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lundi, 10 novembre 2008

L'ACTUALITE DES NRV III

L’actualité des NRV

Déjà l’effet Obama

Pressés de se mettre au diapason mondialisé du moment, comme toutes les personnalités politiques en vue, les membres du gouvernement sont en phase de relookage médiatique accéléré : 

 

clip_image001.jpgXavier Darcos

s’est mis au boulot,

il travaille dur …

 

 

 

 

 

mais pour l’instant il reconnaît qu’il a encore des progrès à faire. 
 
 
 

clip_image002.jpg

Bernard Kouchner

est déjà nettement plus avancé,

fruit d’un travail préparatoire de longue haleine.

(voir ci-contre le ministre en plein échauffement matinal), 

 

 

 

 

 

 

 

 

clip_image003.jpgLe président,

toutefois a tenu à marquer sa différence :

 

 

 

 

 

 

fidèle à son parcours visionnaire et solitaire, et vivement encouragé par son épouse, avec laquelle on le voit ici essayer une nouvelle paire ( notez l’approbation manifeste de madame),

il continue de se concentrer sur ses chaussures,

un élément essentiel de sa crédibilité médiatique. 

 

 

Votre navigateur ne gère peut-être pas l'affichage de cette image.

clip_image004.jpgRama Yade enfin, en quelque sorte « rattrapée par l’histoire »,

 

 

 

 

 

 

 

a du mal a suivre tous ces bouleversements et hésite encore sur le look déstructuré que ses conseillers lui ont fait essayer pour mieux séduire les banlieues. 

Urbain


 

 

Commentaires

oop's Urbain!!!.. point trop n'en faut

Écrit par : le meuble du coin | lundi, 10 novembre 2008 08:12

Ecrit par : le meuble du coin | lundi, 10 novembre 2008 08:12

Tu as échappé à "couchenerf mieux que Tintin au Congo"( je me suis dit que la Canard allait sans doute s'en charger ).

Écrit par : urbain | lundi, 10 novembre 2008 08:23

Belle affiche Urbain ... Pathétique le paysage politique.

Écrit par : Agathe | lundi, 10 novembre 2008 09:46

A mon point de vue il n'y a plus ni paysage ni politique, du moins dans la France décomplexée. On cherche seulement un dérivatif encore plus puissant que les précédents ( observer le crescendo : Bruni, europe, Géorgie, crise mondiale, obama président ...) ça devient difficile.
Bon, les fêtes arrivent ...

Écrit par : urbain | lundi, 10 novembre 2008 09:54

Ni paysage, ni politique, ni fêtes ...

Écrit par : Agathe | lundi, 10 novembre 2008 10:01

Les fêtes non pas en tant que telles, mais comme thème de dérivatif : il ne s'agit plus de distraire , a fortiori de divertir, à vrai dire pas même de "dériver", mais simplement d' "occuper" le champ symbolique, de mobiliser l'imaginaire sur quelque chose qui l'accapare, au moins un moment, et évite l'émergence d'un conscience quelconque du monde.

Écrit par : urbain | lundi, 10 novembre 2008 10:32

http://www.20minutes.fr/article/271082/Culture-Miriam-Makeba-l-interprete-de-Pata-Pata-est-morte.php

Écrit par : Agathe | lundi, 10 novembre 2008 10:40

Merci à Urbain dont les pitreries m'ont arraché un demi-sourire.

________________________________________________________

Disneyland Cuba bientôt fermé ?
http://elections.foxnews.com/2008/11/10/obama-planning-trials-guantanamo-detainees/

Écrit par : Patrice Joyeux | lundi, 10 novembre 2008 11:25

Bravo urbain!

HS/
gb a fait une vraie trouvaille (clic signature)....

http://extensiondelalutte.hautetfort.com/
Fin HS

Écrit par : etrun | lundi, 10 novembre 2008 12:05

Très drôle mon Urbain (surtout Couchemerde).

@gathe

Makeba est morte

http://fr.youtube.com/watch?v=s0t4Yibsh64

mais la lutte continue

http://fr.youtube.com/watch?v=rE_XSfjSFTw&feature=related

et l'hypnose ne finira jamais

http://fr.youtube.com/watch?v=TwNk-5enrfM&feature=related

Écrit par : nef des folles | lundi, 10 novembre 2008 12:30

Bonjour les gens !

Une illustration de ce que dit Urbain sur l'absence de conscience de quoi que ce soit des gens :

66% des gens sont contre l'idée de permettre aux volontaires obligés de prolonger le travail jusqu'à 70 ans mais par ailleurs la cote de naboléon augmente de 8 points alors qu'il est directement responsable de la régression sociale sans précédent qui se produit depuis sa survenue (largement commencée sous Raffarin). Apparemment, peu des sondés ont l'air de faire le parallèle...

Bien entendu, un sondage reflète plus ses questions que ses réponses et il y a aussi une espèce de fatalisme de plomb qui finit par entrainer une attitude digne d'un condamné à la Question, qui ayant trop souffert et persuadé que de toutes façons, il ne s'en sortira pas, avoue tout et son contraire.

On construit une société d'amibes qui se boufferont entre-elles...

Écrit par : Ideologas Nicks | lundi, 10 novembre 2008 12:50

Selon un sondage Viavoice pour Libération, le chef de l'Etat remonte de 8 points en novembre. Près d'un Français sur deux lui fait désormais confiance.

Nicolas Sarkozy a retrouvé la confiance de 48% des Français. C'est le principal enseignement d'un sondage Viavoice pour Libération, selon lequel le chef de l'Etat réalise un spectaculaire bond de 8 points en novembre et passe de 40% à 48% d'opinions «positives», contre 50% de négatives, un score qu'il n'avait plus connu depuis janvier 2008.

Dans le détail, 13% (+2) des sondés lui font «très» confiance, 35% (+6) «assez». En revanche, 23% des personnes interrogées (-2) ont une opinion «très» négative de Nicolas Sarkozy et 27% (+4) une opinion «assez» négative. Enfin, 2% des sondés ne se prononcent pas. Autre bon résultat, celui de François Fillon, qui bondit quant à lui de 9 points, à 54% contre 40%, un score qu'il n'avait pas atteint depuis septembre 2007.

Ces évolutions «massives», de l'avis de François Miquet-Marty, directeur de Viavoice, apparaissent a priori paradoxales, alors que l'économie française connaît des difficultés croissantes». Cependant, note-t-il, es scores sont «la traduction d'une image de moins en moins polarisée, de plus en plus fédératrice des différentes sensibilités politiques» existantes.


La cote de Sarkozy remonte auprès de la gauche

C'est en effet à ses opposants que Nicolas Sarkozy doit en grande partie sa progression. Il réalise un bond de 10 points auprès des sympathisants de gauche, qui sont désormais 29% à lui faire confiance. Quant aux sympathisants Modem, ils sont 46% à lui accorder un satisfecit, soit 11 points supplémentaires.

Pour le directeur de Viavoice, ce seraient «La volonté présidentielle de mieux réguler le capitalisme, l'interventionnisme de l'exécutif» qui entraîneraient «l'adhésion d'une partie de la gauche».

Sondage réalisé par Viavoice par téléphone les 7 et 8 novembre, sur un échantillon de 1.030 personnes.

Écrit par : Patrice Joyeux | lundi, 10 novembre 2008 12:55

Ecrit par : Patrice Joyeux | lundi, 10 novembre 2008 12:55

Très bonne "illustration" de la liquéfaction neuronale ambiante .
J'ai eu le privilège, dernièrement, de recevoir l'ensemble des originaux de l'encyclopédie des nuisances" , au moment où ça a démarré (1984) , sous forme de revue de périodicité assez aléatoire, (en principe trimestrielle ), sur le modèle formel ( typographique et éditorial) de "L'Encyclopédie" ( de Diderot et D'Alembert).
Le N°1 fut consacré à un DISCOURS PRÉLIMINAIRE, qui décrivait le projet et le fondait sur un contexte ainsi décrit ( première page ) :

"
Pour Diderot et ses amis, la puissance pratique qu'étaient en train d'acquérir les hommes avec le développement de la production marchande annonçait un monde délivré des préjugés et gouverné par la raison, un monde plus riche en occasions de jouissances, où chacun serait libre dans sa recherche du bonheur. Après plus de deux siècles, et quoique dans sa modestie elle prétende être encore loin d'avoir dispensé tous ses bienfaits, le moment est à l'évidence venu de juger sur pièces cette production marchande : elle a en effet assez transformé le monde pour qu'il soit possible d'apprécier ce qu'elle nous a apporté, et pas encore assez pour qu'il soit impossible de se souvenir de ce dont elle nous a privé. Voilà d'ailleurs une opportunité que l'on peut s'étonner de voir si peu utilisée : jamais les discussions sur la nécessité de l'économie marchande ne furent aussi rares qu'à présent, alors que, pour la première fois, tout le monde peut en discuter. Il est vrai que si nos contemporains saisissaient cette possibilité de juger leur histoire, ils pourraient aussi bien s'emparer de celle de la faire librement. Nous n'en sommes pas là, mais, pour y parvenir, il nous semble opportun de répandre le goût pour la première de ces activités. Nous allons essayer d'y aider.
En effet, nous ne comptons plus guère sur la production marchande elle-même pour lasser enfin, par l'accumulation de ses résultats désastreux, la patience de ceux qui en sont quotidiennement les victimes. Cela même était sans doute encore trop lui accorder, car il s'avère qu'en même temps qu'elle produit ce qui paraissait hier encore insupportable, elle produit également les hommes capables de le supporter. Ou du moins incapables de formuler et de se communiquer leur insatisfaction, ce qui revient au même les mœurs se détériorent, la perte du sens des mots y participe."

Et j'attire votre attention sur :
"elle produit également les hommes capables de le supporter" .
Sans doute le constat le plus important et le plus inquiétant ... d'autant qu'il s'aggrave chaque jour.
C'est donc bien, en effet, d'une nouvelle anthropologie dont nous allons avoir besoin pour rendre compte de tout ça ...

Écrit par : urbain | lundi, 10 novembre 2008 13:15

Ecrit par : Agathe | lundi, 10 novembre 2008 10:40

Inoubliable dans when we where kings, elle enterre la musique afro américaine pourtant bien représentée au concert.

http://fr.youtube.com/watch?v=tBbo8F3s3VY&feature=related

Elle enterre les folkeuses américaines, adios Joan Baez

http://fr.youtube.com/watch?v=y-flGN96njc&feature=related

Écrit par : nef des folles | lundi, 10 novembre 2008 13:25

Ecrit par : nef des folles | lundi, 10 novembre 2008 12:30

Eh eh ...

Écrit par : Agathe | lundi, 10 novembre 2008 13:25

Ecrit par : nef des folles | lundi, 10 novembre 2008 13:25

Son mari en prison ;-))

Écrit par : Agathe | lundi, 10 novembre 2008 13:31

Ecrit par : Agathe | lundi, 10 novembre 2008 13:31

http://fr.youtube.com/watch?v=UIacLoczECs

;-)))

Écrit par : nef des folles | lundi, 10 novembre 2008 13:50

Ecrit par : Patrice Joyeux | lundi, 10 novembre 2008 12:55

T'inquiètes, grincheux!
Après Bush, enfin est venu Obama.
Après Sarko,enfin la gauche vaincra!

Écrit par : etrun | lundi, 10 novembre 2008 16:12

Ecrit par : etrun | lundi, 10 novembre 2008 16:12

Vous avez jusqu'à 2017 pour trouver votre Obama, c'est jouable !

Écrit par : Patrice Joyeux | lundi, 10 novembre 2008 16:54

Ecrit par : etrun | lundi, 10 novembre 2008 12:05

Si vous avez un peu de temps, chez gb, il y a des commentaires désopilants et/ou pathétiques sous ses trois derniers "billets"

Écrit par : N.B. | lundi, 10 novembre 2008 16:56

Elle est bien urbaine cette vision de l'actualité nrvée...

see ya les gens!

Écrit par : skalpa | lundi, 10 novembre 2008 17:41

Le "réel" est à présent divisé en deux couleurs - qui n'en sont pas. Ou autrement dit, le monde occidental est soit Blanc, soit Noir. Pas d'entre-deux, ou disons, pas d'autres possibilités.

Toujours présenter le monde sous le mode binaire. Ici, juste une variation autour des cow-boys et les indiens, avec les ajustements qui s'imposent.

Mais, le spectateur circonspect est optimiste. Avec un peu de chance, il y aura bientôt la couleur... sur toutes les chaînes.

Écrit par : supper - heroes | lundi, 10 novembre 2008 18:32

Ecrit par : supper - heroes | lundi, 10 novembre 2008 18:32

Bien au contraire le monde est gris ( comme il a été dit ici-même dernièrement) ... comme un jour de novembre .

Écrit par : urbain | lundi, 10 novembre 2008 18:35

Si vous avez un peu de temps, chez gb, il y a des commentaires désopilants et/ou pathétiques sous ses trois derniers "billets"
Ecrit par : N.B. | lundi, 10 novembre 2008 16:56

@ ceux qui font le pont et puisqu'il pleut dehors, je vous recommande les quatrains de gb en réponse à Florimond de Nantes, et autres comm de Mathilde P., lovely, Phil (des ex du DEL) et François-Paul Léotard-Léautaud

Écrit par : N.B. | lundi, 10 novembre 2008 19:27

Pauvre Florimond, enfin tout ça ne nous dit pas ce qu'on doit faire le la Loire Atlantique!....

Écrit par : Mathilde P | mardi, 11 novembre 2008 09:31

Salut mathilde, je te recommande les deux bulletins d'actualités précédents : nous y donnons régulièrement des nouvelles d'une personne qui t'est chère ( aux dernières nouvelles il a repris du poil de la bête ...).

Écrit par : urbain | mardi, 11 novembre 2008 11:05

Les grandes commémorations sont le prétexte des grandes boufonneries, et depuis quelques temps de l'histoire badigeonnée au guano :
"Souvenons nous qu'ils étaient des hommes comme nous (...) qu'ils auraient pu être nos enfants (...) qu'ils furent aussi les victimes d'une fatalité qui dévora tant d'hommes qui n'étaient pas préparés à une telle épreuve. Mais qui l'aurait pu l'être ?".
à donc proféré notre histrion modialisé (cité par Le Monde), pour la circonstance nationale.
On voit bien que ce qui fait défaut c'est une nouvelle anthropologie.
Car non assurément ils n'étaient pas "des hommes comme nous" pas plus qu'ils n'auraient pu être "nos enfants".
Bien plus surement furent-ils nos grands parents ou nos aïeux , ils nous précédèrent et si donc ils ont transmis quelque chose, si le temps qui a passé nous instruit bien de quelque chose c'est qu'il n'y avait nulle "fatalité" là dedans ...
On ne s'étonnera donc pas de la conclusion guanesque : "Mais qui l'aurait pu l'être ?"
Oui, vu sous cet angle et ce mode de langage, c'est en effet le genre d'interprétation "féconde" et si finement tournée à laquelle l'histoire peut conduire .

Écrit par : urbain | mardi, 11 novembre 2008 11:18

Je pense avoir donné suffisamment de preuve de ma tolérance à l'égard du ravi et de ses oeuvres, pour pouvoir, sans m'exposer à l'accusation de le poursuivre de ma vindicte, réclamer de nos ami(e)s en charge de ce blog, l'éradication des copier/coller du type dont il vient, encore une fois, de nous encombrer.
Les adeptes de la crétinisation ont d'innombrables occasion de satisfaire leur néfaste penchant, sur un espace médiatique où les déjections répugnates et accablantes de sottise outrée des cuistres ( voir plus haut ) qui lui font office de prêt-à-penser sont à peu près hégémoniques.
Qu'il vienne donc nous gratifier ( mal attifé des oripeaux évoqués plus haut) de ses saillies ineptes, en tant que "troll officiel" (et assurément méritoire à ce titre) ... soit.
Mais qu'au moins il produise lui-même ses âneries et que nous en ayons ainsi la primeur et l'exclusivité, juste réciprocité à l'égard des largesses que nous avons envers lui.

Écrit par : urbain | mardi, 11 novembre 2008 11:47

Pardon Urbain !

Écrit par : Patrice Joyeux | mardi, 11 novembre 2008 12:03

Exaucé !

Écrit par : Agathe | mardi, 11 novembre 2008 12:37

Pour Urbain, Agathe et les autres...

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Obama dans le sillage de Bush
La chronique d'Alexandre Adler du 8 novembre.

Comment être original lorsqu'un tel tremblement de terre affecte l'ensemble de la planète, peut-être faudra-t-il la rebaptiser «planète Obama» ? Sur un point, l'unanimité s'est faite, depuis John McCain jusqu'à l'extrême gauche européenne, le péché ségrégationniste de l'Amérique a enfin été purgé. C'est la raison pour laquelle, au-delà de tout ce que l'on peut penser d'Obama, de l'homme, du programme, ou plutôt de son absence, on ne peut que rendre hommage au courage de l'homme politique et au talent exceptionnel de l'orateur qui aura permis ce miracle. Mais à condition toutefois d'être équitable : l'ascension d'un président noir à la tête des États-Unis a été voulue tout d'abord par une pléiade de scénaristes hollywoodiens et blancs, qui n'ont cessé depuis vingt ans de confier aux Noirs des rôles de chefs, de responsables, de pères, en un mot de leur faire occuper la place symbolique que la société américaine profonde n'avait cessé de leur dénier.

Ensuite sont venus des conservateurs éclairés qui, conscients de l'ampleur du problème, ne voulaient pas se voir imposer, par un communautarisme régressif des démagogues de rue, des tribuns antisémites à la Jesse Jackson, des intellectuels et artistes haineux à la manière du cinéaste Spike Lee ou de l'historien de Harvard Cornell West.

Pour conjurer la montée en puissance de ces chevaliers à la triste figure, il valait mieux et vite sélectionner des talents noirs exceptionnels dont l'ascension serait due à un mérite, certes reconnu un peu plus précocement. Ce sont à des chefs militaires, puis à des politiques tels que Kissinger et Carlucci, le sauveur de la démocratie portugaise, et de Soares en 1974, que l'on doit la promotion de Colin Powell, d'abord à la tête des armées américaines, puis, par la volonté du clan Bush unanime, à la tête de sa diplomatie en l'an 2000, où il remporta malgré tout quelques succès exemplaires au Pakistan, en Chine et en Corée. Puis vint Condie Rice, dont Bush voulut faire le second chef de sa diplomatie et qui étonna le monde par son mélange de charme, de fermeté et de sagesse au département d'État. La même sagacité s'est retrouvée dans le secteur privé, où de très grandes sociétés comme Time Warner, American Express, Merrill Lynch ont tour à tour vu des Africains américains les diriger, dans l'ensemble à la satisfaction générale.

Pour mettre les points sur les i, on ne peut pas effacer les mérites de l'aile progressiste du Parti républicain, de George W. Bush en particulier, quand c'est l'organisation de ce courant ascensionnel qui aura permis, in fine, à Obama de déployer son exceptionnel talent. La présidence Obama s'ouvre dans un climat détestable, avec des problèmes financiers et stratégiques non résolus et de grande ampleur. Mais est-ce une raison pour, sans grande noblesse ni intense charité, s'en prendre à George W. Bush ainsi qu'on le fait aujourd'hui. L'ancien président m'apparaît plutôt, comme bien des personnages qui incarnent une période de transition, une sorte de dieu Janus qui incarne tour à tour le passé et l'avenir, qui demeurent chez lui inextricablement mêlés.

George W. Bush, certes, aura multiplié des réactions sectaires et étroites qui ont contribué à accélérer l'érosion de l'hégémonie républicaine, installée par Reagan en 1980 : citons tour à tour son refus de toute union nationale, même avec des démocrates très patriotes et très modérés au lendemain du 11 Septembre ; son agacement immodéré à l'égard d'une Russie poutinienne qui lui proposait initialement une sorte d'alliance ; son inattention très dommageable à l'équilibre interne de la société américaine, et pour finir la prolongation insupportable de l'État de non-droit instauré à Guantanamo, qui eut l'effet durable de transformer des coupe-jarrets et des fanatiques sanguinaires en des victimes d'une oppression dont on oublia bien vite qu'elle faisait suite à un crime abominable.

Tout cela est hélas vrai, mais on oublie un peu vite d'instruire à décharge et de reconnaître le grand courage du président à l'heure de l'épreuve, sa détermination à porter le fer au cœur du dispositif ennemi, en Irak ; son engagement dépourvu de cynisme au profit de la démocratie moyen-orientale, lequel aura fait basculer l'Irak dans le camp iranien et la Palestine dans les mains du Hamas.

Balourdises apparentes, cette stratégie démocratique, très wilsonienne, a commis des erreurs mais aussi semé des espérances nouvelles en Orient. Dans l'ultime phase de sa présidence, Bush a commencé enfin à marginaliser les Rumsfeld et les Cheney qui l'avaient poussé à la faute à de nombreuses reprises, au profit d'un général Petraeus et d'un ministre de la Défense, Bob Gates, qu'Obama lui-même envisage de maintenir à son poste.

Il ne faut donc pas traiter Bush en paria : ce dernier comme son successeur, Barack Obama, sont aussi le produit d'un processus historique qui les dépasse, celui d'un repli des États-Unis sur son espace vital et d'un approfondissement social de la démocratie américaine dont on dira rétrospectivement qu'ils ont commencé l'un et l'autre au moment même où Bush entamait son second mandat en 2004.

Écrit par : Patrice Joyeux | mardi, 11 novembre 2008 12:45

On dirait que le ravi nous fait une crise d'âge bête .
Sans doute ses lectures ...

Écrit par : urbain | mardi, 11 novembre 2008 12:52

Ecrit par : Patrice Joyeux | mardi, 11 novembre 2008 12:45



Que des auteurs de talent, du sur place.

Écrit par : Agathe | mardi, 11 novembre 2008 12:58

Comme il fut dit plus haut :
"En effet, nous ne comptons plus guère sur la production marchande elle-même pour lasser enfin, par l'accumulation de ses résultats désastreux, la patience de ceux qui en sont quotidiennement les victimes. Cela même était sans doute encore trop lui accorder, car il s'avère qu'en même temps qu'elle produit ce qui paraissait hier encore insupportable, elle produit également les hommes capables de le supporter."

Cette sorte d'hommes capables de le supporter s'est propagée ...
Il nous faut donc désormais nous préoccuper d'une anthropologie nouvelle , qui puisse rendre compte et traiter des individus de cette sorte, des "ravis et leurs maîtres" qui donc ne se contentent plus de supporter, mais encouragent ces désastres proliférants de la pensée et de l'humaine nature.
Une humanité qui demeure sans doute inchangée quant à sa nature mais assurément fort dégradée dans ses modalités de manifestation quant on considère le vaste échantillonage qui va de notre troll patenté au maître des rats, en passant par quelques rats prospère et notablement médiatisés, tel celui dont il nous déverse régulièrement les petites fientes ridicules.
Une considération d'actualité "permanente", qui nous ramène aux "bouses coquettes" des grands ruminants nazis , pointés par Bernhard ( justement rappelé par f , il y a peu).

Écrit par : urbain | mardi, 11 novembre 2008 13:04

Quand on considère ...
Oups .

Écrit par : urbain | mardi, 11 novembre 2008 13:07

http://www.plumedepresse.com/spip.php?article1005

Une autre lecture des tribunes Adler

Écrit par : Agathe | mardi, 11 novembre 2008 13:10

"Souvenons nous qu'ils étaient des hommes comme nous (...) qu'ils auraient pu être nos enfants (...) qu'ils furent aussi les victimes d'une fatalité qui dévora tant d'hommes qui n'étaient pas préparés à une telle épreuve. Mais qui l'aurait pu l'être ?".

Typique, cette propension à tout s'approprier, à faire de l'Histoire leur histoire et, en même temps, à rejeter l'Histoire en train de se faire, maintenant. Cette (auto)complaisance avec ce qui s'est passé (les héros, les fusillés, les résistants etc.) et cette dureté avec toute forme actuelle de ces luttes et attitudes passées. Guano and co ont plus à voir avec le transcendantal que l'on connait (et ce discours le prouve une fois de plus) qu'avec ceux qui ne "supportent" pas l'insupportable.
Ils sont dans un rapport à l'Histoire auto-centré sur eux-même et dans une sorte d'auto-absolution perpétuelle...

..............

"Un décret de loi paru début octobre veut encadrer la diffusion des films dans les festivals. Entre censure déguisée et casse-tête pour les organisateurs, une situation que la France partagerait avec la Chine et l’Iran."

www.ecrans.fr/Vous-avez-dit-visa,5645.html

Écrit par : f | mardi, 11 novembre 2008 13:41

Petit rappel...

"En novembre 1998, Lionel Jospin (PS), alors Premier ministre, avait estimé que les mutins de 14-18 devaient "réintégrer aujourd'hui, pleinement, notre mémoire collective nationale".
Le président Jacques Chirac avait jugé cette déclaration "inopportune". Alors président du RPR, Nicolas Sarkozy avait estimé que Lionel Jospin avait voulu "faire un petit clin d'œil aux pacifistes" alors que la question "mérite mieux qu'un débat facile sur les effets de mode".
"Je me demande si le moment de la commémoration de tous ces sacrifices extraordinaires de la Première guerre mondiale était le bon moment pour mettre en avant un drame humain incontestable", avait-il alors commenté."

Écrit par : f | mardi, 11 novembre 2008 13:55

http://histoire-sociale.univ-paris1.fr/Collo/OFFENSTADT.pdf

"Ce tournant commémoratif ne suscite pas l'unanimité. Plusieurs représentants de la droite, surtout du RPR, et de l'extrême droite dénoncent le propos et les intentions du Premier Ministre (B. Mégret, FN, juge “ scandaleuse ” la déclaration de L. Jospin). Mais ces condamnations semblent ne pas pouvoir se dispenser d'une reconnaissance du "drame humain incontestable" (Nicolas Sarkozy) vécu par poilus, mutins et fusillés. C'est de cette dualité de discours dont il convient de rendre compte : attaque des propos tenus à Craonne et reconnaissance des souffrances endurées. Les dénonciations du discours de Craonne empruntent principalement trois chemins parallèles : le registre de l'honneur, une pragmatique de la défense, l'opposition des bons et des mauvais soldats.
Quelques parlementaires RPR tentent de placer - sans être beaucoup suivis - la polémique sur le
terrain de l'honneur. Jacques Godfrain demande au premier Ministre de venir s'expliquer à l'Assemblée
sur les paroles qui "ont souillé l'esprit de ce pays". L'explication demandée au Premier Ministre devrait en
quelque sorte faire office de rite de purification. Il faut effacer la transgression, revenir à l'ordre.
Ces discours cependant ne sont pas dominants parce que les classifications qui soutiennent l'ordre social n'apparaissent pas réellement ébranlées par les propos de Craonne. Valéry Giscard d’Estaing, évidemment en lien avec les concurrences au sein de la droite, peut ainsi trouver “ justifiée ” la déclaration du Premier ministre. Les critiques de l'"hommage" aux mutins usent plutôt, par analogie, d'une pragmatique de la défense nationale. Que se serait-il passé si tous les soldats s'étaient mutinés ?
Le propos de Jospin s'avère dangereux pour l'avenir. Jean-Louis Debré et René Galy-Dejean (RPR) disent
s'inquiéter d'un discours "de nature à justifier dans l'avenir des actes de mutinerie qui ne pourraient
qu'être préjudiciables à la défense des intérêts supérieurs du pays et à la sécurité des Français ” et l’on retrouve cette inquiétude chez Philippe Séguin. La "remontée au principe" permet une attaque qui ne se
fonde guère sur les événements eux-mêmes."

Écrit par : f | mardi, 11 novembre 2008 14:05

Adler c'est vraiment une grosse bouse quand même. Cette noblesse médiatique finira mal m'est avis...En attendant, les coupables des sabotages sncf sont tout trouvés : l'ultra-gauche anarchiste, qui était déjà bien surveillée mais qui aurait pu agir sous surveillance apparemment. De toutes façons, anarchistes ou gauchistes ou sympathisants de gauche ou membres du ps de droite, tous des ennemis de la France et du marché !

Écrit par : Nicks | mardi, 11 novembre 2008 14:34

Ecrit par : Agathe | mardi, 11 novembre 2008 13:10

Ah oui... celui qui alimente son blog de délires sur une fantasmatique "opinion communautariste juive, dont on sait qu’elle est toute acquise à Sarkozy". Celui qui voit un betari derrière chaque Juif à kipa tabassé...

Il se renouvelle maintenant, il qualifie Adler de "Triple crème". Et oui Adler est gros. Hilarant...

Écrit par : Patrice Joyeux | mardi, 11 novembre 2008 16:31

Je n'ai rien a ajouter au très amusant sujet du jour.
Mais, mais, mais , l'auteur use d'images amusantes dont le contenu est culturellement marquée, on ne se refait pas !
Ainsi ai-je pu rigoler de tous ces nègres dans des situations rocambolesque, avec la caution marxiste du très philosophe Urbain, et ceci sans me poser aucune question...
C'est bon de rire un peu !

Écrit par : frère odm | mardi, 11 novembre 2008 21:58

Joyeux sioniste, vous êtes très ennuyeux, comme une sombre ritournelle qui nous rappelle notre aliénation à votre sinistre vision du monde..
Vous êtes la question et la réponse...

Écrit par : frère odm | mardi, 11 novembre 2008 22:02

Mais joyeux qui chie du roufiol à lonqueur de jour, vous auriez tort de vous génez, puisque on vous autorise ici !

Écrit par : frère odm | mardi, 11 novembre 2008 22:06

Manque plus que les interventions de Bibi, José et Serval, saluées par un concert de remerciements humides pour boucler la boucle !
Mais je suis tellement injuste, et irrationnel !

Écrit par : frère odm | mardi, 11 novembre 2008 22:11

Martin Hirsch, c'est vrai qu'il à mal veilli l'abbé !

Écrit par : frère odm | mardi, 11 novembre 2008 22:20

Il est difficile d'essayer d'interpréter les "pensées" de Sarkozy.
Toutefois...

"Le temps est venu d'honorer les morts, sans exception" déclare sa majesté. Le temps n'était pas venu lorsque Jospin l'a proposé il y a 10 ans. Pourquoi ce retournement ? La seule explication (peu convaincante) qui me vient est la disparition du dernier "poilu". Lors du 80e anniversaire, il en restait encore une centaine. Pour la droite il était inconvenant d'associer les mutins à l'hommage rendu aux "poilus". Sans doute pour eux fallait-il attendre que le dernier ait disparu pour rendre hommage à leur tour aux mutins de 14-18. Mais ailleurs qu'à l'Arc de triomphe : car pas de triomphe pour des mutins. Et bientôt on pourra supprimer le jour férié et chômé du 11 novembre, pour permettre "aux Français qui le voudront" de "travailler plus"...

Écrit par : criquetos | mardi, 11 novembre 2008 23:47

"Le temps est venu d'honorer les morts, sans exception" ça fait du monde ... ça mange pas de pain, ça coûte rien , et ça fait causer ... des morts ( mieux vaut parler de ça que d'autre chose).
Pour les vivants c'est autre chose , le mépris, l'injustice, la schlague ( s'ils se rebiffent) restent de mise .

Écrit par : urbain | mercredi, 12 novembre 2008 01:39

Entendu sur i-télé.
Le patron de la SNCF : "ces individus issus de la mouvance de l'ultra-gauche ont tenté de s'en prendre à la SNCF parce que la SNCF est l'exemple même du bon fonctionnement de notre société."
Mouarf...

Écrit par : criquetos | mercredi, 12 novembre 2008 04:06

ne pas confondre sarcocyste et sarkozyste

Sarcocyste : subst. masc. Parasite de quelques animaux comme le Mouton ou le Porc.

Écrit par : (ne pas confondre) | mercredi, 12 novembre 2008 04:46

 
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