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mercredi, 03 décembre 2008

La Nullitude pour les nuls

nulpourlesnuls.jpg

La Nullitude pour les nuls

I

Des nouvelles de ( et des précisions sur) la Nullitude .

Selon le site qui nous héberge, Gisèle Halimi ( communément définie comme « une avocate féministe », de surcroît « de gauche ») a "raconté" ( sur une radio périphérique: l'émission de Pierre-Louis Basse sur Europe 1 le 22/11/2008)  qu’en 1981, François Mitterrand avait désigné l'actuelle présidente de la région Poitou-Charentes comme interlocutrice pour un grand meeting intitulé «Quel président pour les femmes?».

Un thème que nous ne nous hasarderons pas à commenter ici, en dépit de la fécondité probable d’une analyse approfondie de ce genre de question dans la « perspective Mitterrandienne » telle qu’on peut maintenant l’apprécier avec un peu de recul historique. Nous nous contenterons de relever, dans le cadre qui pour l’heure nous intéresse, qu’il s’agit en l’occurrence d’un : « Meeting qui, selon Gisèle Halimi, a participé à la victoire du président socialiste. Mais pas grâce à Ségolène Royal: «Très vite, je n'en ai plus voulue. Elle était nulle» précise Maître Halimi.

Sans doute cette précision historique ( d'un témoignage "de première main") ne nous éclaire pas beaucoup sur la nature du concept (de nullitude), en somme fondateur de la "gauche morale"( comme se plut à se présenter le courant « socialiste » anti-marxiste) , mais elle permet en quelque sorte de le "dater" ;

tout en faisant clairement apparaître un conflit interne, en principe et en actes, immédiatement associée à son émergence, ce qui comme chacun sait est le propre d'une détermination consistante.

Incontestablement attesté, donc, dès les premiers temps du Mitterrandisme (mais sans aucun doute issue d’une généalogie bien plus ancienne) , la Nullitude se révèle comme la détermination qui dès lors va cliver, qualifier et durablement orienter le devenir du Parti « Socialiste » Français, pour qui désormais il va s’agir de savoir, toujours, d’abord, et en toute circonstance , qui et quoi est « nul(le) », ou ne l’est pas.

On notera tout de suite qu’être « nul(le) » et sans même tenter de définir plus avant ce que c’est , peut être approché « négativement » ( selon les bonnes vieilles méthodes scolastiques) car au moins on sait ce que ça n’est pas . D’abord ça n’est pas être « rien » : Ségolène Royal par exemple, est nulle, et pourtant elle n’est pas « rien » (sans qu’on ai besoin pour l’établir de définir ce qu’elle est, en dehors de « nulle »).

Je pense utile de poser d’emblée ce distinguo d’avec toute forme éventuelle de nihilisme, pour éviter tout malentendu « idéologique ». Les rapports de la gauche morale à certaines formes de nihilisme « mondain » ont déjà été très bien analysées et relèvent d’une toute autre problématique ( voir par exemple « Misère du Nietzschéisme de gauche » d’Aymeric Monville).

Mais on peut aussi mesurer à quel point nous avons affaire à un type de « nullité » qui n’est pas une « mesure » pas même un « résultat » ou une « qualité » mais , plus encore ou mieux : un « état », au sens scientifique du terme, et qu’on peut donc associer , dans la perspective  anthropologique que requièrent ces merveilleuse nouveautés postmodernes, à une « attitude ».

D’où, naturellement, le néologisme parfaitement formé dans la logique de la novlangue ( et singulièrement dans celle de l’idiolecte propre à la gauche morale) : Nullitude , et son corollaire : cette attitude est contingente, éventuellement provisoire, et par nature jamais définitivement exclue ou acquise.

Ce double constat est important car il éclaire l’essentiel de la « praxis » ( théorie appliquée) de la gauche morale et du parti qu’elle a pris (le PS) , et qui apparaît comme un combat permanent pour se positionner en rapport  et par rapport à la « nullité » ainsi comprise.

C’est cet « impératif catégorique » d’un nouveau genre ( peut être au sens Foucaldien du « genre », la question est à l’étude) qui explique la nature des conflits et des débats au sein de cette population et la manière dont ils constituent au final ( en tant que finalité) le substrat « nullifiant » qui permet d’apprécier la posture et donc la nullitude des protagonistes .

Etre ou ne pas être « nul(le) », comment l’être ou ne pas l’être, à quel degré l’être ( ou ne pas l’être), telles sont les questions primordiales et lancinantes qui « gauchissent » l’ontologie de la gauche morale (et de son parti pris : le PS) .

à ce stade, on peut et on doit donc se poser la question de la « production » de toute cette nullité requise pour constituer le « sol » dans lequel ce courant « politique » pourra enraciner son débat permanent, générateur de nullitude fondatrice et qualifiante.

C’est ce qui sera exposé dans la deuxième partie de cette communication.

 

Urbain

Commentaires

Quelle nullité!

Article zéro!

;-)

Écrit par : skalpa | mercredi, 03 décembre 2008 08:23

Bravo, excellent texte, mais pas aussi bon que la dernière livraison hebdomadaire de BHL.

_________________________________________________________

Le bloc-notes de Bernard-Henri Lévy

Réponse aux historiens qui voudraient dissuader le sénat de voter la loi sur le négationnisme antiarménien.

Ils disent en substance ( appel de Blois, 11 octobre) : « ce n'est pas à la loi d'écrire l'Histoire ». Nul ne demande cela. Nulle part il n'est question d'inviter qui que ce soit à se substituer aux historiens. Et ce pour la bonne raison que l'histoire du génocide est écrite depuis longtemps-et ce pour l'excellente raison que, même si l'Ecole française y brille souvent par son absence, il existe une masse de travaux qui vont du « Livre bleu » d'Arnold Toynbee (1916) au courageux « A Shameful Act » du Turc Taner Akcam (2007) et qui établissent, sans discussion, que la Turquie de 1915 a bien été le théâtre d'une de ces tentatives d'extermination méthodique, planifiée et sans reste que l'on appelle, depuis Nuremberg, un génocide. Ce que l'on demande aux sénateurs, c'est juste d'en prendre acte. Ce que l'on attend d'eux, c'est, l'Histoire étant écrite, d'écrire une loi sanctionnant cette continuation du crime qu'est, en fait, le négationnisme.

Ils disent : « cette loi va terroriser les historiens, les enfermer dans un carcan politiquement correct qui les empêchera de travailler ». Là encore, de qui se moque-t-on ? Et comment ose-t-on proférer pareil argument quand on sait qu'il n'y a, dans cette affaire, qu'un terrorisme pour de vrai : celui qui, en Turquie, stigmatise et, parfois, tue les historiens du génocide ou ceux (Hrant Dink) qui les chroniquent ? Ce ne sont pas les lois, ce sont les négationnistes, qui terrorisent les historiens. Elles ne sont pas là, ces lois, pour embarrasser les chercheurs, mais pour les débarrasser de cette plaie, de cette pollution, que sont les faussaires. Tenons-nous-en à la seule de ces lois qui, à ce jour, fonctionne bien. Considérons le cas de la loi, dite Gayssot, pénalisant la négation de la Shoah. C'est une loi anti-Le Pen. C'est une loi anti-harcèlement antisémite. Je mets au défi les signataires de l'appel de Blois de citer un seul chercheur dont elle ait entravé la liberté de recherche et d'expression.

Ils disent : « attention aux lois mémorielles ! car c'est une boîte de Pandore : aujourd'hui les Arméniens ; hier les pieds-noirs et leur "oeuvre civilisatrice" ; demain les albigeois ; les aristocrates guillotinés ; où s'arrêtera-t-on ? ». C'est ajouter, cette fois, la confusion à l'aveuglement. L'offense à la confusion. Et c'est prendre, pour le coup, les sénateurs pour des crétins. Car il n'y a pas eu cent génocides, Dieu soit loué, au XXe siècle. Ni dix. Mais à peine cinq. Les juifs et les Tsiganes. Les Tutsis. Les Cambodgiens. Peut-être le Darfour. Et, donc, le premier d'entre eux-dont s'inspirera Hitler et qui visa les Arméniens. Ne pas comprendre cela, mettre dans le même sac un débat sur le colonialisme et cet outrage à la mémoire des morts qu'est la négation du fait qu'ils sont bien morts, loger à la même enseigne l'historien Pétré-Grenouilleau persécuté au nom d'une loi mémorielle mal faite et l'assassin de papier Faurisson dont une loi antinégationniste bien formée a discrédité les « travaux », voilà qui n'est pas digne des signataires de cet appel « pour la liberté de l'Histoire ».

Les signataires disent encore, en marge de l'appel proprement dit : « pourquoi la France ? pourquoi une loi dans un pays qui ne fut pas partie prenante à la tragédie ? ». D'abord ce n'est pas si sûr ; et on connaît deux cas au moins (ceux, en 1919, documentés-entre autres-par les missions franciscaines, de Marache et de Hadjine, en Cilicie) où l'armée française manqua à son devoir de protection et se conduisit, mutatis mutandis, comme les Casques bleus de Srebrenica. Mais, surtout, l'argument n'a pas de sens s'agissant d'un crime dont la définition même implique qu'il affecte l'humanité de l'homme et qu'en est donc comptable le genre humain dans son ensemble. Ou bien la notion de crime contre l'humanité a un sens et nul ne saurait s'en exempter. Ou bien tel ou tel se défausse : « je n'ai pas tenu l'arme ; je n'ai fait que laisser faire »-et, alors, il faut renoncer au concept, aux conventions qui l'ont fondé, aux jurisprudences qui l'ont conforté, aux travaux de Rafaël Lemkin, à la Charte des Nations unies. Est-ce bien ce que l'on veut ?

Et puis les historiens en bataille supposent enfin que la vérité a sa force, son ressort, qui devraient se passer du renfort de la puissance publique. C'est faire bon Marché, cette fois, de la singularité de ce négationnisme-ci. Les négationnistes, d'habitude, sont des hurluberlus. Des maniaques. Des professeurs marginalisés ou sans chaire. Là, ils s'adossent à un pays-la Turquie. Il s'agit d'un négationnisme, non de secte, mais d'Etat-qui dispose des moyens de pression, d'intimidation, de chantage, d'un grand Etat. Les Arméniens, en d'autres termes, sont dans la situation où seraient les juifs si l'Allemagne, après Hitler, n'avait pas fait ce travail de mémoire et de deuil auquel elle s'est vertueusement astreinte. Et c'est la dernière raison qui fait que j'étais ce samedi, avec Serge Klarsfeld et d'autres, aux côtés des milliers de manifestants, souvent très jeunes, qui se tenaient là, à Paris, face au Sénat, pour dire : « nous sommes français ; d'origine arménienne mais, d'abord, français ; et c'est ce qui nous fonde à demander, face à l'insoutenable violence de ce négationnisme d'Etat, la protection de la loi française ».

Écrit par : Patrice-Henri Joyeuxian | mercredi, 03 décembre 2008 11:19

@urbain
Bravo, longue vie à la nullitude!


HS
" Quand on pense que Fréféric Lefebvre a eu 3 ans..."

Excellent!
Fin de HS

@Grincheux
Pour une fois que tu balances ici une chronique qui porte un vrai débat, je te félicite. Cela dit, je suis d'accord avec le fait qu'on a tort de confondre les lois anti-génocide avec la stupide loi mémorielle sur le bien-fondé de la colonisation. Je suis d'accord avec le fait que le négationisme turc doit être combattu.Désolé, je ne suis absolument pas convaincu de l'efficacité de la loi, qui plus est française, pour ce faire.

Écrit par : etrun | mercredi, 03 décembre 2008 11:42

Ecrit par : Patrice-Henri Joyeuxian | mercredi, 03 décembre 2008 11:19

Béchamelle est assurément un expert de la pratique de la Nullitude, je suis juste un modeste observateur.
Notons également que tel M.Jourdain ( et bien d'autres plus contemporains) il pratique la nullitude de manière très constante et affirmée mais sans le savoir .

Écrit par : urbain | mercredi, 03 décembre 2008 12:04

Guy Birenbaum a rencontré urbain
http://www.lepost.fr/article/2008/12/03/1344866_ingrid-betancourt-a-rencontre-madonna.html

Écrit par : (ne pas confondre) | mercredi, 03 décembre 2008 12:30

Valdo reviens stp et parle-nous de la fin de la culture générale dans les consours
http://www.rue89.com/2008/12/02/la-fin-de-la-culture-generale-aux-concours-fait-des-vagues

Écrit par : o | mercredi, 03 décembre 2008 12:50

Ecrit par : (ne pas confondre) | mercredi, 03 décembre 2008 12:30
Non c'est plutôt là :
http://images4.wikia.nocookie.net/desencyclopedie/images/thumb/8/84/Macistezorro.JPG/300px-Macistezorro.JPG

Écrit par : urbain | mercredi, 03 décembre 2008 12:55

Ecrit par : o | mercredi, 03 décembre 2008 12:50

Elle sera là le 13 ...
( "la culture générale pour les nuls" est une des meilleures ventes de la collection éponyme )

Écrit par : urbain | mercredi, 03 décembre 2008 13:21

http://www.causeur.fr/baudrillard-et-l%e2%80%99affaire-zemmour,1428

La vraie question devient alors : ne peut-on plus l’ “ouvrir” de quelque façon, proférer quoi que ce soit d’insolite, d’insolent, d’hétérodoxe ou de paradoxal sans être automatiquement d’extrême droite (ce qui est, il faut bien le dire, un hommage rendu à l’extrême droite) ? Pourquoi tout ce qui est moral, conforme et conformiste, et qui était traditionnellement à droite, est-il passé à gauche ?

Révision déchirante : alors que la droite incarnait les valeurs morales, et la gauche au contraire une certaine exigence historique et politique contradictoire, aujourd’hui, celle-ci, dépouillée de toute énergie politique, est devenue une pure juridiction morale, incarnation des valeurs universelles, championne du règne de la Vertu et tenancière des valeurs muséales du Bien et du Vrai, juridiction qui peut demander des comptes à tout le monde sans avoir à en rendre à personne.

L’illusion politique de la gauche, congelée pendant vingt ans dans l’opposition, s’est révélée, avec l’accession au pouvoir, porteuse, non pas du sens de l’histoire, mais d’une morale de l’histoire. D’une morale de la Vérité, du Droit et de la bonne conscience - degré zéro du politique et sans doute même point le plus bas de la généalogie de la morale.

Défaite historique de la gauche (et de la pensée) que cette moralisation des valeurs. Même la réalité, le principe de réalité, est un article de foi. Mettez donc en cause la réalité d’une guerre : vous êtes aussitôt jugé comme traître à la loi morale.

La gauche tout aussi politiquement dévitalisée que la droite - où est donc passé le politique ? Eh bien, du côté de l’extrême droite. Comme le disait très bien Bruno Latour dans le Monde, le seul discours politique en France, aujourd’hui, est celui de Le Pen. Tous les autres sont des discours moraux et pédagogiques, discours d’instituteurs et de donneurs de leçons, de gestionnaires et de programmateurs (…)

Écrit par : Joyeux | mercredi, 03 décembre 2008 14:40

Grincheux
Quel rapport entre Zemmour et la choucroute?

Tiens, va, la "une" du Monde va te faire jouir:
"La création de mosquées se banalise en France"

Écrit par : K T'es Nerfs | mercredi, 03 décembre 2008 15:22

Alors oui Urbain, nuls mais pas rien qui ne servent à rien puiqu'ils sont nuls sans être rien donc des socialistes.
+
Alors, reprenons, nuls mais pas rien qui ne servent qu'à nous démunir jusqu'à ce qu'il ne nous reste plus rien puisqu'ils sont nuls sans être rien donc des Umpistes.

Nous en sommes dans cette addition réduits à rien ou à rien sans être rien...
Plus grand chose est la somme.

Écrit par : agathe | mercredi, 03 décembre 2008 15:32

oups puisqu'ils ...

Écrit par : agathe | mercredi, 03 décembre 2008 15:46

Ecrit par : agathe | mercredi, 03 décembre 2008 15:46

Le nul "en action", tel qu'il se manifeste dans la nullitude, est fondamentalement autre chose que rien.
Nul n'est pas une sorte de néant ou de vide mais relève plutôt du "plein", plein d'un ensemble de choses qui s'annihilent mutuellement, et qui de se fait se caractérise par une absence totale d'effet ou de conséquence.

Ce sera explicité dans la deuxième partie ...

Écrit par : urbain | mercredi, 03 décembre 2008 17:23

de ce fait,
oups

Écrit par : urbain | mercredi, 03 décembre 2008 17:23

Ecrit par : urbain | mercredi, 03 décembre 2008 17:23

On notera tout de suite qu’être « nul(le) » et sans même tenter de définir plus avant ce que c’est , peut être approché « négativement » ( selon les bonnes vieilles méthodes scolastiques) car au moins on sait ce que ça n’est pas . D’abord ça n’est pas être « rien » : Ségolène Royal par exemple, est nulle, et pourtant elle n’est pas « rien » (sans qu’on ai besoin pour l’établir de définir ce qu’elle est, en dehors de « nulle »).

Et qui pourtant ne sont pas rien même s'ils ne produisent rien ;-))

Écrit par : agathe | mercredi, 03 décembre 2008 17:58

C'est étrange mais cette année 2008 aura eu le mérite de provoquer des changements. J'aime bien. Maintenant je suis devenu comme les neuneus de Charlie Hebdo. D'anarcho gueulard à la bave épaisse frelatée par l'alcool et le tabac froid, je suis devenu membre du Modem, heureux d'accueillir le capitalisme au sein de ma famille où, bien sûr, on se coupe les poils du sexe pour faire propre.

La suite ici: http://andy-verol.blogg.org

Écrit par : Andy Vérol | mercredi, 03 décembre 2008 20:25

"Les couilles du capitalismes sont lisses", le prochain Verol....

Écrit par : frère odm mythologue. | mercredi, 03 décembre 2008 21:46

En parlant de nullitude un couple de client que je renseigne aujourd'hui, je leur fait mon numéro, ils courent, la bonne femme est excitée, elle veut acheter, je l'ai fait monter au rideau avec sa télé. le bonhomme est bègue, il finaude, fait le sérieux, calme sa femme et me dit à la fin de l'entretien, ce con, que je lui fait penser à Strauss kahn, que j'ai son charme,putain la honte.....

Écrit par : frère odm mythologue. | mercredi, 03 décembre 2008 21:58

Soyons fous avec urbain, osons les textes insipides....

Écrit par : frère odm mythologue. | mercredi, 03 décembre 2008 22:02

Joyeux mercredi 03 décembre

Un torchon.

Extrait

Renaud Camus et “l’Affaire Zemmour”

" Le parti de l’In-nocence juge particulièrement significatif que le prétexte de l’actuelle chasse à l’homme soit l’usage par sa victime du mot “race”, parfaitement admis à peu près partout dans le monde sauf en France et à toutes les époques sauf la nôtre".

Ah ouais ?

"...parfaitement admis à peu près partout dans le monde...".

Quand on voit ce qu'on voit, qu'on entend ce qu'on entend, on a bien raison de penser ce qu'on pense.

Quant au reste :

"...juge particulièrement significatif que le prétexte de l’actuelle chasse à l’homme soit l’usage par sa victime..."

J'ignorais qu'on pouvait massacrer la langue à ce point.

Écrit par : patrice | mercredi, 03 décembre 2008 22:06

Ecrit par : frère odm mythologue. | mercredi, 03 décembre 2008 22:02

C'est réussi.

Écrit par : urbain | mercredi, 03 décembre 2008 22:06

J'ignorais qu'on pouvait massacrer la langue à ce point.

Ecrit par : patrice | mercredi, 03 décembre 2008 22:06

ça s'appelle de la "novlangue" et là c'est dans un mode "relaché" .
Dans un mode plus "soutenu" ça donne le corpus central des débats à l'assemblée, ou les éditoriaux du monde , de libé ou du figaro , où les débats au PS, ou les communiqués de la gardienne des finances, etc.

Écrit par : urbain | mercredi, 03 décembre 2008 22:11

René Char :

Obéissez à vos porcs qui existent. Je me soumets à mes dieux qui n’existent pas.

Écrit par : frère odm mythologue. | mercredi, 03 décembre 2008 22:14

Ecrit par : patrice | mercredi, 03 décembre 2008 22:06

Comme on verra prochainement, la novlangue est l'idiome de prédilection de la nullitude.

Écrit par : urbain | mercredi, 03 décembre 2008 22:16

Ecrit par : frère odm mythologue. | mercredi, 03 décembre 2008 22:14

C'est l'exergue du texte insipide ?

Écrit par : urbain | mercredi, 03 décembre 2008 22:17

http://www.20minutes.fr/article/278104/Paris-Leptospirose-a-Saint-Lazare-ca-reste-a-confirmer-selon-la-SNCF.php

L'homme aux rats ...

Écrit par : A | mercredi, 03 décembre 2008 22:35

Dans la rubrique nullitude : mieux que le bouquin de "conversation" entre BHL et Houellebecq, le bouquin de "conversation" entre Alexandre Adler et Gilles-William Goldnadel (ça a pour titre "Conversation sur des sujets qui fâchent"...). Là c'est du lourd !

Écrit par : (ne pas confondre) | mercredi, 03 décembre 2008 23:36

Mercredi 10 décembre à 18h30 : Conférence d¹Alain Badiou sur « Le concept de négation ». Université Américaine, 31 av. Bosquet (Paris VIIe)

Samedi 13 décembre à 15h : Conférence d¹Alain Badiou sur « L¹héroïsme », à l¹occasion de la mise en scène de Coriolan par Christian Schiaretti. Théâtre des Amandiers, Nanterre.

Du lundi 19 au vendredi 23 janvier. Diffusion des entretiens d¹Alain Badiou avec Philippe Petit sur France-Culture.

Écrit par : demaaaaaaandez l'programme... | jeudi, 04 décembre 2008 02:35

... je l'ai fait monter au rideau avec sa télé... je lui fait penser à Strauss kahn, que j'ai son charme
Ecrit par : frère odm mythologue. | mercredi, 03 décembre 2008 21:58

Avec une télé ! Trop fort, ce DSK !

Écrit par : Voici | jeudi, 04 décembre 2008 04:40

Quand on pense que DSK a été prépubère un jour

Écrit par : Voilà | jeudi, 04 décembre 2008 05:15

f a disparu...

Écrit par : g | jeudi, 04 décembre 2008 05:18

Mais ce "f" au fait... Peut-être n'était-ce pas un "f", finalement, mais une clé de sol...

Écrit par : h | jeudi, 04 décembre 2008 05:19

Les judokas ont la clé de bras ; les musiciens la clé de sol...

Écrit par : i | jeudi, 04 décembre 2008 05:20

La clé de fa, aussi...

Écrit par : j | jeudi, 04 décembre 2008 05:20

J'ai perdu mes clés ! s'écria le musicien distrait

Écrit par : k | jeudi, 04 décembre 2008 05:21

f a quitté le Village et pris la clé des champs...

Écrit par : l | jeudi, 04 décembre 2008 05:21

Un faux pianiste nommé Clé-derman

Écrit par : m | jeudi, 04 décembre 2008 05:23

avait un clé-bard nommé Rex

Écrit par : n | jeudi, 04 décembre 2008 05:23

odm qu'on dirait clé-rical

Écrit par : o | jeudi, 04 décembre 2008 05:25

aimait les clé-mentines

Écrit par : p | jeudi, 04 décembre 2008 05:25

et usait de toute sa clé-mence envers ceux qui l'avaient offensé

Écrit par : q | jeudi, 04 décembre 2008 05:27

mal accordé...

Écrit par : Piano | jeudi, 04 décembre 2008 07:39

et usait de toute sa clé-mence envers ceux qui l'avaient offensé
écrit par : q | jeudi, 04 décembre 2008 05:27

snif !
Dieu que de bonté !
et si gentil avec ça...

Écrit par : Elisa... | jeudi, 04 décembre 2008 07:47

cui cui ??

Écrit par : le meuble du coin | jeudi, 04 décembre 2008 07:54

"On est dans un système où tous peuvent dire non,
personne ne peut dire oui. Celui qui a le plus petit pouvoir peut empêcher de faire une petite chose.
Mais celui qui a le plus grand pouvoir ne peut pas permettre de faire une petite chose. Le pouvoir de
dire non, en fait, existe et le pouvoir de dire oui, non. Parce que chaque pouvoir équilibre l’autre dans
un mouvement de paralysie quasi-générale."

Hein ?

Écrit par : adrien (de rien) | jeudi, 04 décembre 2008 08:36

Ecrit par : adrien (de rien) | jeudi, 04 décembre 2008 08:36
Hein ?

:-)

Écrit par : le meuble du coin | jeudi, 04 décembre 2008 08:48

Ecrit par : adrien (de rien) | jeudi, 04 décembre 2008 08:36

Voir la deuxième partie ( le billet du jour).

Écrit par : urbain | jeudi, 04 décembre 2008 08:54

Ecrit par : le meuble du coin | jeudi, 04 décembre 2008 08:48

Maintenant il faut deviner de qui est cette déclaration fracassante, du type de celles qui peuvent changer l'avenir de l'humanité à tout jamais !!!

Écrit par : adrien (de rien) | jeudi, 04 décembre 2008 08:54

Ecrit par : adrien (de rien) | jeudi, 04 décembre 2008 08:54

Je ne sais pas , mais ç'est assurément un bel exemple de nullitude affichée et exprimée dans une novlangue assez pure .

Écrit par : urbain | jeudi, 04 décembre 2008 08:57

Ecrit par : urbain | jeudi, 04 décembre 2008 08:57

Extrait de "Discours de M. le Président de la République sur le thème de l’hospitalisation en milieu psychiatrique : Antony – Mardi 2 décembre 2008"

Document intégral (PDF) ici : http://www.elysee.fr/download/?mode=press&filename=02.12_Hospitalisation_milieu_psychiatrique.pdf

Écrit par : adrien (de rien) | jeudi, 04 décembre 2008 09:10

Ecrit par : adrien (de rien) | jeudi, 04 décembre 2008 09:10

ça n'est pas pour rien qu'il "préside".
Et ne jamais perdre de vue que la "gauche" morale n'est qu'une variante du libéralisme/capitalisme, la variante "morale" .
Il est d'ailleurs assez symptomatique de constater les similitudes "rhétoriques" avec les thèses ouiouistes "de gauche" et d'une manière générale le discours de la "posture" réformiste.

Écrit par : urbain | jeudi, 04 décembre 2008 09:28

Ecrit par : adrien (de rien) | jeudi, 04 décembre 2008 09:10

"Voilà, Mesdames et Messieurs, j’espère que vous avez compris"

eh bé .. c'est clair! il espère donc on doit!!
cé-ki-ki-komand?!

Écrit par : le meuble du coin | jeudi, 04 décembre 2008 09:34

désolée, le Faucon m'avait envoyée ici, je reviendrai, parce quand je vois qu'il s'agit una vez màs de la dame, en bien ou en mal, et de ses poulains piaffants, je zappe - maaaaaaaaare et désespérée

Écrit par : brigetoun | vendredi, 05 décembre 2008 17:57

Ecrit par : brigetoun | vendredi, 05 décembre 2008 17:57

Vous n'avez pas bien lu, il n'est pas question de Ségolène Royal, ni dans le billet ni dans les comm

Écrit par : Nathalie Sarraute | vendredi, 05 décembre 2008 18:04

 
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