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mercredi, 24 décembre 2008

peer - amygdales

 

sports_marathon.jpg

S'il est nécessaire d'observer des procédures de vérité, qu'en est-il du mensonge ? En fait, est-il pertinent d'opposer le mensonge à la vérité ? Ne faut-il pas mieux s'interroger sur le faux, sur sa prégnance et sa propagation ; ou de voir comment, au fond, pour asseoir un pouvoir - quel qu'il soit - il est indispensable de recruter des agents de falsification.

Un pouvoir, tout comme un savoir, se partage - bien que ce précepte soit allègrement nié par beaucoup, notamment les (im-)puissants. Comme la menace de représailles est à la mode, on se gardera cependant d'affirmer qu'ils devraient même, l'un et l'autre, se diffuser sans contrepartie. On voit l'intérêt immédiat, mais illusoire, de cette dénégation : "J'ai un pouvoir ; et celui qui voudra en bénéficier sera à ma botte". Mais, la chose la plus étrange concernant nos contemporains, c'est le résultat de cette logique, sur une grande échelle : détenir un pourtant bien maigre pouvoir permet de jouir de la servilité du plus grand nombre.

Dans les temps dits "modernes", il n'est même plus utile de définir le pouvoir dont il est question, tant celui-ci semble avoir effacé toutes ses autres formes possibles, des plus concrètes (armes) aux plus abstraites (entités supérieures). Un potentat, peu importe lequel (et lequel importe peu, après tout), va donc s'efforcer de distinguer parmi ses serviteurs, les plus doués, les plus convaincants et les plus malléables. Après une course de longue haleine au zèle, les plus "méritants" ainsi adoubés pourront à leur tour (avec ou non l'appui du seigneur) répéter le schéma à l'envi. Les esclaves "premiers" - du premier cercle - auront eux-mêmes leurs laquais, qui auront quant à eux leurs domestiques, qui auront leurs larbins, et ainsi de suite.

Mais, pour que cette structure tienne, il faut surtout que ce pouvoir soit légitimé, approuvé par le plus grand nombre ; en un mot : indiscutable. Du moins, difficilement discutable. Qu'arriverait-il donc si on commençait à contester le bien fondé de ce pouvoir ? L'édifice social s'effondrerait comme un château de cartes, après une simple flatulence. Par conséquent, il faut également trouver les moyens acceptables, au moins pour les plus crédules, de bouter tout ce qui pourrait ternir l'ordre symbolique : disqualifier toute - réelle - opposition.

Donc, il faut faire circuler la croyance - fort discutable, donc - du pouvoir en question, pour qu'elle soit suffisamment 'partagée' en nombre, en 'volume' (la formule de Josef GOEBBELS : "Répétez un mensonge assez fort et assez longtemps et les gens le croiront » est la plus éloquente à cet égard) de sorte que cette croyance fasse office de "vérité définitive". Ainsi, la tâche dévolue aux caniches sera de trouver les moyens les plus efficaces - des plus avouables aux plus malhonnêtes - pour établir cette croyance. Le mieux étant bien sûr de "combiner" tous les pouvoirs dont on dispose afin, d'une part, d'intimider les plus récalcitrants, et d'autre part, faire la démonstration, là aussi "indiscutable", de la force efficiente des pouvoirs qu'il s'agit de promouvoir.

En outre, il n'aura pas échappé aux maîtres qu'une relation minimale de confiance entre les êtres passe par l'échange de paroles (la communication) ou de biens (le commerce). L'un fait confiance à l'autre par un contrat tacite : "Ce que tu me dis se vérifie, tu es fiable." ou "Je te cède quelque chose, et, en retour, tu me cèdes autre chose." La relation de confiance naissant d'une validation réciproque. Pourtant, par un tour singulier, même lors que le pacte est ouvertement rompu, la véracité est absente, la mystification patente, la confiance, elle, demeure. A moins de douter là aussi des déclarations ou de leurs sources, il faut en conclure que la croyance est tellement persistante, que rien ne peut la dissiper. Et partant, que tout n'est donc pas si tragique, puisque la croyance... se matérialise !

Arton_Haricots-verts4.jpg

Donc, le chantier immédiat des laudateurs sera de consolider, par tous les moyens, le socle de la croyance idéologique du moment ; de faire en sorte que même les personnes extérieures au discours dominant, les moins concernées pour diverses raisons (dénuement extrême, religion autre, voire incrédulité totale) finissent eux-mêmes par y adhérer, à moins qu'elles préfèrent la persécution. Il va ensuite falloir aux adeptes, de préférence en concertation, créer un bain idéologique pour les candides, quitte à produire de la confusion (même pour eux). Bien que ce soit tout à fait secondaire, il reste à savoir qui du maître ou du laquais est le plus gogo des deux....

Le bain idéologique n'aura pour seul but, on l'aura deviné, de détourner l'attention sur la question principale de la consistance réelle du pouvoir fantasmatique. Donc, non pas questionner les fondements de ce pouvoir, et encore moins le remettre en cause, mais surtout - et c'est primordial - tergiverser sur tout, et sur rien, tant que cela assure son assise (ou, au moins, tant qu'on conserve sa place). Tourner le plus systématiquement "autour du pot", comme on dit communément, au risque de donner le tournis. Encore qu'il conviendra d'attirer beaucoup plus l'attention sur les spécialistes que le "pot" ! Ainsi trouvera-t-on des fayots encore plus zélés pour débattre sans discontinuer autour de sujets de "société" (autrefois dits "d'actualité"), en proposant en définitive une sorte de "satiété du spectacle".

Pour que ce manège tourne gaiement, il faut une chance inespérée. Et, alléluia ! le Saigneur parmi l'essieu - peut-être le moins dupe de tous - a une veine de cocu : ce ne sont pas les lèche-culs qui manquent. Mieux : on les siffle, ils accourent en nombre. Dès lors, on comprend mieux pourquoi le toutou-puissant préfère la protection de son (fragile) pouvoir plutôt que sa diffusion désintéressée. La télévision nous fournit quotidiennement un exemple parmi mille autres de cette "zélitude chorale", qui nous aura servis ici de sujets... de dissertation. On ne s'épanchera pas davantage : on en reste... sans voix !

 


Fotolia_120123_S.jpg

par Albin Didon

Commentaires

Dont acte.

Écrit par : urbain | mercredi, 24 décembre 2008 09:47

Merci M. Didon pour ce billet fort intéressant. Vous ne croyez donc pas au Père Noël. Et pourtant, quelque soit la forme qu'il revêt, Dieu, Président... Son premier pouvoir est de faire rêver en attendant une réalité pas envisagée ou envisageable ...

Écrit par : agathe | mercredi, 24 décembre 2008 10:24

Je suis pour le retour de l'esclavage légale et la fin de cette hypochrisie du libre arbitre et de la farce de la liberté des lumières.
Obligation pour le maître de fournir un logement décent, un minimum de soins et un peu de repos. Ceci présentant le double avantage de préserver la morale gauchiste basée sur la lutte des classes, sorte d'antagonisme eternelle et décrété de conflit permanent et stérile et l'utilitarisme capitaliste de l'entretien du capital productif.
Tiens en relisant ça ressemble au programme des communistes ça, surtout si on y ajoute l'interdiction de croire en dieu...
Cela aurait l'avantage de régler le problème des sans abris.

Écrit par : frère odm | mercredi, 24 décembre 2008 10:40

Nul doute que cet énième article, bien tourné, ne fait que rajouter à une ritournelle de pleurnicheries stériles qui n'aborde rien de l'essentiel, à savoir est-ce qu'il existe un ordre et une vérité intangible que nous avons le devoir de rechercher et de respecter (et non de nous y soumettre, comme le bêlent les moutons qui se croient libre et accessoirement les meubles gluants de sentiments niaiseux)

Écrit par : frère odm | mercredi, 24 décembre 2008 10:50

Encore un effort, Albin, et on parviendra peut-être à créer le tout premier mouvement politique depuis... le néolitique: Celui qui posera le problème nodal de l'humanité:

La dominance sociale.

Tant qu'aucun "politique" ne propose de contrôler la dominance sociale, on ne parle de rien. La solution serait pourtant simplissime!!!...

Plafonner les salaires et les avoirs.

Par exemple, plafonner, par la loi, les salaires mensuels à 10.000 euros et les fortunes personnelles à 5 millions d'euros. L'outil existe: Le service des impots. Simplement.

Non pas pour répartir les richesses (une simple conséquence latérale), mais pour abaisser le niveau de dominance sociale et ses conséquences logiques (rapacité sans limite, et incompétence de la haute noblesse de droit divin).

Le mensonge, la propagande, les hiérarchies dont tu parles ne sont que des effets, dont la racine est la dominance sociale.

Écrit par : Betov | mercredi, 24 décembre 2008 10:53

En me relisant je m'aperçois que la lutte des classes est encore trop compliquée à accepter comme concept pour les révolutionnaire emmplumés qui enflamment ce blog, avec talent certes, mais le talent du contorsionniste qui s'autofellationne sans imaginer qu'il réinventent la roue et qu'ils tournent sur eux même dans une révolution immobile, induite par l'individualisme non assumé qu'il porte sans le savoir, comme le chien la tique.

Écrit par : frère odm | mercredi, 24 décembre 2008 10:55

J'ai décidé de gracier Julien Coupat.
Merci.
Ecrit par : Jean-Charles Marchiani | mardi, 23 décembre 2008 17:58


Excellente décision de notre Président ! Le parcours remarquable de M. Marchiani, les services innombrables rendus tout au long de sa carrière à la France et aux français (Jean-Claude Kaufmann peut en témoigner) méritaient tout sauf l'acharnement judiciaire des juges vendus à la Franc-Maçonnerie. Le Préfet Marchiani, tout le monde le sait, fut sacrifié au nom des intérêts suprèmes de la Chiraquie, alors que son dossier était vide et les accusations contre lui dérisoires. J'entends déja les perroquets de l'Anti-France nous réciter les couplets sur la "République des copains et des coquins"... Ces médiocres ragochards ne comprennent pas que cette décision est reçue très favorablement par le pays réel qui voit l'un de ses authentiques héros ainsi réhabilité.

Quant aux Bonnie and Clide de l'ultra-gauche, c'est avec un grand ouf de soulagement que les français sains (environ 53% des français selon une étude datant de mai 2007) ont accueilli la décision de la Cour d'Appel de les maintenir en détention malgré les injonctions gauchistes du juge des libertés (pour les terroristes). La culpabilité de ces deux là ne fait désormais plus aucun doute, tant les preuves s'accumulent contre eux: d'abord leur localisation au Plateau de Millevaches, haut-lieu du chiraco-gauchisme, ensuite les écrits de Julien Coupable, révolutionnaires et appelant au génocide, et enfin le prénom bizarre de sa compagnonne d'arme (Yldune c'est quoi ça ?). Sans oublier, leur implication, confirmée par la police américaine, dans l'attaque du commissariat de police de Times Square. La France va pouvoir passer les fêtes de fin d'année dans la tranquilité, les terroristes ne s'attaqueront pas aux caténaires et à l'Unité Nationale. En tout cas pas ceux là.

Evidemment ces deux décisions, pourtant frappées au coin du bon sens, font déja s'étrangler d'indignation les pleurnichards gauchistes, les fous, les socialo-communistes, les gaullistes, les chiraquiens, les pédophiles, les drogués, les alcooliques et les islamistes, bref tout ceux qui constituent le gros du cortège de l'Anti-France. Leur colère ne fait que démontrer un peu plus la légitimité de ces décisions. Qu'ils crèvent, tous !

Sur ces excellentes paroles, je vous souhaite d'excellentes fêtes de Noël ou d'Hanouka.

Nota Bene : certaines personnes réfléchissent avec leurs pieds d'autres avec leur cul, ils expriment donc des pensées merdiques. Un peu de crotte sur ce blog en fin d'année peut porter bonheur.

Écrit par : Patrice Joyeux Noël | mercredi, 24 décembre 2008 11:00

C'est la guerre contre dieu qui est menée aujourd'hui et les massacres sont du coté de ses ennemis....
La guerre des civilisations est une guerre du monde moderne, que chacun ici critique sans le formuler par une contestation de ses conséquences, et le monde de la tradition.
Entre l'occident, fer de lance du monde moderne et l'orient qui détient les vestiges de la tradition perdue.
Cette guerre se déroule aussi sur notre sol et nombre de ses petits serviteur "inconscients" sont présents ici.
Les mêmes, d'ailleurs qui villipendent les serviles serviteurs du pouvoir.
Inutile de casser la maison si tu n'as pas les plans de ta prochaine cabane...
Et la révolution sociale annoncée et voulue par nos élites, et même provoquée ne servira que les plans de ceux qui tireront les marrons du feux...les mêmes qu'aujourd'hui
Aucune alchimie dans cette histoire, le plomb sera toujours du plomb.

Écrit par : frère odm | mercredi, 24 décembre 2008 11:10

Yep les nrvés, toujours de la qualité, de la diversité, etc, par ici!

allez pas de trève de noël!

http://kprodukt.blogspot.com/2008/12/pas-de-trve-de-nol.html

Écrit par : skalpa | mercredi, 24 décembre 2008 13:15

Bonjour les gens !

Juste une petite réaction ici sur le fil précédent ou Cui cui et Urbain ont jouté rugueusement. J'avoue que j'ai horreur des propos qui peuvent aller vers un anti-intellectualisme, même inconscient et cui cui, tu n'en est pas toujours très loin, attention !

De même ta dernière intervention sur le marketing est quasi disqualifiante, tant la comm est précisément le pilier de la pérennité du système (au travers de la l'absorption passive de l'information notamment). Alors, faut il utiliser les mêmes moyens pour arriver à une fin différente ? J'en doute...

En revanche, être entendu par le plus grand nombre est forcément utile, c'est pour cela que j'ai choisi le blog de Quatremer pour m'exprimer, à la fois pour son lectorat fourni et son objet européen.

Pour autant, je ne crois pas qu'on puisse changer la société sans demander un minimum d'effort de compréhension et de concentration. Quand j'ai envie de dire quelque chose, je le dis sans me soucier de savoir si c'est facile d'accès ou non, rigolo ou non. Je le dis à ma façon, point. Sinon on fait du Royal et on ne change que la forme.

Finalement, Urbain a raison dans le sens où la théorie est nécessaire, l'idéologie primordiale car sur elle repose la politique en tant qu'analyse et solution systémiques. Mais un changement de société ne se faisant pas sans qu'une majorité y soit acquise, il faut forcément des relais, des intermédiaires, des engrenages adaptés. Chacun de nous en est un, chacun à son niveau, chacun selon sa personnalité...

Le collectif messieurs, c'est savoir utiliser au mieux les individualités pour renforcer l'un et respecter les autres. C'est selon moi l'objectif d'une gauche qui s'assume.

Passez une bonne soirée quoi que vous fassiez ce soir !

Écrit par : Nicks | mercredi, 24 décembre 2008 13:36

Ecrit par : Nicks | mercredi, 24 décembre 2008 13:36

Détrompe toi, Nicks, toi que j'apprécie particulièrement.

Je ne suis pas contre l'intellectualisme, bien au contraire, mais contre cet intellectualisme marxisant, bourré de certitudes, terrorisant, ne laissant la place à rien d'autre, réfractaire à toute nouveauté.

Je ne suis ni populiste, ni poujadiste , ni le titi parisien caricatural et limité qu'imagine connement Urbain. Je suis épris de nouveautés politiques, de démocratie participative, de décentralisation des décisions, d'une justice sociale rigoureuse et je hais les idéologies pré-mâchées à la Urbain !

Honnêtement Nick, et je te réponds parce que c'est toi, mais qu'ai je donc (intellectuellement) de commun avec certaines personnes que je rencontre sur les marchés et qui sortent leurs banalités idéologiques à 3 balles ?

Pour moi, un type comme Urbain est un cureton dogmatique et moi, je bouffe du curé. L'idéologie et les religions ont entraînées trop de morts sur cette planète.

Voilà.

Pour plus de précisions tu peux aller voir le dernier comms du billet précédent.

Joyeux Noël à toi et sache, je te l'ai déjà dits que nous pensons sensiblement sur les problèmes sociétaux, la même chose...

@ Albin Didon

Je suis souvent d'accord avec vous. Très bon billet et vive la diversité et la tolérance ! Dommage que nos caractères s'accrochent...

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mercredi, 24 décembre 2008 14:17

Post scriptum :

Je serais absent 2 jours... Cause boulot.

Joyeux Noël à tous...

Et longue vie au village tel qu'il est. Je ne suis ni rancunier ni une victime expiatoire...

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mercredi, 24 décembre 2008 14:25

Ecrit par : urbain | mercredi, 24 décembre 2008 09:47

Dont acte.

- ...de résistance ?

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Ecrit par : agathe | mercredi, 24 décembre 2008 10:24

Merci Mlle A :-DDD

Très pertinente remarque sur le "rêve" et la "réalité" - ou ce qu'on appelle aussi la "vraie vie"...

Juste une critique sur la "mise en page" : j'aurais mis la photo 2 ci-dessus (les haricots verts qui débordent) au milieu du texte... Mieux : il faudrait la remplacer avec une photo de cassoulet :-DDD

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Ecrit par : frère odm | mercredi, 24 décembre 2008 10:40

"Je suis pour le retour de l'esclavage légal[e] et la fin de cette hypoc[h]risie du libre arbitre et de la farce de la liberté des lumières. [etc.]"
- Il y a sans doute là un bon di-agnosti[que]... mais peut-être pas la bonne solution...

+

[me 24 déc. 10:50]

"Nul doute que cet énième article, bien tourné,"
- Bon, c'est déjà ça !

"ne fait que rajouter à une ritournelle de pleurnicheries stériles"
- ?!!!

" [...] est-ce qu'il existe un ordre et une vérité intangible que nous avons le devoir de rechercher et de respecter [...]"
- Euh, c'est une "fuite"... pour le bac philo 2009 ?

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Ecrit par : Betov | mercredi, 24 décembre 2008 10:53

"[...] La dominance sociale"
- Mais, mais ?!!! il faut croire qu'il n'y a pas d' "intérêt" à résoudre le problème... Sinon, plutôt d'accord sur les principes posés. Mais, où sera le "rêve" (cf. comm 2 par Agathe) ?

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[re-] frère odm | me 24 déc. 10:55

"En me relisant je m'aperçois que la lutte des classes est encore trop compliquée à accepter comme concept pour les révolutionnaire emmplumés qui enflamment ce blog, avec talent certes, mais le talent du contorsionniste qui s'autofellationne sans imaginer qu'il[s] réinventent la roue et qu'ils tournent sur eux-même[s] dans une révolution immobile, induite par l'individualisme non assumé qu'il porte sans le savoir, comme le chien la tique."
- Là, vous vous êtes pas relu, dites ?

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Ecrit par : Jean-Charles Marchiani | mardi, 23 décembre 2008 17:58

"J'ai décidé de gr[â]cier Julien Coupat."
- Pour combien ???

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Ecrit par : Patrice Joyeux Noël | mercredi, 24 décembre 2008 11:00

- Pourquoi répondre ? En fait, vous avez tout dit : "[Nota Bene] certaines personnes réfléchissent avec leurs pieds d'autres avec leur cul, ils expriment donc des pensées merdiques. Un peu de crotte sur ce blog en fin d'année peut porter bonheur."

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Ecrit par : skalpa | mercredi, 24 décembre 2008 13:15

"[...] toujours de la qualité, de la diversité, etc, par ici !"
- Ah, ça ! la "diversité"...

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Ecrit par : Nicks | mercredi, 24 décembre 2008 13:36

- Bonjour.

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Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mercredi, 24 décembre 2008 14:25

"[...]Dommage que nos caractères s'accrochent..."
- Plutôt "tant mieux" : ça peut permettre de mieux avancer... en nous-mêmes.

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A tous : joyeuses fêtes... ahem !

Écrit par : albin - didon | mercredi, 24 décembre 2008 17:21

Ecrit par : albin - didon | mercredi, 24 décembre 2008 17:21

J'arrive un peu tard et je ne fais que passer... Pas le temps de lire les commentaires. Mais je tenais à souhaiter un joyeux réveillon de Noël à albin - didon, agathe, f, urbain, adrien, l'homme lisse, le meuble du coin, Cuix2, odm, et à tous les autres aussi !

Écrit par : Lord Nithorynque | mercredi, 24 décembre 2008 18:33

et nef?
joyeux noël à vous aussi

Écrit par : le meuble du coin | mercredi, 24 décembre 2008 18:35

Joyeux noël nythorynque...
J'ai trouvé un correcteur orthographique, didon doudou albin...
Je suis heureux...pour lui...il est enfin utile.

Écrit par : frère odm | mercredi, 24 décembre 2008 23:25

Joyeux noël à tous,
et une pensée particulière pour frère odm qui en ce moment est contraint de se taper tous les conduits de cheminée du département.
( et en plus il doit dire "ho, ho, ho" à chaque fois en arrivant en bas )

Écrit par : urbain | jeudi, 25 décembre 2008 01:09

pour mesurer l'ampleur de sa tâche et de son dévouement :
www.youtube.com/watch?v=zT6akoSCzpw&hl=fr

Écrit par : urbain | jeudi, 25 décembre 2008 01:13

un passage essentiel et de meilleure qualité :
fr.youtube.com/watch?v=-femhUSiomE&NR=1

Écrit par : urbain | jeudi, 25 décembre 2008 01:16

Merci Lord ;-))
Merci Albin ;-))
Merci Nicks ;-)) et à tous, de bons moments même si on ne fête pas...

Écrit par : agathe | jeudi, 25 décembre 2008 02:24

Un message fort du pape en ces temps de noël :

"1. Il y a tout d'abord l'affirmation qu'il vient à notre rencontre dès le début du récit de la création : on y parle de l'Esprit créateur qui plane sur les eaux, qui crée le monde et le renouvelle sans cesse.

La foi dans l'Esprit créateur est un contenu essentiel du Credo chrétien. Le fait que la matière contient en soi une structure mathématique, est pleine d'esprit, est le fondement sur lequel reposent les sciences de la nature modernes.

Ce n'est que parce que la nature est structurée de manière intelligente, que notre esprit est en mesure de l'interpréter et de la remodeler activement.

Le fait que cette structure intelligente provienne du même Esprit créateur, qui nous a donné à nous aussi l'esprit, comporte à la fois un devoir et une responsabilité. Dans la foi envers la création se trouve le fondement ultime de notre responsabilité envers la terre. Celle-ci n'est pas simplement notre propriété, que nous pouvons exploiter selon nos intérêts et nos désirs.

Elle est plutôt un don du Créateur qui en a dessiné les structures intrinsèques et qui nous a donné les signes d'orientation que nous devons suivre comme administrateurs de sa création.

Le fait que la terre, l'univers, reflètent l'Esprit créateur, signifie également que leurs structures rationnelles qui, au-delà de l'ordre mathématique, deviennent presque palpables dans l'expérimentation, contiennent en elles-mêmes également une orientation éthique.

L'Esprit qui les a façonnés, est plus que mathématique - c'est le Bien en personne qui, à travers le langage de la création, nous indique la route de la voie juste."

Écrit par : frère odm | jeudi, 25 décembre 2008 10:51

Le jour de noël la monstruosité des homme libres qui se disent la lumière nous prend à la gorge :

"Agée de 27 ans, la mère britannique a décidé de recourir à cette sélection génétique parce que la grand-mère, la mère et la sœur de son mari ont eu un cancer du sein.
Le bébé est issu d'un embryon présélectionné afin de s'assurer qu'il n'est pas porteur du gène BRCA , qui aurait accru de 50 à 80% ses risques de développer la maladie (Ap)

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20081223.OBS6998/future_naissance_du_1er_bebe_preselectionne_contre_le_c.html

Écrit par : frère odm | jeudi, 25 décembre 2008 10:55

joyeux noël à tous les nrv et à ceux qui les entourent !!!

Écrit par : ho ho ho !!! | jeudi, 25 décembre 2008 10:58

c'est le Bien en personne qui, à travers le langage de la création, nous indique la route de la voie juste."

Ecrit par : frère odm | jeudi, 25 décembre 2008 10:51

Ouais ça nous aide à trouver la voie, un peu comme dans "Le Lotus bleu" .

Écrit par : urbain | jeudi, 25 décembre 2008 11:14

Friedrich Nietzsche a dit un jour : « L'habileté n'est pas dans le fait d'organiser une fête, mais de trouver les personnes capables d'en tirer de la joie ».

Écrit par : frère odm | jeudi, 25 décembre 2008 11:58

Ecrit par : frère odm | jeudi, 25 décembre 2008 11:58

Toujours amusant de constater les usages "customisés" des saillies de ce grand hypocondriaque et singulièrement de voir des croyants catholiques le citer, lui qui conchiait par dessus tout les chrétiens et ... le socialisme ( pour lui c'était la même farine détestable et si néfaste à l'épanouissement du surhomme)!
mais c'est sans doute pas l'aphorisme dont il était le plus fier ...
( on dirait du soeur sourire )

Écrit par : urbain | jeudi, 25 décembre 2008 12:21

Nietzsche à la "fête" , avec copain et copine :
www.cinestatic.com/different_maps/uploaded_images/Nietzsche-Salome-756594.jpg
et sa photo préférée :
www.images-chapitre.com/ima2/big1/735/1629735.jpg
Lou Andréas s'est vite lassée ... ( en privé il était pas franchement "dionysiaque" , semble-t-il )

Écrit par : urbain | jeudi, 25 décembre 2008 12:40

Je te signale, très matérialiste libraire, que c'est Benoît himself, qui cite le moustachu !

Écrit par : frère odm | jeudi, 25 décembre 2008 13:03

Ecrit par : frère odm | jeudi, 25 décembre 2008 13:03

quod erat demonstrandum ...
( Tu ne pouvais pas mieux valider mon commentaire )

Écrit par : urbain | jeudi, 25 décembre 2008 13:13

Tu parles comme un alchimiste, gardien.
Mais avouons que ce Benoît est très taquin !

Écrit par : frère odm | jeudi, 25 décembre 2008 16:19

Clic

Écrit par : Intérim de Lord | jeudi, 25 décembre 2008 16:48

après la nouvelle d'intérim de Lord.. un peu mal venu.. mais bon.. HS//

blagounette de Noël

- riche idée que vous avez eu de passer ce week end loin du smog de Londres, mon cher Watson.
Je me sens déjà tout revigoré.

- Pfou, pff moi aussi pff, mon cher Holmes
- Le soir tombe , que diriez vous de dresser notre tente dans ce pré si accueillant,
mon cher Holmes ?
- Bon plan mon cher Watson.
- Une petite tasse de thé avant d'aller dormir Holmes ?
- Sans façon Watson, snif, snif
- Bonne nuit Holmes
- Bonne nuit Watson

Dans la nuit :
- Psssst!!! Watson!
- Uuuh? Que se passe t-il Holmes vous ne dormez pas ?
- Non Watson je regardais les étoiles et je voudrais savoir ce que vous en déduisez ?

- Euh... eh bien...euh... je me dis que sur ces milliards d'étoiles,
il est très probable qu'il existe des millions de soleil comme le nôtre, et qu'autour de ces soleils tournent surement des milliers de planètes semblables à la nôtre et que pourquoi pas,
sur plusieurs d'entre elles, la vie s'est développpée comme sur terre!
C'est même quasiment certain.
J'en déduis donc que contrairement à ce que pense la majeure partie de l'humanité, nous ne sommes pas le centre de la création,
et que nous sommes même peu de choses dans ce vaste univers!
Et vous Holmes, qu'en déduisez-vous ?

- Que vous êtes un con Watson,
on nous a piqué notre tente.

Écrit par : le meuble du coin | jeudi, 25 décembre 2008 18:02

N. Tapie sur la 2 en direct, ce voleur de millions se pavanent sur le service public, j'ai la gerbe...

Écrit par : frère odm | jeudi, 25 décembre 2008 20:53

B Tapie, of course...

Écrit par : frère odm | jeudi, 25 décembre 2008 20:54

Ecrit par : frère odm | jeudi, 25 décembre 2008 20:54

La société consacre "ses" modèles

Écrit par : agathe | jeudi, 25 décembre 2008 21:11

Si une bonne âme peut m'envoyer le lien de Brividi, suite à un changement, je l'ai perdu. Merci d'avance

Écrit par : agathe | jeudi, 25 décembre 2008 21:17

Ecrit par : frère odm | jeudi, 25 décembre 2008 20:53

Preuve que la télévision publique est à réformer.

Écrit par : Patrice Joyeux | jeudi, 25 décembre 2008 21:19

Ecrit par : frère odm | jeudi, 25 décembre 2008 20:53

Il est reçu à l'Élysée, preuve que le gouvernement s'assemble a ceux et protège ce à quoi il ressemble

Écrit par : agathe | jeudi, 25 décembre 2008 21:35

http://www.e24.fr/finance/banque/article37725.ece

Écrit par : agathe | jeudi, 25 décembre 2008 21:40

Et en plus je rigole (j'ai honte)....parcequ'il est bon acteur le nanard !

Écrit par : frère odm | jeudi, 25 décembre 2008 21:41

Ecrit par : frère odm | jeudi, 25 décembre 2008 21:41

Mais, c'est un très bon acteur...au quotidien... le nanard !

Écrit par : sarah7 | jeudi, 25 décembre 2008 22:41

Après les favellas, il faut se remettre de telles émotions

Écrit par : Chantons avec les enfants pauvres | jeudi, 25 décembre 2008 22:50

On voit que Noël est une date qui compte, ratzinger vient de s'apercevoir que la terre tourne, et autour du soleil encore.
Oui décidément, frère odm, la croyance n'est pas la science, mais si c'est une connaissance c'en est une qui prend "un certain temps" .

Écrit par : urbain | vendredi, 26 décembre 2008 10:02

Ecrit par : frère odm | jeudi, 25 décembre 2008 20:53

"N[anard] Tapie sur la 2 en direct [...], j'ai la gerbe..."

+

Ecrit par : agathe | jeudi, 25 décembre 2008 21:11

"La société consacre "ses" modèles."

+

Ecrit par : Patrice Joyeux | jeudi, 25 décembre 2008 21:19

"Preuve que la télévision publique est à réformer."

+

Ecrit par : agathe | jeudi, 25 décembre 2008 21:35

"Il est reçu à l'Élysée [...]"

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Ecrit par : frère odm | jeudi, 25 décembre 2008 21:41

"Et en plus je rigole (j'ai honte)..."

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- Preuve que la SOCIETE [son gouvernement] est à :
réformer | reformer | gerber | rire | pleurer...

Écrit par : water - proof | vendredi, 26 décembre 2008 10:05

Ecrit par : water - proof | vendredi, 26 décembre 2008 10:05

La réforme" Luther s'en est chargé, on a vu le résultat.
Ce dont il s'agit, encore et plus que jamais, c'est de changer plutôt que de se faire/laisser (é)changer ( processus déjà bien avancé ).

Écrit par : urbain | vendredi, 26 décembre 2008 10:13

"Ce dont il s'agit, encore et plus que jamais, c'est de changer plutôt que de se faire/laisser (é)changer ( processus déjà bien avancé )."

Ecrit par : urbain | vendredi, 26 décembre 2008 10:13

Oui, mais...

"En me relisant je m'aperçois que la lutte des classes est encore trop compliquée à accepter comme concept pour les révolutionnaire emmplumés qui enflamment ce blog, avec talent certes, mais le talent du contorsionniste qui s'autofellationne sans imaginer qu'il réinventent la roue et qu'ils tournent sur eux même dans une révolution immobile, induite par l'individualisme non assumé qu'il porte sans le savoir, comme le chien la tique."

Ecrit par : frère odm | mercredi, 24 décembre 2008 10:55

Écrit par : aporie ? | vendredi, 26 décembre 2008 11:30

"En me relisant je m'aperçois que la lutte des classes est encore trop compliquée à accepter comme concept pour les révolutionnaire emmplumés qui enflamment ce blog, avec talent certes, mais le talent du contorsionniste qui s'autofellationne sans imaginer qu'il réinventent la roue et qu'ils tournent sur eux même dans une révolution immobile, induite par l'individualisme non assumé qu'il porte sans le savoir, comme le chien la tique."

Ecrit par : frère odm | mercredi, 24 décembre 2008 10:55

+++++++++++++++

En grande forme ODM..clap clap clap

Écrit par : Pamela de Barres | vendredi, 26 décembre 2008 11:53

Ecrit par : Pamela de Barres | vendredi, 26 décembre 2008 11:53

Effectivement... ça veut presque dire quelque chose !!!!!

Écrit par : Jacques Derrida | vendredi, 26 décembre 2008 12:03

M. Kauffman est d'accord pour louer l'action de M. Marchiani. M. Kauffman aurait du se manifester dès lors que M. Marchiani était conduit en prison. Quel ingrat !

Écrit par : Chantons avec les otages | vendredi, 26 décembre 2008 12:38

Ecrit par : urbain | vendredi, 26 décembre 2008 10:02

En même temps Ratzinger a rappelé dans son discours urbi et orbi la division de l'humanité en deux genres, l'homme hétérosexuel et la femme hétérosexuelle. Il a donc encore des progrès à faire dans la lutte contre l'homophobie (si Dieu a créé l'homme à son image, il a aussi créé les homosexuels).

Écrit par : le chemin est encore long | vendredi, 26 décembre 2008 14:25

Quant à "s'apercevoir que la Terre tourne autour du Soleil", ce n'est pas avec les crédits alloués à la recherche par Sarkozy qu'on aurait fait admettre cette conclusion par l'Eglise
http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2008/12/24/cnrs-inserm-universites-un-bien-maigre-noel.html

Écrit par : et | vendredi, 26 décembre 2008 14:25

Le chemin est encore très long en effet pour les ratzinger, ben laden, et autres rabbins, mollahs, bonzes , chamanes, féticheurs , clergés de toutes chapelles et torquemada de tous poils : se passer de leurs fétiches, icones , cricifix, reliques, moulins à prières et autres oripeaux , comme de leurs béquilles conceptuelles en tous genres .
Cela dit , à en juger par son dernier commentaire on dirait que leur thuriféraire patenté a surtout pratiqué dernièrement les préconisations de carlos castaneda .

Écrit par : urbain | vendredi, 26 décembre 2008 14:44

Dans les temps dits "modernes", il n'est même plus utile de définir le pouvoir dont il est question, tant celui-ci semble avoir effacé toutes ses autres formes possibles, des plus concrètes (armes) aux plus abstraites (entités supérieures). Un potentat, peu importe lequel (et lequel importe peu, après tout), va donc s'efforcer de distinguer parmi ses serviteurs, les plus doués, les plus convaincants et les plus malléables. Après une course de longue haleine au zèle, les plus "méritants" ainsi adoubés pourront à leur tour (avec ou non l'appui du seigneur) répéter le schéma à l'envi. Les esclaves "premiers" - du premier cercle - auront eux-mêmes leurs laquais, qui auront quant à eux leurs domestiques, qui auront leurs larbins, et ainsi de suite.

@albin didon

http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/12/25/le-grand-meccano-de-nicolas-sarkozy_1135110_823448.html

Le Monde vous lit et vous copie.
Chapeau bas.

Écrit par : nef des fous | vendredi, 26 décembre 2008 17:35

clic

Écrit par : Interim de loooooord | vendredi, 26 décembre 2008 18:20

Une année de crises…

Le bloc-notes d'Ivan Rioufol.

D'abord, le meilleur : cette année de crises a relancé l'Europe. 2008 retiendra, des six mois de présidence de Nicolas Sarkozy, que l'Union a su dépasser son image de monstre technocratique et bien pensant pour apparaître, enfin, en défenseur des peuples et des nations. La capitale géorgienne serait tombée aux mains des Russes, cet été, si les 27 n'avaient pas fait front dans l'instant. Quant au plan de relance censé amortir le séisme financier, il avalise un protectionnisme qui relativise la prétendue «mondialisation heureuse».

Pour 2009, une conjonction de malaises sociaux et éducatifs se profile, dont la jeunesse pourrait être le porte-voix. À dire vrai, elle a des raisons de s'estimer bernée par une société qui s'endette sur son dos, la flatte pour mieux la tromper et l'abrutit de son matérialisme. Quand le chercheur Patrick Weill défend (dans Le Monde du 17 décembre) la suppression, pour les concours, des épreuves de culture générale et de langues vivantes parce qu'elles seraient «discriminantes», cette acceptation d'une déculturation revient à encourager une régression.

Ce renoncement à un savoir «élitiste et bourgeois» fait injure aux moins favorisés. Les textes scolaires de l'Allemagne nazie ou de l'Italie fasciste offraient un lexique et une syntaxe élémentaires, car un langage réduit empêche la réflexion au profit d'un prêt-à-penser. « Arrêtons de jouer avec l'éducation », disait l'autre jour le panneau d'un manifestant. Ceux-là, quand ils demandent davantage de professeurs et d'heures de cours, méritent souvent d'être entendus. Derrière les slogans ânonnés, il y a aussi des appels au secours.

L'exemple de la Grèce

L'acceptation d'une décadence, qui apparaît dans les propositions de réduction des sélections au seul savoir-faire, porte les pires scénarios. L'exemple de la Grèce, berceau de notre civilisation, serait-il la répétition d'affrontements redoutés ail­leurs ? «Les ados qui manifestent dans les rues d'Athènes sont les produits d'une éducation déficitaire», fait remarquer l'écrivain Takis Théodoropoulos dans Libération du 19 décembre. Ils ont mis le feu à la bibliothèque de l'école de droit, à la Bibliothèque nationale et au Musée archéologique d'Athènes. Ainsi font les totalitarismes.

Le danger est dans la récupération de ces jeunes. En Grèce, l'extrême gauche et ses encagoulés nihi­listes ont mené les assauts et incité à brûler les livres. Les émeutiers des cités françaises avaient aussi été poussés à mettre à sac des biblio­thèques et des écoles en 2005. Une semblable insurrection, généralisée à l'ensemble de la jeunesse, est un rêve caressé par les radicaux. Les lycéens leur laisseront-ils ce plaisir ? Urgent de les prévenir de l'instrumentalisation.

Mai en janvier ?

La gauche espère voir mai en janvier. Après avoir prédit un printemps brûlant à l'occasion du quarantième anniversaire des événements de 1968, elle croit à nouveau son heure venue grâce à la crise financière et économique, qui ­réserve d'autres brutalités. Gérard Aschieri (FSU) dit s'attendre « à une suite de mouvements dans l'éducation nationale » et à un mouvement social «remarquable» en janvier. Un appel à la grève est lancé pour le 29 janvier. Le parti d'Olivier Besancenot s'est rodé dans les dernières manifestations lycéennes particulièrement violentes. Une vingtaine de proviseurs ont été blessés. C'est sur ces braises que le PS veut souffler en espérant renouer avec le peuple. Les Français auraient-ils changé au point de se laisser manœuvrer par des boutefeux prêts à contourner la démocratie par la rue ? Rien n'est moins sûr.

Laisser croire, comme le fait la pensée moutonnière, que seul le pouvoir d'achat serait au centre des préoccupations des gens revient à s'aveugler sur le reste. Or la tension dépasse de simples préoccupations terre à terre, auxquelles le gouvernement devra bien sûr répondre. L'inquiétude collective tient à l'avenir de la nation elle-même. Comme le note Jean-Pierre Chevènement (Sénat, 1er décembre), «l'effacement de la France» est devenu un risque, notamment si devaient triompher les communautarismes et la perte du lien civique ; antichambre de la guerre civile». Les profanations de lieux de culte sont en cela de mauvais présages. Voilà le vrai défi à relever pour 2009.

Sursaut

S'il doit y avoir un sursaut, il doit apparaître notamment à travers une hiérarchie des réformes et une lucidité face aux menaces intérieures. L'école ne peut plus être cette priorité floue alors qu'elle est au centre de la cohésion sociale affaiblie. Les professeurs Daniel Lefeuvre et Michel Renard doivent être entendus quand ils écrivent : «Il faut admettre que l'islamisme est bien une idéologie de rupture avec la culture occidentale, avec l'identité nationale française» ( in «Faut-il avoir honte de l'identité nationale ?», Larousse). L'extrémisme de gauche partage d'ailleurs avec l'«islam révolutionnaire» de semblables ennemis qui les rapprochent.

Quant à l'effet Obama, qui aura monopolisé une partie de 2008, il ne peut être compris, comme il l'a été en France, comme une incitation à promouvoir des minorités parce qu'elles seraient noires ou arabes. Puisse 2009 donner davantage la parole à ceux et celles qui, comme Malek Boutih, Fadela Amara, Sihem Habchi, Bouchera Azzouz, Malika Benlarbi, etc., défendent la seule méritocratie républicaine et la fierté d'être français.

Bonne année ! Rendez-vous le 9 janvier.
.

Écrit par : Patrice Joyeux | vendredi, 26 décembre 2008 20:28

Insoutenables Rouffiolades. Slurp, slurp ...

Écrit par : Copié collé | vendredi, 26 décembre 2008 21:33

carlos castanéda, gardien de la modernité, est en effet d'une lecture à plusieurs degrés.

J'avoue que les fumeurs de pets y ont trouvé une liturgie rassurante.

Pour ma part j'y ai trouvé la trace d'un monde traditionnel qui me manque et qui nous manque.

C'est ainsi que la petite fumée n'a pas voulu de moi et que finalement elle ne m'est d'aucune utilité....

ce qui n'est pas le cas de l'esprit du raisin qui éveille en moi des visions prophétiques et la clarté de l'épice....

je te laisse Kant et descartes et je garde gigondas et Pic St loup, mon ami.

Écrit par : frère odm | vendredi, 26 décembre 2008 22:15

gardien de la modernité : urbain !

Écrit par : frère odm | vendredi, 26 décembre 2008 22:20

gardien de la modernité : c'est un emploi précaire et ingrat, les ignorant le classant comme un dinosaure, ce qui est une grave erreur.

Écrit par : frère odm | vendredi, 26 décembre 2008 22:22

Gaïa, mobilise tes titans pour en finir avec la communauté des deséspérés..... mais ils sont ici ?
Ils s'ignorent et ne connaissent pas leur nom ?
Que Dieu les garde !

Écrit par : frère odm | vendredi, 26 décembre 2008 22:25

L'ignorance de ce qu'on est, la croyance aveugle dans l'ordre décrété du monde et les bavardages incessants, dont les fondations ne sont que fumée, ne fait que fabriquer des impuissants tristes et malheureux.

Écrit par : frère odm | vendredi, 26 décembre 2008 22:35

je te laisse Kant et descartes et je garde gigondas et Pic St loup, mon ami.

Ecrit par : frère odm | vendredi, 26 décembre 2008 22:15

Je cède kant ( pas ma chopine de gigondas ) etje garde le reste qui n'est aucunement incompatible.

Écrit par : urbain | vendredi, 26 décembre 2008 23:17

"Comment faire publier ses élucubrations plus facilement dans une revue scientifique", par Claude Allègre : le best-seller de la rentrée !
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gfYWOc7NqpGVfXWngX5Hpz4qXeBg

Écrit par : bientôt dans toutes les bonnes librairies | samedi, 27 décembre 2008 02:20

Ecrit par : nef des fous | vendredi, 26 décembre 2008 17:35

"Le Monde vous lit et vous copie."
- Pas sûr. Ils ont pu me copier... sans me lire ! Sinon, le "meilleur" hommage serait plutôt :

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2008/12/27/le-pakistan-commemore-la-disparition-de-benazir-bhutto_1135660_3216.html#ens_id=1037718

Écrit par : rêve - errance | samedi, 27 décembre 2008 11:05

A Cui Cui et tous les pensionnaires du Village

Je vous souhaite un bon réveillon et surtout une bonne année 2009 avec pour chacune et chacun :

Paix

Santé

Argent

et du temps pour le dépenser.


Paz y Salud !
Salud y Pesetas (en euros ;0) !
Y tiempo para gastarlas !

Salutations arfiennes à toutes et tous.

Nous ne sommes pas (encore totalement) des numéros.

Zgur

Écrit par : Zgur | mercredi, 31 décembre 2008 20:11

 
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