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mercredi, 15 juillet 2009

Le secret de la Médiocrité et les origines de la Nullité.

Causerie estivale en quatre parties

Deuxième partie :


Histoire abrégée de l’opinion :
vers le  « spectateur émancipé »
au monde merveilleux de la Démocratie d’opinion
(un modèle historique)

 


Résumé des épisodes précédents :


Dans la première partie de cette causerie, je  suis  parti d’une hypothèse associant la médiocrité et le concept badiousien de Matérialisme Démocratique, assumant donc que la médiocrité incarne l’état moyen et majoritaire d’un corps social pour lequel « il n'y a que des corps et des langages » , et fondé sur la consommation, le relativisme des opinions et le filtre politique de la représentation nationale. Ce mode d’être social récuse par nature toute « idée » au sens de « vérité » commune et stable, opposable au relativisme de l’opinion et à sa « liberté » dont se déduit tout son principe « démocratique ».
J’ai dégagé la contradiction essentielle de ce démocratisme en regard du principe d’égalité : son incapacité à déterminer quelque hiérarchie (de valeur) que ce soit, susceptible d’ordonner sa propre diversité, tout en demeurant dans ce primat ( d’égalité ) *.
Par comparaison avec la médiation de l’opinion opérée par le système représentatif  dans l’ordre politique, j’ai proposé la notion de « médiocrité sans médiation » pour rendre compte de la modalité effective de l’opinion dans l’ordre spectaculaire, opérée sous la forme concrète du « marché ».
Ensuite j’ai rappelé que le stade initial de la démocratie fut inauguré dans l’ordre de la re-présentation par « l’invention de la tragédie » et les pratiques et rapports sociaux qu’elle instituait.
J’ai observé que le mode initial, « formel, organique et institué », de ces rapports et pratiques était complètement antinomique avec la « médiocrité sans médiation » et l’application compensatoire du marché comme mode inversé (de la distinction/sélection : ce point sera davantage développé plus loin) .
J’ai enfin pointé le fait que, pour élucider le secret de cette médiocrité, il fallait donc dégager le sens du processus historique qui a permis cette inversion, fondatrice du matérialisme démocratique et dont la « médiocrité sans médiation » est le symptôme le plus manifeste et le plus effectif.

Pour parvenir à mes fins déclarées, l’ensemble de ma démarche analytique a reposé, et reposera principalement sur un dualisme de la re-présentation « socialisée » :

  • le mode de re-présentation « spectaculaire » , prenant pour modèle le théâtre (préfigurant ses autres modalités et in fine le Cinéma) .
  • et le mode de re-présentation « politique » : le système de la démocratie électorale représentative , prétendument « démocratique ».

L’ « opinion », ses modalités d’expression et ses usages et singulièrement dans sa double extension au « jugement » (de goût ) et à la « prise de parti » demeureront ce qu’il s’agira d’élucider, sur l’hypothèse que la médiocrité « médiane » en est l’instance « majoritaire ».

Eclairer le processus historique qui a pu promouvoir la médiocrité au statut hégémonique et im-médiat qui est le sien aujourd’hui, en partant d’un état initial où son incidence sur les rapports sociaux était in-signifiante, et où la détermination fondamentale était inversement  « politique, démocratique et instituée » , et en pratique appliquée comme telle, voilà qui pouvait me conduire à de (trop) longs développements. J’ai donc résolu , sur le modèle de la première partie, de figurer ce processus par une brève et simple analogie portant sur l’évolution du statut de « l’opinion » et de ses modalités ( de détermination et d’expression) dans les domaines respectifs de la politique et de la représentation spectaculaire .
Paraphrasant la considération liminaire de Marx à propos de la marchandise, je dirai, à titre de préambule de cette brève histoire ,  que l’opinion « paraît au premier coup d'œil quelque chose de trivial et qui se comprend de soi-même. Notre analyse a montré au contraire que c'est une chose très complexe, pleine de subtilités métaphysiques et d'arguties théologiques. »

Vicissitudes de l’opinion.
En tant que forme majoritaire implicite de l’opinion, la médiocrité a connu des fortunes et des statuts variables au fil de l’histoire conjointe du spectacle communautaire et de la démocratie . Si le rappel des conditions de la représentation théâtrale et de la « tragédie » du temps des cités grecques était spécialement éclairant à cet égard, il nous faut ici le compléter d’une considération plus générale portant sur « l’opinion » dans son rapport direct avec la pratique de la démocratie.
Nombre d’illusions et d’idées fausses ont perduré jusqu’à ce jour sur le système institutionnel et le gouvernement d’Athènes mais il est parfaitement acquis et scientifiquement attesté aujourd’hui que pour l’essentiel ce système fut d’autant plus démocratique ( au sens initial du terme) qu’il ne reposait pas ou pratiquement pas sur des élections et des institutions représentatives. En bref, on sait aujourd’hui que l’essentiel des mandats publics individuels étaient attribués par tirage au sort et que l’autorité conférée par ces mandats se limitait au domaine administratif et réglementaire, avec une contrainte forte d’obligation de résultat : le mandataire , candidat à une fonction et désigné à cette fonction par tirage au sort, risquait de très lourdes condamnations si son mandat aboutissait à de mauvais résultats . En revanche toutes les « lois » d’ordre proprement « constitutionnelles » ou « organiques » étaient votées par  l’ensemble des citoyens et non par une instance représentative.
Bref : Dans l’ordre politique et institutionnel , il n’y a pas de médiation entre la diversité des opinions individuelles et les institutions formelles destinées à gouverner la cité et sa communauté d’individus, et notamment pas d’élections ( au sens de vote) ni de candidats ( a fortiori de « partis » ) appelés à rallier des « suffrages » qui n’ont pas lieu d’être ( le tirage au sort tient lieu de mode de sélection éventuel) . Les « lois » sont le fait de la communauté toute entière (du moins celle des citoyens).
Ces passionnantes questions ne peuvent être développées dans le cadre de ce type de texte et je ne pourrai donc m’étendre sur le sujet sinon pour rappeler que pour autant qu’ils adoptèrent l’idée démocratique les penseurs majeurs impliquées dans l’histoire de la démocratie depuis cette aube grecque ( d’Aristote et Platon, à Rousseau, Marx, etc .) identifièrent sans ambiguïté le système représentatif  à « l’oligarchie » et non pas à la démocratie.

C’est le « transfert réciproque» ( des modalités d’exercice de l’opinion ) qui donne le sens de cette histoire, au fil de transformations successives dont les étapes majeures peuvent être rappelées brièvement :
Avec l’effondrement d’Athènes, des cités puis de l’hégémonie hellénistique, on assiste parallèlement à celui de la philosophie classique ( Platonisme, Aristotélisme ) et son remplacement progressif par des spiritualités dogmatiques ( pseudo-philosophies morales, religions monothéistes, sectes ) mieux adaptées aux « temps obscurs » qui s’ouvrent alors . Dans la perspective qui nous intéresse ces temps sont également  ceux de la disparition de la démocratie originelle , à laquelle se substituent divers succédanés démagogiques . Pour résumer on passe d’emblée de la démocratie à la démagogie, de la Tragédie au Cirque, du citoyen au spectateur, sous l’œil naturellement bienveillant de toutes les formes de pouvoir qui ont succédé à celui du « citoyen ».

Les régimes féodaux qui suivront ceux des empires épuiseront ensuite toutes les déclinaisons du spectacle , convoqué à la fois au divertissement et à l’édification. Mais, pendant toute cette période, la distinction ( des œuvres et de leurs auteurs) demeure soumise à divers principes d’autorité déterminant une hiérarchie ( de la valeur des œuvres ). Factuellement et de manière générale le « goût vulgaire » est récusé (comme critère de distinction ) mais la « contrainte démagogique » impose qu’il soit satisfait, au moins de manière mutualisée, car il est postulé comme « matériellement » impossible de donner accès à tous aux œuvres « distinguées » ( de la masse in-forme du divers ) par et pour la minorité dominante. Une instance mutualisante ( et réputée « objective ») est donc « convoquée » au mode de la marchandise spectaculaire comme pour toute marchandise : le marché. La configuration des rapports sociaux en est profondément bouleversée et une contradiction y émerge à la mesure de la tension croissante entre « l’arbitraire » et la domination qu’il impose dans l’ordre de la hiérarchie sociale ( de classes et de pouvoir), et « l’objectivité » qui se déploie dans l’ordre de la représentation symbolique des rapports sociaux (génériques comme intersubjectifs). En effet ces rapports symboliques sont marqués par la généralisation d’une médiation « objective » , opérée par diverses « oligarchies spontanées » qu’on pourrait décrire comme des « communautés d’opinion instituées », en charge de la nécessaire médiation ordonnant le divers.
Cette contradiction sera une première fois dépassée avec la mutation profonde induite par la Révolution française : le citoyen « est de retour », la représentation retrouve une fonction médiatrice éminente, mais non plus dans l’ordre symbolique et spectaculaire, à l’inverse elle prend la fonction initialement assumée par les citoyens eux-mêmes, aux temps anciens de la « démocratie directe ».
La représentation investit la sphère politique : c’est la première phase de l’inversion démocratique, coïncidant avec la fin des anciens régimes et l’avènement de la forme bourgeoise de la domination : le libéralisme. C’est la généralisation ( au mode politique) de la « représentation instituée » qui s’opère en reproduisant , dans la sphère de l’expression des opinions politiques , le mode « oligarchique » jusque là confiné dans la sphère « spectaculaire». 
Dans le même temps où se manifeste la substitution progressive du mode oligarchique à l’arbitraire absolu des empires et divers système dits d’ancien régime, on peut voir en quelque sorte un « progrès symétrique » permettre à la « démocratie directe » de réinvestir le spectacle .
C’est ce mouvement qui naturellement va promouvoir la médiocrité en une forme constituée « implicite » de « médiocrité sans médiation », où la médiation , autrement dit la fonction de « filtrage » dans le divers « esthétique » du monde des marchandises spectaculaires, sera opérée de manière « informelle » pour assumer la contrainte « démocratique », mais cependant déterminée , très puissamment, et essentiellement par les contingences de production et d’échange de ces marchandises. Ces contraintes ( de production et d’échange) sont d’autant plus aisément « masquées » qu’à l’époque de « la reproductibilité technique des œuvres » elles sont de moins en moins associées par « l’opinion » aux produits résultants sur lesquels elle porte ses « jugements ». Cet exercice d’application d’une liberté individuelle sans autonomie du sujet réputé « libre » ( notamment dans son « opinion ») est parfaitement analogue et complémentaire du constat de Marx décrivant les rapport de la liberté avec l’émancipation ( dans « la question juive » ):
« L'homme ne fut donc pas émancipé de la religion;
il reçut la liberté religieuse.
Il ne fut pas émancipé de la propriété;
il reçut la liberté de la propriété.
Il ne fut pas émancipé de l'égoïsme de l'industrie;
il reçut la liberté de l'industrie. »

Dans le fil de notre « enquête » (historia) on pourrait une nouvelle fois le paraphraser en complétant par :

Il ne fut pas émancipé de la distinction
( comme hiérarchisation du divers esthétique) ;
il reçut la liberté d’opinion.

Ce mouvement propre qui anime le « devenir » historique de la médiocrité est d’ailleurs assumé de manière de plus en plus explicite par l’ensemble des agents de l’appareil idéologique, jusques et y compris les « intellectuels organiques »  de la médiocratie intellectuelle ( post-moderne et/ou explicitement réactionnaire) .  C’est l’émergence de la « démocratie d’opinion » dont l’avènement est salué par tout le landernau médiocratique. Les mêmes qui par ailleurs fustigent concomitamment la « haine de la démocratie » comme stigmate honteux de tout contredit . Or il est assez facile d’apercevoir sous cette « démocratie d’opinion » , objectivée dans le scientisme de pacotille des « sondages » , « études de marché » (les seules « études » qui vaillent désormais)  et autres « indicateurs » de « gouvernance » éclairée , l’épanouissement « en actes » du projet démocratiste , assez bien figuré dans le nouveau modèle « citoyen » idéal de cette démocratie : le  « spectateur émancipé ».
Emancipé comment ?  et de quoi ?  C’est évidemment un point essentiel au dévoilement du secret de la médiocrité ; mais,  pour me cantonner provisoirement à la perspective historique,  je désignerai simplement cette  étape  , en rendant à Rancière la douteuse paternité de cette étrange conception, moderne et inversée, de l’émancipation ( actualisant en quelque sorte sur un mode post-moderne la maladroite onomastique de la « démocratie avancée » , popularisée jadis par le pittoresque Georges Marchais avec ses complices du comité central).
J’y reviendrai, en détails, dans la troisième partie.

Ainsi donc, après avoir passé quelques étapes (par égard pour la patience du lecteur j’ai abrégé vingt cinq siècles en quelques paragraphes) , nous sommes parvenus à l’état « actuel » du processus. C’est l’état où chacun désormais reconnaît plus ou moins confusément  la « société du spectacle » annoncée par Debord. Un état (et un Etat ) que l’approfondissement des contradictions que je viens de décrire, après avoir connu un dépassement (« libéral »), a porté de nouveau à un stade critique .
Ce stade critique est celui du processus achevé de « l’inversion » du mode de représentation de « l’opinion » dans la société revendiquant la démocratie comme mode d’organisation des rapports sociaux. En bref et pour revenir à notre point de départ ontologique, celui de l’être en devenir de « l’opinion »  :
La représentation transférée à la sphère politique n’y représente plus rien (de politique : pas plus « l’opinion » qu’autre chose). Elle y a pris un forme de re-présentation comme modalité sans objet ni substance .

  • La représentation symbolique spectaculaire (du divers des individus et de leurs rapports sociaux et individuels au monde) progressivement dépourvue de finalité (cultuelle et culturelle), est dépouillée en conséquence de toute hiérarchie de valeurs ordonnant le divers esthétique. Dans cette modalité symbolique la re-présentation évolue donc vers un état de substance sans forme (assez handicapant pour une représentation).
  • Autrement dit puisqu’il s’agit toujours d’histoire ici,  on retrouve, doublement, une vieille lune de la philosophie de l’histoire ( et de l’histoire de la philosophie) : la négation ( à son stade initial) dans les moments successifs de la contradiction, tel que décrite par un grand spécialiste : « La négation est déterminité simple. La négation de la négation est contradiction, elle nie la négation ; elle est ainsi affirmation , mais elle est de même négation en général.» ( Hegel, Leçons sur l'Histoire de la Philosophie)

Sur quelle « positivité » ce dépassement de la contradiction par négation de la négativité de « l’opinion » va-t-il bien pouvoir déboucher ?
En quel état allons nous retrouver la « médiocrité » au terme de ce renversement ?
De quelle domination la médiocrité va-t-elle permettre d’émanciper le spectateur ? et comment ?

Mes chers amis, en bon feuilletoniste estival, je conclue l’épisode sur ce suspens ;
et ce sera donc l’objet de la troisième partie de cette palpitante causerie.

Urbain

* La manière dont cette contradiction est dépassée par la promotion de la « liberté » comme première, et finalement compensatoire de l’égalité (elle-même repoussée au second plan) sera développée dans le dernier épisode.

Commentaires

Bigre. La douceur estvale a déjà du mal à combattre les accès de feignantise, alors les réflexions ardues !

Et puis personnellement je ne suis pas assez intelligent pour commenter un pareil texte.

Et puis si je le commente, je vais me faire traiter de con... Alors...

J'écris pour ne pas laisser Urbain seul face à un écran blanc.

Par contre, intellectuellement si ce mot peut s'adapter à mon esprit, j'ai toujours été fasciné par la désignation de nos représentants par tirage au sort : cela éviterait en tout cas que les plus rusés, les plus ambitieux et carriéristes, les plus corrompus, les plus avides arrivent au pouvoir...

Mais peut être que s'ils rentraient innocents ils seraient vite remis à la page par les décideurs économiques qui détiennent finalement tous les fils de la pseudo démocratie. La preuve en est donnée par notre époque...

Mais j'arrête là sinon, je vais recevoir comme d'habitude quand je m'exprime une volée de bois vert et je vais encore devenir méchant.

Urbain, il ne t'arrive jamais de te poser des questions sur les réactions ou l'absence de réactions à tes affirmations et démonstrations ?

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | mercredi, 15 juillet 2009 12:22

Il y a beaucoup de choses, de propos, de réflexions intéressantes à ce sujet - notamment quant au relativisme des opinions - urbain, dans un livre que j'avais depuis longtemps mais que je n'ai ouvert pour la première fois qu'hier soir : l'homme révolté d'Albert Camus.

Plus ( peut être ), dans la suite, quand j'aurais un peu avancé avec ce livre.

Écrit par : patrice | mercredi, 15 juillet 2009 12:40

Ecrit par : patrice | mercredi, 15 juillet 2009 12:40

Au risque, une fois encore, de me faire mal voir : sur ce sujet tu peux zapper camus ( totalement dépourvu d'intérêt philosophique, spécialement sur ces questions , comme on di(sai)t "un philosophe pour classes terminales").
Il y a nettement mieux et plus éclairant : sur la question les bons auteurs ne manquent pas ... de platon à ...badiou.
Les mauvais aussi, remarque ... rance hier, béchamelle, fin quelle croute, etc ...
Sur les questions abordées spécifiquement dans cet épisode je recommande la critique réciproque ( à faire soi-même) de kant par Hegel ( sur "l'esthétique" , sa définition , son histoire et le jugement "de goût")

Écrit par : urbain | mercredi, 15 juillet 2009 13:12

naturellement les "commentaires sur la société du spectacle" ( Debord) sont également très éclairants et finalement très faciles à lire.

Écrit par : urbain | mercredi, 15 juillet 2009 13:13

Serait-il possible d'avoir un premier point audience ?

Écrit par : Sly | mercredi, 15 juillet 2009 13:14

Avec l’effondrement d’Athènes, des cités puis de l’hégémonie hellénistique, on assiste parallèlement à celui de la philosophie classique ( Platonisme, Aristotélisme ) et son remplacement progressif par des spiritualités dogmatiques ( pseudo-philosophies morales, religions monothéistes, sectes ) mieux adaptées aux « temps obscurs » qui s’ouvrent alors .
extrait....

Cette affirmation, qu'on nous fait avaler depuis notre plus tendre enfance et que tu reprends à ton compte, mérite débat.
Mais quand le dogme te dérange, gardien, tu le nommes raison....assumes tes dogmes et cesses de nous faire passer pour "vérité" les écrits de tel ou tel.

Écrit par : frère odm | mercredi, 15 juillet 2009 13:15

Urbain, il ne t'arrive jamais de te poser des questions sur les réactions ou l'absence de réactions à tes affirmations et démonstrations ?

Ecrit par : cui cui fit l'oiseau | mercredi, 15 juillet 2009 12:22

Elles sont intégrées à ma réflexion lors de la rédaction et d'ordre purement rhétorique.
S'il y a des questions , des objections , des questions ou des commentaires sur les dites "affirmations et démonstrations" je renouvelle mon engagement d'y répondre ici.

Écrit par : urbain | mercredi, 15 juillet 2009 13:16

Ecrit par : frère odm | mercredi, 15 juillet 2009 13:15

C'est pourtant un fait historique peu contestable et d'ailleurs peu contesté .
La fin de l'époque "classique" (de platon/aristote) qui coïncide avec la chute de la démocratie athénienne puis de la domination de la grèce et débouche sur l'empire romain , ensuite chrétien;
période transitoire où on passe de la démocratie et des philosophies non dogmatiques
- philosophie de la connaisance et de l'être ces philosophies ne s'intéressent ni à la morale ni au "bien et au mal" , mais à la vérité et à la justice , elles ne fixent ou suggèrent aucun "dogme" sur lequel fonder les moeurs et le comportement-
à l'émergence et au développement des doctrines simplifiées , démagogiques au sens de "populaires", "morales" et destinés à un public "médiocre" ( moyen et majoritaire) qui plutôt qu'une compréhension générique du monde et de l'être, cherche des réponses simples et toutes faites , de l'ordre des contingences quotidiennes et des moeurs sociales : du stoïcisme au néo-platonisme .

Écrit par : urbain | mercredi, 15 juillet 2009 13:34

Si quelqu'un a eu le courage de se fader ce charabia élitiste,qu'il nous ponde une synthèse lisible.
Merci

Un nul

Écrit par : Gatsby | mercredi, 15 juillet 2009 15:37

Ecrit par : Gatsby | mercredi, 15 juillet 2009 15:37

Plutôt un "médiocre" ( comme nous verrons dans la 4ème partie , la nullité c'est autre chose);
et naturellement c'est le genre d'objection ( assez convenue) auquel il m'est impossible de répondre ici.

Écrit par : urbain | mercredi, 15 juillet 2009 15:47

Ecrit par : Gatsby | mercredi, 15 juillet 2009 15:37

Emoticones rigolardes !

Écrit par : Sly | mercredi, 15 juillet 2009 15:54

oh, putain, c'est compliqué,

fais moi un résumé, tu seras brave.

Écrit par : totolezheros | mercredi, 15 juillet 2009 17:15

Le développement de l'auteur du billet du jour, c'est, tel que je l'entends, la consolidation d'une construction socio-historique de la médiocrité. De ce fait, comment, avec le temps, les médiocres (un petit groupe, suivi d'une "majorité") sous les dehors (la vêture, comme dirait l'autre) soit "du bon, du juste, du vrai" impose ou ont imposé ses pouvoirs... de nuisance surtout, non seulement dans le monde, mais surtout, sur les nouveaux "sujets"...

En conséquence, une des questions qui me taraudent, c'est moins le "secret" etc... mais comment, sinon l'abattre (disons, la "médiocratie", pendant qu'on y est !), lutter contre, l'affaiblir, la renverser ? enfin des choses comme ça... Pour vous, urbain, cette perspective se pose-t-elle ? et comment ?

Ou, pour le dire autrement... la société des hommes ne peut-elle s'envisager qu'en fonction de cette médiocrité, et de la nullité qui l'accompagne ? Disons, ne serait-ce que dans les parages ?

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(Erratum : pour le passage, dans ma réponse aux comm :

"Ecrit par : urbain | lundi, 13 juillet 2009 11:00
C'est vrai qu'il est temps que tu te casses en vacances.

Ça en fera pour tout le monde..."

C'était moins "une légère inexactitude", qu'une faute d'inattention : dans la hâte, j'avais oublié d'effacer ce morceau de mon copier/coller. Je délaisse donc "la paternité de ce bon mot" à son auteur... Excuses tardives aux intéressés.)

Écrit par : albin - didon | mercredi, 15 juillet 2009 17:21

Ecrit par : totolezheros | mercredi, 15 juillet 2009 17:15

C'est ... un résumé .
Mais on n'en est encore qu'à la moitié .

Eh oui ... "le secret de la médiocrité" est à ce prix.

Fin du feuilleton début aout ( avec naturellement la clef de l'énigme).

Écrit par : urbain | mercredi, 15 juillet 2009 17:23

"j'ai toujours été fasciné par la désignation de nos représentants par tirage au sort"

Ecrit par : cui cui fit l'oiseau | mercredi, 15 juillet 2009 12:22

Mais ils sont, encore aujourd'hui, tirés au sort, et c'est bien le problème.

Écrit par : patrice | mercredi, 15 juillet 2009 18:18

Mais ils sont, encore aujourd'hui, tirés au sort, et c'est bien le problème.
Ecrit par : patrice | mercredi, 15 juillet 2009 18:18

Cooptés certes ! Mais sûrement pas tirés au sort !

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | mercredi, 15 juillet 2009 18:36

Ecrit par : albin - didon | mercredi, 15 juillet 2009 17:21

Réponse circonstanciée, un peu plus tard ( journée chargée).

Écrit par : urbain | mercredi, 15 juillet 2009 20:48

Bon.D'accord urbain.Je lache Camus.

Manuel Valls a répondu à Martine Aubry :

" Donner à chaque individu les moyens de son autonomie devrait devenir la nouvelle frontière de la gauche. «Je me révolte donc nous sommes» disait Albert Camus. "

http://tinyurl.com/nvgck3

Valls nous brouille l'écoute avec ses sorties répétées et tonitruantes.

Écrit par : patrice | mercredi, 15 juillet 2009 23:10

c'est moins le "secret" etc... mais comment, sinon l'abattre (disons, la "médiocratie", pendant qu'on y est !), lutter contre, l'affaiblir, la renverser ? enfin des choses comme ça... Pour vous, urbain, cette perspective se pose-t-elle ? et comment ?
Ou, pour le dire autrement... la société des hommes ne peut-elle s'envisager qu'en fonction de cette médiocrité, et de la nullité qui l'accompagne ? Disons, ne serait-ce que dans les parages ?

Ecrit par : albin - didon | mercredi, 15 juillet 2009 17:21

D'abord il ne s'agit pas ici de re-définir la médiocrité , du moins autrement que dans les termes que j'ai donné dès le début .
Dans ces termes la médiocrité en tant que telle ne peut être évidemment être abolie , car il y aura toujours, dans une population quelconque, même réduite, pour représenter "l'état moyen et majoritaire d’un corps social" , quel qu'il soit.
C’est bien pourquoi il est parfaitement vain de prétendre « l'abattre , lutter contre, l'affaiblir, la renverser ».
Le « mystère » consiste dans ce constat que cette médiocrité « nécessaire » , et donc depuis toujours là, n’avait pas obéré jusqu’ici les différents modes de représentation symbolique identifiés et exploités par l’ensemble du corps social. Or nous constatons « actuellement » une vacuité générale , sensible dans la représentation spectaculaire ( notamment telle que constatée dans la production des œuvres cinématographiques) tendant à raboter et « nullifier » ses contenus et ses effets. Cette nullité étant interprétée comme un phénomène « nouveau » voire récent, la question qui se pose donc est « pourquoi maintenant, pourquoi pas avant ». Car précisément et pour répondre enfin explicitement à ta question : la bonne nouvelle est que la nullité n’accompagne pas nécessairement la médiocrité et même, ce que je pense avoir établi c’est que c’est même tout le contraire.
Mon hypothèse de départ est que la médiocrité ( voir plus haut) contient un "secret" qui lui-même permet de révéler l'origine de la nullité.
Ce secret sera "révélé" dans les épisodes suivants mais , au stade où nous sommes déjà parvenus, et sans déflorer la suite, je pense pouvoir affirmer avoir déjà démontré que cette transformation est un phénomène historique et qu’on peut évaluer sa progression , ses orientations et son « sens » en nous basant sur une grandeur réputée identifiable, commune et même « mesurable » : l’opinion.
Je viens de nous amener au « moment » où , au terme d’un « renversement » historique et symbolique la dite opinion est devenue la mesure même de l’organisation sociale dans une forme elle-même en phase de propagation hégémonique la « démocratie d’opinion ».
Nous allons voir prochainement qu’il s’agit évidemment d’une mystification.

Écrit par : urbain | mercredi, 15 juillet 2009 23:47

erratum , correction des coquilles successives dans le début du com précédent :

Dans ces termes la médiocrité en tant que telle ne peut évidemment être abolie , car il y aura toujours, dans une population quelconque, même réduite, une norme pour représenter "l'état moyen et majoritaire d’un corps social" , quel qu'il soit.

Écrit par : urbain | mercredi, 15 juillet 2009 23:52

Ecrit par : patrice | mercredi, 15 juillet 2009 23:10

C'est Sartre ( et non camus) qui concluait : "on a toujours le droit de se révolter".
( on a au moins celui-là)

valls est une pure production spectaculaire, intrinsèquement insignifiante, formatée pour produire le simulacre de la "modernité" de gauche telle que construite par le spectacle médiacratique, figurant un peu sur le mode allégorique des tableaux pompiers quelque chose comme : "la gauche ayant vaincu son surmoi marxiste", mais dans une facture où Georges Mathieu aurait remplacé Bouguereau.

Écrit par : urbain | jeudi, 16 juillet 2009 00:02

pour l'ambiance... :-}

http://www.youtube.com/watch?v=tkoGcSB74sU

Écrit par : sarah | jeudi, 16 juillet 2009 00:10

A essayer de suivre ton raisonnement, je me figurerais que la médiocrité a en quelque sorte gagné ses lettres de noblesse quand cette dernière a disparu peu ou prou. Pour être plus précis, l'irruption de la médiocrité comme étalon objectif de la valorisation n'est elle pas liée à la négation des classes sociales ?

Caramba encore raté ?

Écrit par : Nicks | jeudi, 16 juillet 2009 01:10

Je viens de nous amener au « moment » où , au terme d’un « renversement » historique et symbolique la dite opinion est devenue la mesure même de l’organisation sociale dans une forme elle-même en phase de propagation hégémonique la « démocratie d’opinion ».
Nous allons voir prochainement qu’il s’agit évidemment d’une mystification.
Ecrit par : urbain | mercredi, 15 juillet 2009 23:47

Intéressant...

-------------------------

Ecrit par : sarah | jeudi, 16 juillet 2009 00:10

Pour la nuit...
Mieux que Chopin (et moins funèbre) :
http://www.dailymotion.com/video/xr7f7_glenn-gould-bach-partita-n6-in-e-mi_music
(à écouter pour les notes + les silences ; à regarder pour les mains + le visage)

Écrit par : (ne pas confondre) | jeudi, 16 juillet 2009 03:35

Ecrit par : urbain | mercredi, 15 juillet 2009 15:47


Ha oui médiocre, ce mot récurrent dans mes bulletins scolaires, bien sûr enfin voyons.
N'empêche pépère, illisibilité ne signifie pas brillance. T'as beau enfiler un joli costume à paillettes, t'es aussi un médiocre.

L'important n'est pas la forme, mais le fond.

Je retourne lire Onfray.

Écrit par : Gatsby | jeudi, 16 juillet 2009 07:51

N'empêche pépère, illisibilité ne signifie pas brillance.

Héhé.....

Écrit par : frère odm | jeudi, 16 juillet 2009 08:55

Frédéric Mitterrand : "Si j'étais nul, Nicolas Sarkozy ne m'aurait pas choisi."

Écrit par : Secret story of mediocrity | jeudi, 16 juillet 2009 09:13

J'me sens pas très bien...

Écrit par : Nora Berra | jeudi, 16 juillet 2009 10:17

Caramba encore raté ?

Ecrit par : Nicks | jeudi, 16 juillet 2009 01:10

hélas oui ... lucky luke de lucky luke !

Encore une fois la médiocrité n'est pas présentée ici comme un jugement ( et spécialement pas un jugement disqualifiant ) mais comme un "fait" d'expérience "réel", contingent et nécessaire, constaté, et dont j'ai simplement donné la définition de ce que je mettais sous le terme qui la désigne.
Ce qu'il s'agit "d'élucider", au delà des vains débats de jugements de goût, esthétiques, politiques, etc. , c'est le rapport de ce "fait" (qui caractérise "l'être social" comme n'importe quel groupe, population ou multiple ) avec un autre fait constaté dans le domaine de la représentation spectaculaire;
autre fait que nous avons désigné sous le terme de "nullité" , au sens de nullité symbolique ( ou si on préfère "culturelle" ou encore "in-signifiance").
Et pour élucider ce rapport je l'étudie naturellement du point de vue historique car une des choses que je pense avoir établi c'est que ce rapport a changé "au fil du temps", qu'il continue de changer et que le stade actuel de ces changements est celui dit de "démocratie d'opinion" étendu au domaine "spectaculaire".
C'est dans ce cadre d'analyse que j'ai développé les changements de statut et de mode d'expression ayant, au cours de cette histoire, affecté la dite "opinion" mesure du rapport social commune aux sphère d'expression de l'individu dans les domaines politiques et symboliques ( "culturel", spectaculaire).

J'expliciterai ça ce soir, car je pense discerner dans ton commentaire une confusion entre les modalités classiques ( depuis platon et aristote)du "politique" (anarchie, oligarchie, aristocratie, démocratie) et les modalités de médiation de l'opinion que je pense pourtant avoir clairement distinguées .

Evidemment il faut faire un petit détour par kant et hegel pour bien saisir le parallèle qui se dessine autour de la notion d'opinion ( et de jugement) sous le double rapport d'expression de l'autonomie du sujet "dans" le monde et de la représentation du monde comme diversité "à ordonner" pour ce même sujet ( ce que kant appelle l'esthétique), autrement toutes les manières dont il se re-présente le monde.
Ce qu'il va s'agir de saisir ( au travers du secret de la médiocrité) c'est la manière dont les vicissitudes de l'opinion "médiocre" ( vulgaire c'est à dire commune, moyenne et majoritaire) ont affecté cette "hierarchisation" du monde "sensible", aussi bien que les modalités des rapports sociaux "en général" ( notamment tels que représentés politiquement dans la "démocratie" représentative.

Écrit par : urbain | jeudi, 16 juillet 2009 12:32

Je retourne lire Onfray.

Ecrit par : Gatsby | jeudi, 16 juillet 2009 07:51

Bonne sieste.

Écrit par : urbain | jeudi, 16 juillet 2009 12:33

Putain !

Plus de 500 visites dans la journée d'hier pour un condensé de philo indigeste !

Je n'en reviens toujours pas !

@Nicks

Tu sais bien, mon cher Nicks, que tout ce que tu vas dire au Maître, va être impitoyablement jugé, ridiculisé et rejeté incontinent.

LE MAÎTRE NE CONNAIT PAS LE DOUTE.

Quand je pense qu'il reste encore des émules à notre docteur ès philosophie !
Masochisme pas mort.

Écrit par : cui cui fit l'oiseau | jeudi, 16 juillet 2009 15:28

le maître répond :

A essayer de suivre ton raisonnement, je me figurerais que la médiocrité a en quelque sorte gagné ses lettres de noblesse quand cette dernière a disparu peu ou prou.

Ecrit par : Nicks | jeudi, 16 juillet 2009 01:10


C'est une mauvaise interprétation .
La médiocrité n’a rien gagné et n’a pas elle-même changé de statut ( par nature elle est et demeure ce qu’elle est pour les raisons déjà rappelées plus haut).
Le corps social et surtout les rapports au sein de ce corps social , eux, en revanche on évidemment changé au fil de l’histoire ( qui n’est en fait que la chronologie de ces évolutions des corps sociaux et de leurs rapports).
Le malentendu vient sans doute de la manière dont j’évoque la « médiation » impliquée dans les deux modes de représentation ( politique et spectaculaire) , explicitement « oligarchique » ( et non démocratique) dans le cas de la représentation politique, mais que tu sembles comprendre comme une revendication de distinction aristocratique dans le cas de la médiation appliquée à la représentation théâtrale ( et/ou spectaculaire).
Le mot « distinction » ne doit pas faire illusion, je l’emploie dans le sens classique philosophique d’ordonnancement en vue d’un « choix » et d’une hiérarchisation distinguant certaines formes et occurrences parmi l’infini diversité .
Sans trop anticiper sur la suite (du dévoilement du secret) je préciserai que l’opinion « seule » ne constitue pas le « jugement », et je rappellerai que juger c’est d’abord et surtout ordonner et hiérarchiser ( en faisant notamment usage de l’opinion ) .
Quant au caractère « noble » il est clairement un contre-sens de la manière dont « médiocre » renvoie à « vulgaire », car ça n’est pas par opposition à « noble » ( ou « aristocratique » qui n’est d’ailleurs pas la même chose) , mais par opposition à « distingué » ( tel que défini plus haut).

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Pour être plus précis, l'irruption de la médiocrité comme étalon objectif de la valorisation n'est elle pas liée à la négation des classes sociales ?

Ecrit par : Nicks | jeudi, 16 juillet 2009 01:10

Non, encore, et d’abord pour la raison que la médiocrité n’a jamais été et n’est toujours pas l’étalon dont tu parles ( a fortiori l’étalon « objectif » ). Il semble que tu n’ai pas vu que mon point essentiel est celui de la « médiation » de l’opinion, dont j’ai pointé d’une part la nécessité « ontologique » , d’autre part les évolutions historiques ( et ce sera encore un des points focaux de la suite) .
Comme on commence peut-être à s’en douter et comme je prévois de le démontrer, les modalités de la médiation ( nécessaire à la distinction) sont au cœur du secret de la médiocrité.
Non, ensuite, par ce que médiocrité et classes sociales ne sont pas commensurables et relèvent de domaines d’être et de compréhension complètement distincts.
La question de la « valeur » est elle même liée, telle que je l’ai évoquée dans les deux premiers « épisodes » à une conception ontologique purement marxiste et je me suis explicitement référé au « fétiche de la marchandise et son secret » pour qu’il n’y ait aucune ambiguïté à cet égard. Mais cette « valeur » dont marx fait l’analyse ontologique du point de vue de la « marchandise comme représentation de rapports sociaux », je l’étends simplement à cette sorte de « marchandise symbolique » qu’est le spectacle et dans sa représentation , elle-même représentation de rapports sociaux « symboliques ».
De ce point de vue je reprends à mon compte les commentaires d’économiste tels ceux de Lordon sur l’incapacité du « marché » à définir objectivement la « valeur » , en étendant le raisonnement « économique » à la problématique de nécesaire hiérarchisation du « divers » spectaculaire : voir tout ce qui concerne la « médiocrité sans médiation » (c'est à dire la médiation pervertie du marché) .

Écrit par : urbain | jeudi, 16 juillet 2009 16:28

Ecrit par : urbain | jeudi, 16 juillet 2009 16:28

Le service Google de traduction en ligne permet de traduire instantanément du texte et des pages Web.

translate.google.bj/?hl=fr

Écrit par : Sly | jeudi, 16 juillet 2009 17:40

Ha... Vous me l'apprenez... combien, au fait ? 14123 euros... Ha bon... Je ne savais pas... Sans doute une mauvaise manip'... C'est modeste... C'est pas moi... Une étourderie... Pas comme les anglais, hein... Je fais un chèque et on publie, hein !? Chuis étourdi, moi, parfois... Merci Philippe... Voilà, voilà, voilà... Ch'comprends pas...

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20090716.OBS4396/nicolas_sarkozy_rembourse_14.123_euros_a_lelysee.html

Écrit par : Philippe, ses gains | jeudi, 16 juillet 2009 18:40

 
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