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mardi, 30 décembre 2008

Marre de l’année 2008… Vivement l'onirique et taciturne 2009 !

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Nous conduit invariablement à la précarité

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Et inexorablement à l'affrontement

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Ne sommes nous pas ?

Découragés de voir des gens crever de faim en 2008, épuisés de travailler toujours davantage pour vivre de moins en moins bien, excédés de voir les oligarchies financières, administratives et politique s'accrocher désespérément  à leurs privilèges exorbitants, las de constater que les inégalités dans notre pays se creusent, lassés d'avoir à supporter chaque jour plus de devoirs et de bénéficier de moins en moins de droits,  usés par cette Europe dogmatique qu'on nous impose aux forceps. Dégoûtés par les discours des fanatiques religieux et idéologiques, abattus par cette guerre au Proche Orient qui porte en  elle tous les germes des conflits mondiaux et qui déclenche une telle passion dévastatrice et irrationnelle dans les sociétés qu'il participe de plus en plus à la construction de communautarismes agressifs et renfermés sur eux même.

Désolés, nous petits citoyens, de nous sentir si impuissants !

Doute devant les restrictions permanentes des libertés publiques. Désarroi devant le comportement des démocraties occidentales : drôle de conception qui consiste désormais à voter quatre jours (2 pour les présidentielles, 2 pour les législatives en 5 ans) et à fermer sa gueule pendant  les 1822 jours suivants.  Balourdise des experts auto-proclamés, des économistes pédants et des cuistres philosophes. Absence d'empathie, de cohésion et de chaleur humaine entre les groupes sociaux. Détresse devant le manque d'autocritique et la déresponsabilisation des cadres de la Nation. Désespoir devant le manque absolu d'honneur, de courage et d'exemplarité de beaucoup de  dirigeants politiques, administratifs et économiques...

Que dire d'autre ?

 

Marre de 2008…

Que souhaiter pour l'année 2009 ?

Que  2009 soit à l'instar de ce que fut l'année 1989 pour le communisme totalitaire : le début de la déchéance progressive de l'ultra-libéralisme doctrinaire qui est en train de réduire nos sociétés et nos civilisations en une bouillie molle et aseptisée, sous l'emprise du mode marchand et matérialiste américain.

Qu'un homme, Barack Obama, qui a réveillé les espérances de centaines de millions d'individus, s'attaque sans tabous aux causes d'un monde instable : les problèmes économiques, la crise du Proche Orient.  Il est le seul à pouvoir peser mais en a t-il la volonté ou la capacité ? Nous le saurons très vite...

Obama ? Espoir véritable ou produit marketing placebo ? Réponse cette année !

Le souhait que l'effondrement d'un monde dépourvu d'issues débouche sans déchaînements ni soubresauts trop violents vers la raison et qu'un changement profond dans les priorités économiques laisse un espace aux hommes de bonne volonté.

Que l'économie soit enfin au service de l'Homme et non le contraire.

Qu'enfin les problèmes de famines qui réclament des sommes dérisoires à l'échelle du monde financier soient définitivement résolus.

Que l'anti-sémitisme, la haine de l'Islam, la détestation des Américains cessent leurs ravages. Les généralisations stupides sont les outils de la propagande d'exclusion, du communautarisme frileux et une des plaies de l'Histoire.

Que l'art, la créativité et les nouveaux moyens de communication trouvent des ressources nouvelles  pour transcender cette crise et surtout lutter contre ces tyrannies politiques et ces empires périclitants  qui risquent à cause de leur cynisme et leur avidité de mettre la planète à feu et à sang....

Autant demander la lune, n'est ce pas ? Alors forçons nos dirigeants à rêver avec nous !

 

Que la providence veille sur vous pour l’année à venir !


2009 : année maudite, tragique, sombre,

poétique  ?

Augmentez le volume de vos haut-parleurs et appréciez les vibrations du silence qui clotureront à la fois le superbe billet précédent d'Agathe, ce texte dérisoire et cette année 2008 dont les évènements ont enfin posé les vraies questions. Quelle meilleure fin pour exprimer nos espoirs, nos incertitudes et nos réponses ?

Pardon à tous d'avoir été un peu trop grave et peut être pompeux.

Pour une fois.

Musique Maestros !

Cui cui, le verbeux errant, burlesque  pathétique…


 

samedi, 27 décembre 2008

... LA SUITE INTERMINABLE

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Il aura fallu presque rien pour que tout s'enclenche. Des travaux d'entretien sur la rue Enrico Macias, un retard dû à un défaut de trésorerie (crise oblige), des embouteillages à répétition puis un commerçant excédé, un poissonnier, qui déverse ses huîtres, ses calamars, ses truites invendus sur le trottoir, des glissages, des bagarres, la police qui déraille...

La situation économico-sociale était le ferment idéal d'une telle dérive.

Malgré les messages rassurants de la ministre de l'économie, prédisant un rebond immédiat, malgré les appels à la responsabilité individuelle du porte-parole du gouvernement, fustigeant Internet et les nourrissons, malgré les enquêtes ultra rapides, les coupables déjà désignés, le désordre s'étendit en quelques heures.

Un déluge de violence s'abattit sur les villes et jusque dans nos campagnes.

(Ellipse)

Quelques carcasses de voitures et de poubelles finissent de brûler. Les trottoirs sont défoncés, jonchés de détritus. Les abribus penchent au milieu des bris de verre. Quelques armatures tordues forment des sculptures étranges au milieu des rues. Les magasins éventrés succèdent aux rideaux de fers baissés et taggués. Des édifices publics offrent à la vue, leurs façades dévastées aux fenêtres béantes.

Un paysage d’après guerre.

« La désolation » titrait un journal de référence depuis sa permanence de Moscou.

L'enchaînement de mouvements de grèves s’était transformé en révolte sanglante partout en Europe.

Les affrontements avaient duré longtemps.

Dès le début des événements, les grosses fortunes s’étaient expatriés avec biens et meubles précieux sous des latitudes plus accueillantes. L’Etat avait veillé à organiser la mise à l’abri de chacun d’eux.

Le gouvernement avait pris la fuite. L'Airforsouane présidentiel avait décollé très tôt le matin. La presse, depuis l'étranger, relevait cette phrase promise à la postérité : « Carla, prépare le vanity ! »

Le ministère de l'intérieur avait beau tenir, avec la plus grande clarté, une ligne de fermeté, n'hésitant pas à instaurer le couvre-feu, raflant les milieux de l'ultra gauche du pays de Bresse, la place Beauvau ne tarda pas à se vider. Un journaliste, réfugié à Palma de Majorque, soutint avoir aperçu la ministre (un reportage exclusif étant déjà prévu) venir se terrer dans la villa tunisienne d'un célèbre acteur français.

Depuis, les gens sont barricadés. Ils ont appris à se rationner. Les denrées de base commencent à manquer.

La télévision n'émet plus depuis longtemps, la presse ne sort plus, mais tout le monde s'en moque.

Personne, nulle part.

Le temps s’est arrêté.

A la Bastille, devant la colonne de Juillet, une estrade.

L'opposition s'organise. La révolte peut enfin se structurer et déboucher sur un renouveau politique. Des immeubles fument au loin mais quelque chose peut commencer ici, maintenant. L'estrade est pleine de bonne volonté, les visages sont graves et remplis de l'importance du moment. Le peuple s'est soulevé, le gouvernement a été renversé, c'est un tournant dans l'Histoire récente du pays.

La place est déserte.

La première secrétaire du parti socialiste parle dans le vide.

 

Une clameur, la foule arrive.

Micro et haut-parleurs ont été coupés.

Les autos-élus abandonnent la scène.

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Agathe

mercredi, 24 décembre 2008

peer - amygdales

 

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S'il est nécessaire d'observer des procédures de vérité, qu'en est-il du mensonge ? En fait, est-il pertinent d'opposer le mensonge à la vérité ? Ne faut-il pas mieux s'interroger sur le faux, sur sa prégnance et sa propagation ; ou de voir comment, au fond, pour asseoir un pouvoir - quel qu'il soit - il est indispensable de recruter des agents de falsification.

Un pouvoir, tout comme un savoir, se partage - bien que ce précepte soit allègrement nié par beaucoup, notamment les (im-)puissants. Comme la menace de représailles est à la mode, on se gardera cependant d'affirmer qu'ils devraient même, l'un et l'autre, se diffuser sans contrepartie. On voit l'intérêt immédiat, mais illusoire, de cette dénégation : "J'ai un pouvoir ; et celui qui voudra en bénéficier sera à ma botte". Mais, la chose la plus étrange concernant nos contemporains, c'est le résultat de cette logique, sur une grande échelle : détenir un pourtant bien maigre pouvoir permet de jouir de la servilité du plus grand nombre.

Dans les temps dits "modernes", il n'est même plus utile de définir le pouvoir dont il est question, tant celui-ci semble avoir effacé toutes ses autres formes possibles, des plus concrètes (armes) aux plus abstraites (entités supérieures). Un potentat, peu importe lequel (et lequel importe peu, après tout), va donc s'efforcer de distinguer parmi ses serviteurs, les plus doués, les plus convaincants et les plus malléables. Après une course de longue haleine au zèle, les plus "méritants" ainsi adoubés pourront à leur tour (avec ou non l'appui du seigneur) répéter le schéma à l'envi. Les esclaves "premiers" - du premier cercle - auront eux-mêmes leurs laquais, qui auront quant à eux leurs domestiques, qui auront leurs larbins, et ainsi de suite.

Mais, pour que cette structure tienne, il faut surtout que ce pouvoir soit légitimé, approuvé par le plus grand nombre ; en un mot : indiscutable. Du moins, difficilement discutable. Qu'arriverait-il donc si on commençait à contester le bien fondé de ce pouvoir ? L'édifice social s'effondrerait comme un château de cartes, après une simple flatulence. Par conséquent, il faut également trouver les moyens acceptables, au moins pour les plus crédules, de bouter tout ce qui pourrait ternir l'ordre symbolique : disqualifier toute - réelle - opposition.

Donc, il faut faire circuler la croyance - fort discutable, donc - du pouvoir en question, pour qu'elle soit suffisamment 'partagée' en nombre, en 'volume' (la formule de Josef GOEBBELS : "Répétez un mensonge assez fort et assez longtemps et les gens le croiront » est la plus éloquente à cet égard) de sorte que cette croyance fasse office de "vérité définitive". Ainsi, la tâche dévolue aux caniches sera de trouver les moyens les plus efficaces - des plus avouables aux plus malhonnêtes - pour établir cette croyance. Le mieux étant bien sûr de "combiner" tous les pouvoirs dont on dispose afin, d'une part, d'intimider les plus récalcitrants, et d'autre part, faire la démonstration, là aussi "indiscutable", de la force efficiente des pouvoirs qu'il s'agit de promouvoir.

En outre, il n'aura pas échappé aux maîtres qu'une relation minimale de confiance entre les êtres passe par l'échange de paroles (la communication) ou de biens (le commerce). L'un fait confiance à l'autre par un contrat tacite : "Ce que tu me dis se vérifie, tu es fiable." ou "Je te cède quelque chose, et, en retour, tu me cèdes autre chose." La relation de confiance naissant d'une validation réciproque. Pourtant, par un tour singulier, même lors que le pacte est ouvertement rompu, la véracité est absente, la mystification patente, la confiance, elle, demeure. A moins de douter là aussi des déclarations ou de leurs sources, il faut en conclure que la croyance est tellement persistante, que rien ne peut la dissiper. Et partant, que tout n'est donc pas si tragique, puisque la croyance... se matérialise !

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Donc, le chantier immédiat des laudateurs sera de consolider, par tous les moyens, le socle de la croyance idéologique du moment ; de faire en sorte que même les personnes extérieures au discours dominant, les moins concernées pour diverses raisons (dénuement extrême, religion autre, voire incrédulité totale) finissent eux-mêmes par y adhérer, à moins qu'elles préfèrent la persécution. Il va ensuite falloir aux adeptes, de préférence en concertation, créer un bain idéologique pour les candides, quitte à produire de la confusion (même pour eux). Bien que ce soit tout à fait secondaire, il reste à savoir qui du maître ou du laquais est le plus gogo des deux....

Le bain idéologique n'aura pour seul but, on l'aura deviné, de détourner l'attention sur la question principale de la consistance réelle du pouvoir fantasmatique. Donc, non pas questionner les fondements de ce pouvoir, et encore moins le remettre en cause, mais surtout - et c'est primordial - tergiverser sur tout, et sur rien, tant que cela assure son assise (ou, au moins, tant qu'on conserve sa place). Tourner le plus systématiquement "autour du pot", comme on dit communément, au risque de donner le tournis. Encore qu'il conviendra d'attirer beaucoup plus l'attention sur les spécialistes que le "pot" ! Ainsi trouvera-t-on des fayots encore plus zélés pour débattre sans discontinuer autour de sujets de "société" (autrefois dits "d'actualité"), en proposant en définitive une sorte de "satiété du spectacle".

Pour que ce manège tourne gaiement, il faut une chance inespérée. Et, alléluia ! le Saigneur parmi l'essieu - peut-être le moins dupe de tous - a une veine de cocu : ce ne sont pas les lèche-culs qui manquent. Mieux : on les siffle, ils accourent en nombre. Dès lors, on comprend mieux pourquoi le toutou-puissant préfère la protection de son (fragile) pouvoir plutôt que sa diffusion désintéressée. La télévision nous fournit quotidiennement un exemple parmi mille autres de cette "zélitude chorale", qui nous aura servis ici de sujets... de dissertation. On ne s'épanchera pas davantage : on en reste... sans voix !

 


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par Albin Didon

lundi, 22 décembre 2008

C'est ma crise, c'est ma très grande crise

Lorsqu'un peuple sera capable de bien choisir son leader,

il sera mûr pour comprendre qu'il n'en a plus besoin.

The big Somewhere

Robert TH. Humbley

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Avant la guerre, je veux dire la guerre contre le Roi de Prusse, le discours culpabilisant du pouvoir, c'était plutôt : "Tu es pauvre et faible parce que tu n'as pas assez adoré Dieu, parce que tu as péché. Dieu, dans son immense sagesse, a fait s'abattre sur toi et tes enfants guerres, famines, viols, pillages et épidémies. Mais rassure-toi, si tu te repens, ton Dieu ne t'oubliera pas quand tu le rejoindras dans son Royaume."

Et les pauvres continuaient de trimer sang et eau pour leurs prélats, leurs souverains ou leurs seigneurs.

Mais au moins, de temps en temps, ils se prenaient une vraie bouffée de colère et, comme ils n'avaient pas grand chose à perdre, ils foutaient allègrement tout en l'air avec une rage joyeuse et appliquée.

Aujourd'hui, les prêtres du Divin Marché ont un agenda beaucoup trop chargé pour avoir le temps de s'adresser directement à ceux qui n'ont rien. Ils prêchent par voix de presse, de radio et de télévision à des fidèles qui ont, au moins, les moyen d'acheter un journal, une radio ou une télévision – même parfois à écran plat (écrans plats qui, entre-nous soit dit, ont au moins le mérite de faire enfin coïncider le fond et la forme).

Et que nous disent-ils ?

"C'est ta crise, c'est ta très grande crise, Elle était inévitable, inéluctable et c'est toi, petit presque pauvre qui l'a provoquée en adorant le veau d'or du crédit à tout va, à tout prix, à tous taux, à tous risques ! Mais rassure-toi, fidèle disciple de la Con-Sommation (consomme et tu existeras) cette crise par toi survenue sera bénéfique. Comme la Sainte Apocalypse financière et économique va tout balayer pour qu'enfin, les justes d'entre les justes, ceux qui avaient su garder "du cash" (frère Minc-sic) rebâtissent sur les ruines de l'ancienne Sodome-city la Ghomorrapolis de demain, plus jeune, plus propre, plus hypertechnologisifiée, hyperflufinancierdifiée. En attendant, si tu veux garder ton job, tiens toi à carreau, passeque des comme toi, y en a 10 000 qui attendent devant ma porte tous les matins et, si tu ne veux pas perdre le peu que je t'ai laissé, confie-moi ton argent, confie-moi ton avenir professionnel, confie-moi l'avenir de tes enfants et de la planète et, surtout, LAISSE MOI RÉFORMER EN PAIX POUR LE BIEN DE CEUX QUI VALENT VRAIMENT QUELQUE CHOSE ! NOM D'UN PETIT BONHOMME (que je suis). C'est la CRISE, tu comprends, alors j'ai d'autres chats à nourrir plus importants que toi."

DSC_01770029manif.JPGOui, la crise a toujours bon dos. Et toujours le même, celui des moins armés, ployés sous le poids de l'injustice érigée en régulateur de l'unique organisation viable des sociètés humaines : The Divine Market. A croire que le capitaliste se fabrique régulièrement une bonne petite crise comme un bourgeois gros bouffeur se met à la diète une fois par an pour bien se nettoyer les conduits corporels avant de recommencer à baffrer comme quatre cents de ses employés. On fout tout en l'air et après, on reconstruit comme on l'entend. Notre vie, c'est leur cité de HLM en barres. On ne s'en occupe pas et, quand ça commence à craindre un peu trop, on rase, on se spécule la parcelle au passage et on rebâtit. En général du Bouygues ou du Vinci avec emplacement réservé pour Edouard L. grand mailleur du réseau social par le maxi-commerce de méga-proximité par voie d'automobiles à pétrole.

Le monde va mal, le système financier va mal, l'éducation va mal, la recherche va mal, la démocratie va mal, vous avez énervé cui-cui et, moi-même, je ne me sens pas très bien alors même que le système de santé, c'est de moins en moins ça.

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Alors, on fait quoi ? On attend en regardant le sablier de nos vies et de nos utopies glisser doucement vers le fond grain après grain? On regarde la télé pour s'assurer qu'il y en a toujours de plus malheureux que nous ? On s'essaye encore à acheter quelques trucs pour vérifier qu'on est bien vivants ?

Ou bien on fait comme les lycéens viennent de le faire, des mouvements "spontanés", sans leader identifié avec qui le pouvoir pourrait discuter pour endormir le mouvement ?

DSC_01020013manif.JPGImaginons un instant que tous ceux qui en ont ras le bol descendent une bonne fois dans la rue, sans motif particulier si ce n'est celui, chacun à son niveau, chacun pour ses raisons (emploi, gamin abattu par la police, sans-papier défenestré, baisse du pouvoir des chats, vulgarité du chef de l'état, suppressions de postes dans les lycées, procès d'intentions de nuire à l'Etat fait aux "ultra-gauchistes" planteurs de tomates du Limousin, privatisation de la poste, mal-logement, désir de paix, envie de rencontrer enfin du monde, SDF morts de froid, oeil pour oeil, doigt pour doigt dans le fondement du droit moral d'un journaliste… liste non-exhaustive à compléter dans les coms ) avec pour seule cohérence de ce "vastemouvementderevendication" que toutes ces révoltes ont lieu dans les coeurs au même moment, c'est a dire, à mon avis, à peu près quotidiennement et plusieurs fois par jour.

Pourquoi faudrait-il qu'il y ait un corporatisme de la révolte ? Pourquoi ne pourrait-on pas se révolter en même temps pour des raisons différentes ?

L'important n'est-il pas d'appliquer ce droit et ce devoir inaliénable du peuple : le devoir d'insurrection inscrit dans la Constitution du 24 Juin 1793, dite "constitution de l'an I":

"Article 33. - La résistance à l'oppression est la conséquence des autres Droits de l'homme.

Article 34. - Il y a oppression contre le corps social lorsqu'un seul de ses membres est opprimé. Il y a oppression contre chaque membre lorsque le corps social est opprimé.

Article 35. - Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs."

DSC_00230001manif.JPGArrêtons de croire que, parce que les flics de l'Etat y péta-paradent en roulant de la sirène et des mécaniques, la rue est à l'Etat qui voudrait bien nous la "prêter" pour aller faire nos courses et tous nos petits besoins de la vie quotidienne. LA RUE N'EST PAS A EUX, LA RUE EST À NOUS, IL EST TEMPS DE LA RENDRE A CEUX QUI Y SOUFFRENT, Y TRAVAILLENT, Y ESPÈRENT, Y DORMENT et Y CREVENT. Et, soit dit en passant, le Président de la République n'est jamais que notre employé, pas notre Président Directeur (de consciences) Général.

Le scandale politico-financier est aujourd'hui général, répondons-y par une grève tout aussi générale, bruyante, joyeuse, spontanée et incontrôlable.

Quelques exemples

-Chaque achat est un vote – faisons la grève des achats stupides, inutiles, polluants.

-Chaque vote est une compromission – faisons la grève des votes

-Les trains de la SNCF sont chers, jamais à l'heure, les tarifs sont aux limites de la légalité, les avions polluent en masse, les camps pour touristes au milieu de la misère sont une atteinte à la raison et une insulte à l'intelligence – faisons la grève des séjours/vacances débiles.

-La police outrepasse ses droits sur les citoyens et est inefficace en matière de prévention de la délinquance – faisons la grève de la présentation de papiers ou, mieux, portons plainte contre la police chaque fois qu'on est importuné par elle.

Liste non exhaustive non-plus. Toutes les idées sont les bienvenues en com.

 

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BOB

(Photos Yannick FORTIN)


vendredi, 19 décembre 2008

La fourmilière ou le paradis radieux qu’on nous promet, comme dit l’autre !

Avertissement aux personnes sensibles : ce billet est vulgaire, agressif voire pré révolutionnaire...

Figurez vous, mes chers copains Villageois, que j’ai entendu le discours d'un type, l’autre jour à la radio… Ce pantin nous faisait la morale en empruntant un discours surréaliste : " il nous fallait changer car nous étions figés dans notre immobilisme et nos conservatismes, " déclarait il en sous-entendant que nous étions un peuple de paresseux et de légumes !

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" Changez, changez, changez ! ", pérorait il du haut de sa tribune chauffée en direction des élèves de Polytechnique béats et conformistes à mourir (notre élite docile et bien pensante de demain ; quelle misère...) ! " Travaillez, travaillez, travaillez ! ", répondait en écho la même ridicule marionnette…

Le citoyen de 3ème zone, minable à l’esprit obtus que je suis, il serait malséant d'en disconvenir, a pris la mouche et s’est dit : "  Bon Dieu, mais ce petit paltoquet tiqueur, car il s'agissait bien de Nicolas Sarkozy, qui gouverne ce pays depuis un an et demi, qu’a t-il donc fait pour nous, pour moi depuis tout ce temps pour se permettre de nous parler ainsi ?

Depuis qu’il est au pouvoir, j’ai de plus en plus de mal à m’en sortir en travaillant dur à un âge ou la fatigue commence à meurtrir le corps… On paye de plus en plus chers les médicaments, les mutuelles viennent d’augmenter de 10 %, les factures d’EDF et GDF nous étranglent, les loyers et les prix de l'alimentaire flambent, je possède une voiture de 13 ans que je n’ai plus les moyens de changer, le gouvernement et les parlementaires veulent en plus  nous faire payer toujours davantage de taxes pour des tas de motifs futiles et pourtant je travaille de plus en plus (y compris le dimanche) pour un pouvoir d'achat de plus en plus restreint !

Et ce triste sire qui vient nous donner des leçons ?

Ce type qui se gave effrontément aux frais de la princesse avec son budget élyséen en augmentation logarithmique, cet homme qui possède à son service et à sa dévotion des centaines de collaborateurs zélés. Ce gugusse, né avec une cuiller d'argent dans la bouche, qu’on voit sans cesse à la télévision nous insulter en nous traitant de feignants, d'assistés, de profiteurs du système, d’intolérants, de sangsues !

fourmi rouge.jpgASSEZ ! CELA SUFFIT !

Citoyen Sarkozy, je sens que la population en a marre de tes remarques ! Il serait temps  d’en rabattre un peu car l’année 2009 risque de mal se terminer pour toi…

C’est le conseil d’un pauvre citoyen qui n’en peut plus de ton arrogance, de tes leçons à deux balles et de ta morgue, toi qui, du sommet de ta pyramide, te complait dans la soie et le luxe et le matérialisme ostentatoire…

Bouger pour dire qu’on bouge, mec, ce n’est pas faire des réformes, c’est pratiquer une sorte de danse de Saint Guy stérile, incantatoire et vaine !

Commence déjà par appliquer tes préceptes à toi-même ! Vis moins ostensiblement, rassemble le peuple au lieu de le diviser, applique de vraies réformes pour soulager les pauvres et les classes moyennes qui souffrent, sois un peu plus modeste et tâche de mériter une considération que tu as complètement perdue dans la population et surtout baisse les budgets qui concernent ton train de vie, montre toi peu dans les médias, ne roule pas trop des mécaniques, travaille moins tes discours et combats davantage l’injustice terrible qui commence à régner dans ce pays…

TOUJOURS PLUS de taxes, de cotisations, de réglements administratifs, de lois coercitives, de répression, d'interdits, de collusions entre les intérêts publics et privés et TOUJOURS MOINS de libertés, de responsabilités personnelles et de pouvoir d'achat : CAR S'IL S'AGIT LÀ DE LA SOCIÉTÉ DE RÉFORMES ET TOUT L'AVENIR QUE TU PROPOSES AUX FRANÇAIS, MON PETIT GARS, IL SERAIT JUDICIEUX POUR TOI DE PRÉPARER TES VALISES, EN TOUTE HÂTE, ET D'ENVISAGER À ENTAMER TA FUTURE CARRIÈRE D'AVOCAT NEW YORKAIS À 3.000.000 $ PAR AN...

Parce que... Avec ton bilan calamiteux pour le petit peuple, citoyen président, on ne saurait trop te conseiller d'adopter un profil bas...

Ah ! Ça ira !

Pour cette fois.

À bon entendeur…

Aujoud'hui : premier anniversaire du "Village des NRV". Une pensée pour Serval, José et Guy Birenbaum... Merci à tous ceux qui y ont contribué par leurs lectures, commentaires, billets. Pas de chiffres. Simplement : on essaiera de ne pas vous décevoir et de garder une certaine originalité et une liberté de ton sans pareille ! Merci à tous et particulièrement à la rédaction du site " 20 minutes" qui nous soutient avec tant d'abnégation et de générosité...

Cui cui, l’oiseau exaspéré, affreux, sale, méchant et mal élevé.

* Merci à JJM pour la photo.

 
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