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mercredi, 12 novembre 2008

Un jour - Ailleurs

 

cnn.jpg

[source : THE VILLAGE POST - le lundi 30 février 2009]

Barack Obama est mort, hier soir, à 20 h 33 à la suite de trois coups de balle, tirés à bout portant.

En plein meeting ouvert, dans la salle de concert de la Boule de Springfield situé dans le parc Jebediah Springfield (Capital City), devant un parterre de plus de mille auditeurs, alors que le 44è Président des Etats-Unis prononce la fin de son discours de pacification entre les communautés et son projet de plein-emploi, un homme, blanc, parvient à monter sur l'estrade et tire trois coups de feu, logeant ainsi dans le corps de la victime, deux balles au sternum et une dans la tête.

Sans tarder, les services de sécurité mettent définitivement l'agresseur hors d'état de nuire. Après enquête, il s'agit de Jonathan Michael Smith, 32 ans (né le 04 juillet 1976), ancien militaire, au physique sportif.
Dans le civil, il était menuisier de formation et sans emploi depuis trois ans. En 1996, à l'âge de vingt ans, il est envoyé comme renfort en Iraq. Mais l'opération Tempête du désert se termine très tôt pour le jeune volontaire. Identifié comme individu dangereux pour ses prochains, il est rayé des listes. Selon son dossier médical, les examens spécifiaient déjà une santé mentale fragile : forte agressivité, solitude mal vécue, comportement asocial. De plus, les analyses indiquaient des troubles de la sexualité, dues à des maltraitances pendant l'enfance. Il semble qu'il n'appartenait à
aucune organisation politique, bien qu'ayant de fortes sympathies pour la droite radicale.

Aussitôt transporté au Central Hospital, le Président est immédiatement déclaré cliniquement mort ; et malgré la demi-heure d'effort de réanimation, il ne reprend pas connaissance. Il sera enterré lui aussi dans le cimetière national d'Arlington (Washington, DC), aux côtés de John Fitzgerald Kennedy. C'est, là encore, la fin d'un certain idéal de progrès social. Cependant, il y avait cette fois-ci, contrairement à l'assassinat de 1963, quinze caméras télévisées. La séquence, que nous ne diffuserons pas, pour des raisons déontologiques (nous n'avons pas pu acquérir les droits), dure huit minutes [diffuser PUB - avant, après, ou à la place].

 

boule.jpg


Le monde entier est en émoi. Et la consternation est générale. Aux Etats-Unis, les hommes politiques - tous bords confondus - sont effondrés. Tous pleurent la disparition d'un homme extraordinaire, généreux, courageux, fin et charmant. Les Clinton ont déjà fait part de leur soutien à la famille du défunt : ils assurent qu'ils feront tout en leur pouvoir pour protéger les autres membres de la famille. Quant à John Mc Cain, il déclare : "C'est une profonde tristesse : il
va falloir envoyer un de nos frères sur la chaise électrique."

En France, le Président se joint au concert de larmes : "C'est légitimement un couac à l'échelle mondiale, mais, dans le respect des traditions qui unissent nos deux pays, la France a vocation à rester solidaire de l'Amérique. C'est donc une grande perte pour tous les Français." Le Président italien - Silvio Berlusconi - toujours prompt à plaisanter, affiche également son désarroi : "Ma ! Ma ! Il n'y aura plus de chocolat lors de nos réunions !".

A Hollywood, les personnalités du spectacle n'ont pas tardé à se manifester. Spike Lee déclare : "Obama est mort, vive Obama ! Les Blancs ont exploité pendant quatre siècles notre peuple, ils ont liquidé King, Farrakhan, Malcolm, et aujourd'hui c'est Barack ! Mais ce n'est pas en éliminant un Afro-Américain qu'on élimine toute une race ! Un jour, les Blancs paieront l'addition !!!" Il planche actuellement sur un biopic en trois volets.

De son côté, Oliver Stone prépare un projet sur le meurtre commandité par le FBI, via une organisation secrète : la Mandchurian Parallax. Selon des sources qu'il garde confidentiellement, le staff des organisateurs du meeting et les agents de sécurité auraient été achetés pour fermer les yeux. Denzel Washington a cependant refusé la proposition de jouer le rôle principal, pour cause d'agenda surchargé. Chris Tucker s'est proposé, mais les producteurs hésitent. On pressent Will Smith.

Pour Oprah Winfrey (la célèbre animatrice de talk show) : "C'est une tragédie pour l'Amérique. Obama incarnait le dernier espoir pour toutes les minorités : les Noirs, mais aussi les femmes, les aveugles, les drogués, les transsexuels et les Porto-Ricains. Un meurtre de cette envergure est la preuve que la démocratie américaine vit dans la menace et le mensonge."

Michael Moore, quant à lui, monte une nouvelle fois au créneau et vitupère contre par la propagande de CNN : "A qui veulent-ils faire avaler tout ça ?!!! Les vrais coupables, ce sont les lobbys de l'industrie textile !!!"


par Albin Didon

 

VittorioGassman.jpg

 

Commentaires

Heureusement l'élection d'obama nous a fait entrer dans une nouvelle époque, celle où l'impossible n'est plus américain, du moins dans l'ordre symbolique) et où le probable et à ce titre redoutable ( susceptible d'être redouté ) n'est plus du tout certain.
On peut donc espérer que sur ce point les scénaristes du feuilleton mondialisé auront changé les éléments trop "prévisibles" du script, dès lors que le personnage principal semble trop "porteur" pour s'en défaire si vite.

Écrit par : urbain | mercredi, 12 novembre 2008 09:08

Special thanks to Agathe :-)

Écrit par : albin - didon | mercredi, 12 novembre 2008 10:22

A cette belle histoire, on peut préférer l'excellent texte d'André Glucksmann sur l'Obamania en Europe (pas de c/c pour ne pas réveiller l'ulcère d'Urbain):

http://www.lefigaro.fr/debats/2008/11/15/01005-20081115ARTFIG00021-obamania-et-renoncement-de-l-opinion-europeenne-.php

Écrit par : Patrice Joyeux | mercredi, 12 novembre 2008 10:45

Au moins il nous aura épargné le copier/coller ...

gloussemane !
Pourquoi pas Michel Droit tant que tu y es ...!
Au moins ça m'apprends quelque chose et ça répond à une question qu'il m'arrive de me poser quand ( de plus en plus rarement) sort une élucubration de ce pitre pitoyable : qui peut lire ce genre de connerie ?
J'ai ma réponse : le ravi .
Et c'est assez logique, somme toute : béchamelle, roufiolle, gloussemane ... les trois stooges ( non limitatif ).

Écrit par : urbain | mercredi, 12 novembre 2008 12:50

Ecrit par : urbain | mercredi, 12 novembre 2008 12:50

Si tu es sage, tu auras le droit à un article de Guy Millières !

Écrit par : Patrice Joyeux | mercredi, 12 novembre 2008 13:31

Ecrit par : albin - didon | mercredi, 12 novembre 2008 10:22

Merci ;-))

Je commenterai ce soir. Le labeur n'attend pas.

Écrit par : agathe | mercredi, 12 novembre 2008 13:43

Gag: Jean-Luc Méchancon vient de créer son parti anticapitaliste. Son nom, le PDG (Parti de Gauche).

http://www.20minutes.fr/article/271740/Politique-Melenchon-cree-le-Parti-de-gauche-et-vise-les-echeances-europeennes.php

Écrit par : Patrice Joyeux | mercredi, 12 novembre 2008 17:40

Merci Albin pour ce billet original, bienvenue chez les NRV. Cet événement est parfaitement réaliste ; les informations à profusion, les voix cacophoniques qui s'élèvent chacun y allant de son couplet, de son indignation... La superposition de ces voix, c'est le bruit de la vie qui agite la mort. La "télé-réalité" encadre le regard ...

Écrit par : Agathe | mercredi, 12 novembre 2008 20:54

Bon l'opération Tempete du désert en 1996 c'est quand même pas "parfaitement réaliste" ! Mais bon on va pas chipoter pour 5 pauvres années.

Écrit par : Patrice Joyeux | mercredi, 12 novembre 2008 21:31

Ecrit par : Patrice Joyeux | mercredi, 12 novembre 2008 21:31

Ca doit te tenir chaud l'hiver, une couche pareille... Ah ravi te va si bien ...

Écrit par : Agathe | mercredi, 12 novembre 2008 22:34

Ah bin dis donc, ce billet n'est pas bidon.

On note que dans trois mois, Silvio Berlusconi ne sera plus premier ministre, mais qu'il aura réussi à se faire nommer à la présidence de la République Italienne afin d'y terminer sa carrière politique. Il y sera moins nuisible pour la société italienne, même si ses mauvaises blagues y trouveront encore un écho médiatique.
On note aussi qu'Oliver Stone fera toujours de mauvais films, en copiant (mal) éhontément sur les autres ; que Spike Lee sera toujours aussi agaçant, et Michael Moore toujours aussi navrant.

Écrit par : (ne pas confondre) | mercredi, 12 novembre 2008 22:56

Ecrit par : (ne pas confondre) | mercredi, 12 novembre 2008 22:56

Est il plus nuisible que l'a été la démocratie chrétienne!! pas sur, et le berlusconisme n'est pas la plaie la plus purulente de l'Italie; c'est un histrion...
Quel beau pays tout de même; quelle gastronomie;-)))

Écrit par : Pamela de Barres | mercredi, 12 novembre 2008 23:41

Quel beau pays tout de même;
Ecrit par : Pamela de Barres | mercredi, 12 novembre 2008 23:41

à qui le dites-vous, je suis à moitié Italien ;-)
Et il n'y a pas que les arts de la table

Écrit par : (ne pas confondre) | mercredi, 12 novembre 2008 23:53

La peine de mort bientôt abolie dans le Maryland ?
http://www.baltimoresun.com/news/local/bal-death1112,0,3720401.story

Écrit par : Une nouvelle en provenance de Baltimore | jeudi, 13 novembre 2008 02:10

mais que fait la police ? Réponse : elle escorte le président.


- TO18H de TN18 ?
- Transmettez TN18.
- Vous avez une défenestration au x rue Doudeauville, SP sur place.
- J’y vais TN18, on n’est pas loin.
(1 minute)
- TN18 de TO18H, je suis sur place.
- Reçu à TN18.
(2 minutes)
- TN18 de TO18H, SAMU sur place. Cause de défenestration suspecte. Un témoin sur les lieux.
- Reçu à TN18. J’avertis la PJ.
(2 minutes)
- TN18 de TO18H, le SAMU réclame une équipe moto pour un transport de poches de sang pour transfusion. Urgent.
- Attente TO18H.
(10 secondes)
- TO18H de TND2, je vois avec TNZ1.
(1 minute)
- TN18 de TO18H, PJ sur place.
- Reçu à TN18.
(10 secondes)
- TO18H de TND2, aucune équipe moto disponible.
- …
- TO18H de TND2, c’est reçu ?
- Oui D2, c’est reçu cinq sur cinq pour TO18H.
(5 minutes)
- TNZ1 de TO18H, URGENT!
- Transmettez TO18H !
- TNZ1... pour une défenestration... quatre étages... rue Doudeauville... le SAMU a besoin d’une équipe moto pour du sang... Insiste... Victime intransportable. Urgent.
- Attente TO18H.
(20 secondes)
- TO18H de TNZ1, toutes les équipes sont engagées sur une escorte officielle, pas de moto disponible.
(17 minutes)
- TN18 de TO18H, on quitte les lieux, victime delta-charlie-delta.
- Reçu à TN18.
http://police.etc.over-blog.net/article-24410812.html

...toutes les équipes sont engagées sur une escorte officielle, pas de moto disponible.

...delta-charlie-delta.

Écrit par : (ne pas confondre) | jeudi, 13 novembre 2008 02:25

Bravo au maire de Neuilly-sur-Seine pour cette excellente initiative.

_________________________________________________________

Jean-Christophe FROMANTIN, Maire de Neuilly sur Seine, propose à tous ceux qui le souhaitent de le rejoindre le dimanche 23 novembre à 11h00 sur la Place de l’Hôtel de Ville pour « Courir pour Guilad SHALIT et pour la liberté ».

« Sensibilisé par de nombreuses personnes sur la situation de Guilad SHALIT et, particulièrement touché par l’entretien que j’ai eu à Neuilly avec son père Noam SHALIT, j’ai décidé, à titre personnel, de mettre en place cette course pour mobiliser l’opinion sur le sort de ce jeune otage franco-israélien de 23 ans. J’appelle tous ceux qui défendent la liberté à nous rejoindre et à porter un vêtement blanc en guise d’attachement à la paix »

Jean-Christophe FROMANTIN mène ce projet de concert avec l’équipe officielle en charge de coordonner les actions de soutien à Guilad SHALIT en France : « Liberté pour Guilad ». Le metteur en scène Elie CHOURAQUI participe activement à l’organisation et à la promotion de cette course aux côtés de Jean-Christophe FROMANTIN.

Dimanche 23 novembre – Course ou marche de 11h00 à 12h00 au départ et à l’arrivée de la place de l’Hôtel de Ville à Neuilly sur Seine

Plus d'infos: http://www.liguededefensejuive.net/spip.php?article639

Écrit par : Patrice Joyeux | jeudi, 13 novembre 2008 10:35

Bonjour chez nous, Albin.

" Good morning all, it's another beautiful day..."

Écrit par : nef | jeudi, 13 novembre 2008 10:54

HS//
salut tous
un évènement musical chez moa
ben oui! quoi?.. le passé n'empêche pas l'avenir
(clic pseudo)

Écrit par : le meuble du coin | jeudi, 13 novembre 2008 11:11

à qui le dites-vous, je suis à moitié Italien ;-)
Et il n'y a pas que les arts de la table

Ecrit par : (ne pas confondre) | mercredi, 12 novembre 2008 23:53

Evidemment!!!!! les autres arts c'est un peu mon cursus universitaire; malgré les éfforts conjugués d'alitalia et d'Artésia pour compliquer mes séjours.

Écrit par : Pamela de Barres | jeudi, 13 novembre 2008 11:22

Que dirait Obama dans une configuration différente ?

www.20minutes.fr/article/272198/France-Le-faux-attentat-contre-Nicolas-Sarkozy-qui-a-ete-dejoue.php

Écrit par : f | jeudi, 13 novembre 2008 11:35

Ecrit par : urbain | mercredi, 12 novembre 2008 09:08
- Comme toujours : "Ce que vous dites est si juste que le contraire est parfaitement vrai."

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Ecrit par : Agathe | mercredi, 12 novembre 2008 20:54

"La superposition de ces voix, c'est le bruit de la vie qui agite la mort. La "télé-réalité" encadre le regard..."
- Oui : une sorte d'infatigable indécence...

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Ecrit par : Patrice Joyeux | mercredi, 12 novembre 2008 21:31
"Bon l'opération Tempete du désert en 1996 c'est quand même pas "parfaitement réaliste" ! Mais bon on va pas chipoter pour 5 pauvres années."
- En regard avec la vérité historique, cette objection, quant à elle, est... parfaitement recevable ; même si l'objet du billet ne consiste pas à rapporter des faits réels. Par exemple, on peut très bien imaginer dans les Simpsons des épisodes d'Obama à Springfield, mais Capital City n'est pas "parfaitement réaliste" ; ni disons, au pif, Trou-de-balle 1er avec un discours aussi calamiteux... Ou alors, à la limite, si on veut chipoter, il faudrait le faire consciencieusement à chaque ligne.
Bref, et pour finir, c'est une objection digne d'un critique de Positif...

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Ecrit par : (ne pas confondre) | mercredi, 12 novembre 2008 22:56
"On note aussi qu'Oliver Stone fera toujours de mauvais films, en copiant (mal) éhontément sur les autres ; que Spike Lee sera toujours aussi agaçant, et Michael Moore toujours aussi navrant."
- Alors, peut-être ("un jour - ailleurs") un billet sur ces trois "auteurs" ?

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Ecrit par : nef | jeudi, 13 novembre 2008 10:54
- Good mornin'
- Good mornin'
- We've talked the whole night trough...

(SOS Play-list : pas trouvé le lien vidéo :-(

Écrit par : albin - didon | jeudi, 13 novembre 2008 11:38

Ecrit par : albin - didon | jeudi, 13 novembre 2008 11:38

http://fr.youtube.com/watch?v=J0j3-tmQLjg

Écrit par : nef | jeudi, 13 novembre 2008 11:50

Ecrit par : f | jeudi, 13 novembre 2008 11:35

+

Ecrit par : nef | jeudi, 13 novembre 2008 11:50

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Euh, dans le même ordre d'idées...

Écrit par : albin - didon | jeudi, 13 novembre 2008 12:15

Euh, dans le même ordre d'idées...

Ecrit par : albin - didon | jeudi, 13 novembre 2008 12:15

I see you know life.

Que l'on pourrait traduire par : vous dirigez pas mal votre petite barque !

Écrit par : nef | jeudi, 13 novembre 2008 13:19

Retour sur l'opération Orchard de neutralisation de l'arsenal nucléaire syrien.

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L'opération du siècle : l'histoire secrète du 6 septembre 2007

"Je sais ce qui est arrivé ce jour-là, et quand le monde l'apprendra, il sera stupéfait". Ainsi s'exprime Uzi Arad, un ancien espion du Mossad, à propos de l'opération du 6 septembre 2007. Reprenons la chronologie et analysons ce coup de force.

Flash-back : automne 2002. Les services secrets israéliens soupçonnent la Syrie d'être le point de chute de l'armement du régime irakien. Bien avant la chute de Bagdad, des katsas (agents) du Mossad s'étaient infiltrés clandestinement en Syrie et dans la vallée de la Bekaa au Liban, là où de multiples sources concordantes indiquaient que les services de Saddam Hussein transféraient l'armement lourd du régime, auparavant revendu aux Syriens par l'entremise des Russes. Les Américains savaient que Saddam Hussein avait reçu l'aide des Français et des Russes avant la guerre, respectivement par la voie diplomatique et la voie militaire. D'un côté, les Français informaient Bagdad des discussions secrètes tenues entre George Bush et Jacques Chirac, ce qui permettait aux Irakiens d'anticiper toute nouvelle manoeuvre des Américains à l'ONU. De l'autre, les Russes avaient dépêché plusieurs agents de haut rang, dont le général Yevgeny Primakov, directement sur le terrain. Ancien proche de Eltsine et ex-directeur du KGB, Primakov avait pour mission d'aider les Irakiens à "nettoyer leurs sites".

Il ne s'agissait pas d'une opération particulièrement originale. Durant la Guerre Froide, l'URSS avait fourni du matériel militaire à des pays alliés, et cette pratique s'était poursuivie après la chute du mur de Berlin et la dissolution de l'empire soviétique. Dans l'organigramme russe, le FSB devait s'acquitter d'une opération spéciale, baptisée Sarindar ("sortie de secours", en roumain). Plusieurs pays de l'ancien bloc de l'Est connaissaient cette règle tacite selon laquelle aucune arme de fabrication russe ne devait tomber entre les mains de l'ennemi. Or l'Irak est un très bon client. Dont acte.

En novembre 2002, une armée d'espions russes entre en Irak depuis l'ouest et s'établit dans la province d'Anbar, la plus étendue du pays. Plus tard, pendant l'offensive alliée, les agents du FSB se battront contre les forces spéciales australiennes et les commandos de la CIA au cours d'affrontements qui ne figureront dans aucun livre d'histoire. Mais revenons à la veille de 2003. Primakov atterrit à Bagdad. L'opération nettoyage commence immédiatement.

Le commandant Ion Mihai Pacepa, ancien directeur des services secrets roumains, avait briefé les Occidentaux sur les intentions russes. Les Américains savaient. Le Mossad également, ce qui permet à Ariel Sharon de prédire, dès décembre 2002, que le vrai potentiel militaire du régime de Saddam Hussein se trouve déjà entre les mains de Damas. A la veille de la guerre en Irak, les analystes de la NGA, stupéfaits, observent des colonnes de camions passer la frontière. Une avalanche de renseignements atterrit sur le bureau du Mossad et de la CIA. On y parle de fosses de 6/8m de côté et de 25/35m de profondeur creusées par le génie syrien au Liban et en Syrie. Elles auraient reçu du matériel interdit irakien puis auraient été comblées et replantées, le tout sous supervision russe. La Syrie aurait été payée 35 millions de dollars pour ses prestations.

A l'aube de la guerre, un dissident syrien du nom de Nizar Najoef écrit une lettre au journal néerlandais De Telegraaf, dans laquelle il affirme connaître la localisation de ces sites secrets. Atteint d'un cancer en phase terminale, Najoef avoue qu'il n'a rien à perdre à divulguer ces informations. Le journal publie ses dires. Personne ne dément. Le LAP israélien, le service de désinformation du Mossad, s'arrange pour que l'affaire retombe comme un mauvais soufflé. Du moins, dans la presse.

Car pour les renseignements occidentaux, la présence d'armes irakiennes dans le pays voisin reste un sujet de profondes inquiétudes. Interrogé par le Sunday Times en 2004, le chef du groupe de recherche américain sur les Armes de Destructions Massives irakiennes, David Kay, souffle à demi-mot que "du matériel dangereux" du régime de Saddam Hussein a, en effet, passé la frontière. A l'été 2004, le chef de l'UNMOVIC, Demetrius Perricos, annonce au Conseil de Sécurité de l'ONU que des "éléments de missiles et de matériel dangereux ont été exportés de l'Irak vers l'étranger à une cadence de mille tonnes par mois". Pressé de questions par la presse, il botte en touche. Le reste est classé top secret.

Fraîchement élu au poste de directeur du Mossad, Meir Dagan réveille ses armées de sayanim (agents dormants) en Syrie. Ils ont tôt fait de déterminer la présence de sites noirs. En 2005 puis 2006, le programme ECHELON de la NSA commence à sillonner le nord de Damas, pendant que les Israéliens quadrillent la frontière avec l'Iran depuis leur satellite Ofek. A cette période, on craint que le matériel irakien finisse par enrichir le programme nucléaire iranien. Mais il n'en est rien, et les services de renseignement occidentaux le réalisent bientôt.

Début 2007, l'ONI, le renseignement de la marine américaine, annonce avoir repéré un navire suspect en route vers Lattaquié, le premier port de Syrie. Les Américains transmettent l'information au Mossad, lequel dispose d'une fourmilière d'informateurs dans le pays. Le chalutier suspect est très vite repéré. Naviguant sous pavillon sud-coréen, il a été déchargé de nuit dans le port de Lattaquié, et ne figure sur aucun registre. Intrigués, des katsas israéliens suivent les convois en partance de Lattaquié et annoncent l'existence d'un site de stockage secret dans la province de Dar el-Zour, au nord de Damas, au bord de l'Euphrate. Le Mossad suggère que des expérimentations avec du matériel radioactif y ont lieu, et que le navire au pavillon "sud-coréen" est en réalité venu de Corée du Nord. L'affaire est grave.

Mise au courant, l'administration Bush hésite. Les Israéliens, handicapés par un ministre de la Défense affable, Amir Peretz, refusent de se risquer dans un nouveau conflit régional. Tout l'été, le service de désinformation du Mossad, le LAP, laisse filtrer des rumeurs de guerre imminente avec la Syrie afin d'intimider l'adversaire. Damas répond en organisant des exercices de protection civile et en clamant être prêt à "couvrir Tel-Aviv de roquettes". Finalement, la stratégie israélienne capote. Sur place, les informateurs du Mossad notent que le travail n'est pas perturbé à Dar el-Zour et observent un continuel va-et-vient de scientifiques nord-coréens. Il s'agit d'experts en missiles balistiques. Depuis la fabrication du No-Dong, les Nord-Coréens sont devenus des exportateurs de renom dans tout ce qui se rapporte aux missiles à longue portée.

Israël commence à s'inquiéter sérieusement, d'autant que l'on sait que la Syrie a été le premier soutien du Hezbollah durant la guerre du Liban, l'été précédent. Les Américains le sont tout autant, eux qui soupçonnent que le gaz sarin utilisé contre leurs troupes par la guérilla irakienne au printemps 2007 a été livré par une Syrie puisant dans ces "sites noirs". En effet, le 26 juillet 2007, le Mossad sabote un programme de missiles installé dans une base syrienne près d'Alep. Les katsas rapportent que les Scud-C détruits contenaient des ogives de gaz moutarde. Les questions affluent : si la Syrie utilise l'armement irakien pour créer son propre arsenal chimique, serait-il possible qu'elle envisage plus léthal encore ? L'inquiétude autour de Dar el-Zour grandit. Afin de coordonner leurs efforts, Israël et les Etats-Unis lancent une opération conjointe baptisée Orchard ("le verger"). Tous les ressources des deux pays sont engagées dans la collecte d'informations.

Les photos satellites laissent les analystes perplexes : le complexe secret n'a aucune cheminée, ce qui l'empêche de rejeter des gaz radioactifs en cas d'expérimentation comme c'est le cas au centre de Yongbyon, en Corée du Nord. Or le Mossad a des preuves que le site syrien a été construit en 2003, soit à l'aube de la guerre en Irak. Le complexe est donc terminé. De plus, des espions israéliens confirment la présence de scientifiques irakiens évacué par le renseignement syrien avant la chute du régime baasiste. Des experts... de l'atome.

Amir Peretz est limogé en juin 2007. Son successeur se révèle être Ehud Barak. Le choix du premier ministre Olmert n’est pas anodin : Barak a commandé l’unité la plus secrète de l’armée israélienne : la Sayeret Matkal. En 1973, c’est avec eux qu’il a lancé une action commando à Beyrouth durant laquelle plusieurs membres du groupe palestinien "Septembre Noir" ont été abattus. A peine Barak est-il nominé qu'il fait appel à son ancienne unité, et lui confie une mission : déterminer la nature du site de Dar el-Zour.

A Washington, l'administration Bush demande confirmation : le matériel incriminé est-il réellement radioactif ? Le commando de Tsahal est parachuté de nuit aux abords du site. Les commandos de la Sayeret Matkal, en uniforme de l’armée syrienne, s’infiltrent à l’intérieur du complexe et relèvent des échantillons. De retour à Tel Aviv, ils les transmettent aux laboratoires de l’armée. La nouvelle stupéfie tout le monde : oui, l’usine de Dar el-Zour possède du matériel nucléaire. Oui, on y travaille sur des missiles balistiques à longue portée. Oui, le spectre d’une bombe atomique à quelques encablures de Jérusalem n’est plus un fantasme.

Décision est prise d'éliminer le danger. L'opération Orchard entre dans sa phase opérationnelle. Washington renseigne les Israéliens sur les défenses syriennes. Le 5 septembre, la Sayeret shaldag, les commandos de l'armée de l'air, sont parachutés sur Dar el-Zour. Leur mission ? Marquer la future cible au laser. Le même jour, l’unité de guerre électronique de Tsahal attaque le système de radar syrien de Tall al-Abuad, qui sera détruit par les chasseurs israéliens avec des missiles Maverick. Libres de tout mouvement, quatre F-16 de la 69e escadrille, venus de la mer, survolent le territoire ennemi sans encombres, appuyés par quatre chasseurs et un avion-espion ELINT, restés à l'arrière. Juste après minuit, le 6 septembre, les pilotes hébreux écrasent Dar el-Zour en quelques secondes en utilisant leurs bombes bunker busters, tuant plusieurs dizaines de Syriens.

Plus tard, les satellites espions américains intercepteront des communications de l’ambassade chinoise à Damas annonçant la découverte de cadavres de scientifiques nord-coréens dans les ruines du site. A Pyongyang, Damas, Washington et Jérusalem, on se tait.

Sur le terrain, les Syriens se hâtent de recouvrir le site avec des tonnes de terre, craignant l'impact des radiations.

En Israël, un officiel, visiblement soulagé, murmure au Sunday Times que la Syrie "préparait une très mauvaise surprise à Israël". Devant son cabinet, un Ehud Barak aux anges préfère rester énigmatique : « nos succès ne sont pas rendus publics, mais cela ne veut pas dire que nous n’accomplissons rien. »

En effet. Telle est l’histoire du 6 septembre. Personne ne sait encore que l’armée israélienne a réalisé, avec un succès insolent, l’opération du siècle.

Écrit par : Patrice Joyeux | jeudi, 13 novembre 2008 13:20

Une "séquence" marquante, jamais vue (pour ma part) dans cette durée :

www.youtube.com/watch?v=p9oGGneQq7A

Le type en orange, les menottes, "handkerchief, an handkerchief", les types qui errent, ne sachant que faire et pourtant conscients de leur pertinence dans le dispositif etc.

Écrit par : f | jeudi, 13 novembre 2008 13:28

Le secret de "l'activisme" élyséen enfin révélé :

http://cache.20minutes.fr/img/photos/20mn/2008-11/2008-11-13/diapo_orteils.jpg

Écrit par : f | jeudi, 13 novembre 2008 15:30

Ecrit par : Patrice Joyeux | jeudi, 13 novembre 2008 13:20

Tu nous soules avec tes délires sionistes, je crains d'en arriver aux mêmes conclusions que cui-cui, te concernant ...

Écrit par : urbain | jeudi, 13 novembre 2008 20:17

Ecrit par : f | jeudi, 13 novembre 2008 15:30

On comprend mieux l'importance qu'il accorde à ses chaussures.

Écrit par : urbain | jeudi, 13 novembre 2008 20:20

Oui, et avec ça, ça augure d'une carrière d'accordéoniste autrement plus virtuose que celle de VGE...

Ecrit par : urbain | jeudi, 13 novembre 2008 20:17

Attention, l’antisionisme, par parenthèse, est toujours, par définition, un antisémitisme (comme dit Val).

Et oui, un jour, comme ça, sans prévenir, on se découvre antisémite. Pour ma part, je culpabilise un peu...

Pour avoir récemment survolé le "petit cours d'autodéfense intellectuelle" de Normand Baillargeon (digest de choses connues mais toujours utile), on se rend compte qu'il n'est pas un artifice, un paralogisme etc. que le pouvoir actuel n'ait pas dans sa besace et ressortit avec le support technique fécond de la médiacratie...

http://www.amazon.fr/Petit-dautod%C3%A9fense-intellectuelle-Normand-Baillargeon/dp/2895960445

(A commander plutôt chez votre libraire de proximité.)

Des chroniques de Normand Baillargeon sont disponibles ici :

http://olivier.hammam.free.fr/imports/auteurs/normand/cours1.htm

Son blog :

http://nbaillargeon.blogspot.com/

Écrit par : f | jeudi, 13 novembre 2008 21:20

Ajout,

Des choses à lire sur le site (moche) d'Olivier Hammam :

http://olivier.hammam.free.fr/

Écrit par : f | jeudi, 13 novembre 2008 21:25

Un texte de Voltairine de Cleyre

"DE L’ACTION DIRECTE"

http://kropot.free.fr/Cleyre-actiondirecte.htm

Écrit par : f | jeudi, 13 novembre 2008 22:50

Et pour les visiteurs nocturnes...


"The Wellcome Gallery's new exhibition is a series of double portraits showing sufferers of terminal cancer both close to, and after, death."

http://www.guardian.co.uk/artanddesign/artblog/2008/may/07/whyartseemshopelessinthe



http://caraphillips.files.wordpress.com/2008/11/wtx048139.jpg
http://caraphillips.files.wordpress.com/2008/11/wtx048142.jpg
http://caraphillips.files.wordpress.com/2008/11/wtx048143.jpg

Écrit par : f | jeudi, 13 novembre 2008 23:05

Cadeau pour Urbain qui saura apprécier comme il se doit...

www.liberation.fr/culture/0101265734-relire-heidegger-en-lieu-et-espace

Écrit par : f | jeudi, 13 novembre 2008 23:18

65 ans et je bande encore.

Merci Xavier.

Écrit par : Jean-Yves le plombier | jeudi, 13 novembre 2008 23:24

Commentaire sur le thème des "Tractations épistolaires à la veille du congrès du PS" ( dixit le monde).

L'amateur de controverses fécondes et divertissantes regrettera qu les interlocuteurs échangeant ces "textes forts" aient complètement perdu les usages, jadis coutumiers, de la "rhétorique frontale" et de sa belle clarté.
J'en ai trouvé le souvenir très frais en compulsant les anciens numéros de "l'encyclopédie des nuisances" , du temps ou cette encyclopédie était diffusée et publiée sous forme de revue "périodique".

Dans le N° 14 daté de Novembre 1989,
dans l'encart, consacré aux "questions d'actualité" , sont reproduits quelques échanges de correspondances, sur ce mode "ancien" mais si plaisamment "direct" :

pour donner le ton, l'entame d'un courrier :

"
Encyclopédie des Nuisances au G.R.I.T. Paris, le 17 février 1989

Transdisciplinaires pourritures,
Votre G.R.I.T. peut toujours se gratter pour recevoir un exemplaire de notre Encyclopédie nous y avons exprimé, dès son Discours préliminaire, notre mépris pour les raclures de symposium de votre espèce, et ce n’était pas un effet de style.
"
Les rédacteurs de l'EDN passent ensuite à "la vitesse supérieure" , s'agissant d'un échange "frontal" avec ce bon Sollers, déjà institué cuistre en chef du landernau germanopratin , je reprends la citation de la revue :

" Dans un genre voisin, alors que Sollers entamait la dernière en date de ses mutations intellectuelles, qui lui permet de réunir dans une même admiration Guy Debord et Isabelle Adjani, nous n’avions pas cru devoir laisser sans réponse ses outrecuidances concernant l’Encyclopédie.

Paris, le 5 avril 1989

Sollers,
Nous n’aurions sans doute jamais songé à te signifier ta qualité d’ordure, tant la chose est notoire, et le mépris dont tu es l’objet universel ; mais tu sembles confondre cet état d’ordure avérée avec une espèce d’impunité : tu perds toute retenue, tu ne te sens plus. En peu de temps, et sans que nous nous tenions particulièrement informés de l’état d’avancement de ta putréfaction, nous avons successivement découvert dans la
presse où tu l'épands que, croyant pouvoir t'appuyer
pour cela sur le dernier livre de Guy Debord, tu décla-
rais la polémique un « genre mort », et loin « le temps
où un surréaliste pouvait commencer une correspon-
dance ouverte par "Monsieur et chère ordure"... »
cette « rhétorique frontale » aurait été « retournée »,
« comme le reste » (le Monde du 18 novembre 1988);
ensuite que, te fendant d'une « Lettre d'amour à Isabelle Adjani », tu félicitais cette oie de son apparition
en plein journal télévisé », apparition destinée à prou-
ver qu'elle était « en bonne santé et vivante », ce qui
restera selon toi « un des grands avertissements de la
société du spectacle dans laquelle nous sommes plongés » (le Point, 28 novembre 1988); et enfin que, pour-
suivant dans ce genre épistolaire anti-polémique qui con-
vient si bien à ta nature doucereusement avariée, tu
proférais à l'adresse de ton compère Béchamel « Tu
sais ce dont ils ont le plus peur ? Que nous ayons réinventé, à notre manière, l'esprit de l'Encyclopédie, à toi
Condorcet, à moi d'Alembert» (/`Evénement du jeudi,
2-8 février 1989).
Nous ne sommes pas trop étonnés que tu te fasses
le publicitaire d'un « retournement » universel, afin de
faire oublier tes petits retournements de veste particuliers ; ni que tu mettes la « société du spectacle » à toutes les sauces dont tu nappes ta pensée faisandée, pour tenter de faire croire que, dans cette histrionnade générale, tu n'es pas plus bouffon qu'un autre. En revanche, ta dernière provocation montre qu'à force de parader, la lâcheté peut paradoxalement perdre toute prudence. Mais ton soulagement est prématuré. « Certes, une vraie polémique aurait les plus extrêmes con-
séquences, mais qui saurait qu'elle existe ? », lances-
tu avec l'impudence de celui qui se croit durablement
protégé par l'organisation de la falsification. Eh bien,
nous ferons en sorte de démentir ton assurance à ce
sujet.
Pour l'Encyclopédie des Nuisances,
Christian Sébastiani, Jaime Semprun.

P.S. De tout ce qui précède, il ne faudrait pas te croire unique dans le genre incombustible déchet humain, ce dont tu serais encore capable de te glorifier bassement.
Nous te joignons donc un exemple de correspondance
polémique où la « rhétorique frontale >` a gardé tout son
sens. (Il s'agissait des lettres reproduites ci-dessus -
note de l'EdN.)
"

Il me semble que ce ton enjoué et dépourvu de chichis pourrait clarifier le débat actuel, au sein du P.S. s'il était adopté par les différents intervenants ...

Écrit par : urbain | jeudi, 13 novembre 2008 23:43

Ecrit par : f | jeudi, 13 novembre 2008 23:18

Assurément quelques mignonnes crottes biques venant timidement compléter les "bouses coquettes" du grand ruminant disparu ...
On dirait bien une nouvelle mouture des précieuses ridicules . Elles sont légion dans le landernau de la "philosophie morale", avec celle-là nous avons le mode plus consternant encore de la Canto-Sperber , et tant d'autres variantes répugnantes de sottise pédante.

Écrit par : urbain | jeudi, 13 novembre 2008 23:53

Une "philosophe" qui peut écrire des trucs comme "L’interrogation sur le lieu est sensible à plus d’un titre. D’abord parce que c’est primordialement du temps et non de l’espace que Heidegger a renouvelé la pensée."
C'est vraiment symptomatique du "niveau" actuel ...
On lui fera ( à la dame) une lecture commentée de Zénon ( d'Elée ) , Descartes et ... Maurice Caveing, pour lui expliquer ce que la lecture assidue du ruminant bourgeois en chaussettes (faites-main) de la Forêt Noire , ne lui a toujours pas permis de saisir.

Écrit par : urbain | vendredi, 14 novembre 2008 00:09

 
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