizh | jeudi, 20 août 2009 09:11

Sankara , assurément il y a beaucoup à apprendre de son histoire, mais il y a surtout beaucoup à apprendre de l'histoire "en général", à condition de ne pas procéder comme les "journalistes" actuels (sur le modèle de cuicui) et de se souvenir a contrario que historia , en grec, signifiait enquête.
Tu verras que pouvoir ( voire pouvoir absolu) n'a pas toujours rimé avec hostilité à l'encontre du "peuple", et que des exemples notoires le manifestent très clairement y compris dans la seconde moitié du XXème siècle.
Sur De Gaulle et (son/notre) histoire, pour te faire une idée je te recommande de lire tout simplement ses mémoires et, si tu peux, de les compléter par le très beau film TV de B.Stora , en deux épisodes , intitulé "Le grand Charles" : la manière familière que nous avions tous, adeptes comme adversaires, de l'appeler, de son vivant, et qui résume assez bien le message rapporté par la chouette.

Écrit par : urbain | jeudi, 20 août 2009 09:40

Ecrit par : urbain | jeudi, 20 août 2009 09:40

Cette semaine sur LCP, passe un documentaire sur lui..
Patrice Lumumba aussi était "ami du peuple" non?

Écrit par : Pamela de Barres | jeudi, 20 août 2009 11:12

Ecrit par : Slymane | mercredi, 19 août 2009 21:37

Je viens de te passer au trollomètre (http://www.lettres.org/troll.htm), aucun doute désormais, tu es un troll de première catégorie.

Écrit par : Sly | jeudi, 20 août 2009 11:20

Ecrit par : Pamela de Barres | jeudi, 20 août 2009 11:12

Oui, mais très différent, et les circonstances furent également très différentes (même si le résultat fut le même au sens où ils furent tous deux assassinés par la soldatesque aux bottes des impérialistes ).
Cela dit c'est un autre exemple de gouvernant "ami du peuple", honnête et sincère.
Comme j'ai dit, il n'en manque pas et c'est un exercice stimulant d'en faire l'inventaire tout en essayant de tirer le profit "historique" .

Écrit par : urbain | jeudi, 20 août 2009 11:36

Je parle évidemment de sankara et Lumumba ...
( je ne sais si c'est de De gaulle ou sankara dont il s'agit dans le doc de LCP, mais je présume que c'est De gaulle, et encore une fois le "biopic" de Stora est absolument remarquable, si vous pouvez le voir il faut absolument le faire. Bien que reconstitué avec des comédiens , à partir des innombrables témoignages, c'est le document le plus authentique et "vrai" que j'ai pu voir sur De Gaulle : il montre parfaitement ce que fut cette haute figure de notre histoire et permet de prendre totalement la mesure de la dégringolade actuelle ).

Écrit par : urbain | jeudi, 20 août 2009 11:42

Ecrit par : Sly | jeudi, 20 août 2009 11:20

Il est ton Charybde, tu es son Sylla .

Écrit par : urbain | jeudi, 20 août 2009 11:44

J'ai l'impression qu'urbain confond histoire et nostalgie. Ce coming-out gaulliste est en tout cas tout à fait réjouissant... Vive de gaulle et la France éternelle !

Écrit par : Sly | jeudi, 20 août 2009 11:53

Ecrit par : urbain | jeudi, 20 août 2009 11:42

Non il s'agit d'un doc sur T Sankara..

Ecrit par : urbain | jeudi, 20 août 2009 11:44

les deux font le pire...

Écrit par : Pamela de Barres | jeudi, 20 août 2009 12:16

Ecrit par : Sly | jeudi, 20 août 2009 11:53

Je ne les confonds pas et je les assume conjointement.

Mon père était un "pur gaulliste" et avait traversé toute l'afrique (depuis abidjan) pour rejoindre de Gaulle à alger, faire le débarquement de provence et toute la campagne de france jusqu'à ... berchtesgaden .
Ma mère, fille du commandant du port de tamatave ( et qui avait prétendu le défendre contre les anglais lorsqu'ils débarquèrent à Madagascar ) était comme lui pétainiste, et naturellement favorable à l'OAS et à l'algérie française (comme toi , manifestement).
Bien que je ne l'ai pas vécue, je sais assez bien à quoi m'en tenir sur toute cette période ...
Incidemment il ne s'agit pas d'un "coming out", les habitués connaissent de longue date mon tropisme gaulliste en dépit (ou à cause de) mon islamo-gauchisme .

Écrit par : urbain | jeudi, 20 août 2009 12:39

Ecrit par : Pamela de Barres | jeudi, 20 août 2009 12:16

Si le document est honnête, vous allez être épatés par ce type , ce qu'il a fait et essayé de faire, son histoire, son discours, son humour, son intelligence, son courage, sa lucidité, son honnêteté et son intégrité .
Je l'avais croisé à Ouagadougou (dans une de mes vies antérieures), faisant avec toute sa population le jogging vespéral imposé à tous les fonctionnaires, dans une étonnante ambiance de bonne humeur et de simplicité .
à l'époque on était accueilli à l'aéroport de ouaga par une immense calicot rouge sur toute la longueur du batiment de l'aérogare et dont je me souviens encore :
"Bienvenue au Burkina faso, tombeau de l'impérialisme".

Écrit par : urbain | jeudi, 20 août 2009 12:46

Ecrit par : urbain | jeudi, 20 août 2009 12:46
¨
Nonobstant le fait que je sois ni badiousienne, ni islamo gauchiste, je connaissais T Sankara...

Écrit par : Pamela de Barres | jeudi, 20 août 2009 12:57

Ecrit par : urbain | jeudi, 20 août 2009 09:23

Plus aucun doute : tu es un stalinien gaulliste. L'incarnation de ce que j'ai toujours combattu.
Citer : "...d'indépendance et de critique de la presse et des moyens d'information en général à l'époque où De gaulle était au pouvoir relativement à ce qui s'offre à nous aujourd'hui." est pour moi, la plus grossière plaisanterie lue depuis longtemps.

Je crois en connaître les raisons à ta décharge. Tu as passé un partie de ton enfance en Afrique, me semble t-il et la manière magistrale dont de Gaulle a réglé le problème de la décolonisation Africaine, hormis l'Algérie te le fait voir sous les yeux de Chimène.

Je comprends aussi les sentiments des Africains à l'égard du Général.

Mais pour les métropolitains, hommes de gauches, De Gaulle représentait l'incarnation du pouvoir personnel, autocrate et antisocial, le défenseur du patronat avec l'appui du PC stalinien de Duclos et Marchais. Sans oublier la dictature complète de l'information dans des médias aux ordres.

Que Urbain estime qu'il s'agissait d'une époque bénie prouve à l'évidence que les ressorts de son engagement politique sont indéniablement totalitaires.

Le communisme stalinien et le gaullisme pompidolien évoquent chez beaucoup de gens sincèrement démocrates et de gauche comme moi, les plus sombres heures de la 5ème république !

J'oserai presque dire, avec une objectivité crue et qui me fait mal, que dans une certaine mesure sous Sarkozy la Liberté d'expression est infiniment plus grande que lors de cette époque où la jeunesse étudiante était matée avec violence.

Mai 1968 a été la vrai libération d'une jeunesse étouffée et baillonnée par un vieillard autocrate.

Et ceci, malgré toutes les raticionations et explication vaseuses de philosophes qui n'ont jamais vécu ces évènement, la véritable raison de ce soulèvement était de casser les 2 piliers de cet enfermement : le PC stalinien et ce gaullisme de droite qui empêchait la jeunesse et les Français de vivre et de profiter d'un minimum de liberté !

Urbain, je savais, qu'en fin de compte, tu étais un partisan du totalitarisme. Je suis fier de t'avoir démasqué.

@Pam

Je suis d'accord avec toi pour Patrice Lumumba, mais at-il jamais eu le pouvoir ? NON à l'évidence.
Sankara ? connais toujours pas... Vais me documenter.

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | jeudi, 20 août 2009 13:05

la véritable raison de ce soulèvement était de casser les 2 piliers de cet enfermement : le PC stalinien et ce gaullisme de droite qui empêchait la jeunesse et les Français de vivre et de profiter d'un minimum de liberté !

Ecrit par : cui cui fit l'oiseau | jeudi, 20 août 2009 13:07

On voit d'ailleurs aujourd'hui les mirifiques résultats et les effets jubilatoires de ce genre de programme (élaboré a posteriori), enfin parvenu à ses objectifs, avec les nombreux et considérables concours que j'ai cité dans le précédent billet.

Écrit par : urbain | jeudi, 20 août 2009 13:16

Encore une fois on bloque mon IP, on la débloque, puis on la rebloque, sans jamais m'avertir ! A quand le glasnost sur ces pratiques qui ne sont pas sans rappeler les pages les moins claires de notre histoire ???

Écrit par : Sly | jeudi, 20 août 2009 13:18

que de salive perdue.....et la vérité comme la pieuvre s'enfuit dans un nuage d'encre......

Écrit par : frère odm | jeudi, 20 août 2009 13:24

gauliste ? Urbain, le culte de la personnalité est bien un effet secondaire de la mécréance, une catastrophe !

Écrit par : frère odm | jeudi, 20 août 2009 13:26

Urbain, je savais, qu'en fin de compte, tu étais un partisan du totalitarisme. Je suis fier de t'avoir démasqué.

Ecrit par : cui cui fit l'oiseau | jeudi, 20 août 2009 13:05

Ce qui est démasqué c'est surtout ton ignorance crasse ( notamment sur l'histoire africaine contemporaine que tu sembles connaître aussi bien que bouffon ,guano et les journalistes du figaro) et le fait que tu n'as pas lu le billet (dont il est vrai tu as reconnu que tu n'avais rien compris, ceci explique sans doute cela ), où je conclue (entre autres) sur une critique des revendications à la "totalité".
Manifestement tu n'as pas du tout compris ce qu'était la (pensée) dialectique ... une chose qui date pourtant de Zenon d'Elée.
Que la jeunes se soit révoltée en 68 , c'est un fait incontestable mais pas le plus marquant de 1968, en revanche le moins qu'on puisse dire est
qu'elle n'était nullement baillonnée ( les preuves de son expression "tous azimuts" ne manquent pas, et on pourrait utilement les comparer à la situation actuelle)
et que l'objet de sa révolte n'avait pas grand chose à voir avec un "vieillard autocrate" qui l'aurait brimée.

Écrit par : urbain | jeudi, 20 août 2009 13:26

Ecrit par : Sly | jeudi, 20 août 2009 13:18

Pour les bonnes pratiques , je suggère qu'on t'envoie faire un petit stage à gaza .

Écrit par : urbain | jeudi, 20 août 2009 13:40

Ecrit par : urbain | jeudi, 20 août 2009 13:26

Mon cher Urbain tu es :

Très bon en philo.
Nul en histoire.

Quand comprendras tu qu'on ne peut pas être bon partout ?

Et quand te résoudras tu à reconnaître tes failles ? Elles sont gigantesques pourtant. À l'évidence.

Tu es tellement surclassé en Histoire, ami Urbain, que lorsque je te vois t'agiter, tu me fais penser à une mouche empêtrée dans les fils d'une toile d'araignée !
;-DDDD

Mais pour te consoler, j'éprouve les mêmes difficultés quand tu me parles philo, à la simple différence, c'est que moi, je l'avoue, je n'éprouve pas le besoin de démontrer que je possède la plus longue...;)

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | jeudi, 20 août 2009 13:46

Ecrit par : Slypkangourou | mercredi, 19 août 2009 21:59

Oh, cool !! Un plan à trois ;-DD

Franchement, je ne trouve vraiment pas normal que sur ce forum, on n'ait pas le droit d'insulter les islamo-gauchistes !! Car comment pouvez-vous ignorer, dans le contexte actuel les efforts louables de l'équipe gouvernementale !! Je sais bien, ce n'est pas l'endroit pour cela mais dans les circonstances actuelles, il n'est plus temps de respecter les règles, dont je me contrefiche, d'ailleurs. En fait, j'ai compris, vous êtes un dangereux collabo et une honte pour la blogosphère !! Au temps de Vichy, les gens comme vous alliez vendre du pain et de la viande sous le manteau !! D'ailleurs je n'ai pas lu votre message, mais sachez que je vous ai à l'oeil !! Mickael Jackson, la décentralisation, la destruction du système éducatif, la baisse du niveau, les réformes, les TICE, l'informatique, les TPE, la gauche, la droite, les syndicats (à compléter si nécessaire) sont la cause de tout !! et, Braddock, ce sont des gens comme vous qui foutent la merde en empêchant mes patrons de s'enrichir !! Vous êtes comme ceux qui se prennent pour des héros, alors qu'en réalité, vous magouillez dans votre coin !! Et j'ai raison, évidemment. A présent, je vois clair : vous êtes un cynique !! D'ailleurs, regardez les sondages d'Opinion Way !! J'envoie bien sûr une copie de ce message à la liste noire EDVIRSP, puisqu'on ne me donne plus la parole sur ce glob contrôlé par une bande d'hypocrites !! mais sachez que j'ai le bras long !! plein de gens pensent comme moi même s'ils n'osent pas le dire !! je parle pour la majorité silencieuse !! D'ailleurs, elle est où encore celle-là ??

Je vous ai compris !!

Écrit par : Slumane | jeudi, 20 août 2009 13:46

...Slymane, himself, of course...

Écrit par : Slymane | jeudi, 20 août 2009 13:50

Ecrit par : Slumane | jeudi, 20 août 2009 13:46

Attention à la petite typo dans ton pseudo, il faut bien entendu lire slutman ^__^
LOL !

Écrit par : Sly | jeudi, 20 août 2009 13:56

Ecrit par : cui cui fit l'oiseau | jeudi, 20 août 2009 13:46

Un "beau cas" de transfert ...

Écrit par : urbain | jeudi, 20 août 2009 14:15

Ecrit par : Sly | jeudi, 20 août 2009 13:56

Very... Silly ;-DD

Écrit par : Slymane | jeudi, 20 août 2009 14:48

Avec les amis de l'UMP et de la "culture", dénoncez plus pour gagner plus :
http://www.pcinpact.com/actu/news_multi/52629.htm

"De toute manière, le maintien de nos droits sur Internet réclame une surveillance sourcilleuse et de tous les instants."
> Il n'est ici pas nécessaire de rajouter "sur Internet". ;-)

Écrit par : Zergy | jeudi, 20 août 2009 15:00

@Cui-cui

Ne pas voir aujourd'hui la convergence idéologique entre le reliquat des gaullistes et la gauche de gauche est une faute d'analyse politique assez grossière. De Gaulle quant à lui, n'était pas un saint, mais il faut se souvenir que les gaullistes avec les communistes furent les piliers du CNR qui a défini le modèle social français de l'après-guerre, celui de l'exception française, celui qui, je l'ai mainte fois démontré sur ce blog et ailleurs, représentait un des meilleurs équilibres au monde, si l'on excepte les pays nordiques, à la population beaucoup plus homogène.

Sans défendre spécialement l'homme, en étant de gauche aujourd'hui, il n'y a aucune incohérence à défendre une partie de l'héritage gaulliste. La preuve en est donnée par la détestation des ultralibéraux fachos comme Patou...

Écrit par : Nicks | jeudi, 20 août 2009 15:09

la convergence idéologique entre le reliquat des gaullistes et la gauche de gauche
Ecrit par : Nicks | jeudi, 20 août 2009 15:09

Entre vieux débris...

Écrit par : Sly | jeudi, 20 août 2009 15:13

@Patou

Que tu dis ! Ton système s'effondre. Regarde les indicateurs économiques qui viennent de tomber aujourd'hui. Allez, c'est fini Patou. Trouve toi une bonne planque et attends que ça passe !

Écrit par : Nicks | jeudi, 20 août 2009 15:34

Tout ça c'est la faute d'Yvonne.

Écrit par : Tong UMP | jeudi, 20 août 2009 15:41

le contenu "informatif" de son billet semble assez scrupuleux, factuel et finalement consistant,

Ecrit par : urbain | mercredi, 19 août 2009 09:20

Kant: « Une science simplement empirique du droit (… ) est une tête, qui peut être belle ; mais il n’y a qu’un mal : elle n’a point de cervelle. »

;-)))

Écrit par : nef des fous | jeudi, 20 août 2009 15:42

Ecrit par : Nicks | jeudi, 20 août 2009 15:09

Alors Nicks, tu ne m'as pas bien lu : Je différencie absolument le de Gaulle de 1945 et 46 et le fameux CNR base du contrat social si malmené du de Gaulle de 1958 !

Je dissocie également le de Gaulle décolonisateur et celui qui défendit une troisième voie face aux Russes et aux Américains du de Gaulle de la politique intérieure qui par ailleurs ne l'intéressait pas plus que ça !

Ayant nommé des premiers Ministres falots et le doigt sur la couture du pantalon, ces politiques se sont montrés des hommes conservateurs traditionnels, peu sociaux, peu imaginatifs et favorisant l'oligarchie économico enarchique qui nous a conduit dans le mur !

Le mélange des genres de l'économique et du politique sous de Gaulle a crée cette France bloquée qu'on connait actuellement.

Tout le monde est prêt à reconnaître que l'échec de de Gaulle fut sa politique intérieure. Même peut-être Urbain, s'il lui reste un brin d'honnêteté...

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | jeudi, 20 août 2009 15:42

Kant: « Une science simplement empirique du droit (… ) est une tête, qui peut être belle ; mais il n’y a qu’un mal : elle n’a point de cervelle. »

;-)))
Ecrit par : nef des fous | jeudi, 20 août 2009 15:42

By Jove ! Well done, Nef !

Magnifique ! Je la garde pour mon épisode 2 ! Tu permets Nef ?

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | jeudi, 20 août 2009 15:47

J'en profite pour remercier Nef de ses interventions chez mon nouveau meilleur ennemi ;-)

Écrit par : Olivier B. | jeudi, 20 août 2009 15:53

J'en profite pour remercier Nef de ses interventions chez mon nouveau meilleur ennemi ;-)
Ecrit par : Olivier B. | jeudi, 20 août 2009 15:53

Ah Nef !

Je reconnais bien là, la combattante indestructible des anciens DEL !

Décidemment tu m'impressionnes toujours autant ;-)

Chapeau.

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | jeudi, 20 août 2009 16:12

Ecrit par : Nicks | jeudi, 20 août 2009 15:34


C'est la méthode coué!!!! le système ne s'effondre pas, il subit juste quelques turbulences ou bien un cyclône paasager, comme la Floride chaque année..

Écrit par : Pamela de Barres | jeudi, 20 août 2009 16:13

@Pam

C'est rigolo parce que c'est justement l'inverse, les tenants du système soutiennent mordicus la thèse du petit accident alors que les bases structurelles du système sont touchées à mort, le crédit notamment.

Quoiqu'il arrive désormais, la mutation des sociétés occidentales est en marche. Dans quel sens, je ne peux le prédire, je suis assez pessimiste au demeurant (contrôle social etc).

Je te conseille le blog de Paul Jorion pour plus de détails et de chiffres.

Tu es en tout cas une parfaite représentante de la nullité décrite par Urbain. Simple constatation, pas jugement bien entendu (je n'y échappe d'ailleurs pas non plus)...

Écrit par : Nicks | jeudi, 20 août 2009 16:23

Ecrit par : cui cui fit l'oiseau | jeudi, 20 août 2009 15:42

Ce que je suis tout à fait prêt à reconnaître c'est que tu auras des difficultés à te recycler en tant qu'historien, singulièrement de la Vème république, du moins dans un cadre "traditionnel".
Cependant tous les espoirs te sont permis si tu démarres une collection très grand public ( tu pourrais l'intituler "au café du commerce" ) et tu signerai Monsieur De Sourcesure ...
Dans cette hypothèse, tu pourrais mettre un bandeau "d'accroche" sur la couverture de ton ouvrage avec une des tes "sentences" pittoresques et pleines de ta nouvelle "autorité" , comme : "Le mélange des genres de l'économique et du politique sous de Gaulle a crée cette France bloquée qu'on connait actuellement."
Je suis certain que ça amuseras beaucoup tes futurs confrères.
Pour ma part je dirai que, si ça a un sens, c'est complètement idiot et parfaitement contraire à l'histoire économique et sociale de la France, depuis la libération et surtout au fil des étapes successives de la Vème république;
parfaitement contraire singulièrement sous le rapport des positions de De Gaulle à l'égard de l'économie en général , des puissances d'argent en particulier, et que la manière dont il a conçu et fait mettre en oeuvre par quelques "grands commis de l'état" ( aujourd'hui disparus) le "capitalisme d'état" qui a permis à successeurs d'avoir, depuis lors, tant de belles choses à privatiser discrédite complètement tes "fines analyses" à l'emporte pièce.
Tu sembles d'ailleurs avoir oublié (?) les circonstances du "départ" du général, témoignant parmi bien d'autres traits historiquement avérés de la très haute idée qu'il se faisait du mandat démocratique et de ce que ça voulait dire d'être "l'élu du peuple français", de la grandeur et des servitudes de la fonction ( une attitude qui semblerait de nos jours relever de la pure utopie en regard de nos ineffables "élites" actuelles).
Si une homme politique français a bien eu toujours et au plus haut niveau le souci de ne pas "mélanger les genres" , c'est bien le général ...

Écrit par : urbain | jeudi, 20 août 2009 16:34

Ecrit par : cui cui fit l'oiseau | jeudi, 20 août 2009 15:47

Manifestement tu n'as pas lu Kant non plus, sinon la portée réelle de l'ironie de la citation ne t'aurais pas échappé .
Je ne suis pas sur que la suite t'amuses autant ...

Écrit par : urbain | jeudi, 20 août 2009 16:37

Ecrit par : cui cui fit l'oiseau | jeudi, 20 août 2009 15:47

Dit merci a Emmanuel de ma part;-)))

Écrit par : nef des fous | jeudi, 20 août 2009 16:46

Ecrit par : urbain | jeudi, 20 août 2009 16:37

Le côté pratico-empirique(law in action) d'Eolas dans son billet, sans parler du cirage de cothurnes de certains commentaires, méritait bien d'aller emprunter un peu de l'ironie de Kant.
Allez, c'est pour la bonne cause, sois gentil, pardonne-moi et ne bougonne pas.

Écrit par : nef des fous | jeudi, 20 août 2009 17:00

Ecrit par : Nicks | jeudi, 20 août 2009 16:23

Comment celà nullité!!!!! est il possible de ne pas être d'accord, de ne pas être gauchiste, sans encourir des jugements de valeur à l'emporte-pièce...

je suis en accord avec toi sur le fait que le crédit est touché, mais les banques ou les organismes de crédit vont trouver autre chose..
Fais ta petite enquête sur les cartes " bleues" carrefour par exemple

Écrit par : Pamela de Barres | jeudi, 20 août 2009 17:07

Ecrit par : nef des fous | jeudi, 20 août 2009 17:00

Quand on connait, au moins un peu, le kantisme, on a quelques motifs à être perplexe face à l'usage que tu en fais, dans pareil contexte et sur ce genre de citation.

Je n'ai pas lu les commentaires du blog d'Eolas et , si tu (re)lis mon commentaire en rapport avec son billet sur ( contre) notre ami Olivier B., je précise que je ne fréquente pas le blog d'eolas, et pour toutes sortes de bonnes raisons, en dépit du fait qu'il soit souvent référé et cité, ici même, par de nombreux commentateurs qui sans doute se reconnaîtront.

Ce que je dis simplement, et que semble-t-il Olivier lui-même a parfaitement admis, c'est que les objections proférées par l'eolas(se) en question ne sont pas du tout indignes d'être considérées et même que c'est de l'intérêt d'olivier de les considérer attentivement.

De même j'ai précisé que je m'abstenais d'analyser les "motivations" d'eolasse, tout simplement par ce que je m'en fous ( il ne m'intéresse pas ).
Il semble évident cependant qu'il instruit "à charge" et que ses motifs sont loin d'être "transparents".

Tout ça ne m'a pas empêché de signer la pétition, chose dont je m'abstiens pourtant d'ordinaire, preuve de mon souci des ennuis qu'affronte Olivier B. et de mon soutien à la bonne cause.

Écrit par : urbain | jeudi, 20 août 2009 17:19

"grands commis de l'état"

Comme Chalandon ? Si désintéressé secrétaire de l'UNR. Et Focart, tiens un autre philanthrope ! Pasqua ? Ah oui ! Les membres du SAC ? Des bienfaiteurs ! Les Prouvost ? des socialos ! Dassault ? neutre. La promotion de l'ENA ? Mais non ! Pas le terreau d'un pouvoir élitiste ! Pompidou, 1er ministre ? Un citoyen ordinaire jamais employé par la banque Rotschild ! Les barbouzes ? Hein ?

J'en oublie des tonnes !

Que de scandales mis sous le boisseau ! Que de collusions hypocrites entre le pouvoir et l'argent ! Que de financements occultes de l'UNR ! Que de pots de vins !

Autant que maintenant... SAUF QUE maintenant les affaires éclatent ! Sous de Gaulle on les cachait et comme l'info était bouclée... Capitu, blanc bec ?

Nez de boeuf !

De Gaulle n'y connaissant strictement rien en économie se faisait gruger par l'établissement politico-économique de l'époque.

Si j'ouvre un troquet "au café du Commerce", je te propose d'ouvrir une écurie appelée " L'auberge de l'âne Urbain" Je suis certain que beaucoup se précipiteront chez toi.

Tu pourras y proposer des diners spectacles sur l'Histoire de France de la 5ème république Et puis tu feras de sacrées économies, les clients riront tellement qu'ils en oublieront de manger !

;-DDDD

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | jeudi, 20 août 2009 17:28

@ Urbain : effectivement je conseillerai à mon avocat d'aller le lire. Et je pense aussi que les motivations de Maître E. ne sont pas claires. Il semble connaître mieux le dossier qu'en ayant simplement lu mon billet et feint une ignorance totale de ce qui touche à Bourragué lui-même, pourtant connu comme le loup blanc dans les milieux de la Justice...

Écrit par : Olivier B. | jeudi, 20 août 2009 17:39

Ecrit par : urbain | jeudi, 20 août 2009 17:19

Tu m'as convaincue, je laisse Kant, Pascal et Montaigne tranquilles, point besoin d'artillerie lourde dans cette bataille, je vais essayer d'assurer la défense d'Olivier rien que par des citations latines ou de l'almanach Vermot, cela sera bien suffisant;-))))

Écrit par : nef des fous | jeudi, 20 août 2009 17:44

Quand on connait, au moins un peu, le kantisme, on a quelques motifs à être perplexe face à l'usage que tu en fais, dans pareil contexte et sur ce genre de citation.
Ecrit par : urbain | jeudi, 20 août 2009 17:19

Ben oui, dans son immense sagacité, Urbain tenait la main d'Emmanuel Kant !

Il sait tout cet homme !

Fantastique!

Même ce que pensait, en sous-entendu un philosophe du 18ème qui écrivait une phrase.

Amis du Village, IL NE FAUT PAS SE PRIVER d'un pareil puits de science ! Ce n'est plus la librairie Tropiques qu'il tient ce Dieu vivant ! C'est quasiment la bibliothèque d'Alexandrie couplée à celle du Vatican !

Gueux ! Prosternez vous devant le Maître du Savoir !

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | jeudi, 20 août 2009 17:47

Tout simplement content d'assister à une nouvelle bagarre cuicui//urbain.

Écrit par : Sly | jeudi, 20 août 2009 17:48

Olivier Bonnet doit penser : ils sont toujours en train de s'engueuler dans ce village de ouf !

C'est cette réputation sulfureuse qui fait que personne n'ose s'aventurer à commenter, craignant les fourches caudines du diable des Tropiques !

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | jeudi, 20 août 2009 17:54

@ Nef

Tu imagines Éolas s'aventurant ici ?

Le pauvre... ;

Mais ça aurait de la classe !

-DDDD

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | jeudi, 20 août 2009 17:58

Ecrit par : nef des fous | jeudi, 20 août 2009 17:44

Comme tu peux l'observer juste un peu plus haut, les observateurs "extérieurs" et objectifs semblent plus attentifs au contenu réel de mes commentaires qu'à trouver le moyen de les contredire à tout prix, fut-ce au prix d'interprétations passablement "acrobatiques"

Ecrit par : Olivier B. | jeudi, 20 août 2009 17:39

Oui je partage évidemment et de longue date votre perplexité, voire vos soupçons quant à ce personnage "virtuel" dont "l'autorité bien informée" sur la blogosphère me semble assez suspecte eu égard aux "dossiers" traités et aux modalités de ses interventions.

Raison de plus pour ne pas le traiter par le mépris ou la seule et simple ironie.

Écrit par : urbain | jeudi, 20 août 2009 17:59

Ecrit par : cui cui fit l'oiseau | jeudi, 20 août 2009 17:47

Prends tes gouttes , tu deviens vraiment ridicule.

Écrit par : urbain | jeudi, 20 août 2009 18:00

Ecrit par : Sly | jeudi, 20 août 2009 17:48

Un p'tit bravo Sly ??

Écrit par : Slymane | jeudi, 20 août 2009 18:13

Quoiqu'on pense des décisions prise par notre Président, Guide et Ami du Peuple, M. Nicolas Sarkozy (me concernant, le taux d'approbation varie entre 90% et 95%), force est de constater que depuis son élection la France est re-devenue ce qu'elle n'aurait jamais dû cesser d'être: une terre de débats.

Pour ou contre l'expulsion des immigrés clandestins et de leurs enfants ?

Pour ou contre le flicage d'internet et les limites à la liberté d'expression ?

Pour ou contre le travail du dimanche ?

Cuicui ou urbain ? Slyp ou caleçon ?


Bravo Président !

Écrit par : Sly | jeudi, 20 août 2009 18:27

Ecrit par : Sly | jeudi, 20 août 2009 18:27

Oui c'est assez juste, ça donne le niveau de la dialectique spectaculaire.

Dernièrement j'ai trouvé ce "sondage" sur le site du monde :

Votre avis
Matignon a convoqué les dirigeants des banques françaises, vendredi, après l'affaire des bonus de BNP Paribas, tandis que la ministre de l'économie, Christine Lagarde, évoque une nécessaire "désintoxication" de la finance mondiale. Pensez-vous que...
- le marché s'auto-régule, intervenir le déstabiliserait
- prendre des mesures à un niveau national ferait reculer la compétitivité des banques françaises
-les règles de bonne conduite internationales ne suffisent pas, il faut mettre en place des mesures contraignantes
- Sans opinion

On peut observer que si on juge chacune des trois "opinions" comme absurdes voire ineptes ( ce qui est mon cas) , on est classé dans les "sans opinion" , et en "démocratie d'opinion" c'est un statut peu gratifiant ...

Écrit par : urbain | jeudi, 20 août 2009 18:39

un paillasson, je dirais même plus une carpette

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/08/20/01011-20090820FILWWW00434-hannibal-kadhafi-la-suisse-s-excuse.php

Pour le coup on ne peut pas parler de judiciarisation de la société.

Écrit par : nef des fous | jeudi, 20 août 2009 19:20

@Pam

Je parlais du concept de nullité décrit par Urbain dans ses derniers billets. En l'occurrence, je persiste à dire que ton intervention s'y inscrit pleinement puisque tu te contentes de relayer la doxa officielle sur l'absence avérée d'alternative, ce qui même sans être gauchiste est contraire à tes intérêts. Tu n'éprouves pas non plus le besoin d'aller vérifier plus avant la qualité des indicateurs économiques dont tout montre au contraire de ce que tu disais que la méthode coué est utilisé sans modération par les orthodoxes, à tel point qu'aujourd'hui une batterie de mauvais indicateurs sont tombés, aussitôt éclipsés par un ou deux moins mauvais mais qui ont de fait une influence moindre sur l'économie réelle que le nombre de chômeurs, le taux de faillites des entreprises ou de défaut des remboursements de crédits. Pas grave, c'est le signe de la reprise inéluctable (la consommation moteur de la croissance aux USA repartira sans doute avec les chômeurs et sans le crédit, sans répartition plus égalitaire de la richesse et sans augmentation d'impôts, sans aliéner encore davantage la grande majorité des travailleurs etc). Un enfant de trois ans s'apercevrait de l'impasse dans laquelle est engagée l'économie des pays développés et de la menace qu'elle fait peser sur la démocratie (ou ce qu'il en reste).

@Cui-cui

Je ne pense pas qu'ici quiconque cherche à canoniser De Gaulle. Mais vois-tu j'ai du mal à l'imaginer privatiser la poste ou la sncf. Ce n'était certes pas un socialiste mais il avait une vision politique de la société, pas économique. Rien que ça me suffit pour le ranger du bon côté malgré le "reste"...Du reste, si on enterre De Gaulle, j'aimerais bien savoir qui on va pouvoir considérer comme un homme d'Etat digne de ce nom en France hormis Mitterand, qui laisse largement autant de casseroles que le premier cité.

Écrit par : Nicks | jeudi, 20 août 2009 19:21

Ecrit par : Nicks | jeudi, 20 août 2009 19:21

Non sans doute il ne sera pas utile de canoniser le garnd Charles, bien que par de nombreux aspects il aurait assez bien mérité une béatification laïque de la "France reconnaissante", au même titre que jeanne d'arc ...
Quant au nationalisations , chacun (sauf notre historien du jour) sait que De gaulle , au total en a plus fait que le front populaire, et que c'est... Mitterand qui a donné le signal de la grande braderie des bijoux de famille scrupuleusement amassés du temps de De gaulle par les "grands commis de l'état que j'ai évoqué .

En réalité Nicks, De Gaulle était vraiment dans une autre catégorie que tous ses successeurs. Quant on le voyait (rarement) y compris en adversaire résolu, on avait réellement la sensation de voir l'histoire qui se déroulait devant nous.
En dépit des innombrables témoignages et révélations posthumes, tu ne trouveras trace nulle part d'une quelconque implication de De Gaulle dans les micmacs en tous genres qui il est vrai, y compris de son temps, émaillèrent la vie de la république.
Il se trouve que notre nouvel historien "grand public" confond les "grand commis de l'état" dont la plupart furent et demeurent inconnus du public, avec les "barons" du gaullisme, de triste mémoire mais que De Gaulle lui-même méprisait, comme il méprisait la vie parlementaire et les partis politiques, et singulièremnt les "politiciens" dont le modèle était pour lui Mitterand ( "le prince de l'équivoque" selon une formule assez juste de R.Barre).
De gaulle n'avait pas plus à voir avec les micmacs du SAC qu'avec les porte flingues de l'affaire Ben barka ou les ratonnades de Papon. Tout ça est bien connu aujourd'hui (sauf de notre historien du jour, manifestement), y compris les colères mémorables de De Gaulle quand les faits lui étaient rapportés.
Et il faut se souvenir qu'en 58 , lors de son retour au pouvoir dans des circonstances particulièrement compliquées et difficiles, le déterminant principal de la situation était la guerre d'algérie, et que l'OAS ne rigolait guère ( cf. les attentats contre De Gaulle , et notamment celui du petit clamart).
A l'époque on se souvient assez peu que Mitterand écrivit une mémorable diatribe contre De gaulle intitulée "le coup d'état permanent" fustigeant principalement ... l'élection du président de la république au suffrage universel(!!!)
Tout ça pourrait faire sourire , surtout quand on se souvient de rôle du PS de Guy Mollet dans la guerre d'algérie, et du rôle du "prince de l'équivoque" membre du gouvernement à l'époque .
Quand au "mélange des genres" on sait aujourd'hui que le grand Charles payait lui-même ses notes d'électricité à l'élysée et que tante yvonne , pendant la "traversée du désert" a du vendre les "reliques familiales" pour faire bouillir la marmite !

Écrit par : urbain | jeudi, 20 août 2009 23:05

@Urbain

Sans rentrer dans les détails et affiner le degré de responsabilité du général dans les affaires ou les écarts politiques qui ont émaillé ses mandats, je retiens malgré tout de ce personnage qu'il était au fond un homme de principes. J'apprécie les hommes droits (tout est relatif mais tout est mesurable)...

Mitterand était lui beaucoup plus monarchique. Je maintiens qu'il avait une stature d'homme d'Etat mais sans les circonstances exceptionnelles...Plus le temps passe en revanche, plus je m'aperçois le mal qu'il a fait à la gauche.

Écrit par : Nicks | jeudi, 20 août 2009 23:23

Toi aussi félicite Agnès Le Brun, maire de Morlaix, lauréate du Prix international Ubu 2009 !

http://www.guydarol.fr/archive/2009/08/11/morlaix-prix-international-ubu.html

Écrit par : Père Ubu | vendredi, 21 août 2009 02:15

Ecrit par : Père Ubu | vendredi, 21 août 2009 02:15

+1

Écrit par : agathe | vendredi, 21 août 2009 11:00

J'ai envie de revenir sur le billet d'Eolas.

Parce que c'est tout de même un billet très agressif.

Eolas a probablement juridiquement raison sur le thème juridique très limité qu'il a choisi de traiter (différence entre injure et diffamation) mais il va bien au delà en accusant dans son billet O. Bonnet de se présenter comme un "martyr", et en se prononçant négativement sur la pétition de soutien à O. Bonnet.

Les commentaires d'Eolas sur les posts qu'il souhaite dévaloriser sont non seulement agressifs mais d'une mauvaise foi évidente, faisant dire aux posts ce qu'ils ne disent pas, et affirmant des choses fausses.

La manière dont Eolas affirme sur un post ne rien connaître du rapport Bréard, faisant semblant d'ignorer tout le contexte de ces affaires, puis ensuite affirme sur un autre post que ce rapport a été publié met mal à l'aise.

En outre ce monsieur "Eolas" conclut par des insultes envers les posteurs (et son collègue "Gascogne" rajoute un commentaire sur un post juste au moment de la fermeture du fil... craignant sans doute une réponse, et souhaitant avoir le dernier mot).

L'ensemble laisse une impression détestable.

Écrit par : Magali | vendredi, 21 août 2009 17:20

J'ai relevé plusieurs cas de mauvaise foi flagrante, sans qu'Eolas ne me réponde.

Écrit par : Olivier B. | vendredi, 21 août 2009 17:32

Effectivement.

Et on ne peut que se poser des questions sur sa connaissance réelle de ces affaires, car tout en disant n'en rien connaître, il est très sensible à ce qu'on en dit, et parfois il apparait plus informé qu'il ne le prétend.

Écrit par : Magali | vendredi, 21 août 2009 17:52

Ecrit par : Olivier B. | vendredi, 21 août 2009 17:32

Finalement on pourrait dire que : Eolasse , pourtant il a un public ...
mais béchamelle, onfraye et jactali aussi .
Je sens que je vais vous parler, de nouveau , de médiation et de médiocrité ...

Écrit par : urbain | vendredi, 21 août 2009 18:03

Au crédit d'eolas, chacun aura compris qu'il est non seulement stupide mais aussi fortement déconseillé d'exprimer un non-sens comme:"Tel blogger éminent est un con!"

Sauf si vous voulez enrichir la chose judiciaire...

Il semble toutefois qu'il ne soit pas interdit, et possiblement sain, de le penser; Et que le maitre vous défendra ce droit à vous tromper lourdement tant qu'il ne s'estimera pas atteint dans son honneur. Car la liberté d'expression a ses limites que le pékin moyen ne perçoit évidemment pas, lui qui rêve de revenir à l'époque bénie du duel.(Lequel, le vilain, concernait plutôt la "haute" et saignait nos élites, mais passons)

On avance donc...

Écrit par : cyclomal | vendredi, 21 août 2009 19:18

Ecrit par : cyclomal | vendredi, 21 août 2009 19:18

Caricature ; mon ami !

Habituel chez les groupies soumises et prosternées qui donne du "Maître" à tout bout de champ, le chapeau à la main et le chef courbé en signe de soumission.

Relève la tête citoyen ! Et tente de penser par toi-même. Pour une fois.

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | vendredi, 21 août 2009 19:25

Ecrit par : cyclomal | vendredi, 21 août 2009 19:18

Est-ce que en reformulant, par exemple en :
"Tel blogger éminent est moins bienveillant qu'il ne voudrait le paraître et cependant pourvu de nombreux dupes!"

On éviterait le duel et les embarras judiciaires ?

Écrit par : urbain | vendredi, 21 août 2009 19:56

@cui cui

Merci pour votre réponse qui montre que je me suis coulé à merveille dans les habits du gascon que vous décrivez...

@Urbain

Bravo! Maintenant vous pouvez mettre eolas (jeu de mots) à la place de "blogger éminent". Avec un peu d'entrainement vous pourrez, à mon instar, polluer son cercle de planeurs andins que la fréquentation des cîmes fait manquer d'oxygène sans qu'ils s'en aperçoivent, d'où l'ivresse, le centrisme, les leçons de savoir-vivre entre autres delikatessen.

Je suis un affreux narquois et vous avez marché, sorry so!

Écrit par : cyclomal | samedi, 22 août 2009 08:02

Ecrit par : cyclomal | samedi, 22 août 2009 08:02

Des congratulations qui sans doute se veulent également narquoises, mais en dépit de leurs intentions affichées sont reçues plutôt comme auto-congratulatoires, qui plus est disqualifiées par les cercles douteux (et planants) que vous fréquentez.
Et je ne sais pas dans quoi j'ai marché fut-ce du pied gauche, mais il n'en reste rien (j'ai vérifié).
Quelques unes des raisons pour lesquelles je me garderai bien de quoique ce soit à "votre instar", notamment vos efforts d'expression , assez laborieux .
Je suis, vous vous en serez douté, un adepte du duel, et cette inclination est atténuée plutôt que stimulée par la connaissance acquise de n'avoir rien de bon à attendre de la justice de mon pays.

Écrit par : urbain | samedi, 22 août 2009 09:00

Ecrit par : cyclomal | samedi, 22 août 2009 08:02

Vous êtes toujours le bienvenu dans notre espace, Cyclomal...

Nous n'avons pas la prétention de détenir la vérité mais vous remarquerez que chez nous, la parole est ouverte à tous ceux qui possèdent un semblant d'humour comme vous.

Mais par contre, ici, vu le sens critique exacerbé de chacun dans cet espace désordonné, il nous est impossible de rouler, unis et au garde-à-vous derrière un seul homme dont chaque parole serait une goutte d'élixir virtuel...

Et avouez que chez Éolas, les commentateurs sont plus souvent qu'à leur tour des laudateurs élogieux, le doigt sur la couture du pantalon, que d'ardents bretteurs.

Mais vous le gascon, avez déjà le courage de tourner dans le Web et de comprendre notre sens de la dérision...;-))

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | samedi, 22 août 2009 09:10

@cui cui

"Mais vous le gascon, avez déjà le courage de tourner dans le Web et de comprendre notre sens de la dérision..."

Dommage que la réciproque ne soit pas vraie.D'ailleurs je renonce à faire comprendre à urbain, qui l'est si peu, que je suis peut-être dans son camp, et que je n'ai pas l'intention de lui voler la vedette.

En tous cas, mes remerciements ne sont jamais entachés de moquerie, soyez en assuré.

Au plaisir de vous lire, et bonne chance à Olivier Bonnet.

Écrit par : cyclomal | samedi, 22 août 2009 09:28

Ecrit par : cyclomal | samedi, 22 août 2009 09:28

Un renoncement qui est à mes yeux un premier pas vers la raison, car le projet (auquel vous renoncez) est doublement dépourvu de fondement.
Comme chacun sait ici, j'ai les plus grande réserves quant au "sens de la dérision" régulièrement revendiqué par cuicui, pour le moins "ambivalent", et tant que tel parfaitement disqualifié ( dans l'ordre de la dérision).

Écrit par : urbain | samedi, 22 août 2009 10:03

Ecrit par : cyclomal | samedi, 22 août 2009 09:28

Mais je tourne dans le Web et m'exprime sous d'autres pseudos, le mien étant hélas trop connoté.

Observez avec attention dans les derniers 6 commentaires, la cohésion du groupe du Village des NRV ! ;-)

Quand on sort d'un tel lieu où vos collègues sont vos pires adversaires, plus rien ni personne ne peut vous faire peur ni vous atteindre sur la Toile, en général !

;-DDD

Salut Cyclomal, et à plus.

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | samedi, 22 août 2009 10:15

sur cet espace où la liberté d'écriture est affichée, même à contre-cœur, à tous les bloggeurs désireux de s'exprimer, je ne peux m'empêcher de penser à la menace qui pèse potentiellement sur l'interprétation de ce que je rédigerais, surtout si je m'amusais à contester un ancien collègue et participant au feu DEL de Guy Birenbaum

si j'osais dire qu'entendre Eolas c'est symboliquement sauvegarder la diversité de mes lectures, protéger mon indépendance d'esprit, favoriser ma liberté de ton, aiguiser mon sens critique.. je craindrais de sérieux retours de bâtons comme être traitée de groupie soumise et prosternée .. le chapeau à la main et le chef courbé .. ou mieux.. être accusée de ne pas penser par moi-même.

dans cet espace où il est affirmé qu'on ne roule surtout pas au garde-à-vous derrière un seul homme dont chaque parole serait une goutte d'élixir virtuel..je n'ose pas m'exprimer.. donc je me tais
(pourtant je trouve que Cyclomal écrit des choses sensées)

Écrit par : le meuble bien sage dans son coin | samedi, 22 août 2009 13:20

Ecrit par : le meuble bien sage dans son coin | samedi, 22 août 2009 13:20

En quoi tu es absolument en contradiction avec ce que tu écris.

Écrit par : urbain | samedi, 22 août 2009 14:25

Ecrit par : urbain | samedi, 22 août 2009 14:25

tu crois?.. bah!

Écrit par : le meuble bien sage dans son coin | samedi, 22 août 2009 14:51

Ecrit par : le meuble bien sage dans son coin | samedi, 22 août 2009 14:51

Relis ce que tu as écrit, tu le constateras toi-même :
Globalement, ta conclusion : "donc je me tais" vient au terme d'une série d'arguments,eux-mêmes contradictoires, mais qui conduiraient plutôt à la conclusion inverse,
sans compter que dire : "donc je me tais"
tout en s'étant préalablement exprimé est fondamentalement contradictoire;
d’autant que ce propos "que tu tais mais quand même dit" est déjà assez contradictoire en lui-même, par ce que si vraiment, comme tu l'affirmes , tu t'exprimes sur un "espace où la liberté d'écriture est affichée, même à contre-cœur, à tous les bloggeurs désireux de s'exprimer", c’est plutôt un argument pour que tu puisses y dire ce que tu veux et notamment contredire ceux qui s'y opposeraient ( malgré qu'ils en aient !) à ta revendication de "sauvegarder la diversité de tes lectures, protéger ton indépendance d'esprit, favoriser ta liberté de ton", autrement dit un argument qui contredit ta conclusion ;
tout ça me semble l'exemple même de la contradiction "tous azimuts".

Écrit par : urbain | samedi, 22 août 2009 15:20

+1

Écrit par : ( malgré qu'ils en aient !) | samedi, 22 août 2009 16:15

Ecrit par : urbain | samedi, 22 août 2009 15:20

Ca s'appelle une prétérition. Le meuble sait ce qu'il/elle fait...

Écrit par : pfffff | samedi, 22 août 2009 16:53

D'ailleurs, à un certain moment, sur Twitter, vérifiez le, le doux et si impartial Éolas évoque à propos de l'affaire Olivier Bonnet, je cite, la "consanguinité" du Web, en laissant supposer que nous agissons en tant que défenseur d'une famille dont nous ferions partie...

Si j'étais juriste, je prendrais très mal ce substantif qui laisserait supposer que d'une part, nous n'agissons pas en hommes libres et surtout d'autre part, laisserait entendre que nous serions atteint d'une tare héréditaire : la consanguinité gaucho-birenbaumo-Delienne...

Ami Éolas, c'est bien mal nous connaître ! Nous sommes bien moins prisonniers de nos idéologies que vous, lorsqu'on parcourt nos blogs distincts ! Et notre texte est bien moins virulent que le vôtre...

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | samedi, 22 août 2009 17:03

Ecrit par : pfffff | samedi, 22 août 2009 16:53

La prétérition c'est l'inverse.
On pourrait donc imaginer que le meuble du coin nous propose là une nouvelle fleur de rhétorique : "la prétérition inversée".

Écrit par : urbain | samedi, 22 août 2009 17:21

@le meuble bien sage dans son coin

Merci de votre appréciation, sanctifiée à mes yeux par le sort que lui réserve le cerbère de ces lieux.

Et pour vous remercier plus encore, cet extrait du roman inachevé d'Aragon qui me semble approprié à la réflexion ici bas (et tant pis pour la tension du toutou):

J'ai quelque lassitude Est-ce l'heure est-ce l'âge
À faire ce qu'il faut pour être bien compris
Car il ne suffit pas de soigner ses images
Et de serrer de près le sens dans le langage
Il faut compter avec les sourds les ahuris

Il faut compter avec ceux-là que tout installe
Dans l'idée a priori qu'ils se font de vous
J'écris Je suis le boeuf qu'on expose à l'étal
Et mon coeur débité d'une poigne brutale
Quand il est en morceaux les gens le désavouent

Ils pensent que comme eux mesquinement je pense
Ce que je dis pour eux je le dis pour l'effet
Ils ne peuvent m'imaginer qu'à leur semblance
Ils n'ont à me prêter que leur propre indigence
Ils en sont prodigieusement satisfaits

Trouvé par Google, simplement en demandant "prodigieusement satisfaits"

Vive le net!

Écrit par : cyclomal | samedi, 22 août 2009 17:40

Rectification : La citation exacte d'éolas est la suivante,

"Les ravages de la consanguinité sur les blogs ne sont pas beaux à voir" du 3:06 AM Aug 20th from web (twitter)

Aïe !!!!

Quitte à pinailler une phrase, pinaillons !
Qu'importe !
Avec un bon avocat vous vous en sortiriez sans doute !

;-DDD

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | samedi, 22 août 2009 17:42

Ecrit par : cyclomal | samedi, 22 août 2009 17:40

Voyez qu'on se rencontre ! ;-)

Je vous ai aperçu chez Monolecte dont je recommande aux NRV le dernier billet sur l'amour.

Finement analysé et superbement écrit. Un vrai talent du Net !

http://blog.monolecte.fr/

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | samedi, 22 août 2009 17:55

Extrait de mon billet d'hier (http://www.plumedepresse.com/spip.php?article1206) : "Le "slapping" judiciaire aura-t-il raison des blogueurs à la langue trop bien pendue ? Au-delà de mon cas personnel, tel est l’enjeu de ce procès. Même si la justice déboute le magistrat qui m’attaque, il est plus que probable que la procédure me coûte fort cher, compte tenu de mes modestes revenus, en frais de déplacements et honoraires d’avocats. Frapper au portefeuille ceux qui n’ont pas derrière eux le soutien d’un grand média peut s’avérer une stratégie extrêmement dissuasive à l’encontre de tous les blogueurs. C’est en cela que je maintiens qu’il s’agit bel et bien d’une attaque contre la liberté d’expression."
Maître Éolas, au lieu d'y voir de la "consanguinité", devrait comprendre qu'il s'agit évidemment de solidarité, puisque chacun peut se voir infliger pareil traitement, et qu'il est donc légitime que la blogosphère, en me défendant, se défende elle-même !

Écrit par : Olivier B. | samedi, 22 août 2009 18:00

Ecrit par : Olivier B. | samedi, 22 août 2009 18:00

Évidemment Olivier !

C'est comme si on accusait notre avocat blogueur de "consanguinité" lors de ses fréquentations avec Authueil, Koztoujours, Versac, Vinvin, Embruns les anciens dominants du Web.

Ceci est parfaitement ridicule !

Peut-être que pour lui, être de gauche est une tare génétique ?

Allez savoir ?

;-DDD

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | samedi, 22 août 2009 18:07

Ecrit par : Olivier B. | samedi, 22 août 2009 18:00

Suivant les revenus publicitaires récoltés par les bandeaux (horizontal, pour les annonces google ; vertical, pour Vendredi), il doit probablement y avoir moyen de vous soulager financièrement...

Euh... c'est surtout une suggestion à l'endroit des responsables de ce blog...

Écrit par : paf ? | samedi, 22 août 2009 18:47

Ecrit par : Olivier B. | samedi, 22 août 2009 18:00

"Frapper au portefeuille" c'est ce qu'ils font toujours, le plus souvent "à la source", et parfois "à la sortie", et par effet de dissuasion quand ils ne peuvent pas faire "mieux" (semble-t-il votre cas hélas).
Il ne faut pas chercher ailleurs l'origine de l'état de sujétion actuel des "médiateurs", des journalistes en particulier, et l'hétéronomie servile (et néanmoins valétudinaire) de "l'informe-ation" qui en résulte.
Cette informe-ation repose sur le formatage "optimisé" du marché médiatique, tout un dispositif idéologico-économique y veille continuellement.
On peut conjecturer que le brave Eolasse s'y conforme comme ses collègues médiacrates ( fussent-ils de la blogosphère) , mais se trouve un peu contrit de devoir l'admettre car c'est un peu antinomique avec son "image de marque".
Pour autant deux choses positives sont à retenir :
d'une par "ça réagit" quand même ( ce fil de discussion persistant en atteste , parmi d'autres),
d'autre part vous voilà désormais bien "informé" mon cher Olivier ( de même votre "homme de loi" ).

Écrit par : urbain | samedi, 22 août 2009 18:57

Ecrit par : paf ? | samedi, 22 août 2009 18:47

Pof....

Le bandeau est offert gratuitement pour promouvoir la diversité de la Presse écrite.

Paf ! Pas un radis, mon cher Paf... Juré craché ! Et on n'écrit même pas pour la gloire...

Et puis nous sommes un collectif... Donc forcément anonymes et modestes.

Notre seul but : défendre les idées que nous croyons légitimes avec les moyens intellectuels dont dispose chacun de ceux qui postent et commentent...

Pas de course au Wikio, à la notoriété, aux médias. Un petit blog aux sujets très variés mais bien ordinaire dont on aurait tort de penser qu'il est dérisoire : il dispose de bien plus d'écoute que bien des blogs plus médiatiques malgré des sujets difficiles.

Et Pif !

Merci de vous être exprimé chez nous. Et repassez de temps à autres pour voir...

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | samedi, 22 août 2009 19:07

Le bandeau est offert gratuitement pour promouvoir la diversité de la Presse écrite.

Ecrit par : cui cui fit l'oiseau | samedi, 22 août 2009 19:07

Ah bon ?
Je croyais que ( on nous avait annoncé que ) le produit mirifique de cette réclame (dont chacun sait ici que je la dénonce fermement) allait directement aux "Don Quichotte" ...

En quoi ça consiste exactement et concrètement la "promotion de la diversité de la Presse écrite" ?

Écrit par : urbain | samedi, 22 août 2009 19:15

Ecrit par : urbain | samedi, 22 août 2009 19:15

On autorise bien la promotion de ta librairie privée pour pas un kopeck, mon ami, et pourtant je demeure persuadé que du flouze tombe dans ta poche grâce à l'audience du blog...

Je la jouerais modeste, voire humble, vois tu ? À ta place j'éviterais de trop parler de ce sujet car on va finir par te demander des royalties.

Profil bas Urbain...

Autre observation ironique : la répercussion du billet (repris par plein d'agrégateurs) n'a été possible que grâce à l'audience qu'on soulève.

Preuve s'il en fallait, à ceux qui refusent de l'entendre, que l'audience d'un blog compte infiniment pour défendre un point de vue et poser ses idées. On s'en apercevra de plus en plus.

Est il besoin de prouver qu'une tribune ne sert à rien sans spectateurs ?

C'est fait.

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | samedi, 22 août 2009 21:33

@Cui2

Bon, une dernière fois, je fais appel à ta capacité d'analyse et à ton intelligence, que je ne mets pas encore en question : ce que je maintiens c'est qu'il ne faut pas écrire des avis en fonction de l'audience qu'ils peuvent éventuellement apporter. Ne pas respecter ce principe c'est déjà faire le jeu des dominants mon pauvre cui-cui car se sont leurs règles qu'on utilise, leur système qu'on pérennise. Ensuite, si un article est lu alors tant mieux. C'est quand même dingue que tu n'arrives pas à appréhender cette nuance...

Écrit par : Nicks | samedi, 22 août 2009 22:57

Ecrit par : Nicks | samedi, 22 août 2009 22:57

Je crains que ce ne soit peine perdue nicks ...

Au delà de la pitoyable amertume de notre pathétique cuicui , d'autant plus ridicule qu'elle repose sur une frustration aussi puérile que révélatrice : Ah le doux bruit des "paquets de flouze tombant dans ma poche grâce à l'audience du blog" !!!

Il nous en a déjà sorti de belles mais, là, quand même, il a passé le mur du çon, comme dirait le canard .

Mais bon, il est vexé, et nous savons qu'il est suceptible ...

Il reste quand même qu'il répond complètement à coté, et que nous n'avons toujours pas de réponse à la question posée (et qui manifestement le fâche ), et qu'il est donc sans doute utile de rappeler :

Je croyais que ( on nous avait annoncé que ) le produit mirifique de cette réclame (dont chacun sait ici que je la dénonce fermement) allait directement aux "Don Quichotte" ...

En quoi ça consiste exactement et concrètement la "promotion de la diversité de la Presse écrite" ?

Écrit par : urbain | dimanche, 23 août 2009 00:27

Question subsidiaire : c'est qui ce "on" ?
dans "on va finir par" (te demander des royalties)
mwarf !

Ta variante personnelle du pluriel de majesté ?

Écrit par : urbain | dimanche, 23 août 2009 00:31

Argh, je n'avais pas vu la pub en haut pour les BMW série 5 à 10 000 euros grâce à LaCentrale.com. Mais je préfère les Aston Martin. Et puis urbain a déjà tranché il y a quelque temps : les NRV s'ils sont fidèles à eux-mêmes se doivent de rouler à vélo. ;-)

Écrit par : (ne pas confondre) | dimanche, 23 août 2009 01:50

Ecrit par : (ne pas confondre) | dimanche, 23 août 2009 01:50

Néanmoins ça n'est pas un impératif catégorique : les invalides peuvent s'y soustraire , et les aveugles ... bien entendu.

Écrit par : urbain | dimanche, 23 août 2009 09:31

Comme vous le dites... on devrait garder la liberté d'appeler un chat un chat. Et un con un con.

Il m'est arrivé plusieurs fois de commenter ainsi l'actualité internet, avec des élements factuels pour l'appuyer... y compris pour le nabot tout en haut de l'édifice qui, bénéficiant d'une immunité permettant de dire "casse toi pauv'con" alors qu'il semble manquer de mémoire (d'honneur?) en poursuivant lui-même ces outrecuidances, donne hélas un bien mauvais exemple.

Ce n'est hélas pas le seul domaine ou il s'illustre négativement...

Écrit par : yan | dimanche, 23 août 2009 11:19

Eolas est connu au Barreau de Paris.
D'où deux impératifs :
- lécher le derrière des notables de l'Ordre des Avocats,
- être crédible dans ses analyses juridiques.

Il lui arrive de faire des erreurs, mais ce post et certains commentaires de juristes me semblent très pertinents et aider Olivier Bonnet si son avocat ne l'a pas informé correctement (par exemple sur le fait qu'il n'aura pas à se déplacer aux audiences de fixation).

Evidemment j'aurais préféré que ça tombe sur un site fasciste que sur Olivier Bonnet.

Mais voilà la loi s'applique à tout le monde même si dans les faits ce n'est pas le cas, et le conseil d'Eolas aux blogueurs polémiquant de vérifier qu'ils sont couverts par un contrat d'assistance juridique est pertinent. Ca ne sert à rien les criailleries du genre "mais msieur machin a fait pire que moi et on lui a rien dit".

Eolas a bien identifié le discours du gauchiste qui s'érige en héros de la liberté d'expression au prétexte qu'elle serait baillonnée par l'immonde mais pratique Président Sarkozy.

Le Président Bonnal qui doit juger l'affaire est quelqu'un de bien, ça devrait se terminer bien, idéalement par une petite condamnation qui permettrait à Olivier Bonnet de continuer à jouer les martyrs et au magistrat de ne pas faire appel. S'il y a relaxe j'espère que ce sera sur un raisonnement qui tient la route, sinon je crains que le plaignant ne fasse appel.

Personnellement j'aurais envoyé une lettre d'excuses au plaignant, je lui aurais proposé de s'exprimer sur mon blog, et qu'on parle de tout ça en tête-à-tête.

Écrit par : Armand | dimanche, 23 août 2009 11:33

Urbain, puisque cui-cui parle de votre librairie, vous ne faites toujours pas d'envois à l'étranger ?
Et est-ce que vous avez un rayon "occasions" ?

Désolé pour ces questions si votre librairie a un blog.

Écrit par : Armand | dimanche, 23 août 2009 11:36

Olivier Bonnet, Eolas a été très clair : Bourragué est président de chambre à la cour d'appel de Paris, et il lui arrive de plaider devant lui.
Il serait suicidaire pour ses clients d'écrire un billet du genre "pour l'interdiction de Bourragué de défendre son droit à l'image et à l'honneur".
Je n'ai absolument rien vu d'autres, sinon une théorie du complot de votre part quand Eolas a signalé qu'il ne se passerait rien début septembre puisque c'est la première audience, donc une audience de fixation.

Écrit par : Armand | dimanche, 23 août 2009 11:43

Urbain et Cui-cui, avec Nef Agathe et d'autres vous êtes la richesse de ce blog. Chacun de vous deux est hyper-cultivé à sa manière.
Après il y a la forme, et personnellement le côté un peu borné d'Urbain me fait sourire, d'autant que sur la blogosphère il n'est pas le seul à chercher encore et toujours à avoir le dernier mot. Son intérêt pour les proses hermétiques aux novices aide forcément. Mais franchement Cui-cui pourquoi ne pas vous concentrer sur le fond, et admettre que parfois dans la forme il faut laisser le dernier mot à Urbain, et en tout cas que rien ne sert de dériver vers des attaques personnelles ou des insultes ?

Je vous ai quittés quelques temps pour "Mediapart", suivant ainsi le chemin de Serval. Comme Serval j'en ai marre de "Mediapart", lui à cause de la nullité de certains blogueurs, moi à cause de la nullité de la prestation de certains journalistes, et de l'arrogance à défendre ladite nullité (sans parler des dérives à la Olivier Bonnet "on est le seul media libre" etc).
C'est dire que voir que vous êtes toujours là m'a fait plus que chaud au coeur.
Je serais désolé que pour des motifs futiles ça se termine en eau de boudin.

Écrit par : Armand | dimanche, 23 août 2009 12:16

@ Armand : "sans parler des dérives à la Olivier Bonnet "on est le seul media libre" etc"

Où avez-vous vu que j'écrivais ça ?

Écrit par : Olivier B. | dimanche, 23 août 2009 14:19

Ecrit par : Armand | dimanche, 23 août 2009 12:16

Nous ( et je pense parler au nom de quelques un(e)s ici) on en avait plutôt marre de serval ( et réciproquement semble-t-il, sans doute nous a-t-il tou(te)s considéré(e)s comme borné(e)s).

Pour les questions relatives à la librairie , on peut dire que tu cherches à semer la zizanie ...
les réponses sont négatives ( c'est essentiellement un commerce de proximité et n'en déplaise à cuicui sans aucune chalandise ou commerce quelconque via ou sur internet, fut-ce de manière très indirecte , ou par "correspondance") mais pour toi je peux envisager de faire une effort (clic).

Écrit par : urbain | dimanche, 23 août 2009 14:31

Ecrit par : Olivier B. | dimanche, 23 août 2009 14:19

je sens que vous allez rejoindre le clan des "bornés".
Bienvenu au club !

Écrit par : urbain | dimanche, 23 août 2009 14:33

@Urbain : il s'est passé quoi dans votre librairie pour qu'il faille éviter le sujet ici ?
Je passerai peut-être vous voir et bien sûr me présenter le lundi 7 (si vous ouvrez le lundi) ou le mardi 8
Inutile de créer un service expéditions pour moi, amazon et abebooks me vont très bien, mais merci de l'attention.

Écrit par : Armand | dimanche, 23 août 2009 16:27

Ecrit par : Armand | dimanche, 23 août 2009 16:27

Absolument rien à mon point de vue, du moins rien qui puisse constituer un sujet de discorde, mais c'est de toute évidence une question qui préoccupe beaucoup cuicui ( sur le mode de la récrimination obsessionnelle )
C'est donc à lui qu'il faudrait poser la question...
Je serai ravi de te recevoir lundi ou mardi ( voir clic pseudo ) , quand bien même tu ne contribuerai pas significativement aux torrents de "flouze qui tombe dans ma poche grâce à l'audience du blog " ( copyright cuicui ).
Mais peut-être, finalement, nous expliquera-t-il (comme souvent) que c'était de la "dérision".
Or, comme tu as constaté toi-même que j'étais un peu "borné" , évidemment il m'arrive assez souvent de ne pas saisir ces subtiles nuances de dérision.

Écrit par : urbain | dimanche, 23 août 2009 16:57

Je suis à la recherche de "Les deux bombes" de Pierre Péan, mais le meilleur prix que j'ai trouvé sur le net est 75 euros et je ne veux pas y mettre plus de 20-25 euros.

Écrit par : Armand | dimanche, 23 août 2009 18:27

Je reviens d'une journéee harassante de travail peu rémunérateur et peu gratifiant...

"flouze qui tombe dans ma poche grâce à l'audience du blog " ( copyright cuicui ).Ecrit par : urbain | dimanche, 23 août 2009 16:57

Je suis assez fier de cette formule : peu importe qu"elle fûsse vraie, l'important étant qu'elle aie fait mouche ! ;-DDDD

Et je suis content, Armand, de te revoir (je ne sais plus si on se tutoyait ou se vouvoyait). Sache qu'un village des NRV sans bataille d'egos, c'est comme une soupe aux vermicelles sans vermicelles...

Je suis également content de ma seconde formule, absurde à souhait !

@ Nicks

Je comprends très bien tes arguments... Mais cite moi un seul billet où on fait de la retape pour faire de l'audience ? De ma part, JAMAIS ! J'écris toujours avec ma spontanéité, et quand bien même je voudrais jouer ce jeu, je me planterais à chaque coup. Demande donc à Agathe, la qualité de mes prévisions ! ;-)))

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | dimanche, 23 août 2009 20:24

Ecrit par : Armand | dimanche, 23 août 2009 18:27

ce livre de plus de 10 ans est réputé "indisponible temporairement" , pourtant, a priori il serait disponible chez ce confrère (à vérifier):

L'Harmattan
16, rue des écoles
75005 Paris
01 40 46 79 11

à 13 € 60 ( prix "normal" du bouquin )

Écrit par : urbain | dimanche, 23 août 2009 20:26

Je suis assez fier de cette formule : peu importe qu"elle fûsse vraie, l'important étant qu'elle aie fait mouche ! ;-DDDD

Ecrit par : cui cui fit l'oiseau | dimanche, 23 août 2009 20:24

ça , comme il y a le code d'un smiley (et que je suis un peu borné), je présume que c'est, sinon de l'humour, du moins de la dérision, et sans doute de l'autodérision (tant qu'on y est).
j'observe une fois encore qu'avec toi l'indicateur ( de dérision) vient , uniquement a posteriori et quand la doxa du blog te fait comprendre que tu as sorti une grosse sottise.

Je me demande quand même si je ne vais pas en parler à ce bon eolasse ... qui semble assez pointu sur ce genre de chose dont on est "fier, peu importe qu'elle fûsse vraie " ( et pour rester dans le cadre du billet, naturellement).

Par précaution et pour éviter toute mauvaise interprétation, et bien que je n'ai pas coutume de préciser ce genre de chose ( mais comme eolasse est sans doute en train de nous lire) : tout ce qui précède a été rédigé dans un total esprit de plaisanterie, naturellement .

Écrit par : urbain | dimanche, 23 août 2009 20:40

@cui2

Je ne crois pas avoir dit que tu faisais dans la compromission. L'objet de mes commentaires est la recherche ou non de l'audience, avant la sincérité des propos, quels qu'ils soient, quel que soit leur degré de complexité, leur ton humoristique ou non etc

Si notre blog est lu tant mieux. S'il touche ou fait réfléchir des gens, tant mieux. Mais pitié, pas de plan de comm' ! :)

Écrit par : Nicks | dimanche, 23 août 2009 20:56

Bravo Urbain !
J'ai donc réservé le livre à la librairie l'Harmattan, et me suis aperçu d'un truc comique (si on veut) : pour l'expédition d'un ouvrage dans ma zone la librairie demande 18 euros de frais de port, et la maison d'édition L'Harmattan 8 euros seulement...
du coup je vais téléphoner demain pour voir si je peux récupérer directement le bouquin en magasin à l'occasion de mon passage.

Écrit par : Armand | dimanche, 23 août 2009 22:26

Sache qu'un village des NRV sans bataille d'egos, c'est comme une soupe aux vermicelles sans vermicelles...
Ecrit par : cui cui fit l'oiseau | dimanche, 23 août 2009 20:24

Ou le PS sans éléphants...

Écrit par : Sly | dimanche, 23 août 2009 23:07

Ecrit par : Armand | dimanche, 23 août 2009 22:26

ça me semble judicieux, l'harmattan est à 15 minutes en métro et ... moins de 10 minutes en vélo.
Comme chez toutes les librairies indépendantes tu peux y réserver (sans frais) sur un site de "libraires indépendants" comme place des libraires : www.placedeslibraires.fr
qui ne permet que de réserver une commande et de passer la chercher à la librairie, et non de se faire expédier un livre , ce qu'un "vrai libraire" ne fait jamais, car le principe d'une librairie .. c'est qu'on y va pour chercher ses livres .
( ce site te permet également de repérer les libraires "près de chez toi" pour peu qu'ils utilisent la même base de donnée que nous, quand même mieux qu'amazon qui est une hydre à dumping généralisé)
En principe je ne fais de livraison/expédition que pour les vieux ( très fatigués), les malades, et les invalides , et encore .. ceux du quartier.
a priori tu n'entre pas dans ces catégories.

Écrit par : urbain | dimanche, 23 août 2009 23:57

Ecrit par : Sly | dimanche, 23 août 2009 23:07

Je vous laisse les éléphants et les vermicelles : je ne consomme que du potage de légumes (sans vermicelles) et parfois de la soupe Pho , mais dans ce cas ce sont des nouilles de riz et non des vermicelles, et il y pas mal d'autres ingrédients ...( mais aucune partie de l'éléphant ne figure dans la recette).

Écrit par : urbain | lundi, 24 août 2009 00:02

Cui-cui et Urbain : le vouvoiement c'est à cause de "Mediapart", et je crois bien que sur le blog de Guy on se vouvoyait aussi pas mal. Vous deux je vous tutoierai donc, et les autres c'est comme ils voudront.

Urbain si tu as raison et qu'un vrai libraire n'expédie pas de livres même si ses clients sont d'aventure à l'étranger, l'arnaque des frais postaux parfois dix fois plus élevés que le coût supporté par le faux libraire (hors coût de confection du colis et de remise à la poste, certes) est donc une sanction justifiée destinée à ramener les mauvais éléments dans le troupeau.
Les seuls faux libraires que je connaisse qui ne sanctionnent pas sont amazon et certains libraires indépendants, qui n'hésitent pas à minorer le coût de l'expédition au moment de la commande pour la rapprocher du coût réel.

Écrit par : Armand | lundi, 24 août 2009 07:33

Ecrit par : Armand | lundi, 24 août 2009 07:33

Amusant et révélateur que tu n'ai pas compris le mécanisme pourtant pas nouveau du dumping qui et la seule raison pour laquelle tu n'as plus de librairie "près de chez toi",
qui est ipso facto à l'origine de la loi dite "lang" sur la distribution du livre en France,
qui oppose de longue date le syndicat des libraire français à amazon, avec des décisions de justice qui se sont inversées et lui ont été favorables ... depuis l'arrivée de sarkozy.
amazon n'est pas une librairie mais un marchand, que dis-je, un hypermarché du livre.
Les clients à l'étranger qui n'ont personne pour leur expédier leurs livres (publiés en France), là où ils sont, sont assez rares à ma connaissance , mais sans doute s'ils nous en font la demande nous chargeons nous de les leur expédier.
Et le problème, pour nous, n'est pas celui des frais de port , sur lesquels nous n'avons aucune possibilité d'intervenir (sauf à vendre les livres sans marge, ce que seul amazon peut faire ... tant qu'il a encore des concurrents), mais le temps que ça nous fait perdre, alors qu'on a vraiment mieux à faire que d'emballer des paquets avant de délicieusement nous glisser dans les files d'attente à la poste.
L'importateur de livres étrangers qui me fournissait jusqu'à ces derniers mois les livres publiés en anglais vient de déposer son bilan, de même brentano's , tout simplement à cause de la "concurrence libre et non faussée" exercée par amazon.
Pourquoi ne demandes-tu pas à ton caviste de t'envoyer ton pinard français , introuvable la où tu t'es barré, par la poste, et à ses frais naturellement, au motif que ça te manque "à l'étranger" et que tu trouves que le transport coûte cher ?
Réfléchis un peu, camarade, avant de nous pondre ce genre de sottise démagogique servilement à la remorque de l'idéologie dominante la plus "décomplexée".

Écrit par : urbain | lundi, 24 août 2009 08:54

Pour te réactiver les neurons :
www.syndicat-librairie.fr/fr/gratuite_des_frais_de_port_1

Écrit par : urbain | lundi, 24 août 2009 09:03

Le syndicat de la librairie se bat sur les frais de port gratuits en France métropolitaine, ça me semble être très différent.
Et le libraire indépendant qui m'envoie un livre avec des frais de port augmentés "seulement" de 3 ou 4 euros ne me semble pas être un salaud.
Pour les frais de port la taille ne joue d'ailleurs pas : la Fnac et chapitre.com pratiquent des tarifs d'expédition ultra-dissuasifs.

Ca m'est arrivé de me faire envoyer des livres, mais j'en consomme trop pour pouvoir le faire faire à chaque fois par des proches.
Je veux bien que ce soit une sottise démagogique de chercher à payer les frais de port les plus proches des frais de port réels (voire de profiter des accords d'amazon.fr avec chronopost)...ça me fait un peu penser à l'hostilité des situationnistes envers les livres de poche. On pourrait aussi discuter des mérites de l'arabe du coin par rapport à l'hypermarché.
Cela dit je ne peux pas me permettre de payer 18 euros de frais de port pour deux heures de lecture, en plus du coût du livre.
A la limite quitte à dépenser du fric de cette manière je préférerais encore ouvrir ma propre librairie.

Écrit par : Armand | lundi, 24 août 2009 09:18

Ecrit par : Armand | lundi, 24 août 2009 09:18

Qu'est-ce que tu nous racontes !
Où as-tu vu qu'il était question ( de la part des "vrais libraires" ) de te faire payer autre chose que les "frais de port réels" , quand pour t'être agréable ils se farcissent toutes les pertes de temps que supposent les colis postaux ?
Pour ce qui me concerne jamais je ne ferai un truc comme envoyer un livre avec des frais de port augmentés "seulement" de 3 ou 4 euros !!! Et pourtant je n'ai nullement le sentiment d'accomplir un apostolat désintéressé.
(D'autant que comme ce genre de commande est réglée d'avance , je fais toujours l'estimation préalable des frais de port, basée sur la stricte répercussion des tarifs de la poste).
Pour conclure ce débat sans objet, je t'invite assurément à "ouvrir ta propre librairie" .
( attends toi quand même à ce que ta perception des choses change un petit peu )
Et naturellement tu es le bienvenue dans mon modeste petit commerce "de proximité".

Écrit par : urbain | lundi, 24 août 2009 09:57

Je fais part de mon humble expérience, et si j'en ai parlé c'est justement parce que je préfère dans l'idéal être client de "vraies librairies" comme la tienne que d'amazon.fr

Certains des vendeurs qui sont sur abebooks.fr sont apparemment en même temps des vraies librairies, ou plutôt pourraient l'être si elles facturaient au prix exact le coût d'expédition, pour reprendre ton critère. Il est possible qu'intervienne une autre variable : le poids des livres, et que certaines librairies (vraies ou fausses) qui font beaucoup d'expéditions utilisent des fourchettes de coût, sans calculer à chaque fois en fonction du poids réel.

Écrit par : Armand | lundi, 24 août 2009 10:21

Ecrit par : Armand | lundi, 24 août 2009 10:21

Je connais pas "abebooks.fr" et, encore une fois, le boulot d'un libraire c'est pas de faire des colis.
Si chacun admettait ça, à commencer par les lecteurs comme toi, il y aurait sans doute encore des libraires en province, et en banlieue, "près de chez vous" , où que vous soyez ( ce qui n'est plus du tout le cas), et vous auriez tous l'agrément et la faculté d'y passer dès que vous en avez le loisir ou le besoin, dans la gratifiante compagnie des livres et de ceux qui les lisent, avec le recours optionnel au conseil avisé du libraire, sans autre contrainte que les horaires d'ouverture , et sans frais de port ... ( sinon pour le libraire , par ce que le transport des livres jusqu'à la librairie, le libraire le paye , et pour les libraires de province il est majoré , sans qu'il puisse le répercuter).

Écrit par : urbain | lundi, 24 août 2009 11:14

j'ai été voir et manifestement abebooks c'est pas une librairie mais "votre marketplace de livres" , déjà le genre de novlangue qui devrait te refroidir ...
à première vue c'est un des (nombreux) sites de vente en ligne de livres d'occasion, et autres livres anciens, donc qui ne "fédère" pas des librairies, car une librairie ne peut vendre plus de 20 % de livres "non neufs" , faute de quoi elle perd son statut de librairie et passe dans la catégorie "antiquaires" , ce que bien de ces vendeurs de livres sont en réalité , d'où les prix faramineux qui t'étaient proposés pour ton livre de péan .

Écrit par : urbain | lundi, 24 août 2009 11:20

Urbain je suis d'accord avec toi pour la France : je reconnais que le samedi j'aimais trainer à la FNAC, et que j'aimais aussi commander des bouquins sur Amazon directement livrés à mon bureau.
La seule librairie où j'allais de temps en temps était éloignée de mon domicile, spécialisée dans l'histoire et tenue par un ami. C'est cet ami qui m'a procuré le "Péan Cohen" sur "Le Monde" le jour où il n'y en avait plus.
J'aimais (et j'aime toujours) acheter un bouquin sur internet par carte bancaire à 3 heures du matin.
Donc l'étranger n'est pas une excuse puisque j'avais déjà de mauvaises pratiques avant de partir.
Abebooks fédère en effet des particuliers et des vrais/faux non-libraires qui vendent surtout des livres d'occasion. On y trouve aussi chapitre.com, qui vend également des livres neufs mais dont je n'ai jamais pu être client du fait des frais de port.
Après cet aveu final de culpabilité j'arrête là puisque nous sommes quand même hors sujet (sauf à parler des procès lancés par le syndicat des libraires), qui à mon sens relèvent de l'exercice légitime d'un droit et non d'une "judiciarisation" inquiétante.
Excellent accueil téléphonique à la librairie l'Harmattan ce matin, mon livre m'y attend.
Sur abebooks il y a aussi des livres de poche en anglais à 1 cent, ce qui relève à mon avis plus de la brocante que du métier d'antiquaire.

Écrit par : Armand | lundi, 24 août 2009 11:34

Ecrit par : Armand | lundi, 24 août 2009 11:34

Nous conclurons donc sur cet aveu, que je prends comme une confession, marquée de tels accents de sincérité que je ne peux que te donner mon absolution.

Écrit par : urbain | lundi, 24 août 2009 11:54

Bah le billet d'Eolas est typique du gus. C'est plus un billet d'opinion (maquillé et légitimé avec le tampon "expertise juridique") que tout autre chose.

Eolas nous dit qu'il aime bien ceci et qu'il aime pas cela, un peu comme Tonton Bernard au repas de Noel. Et bon ses opinions, y a pas besoin d'aller très loin pour s'en faire une idée, le bobo classique est de sortie, qui rougit dès qu'il entend le mot "grève", "action collective", ou toute autre chose qui empiète sur sa définition des bonnes moeurs, "bien comme qui faut d'chez nous, allez pas fout' le bordel les prolos, tout va pas si mal (pour nous)".

Le plus rigolo dans l'histoire c'est que c'est un cas classique de l'"expert", qui utilise une renommée (plus ou moins fantasmée) dans un domaine (en l'occurence, l'interprétation et l'explication du droit disons) pour se prétendre (mais sans le dire clairement, c'est sous-entendu) expert, finalement, en tout.

Un ptit texte pour expliquer un point de droit, et puis PAF, vas y que je te glisse mon opinion politique (de bobo) sur tel ou tel sujet, opinion dont on se contrefout comme de l'an 40.
Et puis vas-y que je donne mon avis sur René ou Marcel. On.S'en.Tape.

Le type a été manifestement horrifié (avec palpitations cardiaques et malaises) une ou deux fois dans sa vie par l'expèrience de manifestations un tant soit peu collectives, ca l'a tout remué dans son costume trois pièces, et donc, il se sent autorisé à tout mettre dans le même panier et à nous assommer avec des discussions de comptoir.

"Ouin ouin, les pétitions", "Ouin ouin ceci", "Ouin ouin cela". Le pauvre, on le plaindrait presque.


Seulement voila, autant le bonhomme est peut-être qualifié pour parler de droit, autant pour tout le reste, ben...pas mieux que tout un chacun, n'est ce pas.

Il y a des blogs ou des sites qui arrivent très bien à faire la part des choses, ou le mec est assez sur de lui, de ce en quoi il croit, de ses principes, pour ne pas essayer de les glisser en douce dans des billets parlant par ailleurs de tout autre chose. Manifestement, Eolas ressent le besoin puéril, et mesquin d'humilier, de gausser, de rire de. Venant d'un adulte, c'est assez étrange, on se pose des questions.


Et le plus rigolo c'est la mauvaise foi absolu dont il fait preuve, dès que ca le concerne. Répondant (sur un fil de commentaire) à une internaute, il lui enjoint la chose suivante (remarquez au passage la pédanterie boursouflée mal maitrisée qui caractèrise son style pompier):
"Allez le lui dire sur son blog, on n’est pas ici pour faire l’hagiographie de qui que ce soit."

C'est d'un comique fini, puisque son blog tout entier est en grande partie une énorme hagiographie du bonhomme. Les commentaires sont des perles de lèches (jamais censurés ceux la d'ailleurs, mais c'est vrai, pourquoi se faire du mal, hm?)!


Bref, le monsieur devrait réfléchir à la métaphore de la poutre dans l'oeil, tout ca, parce que le jour ou ses chevilles vont devoir désenfler, sa vision narcissique du monde en prendra un coup sévère^^.

Je n'ai pas d'opinion particulière sur O.Bonnet en tant que personne (seuls ses articles peuvent éventuellement m'intéresser), mais qu'on en pense du bien ou du mal, là n'est pas la question, ca se résume en l'occurence à Eolas qui veut se faire un carton gratis pour pas un rond, histoire d'alimenter son ego blogesque à moindre frais.

Pas super glorieux, je dirai même ,carrément pitoyable venant de la part de quelqu'un qui se prétend intelligent...Enfin, bref, il faut bien qu'il s'occupe!

Écrit par : Incanus | lundi, 24 août 2009 20:45

Oui, mais, c't'homme-là, il semble assez bien entouré (organisé) pour au moins foutre des coups de bâton sur la tête à qui bon lui semble... enfin, en fonction des "intérêts" qu'il défend... De sa part, 'y a vraiment pas de quoi être fier...imbu ? aïe ! 'faut pas l'dire !!!

Écrit par : ébolas | lundi, 24 août 2009 21:11

Ecrit par : ébolas | lundi, 24 août 2009 21:11

C'est le vieux principe d'autorité scolastique : ce que je dis est juste non pas par ce que le construis avec des arguments valides mais par ce que (du fait de ma "position" ou de mon "rang" ) je "fais autorité".
Et l'autorité, vue ainsi ... ça doit se faire respecter et non se "justifier".

Écrit par : urbain | lundi, 24 août 2009 22:16

Ecrit par : Incanus | lundi, 24 août 2009 20:45

Houh! la décharge!
style pompier .. voilà.. ce sont les mots que je cherchais
besoin puéril et mesquin d'humilier .. c'est vrai que venant d'un adulte.. moi aussi ça me paraît étrange
vous êtes bien adulte??

Écrit par : le meuble bien sage dans son coin | mardi, 25 août 2009 00:12

"Vous êtes bien adulte?"
Moi aussi je jouais à "miroir!" et "c'est cui qui dit qui est" dans la cour de récré en primaire, faut pas avoir honte :-).

Écrit par : Incanus | mardi, 25 août 2009 06:37

Ecrit par : Incanus | mardi, 25 août 2009 06:37

je n'ai pas honte.. la preuve je garde mon pseudo
simplement la chasse à courre m'écoeure

Écrit par : le meuble du coin | mardi, 25 août 2009 08:23

Permettez que je me glisse dans vos échanges que je ne souhaite nullement interrompre, simplement pour une réflexion générale sur la judiciarisation de la société et plus largement de la vie "moderne". Il me semble depuis un certain temps qu'une évidence risque de faire sa place insidieusement et sans possibilité de retour.Dans quelque domaine que ce soit - ses rapports aux instances administratives, judiciaires, quelles autres encore,le quidam ordinaire devra être accompagné et assisté dans toute démarche par deux intervenants indispensables, aux moeurs "américanisés", si je puis me permettre : face à la Cour et principalement sa tribune, je me tiendrai droit avec un avocat à ma gauche et un psychiatre à ma droite, ou inversement. Suis-je un prédicateur ou simplement un créatif ?

Écrit par : dominominus | mardi, 25 août 2009 09:29

Ecrit par : dominominus | mardi, 25 août 2009 09:29

C'est un des aspects d'un phénomène plus large, déjà engagé de longue date : la "normalisation" de la "spécificité française" , selon la norme anglo-saxonne, et singulièrement américaine.
Que cet aspect des choses ( la substitution du "lien social" par la généralisation de rapports "règementés" en droit, où les conflits , même infimes, ne peuvent se régler qu'au tribunal) qui est un des traits caractéristiques de la société américaine, que cet aspect des choses donc ait été fortement "impulsé" par bouffon et ses rats, est un constat qui ne devrait étonner personne.
Cependant, pour toutes sortes de raisons , notamment historiques et culturelles, qu'il serait trop long de développer ici, "l'habitus" hexagonal offre de très fortes résistances à ce modèle, dont la moindre n'est sans doute pas la contrainte pratique ( économique) qui interdit à nos tribunaux de traiter la masse de procédure induite.

Écrit par : urbain | mardi, 25 août 2009 14:30

 
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