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lundi, 22 décembre 2008

C'est ma crise, c'est ma très grande crise

Lorsqu'un peuple sera capable de bien choisir son leader,

il sera mûr pour comprendre qu'il n'en a plus besoin.

The big Somewhere

Robert TH. Humbley

drole.jpg

Avant la guerre, je veux dire la guerre contre le Roi de Prusse, le discours culpabilisant du pouvoir, c'était plutôt : "Tu es pauvre et faible parce que tu n'as pas assez adoré Dieu, parce que tu as péché. Dieu, dans son immense sagesse, a fait s'abattre sur toi et tes enfants guerres, famines, viols, pillages et épidémies. Mais rassure-toi, si tu te repens, ton Dieu ne t'oubliera pas quand tu le rejoindras dans son Royaume."

Et les pauvres continuaient de trimer sang et eau pour leurs prélats, leurs souverains ou leurs seigneurs.

Mais au moins, de temps en temps, ils se prenaient une vraie bouffée de colère et, comme ils n'avaient pas grand chose à perdre, ils foutaient allègrement tout en l'air avec une rage joyeuse et appliquée.

Aujourd'hui, les prêtres du Divin Marché ont un agenda beaucoup trop chargé pour avoir le temps de s'adresser directement à ceux qui n'ont rien. Ils prêchent par voix de presse, de radio et de télévision à des fidèles qui ont, au moins, les moyen d'acheter un journal, une radio ou une télévision – même parfois à écran plat (écrans plats qui, entre-nous soit dit, ont au moins le mérite de faire enfin coïncider le fond et la forme).

Et que nous disent-ils ?

"C'est ta crise, c'est ta très grande crise, Elle était inévitable, inéluctable et c'est toi, petit presque pauvre qui l'a provoquée en adorant le veau d'or du crédit à tout va, à tout prix, à tous taux, à tous risques ! Mais rassure-toi, fidèle disciple de la Con-Sommation (consomme et tu existeras) cette crise par toi survenue sera bénéfique. Comme la Sainte Apocalypse financière et économique va tout balayer pour qu'enfin, les justes d'entre les justes, ceux qui avaient su garder "du cash" (frère Minc-sic) rebâtissent sur les ruines de l'ancienne Sodome-city la Ghomorrapolis de demain, plus jeune, plus propre, plus hypertechnologisifiée, hyperflufinancierdifiée. En attendant, si tu veux garder ton job, tiens toi à carreau, passeque des comme toi, y en a 10 000 qui attendent devant ma porte tous les matins et, si tu ne veux pas perdre le peu que je t'ai laissé, confie-moi ton argent, confie-moi ton avenir professionnel, confie-moi l'avenir de tes enfants et de la planète et, surtout, LAISSE MOI RÉFORMER EN PAIX POUR LE BIEN DE CEUX QUI VALENT VRAIMENT QUELQUE CHOSE ! NOM D'UN PETIT BONHOMME (que je suis). C'est la CRISE, tu comprends, alors j'ai d'autres chats à nourrir plus importants que toi."

DSC_01770029manif.JPGOui, la crise a toujours bon dos. Et toujours le même, celui des moins armés, ployés sous le poids de l'injustice érigée en régulateur de l'unique organisation viable des sociètés humaines : The Divine Market. A croire que le capitaliste se fabrique régulièrement une bonne petite crise comme un bourgeois gros bouffeur se met à la diète une fois par an pour bien se nettoyer les conduits corporels avant de recommencer à baffrer comme quatre cents de ses employés. On fout tout en l'air et après, on reconstruit comme on l'entend. Notre vie, c'est leur cité de HLM en barres. On ne s'en occupe pas et, quand ça commence à craindre un peu trop, on rase, on se spécule la parcelle au passage et on rebâtit. En général du Bouygues ou du Vinci avec emplacement réservé pour Edouard L. grand mailleur du réseau social par le maxi-commerce de méga-proximité par voie d'automobiles à pétrole.

Le monde va mal, le système financier va mal, l'éducation va mal, la recherche va mal, la démocratie va mal, vous avez énervé cui-cui et, moi-même, je ne me sens pas très bien alors même que le système de santé, c'est de moins en moins ça.

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Alors, on fait quoi ? On attend en regardant le sablier de nos vies et de nos utopies glisser doucement vers le fond grain après grain? On regarde la télé pour s'assurer qu'il y en a toujours de plus malheureux que nous ? On s'essaye encore à acheter quelques trucs pour vérifier qu'on est bien vivants ?

Ou bien on fait comme les lycéens viennent de le faire, des mouvements "spontanés", sans leader identifié avec qui le pouvoir pourrait discuter pour endormir le mouvement ?

DSC_01020013manif.JPGImaginons un instant que tous ceux qui en ont ras le bol descendent une bonne fois dans la rue, sans motif particulier si ce n'est celui, chacun à son niveau, chacun pour ses raisons (emploi, gamin abattu par la police, sans-papier défenestré, baisse du pouvoir des chats, vulgarité du chef de l'état, suppressions de postes dans les lycées, procès d'intentions de nuire à l'Etat fait aux "ultra-gauchistes" planteurs de tomates du Limousin, privatisation de la poste, mal-logement, désir de paix, envie de rencontrer enfin du monde, SDF morts de froid, oeil pour oeil, doigt pour doigt dans le fondement du droit moral d'un journaliste… liste non-exhaustive à compléter dans les coms ) avec pour seule cohérence de ce "vastemouvementderevendication" que toutes ces révoltes ont lieu dans les coeurs au même moment, c'est a dire, à mon avis, à peu près quotidiennement et plusieurs fois par jour.

Pourquoi faudrait-il qu'il y ait un corporatisme de la révolte ? Pourquoi ne pourrait-on pas se révolter en même temps pour des raisons différentes ?

L'important n'est-il pas d'appliquer ce droit et ce devoir inaliénable du peuple : le devoir d'insurrection inscrit dans la Constitution du 24 Juin 1793, dite "constitution de l'an I":

"Article 33. - La résistance à l'oppression est la conséquence des autres Droits de l'homme.

Article 34. - Il y a oppression contre le corps social lorsqu'un seul de ses membres est opprimé. Il y a oppression contre chaque membre lorsque le corps social est opprimé.

Article 35. - Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs."

DSC_00230001manif.JPGArrêtons de croire que, parce que les flics de l'Etat y péta-paradent en roulant de la sirène et des mécaniques, la rue est à l'Etat qui voudrait bien nous la "prêter" pour aller faire nos courses et tous nos petits besoins de la vie quotidienne. LA RUE N'EST PAS A EUX, LA RUE EST À NOUS, IL EST TEMPS DE LA RENDRE A CEUX QUI Y SOUFFRENT, Y TRAVAILLENT, Y ESPÈRENT, Y DORMENT et Y CREVENT. Et, soit dit en passant, le Président de la République n'est jamais que notre employé, pas notre Président Directeur (de consciences) Général.

Le scandale politico-financier est aujourd'hui général, répondons-y par une grève tout aussi générale, bruyante, joyeuse, spontanée et incontrôlable.

Quelques exemples

-Chaque achat est un vote – faisons la grève des achats stupides, inutiles, polluants.

-Chaque vote est une compromission – faisons la grève des votes

-Les trains de la SNCF sont chers, jamais à l'heure, les tarifs sont aux limites de la légalité, les avions polluent en masse, les camps pour touristes au milieu de la misère sont une atteinte à la raison et une insulte à l'intelligence – faisons la grève des séjours/vacances débiles.

-La police outrepasse ses droits sur les citoyens et est inefficace en matière de prévention de la délinquance – faisons la grève de la présentation de papiers ou, mieux, portons plainte contre la police chaque fois qu'on est importuné par elle.

Liste non exhaustive non-plus. Toutes les idées sont les bienvenues en com.

 

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BOB

(Photos Yannick FORTIN)


Commentaires

Comme je te le disais, il y a peu, ça ne suffit pas et ça ne mène nulle part ....
Je citais de mémoire l'EDN ( au début des années 80 ) , je restitue le texte exact rappelant ce que nous apprend l'histoire :
"En fait les hommes ne se mettent jamais durablement en mouvement pour abattre une organisation sociale par simple détestation de ce qui existe : il faut que d’une manière ou d’une autre ils possèdent une conception positive de la vie qu’ils veulent vivre. C’est ce qu’a possédé l’ancien mouvement ouvrier révolutionnaire, surtout dans sa fraction anarchiste, qui est justement celle qui a mené le plus loin, lors de la révolution espagnole de 1936, la liquidation de l’ancien ordre des choses. Cette conception positive, les prolétaires peuvent bien sûr l’acquérir dans la lutte même, la communauté qui en est le moyen dessinant les contours du but. Mais encore faut-il que les valeurs pratiques ainsi produites se transmettent dans un langage autonome et s’unifient dans un projet historique.
"
Le positif , cette "conception positive de la vie qu'on veut vivre" ne se produit pas spontanément "dans le chaudron du négatif" ( le simple rejet ou déni, la négation de la négation ).
Ce dont le désenchantement ( vis à vis de l'insurrection pour l'insurrection) doit avoir au moins produit cela de "positif" : se construitre , d'abord, une idée de ce qu'il s'agit de faire .
Pour commencer bien se convaincre que :
autre chose est possible
autre chose que le libéralisme décomplexé de la droite classique ou le libéralisme mou de la droite complexée ( le PS)
quelque chose qui a à voir avec l'émancipation ( et non la "liberté" vidée de tout contenu ), et rien à voir avec la domination capitaliste du "marché".

Écrit par : urbain | lundi, 22 décembre 2008 09:09

la Nullitude au quotidien :

"Soupçonné d'abus de confiance, Julien Dray a déclaré, dans les colonnes du Parisien lundi 22 décembre, qu'"il n'est pas question de démissionner de (ses) responsabilités" au Parti socialiste.
"Je vais me mettre un peu en retrait et ne plus siéger pendant un certain temps au bureau national", affirme le député de l'Essonne. "Mais il est pour l'instant exclu que j'abandonne mes fonctions".
Julien Dray déplore, au passage, l'absence de soutien de Martine Aubry, premier secrétaire du Parti .
En revanche, il souligne le soutien qu'il a reçu, notamment, de l'ex-premier secrétaire du PS François Hollande et de la présidente de Poitou-Charentes Ségolène Royal."

"pas question de démissionner de mes responsabilités"
et,
"pour l'instant exclu que j'abandonne mes fonctions"
On notera ici les distinguo subtils, chers à la novlangue de bois ( comme chacun sait l'idiolecte de prédilection de la nullitude).

ça me rappelle un dessin de Chaval ou de Bosc, je ne sais plus, où on voyait un monsieur sur une dame, dans "la position du missionnaire" , le monsieur se redressant sur ses avant bras, très raide et demandant cérémonieusement à la dame :
"Madame permettez moi de me retirer" ....

Écrit par : urbain | lundi, 22 décembre 2008 09:22

Bob...

Voilà un vrai et superbe discours pré révolutionnaire, pas verbeux, pas théorique, pas dogmatique, comprhéensible, qui parle à chacun d'entre nous et nous interpelle directement.

Je crois qu'Internet est un instrument majeur pour, sinon renverser les injustice, du moins, insérer le doute dans les esprits les plus sectaires...

Encore bravo, Bob ! En complète symbiose avec ce que tu écris.

La diversité des pensées de chacun de ceux qui rédigent sur ce blog (commentateurs et billettistes) m'inonde de plaisir et de félicité...

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 22 décembre 2008 09:48

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2008/12/21/irak-que-va-devenir-le-lanceur-de-chaussures_1133869_3218.html

Écrit par : s(c)andale - à la cour | lundi, 22 décembre 2008 10:15

Hmmmmm...

Bob, ici ?

J'arrive, avant qu'il prenne contrôle de certaines âmes fragiles, et qu'il les pousse sur le chemin dangereux et subversif de l'ultra-gauche !

Diane, notez : je pars tout de suite pour un village nommé "village des NRV", Bob y a laissé des traces suspectes...

Écrit par : Dale Cooper | lundi, 22 décembre 2008 10:15

J'espère que Nicolas Princen surveille ce site qui, en cette période de fêtes de Noël et Hanouka, met gravement en péril l'Unité Nationale.

Écrit par : Patrice Joyeux | lundi, 22 décembre 2008 10:28

Si je reprends tes exemples, je pense pouvoir affirmer sans travestir la réalité que j'ai mis application les 3 premiers, depuis fort longtemps ( petite exception récente quant au vote, pour essayer d'éviter l'épiphanie bouffonne ) ,
et quant au dernier ( porter plainte contre la police) je n'ai jamais eu l'occasion de le faire jusqu'ici, mais ça viendra peut-être .

ça n'a pas changé grand chose au plan de l'ordre social et économique.

Ces petits prurits révolutionnaires se condamnent à des insurrections de pacotilles, du genre de tes exemples individuellement parfaitement fondés ( et appliqués pouer ce qui me concerne) mais véritablement sans conséquence, sans "consistance" par ce que sans "projet" fondé sur une "conception positive de la vie qu'on veut vivre" , qui puisse "se transmettre dans un langage autonome" pour "s’unifier dans un projet historique".

Le "spontanéisme" sous-jacent à ton billet : les masses savent "spontanément" ce qu'il faut faire, et s'auto-organisent par le biais d'une "intelligence collective", non seulement est démenti par l'histoire mais a déjà donné lieu à des "incarnations" que nous connaissons bien ... la GRCP ( Grande révolution Culturelle Prolétarienne) par exemple ...
Je me souviens des bémachamelle et couchemerde défilant sur le boulevard saint germain, en beuglant leurs slogans de "mao-spontex" ( maoïstes spontanéistes).
Or nous voyons bien , avec le recul, à quel point la "spontanéité" bien réelle des "masses" et leur sincérité pouvaient, même dans ce type de mouvement insurrectionnel, être instrumentalisées par ceux qui ont, parfaitement dessiné et théorisé, "un projet historique",
généralement très néfaste ....
Nous savons aussi que ces guignols ( béchamelle et couchemerde entre autres) sont "devenus ce qu'ils étaient" ... et que , espérons nous,, ... nous ne sommes pas.

Écrit par : urbain | lundi, 22 décembre 2008 10:35

"Cette conception positive, les prolétaires peuvent bien sûr l’acquérir dans la lutte même, la communauté qui en est le moyen dessinant les contours du but. Mais encore faut-il que les valeurs pratiques ainsi produites se transmettent dans un langage autonome et s’unifient dans un projet historique."

Ce serait alors quelque chose d'expérimental ; c'est du mouvement, du processus de liquidation de ce qui est (et qui n'est finalement rien) que se construirait la substance du "projet". Les nouvelles modalités de délibération, de confrontation des idées, les nouvelles formes s'extirperaient justement du mouvement visant à les instituer (car on ne part jamais de rien). Car dans l'état actuel des choses, le "projet" est paralysé, la possibilité d'une alternative semble anéantie, c'est le jeu de la domination d'unifier l'idéologie et de diviser les bras. Il n'y a pas de raison objective de penser que le moment stable (et contraignant et aliénant) actuel soit plus à même de produire une "conception positive" qu'un moment instable où nous serions condamnés à produire quelque chose. Une sorte, en somme, de structuration, dans l'action, du nihilisme ou de la négativité ou du rejet ou... qui en serait le déclenchement.

"Liste non exhaustive non-plus. Toutes les idées sont les bienvenues en com."

Il y a les idées de "crise" mais aussi ce qui se fait au quotidien (considérant alors le quotidien comme une crise renouvelée), cette sorte de "discipline" individuelle qui dure et fait d'une vie un moment de résistance (et de création).

Écrit par : f | lundi, 22 décembre 2008 10:47

Les trompettes de Jerricho sonneraient-elle au loin ?

Pas sans Dieu.....

Fais-toi des trompettes étirées si tu es prêtre; bien plus, puisque tu es prêtre - car tu es devenu une race royale et un sacerdoce saint - fais-toi des trompettes étirées en les tirant de l’Ecriture. Tire de là tes pensées, tire de là tes paroles… Fais résonner ces trompettes, c’est-à-dire fais résonner les psaumes, les hymnes et les cantiques spirituels, fais résonner les symbolismes des prophètes, les mystères de la loi et la doctrine des apôtres. Si telles sont les trompettes que tu fais résonner, si tu fais sept fois le tour de la ville avec l’arche d’alliance,… si tu fais jaillir de toi-même un choeur harmonieux d’acclamations joyeuses,… si tout en toi s’harmonise et s’accorde, jette des cris de joie, car pour toi le monde est détruit et abattu…"

Écrit par : frère odm | lundi, 22 décembre 2008 12:10

Les trompettes de Jericho sonneraient-elles au loin ?

Car à force de tuer Dieu c'est le diable que cette révolution installera au pouvoir.

Des émeutiers sanguinaires prêts à se jeter dans les bras du démon, voila 2009, année de désespérance.

Écrit par : frère odm | lundi, 22 décembre 2008 12:15

Ecrit par : frère odm | lundi, 22 décembre 2008 12:10

Comme toujours avec frère odm il s'agit plus de résonner que de raisonner ...
Mon vieux prof de français disait assez souvent à sa classe ( avec juste raison) vous raisonnez ... comme des tambours ( en l'occurrence comme une trompette).

Comme méthode révolutionnaire ça vaut l'alchimie .

Écrit par : urbain | lundi, 22 décembre 2008 12:18

les trompettes de Gerry Ko
http://www.youtube.com/watch?v=5_uN4fluUxk
:-D

Écrit par : la chanson du lundi | lundi, 22 décembre 2008 12:20

Des émeutiers sanguinaires prêts à se jeter dans les bras du démon, voila 2009, année de désespérance.
Ecrit par : frère odm | lundi, 22 décembre 2008 12:15

Tu parles...

Écrit par : Patrice Joyeux | lundi, 22 décembre 2008 12:21

Premier mauvais point pour Tonton Barack, l'invitation d'un pasteur antisémite à sa cérémonie d'investiture... Barbara Streisand est furieuse, Louis Farrakhan (un ami d'Obama) jubile.

http://www.rue89.com/campagnes-damerique/2008/12/21/investiture-dobama-le-pasteur-rick-warren-serait-malvenu

Écrit par : Patrice Joyeux | lundi, 22 décembre 2008 12:30

Hé odm, si tu veux de l'espoir, commence donc par défendre 52 dimanches chômés!

Écrit par : 52 | lundi, 22 décembre 2008 12:53

Ecrit par : Patrice Joyeux | lundi, 22 décembre 2008 12:30
Ah don? Barbie Streisand est furieuse? En effet, c'est fâcheux, ça, grincheux!

Écrit par : etrun | lundi, 22 décembre 2008 12:57

Ecrit par : la chanson du lundi | lundi, 22 décembre 2008 12:20

et celle-là ? ;-D

http://fr.youtube.com/watch?v=xsyDnDL3r0E

Écrit par : autre chanson du lundi | lundi, 22 décembre 2008 13:05

Au fait, une correction please: la constit, elle est de 1793, pas de 1993...

Écrit par : etrun | lundi, 22 décembre 2008 13:05

Attention, attention: Jack London, l'auteur de l'Appel de la forêt,était un complice de l'ultra gauche.

Écrit par : etrun | lundi, 22 décembre 2008 13:37

Attention, attention: la préface est de....Jack Lang!

Écrit par : etrun | lundi, 22 décembre 2008 13:51

Mouarf... On pourrait presque le croire sincère, Lefebvre...

«La présomption d’innocence, ça compte. Il n’est pas très agréable de voir ce déchaînement aujourd’hui sur Julien Dray alors même que personne ne connaît la réalité et que des juges font leur travail», a déclaré Frédéric Lefebvre à l’issue d’un point presse de son parti.

Écrit par : Swatch | lundi, 22 décembre 2008 14:20

L'article le plus drôle de ce début de semaine :

www.lefigaro.fr/economie/2008/12/22/04001-20081222ARTFIG00239-les-heures-amortisseur-inattendu-de-la-crise-.php

Écrit par : Martine sauve la France | lundi, 22 décembre 2008 15:00

"les masses savent "spontanément" ce qu'il faut faire, et s'auto-organisent par le biais d'une "intelligence collective"

Bien-sûr que non. On sait que, pour résumer, "la révolution commence par l'organisation" (finalement : il faut que la société change pour pouvoir changer la société). On voit bien, hélas, que la crise actuelle (et notamment dans son apogée médiatique dite "crise financière"), par un défaut de structuration théorique (entre autres), n'a pas donné grand chose, si ce n'est cette idiotie de "moralisation". Moraliser, le truc "radical" partagé par tous.
[Récemment, un débat sur France Cul à propos du "peut-on moraliser le capitalisme ?" a vite montré les limites de la question, non du point de vue des intervenants mais juste par le vide et le consensus mollasson du débat.]
Mais, nous ne pouvons pas faire l'impasse sur les possibilités de structuration dans le mouvement-même. Ca ne pourrait passer que par les "nouveaux" moyens de communication, par l'appropriation des vecteurs médiatiques, par la délibération en des lieux multiples. Il y a autant à éviter la violence informe que la récupération par des formes équivalentes.

Écrit par : f | lundi, 22 décembre 2008 15:25

Ecrit par : Martine sauve la France | lundi, 22 décembre 2008 15:00

Merci, sans vous je n'aurais peut-être pas lu cet article du Figarooooooo

Écrit par : (ne pas confondre) la chanson du lundi avec la deuxième chanson du lundi ni le pacha coi avec le chépakoi | lundi, 22 décembre 2008 15:31

De rien, M. Fondre.

Je ne crois pas vous avoir vu, hier...

http://www.globalorgasm.org/

Écrit par : Mme Bry | lundi, 22 décembre 2008 15:50

Je portais un masque

Écrit par : M. Fondre | lundi, 22 décembre 2008 16:11

Rien de plus con qu'une grève du moindre vote.

Écrit par : Fran | lundi, 22 décembre 2008 16:15

Globalorgasm, c'est bien beau, mais les femmes préfèrent le chocolat
http://www.rue89.com/rue69/2008/12/21/plaisir-41-des-femmes-preferent-le-chocolat-au-sexe

Écrit par : (ne pas confondre) | lundi, 22 décembre 2008 16:20

"des-femmes-preferent-le-chocolat-au-sexe"

Il y a comme une amphibologie...

Pour ma part, je préfère le chocolat aux noisettes...

Écrit par : M. Squik | lundi, 22 décembre 2008 16:28

Ecrit par : M. Squik | lundi, 22 décembre 2008 16:28

Ma saveur préférée, définitivement c'est le chocolat à la Carole Laure
http://www.tar.hu/filmtortenet/SweetMovie06Choco.jpg

Écrit par : M. Rynque | lundi, 22 décembre 2008 16:35

Hé hé !!!

Ça va pleurer dans les cités : Barack Obama, la nouvelle idole et coqueluche des quartiers va faire mieux que le sinistre Bush !

D'ici la fin de l'été, 30.000 GIs vont être envoyés en Afghanistan.

Les images artificielles et autres fausses iconographie que les NRV combattent et décryptent sans cesse se révèlent toujours évidemment truquées.

http://tinyurl.com/7tw74h

j'avais dit au début de l'élection d'Obama :"ne boudons pas notre plaisir" mais il n'est pas dit qu'un Obama ne mène une politique très proche d'un Bush, vu les soutiens financiers qu'il a reçu durant sa campagne électorale de la part des complexes militaro industriels..."

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 22 décembre 2008 17:50

Repiqué de Sud Ouest sur contre-info:
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2430

Emmanuel Todd : « l’instabilité sociale va s’aggraver »




Frank De Bondt s’entretient avec Emmanuel Todd pour Sud-Ouest, 14 décembre 2008

Dans quel état l’Europe sortira-t-elle d’une crise économique dont chacun pense qu’elle s’aggravera en 2009 ?

Devant la possibilité d’un effondrement des échanges mondiaux, la situation de l’Europe est moins catastrophique que celle des États-Unis ou de la Chine, parce que son commerce extérieur reste relativement équilibré, grâce notamment à la puissance exportatrice de l’Allemagne. À l’inverse, l’économie américaine est massivement déficitaire. Si les échanges s’arrêtaient, le niveau de vie américain chuterait de 20 %. Quant à la Chine, elle ferait un grand bond en arrière. L’Europe est redevenue, depuis l’implosion de l’industrie américaine, le centre de gravité industriel et technologique de la planète. En raison des forces productives dont elle dispose.

L’Europe aurait donc moins besoin d’être protégée que les États-Unis ?

Ce n’est pas ce que je veux dire. Si on pense à l’effet du libre-échange sur les divers pays, il est clair que la première grande victime a été l’économie américaine, qui subit le choc de la concurrence européenne, japonaise et maintenant chinoise. L’industrie européenne n’a pas été détruite, mais le libre-échange a mis la pression sur les salaires, provoqué des délocalisations et tiré le niveau de vie vers le bas. Toutefois, l’Europe est à un stade de détérioration beaucoup moins avancé que les États-Unis.

Comment analysez-vous les réponses politiques en Europe pour faire face à la crise actuelle ?

La crise actuelle n’est pas seulement la conséquence de la crise des subprimes, elle a commencé au moment où le niveau de vie avait déjà baissé partout en Europe. N’inversons pas les choses. Les dirigeants occidentaux refusent cependant de voir que c’est la diminution du pouvoir d’achat et de la demande qui a conduit à la crise. En réinjectant de l’argent, comme ils le font aujourd’hui, les gouvernements remettent en marche la machine à délocaliser et à tirer les salaires vers le bas. La politique de Gordon Brown au Royaume-Uni consistant à relancer la consommation est absurde, car ses effets seront temporaires. Quant aux Allemands, qui comptent exclusivement sur la demande extérieure, ils n’ont rien compris. Finalement, chaque pays européen montre son tempérament. Les Anglais parient sur le crédit et l’endettement. Les Français sont dans une sorte de néo-gaullisme de l’investissement. Et les Allemands sont dans la rigidité et le refus de renforcer la demande intérieure. Si ces divergences nationales empêchent une action commune réfléchie, cela va peut-être conduire les pays européens à envisager enfin une remise en question du libre-échange et à comprendre que seul un protectionnisme à l’échelle continentale pourra faire remonter les salaires et la demande. Encore faut-il pour cela que la France et l’Allemagne s’entendent, ce que ne semble pas avoir compris Nicolas Sarkozy, responsable de la brouille entre nos deux pays.

Après les émeutes déclenchées par les jeunes Grecs, doit-on s’attendre à une mobilisation de la jeunesse en France, où le malaise est perceptible, et peut-être à des affrontements sociaux de grande ampleur dans toute l’Europe ?

Il est difficile de généraliser. Les réactions à la crise ne seront pas les mêmes partout. En France, le libre-échange ne profite plus, depuis une dizaine d’années, qu’à une toute petite fraction de la population. L’appauvrissement a gagné une large majorité de citoyens. Or, le système éducatif produit 33 % de bacheliers par an dans une génération. Est en train de se créer une vaste classe moyenne supérieure par l’éducation mais avec des revenus en pleine érosion. Ce sont les jeunes diplômés sacrifiés par le système économique. Cette situation ne peut mener qu’à des troubles sociaux et politiques. Tant que les classes populaires étaient les seules à souffrir du libre-échange, les systèmes sociaux étaient stables. Maintenant que les classes moyennes commencent à en pâtir, l’instabilité sociale va s’aggraver.

Nous ne sommes, certes, pas en 1929, mais la leçon de cette crise historique est que tous les pays n’avaient pas réagi de la même manière. La France a eu le Front populaire. Les États-Unis, le New Deal. L’Angleterre, un conservatisme mou. Et l’Allemagne, le nazisme. Les tempéraments nationaux restent très différents. En ce qui concerne la France, une résurgence des conflits de classes est probable. Ailleurs, je ne sais pas. Comment réagiront l’Italie et l’Allemagne, qui souffrent également ?

Une dérive autoritaire est-elle à redouter ?

Nous assistons aujourd’hui, en France, à une course de vitesse entre la remontée d’une vraie gauche (ce qui se passe au Parti socialiste est très intéressant) et une tentation autoritaire à droite. Les signes sont clairs. Le paradoxe du sarkozysme, c’est une grande agitation doublée d’un autoritarisme naturel. Il faut prendre très au sérieux les bavures policières, l’obsession du sécuritaire, la mise en tutelle de l’audiovisuel, y compris par l’intermédiaire du propriétaire de TF1. Lorsque l’État se met à servir directement les intérêts des grands groupes privés, cela rappelle de bien mauvais souvenirs. Et arrêtons de penser que le retour de l’État est lié à la gauche. L’État fort au service du capital, c’est le fascisme.

Cela dit, restons raisonnables : la France a une vraie culture libérale qui la met à l’abri du fascisme. Le pire qu’elle ait produit, ce sont les divers régimes bonapartistes. La forme française classique de l’autoritarisme de droite est une dictature non fasciste. Mais après tout, Nicolas Sarkozy a été élu à cause de la peur et de l’insécurité, il pourrait, demain, être tenté de profiter d’une flambée de violence.

Y a-t-il un risque, en Europe, de retour des nationalismes ?

Je n’y crois pas. On pourrait évidemment le craindre à cause de la création, chez nous, d’un ministère du Blablabla et de l’Identité nationale, ainsi que du discours officiel sur la fierté d’être français. Mais je le ressens plutôt comme un nationalisme parodique. La réalité est que nous sommes dans un vide de croyance collective. L’ultra-individualisme dominant ne laisse pas d’espace au véritable sentiment national. Le risque n’est pas dans le retour du nationalisme mais plutôt dans l’émergence de l’État « monstre froid ». C’est-à-dire de l’État en tant que système de pouvoir pur.

D’ailleurs, le déficit de sentiment national dans les classes supérieures fait partie du problème actuel caractérisé par l’irresponsabilité sociale des élites. Un pays qui accepte le libre-échange, les délocalisations et l’ouverture aveugle des frontières n’est pas menacé de nationalisme.

Écrit par : Marcel Heureux | lundi, 22 décembre 2008 18:10

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 22 décembre 2008 17:50

la france a été si heureuse de l'élection d'Obama!!!!!
eh bé lui aussi.. c'est marrant!.. et même qu'il a dit..
"and where we are met with cynicism and doubts and those who tell us that we can't, we will respond with that timeless creed that sums up the spirit of a people: Yes, we can.
Thank you. God bless you. And may God bless the United States of America"
http://www.dailymotion.com/video/k1LWNWF8M2dPsxPuA2

c'est bête hein!! Dieu ne bénit que l'Amérique.. les autres pays du Monde il s'en fout Dieu.. c'est bizarre!

Écrit par : le meuble du coin | lundi, 22 décembre 2008 19:00

Ecrit par : le meuble du coin | lundi, 22 décembre 2008 19:00

Merci de respecter Dieu.

Écrit par : Patrice Joyeux | lundi, 22 décembre 2008 19:03

Cela dit, restons raisonnables : la France a une vraie culture libérale qui la met à l’abri du fascisme.
Ecrit par : Marcel Heureux | lundi, 22 décembre 2008 18:10

Attaque sournoise contre les anti-libéraux (je croyais que Todd en faisait partie ?) !

Écrit par : Patrice Joyeux | lundi, 22 décembre 2008 19:09

Ecrit par : Patrice Joyeux | lundi, 22 décembre 2008 19:03

Dieu est le créateur.. c'est à ce titre qu'on le respecte
moi en tant que meuble du coin.. je respecte l'Homme.. Dieu connais pas

Écrit par : le meuble du coin | lundi, 22 décembre 2008 20:29

Ecrit par : f | lundi, 22 décembre 2008 15:25

Tout à fait symptomatique en effet du remplacement des catégories de la politique par des catégories "morales" ( cf. badiou chez Tropiques) .
mais ça date pas d'hier et nos inénarrables nouveaux philosophes ( de Guxmanne à onfraye en passant par béchamelle, Con de sponville, ferry et compagnie ) n'y sont pas pour rien.
Comme on peut maintenant cruellement le constater, avec ces catégories là ( morales) on ne pense ... rien, et naturellement une ineptie comme la "moralisation" du capitalisme est le genre de travail de Sisyphe que vont con-sciencieusement se coltiner nos élites de la droite ( complexée et décomplexée aussi bien) , et ça va les occuper ... un certain temps, dans une nullitude profonde et continuée.

Écrit par : urbain | lundi, 22 décembre 2008 20:52

HS / "L'étrange défaite du dimanche", un texte joliment écrit par Daniel Schneidermann dans Libé ce matin
http://www.liberation.fr/medias/0101307182-l-etrange-defaite-du-dimanche

Écrit par : revue de presque | lundi, 22 décembre 2008 20:55

Ecrit par : le meuble du coin | lundi, 22 décembre 2008 20:29

Rien à respecter dans ce concept profondément néfaste , de toute l'histoire de l'humanité et surtout dans les pratiques (religieuses) dans lesquelles il a été instrumentalisé.
En revanche le sentiment ( illusoire mais sincèrement) généreux qu'il a pu inspirer à certains et leur conduite en rapport, ont pu occasionnellement être respectables.

Écrit par : urbain | lundi, 22 décembre 2008 20:58

Ecrit par : revue de presque | lundi, 22 décembre 2008 20:55

C'est beau comme du joffrin !
(tous des rats et celui-là est un des pires)

Écrit par : urbain | lundi, 22 décembre 2008 21:00

mais ça date pas d'hier et nos inénarrables nouveaux philosophes ( de Guxmanne à onfraye en passant par béchamelle, Con de sponville, ferry et compagnie )
Ecrit par : urbain | lundi, 22 décembre 2008 20:52

Mais mon pauvre Urbain... Si tu savais comme la France d'en bas, du milieu bas et du milieu haut, s'en branle de ces "pseudos philosophes" ! Ils ne lisent rien alors lire ou écouter un philosophe !...
Tu me navres mon cher Urbain : ta naïveté est incommensurable. Ton intellectualisme est un bandeau opaque qui te comprime les yeux. Le combat est ailleurs.

Tu ne comprends rien à la rue, rien à Internet, rien aux Français moyens... Marx, Debord, Badiou,et même ces cons de Ferry et Béchamel sont de vieux ossements pourris enfouis dans l'humus.

Atterrissez les mecs ! 2009 nous attend ! y a du taf !

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 22 décembre 2008 21:10

Quand comprendras tu qu'un billet de toi comme "Clairvoyance" est plus lu que le nombre de bouquins que tu vends en une semaine ou en 15 jours (au moins) ?

Qu'Internet est le dernier lieu où les Français moyens lisent...

Qu'un billet ici ou ailleurs peut être lu par un nombre équivalent de gens que le bouquin d'un romancier inconnu à tirage limité ?

IL EST TEMPS de prendre conscience de ça pour comprendre la manière dont les idées circulent !

Nous ne sommes plus au 19 ème siècle...

J'ai beaucoup de respect pour les livres et leurs auteurs... Mais pour avoir quelqu'influence, vivons aec notre temps, bordel !

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 22 décembre 2008 21:35

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 22 décembre 2008 21:10

On dirait que ta brève retraite ne t'as pas beaucoup profité ...

Écrit par : urbain | lundi, 22 décembre 2008 21:39

ne t'a pas beaucoup profité ...

Écrit par : urbain | lundi, 22 décembre 2008 21:41

On dirait que ta brève retraite ne t'as pas beaucoup profité ...

Ecrit par : urbain | lundi, 22 décembre 2008 21:39

Qui es tu pour te permettre de me donner des leçons, mon ami ?

Qui te permet de me parler sur ce ton ?

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 22 décembre 2008 21:41

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 22 décembre 2008 21:41

Oui, de toute évidence ça s'est même aggravé ...

Écrit par : urbain | lundi, 22 décembre 2008 21:42

Ecrit par : urbain | lundi, 22 décembre 2008 21:42

Pas beaucoup d'arguments notre libraire...

A part quelques jugements de valeur à 2 balles...

Les insultes après, non ?

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 22 décembre 2008 21:45

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 22 décembre 2008 21:10

Rien d'antinomique dans tout ça ; on peut (essayer de) penser le truc tout en étant dans le truc.
Comprendre que "moraliser le capitalisme" est une ineptie marketing (et non pas se dire "oui, pas mal, il faudrait que le capitalisme soit un peu plus moral" (voilà donc un système qui serait doué d'un sens moral)) et savoir un peu d'où ça vient et pourquoi c'est ainsi, ça participe tout de même d'une direction à donner à son action.

A propos d'Internet, un article long et "assez passionnant" (pour parler comme, disons Jean-Marc Lalanne) :

http://www.framablog.org/index.php/post/2008/12/07/est-ce-que-google-nous-rend-idiot#c6092

(D'ailleurs, modestement, utiliser le logiciel libre, c'est déjà un acte "différent".)

Écrit par : f | lundi, 22 décembre 2008 21:50

Merci de respecter Dieu.
Ecrit par : Patrice Joyeux | lundi, 22 décembre 2008 19:03

pffff...

@ cui-cui / Urbain :

Zeeeeennnn...

Écrit par : sarah7 | lundi, 22 décembre 2008 21:53

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 22 décembre 2008 21:45

Les insultes , nous savons ici qu'on peut compter sur toi pour ça, de même que chacun sait que je n'y ai jamais recours.
je te laisse donc à ta nième petite crise , aussi insignifiante et sans plus d'intérêt pour moi que les précédentes.
Au besoin , il te suffit donc de les relire, puisque manifestement tu préfères ce genre de lecture à toute autre.

Écrit par : urbain | lundi, 22 décembre 2008 21:54

J'en ai ras le cul des tes jugements à l'emporte pièce sur tout, Urbain...

Apprends à être humble, que l'esprit du doute s'éveille de temps à autre dans ton esprit un peu trop assuré...

Efforce toi de ne plus enseigner aux autres mais à dialoguer.

Crois moi, si tu suis ces préceptes tu gagneras en charisme et en pédagogie, mon ami...

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 22 décembre 2008 21:55

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 22 décembre 2008 21:55

merci de tes précieux conseils.
De mon coté, à titre d'aimable réciprocité, je t'invite à te relire attentivement, et à rapprocher tes propos de ce que tu me reproches .
Et là dessus , pour ce qui me concerne , je ne vois pas bien l'intérêt de poursuivre cet échange sans autre objet ( et effet) que de te permettre de manifester tes petits problèmes d'égo, et m'en abstiendrai donc .

Écrit par : urbain | lundi, 22 décembre 2008 22:01

Ecrit par : f | lundi, 22 décembre 2008 21:50

Mon cher f, sache qu'autant je peux discuter avec toi, autant la vision d'un texte tranché et n'admettant aucune contradiction du style Urbain me hérisse...

Voilà pourquoi j'admets volontiers tes arguments d'un homme équilibré et intelligent...

D'autant que tes billets sont somptueux.

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 22 décembre 2008 22:01

Ecrit par : sarah7 | lundi, 22 décembre 2008 21:53

Apparemment il n'a pas pris ses gouttes ...

Écrit par : urbain | lundi, 22 décembre 2008 22:03

"humble"!!
quel drôle de mot!!
ne l'écoute pas urbain
bon.. puisqu'on est dans les bondieuseries.. finalement dieu et ses à côtés.. j'aime bien
http://passouline.blog.lemonde.fr/files/2008/06/contro4.1214328447.jpg

Écrit par : le meuble du coin | lundi, 22 décembre 2008 22:05

n'admettant aucune contradiction du style Urbain

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 22 décembre 2008 22:01

Mais je suis un grand adepte des contradictions !
Elles sont les bienvenues pour ce qui me concerne.
Il te suffit de les exprimer de manière claire et convaincante, d'argumenter plutôt que de ressasser tes frustrations .
Reprends donc mes commentaires et contredit, critique, démonte mes idées .
Faites donc, cher ami, je vous en prie.

Écrit par : urbain | lundi, 22 décembre 2008 22:09

de manifester tes petits problèmes d'égo

Ecrit par : urbain | lundi, 22 décembre 2008 22:01

Je n'ai jamais eu d'égo. J'ajoute même que je n'en n'aurai jamais.

Je resterai toujours secret (sauf cas exceptionnel, je suis prudent maintenant).

Pas de bouquins à vendre, pas de signatures de people, pas mon nom cité en gros, pas le nom de ma librairie "Tropiques" avec ma photo sur Internet...

Juste un pauvre petit mec qui vend sur des marchés que je n'indique pas des parapluies à 3 € !

Et on parle d'ego en ce qui me concerne ?

Arf ! Comme dirait Zgur...

Ridicule petit bonhomme !

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 22 décembre 2008 22:10

Ecrit par : le meuble du coin | lundi, 22 décembre 2008 22:05

C'est pitoyable meuble au pseudo adéquat !

Écrit par : frère odm | lundi, 22 décembre 2008 22:11

J'aime pas les gens sentencieux...

Qu'y puis je ?

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 22 décembre 2008 22:16

Avis de tempete chez les contributeurs libres...Je mise 10 billets sur l'oiseau contre le bougono-marxiste !

Écrit par : Joyeux | lundi, 22 décembre 2008 22:18

Qu'y puis je ?

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 22 décembre 2008 22:16

Si un jour, mon cher Urbain tu deviens ce que tu as été parfois, un type intéressant sans jugement péremptoire, modeste, ouvert, curieux des autres et des choses, ayant de l'empathie pour autrui...

Alors je t'aimerais comme je t'appréciais autrefois...

Mais il te reste du chemin...

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 22 décembre 2008 22:22

Un vrai billet NRV, Bob, qui dit tout haut ce qui passe par la tête et les tripes très souvent (plus depuis l'avènement du plus). Parfaitement écrit, parfaitement dit.
Il aurait fallu que chaque réforme inacceptable fasse déferler une vague dans la rue. Le pire est passé dans l'indifférence totale. Là, étaient les occasions de s'opposer, de refuser.

Écrit par : agathe | lundi, 22 décembre 2008 22:23

Ecrit par : Joyeux | lundi, 22 décembre 2008 22:18

Je ne le déteste pas. Peut être (et même certainement)même que si on se croisait on tomberait dans les bras l'un de l'autre mais sa manière de s'exprimer m'exaspère !

Autrement je suis certain qu'on pourrait passer des vacances ensemble en se marrant du soir au matin et en se bourrant la gueule au Châteauneuf du Pape et au Gigondas...

Mais la philosophie politique nous sépare...

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 22 décembre 2008 22:29

humilité.. pitié.. ça sent fort l'encens ici
c'est la sortie des vêpres?

Écrit par : le meuble du coin | lundi, 22 décembre 2008 22:35

Fais gaffe, il est capable de profiter de votre accolade pour te caler subreptiscement le dernier Badiou dans la poche de ton imper !

Écrit par : Joyeux | lundi, 22 décembre 2008 22:36

Ecrit par : le meuble du coin | lundi, 22 décembre 2008 22:35

Mon cher Meuble, je ne vois pas en quoi l'humilité serait une vertu religieuse ?

En voyant certains prélats, on pourrait même croire l'inverse !

L'humilité et la pitié ont existé bien avant que la religion existe bordel ! C'est quoi cette idée de mettre une valeur religieuse sur tous les sentiments et comportements ?

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 22 décembre 2008 22:56

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 22 décembre 2008 22:22

Mon bon cui-cui, moi je suis bien trop vieux pour changer ...
Je suis bien le même et qui se contrefout toujours totalement de l'audience , et encore plus des satisfecits proclamés sur ce blog.
Tes commentaires sur mon activité sont assez risibles, et il te suffirait de venir en juger toi-même, comme beaucoup de ceux qui écrivent des billets ici le font régulièrement, pour t'apercevoir du ridicule de tes propos.
Viens donc avec Malbrouck, depuis le temps qu'il me promet de venir (haranguer le chaland et faire scandale) , amène aussi esther et sacha ... je suis certain que ça attirerait une foule d'NRV curieux et que ça serait assez drôle.

Écrit par : urbain | lundi, 22 décembre 2008 22:57

je te propose de venir le 17 janvier, même G.B. sera là ...

Écrit par : urbain | lundi, 22 décembre 2008 22:57

pour te caler subreptiscement le dernier Badiou dans la poche de ton imper !

C'est l'inspecteur gadget cuicui, "gogo gadgeto parapluie"...
http://www.manga-sanctuary.com/imageslesseries2/gadget.jpg

Écrit par : frère odm | lundi, 22 décembre 2008 23:05

à mon avis nous aurons aussi le sosie de DSK ( matiné de roger hanin), alias frère odm .

Écrit par : urbain | lundi, 22 décembre 2008 23:08

GB c'est le type responsable de la rubrique Carla Bruni chez Voici ? Que vient-il faire dans le temple du bougono-marxisme ???

Écrit par : Joyeux | lundi, 22 décembre 2008 23:10

7 Et j'entendis l'homme vêtu de lin, qui se tenait au-dessus des eaux du fleuve ; il leva vers les cieux sa main droite et sa main gauche, et il jura par celui qui vit Eternellement que ce sera dans un temps, des temps, et la moitié d'un temps, et que toutes ces choses finiront quand la force du peuple saint sera entièrement brisée.
8 J'entendis, mais je ne compris pas ; et je dis : Mon seigneur, quelle sera l'issue de ces choses ?
9 Il répondit : Va, Daniel, car ces paroles seront tenues secrètes et scellées jusqu'au temps de la fin.
10 Plusieurs seront purifiés, blanchis et épurés ; les méchants feront le mal et aucun des méchants ne comprendra, mais ceux qui auront de l'intelligence comprendront.
11 Depuis le temps où cessera le sacrifice perpétuel, et où sera dressée l'abomination du dévastateur, il y aura mille deux cent quatre-vingt-dix jours.
12 Heureux celui qui attendra, et qui arrivera jusqu'à mille trois cent trente-cinq jours !
13 Et toi, marche vers ta fin ; tu te reposeras, et tu seras debout pour ton héritage à la fin des jours.

Écrit par : frère odm | lundi, 22 décembre 2008 23:14

Ecrit par : urbain | lundi, 22 décembre 2008 22:57

je voudrais bien Urbain, mais je pars le 14 janvier dans cette maudite ile !

Je ne connais ni Esther, ni Sacha, ni Malbrouck....

Mais si tout ce "beau monde" était réuni, je ne donnerais pas cher de ta belle librairie...

Mais il est vrai que ça ferait peut être de l'audience.

Audience que tu récuses sans cesse, et qui, pourtant est nécessaire pour faire évoluer les opinions.
Seuls TF1 et les gros médias auraint droit aux grosses audiences ? L'audience tout en gardant le respect des autres et notre dignité, voilà mon crédo.

Ce qui m'énerve chez certaines personnes de gauche c'est leur mépris de l'audience !

Non, non et non ! Il nous faut être conquérants pour montrer que notre façon de voir n'est pas absurde.

La révolution de gauche se fera par la reconquête des audiences.
Voilà l'opinion d'un mec qui en a marre de n'écouter et lire que des médias conformistes !

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 22 décembre 2008 23:15

Je signale à Urbain que le blog de Guy Birenbaum sur Le Post fait 360.000 à 400.000 visiteurs par mois...

Qui se moque encore des audiences ?

Si chacun écrit pour ne pas être lu, c'est vraiment pas la peine de se donner tout ce mal !

Si on écrit pour soi, un carnet à spirale suffit...

Où on rédige sur un blog pour être lu le plus possible ou on griffonne sur un cahier pour soi-même !

Arrêtons l'hypocrisie !

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 22 décembre 2008 23:20

Sous les claviers, la plage ?

Écrit par : Rackham le rouge | lundi, 22 décembre 2008 23:31

Je signale à Urbain que le blog de Guy Birenbaum sur Le Post fait 360.000 à 400.000 visiteurs par mois...

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 22 décembre 2008 23:20

Mouarf.

Écrit par : Kiri le clown | lundi, 22 décembre 2008 23:35

Ecrit par : Kiri le clown | lundi, 22 décembre 2008 23:35

Kiri tu veux une source ?

Je te la file dans 5 minutes... Le temps de la trouver

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 22 décembre 2008 23:39

@ Kiri le clown

Voilà ma source, : c'est GB lui même qui le dit, vous pourrez vérifier.

Moi je ne commente pas... Je crois ce qu'on dit...

http://www.hautcourant.com/Guy-Birenbaum-Que-font-les,568

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 22 décembre 2008 23:45

Ecrit par : Rackham le rouge | lundi, 22 décembre 2008 23:31

J'attends toujours ma part du trésor.

Écrit par : M. Rackham-Lerouge | lundi, 22 décembre 2008 23:46

La révolution de gauche se fera par la reconquête des audiences.

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 22 décembre 2008 23:15

Ben ... non, c'est même tout le contraire.
Le "spectateur" totalement crétinisé et aliéné devant son rata formaté n'a pas grand chose à voir avec "la révolution" et pas davantage "la gauche".
Non pour une raison très simple et que toi-même tu peux facilement constater : cette révolution "par l'audience" , mon bon cui-cui, il y a bien longtemps qu'elle est faite, et c'est précisément celle qui produit "la société du spectacle", autrement dit cette mise en scène, cette re-présentation de la marchandise, cette soupe démagogique, vulgaire et insipide, ces "médias conformistes !" que tu as "marre d'écouter et lire";
ce que entre nous soit dit personne ne te contraint à faire : il suffit pour te soulager de cet insupportable assujettissement de ne plus les écouter, les lire ou les regarder;
ça te laissera du temps pour lire... des livres "le fétiche de la marchandise et son secret" par exemple.

Écrit par : urbain | lundi, 22 décembre 2008 23:49

Ecrit par : Kiri le clown | lundi, 22 décembre 2008 23:35

Alors ???!!!

Hein ?!

Vous pouvez l'enlever votre nez rouge !

Je suis sûr que vous n'y croyez pas, mauvais esprit !

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 22 décembre 2008 23:50

Je signale à Urbain que le blog de Guy Birenbaum sur Le Post fait 360.000 à 400.000 visiteurs par mois...

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 22 décembre 2008 23:20

si tu savais comme je m'en tape ... ( lui le sait).

Écrit par : urbain | lundi, 22 décembre 2008 23:51

Ecrit par : urbain | lundi, 22 décembre 2008 23:49

Urbain...

On ne parle pas de la même audience !

Tu compares du Britney Spears ou du Sarko people et de l'audience sur un article subtil écrit ici...

Ce n'est pas du tout la même chose !

Je demeure persuadé qu'on peut faire un excellent film par exemple profond intelligent etc et qui fasse de l'audience.

Urbain o,n peut écrire un bon article qui ait du succès...

Je ne crois pas à la fatalité qui veuille que le plus vulgaire ou le plus con soit le plus demandé !

Je crois qu'il faut pour être lu jouer sur la forme pour que notre fond, tel un suppositoire glycériné puisse pénétrer dans l'orifice et faire son travail.

Voilà ma conception de la philosophie. Si tu gardes le même fond pour le bouquin de Badiou "de quoi Sarkozy est il le nom ?" et que tu en fait un bouquin un peu marrant avec des gags et de chouettes photos salaces, les répercussions seront bien plus grandes et ce bouquin sera lu 100 fois plus !

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mardi, 23 décembre 2008 00:04

Moi, je veux bien remastériser le bouquin de Badiou... ;-))

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mardi, 23 décembre 2008 00:07

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 22 décembre 2008 23:50

400 000 visites ! La vache (Kiri) !

Écrit par : George Clowney | mardi, 23 décembre 2008 00:11

Enfin bref !

Tout ça pour dire que je crois qu'on peut faire de l'audience (télé, radio, livre, presse, blog) avec de la qualité.

Je ne voit pas en quoi ces deux contraintes seraient antinomiques...

Voilà.

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mardi, 23 décembre 2008 00:12

George Clowney | mardi, 23 décembre 2008 00:11

George Clowney qui rit mardi, mercredi pleurera...

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mardi, 23 décembre 2008 00:15

Des photos salaces d'Alain Badiou ?

Écrit par : Doc Geronto | mardi, 23 décembre 2008 00:19

George Clowney | mardi, 23 décembre 2008 00:11
400.000

Bon... d'un autre côté Le Post lui envoie à partir de sa Une tous les lecteurs par lien...

Mais par contre au niveau de la qualité des commentaires des groupies de Guy... Hem ! disons que ça laisse un peu à désirer...

C'est comme si "20 minutes" mettait systématiquement "en Une" un lien vers nous...

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mardi, 23 décembre 2008 00:23

Des photos salaces d'Alain Badiou ?

Ecrit par : Doc Geronto | mardi, 23 décembre 2008 00:19

OUI pour vos patientes, Doc !

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mardi, 23 décembre 2008 00:24

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mardi, 23 décembre 2008 00:04

La "qualité" , quelque soit son mode subjectif d'appréciation, n'a pas grand chose à voir avec les critères qui produisent ou mesurent ce "fétiche" purement marchand qu'est ce que tu appelles "l'audience"( totalement imbriqué dans le rapport d'échange "marchand" et la notion de "valeur" qui y est associée).
je t'épargne un nouveau rappel des analyses de Marx sur cete "ontologie" de la valeur et les rapports sociaux qu'elle induit, mais dans le contexte même où tu te places, tu peux facilement te rendre compte, même en "ne lisant jamais", que le souci de plaire au plus grand nombre et de satisfaire par ce fait même au conformisme le plus démagogique qui soit, n'a jamais été à la source des oeuvres majeures ...
Ta "conception" de la "philosophie" est précisément l'affirmation une totale ignorance ( que tu sembles d'ailleurs revendiquer) de ce qu'est la philosophie.
En quoi tu es parfaitement dans ton droit, mais tu dois admettre que cela ne te donne de ce fait aucune espèce de compétence ou pertinence pour en parler.
Quand au bouquin de Badiou que tu évoques, sache que pour la plupart de ses lecteurs il a été beaucoup plus marrant et stimulant que le projet assez glauque que tu nous décrit , raison pour laquelle il a tiré à 40 000 exemplaires .

Écrit par : urbain | mardi, 23 décembre 2008 00:25

Je ne voit pas en quoi ces deux contraintes seraient antinomiques...

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mardi, 23 décembre 2008 00:12

Tu ne "vois pas" , mais tu constates pourtant qu'elles le sont ( à défaut de chercher à comprendre pourquoi ).

Écrit par : urbain | mardi, 23 décembre 2008 00:29

Badiou ne ferait pas le poids contre Zemmour.

Écrit par : Joyeux | mardi, 23 décembre 2008 00:38

Ecrit par : urbain | mardi, 23 décembre 2008 00:25

Moi j'ai lu le Badiou et grâce à ce livre, je signale aimablement au Doc Géronto, que j'ai économisé 3 boites de Lexomil © car je m'endormais au bout de 2 pages. Seul "Autant en emporte le vent " avait réussi une telle performance !

Je signale également au professeur Urbain que le fait que je ne lise pas de livre de philosophie ne m'enlève ni mes droits civiques, ni le droit de me nourrir, boire et plus si affinité.

J'ajoute que des tas de types qui ne lisent jamais de philo sont des gens honnêtes et propres sur eux, voires très intelligents...

Et que la morgue et le mépris sous-jacent de "ceux qui savent parce qu'ils ont lu plein de livres philosophique" envers ceux qui pensent par eux mêmes montrent que la philosophie n'en n'a pas fait pour autant des êtres particulièrement malins car ils ne sont pas mieux lotis que nous...

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mardi, 23 décembre 2008 00:39

Tu ne "vois pas" , mais tu constates pourtant qu'elles le sont ( à défaut de chercher à comprendre pourquoi ).

Ecrit par : urbain | mardi, 23 décembre 2008 00:29

NON ! Ce n'est pas systématique...

D'ailleurs ce qui m'énerve chez la vieille gauche marxiste c'est que dès qu'un spectacle marche bien, il est aussitôt vilipendé !

Comme si le fait de faire de l'audience souillait l'oeuvre d'art ou le spectacle ou le bouquin...

Ça c'est une chose qui me débecte grave chez mes potes gaucho intello bobos.

Tu as du succès : tu es mort !

LES CONS !

Parce que notre blog commence à avoir un peu d'audience, on va tout jeter ?

MAIS PUTAIN, LES CONS !

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mardi, 23 décembre 2008 00:45

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mardi, 23 décembre 2008 00:39

Eh bien si tu penses vraiment ce que tu écris, il est temps pour toi d'aller ( de continuer à ) dormir et te reposer sur ces rassurantes certitudes quelqu'illusoires , sottes et niaises qu'elles puissent être, elles te seront sans doute un bien plus mol édredon que le rude inconfort que procure leur vaine recherche aux philosophes.
Ne pas savoir grand chose est une chose, somme toute assez commune et que chacun de nous éprouve d'une manière ou d'une autre.
S'en satisfaire et le revendiquer en est une autre, s'en glorifier une autre encore, mais il faut bien reconnaitre que tu n'en as pas le privilège.
Bonne nuit.

Écrit par : urbain | mardi, 23 décembre 2008 00:54

Derriere chaque grande audience se cache un grand crime.

Écrit par : Divine comedie | mardi, 23 décembre 2008 01:02

Bon ! Ben je vais me pieuter...

10 lignes (pas de coke) de Badiou et en route vers le Nirvana !

Au fait ce mec, Badiou, il ne propose jamais rien de concret qu'un petit mec du peuple à l'esprit étroit comme moi, puisse imaginer...

Sont marrant ces mecs de gauche qui savent pas parler au peuple... Comme si un chien qui voulait rentrer dans une meute ne savait pas aboyer et renifler la pisse !

Ce Badiou n'a jamais bossé de ses mains, il a un langage que le peuple ne comprend pas, ses ouvrages ne sont lus que par des bourgeois et il s'est mis dans la tête de faire le bonheur de ce bon peuple des humbles !

Dites les mecs, j'ai raté une séance ou ce mec est un peu givré ?

Bah ! Ça fait un comique de plus...

Bonne nuit mon Urbain. Je t'aime bien quand même, tiens !

Écrit par : 3cui cui" fit l'oiseau | mardi, 23 décembre 2008 01:03

Ecrit par : urbain | mardi, 23 décembre 2008 00:54

Enfin un dernier point... On est toujours obligé de te rappeler à l'ordre, mon garçon

Tu penses ce que tu veux et moi aussi.

Alors pour les jugements de valeurs à mon endroit, mon cher Urbain, tu fermes ton claquemerde...

OK ?

Et apprends plutôt à convaincre les pauvres hères comme moi ! Mais la religion ou les idéologies, j'y ai toujours été réfractaire...

En fait avec odm vous êtes tous les deux pareils : le cerveau grillé par l'idéologie...

Pour vous, la vraie Liberté n'existe plus... Vous êtes enchaînés par vos écritures et vos dogmes et je demeure le seul poète !

Fais de beaux rêves.

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mardi, 23 décembre 2008 01:26

?

Écrit par : frère odm | mardi, 23 décembre 2008 08:28

Le livre de Badiou est tout de même très clair et accessible, ce qui n'est pas toujours le cas de sa "production" (qui est un travail de philosophie). Et ce livre s'est très bien vendu (pour dire qu'il a été lu).
Quant à "l'audience" ; forcément, être lu lorsque l'on s'adresse à quelqu'un, que le message soit reçu, c'est important (le coup du succès = médiocrité, c'est un peu usé) mais il ne faut pas assujettir le message, la forme, à sa réception et, notamment, à la quantité potentielle des récepteurs. On voit ce que ça donne tous les jours et qui est ici même dénoncé...

Écrit par : f | mardi, 23 décembre 2008 08:29

Quant à "l'audience" ; forcément, être lu lorsque l'on s'adresse à quelqu'un, que le message soit reçu, c'est important.

Ecrit par : f | mardi, 23 décembre 2008 08:29

Sans doute, mais ce que tu évoques là, ça n'est pas "l'audience", c'est l'intelligibilité du contenu (d'une communication), ce qui n'a guère de rapport, ne serait-ce que par ce que la plupart des "communications" qualifiées de "grande audience" n'ont pas réellement de contenu, du moins de contenu nécessitant une intelligibilité.
On ne comprend pas la soupe, on la consomme.
Il est d'ailleurs assez symptomatique qu'en nos temps postmodernes le processus informatif soit désormais totalement confondu avec une communication, qui par nature ne suppose pas de réciprocité mais seulement d'atteindre sa "cible" et requiert seulement de lui "transmettre" quelque chose, peut importe que ce qui est transmis donne une forme au jugement porté sur ce dont il s'agit, peut importe que ça procure une compréhension quelconque de quoique ce soit. Sur le modèle cybernétique ( dont le concept actuel d'information est totalement repris) il s'agit de vérifier que c'est "arrivé" jusqu'à la cible. La seule "réponse" attendue c'est que soit renvoyé le signal d'acquittement prévu par le protocole de transmission du "message" .
Et "l'audience" ça n'est même pas une manière de qualifier le fait que cette soupe soit "au goût" d'un plus ou moins grand nombre, c'est la mesure qui est faite du nombre de consommateurs qui l'ont reçue.
Le plus "étrange" dans ce type de "valeur" donné par ce type de "mesure", fut-ce dans la logique marchande , c'est qu'en réalité le principe même d'une mesure en est absent : mesure de quoi par rapport à quoi pour mesurer quoi , et pour savoir quoi;
le rapport de grandeur qu'une "mesure" est supposée re-présenter à l'imagination en nous en donnant la "valeur" est doublement indéfini.
En réalité ce qui est rapporté par cette mesure c'est la manière d'apprécier la valeur "de circulation" ( d'échange) de la marchandise objet de cette évaluation : combien ça vaut , sur le "marché" ( publicitaire notamment ).
Pour en revenir au contexte "concret" d'un blog, de ce blog, et singulièrement des billets qu'il m'arrive d'y rédiger, je ne me pose aucunement la question de savoir "s'ils vont être lus", mais d'y mettre sous la forme qui me semble la mieux appropriée ( la plus "claire et distincte", et rhétoriquement la mieux "tournée") une idée que j'ai envie d'exprimer, car l'avantage énorme que nous avons ici c'est précisément que nous ne sommes pas contraints par le réquisit de "fédérer" le maximum "d'audience", précisément la contrainte léthale qui a progressivement néantifié la production "culturelle" ( informations, chroniques, textes ou commentaires de toute nature, aussi bien que films, romans, spectacles,etc.), en tant qu'elle est "produite" , avec des contraintes (de production/conception ) propres à toute marchandise "consommable" et qui donc DOIT être consommée ( pour pouvoir prétendre être produite) et dont la "valeur d'échange" est donc la seule prise en compte, la "valeur d'usage" n'ayant pas cours .

Pour autant, il me semblait (une fois n'est pas coutume) m'être efforcé ,de commenter le billet du jour, et les questions soulevées par son auteur.;
et personnellement j'aimerai assez continuer d'en débattre plutôt que de dériver sur le commentaire des sempiternelles (et vaines) obsessions de reconnaissance médiatique ruminées par cui-cui;
quant à ses grosses colères ( il revendique volontiers le "droit de contradiction" mais ne l'apprécie guère quant il s'exerce à son encontre) je ne juge pas qu'il y ait grand chose à y ajouter, tant il se charge fort bien lui-même de les disqualifier par son outrance ridicule et sa rhétorique de café du commerce.

Écrit par : urbain | mardi, 23 décembre 2008 09:35

Bien qu'en voie d'extinction et vermoulus ces vieux marxistes bougent encore...

Moi, pilier de bistrot comme l'affirme si délicatement le théoricien de la lutte des classes (oui oui Urbain est censé défendre la classe ouvrière, les amis, ne riez pas !), je rigole doucement...

Quand j'observe l'influence du marxisme sur les classes de petites gens. Et je me dis que les bourges n'ont vraiment, mais alors vraiment rien compris de la compréhension de la société par les classes modestes et moyennes...

Et quand j'observe rigolard et goguenard, les dithyrambes et les petits cris de ravissements orgasmiques des bobos à la lecture du dernier livre de Badiou, je ne peux que que m'esclaffer !

Je dois être un génie mais tout ce que ce philosophe (car il l'est) a raconté, je le savais depuis bien longtemps.

Le fait du Pétainisme transcendental, on le ressent depuis Pompidou, Giscard, tout le monde a compris qu'il a existé sous une autre forme avant Pétain, alors quand le Messie Badiou triomphant vous balance que le sarkozisme est l'incarnation du pétainisme franchouillard en pensant qu'il a fait une découverte sensationnelle et fondamentale.

Bigre ! Qu'un Badiou pense comme un petit pilier de café de commerce m'a estomaqué !

Je voulais faire un billet pour démonter tous les lieux commun du dernier bouquin de Badiou mais j'ai renoncé : mon billet aurait été trop long

L'autre jour j'ai rencontré un copain qui me parlait d'une possible contestation sociale en 2009 et en rigolant, il m'a déclaré... " mais surtout que les bobos et les intellos restent à l'écart sinon ils vont récupérer et tout foutre par terre, comme d'habitude !"

Il n'avait pas tort.

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mardi, 23 décembre 2008 10:10

Voilà comment Urbain parle au peuple ! :

Lisez !

"fédérer" le maximum "d'audience", précisément la contrainte léthale qui a progressivement néantifié la production "culturelle" ( informations, chroniques, textes ou commentaires de toute nature, aussi bien que films, romans, spectacles,etc.), en tant qu'elle est "produite" , avec des contraintes (de production/conception ) propres à toute marchandise "consommable" et qui donc DOIT être consommée ( pour pouvoir prétendre être produite) et dont la "valeur...3

Ridicule quand tu nous tiens...

Une caricature outrancière d'intello de gauche.

Qui va suivre un type avec des discours pareils ?

Même pas son chien !

Et ça veut faire la révolution ! ;-))))

Reste dans ta librairie, mon bon Urbain... C'est le seul endroit ou tu ne dénotes pas !

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mardi, 23 décembre 2008 10:25

Je dois être un génie mais tout ce que ce philosophe (car il l'est) a raconté, je le savais depuis bien longtemps.

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mardi, 23 décembre 2008 10:10

Tu viens de découvrir ce que socrate appelait (déjà, il y a 2 500 ans ) la "maïeutique", une herméneutique philosophique dont tu témoignes en même temps (et sans t'en rendre compte semble-t-il) de l'efficacité persistante.
j'observe que tes commentaires successifs sur le livre de badiou ( que donc finalement ... tu as lu), au fil de ce billet, sont assez contradictoires, et de ce point de vue commencent à devenir un peu plus significatifs, tu es sur le point de découvrir les "contradictions" au sens de hegel ( et marx ).
Génie, c'est sans doute un peu présomptueuex, mais tu progresses, courage !
à ce soir , le "monde réel" m'appelle.

Écrit par : urbain | mardi, 23 décembre 2008 10:27

Pourquoi croire que je suis une courge inculte, mon cher Urbain ?

Il me semble que la "facilité" (pardon pour l'immodestie de cette assertion) pour m'exprimer est consécutive à un minimum (et même un maximum) de lectures, non ?

Ah la la ! C'est pas l'inspecteur Watson, notre Urbain !

Moi aussi, au taf : à plus !

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mardi, 23 décembre 2008 10:36

Quel vieux couple...

Écrit par : Patrice Joyeux | mardi, 23 décembre 2008 10:58

Et dans quelques dizaines d'années, un beau jour d'été, urbain et Cui Cui, après être tombés dans les bras l'un de l'autre, s'assiéront dans le petit jardin à l'arrière de la librairie - tels ces vieillards sur leur banc à l'entrée des petits villages de Corse, appuyés sur le pommeau de leur canne - et dégusteront un verre de rosé en ressassant avec nostalgie les souvenirs de leurs discussions sur ce blog.

Écrit par : Ocatarinetabellatchitchix | mardi, 23 décembre 2008 11:45

Bienvenue Bob, dans le cercle fermé des billettistes du Village des NRV repris par les blogs fachos...

Après Urbain, cui cui, Bob...

hé bé ! Admirez le spectacle...

http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article03/EkkAAZZlAABCTQSALQ.shtml

Écrit par : le petit rapporteur | mardi, 23 décembre 2008 12:25

Ecrit par : urbain | mardi, 23 décembre 2008 09:35

Je ne disais pas vraiment différemment. De "l'audience" (terme que je n'emploie pas d'ordinaire), il était sans doute plus question, pour moi, de son sens anglais (tel qu'employé dans les entretiens Hitchcock/Truffaut). Que quelque chose passe : le message circule, est reçu et compris, et éventuellement que ça revienne.
Il n'est pas question de produire du consommable mais de ne pas se laisser intimider par les modalités de la réception. Mais si ça passe et répond (qualitativement), on se dit que quelque chose a travaillé.
Je ne pense pas que Badiou soit indifférent à l'accueil reçu par son best-seller, d'autant qu'il l'a sans doute écrit en toute liberté, comme il l'entendait, sans se soucier d'autre chose que de l'intelligibilité et du sens de son texte. Mais que ça puisse coïncider, en dehors de la bête relation univoque producteur/client, c'est crucial. Godard disait "on parle de moi, on ne parle pas de mes films". Donc, l'audience, pour moi, c'est pluôt ça, le "public", celui qui reçoit et ce qu'il en fait.
C'est, finalement, le travail de la médiation.
Ensuite, le box-office, c'est censé permettre de continuer. Internet dispense de ça.

Écrit par : f | mardi, 23 décembre 2008 12:53

"La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris s'est prononcée mardi pour le maintien en détention de Julien Coupat, incarcéré depuis la mi-novembre dans l'enquête sur des dégradations contre des lignes SNCF, a annoncé son avocate Irène Terrel."

Écrit par : f | mardi, 23 décembre 2008 17:10

Ecrit par : f | mardi, 23 décembre 2008 12:53

Comment oser comparer l'audience d'une personne physique, l'audience d'un texte ou d'un livre, l'audience d'un film, l'audience d'une chanson, l'audience d'une télé, l'audience d'une idée, l'audience d'un évènement ?

Pour moi c'est comme si on comparait un mulot avec un rhinocéros, avec une loutre, avec un escargot, avec un cafard, avec un caïman !

Leur seul point commun c'est que ce sont des êtres vivants, des animaux mais ils sont très peu comparables en réalité !

Que certaines audiences soient néfastes et propices à l'abêtissement des masses et des foules : oui bien sûr ! Mais ne jetons pas le bébé avec l'au du bain !

Mais pas toutes les audiences bon sang !

Ces raccourcis simplistes me pèlent l'oignon, bordel !

L'audience est nécessaire pour toute création qui veut sortir de l'ombre. Na !

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mardi, 23 décembre 2008 17:50

J'ai décidé de gracier Julien Coupat.
Merci.

Écrit par : Jean-Charles Marchiani | mardi, 23 décembre 2008 17:58

Ecrit par : Jean-Charles Marchiani | mardi, 23 décembre 2008 17:58

Ah mais la corruption, c'est pas la même chose, ça n'empêche pas les gens d'aller travailler. C'est propre

Écrit par : JC en personne | mardi, 23 décembre 2008 21:28

http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/12/23/grace-presidentielle-partielle-pour-jean-claude-marchiani_1134605_3224.html

Écrit par : monsieur propre | mardi, 23 décembre 2008 22:10

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mardi, 23 décembre 2008 17:50

Il y a des invariants et des spécificités, ce qui fait que justement on peut comparer (qui veut dire comparer, pas dire que c'est la même chose).
Mais je ne vois pas en quoi le succès de Cauet serait plus trivial que le succès de la retransmission de Cosi fan tutte mis en scène par Kiarostami. La question serait plutôt : "pourquoi ?" et, corrélativement, "qu'est-ce qui fait que ces deux trucs sont différents ?"
Et certains diront : "le succès !"
On peut être satisfait d'être lu, vu, entendu mais s'il ne se passe rien, si on passe son temps à rechercher le regard vide de l'autre, à quoi bon ?
Daney, qui écrivait pour Libération (succès !) a cessé car, disait-il, "ça ne répond pas."
Bonnet ne peut plus :
www.plumedepresse.com/spip.php?article1039
Ce n'est pas une raison suffisante (hormis pour les faiseurs et les narcissiques) et ce n'est sans doute pas ce qui fait que c'est important.

Écrit par : f | mardi, 23 décembre 2008 22:28

"grace-presidentielle-partielle-pour-jean-claude-marchiani"

Il n'y a qu'un seul Jean-Claude...
Bourret !

Écrit par : JB | mardi, 23 décembre 2008 22:32

?!!!

Écrit par : Jean-Claude van Damme | mardi, 23 décembre 2008 22:48

Pauvres beatnicks...

TENEBRAE FACTAE SUNT de Pascal Aubier :

www.tofu-magazine.net/newVersion/pages/tenebrae.html

Écrit par : Jean-Claude Trichet | mardi, 23 décembre 2008 23:40

Et Jean-Claude Biette, Jean-Claude Brisseau, Jean-Claude Rousseau, Jean-Claude Guiguet...

Écrit par : (ne pas confondre) | mercredi, 24 décembre 2008 00:10

Ecrit par : f | mardi, 23 décembre 2008 22:28

f, je ne comprends pas où tu veux en venir...

D'abord je désire ne pas parler de nous qui ne sommes pas dans le cadre du succès sinon ça se saurait...

Si lorsque tu dis ceci : "On peut être satisfait d'être lu, vu, entendu mais s'il ne se passe rien, si on passe son temps à rechercher le regard vide de l'autre, à quoi bon ?
Daney, qui écrivait pour Libération (succès !) a cessé car, disait-il, "ça ne répond pas."

Si tu penses que le fait d'être lu ne sert strictement à rien car il ne se passe rien après ces lectures, alors permets moi de t'arrêter tout de suite : qui aurait la prétention de soulever des gens ou même d'entamer un mouvement rien qu'en écrivant quelques lignes ? Quelle prétention !

Non. Même si les yeux sont mi-clos et la tête vide, le mot s'insinue, travaille, se faufile et fait son oeuvre...

Combien de temps les philosophes du 18ème siècle ont attendu avant de voir germer le concret de ce qu'ils instillaient peu à peu ? Certains n'ont même jamais connu la portée de leurs pensées !

Alors cette prétention actuelle de beaucoup de blogueurs d'oser imaginer que par une sorte de puissance médiatique du verbe et de l'écriture, ils allaient soulever les foules, me fait doucement marrer et montre la vanité de bons nombres de "pseudos tribuns" du Net...

Sachons raison et modestie garder... Et contentons nous de poser notre petite pierre et pour certains comme nous, nos petits cailloux : la muraille montera toujours...
De toute façon l'audience d'un blog est toujours dérisoire ! Même si Bonnet fait 3000 visiteurs à tout casser par jour et les mêmes le lendemain, comment, f, veux tu qu'il soulève les foules ! C'est tout bonnement ridicule !

Il est temps que les blogueurs retournent à une certaine humilité, me semble t-il... C'est pour cette raison que quand je parle d'audience, il s'agit de gagner quelques visiteurs de plus.
C'est là mon seul crime...

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mercredi, 24 décembre 2008 00:27

Ecrit par : f | mardi, 23 décembre 2008 12:53

Il y a en effet une confusion toujours possible sur le sens donné au terme "audience", ne serait-ce que par ce qu'en anglais il est synonyme d'auditoire ( et que c'est souvent ainsi qu'il est entendu , pat beaucoup de francophones, par un phénomène de déculturation assez proliférant).
Mais de mon point de vue il n'y a pas de confusion possible dans mon commentaire. C'est bien au sens de "l'audimat" que je parlais d'audience.
Il s'agit donc de savoir ce que c'est que "mesurer" une telle audience , c'est à dire non pas l'intérêt ou l'approbation suscités par le propos diffusé, mais le nombre de personnes qui "reçoivent" le message, dans une posture de communication , telle que définie dans mon précédent commentaire. Il s'agit bien d'atteindre des "cibles", le plus de cibles possible.
La réception du "message transmis" est d'ailleurs fondamentalement passive et la réaction suscitée absolument indifférente. Cette conception de l'audience est naturellement induite par l'objet de cette mesure qui est de "calibrer" les tarifications publicitaires dans le contexte du marché spectaculaire à l'origine de "l'invention" de l'audimat.
On doit simplement savoir combien de personnes sont susceptibles de voir, d'avoir vu, d'avoir "reçu" le message. La question de savoir si vraiment ils ont regardé, écouté, lu ou compris quelque chose ne se pose pas plus que celle de savoir ce qu'ils en ont pensé.
Ensuite ce sont les ventes des produits "promus" qui donneront la mesure de la "satisfaction". Et quant au "programme" réputé "fédérer" les spectateurs, aucun indice de "satisfaction" n'entre en jeu que celui du nombre de spectateurs, et comme cette mesure ne "dit" rien en elle-même, c'est le rapport des différentes mesures simultanées de ce type qui détermine les "parts de marché" publicitaire télévisuel.
Pour en revenir au cas qui préoccupe tant cui-cui : celui des blogs sur internet, et pour reprendre son propre exemple : celui du blog de G.B. sur "le post" , il se trouve que j'avais eu l'occasion d'en discuter avec l'intéressé, d'ailleurs avant même qu'il s'y "produise". Et c'est bien de nombre de "clics" qu'on parle dans ce cas, mais c'est le contenu qu'on donne au terme "audience".
Indépendamment du caractère très rudimentaire de l'information qui est donnée par ce type de "mesure" sur la qualité de l'objet qui mobilise cette "audience" ( un problème intéressant qui nous mènerait à une trop longue digression), il me semble essentiel de pointer la différence radicale entre ce type de mesure et celle du nombre d'entrées à un spectacle ou du nombre d'exemplaires achetés d'un livre ou d'une oeuvre quelconque, ne serait que par ce que le processus d'appropriation ( dans le dernier cas) en est véritablement un, y compris au sens pécunier, alors que ça n'est absolument pas le cas dans le cadre des produit médiatiques "diffusés" ( sur internet ou les différents réseaux télé).
Après il y a naturellement quantité de distinctions à afire sur les modalités de "réception" et plus encore de "réaction" , voire de "circulation". Il est d'ailleurs amusant de noter que ces questions ont été très explicitement abordées lors de la récente "rencontre" avec jean Lebrun , et ceux qui iront visionner la "captation viédo" noteront que les conclusions sont les mêmes concernant la radio, voire la "convergence numérique" ( presse, radio, internet ) : on connait "l'audimat" mais pas le "qualimat", mais dans la logique de la marchandise et du marché ça n'a aucune importance ...
Pour en revenir à Badiou, je peux te confirmer qu'en effet il n'a pas du tout été "indifférent à l'accueil reçu par son best-seller" . C'est même m'a-t-il avoué ( et il le dit explicitement dans la vidéo visible sur le net) un point nouveau et très important à ces yeux. Pour autant ça n'a évidemment rien à voir avec les illusions cuicuiesques . Tout simplement la collection lignes tire ordinairement à 2 ou 3 000 exemplaires et Badiou ne s'attendait pas à plus de lecteurs que n'en avait eu "circonstances 3" ( pourtant extrêmement controversé du fait de son analyse parfaite et donc largement rejetée de l'instrumentation du "nom de juif" ). On ne peut même pas dire qu'il ait écrit "pour" ces 2 ou 3 000 lecteurs potentiels (au sens où cela aurait influé sur la nature, la qualité ou l'orientation du texte) tout simplement par ce que "circonstances 4" est pour l'essentiel une transcription de diverses conférences qu'il a données avant l'élection de bouffon.
Le fait que des réimpressions successives aient porté le tirage à 40 000 exemplaires, et qu'en dépit d'un "silence radio" d'abord total, puis transformé en réaction de "stupeur inquiète" de la part de la médiacratie et des "faiseurs d'opinion" ( quasi unanimement hostiles au livre et à son auteur ); le fait que le kiosque à journaux en face de la sortie du métro proche de la librairie ait fini par en proposer des piles, que le "bouche à oreille" ait été extrèmement positif ( à la notable exception de cui-cui) et très incitatif ;
tout cela naturellement a frappé Badiou, d'autant que son petit pamphlet, volontairement simple et facile d'accès, ne cède en rien sur "l'ultra gauchisme" ( voire le maïsme) de l'auteur. Et ce qui est plus frappant encore pour Badiou et pour tous ceux qui sont un peu familiers avec son système philosophique, c'est que ce petit livre a tout de la démonstration expérimentale de validité de ses concepts, car ce sont ses concepts qui y sont explicitement à l'eouvre : transcendantal, évènement, procédure de vérité, etc ...
Et donc le moins qu'on puisse dire c'est qu'il n'a rien fait pour courir vers le succès qui cependant était au bout de cette publication.
C'est donc, en effet, sur le succès paradoxal du livre de badiou qu'on peut sans doute commencer à réfléchir aux possibilités et capacités de "résistance" qui se manifestent aujourd'hui.
Je conclue là dessus( j'ai été suffisamment long pour ne pas me hasarder sur le terrain du jugement de goût et de la distinction des oeuvres d'art au plan de leur valeur intrinsèque) abruptement pour dire que "le public" est une abstraction vide, un "fétiche" agité au même titre que l'audience il ne qualifie ni ne détermine les auteurs et les oeuvres .

Écrit par : urbain | mercredi, 24 décembre 2008 00:35

Ecrit par : urbain | mercredi, 24 décembre 2008 00:35

Il ne faut pas chercher midi à quatorze heure : le dernier Badiou a essentiellement bien marché parce que il était accessible à tous ! La preuve, même moi, je l'ai compris...

De là à dire qu'il m'a appris des choses : pas vraiment, il a simplement confirmé ce que j'entrevoyais sans le formuler... Mais ce bouquin m'a laissé un goût d'inachevé qui ne m'a pas plu...

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mercredi, 24 décembre 2008 00:48

Un derneir mot : pour répéter que "le public" est une abstraction vide, un "fétiche" agité qui, au même titre que l'audience ne qualifie ni ne détermine les auteurs et les oeuvres ,
et préciser qu'en revanche l'audience ( telle que définie plus haut) et le "public" déterminent ABSOLUMENT les producteurs et les produits, les marchandises et les spectacle qui les "fait passer" .
Je te laisse méditer ça cui-cui, et peut-être comprendre par ce biais le caractère chimérique de tes illusions et la vanité de tes obsessions .
Bonne nuit.

Écrit par : urbain | mercredi, 24 décembre 2008 00:54

LE spectacle qui les "fait passer" .

Écrit par : urbain | mercredi, 24 décembre 2008 00:55

Une dernière observation : je me suis spécialisé dans les audiences de blogs et des sites...

Si certains sont curieux ou intéressés...

Mais je préviens : les audiences des blogs dits influents en surprendraient plus d'un...

Internet à coté de la presse écrite, de la radio et de la télé, c'est vraiment de la gnognote !

Sauf 20 minutes (2.00.000/jour), le figaro, libé etc...

Mais les blogs... Mes aïeux !...

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mercredi, 24 décembre 2008 01:02

Ecrit par : urbain | mercredi, 24 décembre 2008 00:54

Putain !

Quand cesseras tu donc de donner des leçons sur tout et n'importe quoi, mon cher Urbain !

C'est un tic, une manie ou une maladie ?

Si tu savais tant de choses aussi essentielles, tu ne serais pas devant ton écran comme moi, pauvre bougre, mais devant ta sphère d'étudiants ou de prosélytes respectueux et pétris d'admiration devant les considérations lumineuses du maître...

Alors comme je te dis répète et suggère sans relâche car malgré ton génie, tu as la comprennette difficile : Urbain, redescends sur terre, pratique la simplicité, l'humilité et le doute...;-)))

Et chacun y trouvera son compte et ses petits...

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mercredi, 24 décembre 2008 01:07

Ecrit par : urbain | mercredi, 24 décembre 2008 00:54

Un dernier point : j'ai été responsable du marketing dans une entreprise alimentaire, alors sur les cibles, le public, les comsommateurs, les positionnements, etc, c'est sans doute moi qui pourrait te donner des leçons !

Parce que jusqu'ici, je n'ai jamais vu employer des techniques marxistes pour lancer ou promouvoir un produit... Enfin pas encore mais avec Urbain ça ne saurait tarder...
;-)))

Décidémment...

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mercredi, 24 décembre 2008 01:16

Une dernière observation : je me suis spécialisé dans les audiences de blogs et des sites...

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mercredi, 24 décembre 2008 01:02

Ouais, c'est en effet devenu obsessionnel chez toi, et assurément très symptomatique.
En bref, et dans le langage que tu apprécies : tu te la pètes ... mon bon cui-cui.
Commence par t'appliquer, à toi-même la modestie et l'humilité que tu requiers des autres qui pourtant contrairement à toi ne revendiquent aucune audience, compétence ou reconnaissance , simplement par ce que tu fais un complexe vis à vis des lettres et des huùmanités classiques. Aurais-tu toi aussi "tellement souffert sur la Princesse de Clèves" ?
J'aurais pu te recommander une nouvelle semaine de "retraite" si la dernière ne t'avais pas été aussi peu profitable.
Tes rodomontades sont ridicules et te déservent auprès de ceux-là même qui sans doute comme moi te prenaient jusqu'ici pour un sympathique titi parigot protestataire, et découvrent progressivement un vindicatif amer et compulsif dont la banale névrose s'alimente à la frustration de chimérique reconnaissance médiatique.

Écrit par : urbain | mercredi, 24 décembre 2008 09:50

ZzzzZZZ Pic d'audience ZzzzZZZzz

Écrit par : Patrice Joyeux | mercredi, 24 décembre 2008 10:25

Ecrit par : urbain | mercredi, 24 décembre 2008 09:50

Pauvre Urbain !

Je ne suis ni le titi parisien grande gueule que tu imaginais, mon pauvre Urbain ! Quelle caricature dérisoire et ridicule ( j'en rigole encore !)

Ta psychologie sommaire de bazar qui correspond probablement à ton petit esprit étroit qui a besoin du dogme marxiste et la béquille intellectuelle d'un Badiou pour juste prouver que tu possèdes une pensée vacillante et fragile...

Que serais tu s'il fallait penser par toi même ? un ersatz de révolutionnaire miteux et fanfaron installé dans sa librairie poussiéreuse et fier de fayoter avec Denis Baupin ou de flagorner tous les people du boboland ?

Je ne suis pas non plus un type ivre de gloriole et refoulé, les yeux braqués sur les performances de mes textes mais simplement quelqu'un qui se bat juste pour cette collectivité du blog dont tu fais partie...

Je ne cite ni mon nom, et je rappelle que je veux rester anonyme contrairement à toi...

Si tous les amateurs de gloire étaient comme moi, mon brave ami !

J'ajoute que suis simplement fasciné par la fausse impression des gens du Net qui se prennent pour des gens importants alors que leurs audiences sont ridiculement basses.

Je disais d'ailleurs ceci... Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mercredi, 24 décembre 2008 00:27

Comme tu es assez minable pour travestir la vérité, chacun comprendra que si tes arguments politiques ont aussi peu d'impact c'est parce que ta névrose enlève toute légitimité à tes opinions tranchées.

En tout cas tu donnes la preuve éclatante d'une impression, que dis je, d'une réalité, que chacun aura déjà subodorée :

On peut être con, frustre, cultivé et libraire...

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mercredi, 24 décembre 2008 13:59

 
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