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lundi, 17 août 2009

Le secret de la médiocrité 4

Le secret de la médiocrité 

En guise de conclusion

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"In girum imus nocte et consumimur igni"
réalisé par Guy Debord en 1978

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s’ouvre sur un plan fixe du photogramme ci-dessus

et la lecture en voix off par Debord, d’un ton posé, monotone et mélancolique,

du texte suivant :

« Je ne ferai dans ce film aucune concession au public.

Plusieurs excellentes raisons justifient, à mes yeux, une telle conduite ; et je vais les dire.

Tout d’abord, il est assez notoire que je n’ai nulle part fait de concessions aux idées dominantes de mon époque, ni à aucun des pouvoirs existants.

Par ailleurs, quelle que soit l’époque, rien d’important ne s’est communiqué en ménageant un public, fût-il composé des contemporains de Périclès ; et, dans le miroir glacé de l’écran, les spectateurs ne voient présentement rien qui évoque les citoyens respectables d’une démocratie.

Voilà  bien l’essentiel : ce public si parfaitement privé de liberté, et qui a tout supporté, mérite moins que tout autre d’être ménagé. Les manipulateurs de la publicité, avec le cynisme traditionnel de ceux qui savent que les gens sont portés à justifier les affronts dont ils ne se vengent pas, lui annoncent aujourd’hui tranquillement que « quand on aime la vie, on va au cinéma ». Mais cette vie et ce cinéma sont également peu de choses ; et c’est par là qu’ils sont effectivement échangeables avec indifférence.

Le public de cinéma, qui n’a jamais été très bourgeois et qui n’est presque plus populaire, est désormais presque entièrement recruté dans une seule couche sociale, du reste devenue large : celle des petits agents spécialisés dans les divers emplois de ces « services » dont le système productif actuel a si impérieusement besoin : gestion, contrôle, entretien, recherche, enseignement, propagande, amusement et pseudo-critique. C’est là suffisamment dire ce qu’ils sont. Il faut compter aussi, bien sûr, dans ce public qui va encore au cinéma, la même espèce quand, plus jeune, elle n’en est qu’au stade d’un apprentissage sommaire de ces diverses tâches d’encadrement. »

Dans une certaine mesure j’ai conçu les trois épisodes précédents comme une médiation, au sens que j’y ai donné à ce terme, destinée à distinguer ce préambule de Debord comme une étape décisive dans le dévoilement du secret qui nous tient en haleine depuis quelques semaines. Le lecteur attentif aura trouvé dans ces trois textes préliminaires quelques éléments de nature à correctement informer son jugement au moment de produire sa propre opinion sur le manifeste de Debord, tel qu’il s’exprime dans le type de représentation que nous avons privilégié : le cinéma.

Debord a très tôt, dès sa période lettriste, choisi de s’intéresser au cinéma , en quelque sorte comme support le mieux adapté au métalangage du spectacle, son objet de prédilection ; et c’est donc pour nous un référent commode, mais ce qui nous intéressera ici c’est que ses positions esthétiques, telles qu’elles s’affirment dix ans après la rédaction de « la société du spectacle » ( également « adapté » par Debord pour le cinéma) , y sont fortement articulées à sa critique générale de la représentation des rapports sociaux , qu’il présentait lui-même comme un approfondissement de la philosophie de Marx.

Il faut également replacer cette démarche de Debord dans son contexte historique, ce qui revient à reconnaître sa profondeur visionnaire. Il publie en effet la « société du spectacle » un an avant le déclenchement des évènements de mai 68 et réalise « in girum » plus de deux ans avant le grand basculement des années 80. Deux moments emblématiques qui constituent des étapes importantes dans le processus d’inversion de la modalité de la médiation tel qu’il a été analysé dans les trois textes précédents. Nul n’a mieux vu et interprété que Debord les processus à l’œuvre en ces périodes, mais « la chouette de Minerve ne prend son vol que la nuit »  et Debord s’est éclipsé au crépuscule.

Trente années plus tard, la chouette est en mesure de nous rapporter la suite, depuis le lent effondrement de la critique sociale , celle des philosophes de circonstances dans la confusion et la délectation morose de leur constructivisme relativiste face aux inepties des nouveaux philosophes, faisant écho à la dilution de la gauche « morale » dans le matérialisme démocratique politiquement indifférencié, jusqu’aux pathétiques gesticulations des « radicaux libres » prêchant « l’émancipation du spectateur » comme palliatif à leur incompétence et leur vacuité conceptuelle.

Nous avions conclu l’épisode précédent en assignant à la conclusion de cette causerie la mission d’identifier les traits caractéristiques qui font de cette modalité actuelle de la médiation ( dont le projet est le « spectateur émancipé » au sein de la « démocratie d’opinion ») une modalité nouvelle dans la mesure ou elle produit des effets nouveaux, tels la « nullité » généralisée (en voie de généralisation) de la représentation spectaculaire et politique.

Or, ce qu’atteste le préambule de « in girum » c’est que ce constat de « nullité » n’en est pas une (de nouveauté), au moins du point de vue de Debord en 1978 et -oserai-je ajouter- de mon point de vue également, car c’est peu après la sortie de « in girum » ( que je n’avais pourtant pas vu à l’époque) que j’ai globalement cessé d’aller au cinéma, et peu avant que j’avais cessé d’en faire.

On peut naturellement objecter qu’une hirondelle ne fait pas le printemps (quand bien même il s’agirait plutôt d’un hiver ténébreux), et deux (hirondelles) pas davantage … peut-être, mais alors « combien d’hirondelles » pour faire de ce constat une vérité, et surtout depuis quand ? 

Pour identifier ce « trait caractéristique » de la modalité actuelle de la nullité, le « quand » et le « comment/pourquoi » qui en détermine l’apparition, nous débouchons donc sur la problématique du degré de vérité, perçu comme plus ou moins élevé ( notamment à la mesure du nombre de témoins qui attestent le fait) selon les périodes.  
J’écarte d’emblée l’explication par le recours au simple « Laudator temporis acti : C'était mieux avant » qui identifierait ce jugement comme induit d’une forme classique de nostalgie, dès lors que ce jugement déploratoire a été proféré ici même par des « juges » qui n’ont pas vécu cet avant , et dont la prise de conscience actuelle donne la mesure de l’évenement dans sa nouvelle et très forte intensité.

Bien plutôt nous avons été amenés, par tous les développements qui ont précédé dans cette causerie, au «moment» où , au terme d’un « renversement » historique et symbolique, l’opinion est devenue la mesure même de l’organisation sociale dans une forme elle-même en phase de propagation hégémonique la «démocratie d’opinion».  
On observera d’ailleurs que Debord, quelques lignes après le passage cité plus haut, a une formulation largement prémonitoire de la modernité de notre temps, car bien plus assurée et manifeste aujourd’hui qu’elle ne l’était il y a trente ans :

« Ce sont des salariés pauvres qui se croient des propriétaires, des ignorants mystifiés qui se croient instruits, et des morts qui croient voter »

Formulation qu’on rapprochera ( et opposera) opportunément de l’ « axiome » contemporain du spectateur émancipé ( dernier avatar critique, prétendument « de gauche » et « philosophique » de la société du spectacle ) :

« On présupposerait ainsi que les incapables sont capables, qu'il n'y a aucun secret caché de la machine qui les tienne enfermés dans leur position. »

Sans nous attarder à la question pourtant passablement problématique de savoir comment et pourquoi (et quand) les incapables vont devenir capables , dès lors que nous avons traité « préventivement » ce point ( et l’ineptie de « l’émancipation» sous-jacente) sous celui de la médiation nécessaire à la distinction du divers esthétique (comme première condition de possibilité de l’opinion) ; nous allons plutôt mettre en évidence le rapport fondateur entre les ignorants mystifiés et le secret caché de la machine . Ce rapport qui, vous l’aurez deviné, est (enfin) le secret même de la médiocrité, celui de la mystification des ignorants , celui dont nous avons déjà ( voir épisodes précédents) entamé le dévoilement sous la forme de la « médiocrité sans médiation », autrement dit : le marché , la médiation sous le seul ( réduite au ) rapport marchand.

Bref retour à Badiou

Le lecteur attentif ( et patient) des épisodes précédents aura gardé en mémoire la relation nécessaire que nous y avons établi entre la médiocrité ( en tant qu’elle représente la « population moyenne », et son « opinion ») et le concept badiousien de « matérialisme démocratique » désignant la démocratie marchande et représentative, sous la forme politique, économique et institutionnelle du « capitalo-parlementarisme » communément appelé « (neo)libéralisme », fondé sur la consommation, le relativisme des opinions et le filtre politique de la représentation nationale, et pour qui « il n'y a que des corps et des langages », et Badiou ajoute : « sinon qu'il y a des vérités ».  
Pour dire les choses très vite et n’en retenir que ce qui est nécessaire à la compréhension de notre élucidation du secret de la médiocrité (désormais très proche), nous nous contenterons d’informer le lecteur (qui par extraordinaire ne maîtriserait pas encore totalement le système philosophique de Badiou) que Badiou avait initialement développé ces idées dans un livre paru en 1988 « l’être et l’événement » , mais qu’il considéra devoir compléter son système (une ontologie associée à une philosophie de l’histoire) par une théorie de « l’apparaître » dans le « monde » de ces « êtres / vérités » au fil de l’histoire, autrement dit une phénoménologie.  

 

C’est ce qu’il fit en 2006 avec « Logique des mondes » qui pour reprendre les propres termes de Badiou est « une théorie des intensités de l’apparaître » « quelque chose est dans un monde avec un certain degré d’existence » cette intensité est variable en fonction des « situations » et au final « l’événement est un changement radical d’intensité » sous entendu « dans une situation donnée ».

Pour conclure ce « bref retour à Badiou » et en justifier la convocation dans notre démarche d’élucidation, je citerai un des meilleurs exégètes de Badiou ( Quentin Meillassoux) :

« L’intensité d’apparition d’un étant dans un monde, Badiou la nomme l’existence. 
Ainsi, Badiou tente de montrer qu’une nouveauté n’est pas tant la création à partir de rien de l’être du nouveau, mais, à partir d’un événement qui affole notre savoir ordinaire, la venue au jour intense de quelque chose de déjà-là, mais dont l’existence, l’apparaître, était profondément dénié par la situation. »

Parvenu à ce point, le lecteur, toujours attentif, voit normalement sa longue patience récompensée car il dispose à présent de tous les éléments qui donnent la clef de l’énigme. 

Résumons tout cela … brièvement : 
L’investigation que nous avons entamée sous le jour naissant de la démocratie d’opinion,  
nous a vu passer son matérialisme démocratique au crible de « l’invention de la tragédie » ;  
puis défaire de même l’histoire de son culte de l’opinion et éclairer son caractère profane et contingent à la lumière de l’aube des temps démocratiques ;  
nous avons découvert la mystification produite par la « médiocrité sans médiation »,  
et compris qu’elle attestait un processus d’inversion de la médiation dans le champ de l’opinion, annihilant toute distinction du divers esthétique au profit du rapport social marchand, en charge de la distinction des œuvres parmi leur diversité ( le divers du donné esthétique) à l’exclusion de toute autre détermination; 
enfin nous avons conclu au terme de l’identification du « trait caractéristique » de la modalité actuelle de la nullité, du « quand » et du « comment » qui en détermine l’apparition, qu’il ne s’agissait en fait que de la manifestation d’un degré de vérité, perçu comme plus ou moins élevé selon les périodes, et plus encore les situations. 

Tout ce chemin nous à donc ramenés à la structure ontologique et phénoménologique de la « logique des mondes » de Badiou. 

De même que Badiou explique parfaitement « ce dont Sarkozy est le nom » par le transcendantal pétainiste d’un monde où l’événement du matérialisme démocratique apparaît actuellement avec un degré d’intensité maximal ( notamment sous la forme bouffonne archi-médiatisée) ;  
de même nous pouvons conclure à partir des mêmes schémas conceptuels, et au terme de notre « longue chaîne de raisons » , que la « médiocrité sans médiation », qui caractérise la situation actuelle dans l’ordre de la représentation spectaculaire, sous la forme concrète du marché hégémonique, apparaît avec l’intensité d’un événement sous une forme de nullité (produite) qui n’est rien d’autre que la société du spectacle à un degré de vérité, d’ intensité maximale :

« quelque chose de déjà-là, mais dont l’existence, l’apparaître, était profondément dénié par la situation. »

Comme toujours ( dans une perspective marxiste) ce qui était dénié , comme dans le cas de toute marchandise, c’est le rapport social,  
c’est la marchandise en tant que forme de ce rapport social,  
c’est la représentation spectaculaire en tant que rapport social réduit au rapport marchand ; 
et ce qui apparaît , apparaît dans et conditionné par ce que Badiou désigne par le transcendantal
et ce transcendantal nous venons de voir qu’il correspond, trait pour trait, à « la société du spectacle », telle que Debord l’avait initialement identifiée et décrite. 

Pour se convaincre de ce dernier résultat, il suffira au lecteur scrupuleux de se référer au texte même de Debord , facilement accessibles sur Internet. Parmi bien d’autres, je lui soumets un passage qui caractérise assez bien ce transcendantal spectaculaire :

« Le spectacle, compris dans sa totalité, est à la fois le résultat et le projet du mode de production existant. Il n'est pas un supplément au monde réel, sa décoration surajoutée. Il est le coeur de l'irréalisme de la société réelle. Sous toute ses formes particulières, information ou propagande, publicité ou consommation directe de divertissements, le spectacle constitue le modèle présent de la vie socialement dominante. Il est l'affirmation omniprésente du choix déjà fait dans la production, et sa consommation corollaire. Forme et contenu du spectacle sont identiquement la justification totale des conditions et des fins du système existant. Le spectacle est aussi la présence permanente de cette justification, en tant qu'occupation de la part principale du temps vécu hors de la production moderne. »

Alors, me direz-vous (du moins les plus attentifs d’entre vous) , « tout ça est bien beau », mais ça ne nous dit pas pourquoi maintenant, aujourd’hui, cette intensité maximale est atteinte .

À quoi je répondrai : mais çà … vous l’avez sous les yeux, devant vous … Simplement comme tout ce qui est de l’ordre du processus historique, à l’instar de l’être social, c’est à dire des rapports sociaux en général, pour le voir « sous » le réel il faut voir son devenir

 

Debord, en exergue du chapitre II de la Société du spectacle (« La marchandise comme spectacle » ), 
citait Lukàcs :

« Car ce n'est que comme catégorie universelle de l'être social total que la marchandise peut être comprise dans son essence authentique. Ce n'est que dans ce contexte que la réification surgie du rapport marchand acquiert une signification décisive, tant pour l'évolution objective de la société que pour l'attitude des hommes à son égard, pour la soumission de leur conscience aux formes dans lesquelles cette réification s'exprime... Cette soumission s'accroît encore du fait que plus la rationalisation et la mécanisation du processus de travail augmentent, plus l'activité du travailleur perd son caractère d'activité pour devenir une attitude contemplative. »  
(Histoire et conscience de classe).

Ce processus de soumission, sous-jacent à ce qui devient notre être social, s’applique naturellement symétriquement au « spectacle comme marchandise » sous des formes aujourd’hui historiquement repérables et qui ont déjà été clairement repérées, dans cette causerie même, mais aussi par tous les « bons auteurs ». Il faut même une bonne dose d’aveuglement (soigneusement entretenu il est vrai) pour ne pas l’apercevoir dans la réalité concrète de l’économie et de la politique du moment. 
Ce que, à proprement parler, Debord nous montre (dans « In girum »), au moment ou débute à l’approche des années 80 la sinistre période qui prend fin dans le délabrement complet que nous constatons à la mesure de la confusion actuelle, c’est que cette soumission repose d’abord est avant tout sur la nullification de ce que j’ai identifié comme la « médiation de la médiocrité » par le nouvel appareil idéologique, désormais totalement dépourvu de toute dialectique et donc entièrement déterminé par la « libre régulation bienveillante et spontanée » du marché. 
Il y avait sans doute de troublantes résonances prophétiques dans la suite du
préambule d’ « in girum » , très peu conforme à la doxa de l’époque si on se souvient qu’on est alors en 1978, que trois ans encore nous séparent des « années Mitterrand », et  du « programme commun » de gouvernement ( on ne parle pas encore de « gouvernance » en ces temps archaïques ) d’ « union de la gauche », et que dès ses premiers instants, cette période inaugure la forme canonique des temps à venir : le spectacle/simulacre commémoratif. Une modalité de la représentation sociale spectaculaire en forme de « catharsis par procuration » qui va parfaitement accomplir ce que Debord désignait dès le premier chapitre de la société du spectacle en citant Feuerbach :

I. La séparation achevée

« Et sans doute notre temps... préfère l'image à la chose, la copie à l'original, la représentation à  la réalité, l'apparence à l'être... Ce qui est sacré pour lui, ce n'est que l'illusion, mais ce qui est profane, c'est la vérité. Mieux, le sacré grandit à ses yeux à mesure que décroît la vérité et que l'illusion croît, si bien que le comble de l'illusion est aussi pour lui le comble du sacré. »

Feuerbach (Préface à la deuxième édition de L'Essence du christianisme)

Je dis bien dès les premiers instants car on a vu alors , dès l’annonce « médiatisée » de la victoire de Mitterrand, le « jeune » Rocard d’alors (se) figurant un saint just post-moderne convoquer par voie radiovisée,  le « peuple de gauche », le soir même de « sa victoire », à reprendre symboliquement (déjà) la bastille où il saura mobiliser toute son austère éloquence ( hélas désormais réservée aux pingouins) pour annoncer les couleurs chatoyantes du matérialisme démocratique à venir . Une commémoration un peu improvisée (urgence du moment historique), mais immédiatement complétée par le dispositif symbolique (et spectaculaire) plus « construit » de l’auto-panthéonisation  mitterrandienne ( on n’est jamais si bien servi que par soi-même). Et dans la continuité de ces brillants débuts, efficacement secondé par son histrionnant préposé aux festivités spectaculaires, le « prince de l’équivoque » pourvoira d’abondance toute la décennie. C’est ainsi qu’on pourra, au point culminant de l’année 89, jouir du florilège de bienfaits que constituèrent : l’inauguration du Grand Louvre, de l'opéra Bastille, et de la Grande arche de la Défense, et surtout la très symbolique Célébration du bicentenaire de la Révolution française. 
Trois mois plus tard c’était la « Chute du Mur de Berlin », la « fête » était désormais « complète » c’est à dire « mondialisée ».

Vingt ans après …bouclant la boucle, le carrosse s’est quelque peu re-transformé en citrouille à l’image du dernier en date des courtisans zélés du petit pourvoyeur d’hadoperies à talonettes : le neveu du prince défunt (désormais en charge de la « médiocrité sans médiation » pour le compte du prince bouffon), commémorant un autre panthéon sur le mode « décomplexé ».

Et voilà cher lecteur (attentif et patient) comment , au terme de trois décennies de nullification de la médiation, de « déconstruction » opérée successivement par les « intellectuels organiques » puis les « intellectuels spécifiques » , puis les « nouveaux philosophes » en même temps que les « nouveaux anti-philosophes », d’antipsychiatrie en « biopolitique », de « gouvernementalité » en dénonciation de la « barbarie matérialiste », d’athéisme militant en nouvelles spiritualités, les « processus de subjectivation » se multiplièrent  à grands renforts de « dispositifs », de  « réseaux » voire de « rhyzomes », pour affronter les « biopouvoirs » d’une coté et le « totalitarisme collectiviste» de l’autre .Tout ce joli monde postmoderne ,s’affrontant farouchement sur la scène mondaine en une vaste et longue opération à somme nulle, eut au moins ce trait commun unanime : conchier l’archaïque dialectique, aux motifs parfaitement convergents du nietzschéisme de gauche et de la réaction de droite la plus traditionnelle.  Ces conflits pichrocolins , déployant leur transcendantal spectaculaire et opérant dans les limites qu’il leur fixe, eurent le seul résultat téléologiquement assigné par la société du spectacle : la réduction des rapports sociaux aux rapports marchands et leur travestissement spectaculaire.  

Concrètement , pour en arriver à cette réduction il a fallu, au nom du primat falsifié de la liberté, disqualifier « idéologiquement » toute médiation, transmission , ordre, norme, hiérarchie de connaissance et la connaissance elle-même, pour que ne subsiste et ne prospère sur ces décombres que la médiation « spontanée » … du marché. Enfin pouvait « apparaître » le cyborg postmoderne idéal : le « spectateur émancipé », dans toute la nudité « unidimensionnelle » de sa libre déréliction, sur fond de spectacle généralisé et de « concurrence libre et non faussée » de tous les dogmatismes les plus aliénants et les plus rétrogrades.  

Voici donc, chers lecteurs ( du moins le peu qu’il en reste), le secret de l’extension actuelle du domaine de la médiocrité : désormais « décomplexée » , elle n’est plus elle-même, elle n’est plus ce qu’elle était , ontologiquement et « en droit » : elle n’est plus médiocre, au sens où elle ne revendique plus une moyenne ou une majorité mais une totalité

En ces temps nouveaux qui s’ouvrent sous le régime de la « démocratie d’opinion » accomplie et déployant toutes ses conséquences désastreuses, nous avons compris aussi et surtout que la vérité de cet « événement » c’était la révélation, le « dévoilement » final d’une mystification.

Car en dépit du déploiement hégémonique, et d’abord économiquement déterminé, de la médiocrité sans médiation, accaparant toutes les superstructures de la domination idéologique et y imposant les formats normalisés les mieux appropriés à la plus value marchande, c’est à dire le conformisme le plus auto-répétitif possible, garantissant la reproduction des intérêts et privilèges des oligarchies dominantes ;

en dépit de trente années de renforcement du capitalo-parlementarisme démocratiste ;

en dépit de tout cela … la médiocrité ne recouvre pas et ne pourra jamais recouvrir la totalité

Quand la totalité est encore distincte de la médiocrité ( de la moyenne ) une dialectique subsiste, à proprement parler, et l’être social y demeure pensable, imaginable et représentable, à soi-même et mutuellement c’est à dire socialement. La détermination de la médiocrité est, de facto, et comme il a été dit en préambule de cette causerie, une nécessité ontologique, propre à toute multiplicité. Elle ne peut prétendre à englober la totalité sauf à se nier elle-même.

Dans l’ordre de la représentation, l’art subsistera, y compris dans la représentation spectaculaire, car il est précisément le mouvement dialectique d’affirmation , de détermination, par négation dialectique … de la médiocrité.

En bref, au terme de toutes ces considérations plutôt déprimantes, je vous livre quelques résultats très assurés et très réconfortants : la médiocrité est un fait d’expérience nécessaire , plus et mieux encore : nous avons d’autant moins de raison de la redouter qu’elle est la condition d’affirmation, de détermination (négative) du fait artistique.

Tout le problème, tout le corps de situation qui évolue et fait varier avec lui le degré de vérité/apparition de l’art, en rapport inverse du degré de vérité/apparition de la médiocrité, est déterminé par une caractéristique historiquement contingente aux rapports sociaux et singulièrement aux rapports de production. Cette caractéristique se manifeste sous un rapport idéologique mais résulte , en dernière analyse, des rapports de production .


Pour conclure (eh oui !) en revenant, comme il se doit,  à notre cas d’étude concret : le Cinéma, nous voyons aujourd’hui que, là comme ailleurs, le modèle « dominant » est déjà dénié, contredit par des alternatives pratiques qui permettent aujourd’hui de produire des films ( en HD video par exemple) a très faible budget, donc en s’affranchissant des contraintes associées au mode dominant de production. Cependant la domination demeure assurée par le biais des médiations opérant la distinction : la diffusion et la « communication », étapes du processus économique assurant le degré de « visibilité » de l’œuvre, c’est à dire son degré « d’existence » comme nous avons vu plus haut. In fine et au point où nous en sommes c’est l’étape de « communication » qui demeure le seul obstacle durable car la longue période qui s’achève a largement décimé les rangs des médiateurs « capables » et autonomes.

Les « maîtres » qui peuplent la « démocratie d’opinion » , fruits de la longue « déconstruction » évoquée plus haut, sont bel est bien des maîtres ignorants, parfaitement conformes à l’idéal des sectateurs de « l’émancipation du spectateur » qui candidement l’appellent encore de leurs voeux ( sans même s’apercevoir que leur « vœu pieux » est exaucé de longue date). 
C’est pourquoi un dernier passage du texte qui à ouvert cette conclusion :

« Au réalisme et aux accomplissements de ce fameux système, on peut déjà connaître les capacités personnelles des exécutants qu’il a formés. Et en effet ceux-ci se trompent sur tout, et ne peuvent que déraisonner sur des mensonges. Ce sont des salariés pauvres qui se croient des propriétaires, des ignorants mystifiés qui se croient instruits, et des morts qui croient voter. »

en éclairant l’inéluctable effondrement en cours de ce régime de mystification, déjà visible , m’incite à laisser la conclusion à un indécrottable et sympathique optimiste :

Daniel Bensaïd  « :Quant à la distinction entre « événement » et simulacre ou anecdote médiatique, j’en dirai deux choses. Il y a une théorie formelle de cette distinction, complètement déployée [par Badiou] dans Logiques des mondes. Cette théorie concerne l’intensité d’apparition et la nature logique des conséquences. Mais il est vrai cependant que la formalisation venant toujours tard, il y a une dimension de pari, d’absence de garantie, qu’on ne peut éliminer. Le militant l’est à ses propres risques, même s’il consolide, chemin faisant, les raisons de tenir ce qu’il soutient pour fondé. »

 

Urbain

Commentaires

"Quel est le dispositif parfait, le dispositif-modèle à partir de quoi plus aucun malentendu ne pourrait substituer sur la notion même de dispositif? Le dispositif parfait, il me semble, c’est l’autoroute. Là, le maximum de la circulation coïncide avec le maximum de contrôle. Rien ne s’y meut qui ne soit à la fois incontestablement «libre» et strictement fiché, identifié, individué sur un fichier exhaustif des immatriculations. Organisé en réseau, doté de ses propres points de ravitaillement, de sa propre police, de ses espaces autonomes, neutres, vides, abstraits, le système autoroutier représente à même le territoire, comme déposé par bandes au travers du paysage, une hétérotopie, l’hétérotopie cybernétique. Tout y a été soigneusement paramétré pour que rien ne se passe, jamais. L’écoulement indifférencié du quotidien n’y est ponctué que par la série statistique, prévue et prévisible, des accidents dont on nous tient d’autant plus informés que nous n’en sommes jamais témoins, qui sont donc vécus non comme des événements, des morts, mais comme une perturbation passagère dont toute trace sera effacée dans l’heure. Au reste, on meurt beaucoup moins sur les autoroutes que sur les nationales, rappelle la Sécurité Routière ; et c’est à peine si les cadavres d’animaux écrasés, qui se signalent par le léger décrochage qu’ils induisent dans la direction des voitures, nous rappellent ce que cela veut dire de prétendre vivre là où les autres passent. Chaque atome du flux molécularisé, chacune des monades imperméables du dispositif n’a d’ailleurs nullement besoin qu’on lui rappelle qu’il est dans son intérêt de filer. L’autoroute est toute entière faite, avec ses larges virages, son uniformité calculée et signalétique, pour ramener toutes les conduites à une seule : le zéro-surprise, sage et lissé, finalisé à un lieu d’arrivée, le tout parcouru à une vitesse moyenne et régulière. Léger sentiment d’absence, tout de même, d’un bout à l’autre du trajet, comme si on ne pouvait demeurer dans un dispositif qu’happé par la perspective d’en sortir, sans jamais y avoir vraiment été là. Au final, le pur espace de l’autoroute exprime l’abstraction de tout lieu plus que de toute distance. Nulle part on n’a si parfaitement réalisé la substitution des lieux par leur nom, par leur réduction nominaliste. Nulle part la séparation n’aura été si mobile, si convaincante, et armée d’un langage, la signalisation routière, moins susceptible de subversion. L’autoroute, donc, comme utopie concrète de l’Empire cybernétique. Et dire que certains ont pu entendre parler d’«autoroute de l’information» sans y pressentir la promesse d’un flicage total ? Le métro, le réseau métropolitain, est une autre sorte, souterraine cette fois, de méga-dispositif. Nul doute, vu la passion policière qui, depuis Vichy, n’a jamais quitté la ratp, qu’une certaine conscience de ce fait ne se soit insinuée à tous ses étages et jusque dans ses entresols. C’est ainsi qu’on pouvait lire il y a quelques années, dans les couloirs du métro parisien, une longue communication de la ratp, ornée d’un lion arborant une pose royale. Le titre de la notice, écrit en caractère gras autant que pharamineux, stipulait «est maître des lieux celui qui les organise». Qui daignait s’arrêter se voyait informé de l’intransigeance avec laquelle la Régie s’apprêtait à défendre le monopole de la gestion de son dispositif. Depuis lors, il semble que le Weltgeist ait encore fait du progrès parmi les émules du service Communication de la ratp puisque toutes les campagnes sont désormais signées «ratp, l’esprit libre». L’«esprit libre» – singulière fortune d’une formule qui est passée de Voltaire à la réclame pour les nouveaux services bancaires en passant par Nietzsche –, avoir l’esprit libre plus qu’être un esprit libre : voilà ce qu’exige le Bloom avide de bloomification. Avoir l’esprit libre, c’est-à-dire : le dispositif prend en charge ceux qui s’y soumettent. Il y a bien un confort qui s’attache à cela, et c’est de pouvoir oublier, jusqu’à nouvel ordre, que l’on est au monde."

TIQQUN (2001). «Une métaphysique critique pourrait naître comme science des dispositifs…» Tiqqun, no 2

Écrit par : Petit matin | lundi, 17 août 2009 06:35

Quid d'Internet dans tout ça ?
Internet comme réseau, comme "démocratie", comme multitude, et Internet comme moyen de production, de diffusion, de médiation etc.

Écrit par : Harry Zome | lundi, 17 août 2009 08:19

Ecrit par : Petit matin | lundi, 17 août 2009 06:35

Tiqqun : un bon exemple de contribution "de gauche" au processus de destruction de la médiation et de production corollaire de la médiocrité sans médiation.

Écrit par : urbain | lundi, 17 août 2009 10:15

Ecrit par : Harry Zome | lundi, 17 août 2009 08:19

Internet c'est comme le téléphone : juste un outil de communication et un réseau de mise en rapport.
Ce qui compte c'est ce qu'on en fait, et en premier lieu les contenus qu'il véhicule, en second lieu les médiations associées ou induites.
Internet participe du processus général dans lequel sont intégrés les rapports sociaux, notamment en tant que véhicule (possiblement prépondérant dans un futur proche) de la médiation.
Là comme ailleurs il s'agit d'en faire un outil de distinction ( du divers esthétique) .

Écrit par : urbain | lundi, 17 août 2009 10:32

Ecrit par : Petit matin | lundi, 17 août 2009 06:35
Ecrit par : Harry Zome | lundi, 17 août 2009 08:19

La pertinence du texte proposé par Petit matin puis le commentaire d'Harry Zome introduisent parfaitement ce qui est et ce qu'il semble possible d'attendre.

Je reviens commenter plus tard.

Écrit par : agathe | lundi, 17 août 2009 10:34

Ecrit par : agathe | lundi, 17 août 2009 10:34

Le texte proposé par petit matin , désolé de te contredire agathe, n'est aucunement pertinent, ou bien l'est à titre d'exemple des niaiseries construites autour du primat de la liberté ( sur l'égalité), en ignorant complètement le principe véritable de la démocratie authentique qui est l'autonomie ( dont se déduit le primat de l'égalité) .
Le constat de l'aliénation et des effets de la domination est une chose assez simple, voire évidente.
Toute autre chose est de discerner non pas les "dispositifs" (!!!) mais les processus, le devenir autrement dit l'être social ( et en son sein les rapports sociaux qui déterminent le fait artistique) comme processus historique et accumulatif.
Tiqqun , malgré qu'il en ait, est un exemple parmi beaucoup d'autres de fourvoiement dans les impasses nihilistes du postmodernisme, de complicité objective ( comme avec tous les "nietzschéens de gauche" )avec le matérialisme démocratique, dans un confusionnisme jargonnant et qui se voudrait subversif.
Naturellement ils n'en ont pas "conscience" mais les effets délétères de ce genre de posture n'en sont pas moins considérables, en ce sens qu'ils contribuent largement à l'état de crétinisation générale en faisant passer les vessies pour des lanternes et en rendant illusoire toute perspective de praxis émancipatrice.

Écrit par : urbain | lundi, 17 août 2009 11:05

Le texte de Tiqqun rend un constat assez vivant du verrouillage. Pour l'instant, le monstre internet a engendré un réseau tentaculaire qui souffre de quelques béances récupérées par la liberté, il y a créativité, c'est un espace, un moyen qui offre sans doute un autre chemin, les autres étant sous bonne garde.

Écrit par : agathe | lundi, 17 août 2009 11:09

Donc le secret est dévoilé. Mais quel est-il au juste ?
C'est dire que Debord avait raison ?
Bon...

Écrit par : Suspens non hitchcockien | lundi, 17 août 2009 11:50

Ecrit par : agathe | lundi, 17 août 2009 11:09

J'ai répondu à harry Zhome sur l'usage d'internet, en tant que "réseau" .
Il faut en finir avec les élucubrations stérilisantes du relativisme et ses productions métaphoriques proliférantes( dispositifs, flux, réseaux, ryzhomes, biopouvoir, etc.). L'état actuel des choses et la nullité présente, produite et assurément "construite" par tout ce fatras, nous permet de mesurer son insignifiance .
Il suffit de se remémorer la manière dont on en parlait encore naguère comme d'"autoroute de l'information" pour percevoir la connivence objective de toutes ces idéologisations métaphoriques trompeuses.
Il n'y a en réalité aucun "verrouillage" sinon celui de la médiation , et cela est indépendant du "medium" .
L'état actuel de la médiocrité , celui de ses prétentions hégémoniques et "totalitaires", est un "moment" soumis à la contingence et à ses propres contradictions : par exemple la "gratuité" et le caractère fondamentalement décentralisé d'un réseau comme Internet, les rapports de productions "émancipés" que promet l'émergence de nouvelles techniques de réalisation de films, etc.
Ma conclusion , objet du présent billet, est que la mystification du "spectateur émancipé" est partie prenante de l'état de déréliction des "sujets" en rapport avec le "divers du monde" dont ils sont dépourvus de tout accès "raisonné".
C'est de la "reconstruction" de hiérarchies de distinction émancipées et affranchies du fétiche de la marchandise, et surtout leur partage et leur diffusion que doivent partir les efforts des "capables", les modalités concrètes suivront.

Écrit par : urbain | lundi, 17 août 2009 11:51

Ecrit par : Suspens non hitchcockien | lundi, 17 août 2009 11:50

Pour éviter de me paraphraser , je t'invite à relire à partir de "le secret de l’extension actuelle du domaine de la médiocrité ".

Écrit par : urbain | lundi, 17 août 2009 11:55

Ecrit par : urbain | lundi, 17 août 2009 11:05

En l'occurrence Urb, je parle du texte ici proposé de Tiqqun, ni de lui, ni de l'ensemble de son oeuvre mais de cette "photo" là, précise dans le contexte de ton billet. Je ne connais pas ce commentateur éclairé mais je trouve justement cette prise de vue pertinente.

Écrit par : agathe | lundi, 17 août 2009 12:31

Oups, Urbain (désolée de t'avoir raccourci)

Écrit par : agathe | lundi, 17 août 2009 12:32

Oups, ni de lui en tant qu'entité de diffusion d'idées, des philosophies abordées dans cet organe etc ...

Écrit par : agathe | lundi, 17 août 2009 12:35

Ecrit par : agathe | lundi, 17 août 2009 12:31

Pour clarifier ma position sur Tiqqun, je ne peux mieux faire que de reprendre une très bonne analyse de Mandosio dans "Longévité d'une imposture "( consacré à Foucault ) et que j'approuve totalement (en dépit de mes prises de position concernant Coupat ) :

« […] un programme vide, fait d'assertions contradictoires et d'injonctions équivoques, pour satisfaire tout le monde ? C'est ce qui explique l'étonnante diversité des utilisations actuelles de l'oeuvre de Foucault. Le noyau dur de ses héritiers se situe toutefois dans la ligne «vacarmiste-multitudinaire » […]. Les auteurs qui s'en réclament aspirent tous, en bons intellectuels citoyennistes, à faire la même carrière de «philosophe militant » que leur
maître, qui reste à ce jour l'exemple le plus achevé d'anti-institutionnalisme institutionnel.
Je conclurai en examinant une réactualisation récente de la terminologie foucaldienne, effectuée par le « Parti imaginaire dans le n°2 de la revue Tiqqun, intitulé Zone d'opacité offensive. Laissant de côté l'arsenal ésotérique qu'ils avaient déployé dans le n° 1 mais toujours promoteurs de la « métaphysique critique » , les auteurs écrivent cette fois dans une prose que l'on croirait rédigée par un étudiant sous amphétamines inscrit à la faculté de Vincennes vers la fin des années soixante-dix et qui aurait fait un séjour à Bologne pendant la « commune » de 1977.
Le foucaldisme y domine massivement, saupoudré de deleuzo- guattarisme, avec çà et là un soupçon de Lyotard ou de Debord. En voici un exemple pris au hasard:

« Chaque intervention de l'Empire laisse derrière elle des normes et des dispositifs grâce à quoi le lieu où était survenue la crise sera géré comme espace transparent de circulation. C'est ainsi que la société impériale s'annonce: comme une immense articulation de dispositifs qui innerve d'une vie électrique l'inertie fondamentale du tissu biopolitique. Dans le quadrillage réticulaire, sans cesse menacé de panne, d'accident, de blocage, de la société impériale, l'Empire est ce qui assure l'élimination des résistances à la circulation, qui liquide les obstacles à la pénétration, à la transpersion de tout par les flux sociaux. Et c'est encore lui qui sécurise les transactions, qui garantit, en un mot, la supraconductivité sociale. Voilà
pourquoi l'Empire n'a pas de centre : parce qu'il est ce qui fait que chaque noeud de son réseau puisse en être un. Tout au plus peut-on constater le long de l'assemblage mondial des dispositifs locaux des condensations de forces, le déploiement de ces opérations négatives par quoi progresse la transparence impériale. Le Spectade et le Biopouvoir n'assurent pas moins la normalisation transitive de toutes les situations, leur mise en équivalence effective, que la continuité intensive des flux. »

Aucun des « outils » foucaldiens de la période mid-seventies ne manque à la panoplie normes, dispositifs, biopolitique, quadrillage, Biopouvoir, tout y est sans oublier les flux deleuziens et l'inévitable Spectacle. Attention toutefois au contresens l'Empire dont il est ici question n'est pas, malgré les apparences, celui d'Antonio Negri (auteur avec Michael Hardt d'un célèbre ouvrage du même nom), car le négrisme est éminemment méprisable aux yeux de ces rebelles `~, qui prônent « la guerre civile » comme au bon vieux temps des maos et voudraient ressusciter la « lutte armée ». Nostalgiques des années de plomb, ils énumèrent les ancêtres du « Parti imaginaire »:

« Ce fut, en Allemagne, le mouvement du 2 juin, la Rote Armee Fraktion
(RAF) ou les Rote Zellen, et aux Etats-Unis le Black Panthers Party; les
Weathermen, les Diggers ou la Manson Family, emblème d'un prodigieux
mouvement de désertion intérieure. »

En dépit donc de mon plein soutien à Coupat ( à qui on a associé Tiqqun ) , je partage complètement les réserves et les commentaires de Mandosio, et les complète par un petit rappel utile pour bien comprendre ce que j'entends par "nullité" :
Pour faire une somme "nulle" il faut deux "parti(e)s" ( dont les effets s'annulent).
Ce dont il est question ici (Tiqqun) relevant de la partie "gauche" ( avec beaucoup d'autres) qui, "sommée" à la partie "droite" ( notamment les "nouveaux philosophes" et la cohorte des refuzniks du marxisme, grossissant progressivement les rangs des adeptes du libéralisme et du marché), a si clairement produit le résultat NUL que nous observons partout.

Dans l'ordre de la "démocratie d'opinion" , un autre exemple de "somme nulle" : l'affrontement entre bouffon et la madonne du poitou.

Mais le caractère véritablement significatif de cette nullité c'est que par nature elle n'a aucun "sens" et n'en produit aucun, sinon le sentiment de nullité généralisée coextensif à la sphère générale de la représentation spectaculaire, et inhérent à la destruction accomplie ( mais contingente et provisoire) de la distinction.

Écrit par : urbain | lundi, 17 août 2009 13:35

HS

Enfin !

"Xavier Mathieu, délégué CGT de Continental à Clairoix, a traité de "racaille" aujourd'hui sur France Info, "les Thibault et compagnie", s'en prenant ainsi au secrétaire général de son organisation syndicale Bernard Thibault."

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/08/17/01011-20090817FILWWW00270-delegue-cgt-thibault-est-une-racaille.php

Écrit par : Rat caille | lundi, 17 août 2009 14:05

Ecrit par : Rat caille | lundi, 17 août 2009 14:05

Encore un "dispositif" mal en point ...

Écrit par : urbain | lundi, 17 août 2009 14:39

Ecrit par : Rat caille | lundi, 17 août 2009 14:05

La honte pour les racailles authentiques d'être comparées à des syndicaleux franchouilles !

Écrit par : Sly | lundi, 17 août 2009 14:48

crit par : Sly | lundi, 17 août 2009 14:48

Les "unions" rosbif ne valent guère mieux, depuis que maggie les a "pompés".

Écrit par : urbain | lundi, 17 août 2009 14:58

Je n'ai rien compris.

Tout ceci n'a, à mes yeux aucune signification. Ce qui ne veut pas dire que cela ne veut rien dire mais simplement que probablement, 99,99999 % des lecteurs n'entravent que dalle à ce texte. À moins que je fusse un demeuré (ce qui reste envisageable).

Donc , si ce billet est gratifiant pour le Village des NRV qui passe pour un blog intello, il n'est compréhensible par peut être 2000 personnes en France et dans le monde.
Ce billet est si obscur qu'il ne changera jamais ni les consciences ni les moeurs.

Amis, je me tue à vous le dire : avec des philosophes comme ça, la révolution n'est pas pour demain !

Les pseudos philosophes de droite pourtant si peu brillants, Ô penseurs de gauche abscons et stériles, vous remercient : grâce à des théories fumeuses comme les vôtres depuis 30 ans, ils tiennent le pouvoir tranquillement et ne sont pas près de le quitter !

Bon Dieu ! Quel désastre intellectuel ! Quel manque de charisme ! Quel discours désespérant !

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | lundi, 17 août 2009 17:25

Je n'ai rien compris.

Ecrit par : cui cui fit l'oiseau | lundi, 17 août 2009 17:26

Au moins c'est bien de l'admettre, mais sache que ça n'est pas le cas de tout le monde.
Incidemment je suis curieux d'en savoir plus sur la méthodologie de ton sondage ( sur les 99,99999 % des lecteurs qui n'entravent que dalle ) , tu as mandaté opinionouaiouai ou tu as téléphoné toi-même à "l'échantillon significatif" ?

Écrit par : urbain | lundi, 17 août 2009 18:00

Assurément un secret qui laisse COUA, heuuu......

Écrit par : frère odm | lundi, 17 août 2009 18:05

Ecrit par : frère odm | lundi, 17 août 2009 18:05

j'attendais un peu mieux ... une insolation au ricard ?

Écrit par : urbain | lundi, 17 août 2009 18:24

Ecrit par : frère odm | lundi, 17 août 2009 18:05

LOL !

Écrit par : Sly | lundi, 17 août 2009 18:59

tu as mandaté opinionouaiouai ou tu as téléphoné toi-même à "l'échantillon significatif" ?

Ecrit par : urbain | lundi, 17 août 2009 18:00

Pas besoin d'être grand clerc en la matière !

Pas besoin d'opinionway pour connaître la couleur du ciel corroborée par 99,999999 % des voyants, mon cher Urbain.

Tu es un pan nécessaire de ce blog et je te respecte pour ça. C'est la diversité et la variété qui sauvent notre espace.

Et puis, c'est tout !

Dans ce blog NRV où Agathe Bob, Nef, Nicks représentent la vie citoyenne, que représenterait la culture (f, Albin et toi) sans la grosse farce (odm et moi) ?

Une choucroute sans saucisses ?

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | lundi, 17 août 2009 19:07

LOL !

Ecrit par : Sly | lundi, 17 août 2009 18:59

la voix de son maître ?

Écrit par : urbain | lundi, 17 août 2009 19:16

urbain :

" Ce processus de soumission, sous-jacent à ce qui devient notre être social, s’applique naturellement symétriquement au « spectacle comme marchandise » "

...et inversement.

...du moins pour ceux qui ne travaillent pas le dimanche, s'il en reste, et peuvent "faire" les magasins.

Ainsi font font font...

Écrit par : patrice | lundi, 17 août 2009 20:22

Ecrit par : patrice | lundi, 17 août 2009 20:22

"je dirai même plus" : et réciproquement .
( faut bien qu'il y en ait qui puisse aller faire des courses le dimanche, sinon à quoi bon faire travailler les autres ce jour là )

Écrit par : urbain | lundi, 17 août 2009 20:26

Tu es un pan nécessaire de ce blog et je te respecte pour ça.
Ecrit par : cui cui fit l'oiseau | lundi, 17 août 2009 19:07

Je dirais même plus, un pan sur le bec, monsieur l'oiseau !

Écrit par : Sly | lundi, 17 août 2009 20:38

Ecrit par : urbain | lundi, 17 août 2009 20:26

Pas mieux. Si c'est quand même avoir qui arrive en tête dans la vielle liste de Georges Guggenheim.

Écrit par : patrice | lundi, 17 août 2009 21:16

La "vielle"...à roue bien entendu.

Écrit par : patrice | lundi, 17 août 2009 21:17

Par la barbe du prophète, urbain est-il bien un mécréant ou bien est-il tel moshe rabénou en train de tancer les adorateurs du veau d'or après 40 jours sur le mont sinai ?

Le livre et ses symboles sont eternels....Amen

Écrit par : frère odm | lundi, 17 août 2009 21:22

Le secret de la médiocrité serait donc à chercher dans la "spectacularisation" et la marchandisation accomplies du rapport social. C'est ce qu'il fallait comprendre ? Quoiqu'il en soit il m'apparaît intuitivement que le ressort d'une évolution systémique repose sur la réapparition ressentie, phénoménologique, si j'ai bien compris le concept, du rapport de domination. Aujourd'hui, la quasi totalité des gens pensent appartenir à la classe moyenne, pauvres ou riches sans distinction. Les classes sociales existent toujours mais ne sont plus identifiées ni assumées. Comme l'a rappelé Urbain, chacun se sent capable, propriétaire etc. Pourtant il y a bel et bien des dominants et des dominés. Quel sera le déclic ou le processus qui fera que les seconds se considèrent comme tels et partant recherchent dans l'action collective le moyen de rééquilibrer le rapport de force ?

Bon, je vois arriver Urbain avec son gourdin mais avant de me carapater je dirais à Cui2 que bien peu de sans culottes devaient maîtriser la dialectique des Lumières quand ils sont passés à l'action. Pourtant les philosophes les avaient précédés et nul aujourd'hui n'analyse la Révolution sans y faire appel et reconnaître leur influence. Ce que je peux reprocher à ta démarche c'est de penser qu'en utilisant les moyens de l'adversaire on peut renverser la situation. Je crois précisément que c'est le contraire : on la renforce et l'exemple Royal (ou presqu'encore plus caricatural, Valls) est parlant. Une autre façon de dire les choses c'est que les gens ne comprendront pas et surtout ne changeront pas, seraient ils des millions à lire ce blog, notamment tes billets à teneur ludique et pédagogiquement plus accessibles. Du moins la quasi totalité d'entre eux. Mais l'important est qu'il y en ait quelques uns qui tiltent et que le fil des idées se perpétue et trouve son chemin, par des voies que nous ne maîtrisons pas. Voilà pourquoi je considère que le chiffre de la fréquentation est absolument sans intérêt stratégique (mais c'est humain que de vouloir être lu en revanche et normal de trouver gratifiant de l'être quand on met sa prose sur un espace public)...

Écrit par : Nicks | lundi, 17 août 2009 22:13

Bonsoir,

Une question à l'auteur de cet article. Y a-t-il une spécificité du cinéma dans ce mouvement vers le nul, qui a eu à pâtir en particulier de, pour faire vite, l'irruption du post-modernisme ? Ou lors est-ce un mouvement d'ensemble, qui touche tous les arts, une convergence initiée par ce que vous décrivez ?
Merci.

Écrit par : Un visiteur | lundi, 17 août 2009 23:00

Tiens, je viens de lire le nouvel article de Lordon juste après avoir posté le précédent commentaire. Si j'avais su, j'aurais renvoyé Cui2 directement là-bas :

http://blog.mondediplo.net/2009-08-17-Critique-des-medias-critique-dans-les-medias#forum39767

Écrit par : Nicks | lundi, 17 août 2009 23:05

Ecrit par : Nicks | lundi, 17 août 2009 22:13

Le secret de la médiocrité c'est qu'elle ne peut "sortir d'elle-même". Comme j'ai dit dans le billet : si elle revendique la totalité , elle n'est plus la médiocrité. Il n'y a plus ni médiocrité , ni art, puisque l'art c'est justement ce qui excède la simple moyenne, ce qui se détermine justement par "exception" par rapport à la représentation "médiocre" , moyenne, vulgaire.

Par conséquent ce à quoi nous assistons ça n'est à une "extension du domaine de la médiocrité" , toujours elle-même est immuable en tant qu’elle représente toujours le même rapport de la moyenne par rapport à la totalité.
Ce à qui nous assistons, au terme d’un processus qui parvient à son terme ( celui que j’ai décrit comme inversion de la médiation représentative entre les sphères politique et artistique), c’est à une extension de la "nullitude" des médiateurs : la médiation occultée , globalement, par la médiatisation.
La médiation étant comprise par la distinction des artistes et des œuvres parmi la multitude de la production , et opérée par des médiateurs c’est à dire des « capables » de distinguer dans ce « divers esthétique » ce qui peut être désigné à l’attention, par ce que justement « excédant » le vulgaire médiocre.
La médiatisation étant tout le contraire : la propagande publicitaire en vue de l’écoulement des produits formatés précisément selon les modèles majoritaires , médiocres, vulgaires, dans une perspective d’optimisation de la circulation des productions, garante de l’optimisation du taux de profit tiré de ces productions.

La nullité encore une fois étant le résultat du jeu à somme nulle spécialement manifeste dans la sphère politique (qui s’était précédemment approprié le modèle oligarchique de la représentation ) depuis que le contexte socio-économique s’est vidé de tout contenu dialectique : depuis l’effondrement de « l’hypothèse communiste » dans les pays du « socialisme réel » , à partir du milieu des années 70.
A partir de là , cette même nullité , sur le même principe d’annihilation réciproque s’est déployée , dans la même période, dans toutes les superstructures idéologiques, celles qui précisément permettaient jusque là de fournir des « capables ».
La somme nulle Bouffon vs madone , est l'aboutissement de jeux similaires qui ont occupé la "culture" et les intellectuels : nouveaux philosophes vs antiphilosophes .

Écrit par : urbain | lundi, 17 août 2009 23:10

erratum :
Par conséquent ce à quoi nous assistons ça n'est PAS une "extension du domaine de la médiocrité"

Écrit par : urbain | lundi, 17 août 2009 23:12

Ecrit par : Nicks | lundi, 17 août 2009 23:05

Ouaip, qu'on ne me dise pas après ça que mon billet est long ... même en ajoutant les trois épisodes précédents .
Bon je vais le lire attentivement, mais mon petit doigt me dit que nous avons quelques points de convergence .

Écrit par : urbain | lundi, 17 août 2009 23:15

"Voilà pourquoi je considère que le chiffre de la fréquentation est absolument sans intérêt stratégique (mais c'est humain que de vouloir être lu en revanche et normal de trouver gratifiant de l'être quand on met sa prose sur un espace public)...

Ecrit par : Nicks | lundi, 17 août 2009 22:13 "


PUTAIN DE MERDE !

Qu'attendez vous pour écrire vos pensées sur votre carnet à spirale personnel à l'abri de tout regard pour aller au bout de votre raisonnement absurde, bordel !

Quant aux révolutions ? Ce sont évidemment les crises sociales qui en sont les raisons essentielles. Je ne comprends même pas qu'on puisse douter d'une telle évidence !

Après, pour l'organisation d'une nouvelle société, je ne nie pas l'utilité de certains penseurs.

Mais vous ? Que proposez vous de concret au juste ? J'ai beau vous lire en long, en large et en travers, pas l'ombre d'une proposition ne sort de votre besace ! RIEN ! NIB de NIB ! NUNDA ! NOTHING ! NICHTS !

Que des critiques de la société actuelle : là pas de problèmes, on est tous d'accord... Mais où sont vos propositions, bordel de merde !

PAS L'OMBRE D'UNE !

Alors de grâce, un peu de modestie, les gars, vous êtes très loin de ressembler aux philosophes du siècle des Lumières qui EUX, NON SEULEMENT PROPOSAIENT DES SOLUTIONS CONCRÈTES, mais rédigeaient dans une langue claire et compréhensible par les lettrés de l'époque ! ;)

Le charabia verbeux employé ici est tellement grotesque et ridicule qu'il pourrait non seulement susciter des vocations parmi nos futurs comiques mais vous disqualifie à jamais aux yeux des classes moyennes et modestes, c'est à dire du Peuple que vous êtes censés défendre !

Dans ce cas je comprends mieux que vous ne cherchiez pas l'audience ; ne vous inquiétez pas : avec vos phrases obscures et alambiquées qui ne mènent à RIEN, vous n'en aurez jamais !

;-DDDDDD

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | lundi, 17 août 2009 23:18

@Urbain

Ouais bah, j'ai du comprendre l'essentiel mais j'ai une autre façon de le dire...:oB

Écrit par : Nicks | lundi, 17 août 2009 23:24

Ecrit par : Un visiteur | lundi, 17 août 2009 23:00

Oui et Non ...

Non , dans la mesure où , pour toutes les raisons qui ont été exposées au fil de cette causerie il s'agit bien d'un mouvement général induit par le devenir des rapports sociaux de production, d'un processus global qui met en jeu l'ensemble des modes de représentation de ces rapports .

Pourtant il est encore plus évident qu'il y a une spécificité du cinéma , dans la mesure ou la forme cinématographique, au travers de ses diverses extensions/adaptations , déjà "du temps de Debord", a acquis le statut particulier d'être la forme prédominante de la représentation "spectaculaire" , et plus encore la forme la plus générale de la représentation de la domination (du spectacle).
La télé , la vidéo, le numérique, les clips, les sites web ,etc. n'ont fait qu'accentuer ce trait particulier au statut du cinéma.
Mais c'est dans cette seule mesure où la "forme cinéma" porte l'essentiel de ce discours et en constitue simultanément le support de métalangage de plus en plus hégémonique, qu'on doit lui attribuer un statut particulier dans l'histoire en cours de la "médiocrité" .

Écrit par : urbain | lundi, 17 août 2009 23:27

{...]vous disqualifie à jamais aux yeux des classes moyennes et modestes, c'est à dire du Peuple que vous êtes censés défendre !

Ecrit par : cui cui fit l'oiseau | lundi, 17 août 2009 23:18

pour Nicks , je sais pas, mais pour ce qui me concerne je n'ai jamais eu cette prétention ( "défendre les classes moyennes et modestes, c'est à dire le peuple").

Plus prosaïquement et en cette circonstance précise, j'ai juste tenté de révéler à nos amis cinéphiles le secret de la médiocrité et son rapport avec la nullité actuelle qu'ils y déploraient .

Écrit par : urbain | lundi, 17 août 2009 23:35

Ce mot de "nullité" évoque un jugement de valeur à l'emporte-pièce.

Car ce mot de "nullité" est un jugement. Comme une accusation lancée d'un ton comminatoire qui ne supporte ni la discussion ni la remise en cause...

Qui es tu, toi pour oser décréter que telle chose est nulle et telle autre est acceptable ?

Dieu ? L'homme complet ? Le réceptacle du Savoir universel ? L'übermensch ?

Franchement, Urbain, tu as bien de la chance d'avoir des fans !

Et moi, j'en ai un peu marre de me retrouver bien seul...

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | lundi, 17 août 2009 23:52

Ecrit par : cui cui fit l'oiseau | lundi, 17 août 2009 23:52

Manifestement tu ne lis pas ce qui est écrit ( j'ai rappelé , à plusieurs reprise ce qu'il fallait entendre par nullité, notamment dans les commentaires un peu plus haut ).
Sinon , comme tu sais, j'ai consacré trois billets, sur ce même blog à développer le thème de la nullité "pour les nuls" ( voir les archives) .

Écrit par : urbain | mardi, 18 août 2009 00:01

@Cui2

On est pas à la starac là. Je ne suis pas fan d'Urbain, j'essaie de suivre un discours émis par quelqu'un qui a des connaissances que je n'ai pas. Pour le reste, j'ai déjà dit ce que je pensais de la qualité de ce blog et de la diversité de ses intervenants.

Comme Urbain, je ne me fais pas le héraut ni le héros du peuple, je dis que les dominés doivent s'unir pour rééquilibrer un rapport de force. Je pense en outre qu'il n'est pas nécessaire de se faire comprendre par eux pour les "défendre", je crois même que la plupart n'est pas capable de comprendre son intérêt, politiquement parlant, quelque soit la façon dont on essaie de le leur dire.

Pour ce qui est des propositions, je ne me prends pas pour une lumière et je me contente de véhiculer des idées que je crois bonnes, celles de Lordon par exemple.

Enfin, tu devrais lire attentivement ce que je dis à propos de la fréquentation et que tu n'as toujours pas compris puisque tu réponds systématiquement la même chose sans apparemment saisir la nuance que je mets dans mes propos : je suis content d'être lu, mais en aucun cas je ne modifierai mon discours pour gagner en audience. En aucun cas...

Écrit par : Nicks | mardi, 18 août 2009 00:16

Et moi, j'en ai un peu marre de me retrouver bien seul...

Ecrit par : cui cui fit l'oiseau | lundi, 17 août 2009 23:52

on est au moins 2 je te "rassurre" bel oiseau ;-)


Dear Urbain ( merci pour l' apéro impromptu , I'm waiting for your States' road movie tales ), bien que je sois un lecteur attentif et patient , je ne suis guère indulgent : ta causerie me cause sur le fond mais la forme me casse les couilles : trop bavard !!!

Pouce-Scriptum : des fois tu nous en sors des courtes mais bonnes ! :

" Internet c'est comme le téléphone " :-)))

Écrit par : Alexou of Clermont | mardi, 18 août 2009 01:23

Ecrit par : Alexou of Clermont | mardi, 18 août 2009 01:23

Tu aurais sans doute préféré que ce soit "simple comme un coup de fil" ...
Mais bien que bavard, depuis toujours j'utilise très peu et très rarement le téléphone .
Pour le road movie je t'en ferai une copie qu'agathe te transmettra.

Écrit par : urbain | mardi, 18 août 2009 08:22

Est il nécessaire d'être hermétique pour être considéré comme un intellectuel de gauche ?

Vous avez 2 heures.

Écrit par : QUESTION DE BAC ? | mardi, 18 août 2009 09:25

Rebonjour à tous !

Cette référence au cinéma de Guy Debord me rappelle le souvenir de son mécène le milliardaire Gérard Lebovici, assassiné par des tueurs inconnus dans un parking. C'est Lebovici qui payait le studio Cujas, où passaient les films de Debord avec rarement plus d'un ou deux spectateurs (un des films de Debord consistait en des grésillements et des sautes d'images sur 1h30). C'était le seul cinéma où les ouvreuses étaient salariées, puisque sans spectateurs pas de pourboires (à l'époque il y avait des ouvreuses dans les cinémas, et elles étaient rémunérées au pourboire).
Bien sûr le cinéma a fermé peu de temps après la mort du milliardaire.

Lebovici payait aussi pour les Editions Champ Libre, devenus Editions Gerard Lebovici à sa mort.
J'avais beaucoup aimé les "Correspondances" de Debord, que malheureusement j'ai prêtées à une amie qui ne me les a jamais rendues. Je crois que ces volumes sont introuvables maintenant, mais peut-être aurai-je l'occasion de m'y replonger...

Écrit par : Armand | mardi, 18 août 2009 10:35

Plutôt que de piailler sur la longueur de cette réinvention de l'eau chaude debordienne (qui est aussi une invitation à lire Debord, penseur fondamental), voici un point de départ, qui aurait pu faire partie du texte :


"C'est de la "reconstruction" de hiérarchies de distinction émancipées et affranchies du fétiche de la marchandise, et surtout leur partage et leur diffusion que doivent partir les efforts des "capables", les modalités concrètes suivront."
Ecrit par : urbain | lundi, 17 août 2009 11:51

Qui n'est pas d'accord avec ça ?
Comment faire ?
etc

Écrit par : In girum... | mardi, 18 août 2009 10:47

Ecrit par : QUESTION DE BAC ? | mardi, 18 août 2009 09:25

Short cut

« Créer n’est pas communiquer, mais résister. » G. Deleuze

Écrit par : nef des fous | mardi, 18 août 2009 11:09

Comment dire ?

Euh...

Ah, ouais, là quand même !!!

Mouais...

Et puis, là non, là oui, là non...

Là non plus...

Quoique...

Mais non, mais si !!!

Etc. etc.

Mouais...

Pfff...

Pourquoi pas ?

Et ?

Ah ?!!!

En fait, non.

Même si...

Etc...

Conclusion : Tout va bien...

Écrit par : soul - pleureur ? | mardi, 18 août 2009 11:10

Ecrit par : In girum... | mardi, 18 août 2009 10:47

J'étais évidemment d'accord mais depuis une discussion avec Urbain où l'action des festivals qui promeuvent un cinéma indépendant, des salles d'art et d'essai et des cine-clubs lui est apparue pour nulle également j'avoue être un peu paumée.

Écrit par : nef des fous | mardi, 18 août 2009 11:16

Une tentative qui revendiquait le 35 mm.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Dogme95

Écrit par : nef des fous | mardi, 18 août 2009 11:25

Ecrit par : QUESTION DE BAC ? | mardi, 18 août 2009 09:25

à mon avis non, mais c'est une réponse peu informée ne me considérant pas comme "hermétique" et encore moins comme "intellectuel de gauche".

Écrit par : urbain | mardi, 18 août 2009 11:49

« Créer n’est pas communiquer, mais résister. » G. Deleuze

Ecrit par : nef des fous | mardi, 18 août 2009 11:09

le genre de slogan sans contenu qui a toujours bonne presse (et dont il était coutumier).

Écrit par : urbain | mardi, 18 août 2009 11:51

Ecrit par : nef des fous | mardi, 18 août 2009 11:16

Sans entrer dans le détail de la conversation en question il est sans doute utile de préciser, parmi bien d'autres raisons en rapport avec la nature et la pratique des types de médiation évoqués, le motif "catégorique" de ce jugement ( à l'encontre des types de médiation évoqués ), qui est que, pour l'heure, il n'y a "plus rien" (comme disait léo ferré) à médier ...

Écrit par : urbain | mardi, 18 août 2009 11:55

Conclusion : Tout va bien...

Ecrit par : soul - pleureur ? | mardi, 18 août 2009 11:10

Non, mais on peut raisonnablement s'attendre à ce que ça aille mieux .

Écrit par : urbain | mardi, 18 août 2009 11:57

Ecrit par : In girum... | mardi, 18 août 2009 10:47

Il faut créer de nouvelles forces de production du cinéma qui entrent en conflit avec les modes de production existants basés sur un rapport marchand.

Il semblerait que l'on puise tous tomber facilement d'accord là-dessus mais au fond le manifeste de dogma pose quelques questions plus spécifiques à l'expérience cinématographique. Car cette analyse symptomatique que nous propose Urbain qui fait du cinéma un théâtre d'ombre de notre histoire sociale, si elle n'est pas contestable, doit être impérieusement prolongée tant les remèdes très légèrement esquissés (HD) paraissent homéopa(thé)thiques.

Ecrit par : urbain | mardi, 18 août 2009 11:55

Il n'y a plus rien à médier depuis In girum ?


Ecrit par : urbain | mardi, 18 août 2009 11:57

Encore une hypothèse ?

Écrit par : nef des fous | mardi, 18 août 2009 12:33

Hahaha c'est la meilleure de l'année celle là, le genre de nouvelle qui met de bonne humeur !

Tout le monde connait l'ONG "droits de l'hommiste" Human Rights Watch, toujours prête à hurler au génocide dès qu'un "palestinien" se casse un ongle en jetant une pierre. Toujours en première ligne pour dénoncer les prétendus "crimes de guerre" commis par Israël.

Et bien, le Washington Times nous apprend que cette sympathique ONG a un besoin très pressant de liquidités, et oui ça coûte cher la défense des droits de l'homme !

Donc Human Rights Watch décide d'organiser un événement de collecte de fonds... en Arabie-Saoudite !, pays mondialement connu pour être un vrai paradis des droits de l'homme (musulman) !

http://online.wsj.com/article/SB10001424052970204619004574318344040299638.html

Une association droit de l'hommiste financée par l'internationale islamiste, c'est beau l'antisionisme :)

(inutile de préciser que ce machin pro-islamiste a perdu ce qui lui restait de crédibilité)

Écrit par : Sly | mardi, 18 août 2009 12:40

Ecrit par : Sly | mardi, 18 août 2009 12:40

Avec ce genre de critères (financement par les saoudiens de l'"effort de guerre") tous les néo-con pourtant sionistes que tu adores seraient également disqualifiés.

Écrit par : nef des fous | mardi, 18 août 2009 13:02

cui cui fit l'oiseau | lundi, 17 août 2009 23:52

je suis avec toi;-)))



Ecrit par : urbain | mardi, 18 août 2009 08:22

Echange copie road movie sud des States contre clé USB photos Italie 2009 (Roma,Isola di P )

je ferais un petit saut dans ton commerce le 26/08

Écrit par : Pamela de Barres | mardi, 18 août 2009 13:02

Ecrit par : nef des fous | mardi, 18 août 2009 13:02

Une intervention du niveau d'un Michael Moore en petite forme. Bref, du grand n'importe quoi visant à détourner le sujet, à savoir le financement d'associations droits de l'hommiste par l'islam radical.

Quand HRW publie ses rapports, on a le droit à une dépêche AFP dans la minute. Mais là, rien du tout... comme c'est bizarre !

Écrit par : Sly | mardi, 18 août 2009 13:17

Encore une hypothèse ?

Ecrit par : nef des fous | mardi, 18 août 2009 12:33

Non une (des) conclusion(s) des 4 billets. Tu ne les as pas lus ?

Écrit par : urbain | mardi, 18 août 2009 13:18

Il n'y a plus rien à médier depuis In girum ?

Ecrit par : nef des fous | mardi, 18 août 2009 12:33

Il n'y a plus rien à médier en ce "moment" ( mais en effet ce moment dure depuis "un certain temps" ).

Écrit par : urbain | mardi, 18 août 2009 13:24

Ecrit par : Pamela de Barres | mardi, 18 août 2009 13:02

ça marche .

Écrit par : urbain | mardi, 18 août 2009 13:25

Oui Debord tout simplement.

En plus emberlificoté.

Pourquoi faire simple quand on peut faire "Urbain" ?

Merci à tous ceux qui m'encouragent à jouer à l'empêcheur de danser en rond !

Mais je suis fier de "participer" à un blog d'un niveau culturel si élevé et nimbé d'une variété d'opinions si dense*.

* Cela dit sans malice ni humour, contrairement à la plupart de mes assertions sans astérisques...

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | mardi, 18 août 2009 13:25

"Plus rien à médier"

Résumons : il n'y a plus de formes (affranchies du fétichisme...) à médier, il n'y a plus de "hiérarchies" (de distinction émancipées), subséquemment il n'y a ni diffusion (hors la nullité) ni partage (la nullité ne se partage pas, elle recouvre effectivement la totalité).

(Attention, ça frise le lamento finkielkrautien).

Par où commencer ? Fabriquer des formes ou théoriser (ou fabriquer en théorisant etc.) ou diffuser ce qui se fait (dans les marges) ? Ou alors tout cela est impossible dans le monde tel qu'il va ? Ou l'art peut-il "changer le monde" ? Ou alors sommes-nous englués dans la nostalgie, et l'idée que le cinéma n'a rien changé, ou si peu, n'a pas empêché le pire ?

Écrit par : In girum... | mardi, 18 août 2009 13:57

Non cui-cui, t'es pas tout seul...:oB

Bon sinon le Ps se fout aussi de l'audience apparemment :

http://www.liberation.fr/politiques/0101585675-le-postmaterialisme-selon-martine-aubry

Écrit par : Nicks | mardi, 18 août 2009 14:30

Ecrit par : In girum... | mardi, 18 août 2009 13:57

On est vraiment dans la méde jusqu'au cou.

Écrit par : le pè'e ubu | mardi, 18 août 2009 15:46

Ecrit par : In girum... | mardi, 18 août 2009 13:57

Non, lecture sans doute infléchie par une trop longue pratique des médias.
Pour éviter de me répéter, je me contenterai de résumer (drastiquement) mon résumé de ce résumé : contresens total sur à peu près toutes les notions (que je pensais avoir pourtant clairement définies) et sur l'ordre des raisons ( qui me semblait pourtant assez méthodique et linéaire).

Rappel : le "plus rien à médier" n'est aucunement ma conclusion ni sutout "le secret de la médiocrité".
Il s'agit d'un argument "téléologique" ( dans une discussion avec nef) pour dénier "absolument" toute capacité de médiation "efficace" à "l'action des festivals qui promeuvent un cinéma indépendant, des salles d'art et d'essai et des cine-clubs".
Pour ceux-là, en toute hypothèse il n'y a plus rien à médier car ils sont "en aval" du processus créatif, mais aussi de l'étape de distinction des oeuvres faites ou à faire ( possibles).
L'appareil idéologique "efficient" ( en tant que cause) intervient "en amont" de tout ça, pour déterminer non seulement les modalités de "réception" ( diffusion, exploitation, communication-propagande , etc.), mais aussi et d'abord les productions elles-mêmes.


Pour le reste, pour répondre de manière consistante à ces questions, qui ne constituaient pas l'objet de cette causerie ( déjà assez longue), il me faudrait ... une nouvelle longue causerie.

Écrit par : urbain | mardi, 18 août 2009 15:50

Ecrit par : In girum... | mardi, 18 août 2009 13:57

Non, lecture sans doute infléchie par une trop longue pratique des médias.
Ecrit par : urbain | mardi, 18 août 2009 15:50

Bonjour chez nous Monsieur Toupie;-)))))

Écrit par : nef des fous | mardi, 18 août 2009 15:55

Ecrit par : Nicks | mardi, 18 août 2009 14:30

On se fout du PS surtout et de Titine en particulier..


Bonjour chez nous Monsieur Toupie;-)))))

Ecrit par : nef des fous | mardi, 18 août 2009 15:55

Tu veux dire qu'il tourne sur lui même..

Écrit par : Pamela de Barres | mardi, 18 août 2009 16:17

Ecrit par : Pamela de Barres | mardi, 18 août 2009 16:17

Non pas du tout. Juste une traduction très libre et familière de In girum.

Je trouvais juste Urbain peu urbain comme à son habitude lorsqu'il développe ses théories.

Écrit par : nef des fous | mardi, 18 août 2009 16:20

Ecrit par : Pamela de Barres | mardi, 18 août 2009 16:17

Urabin c'est le seul mec que je connaisse qui creuse son sillon tout en rendant la terre plus compacte. Et il enfonce la graine tellement profond qu'elle s'étouffe;-))))

Écrit par : nef des fous | mardi, 18 août 2009 16:26

Arrête ton charabia, bain-ur !

Écrit par : Sly | mardi, 18 août 2009 16:39

Ecrit par : nef des fous | mardi, 18 août 2009 16:20

Si vous préférez, je peux aussi me répéter ...

Je serai sans doute plus "urbain" si le commentateur reprenait ce que j'ai effectivement écrit , pour le contester ou l'infirmer, plutôt que de m'inférer son interprétation hâtive et sans rapport rapport réel avec mes thèses ni la manière dont je les ai exprimées.

J'ai quand même pris le soin de l'éclairer sur une des sources probables de ses interprétations erronées.

Il y a sans doute plein de choses discutables et contestables que j'ai affirmé dans la suite des arguments que j'ai convoqués pour construire mon raisonnement et qui permettraient sans doute d'en tirer des arguments pour récuser les conclusions de ce raisonnement.
Je suis tout à fait prêt à en débattre, mais je ne vais pas argumenter sur des inférences tirées d'interprétations fautives sans rapport véritable avec ce que j'ai écrit.

Écrit par : urbain | mardi, 18 août 2009 16:43

Ecrit par : nef des fous | mardi, 18 août 2009 16:26

je me demande d'où tu tires ces métaphores bucoliques, et je leur soupçonne une portée subliminale que par galanterie je ne tenterai pas d'exposer.

Écrit par : urbain | mardi, 18 août 2009 16:50

Ecrit par : urbain | mardi, 18 août 2009 16:50

Tu m'inspires !

Écrit par : nef bonnets XXL | mardi, 18 août 2009 18:33

@Pam

Certes mais cela dit en finir avec le matérialisme ne serait pas un mal pour une gauche qui se veut de gauche, ce qui n'est évidemment pas l'objet du Ps, si par hasard il en a un...

Écrit par : Nicks | mardi, 18 août 2009 19:15

Ecrit par : Sly | mardi, 18 août 2009 16:39

Normalement frere odm aurait du te donner en retour la réplique convenue et qu'il affectionne désormais : "LOL"

Écrit par : urbain | mardi, 18 août 2009 19:48

Mouarf

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/08/18/01011-20090818FILWWW00415-france-tele-l-ump-sous-representee-.php

Écrit par : Mou arf | mardi, 18 août 2009 20:20

Finalement certains phénomènes auraient du nous alerter sur la grande dégringolade des années 80.
Certains médiateurs n'ont pas craint d'affronter la doxa matérialiste de l'époque pour tirer la sonnette d'alarme, en faisant des révélations bouleversantes :

www.dailymotion.com/video/x33xra_mysteres-ovni-bentwaters-soucoupe-v_tech

La carrière journalistique de de fulcanelli et frère odm allait hélas s'arréter sur ce coup d'éclat, et ils ne purent révéler le fin mot de cette investigation remarquable ( qui les mena jusqu'au maquis corse au coeur des fameuses sociétés polyphoniques secrètes corses : i luminati ).

terribles années 80 ...

Écrit par : urbain | mardi, 18 août 2009 21:36

Ecrit par : Sly | mardi, 18 août 2009 16:39
MDR

Écrit par : frère odm | mercredi, 19 août 2009 00:35

Je suis tout à fait prêt à en débattre, mais je ne vais pas argumenter sur des inférences tirées d'interprétations fautives sans rapport véritable avec ce que j'ai écrit.
Ecrit par : urbain | mardi, 18 août 2009 16:43

C'est le grand avantage des textes obscurs et des raisonnement tarabiscotés, la critique en est difficile du moment que seul l'auteur se comprend.

Écrit par : frère odm | mercredi, 19 août 2009 01:03

Ecrit par : frère odm | mercredi, 19 août 2009 01:03

Il suffit pourtant de m'indiquer ce qui te semble obscur et que tu ne comprends pas.
De mon point de vue rien n'est obscur dans cette série de textes , du moins si on dispose d'un minimum de lectures préalables en rapport avec les questions abordées.
J'ai été contraint à de longs développements , justement pour dérouler les "chaines de raisons" nécessaires à la présentation de mes idées, en prenant soin de définir les termes généraux pour qu'ils soient bien pris dans le sens où je les utilise et en référant toutes les idées , notamment par des exemples réputés bien connus.
Enfin j'ai annoncé dès le premier "épisode" que plutôt que d'alourdir le texte d'innombrables parenthèses, notes ou renvois, je m'engageai à éclaircir tout ce qui devrait l'être selon la demande individuelle qui en serait exprimée.

Écrit par : urbain | mercredi, 19 août 2009 08:41

 
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