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mercredi, 28 janvier 2009

Badiou II … le Retour.



Fin de l’introduction de « Second manifeste pour la philosophie » 
d’Alain Badiou 
Aux éditions Fayard , Janvier 2009

[…] Cette coalition a montré que tous les moyens lui étaient bons pour imposer à l'opinion publique sa vindicte stérile, y compris le sacrifice sans phrase d'une génération entière de jeunes gens acculés à un choix détestable ou bien le carriérisme sauvage assaisonné d'Éthique, de Démocratie, et, s'il le faut, de Piété, ou bien le non moins sauvage nihilisme des jouissances courtes, à la sauce no future. 

Le résultat de cet acharnement a été qu'entre les efforts héroïques de la jeunesse actuelle pour retrouver une voix qui porte et l'escouade amaigrie des survivants et héritiers de la grande époque, il y a, en philosophie, un trou béant qui déconcerte nos amis étrangers. Concernant la France, seule l'élection de Sarkozy parvient à les étonner autant que le fait, depuis vingt ans, l'abaissement de nos intellectuels. C'est que nos «amis américains» sont toujours trop prompts à oublier que la France, si elle est le lieu de quelques hystéries populaires grandioses qu'escortent de puissantes inventions conceptuelles, est aussi celui d'une réaction versaillaise et servile tenace, à laquelle le ralliement propagandiste de régiments d'intellectuels n'a jamais fait défaut. 

«Qu'êtes-vous devenus, philosophes français que nous avons tant aimés, pendant ces sombres années quatre-vingts et plus encore quatre-vingt-dix?» nous demande-t-on avec insistance. Eh bien, nous poursuivions le travail dans divers lieux protégés que nous avions construits de nos mains. 

Mais voici que des signes de plus en plus nombreux, en dépit ou à cause de ce que la situation historique, politique et intellectuelle de la France semble extrêmement dégradée, indiquent que nous allons, vieux rescapés dédiant notre fidèle labeur à l'assaut mécontent et instruit de nouvelles générations, retrouver un peu d'air libre, d'espace et de lumière. J'ai publié mon premier Manifeste pour la philosophie en 1989. Ce n'était pas la joie, je vous prie de le croire L'enterrement des «années rouges» qui suivirent Mai 68 par d'interminables années Mitterrand, la morgue des «nouveaux philosophes» et de leurs parachutistes humanitaires, les droits de l'homme  combinés  au droit d'ingérence comme seul viatique, la forteresse occidentale repue donnant des leçons de morale aux affamés de la terre entière, l'affaissement sans gloire de l'URSS entraînant la vacance de l'hypothèse communiste, les Chinois revenus à leur génie du commerce, la «démocratie » partout identifiée à la dictature morose d'une étroite oligarchie de financiers, de politiciens professionnels et de présentateurs télé, le culte des identités nationales, raciales, sexuelles, religieuses, culturelles tentant de défaire les droits de l'universel...  

Maintenir dans ces conditions l'optimisme de la pensée, expérimenter, en liaison étroite avec les prolétaires venus d'Afrique, de nouvelles formules politiques, réinventer la catégorie de vérité, s'engager dans les sentiers de l'Absolu selon une dialectique entièrement refaite de la nécessité des structures et de la contingence des événements, ne rien céder... Quelle Affaire.  

C'est de ce labeur que témoignait, de façon succincte et allègre à la fois, ce premier Manifeste pour la philosophie. Il était, ce petit livre, comme des mémoires de la pensée écrits dans un souterrain. 
Vingt ans après, vu l'inertie des phénomènes, c'est encore pire, naturellement, mais toute nuit finit par détenir la promesse de l'aube. On peut difficilement descendre plus bas dans l'ordre du pouvoir d'Etat, que le gouvernement Sarkozy; dans l'ordre de la situation planétaire, que la forme bestiale prise par le militarisme américain et ses servants ; dans l'ordre de la police, que les contrôles innombrables, les lois scélérates, les brutalités systématiques, les murs et les barbelés uniquement destinés à protéger les riches et les satisfaits Occidentaux de leurs ennemis aussi naturels qu'innombrables, à savoir les milliards de démunis de toute la planète, 

Afrique d'abord; dans l'ordre de l'idéologie, que la tentative misérable visant à opposer une laïcité en haillons, une «démocratie» de comédie et, pour faire tragique, l'instrumentation dégoûtante de l'extermination des Juifs d'Europe' par les nazis, à de supposés barbares islamiques ; dans l'ordre enfin des savoirs, que l'étrange mixture qu'on veut nous faire avaler entre un scientisme technologisé, dont le fleuron est l'observation des cervelles en relief et en couleurs, et un juridisme bureaucratique dont la forme suprême est «l'évaluation» de toutes   choses par des experts sortis de nulle part, qui concluent invariablement que penser est inutile et même nuisible.  

Cependant, si bas que nous soyons, je le redis, les signes sont là qui alimentent la vertu principale de l'heure le courage et son appui le plus général, la certitude que va revenir, qu'est déjà revenue la puissance affirmative de l'Idée. C'est à ce retour qu'est dédié le présent livre, dont la construction s'ordonne précisément à la question  qu'est-ce qu'une Idée? 

D'un point de vue étroitement chevillé à mon oeuvre propre, je peux évidemment dire que ce Second manifeste pour la philosophie soutient avec le deuxième tome de L'être et l'événement, titré Logiques des mondes et paru en 2006, le même rapport que le premier Manifeste soutenait avec le premier tome, paru en 1988  donner une forme simple et immédiatement mobilisable à des thèmes que la «grande oeuvre» présente dans leur forme achevée, formalisée, exemplifiée, minutieuse. 

Mais, d'un point de vue plus large, on peut aussi bien dire que la forme courte et clarifiée vise, en 1988, à attester que la pensée continue dans son souterrain, et, en 2008, qu'elle a peut-être les moyens d'en sortir. 

Aussi bien n'est-ce sans doute pas un hasard qu'en 1988, la question centrale de L'Être et l'événement ait été celle de l'être des vérités, pensé dans le concept de multiplicité générique. Tandis qu'en 2006, dans Logiques des mondes, la question est devenue celle de leur apparaître, trouvé dans le concept de corps de vérité, ou de corps subjectivable. 

Simplifions, et espérons il y a vingt ans, écrire un Manifeste revenait à dire : «La philosophie est tout à fait autre chose que ce qu'on vous dit qu'elle est. Essayez donc de voir ce que vous ne voyez pas. » Aujourd'hui, écrire un second Manifeste, c'est plutôt dire :

«Oui! La philosophie peut être ce que vous désirez qu'elle soit.  
Essayez de réellement voir ce que vous voyez. ».

synthese1.jpg

 

Avertissement au futur lecteur . 

Ce qui précède est simplement la fin de l’introduction du livre d’Alain Badiou,  

mais son manifeste est aussi un livre de philosophie, où le philosophe ramasse et vulgarise en quelques dizaines de pages, très « denses », le seul système philosophique consistant, produit ces cinquante dernières années, étudié par les département de philosophie du monde entier, confronté depuis quelques temps par Badiou avec les circonstances et situations d’un monde qu’il tente de rendre intelligible « en vérités ».

Cette confrontation est d’une fécondité d’autant plus impressionnante que Badiou pratique le discours de « clarté et distinction » de la grande tradition rationaliste, mais il le fait sans concession aux facilités en vogue des « café-philosophes ». Certains passage pourront donc « choquer les jeunes lecteurs » ( notamment ceux qui n’ont aucune connaissance en matière d’ontologie et de phénoménologie).

 

Proposé par Urbain

Commentaires

HS//
manifestation unitaire jeudi 29 janvier 2009
info-sup pour Toulouse
14 H - Compans Caffarelli

Écrit par : le meuble du coin | mercredi, 28 janvier 2009 08:30

"Proposé par Urbain"
m'étonne ;-)

Écrit par : sarah | mercredi, 28 janvier 2009 08:51

Merci Urbain. Je repasse plus tard.

Écrit par : agathe | mercredi, 28 janvier 2009 08:52

Implacable et cruelle démonstration ( parmi d'autres, innombrables) : il suffisait d'écouter ce matin France cul puis France inter, à l'heure des "informations". Le clone badou , dans la posture "culturelle" recevait ce con de sponville, parfaite illustration du vide de nullitude dont est fait le "trou" dont parle Badiou, accumulant ses poncifs moralisateurs de comptoir de bistro ( se sentant quand même obligé de parler de marx avec déférence, mais avec surtout une double dose de stupidité ignare, chez lui totalement spontanée), tandis que le clone badou , manifestement plus sensible "au sens du vent" avait fait venir des syndicalistes "en colère" qui avaient les mots simples et crus pour dire le réel de ce "capitalisme moral" dont se goberge l'autre connard planant.
Procédure de vérité.

Écrit par : urbain | mercredi, 28 janvier 2009 09:13

agathe pourrais-tu me virer cette pub indigne ...
ça jure vraiment !
et si ces gens veulent financer les don quichotte qu'ils le fassent sans nous.

Écrit par : urbain | mercredi, 28 janvier 2009 09:28

erratum : sur france inter c'est naturellement le clone demorand qui, à la veille de la journée de grève générale,a "eu le nez" de faire venir des syndicalistes, plutôt qu'un ratiocineur spécialisé en mièvreries pontifiantes qui "fait de la politique comme il se brosse les dents" .

Écrit par : urbain | mercredi, 28 janvier 2009 09:32

Ecrit par : urbain | mercredi, 28 janvier 2009 09:28

"Nous" avons décidé de reverser à Don Quichotte. Vendredi nous a simplement demandé d'afficher la pub contre paiment. Donner à une Association est une décision du Collectif.

Je reviens plus tard ;-))

Écrit par : agathe | mercredi, 28 janvier 2009 09:53

Ecrit par : agathe | mercredi, 28 janvier 2009 09:53

Les principes , par nature, ne souffrent pas d'exception.
la publicité vous prend pour des cons,
la publicité vous rend con.
Il ne s'agit pas de la "justifier" par quelque intentionnalité positive et bonne.
( à ce compte autant mettre une pub pour le figaro qui sans doute "paierait plus" ).
De facto c'est l'intention qui est subvertie par l'acte et non l'inverse.
Le genre de clivage qui permet de distinguer clairement le jugement (et la philosophie) , de l'opinion (et de la morale).

Écrit par : urbain | mercredi, 28 janvier 2009 10:20

Urbain, une évidence, à moins que tu ne nous prennes pour des buses, nous n'aurions pas accepté le Figaro. Jette un coup d'oeil sur vendredi avant de jeter définitivement.

Je reviens ;-))

Écrit par : agathe | mercredi, 28 janvier 2009 10:28

Ecrit par : agathe | mercredi, 28 janvier 2009 10:28

Manifestement tu lis un peu vite le matin ...
C'est une question de PRINCIPE.
Je me contrefous du contenu de la feuille de choux impliquée.
Si elle avait quelque principe, en accord avec les miens, elles ne ferait pas de publicité.
Si tu cèdes sur le principe, avec comme justification que tu "compenses" en "reversant" aux "bonnes oeuvres" , déjà tu es "défaite", par ce que fondamentalement, dans le principe, tu peux passer au figaro sans rien changer à ta pratique et in fine tu ferais "mieux" puisque tu verserais "plus" aux "bonnes oeuvres".
C'est le genre "point à tenir", absolument, comme dis fort justement Badiou .
C'est le principe même qui est perverti et qui pervertit les modalités de l'acte, quelques soient les prétextes invoqués.

Écrit par : urbain | mercredi, 28 janvier 2009 10:42

Non Urbain, le contenu du papier est important, donc la somme est symbolique. Bon, plus tard, je reviens pas le temp ;-))

Écrit par : agathe | mercredi, 28 janvier 2009 10:45

Pas très cohérent le père Urbain, lui qui fait régulièrement de la pub pour sa librairie !

Écrit par : Pat Joy | mercredi, 28 janvier 2009 10:56

Ecrit par : Pat Joy | mercredi, 28 janvier 2009 10:56

Si c'était le cas ce serait manifestement sans aucun résultat ...
mais je te rassure (?) je ne verse rien et ne reverse rien , tout simplement par ce qu'il n'y a ... rien.

Écrit par : urbain | mercredi, 28 janvier 2009 11:29

Non Urbain, le contenu du papier est important, donc la somme est symbolique.

Ecrit par : agathe | mercredi, 28 janvier 2009 10:45

??
Quel papier ?
Quelle "importance" ?
Et quel "intérêt" si la somme est "symbolique" (et elle l'est en effet, doublement ).

Écrit par : urbain | mercredi, 28 janvier 2009 11:32

A/ Rencontre

"Les 10 ans de La Fabrique"
Centre Pompompidou
Mercredi 28 janvier 2009 | 19h30
Petite salle | Niveau -1

Avec Alain Badiou, Daniel Bensaïd, Éric Hazan, Sylvie Tissot et Michel Warschawski
La Fabrique a dix ans : une petite maison d'édition, portée par un comité éditorial vigilant, soutenue par des auteurs fidèles et des libraires dévoués, promue par le bouche à oreille et le réseau des lecteurs complices.

B/ Communications publiques

Dates des prochains séminaires d'A.B., à l'Ecole Normale Supérieure - Salle auditorium Jules Ferry - 29, rue d'Ulm, 75 005 Paris.

Mercredi 18 février | 20h
Mercredi 04 mars | 20h
Mercredi 08 avril | 20h
Mercredi 20 mai | 20h
Mercredi 10 juin | 20h

C/ Publications, 1er semestre 2009 :

1- L'Ethique : essai sur la conscience du mal
Auteur : Alain Badiou
Editeur : Nous
Paru le : 20 Janvier 2009
[Sciences Humaines - Philosophie]
Prix : 12,00 €

Présenté par l'auteur comme "la seule Ethique qu'on peut porter dans sa poche !!!"

2- L'Antiphilosophie de Wittgenstein
Auteur : Alain Badiou
Editeur : Nous
Paru le : 20 Janvier 2009
[Sciences Humaines - Philosophie]
Prix : 18,00 €

3- Second manifeste pour la philosophie
Auteur : Alain Badiou
Editeur : Fayard
Paru le : 14 Janvier 2009
[Sciences Humaines - Philosophie]
Prix : 14,00 €

Votre libraire-dialecticien préféré vient de le promouvoir...

Écrit par : actif - circulant | mercredi, 28 janvier 2009 11:35

Ecrit par : actif - circulant | mercredi, 28 janvier 2009 11:35

Ces deux autres ouvrages sont également présents sur" mes tables" ( ainsi que toutes les publications de "la fabrique") mais à mon sens ils sont nettement moins importants et "d'actualité" ( "L'Ethique" notamment est une réédition, "de circonstance", d'un ouvrage déjà ancien ).
à venir ( et sans doute bien plus "actuel" ) : "circonstances 5 : sur l'hypothèse communiste".

Écrit par : urbain | mercredi, 28 janvier 2009 11:59

l'hypothèse communiste
Ecrit par : urbain | mercredi, 28 janvier 2009 11:59

C'est pas un peu fini ces bêtises ?

Écrit par : Pat Joy | mercredi, 28 janvier 2009 12:27

Ecrit par : actif - circulant | mercredi, 28 janvier 2009 11:35

Merci pour les infos

Écrit par : le visiteur anonyme mais connu qui va de blog en blog | mercredi, 28 janvier 2009 12:39

Grand concours sur le DEL-Co!!! Un slogan pour la manif!
(Je reviens plus tard pour lire le Badiou)


Un Ricard pour Borloo
Un calmant pour Sarko

Un bébé pour Carla
Un congé pour Rachida

Pulvar à Matignon
Du blé pour les pôv' cons

Écrit par : etrun | mercredi, 28 janvier 2009 13:56

Merci Etrun d'élever le niveau ;0)

Un congé pour Rachida
Un congélo pour Sarko

Bon je sors.

Arf !

Zgur

Écrit par : Zgur | mercredi, 28 janvier 2009 14:50

Un congélo pour Rachida !

Écrit par : Les epoux Courjault | mercredi, 28 janvier 2009 15:18

Je tâcherai de voir ce que ça donne, mais j'ai déjà de la lecture en retard. Il se pourrait que je gagne un peu de temps libre puisque Quatremer a subitement envie de me virer tant que je n'aurai pas fait connaîte mon identité et mon matricule ( de la légitimité non pas des mots mais de leur provenance). Manifestement parmi toutes les outrances gauchistes que je lui ai servies, la pire aura donc été de souligner ce plaisir d'initié d'aller profiter du taux de change favorable entre la livre et l'euro, petite légèreté bien affichée qui illustre pourtant une pensée politique qui a des répercussions sociales dont nous avons en ce moment l'exemple paroxystique (en cours et en évolution).

On dit qu'il n'y a que la vérité qui blesse...

Écrit par : Nicks | mercredi, 28 janvier 2009 15:25

Ecrit par : Pat Joy | mercredi, 28 janvier 2009 12:27
Non.
Ecrit par : Zgur | mercredi, 28 janvier 2009 14:50
J'ai modifié. C'est devenu:

"Un peigne pour Borloo
Un supo pour Sarko"

C'est plus sobre,je trouve.;-)

@urbain

Badiou dans libé d'hier, Badiou ici aujourd'hui.Où peut-on lire Badiou demain? J'espère qu'il est de meilleure qualité que l'héroïne qui circule ces jours-ci en Seine Saint Denis...Il se vend aussi au poids?

Écrit par : etrun | mercredi, 28 janvier 2009 15:26

Ecrit par : etrun | mercredi, 28 janvier 2009 15:26

Tu as un large échantillon dans le billet du jour.
à toi de juger.

Écrit par : urbain | mercredi, 28 janvier 2009 15:30

plaisir d'initié d'aller profiter du taux de change favorable entre la livre et l'euro
Ecrit par : Nicks | mercredi, 28 janvier 2009 15:25

Lui comme des milliers d'autres, je ne vois pas ce qu'il y a de choquant à profiter des baisses de prix, surtout en période de crise.

Franchement, il ferait mieux de s'envoler pour NY, le rapport qualité/prix y est encore plus intéressant.

Écrit par : Pat Joy | mercredi, 28 janvier 2009 15:30

Il l'a fait cet été, vous avez la même logique comptable, ce qui ne m'étonne pas.

Ce qu'il y a de choquant mon petit Pat c'est d'utiliser tranquillement la concurrence entre monnaies, plus généralement de profiter à fond d'un système monétaire qui a été installé quasiment en même temps que des libéralisations ont été décrétées dans le secteur financier, conjonction toxique qui a produit des convulsions régulières et la crise systémique que nous connaissons aujourd'hui, avec ses conséquances sociales, qui touchent, elles, non pas des milliers mais des millions de gens.

Écrit par : Nicks | mercredi, 28 janvier 2009 15:35

Ecrit par : Pat Joy | mercredi, 28 janvier 2009 15:30

Je suis certain que pam va apprécier cette soudaine et étroite communauté de vues .

Écrit par : urbain | mercredi, 28 janvier 2009 16:42

Ecrit par : urbain | mercredi, 28 janvier 2009 16:42

Oui il existe encore des gens en France qui n'ont pas un rapport bizarre à l'argent (on sait d'où vient cette morale d'opérette). Quelle surprise de voir Nicks faire la promotion de la préférence nationale !

Écrit par : Pat Joy | mercredi, 28 janvier 2009 16:59

Bon, Urbain, cette fin d'introduction de Badiou donne envie de continuer la lecture.
Quant au choix du coup de pouce à Vendredi, tout a déjà été dit à ce sujet. Certaines personnes étaient même très au courant ;-))

Écrit par : agathe | mercredi, 28 janvier 2009 17:10

Tiens Patou tu citais positivement Todd l'autre jour, tu n'es donc pas sur la même ligne que lui sur le retour d'un certain protectionnisme, qui n'a bien entendu rien à voir avec la préférence nationale mais plutôt avec des mécanismes incitant à la relocalisation de certaines activités parallèlement au développement des marchés intérieurs des pays émergents.

Par ailleurs, la question n'est pas le rapport à l'argent, mais le rapport aux autres, la rapport social. Allez cogite et sors moi tes phrases pré-programmées.

Écrit par : Nicks | mercredi, 28 janvier 2009 17:26

Ecrit par : urbain | mercredi, 28 janvier 2009 15:30
Pas mal...Faut voir ce que ça donne quand on augmente la dose. de toutes façons, ca ne peut pas être aussi chiant que le prochain bouquin de Royal, dont la clique médiatique nous rebat déjà les oreilles!

Écrit par : etrun | mercredi, 28 janvier 2009 17:29

Ecrit par : Nicks | mercredi, 28 janvier 2009 17:26
Te fatigue pas... Il est pas très bien irrigué, lui.

Écrit par : etrun | mercredi, 28 janvier 2009 17:32

Ecrit par : etrun | mercredi, 28 janvier 2009 17:29

Comparer Royal à Badiou c'est à peu près comme comparer Barbapapa avec Hegel .

Écrit par : urbain | mercredi, 28 janvier 2009 18:03

Ecrit par : agathe | mercredi, 28 janvier 2009 17:10

Alors merci d'enlever cette pub de merde SVP.

Écrit par : urbain | mercredi, 28 janvier 2009 18:13

Ecrit par : urbain | mercredi, 28 janvier 2009 18:13

Je propose qu'une partie des fonds soit reversée à la librairie Tropiques !

Écrit par : Pat Joy | mercredi, 28 janvier 2009 18:20

Ecrit par : Pat Joy | mercredi, 28 janvier 2009 18:20

Vois ça avec le collectif ...
Je propose quant à moi que les fonds soient reversés au bistro du coin en échange de quelques ballons de rouge.

Écrit par : urbain | mercredi, 28 janvier 2009 18:36

Au fait, ravi, j'ai de nouveaux Tchoupi pour toi.

Écrit par : urbain | mercredi, 28 janvier 2009 18:37

Ecrit par : urbain | mercredi, 28 janvier 2009 16:42


C'est pour celà que j'ai une migraine tenace; je m'en vais la soigner avec du côtes du rhône..

Écrit par : Pamela de Barres | mercredi, 28 janvier 2009 18:58

Comme dirait Choron, qu'il crève !

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/01/28/01011-20090128FILWWW00676-sine-victime-d-insuffisance-respiratoire.php.

Écrit par : Pat Joy | mercredi, 28 janvier 2009 19:25

Ecrit par : Pat Joy | mercredi, 28 janvier 2009 19:25

Comme tu parles de ça ... on espère que tu auras la courtoisie d'en faire autant.

Écrit par : urbain | mercredi, 28 janvier 2009 19:41

"Comparer Royal à Badiou c'est à peu près comme comparer Barbapapa avec Hegel"

Oui mais Barbapapa se relooke sans aide extérieure, lui !

Arf !

Zgur

Écrit par : Zgur | mercredi, 28 janvier 2009 19:44

Ecrit par : Zgur | mercredi, 28 janvier 2009 19:44

C'est juste, donc une autre comparaison plus symétrique... disons ... Julio Iglesias et le Clezio .

Écrit par : urbain | mercredi, 28 janvier 2009 19:53

Ben voilà. Des fois, j'ai l'air c** et la vue basse, des fois non : " Essayez de réellement voir ce que vous voyez."
Ou simplement : essayez de voir ce que vous voyez. Liminaire : voyez ce que vous voyez ! Concis et largement suffisant : voyez !

Écrit par : patrice | mercredi, 28 janvier 2009 19:59

Ecrit par : patrice | mercredi, 28 janvier 2009 19:59

Concis mais sans rapport avec le sens du texte de Badiou : la conclusion ne peut être prise ou paraphrasée seule, dès lors qu'elle poursuit et prolonge explicitement la relation que badiou fait entre le premier et le second manifeste, et dans l'ordre de la maxime
« voir ce que vous ne voyez pas » est actualisé en «voir ce que vous voyez ».
C'est la symétrie inversée entre les deux propositions qui fait le "sens" de l'"actualisation", et résume "l'idée" de l'introduction.

Écrit par : urbain | mercredi, 28 janvier 2009 20:16

Ecrit par : urbain | mercredi, 28 janvier 2009 20:16

"C'est la symétrie inversée entre les deux propositions qui fait le "sens" de l'"actualisation", et résume "l'idée" de l'introduction."

Je ne la néglige ni ne l'oublie ni ne l'évite : je ne la traite pas.

J'ajouterais encore : c'est vous qui voyez.

Écrit par : patrice | mercredi, 28 janvier 2009 20:41

Pourquoi y a des jours ou je pense à un autre Nicolas qui dirigea un temps la Roumanie,et par exemple en revoyant les photos de la visite de St Lo ? J'ai lu que le Préfet vient d'être "muté".

Écrit par : patrice | mercredi, 28 janvier 2009 20:59

c'est vous qui voyez.

Ecrit par : patrice | mercredi, 28 janvier 2009 20:41

Oui, sans doute, mais il faut ajouter ( dans l'idée de badiou) "désormais", et "en vérité" , par ce que "voir" ne se suffit pas.
En philosophie, assez classiquement les redondances du genre "penser (en vérités) ce qui est pensé" ou "voir (réellement) ce qui est vu" ont un sens précis qui n'est pas du tout un simple formalisme rhétorique, et ça ne peut donc pas être "raccourci" sans altérer le sens de la proposition.
Et je ne "vois" pas ce que tu essaies de "traiter" ( dès lors que tu traiterais "autre chose" ?) ni quel traitement tu te proposes d'appliquer, sinon une critique formaliste (du propos de badiou, tel que résumé dans sa conclusion), qui à mon sens est erronée et ici sans objet.

Écrit par : urbain | mercredi, 28 janvier 2009 21:02

@Pam

Du côtes du Rhône pour la migraine, c'est pas un peu rugueux pour ça ? Bon je dis ça, j'ai encore en tête, si je puis dire, les Gigondas et Vacqueyras que j'ai bus cet été et qui m'ont paru pour le moins lourdauds (alors qu'ils étaient chaudement recommandés par un ami). A regoûter l'hiver cela dit mais je crois que ce n'est pas trop mon type de vins. Je connais assez peu ceux du coin cela dit, je ne suis peut-être pas tombés sur les bons...

Écrit par : Nicks | mercredi, 28 janvier 2009 21:08

Ecrit par : patrice | mercredi, 28 janvier 2009 20:59

Au fait, pour Rachida, c'est désormais certain, la petite est bien la nièce de notre conducator .
"Lorsque l'enfant paraît, le cercle de famille s'agrandit ... jusqu'à Strasbourg"

Écrit par : urbain | mercredi, 28 janvier 2009 21:10

Ecrit par : Nicks | mercredi, 28 janvier 2009 21:08

Ce sont des vins pour travailleur intellectuel de force ( du genre de frère odm ).

Écrit par : urbain | mercredi, 28 janvier 2009 21:13

Ecrit par : urbain | mercredi, 28 janvier 2009 21:10

Une source ?

Écrit par : vérificateur d'info | mercredi, 28 janvier 2009 21:35

Ecrit par : Nicks | mercredi, 28 janvier 2009 21:08

Essayez le Valpolicella, c'est beaucoup plus léger

Écrit par : Un conseil de Vénète | mercredi, 28 janvier 2009 21:39

Ecrit par : vérificateur d'info | mercredi, 28 janvier 2009 21:35

Une proche de la "famille" ( par maison de maçon interposée et qui néanmoins fréquente les bonnes librairies ).

Écrit par : urbain | mercredi, 28 janvier 2009 21:39

"En philosophie, assez classiquement les redondances du genre "penser (en vérités) ce qui est pensé" ou "voir (réellement) ce qui est vu" ont un sens précis qui n'est pas du tout un simple formalisme rhétorique, et ça ne peut donc pas être "raccourci" sans altérer le sens de la proposition."

Oui.Mais je ne cherchais pas à ne pas altérer le sens de la proposition, je tentais de passer par dessus Badiou :-)

Écrit par : patrice | mercredi, 28 janvier 2009 21:47

Qui est Vénète ici ?

Je l'essayerais volontiers à Venise même mais il faudrait que j'aie de quoi aller faire les soldes à Londres pour ce faire.

Écrit par : Nicks | mercredi, 28 janvier 2009 22:12

Ecrit par : Nicks | mercredi, 28 janvier 2009 22:12

C'est un crypto-vénète, honteux .

Écrit par : urbain | mercredi, 28 janvier 2009 22:46

Ecrit par : patrice | mercredi, 28 janvier 2009 21:47

Essaie plutôt avec Con De Sponville ( celui qui "fait de la politique comme il se brosse les dents", tous les matins, sans y penser ).
C'est nettement moins haut.

Écrit par : urbain | mercredi, 28 janvier 2009 22:48

Il y avait un Chapitre du "Fauteuil hanté" (de gaston leroux) qui s'intitulait :
"En France l'immortalité diminue" ( c'était en rapport avec les morts mystérieuses et brutales des académiciens successivement élus au "fauteuil" en question)
Un nouveau chapitre est quotidiennement ecrit par nos édiles nationaux, qui pourrait être intitulé :
"En France l'ineptie fait des progrès" :
Qui a dit «il faut un plan d’urgence à deux ans» ?

Écrit par : urbain | mercredi, 28 janvier 2009 22:56

Ecrit par : urbain | mercredi, 28 janvier 2009 22:48

Sans doute as tu raison mais je ne vois pas que d'y réussir avec l'un me prépare bien réellement à y parvenir aussi, plus tard, avec l'autre.

Le reste de ce que j'ai écris est un peu sans objet. Je saisis bien le propos de Badiou mais je n'ai aucun mouvement d'adhésion - mais non plus de rejet - à la description qu'il contient de l'évolution du travail philosophique parcouru, soit juste l'envie et presque hors champ de ce : "c'est vous qui voyez" non pas tant invitant à confronter cette pensée - celle de A Badiou - à celle du lecteur, mais comme appendice.

Écrit par : patrice | jeudi, 29 janvier 2009 00:53

Ecrit par : patrice | jeudi, 29 janvier 2009 00:53

Sans objet en effet car le propos de Badiou n'est pas de susciter "l'adhésion" , mais au contraire la "résistance", au sens de réaction/répulsion, de rejet de "l'état des choses" convenues, encroutées depuis plus de 30 ans, et d'aller ( de retourner ?) vers ce qu'il y a dessous cette croute qui désormais, totalement sèche, s'effrite.
Le travail du philosophe.

Écrit par : urbain | jeudi, 29 janvier 2009 09:25

Ecrit par : Un conseil de Vénète | mercredi, 28 janvier 2009 21:39

Je plussoie;je ne connais pas encore la Vénétie; mais elle est inclue dans notre programme de découverte de l'Italie

Ecrit par : Nicks | mercredi, 28 janvier 2009 22:12

Artésia propose des promotions en train de nuit couchettes. il faut me demander c'est mon boulot (bientôt sinistré) ;-))

Écrit par : Pamela de Barres | jeudi, 29 janvier 2009 09:59

Ecrit par : Pamela de Barres | jeudi, 29 janvier 2009 09:59

Il est en effet IMPERATIF d'arriver à Venise en train ( wagon-lit T2, en bonne compagnie si possible ), et de se réveiller, arrivant de bon matin, en gare de Venise, avec les gondoles qui passent dans la brume sur canal qu'on aperçoit au bout du quai.
SURTOUT PAS les boites métalliques volantes qui transportent (très inconfortablement) les marchandises humaines mais ne font pas voyager.

Écrit par : urbain | jeudi, 29 janvier 2009 10:19

Sarko avait raison, quand il y a une grève plus personne ne s'en apperçoit, le service minimum dans les transports en commun semble fonctionner parfaitement.

Syndicalos KAPOUT !

Écrit par : Pat Joy | jeudi, 29 janvier 2009 10:38

Ecrit par : Pat Joy | jeudi, 29 janvier 2009 10:38

Je croyais que ( tu nous avais affirmé que) prudemment tu avais émigré chez les rosbifs ...
Si ça n'est pas le cas, viens faire un tour à la bastoche cet aprem, on verra et si "tu ne t'aperçois de rien", ça sera un nouveau symptôme ( inquiétant) de ton aveuglement.

Écrit par : urbain | jeudi, 29 janvier 2009 10:51

Ecrit par : urbain | jeudi, 29 janvier 2009 10:51

C'est sur le site du Parisien, hey banane !
C'est quoi la bastoche ???

Écrit par : Pat Joy | jeudi, 29 janvier 2009 10:53

Ecrit par : Nicks | mercredi, 28 janvier 2009 15:25

Moi je reprend le slogan de Badiou

Sarkozy démission.

Simple, sobre, efficace.

Cela me fait plaisir que dans Libération, le vieux philosophe platonicien rejoigne ainsi la jeunesse grecque.

Son apprenti devrait en prendre note, ainsi que sa position sur Israël et la Palestine, comme toujours au-dessus des partis et des partisans.

Écrit par : nef des fous | jeudi, 29 janvier 2009 11:04

Ecrit par : nef des fous | jeudi, 29 janvier 2009 11:04

+1

Écrit par : adrien (de rien) | jeudi, 29 janvier 2009 11:07

Et en plus il cite Foucault, surveiller et punir;-))))

Donc le disciple à raison, lisons le maître.

Écrit par : nef des fous | jeudi, 29 janvier 2009 11:14

Sarkozy démission.
Ecrit par : nef des fous | jeudi, 29 janvier 2009 11:04

Oui mais non, la vieillesse est un naufrage et Badiou un vieux con qui radote ses vieilles lubies communistes.

Notre président M. Nicolas Sarkozy a été élu pour 5 ans par l'immense majorité des votants un beau dimanche de mai 2007. Depuis il mène courageusement les réformes qu'il avait promises et que le pays attendait depuis longtemps. Il ne doit pas se laisser impressionner par cette grève menée par des leaders syndicaux ultra-minoritaires, qui ne défendent pas les intérêts du pays réel mais ceux de leurs petits corporatismes étriqués et réactionnaires. Demain tout ça sera oublié.

Les manifestants sont la honte de ce pays.

Quant à sa position sur le conflit israélo-palestinien, c'est celle d'un antisémite d'extrème-gauche. Il n'a aucune légitimité à parler de ce conflit, qui ne le regarde pas et qu'apparemment il décrypte via ses vieilles lubies judéophobes.

Écrit par : Pat Joy | jeudi, 29 janvier 2009 11:15

@Pam

Je connais les offres en train de nuit. Je me dis qu'on ne doit pas arriver très frais mais c'est une option en effet. Je crains néanmoins que ma situation financière ne soit vraiment critique (je travaille à perte depuis presque deux ans) et même un gros week-end à 500 euros, ce n'est pas raisonnable en ce moment.

Désolé pour les filles célibataires qui passent par là et qui digérée ma psycho-rigidité de gauchiste à principes, pouvaient peut-être se dire qu'au moins j'étais un bon parti financier. Je les renvoie à Patou... :oB

A icelui je dis que le service minimum a toujours existé puisque il y a toujours quelques réfractaires à l'action collective pour le bien commun. La différence est qu'aujourd'hui on peut les mobiliser sur les lignes les plus rentables, en vertu de la transparence décomplexée.

Écrit par : Nicks | jeudi, 29 janvier 2009 11:27

Ecrit par : Pat Joy | jeudi, 29 janvier 2009 11:15

Tu viens de prendre 50 ans.
Tu devrais arrêter les blogs politiques et te mettre dès maintenant à regarder les émissions de téléboutiqueachat.

Écrit par : nef des fous | jeudi, 29 janvier 2009 11:29

Ecrit par : nef des fous | jeudi, 29 janvier 2009 11:29

Je ne t'ai pas attendu pour ça, j'organise même des réunions Tupperware chez moi !

Écrit par : Pat Joy | jeudi, 29 janvier 2009 11:31

Ecrit par : Pat Joy | jeudi, 29 janvier 2009 11:15

Un Président élu par l'immense majorité des Français ? C'était en avril 2002 avec plus de 80% des voix.

Écrit par : Rien de rien | jeudi, 29 janvier 2009 11:35

Ecrit par : Pat Joy | jeudi, 29 janvier 2009 11:15

Et voilà le baltringue est remis en marche!!! coupons lui le sifflet..
Vous n'avez pas les cours de la bourse à suivre, des pauvres gens à plumer.

Écrit par : Pamela de barres | jeudi, 29 janvier 2009 11:53

Crime contre l'humanité en Corse ?

Une roquette a été tirée mardi 27 janvier au soir par des militants corses contre les forces françaises de Corte (Territoires corses occupés), provoquant de légers dégâts au véhicule personnel d'un colon français de la localité, a-t-on appris auprès des forces d’occupation. La roquette qui n'a pas fait de blessés, a également endommagé légèrement deux autres véhicules en stationnement sur le parking de la brigade qui héberge une trentaine de familles de colons.

Condamnation de Michèle Alliot-Marie

Cet acte de résistance du FLC (Front de libération de la Corse) a suscité une vive émotion parmi les forces d’occupation. Le général Lizurey, commandant la Légion des forces d’occupation de la Corse, ainsi que le préfet autoproclamé de la Haute-Corse Hervé Bouchaert se sont rendus sur les lieux. Le Ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie a fermement condamné cet "attentat" qu'elle qualifie de "lâche", "criminel et irresponsable", en considérant également que ses "conséquences auraient pu être dramatiques". La ministre de l'Intérieur avait annoncé mardi matin qu'elle se rendrait sur l'île vendredi dans le cadre d'une visite officielle.

Ban Ki-moon appelle la France à la retenue et au respect du droit international

Le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, déplore profondément l’occupation des territoires corses par la France et réclame son évacuation immédiate. Le Secrétaire général appelle la France à respecter le droit international et à s’assurer que ses actions soient proportionnelles et ne fassent pas courir aux civils un risque grave.

À la lumière du tir de roquette qui met en danger les colons français, le Secrétaire général est pleinement conscient des préoccupations légitimes de la France en matière de sécurité. Il appelle l’Autorité corse à faire tout ce qui est en son pouvoir pour faire cesser de telles actions.

Israel est profondément inquiet de la situation

La ministre des Affaires étrangères d'Israël Tzipi Livni se dit préoccupée par l'escalade de la violence dans les Territoires corse occupés et appelle la communauté internationale à assumer ses responsabilités et imposer l’instauration immédiate d’un cessez-le-feu durable et pleinement respecté menant au retrait total des forces françaises de Corse !

Le président israélien Shimon Peres s'est dit ce matin "profondément inquiet" de la situation dans l’Ile de Corse, appelant de nouveau à "un cessez-le-feu", avant un entretien à Paris avec son homologue français Nicolas Sarkozy.

"Je suis un ami mais qui veut parler franchement: je suis profondément inquiet de la situation", a affirmé M. Peres à la presse, au côté de Nicolas Sarkozy. "Nous avons besoin d'une trêve de quelques jours, c'est l'intérêt de tout le monde. La France est forte, la France doit prendre le risque de la paix", a-t-il insisté, répétant qu'il avait "toujours considéré la sécurité de la France comme une priorité".

Le FLC sollicite la Cour internationale de Justice

Le FLC (Front de libération de la Corse) demande à l’Assemblée générale de solliciter auprès de la Cour internationale de Justice, relativement à l’illégalité de l’occupation française, un avis consultatif qui traite notamment de la question des colonies de peuplement et de celle de la violation des Conventions de Genève et des résolutions de l’ONU touchant la question de la Corse.

Écrit par : Pat Joy | jeudi, 29 janvier 2009 13:49

Ecrit par : Pat Joy | jeudi, 29 janvier 2009 13:49

Pas de civils tués par l'armée française en Corse.

Rejoue encore.

Écrit par : nef des fous | jeudi, 29 janvier 2009 14:19

Nicks doit avoir heurté un point sensible chez Quatremer, en évoquant son week-end de consommateur bobo à Londres. J'en veux pour preuve l'article entier que le journaliste de Libération a rédigé pour lui répondre indirectement :
http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2009/01/crise-la-baisse-de-la-consommation-un-suicide-collectif.html#more

Écrit par : urbain va encore dire qu'on se fout de ce Quatremerde | jeudi, 29 janvier 2009 17:47

Ecrit par : urbain va encore dire qu'on se fout de ce Quatremerde | jeudi, 29 janvier 2009 17:47

On s'en fout de ce gros nul de quatremerde.
( je suis très prévisible, et je reviens de la manif : beaucoup de monde, temps sec et froid )

Écrit par : urbain | jeudi, 29 janvier 2009 18:09

@Urbain

J'avais fait le même diagnostic mais j'avais aussi souligné combien sa réaction avait été violente hier (insulte caractérisée et charretière, tentative d'intimidation par légitimation de la provenance de la parole etc)

Il a essayé de se rassurer sur sa citoyenneté de consommateur en rédigeant cet article. Je vais finir par le prendre en pitié :oB

Sinon, la journée d'action d'aujourd'hui est un relatif succès mais je ne crois pas aux grèves d'un jour. Il va falloir maintenant que les gens prennent conscience que ce sont les structures qu'il faut changer et donc prévoir par quoi les remplacer (il y a quand même des pistes)

Écrit par : Nicks | jeudi, 29 janvier 2009 18:24

Un honnête homme quitte la politique.
Merci M. Rocard et bon vent à vous !

_________________________________________________________

Michel Rocard tire sa révérence. Après avoir endossé pendant 15 ans le costume de député européen, le mandat de l'ancien Premier ministre de Mitterrand s'achève vendredi. Lepoint.fr vous propose de revenir en images sur les 60 ans de combats politiques de "Rocky".

http://www.lepoint.fr/actualites/michel-rocard-raccroche-apres-60-ans-de-combats-politiques/914/2/1154/0/

Écrit par : Pat Joy | jeudi, 29 janvier 2009 18:47

Ecrit par : Nicks | jeudi, 29 janvier 2009 18:24

"EXCEPTIONNELLEMENT" j'ai été regerder ce blog ( quatremerde) : !!!
C'est l'édition spéciale NEUILLY de Libé ?
En tout cas l'essentiel des contributeurs , à commencer par l'auteur du billet semblent relever de cette pimpante sociologie décomplexée.
Naturellement le contenu est en proportion inverse de la haute idée que ces jeunes(?) gens semblent avoir de leur experte et proprette personne (certains semblent quand même être un peu embarrassés par le balai qu'ils ont dans le cul ) .
La conclusion ( de la réponse à Nicks , si c'est bien de ça qu'il s'agit(e)) à elle seule mérite une (brève ) citation ( je vous préviens , c'est du "lourd" , accrochez vous ) :

" Bref, non seulement, les bonnes affaires se font en période de crise, mais en consommant, on concourt à préserver l’emploi. Mais l’heure est-elle à la rationalité ?"

alors là ... chapeau !
Gronivo , comme on dit .
C'est ce truc qui serait "très lu" et "degôôche" .
J'aurai lu ça dans "télé 7 jours" ou "femme pratique" , bon, j'aurais juste dit "c'est bien dans son jus", c'est "une économiste des ménages" ( de ceux dont on suit la courbe du "moral" pour voir si tout va bien )...
mais, bon , libé , c'est vrai que je lis plus cette feuille de choux depuis un quart de siècle, mais il parait que ce gugusse y fait figure de "pointure" en tant que journaliste (?).
Au fait, j'ai fait une exception ce jour, titillé par nef, j'ai demandé à une copine de me prêter le libération d'hier ( à la sauce badiou) . je lis ça et on en reparle .

Écrit par : urbain | jeudi, 29 janvier 2009 18:47

Ah mais Urbain, c'est bien parce que je ne considère pas de gauche que je vais y contribuer. Je considère que ce sont des positions comme les siennes, à la suite de la lente dérive de Libé et du Ps, qui ont fait tant de mal à la gauche.

Écrit par : Nicks | jeudi, 29 janvier 2009 18:51

Ecrit par : Pat Joy | jeudi, 29 janvier 2009 18:47

babaille ...
espérons que ce ne soit pas des adieux à la maurice chevalier et qu'il ira éclairer les potes du ravi, sur mars (ils se méritent bien).

Écrit par : urbain | jeudi, 29 janvier 2009 18:51

Ecrit par : Nicks | jeudi, 29 janvier 2009 18:51

En tout cas, un coup d'oeil (un derrière diraient les méchantes langues) distrait, suffit pour te l'assurer : c'est pas de la gauche , c'est du rata, c'est pas de la merde , mais c'est pire : c'est de la merde en bas de soie ( synthétique évidemment).

Écrit par : urbain | jeudi, 29 janvier 2009 18:59

Des nouvelles de Betov, il ne sera pas tête de liste du FN en Ile de France. Le nominé est un certain Mohamed Atouche.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/01/29/01011-20090129FILWWW00618-info-figaro-a-soral-pas-tete-de-liste-fn.php

Écrit par : Pat Joy | jeudi, 29 janvier 2009 19:00

Vous vous êtes caillé les mich** à celle-ci. Qu'importe, vous vous gélerez le c** à la prochaine.

note : j'ai pas vu urbain.

Écrit par : patrice | jeudi, 29 janvier 2009 20:06

Ecrit par : patrice | jeudi, 29 janvier 2009 20:06

je t'ai pas vu non plus ...
(faisait froid en effet, ça sera encore mieux au printemps).

Écrit par : urbain | jeudi, 29 janvier 2009 20:13

Ecrit par : urbain | jeudi, 29 janvier 2009 20:13

Oui. C'était juste une séance de rodage.La prochaine, c'est jusqu'à la mer !

Écrit par : patrice | jeudi, 29 janvier 2009 20:19

L'incroyable bourde de Brice Hortefeux.

__________________________________________________________


Interviewé suite aux grèves de ce jeudi, le nouveau ministre du Travail et des Relations sociales Brice Hortefeux a déclaré que le gouvernement "maintiendrait le cap des réformes, tout en étant attentif aux inquiétudes de la population". "L'objectif reste le même, l'expulsion de 25,000 syndicalistes par an".

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/01/29/01011-20090129FILWWW00653-ma-porte-est-ouverte-hortefeux.php

Écrit par : Pat Joy | jeudi, 29 janvier 2009 21:15

http://www.humanite.fr/Trop-de-manifestants-le-prefet-est-vire

Écrit par : gag ? | jeudi, 29 janvier 2009 21:51

Ecrit par : Pat Joy | jeudi, 29 janvier 2009 21:15

Au moins une chose de clarifiée : on sait à quoi servent les réformes et le but qu'elles sont supposées atteindre.

Écrit par : urbain | jeudi, 29 janvier 2009 22:08

Ecrit par : gag ? | jeudi, 29 janvier 2009 21:51

Manifestement pas un gag ( sauf à prendre pour un "running gag" l'ensemble de la conduite de la politique du pays depuis quelques temps) , et un non-gag ( ou un running-gag)destiné à se répéter si j'en juge par la mobilisation dont a témoigné cette journée.

Écrit par : urbain | jeudi, 29 janvier 2009 22:11

Ecrit par : gag ? | jeudi, 29 janvier 2009 21:51

Et pour faire bonne mesure,le directeur départemental de la sécurité publique, aussi ! Encore une petite semaine et même Pinault simple flic va y passer.

Écrit par : patrice | jeudi, 29 janvier 2009 22:11

Ecrit par : patrice | jeudi, 29 janvier 2009 22:11

Place aux jeunes !

Écrit par : urbain | jeudi, 29 janvier 2009 22:12

"Le préfet est victime d'une perception exagérée de cette manifestation" ...
sans doute comme pour la poupée vaudou, mais le préfet n'a pas bénéficié du "bandeau publicitaire" généreusement octroyé par le tribunal, en contrepartie de la poursuite de ses fonctions ...
Vanitas , vanitatis, et omnia vanitas .

Écrit par : urbain | jeudi, 29 janvier 2009 22:16

http://www.lemonde.fr/a-la-une/article/2009/01/29/l-enquete-espagnole-sur-un-bombardement-a-gaza-en-2002-irrite-israel_1148262_3208.html

"Ben Eliezer a déclaré sur le site du journal Haaretz que cette action judiciaire lui paraissait risible!!! Les criminels israeliens ont toujours eu l'habitude de l'impunité. Espèrons qu'avec les massacres de Gaza, cela réveillera la consecience universelle et surtout que personne ne soit à l'abri après de tels actes. Espèrons que le Gouvernement Espagnol laissera la justice faire son travail. L'Etat Voyou au banc des nations!Un rêve qui peut devenir réalité!!! "

Écrit par : agathe | jeudi, 29 janvier 2009 22:26

T'as pas cent balles ?

" Dans quatre des six affaires, Mme Nguyên-Duy a considéré que les demandeurs devaient être relogés dans un délai de trois mois, faute de quoi l'Etat aurait à payer une astreinte de 20 euros par jour (somme reversée dans un fonds finançant la construction de logements). "

http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/01/29/droit-opposable-au-logement-le-tribunal-constate-l-impuissance-de-l-etat_1147988_3224.html

François Hollande, à revoir :

http://www.dailymotion.com/video/x16qfn_hollande_fun

Écrit par : patrice | jeudi, 29 janvier 2009 23:15

Ecrit par : nef des fous | jeudi, 29 janvier 2009 11:04

Bon, on m'a prété le Libé d'hier, j'ai lu les quelques pages d'entretien avec badiou.
Sans doute instructif pour le lecteur de libé lambda, mais qui ne nous apprend pas grand chose ( des positions de badiou, pratiquement inchangées depuis sa "visite" et ses interventions de l'année dernière), sinon que son "audience" est telle que même Joffrin doit cérémonieusement l'interviewer (et que Badiou se prête au jeu) .
Une petite polémique à prévoir avec Bensaïd et le NPA, mais à part ça ...
Je suis pas plus avancé, par ce que je n'y trouve aucune trace de ce que tu évoques ...
C'est où ?

Écrit par : urbain | jeudi, 29 janvier 2009 23:44

Ecrit par : urbain | jeudi, 29 janvier 2009 23:44

Dans les petits encadrés en gris en bas des pages.
Pas dans l'entretien.

Écrit par : nef | vendredi, 30 janvier 2009 10:14

Ecrit par : nef | vendredi, 30 janvier 2009 10:14

ben ... je les ai lu ...
et je ne vois toujours pas ( ce en quoi je pourrais être en désaccord avec ce qu'il écrit, ce qui d'ailleurs n'aurait aucune importance, où ce qui viendrait contredire ce que j'en ai écrit ici, notamment sur la palestine ).
Le point intéressant, dans "l'épisode libé" de Badiou, c'est la question du "parti" et donc de "l'action" ( le "que faire ?" qui vous est cher à tous), tel qu'il est stigmatisé par le billet de Bensaïd sur le blog de Noudelmann . Par ce qu'il pointe quand même une position ambiguë , sinon faible, de Badiou quand il écrit qu"il "souhaite" un bon score du NPA, mais en même temps "sans ma voix". Un point qui mérite d'être éclairci, comme d'ailleurs le principe même de son intervention sur Libé, en rapport avec ce qu'il a dit ( cf dialectique chez tropiques) sur les organes de presse "possédés par des milliardaires". Je me doute de ce qu'il répondra, mais je lui poserai quand même la question.

Écrit par : urbain | vendredi, 30 janvier 2009 10:55

Ecrit par : urbain | vendredi, 30 janvier 2009 10:55

Je suis au bureau (je découpe le pape Jean-Paul2), mais je l'amènerais demain et je te recopierais les passages en question.

Je suis d'accord avec toi sur l'intérêt de la réponse de Ben Saïd (pas extra) mais qui ouvre le débat.

Écrit par : nef des fous | vendredi, 30 janvier 2009 11:27

Ecrit par : nef des fous | vendredi, 30 janvier 2009 11:27

Je suis en train d'essayer d'organiser ce débat , "vivant", au mois de mars ( pour la sortie de "circonstances 5" ). En principe ça devrait se faire....

Écrit par : urbain | samedi, 31 janvier 2009 10:54

Ecrit par : urbain | samedi, 31 janvier 2009 10:54

Excellent !
(excuse-moi mais en retard ce matin, j'ai oublié d'emporter le libé.)

Écrit par : nef des fous | samedi, 31 janvier 2009 11:20

 
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