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lundi, 20 octobre 2008

Ceci est mon corps

 

best-nude-body-art.jpg

 

« Vivre son propre corps veut dire également découvrir sa propre faiblesse, la tragique et impitoyable servitude de ses manques, de son usure et de sa précarité. En outre, cela signifie prendre conscience de ses fantasmes qui ne sont rien d’autre que le reflet des mythes créés par la société… le corps (sa gestualité) est une écriture à part entière, un système de signes qui représentent, qui traduisent la recherche infinie de l’Autre. » Gina Pane

 

 

"Et voilà, je l'ai mon sommet, mon roc, mon cap, que dis-je, ma péninsule. Ma série de péninsules.

W. l'a dit : « what a fucking idea! If you jUMP, i jUMP. »

Dès mon élection, mes amis journalistes le disaient déjà : « Sarkozy devrait mettre en place ses propres contre-pouvoirs. » Et voilà. Et pour preuve, j'ai voulu et je fais les « Etats généraux de la presse ». Même Joffrin a dit : "C’est une idée juste." Fidèle quatrième pouvoir ; le mien...

Je contrôle toute la chaîne de production, une véritable industrialisation du sens.

Je défais et je refais, je m'aligne et je refonde, j'agis et je critique l'action. Je suis un système complet et stable ; les autres croient qu'il n'y a rien d'autre... Le zéro et l'infini.

On commence à peine à se rendre compte à quel point Chirac a été un ralentisseur de la modernisation, un révolutionnaire inerte dans un seul pays. Moi, je suis dynamique. Au temps linéaire et mou de la vieille France, j'oppose un temps pliable à l'envi, selon mon envie. Bon, ce sont de vieux trucs mais il suffit de dire que cela est moderne pour que ça le devienne. Mon truc, c'est la psychologie.

Regardez mon plan de sauvetage du système financier français... Ca, c'est de la refondation.

http://www.marianne2.fr/L-Etat-cree-une-societe-ecran-pour-preter-320-milliards-aux-banques-sans-avoir-l-air-de-s-endetter_a92282.html

http://www.lesechos.fr/info/france/300301763.htm?xtor=RSS-2010

Quelque chose de nouveau mais qui est la même chose parce que ce qui est est tout de même vachement bien. Les « socialistes » pensent la même chose mais ils sont moins modernes. Ils disaient faire quelque chose de différent tout en faisant la même chose ; moi, je fais la même chose tout en affirmant que ça ne sera plus comme avant. Les « socialistes » ont vidé l'église Saint-Bernard à coups de matraque ; moi, je sauve Petrella. Mais, dans les deux cas, nous sommes les responsables de la situation.

Là, le capitalisme financier a merdé (pas ma politique, pas mes réformes, rien à voir, hein), ça c'est vu. Un incident. Tout le monde sait que c'est mon monde, notre monde, qui a créé cette « crise ». Toute cette histoire n'a jamais ému grand monde, c'est l'Histoire.

C'est le cours des choses ; les hedge funds, c'est aussi de la richesse et la richesse engendre la richesse et elle coule sur les plus pauvres.

http://www.paroles.net/chanson/13238.1

Les choses qui se voient, c'est pour moi car je suis une chose qui se voit. Alors je vais refonder. Tous mes amis crient au miracle, c'est une révolution qui se déroule sous nos yeux, une révolution pragmatique, réformatrice. C'est la privatisation de la révolution par ceux-là même qu'elle est censée défaire. Ha, mon grand soir... J'entends quelques puissants éditorialistes feuler sur ma cuisse. S'est-on jamais offusqué de voir un chien baver au tintement d'une clochette ?

"J'ai eu un chien, une fois, un labrador. Un animal très beau, très intelligent mais intenable. Un mâle dominant, m'avait prévenu le vétérinaire. Voyez-vous, j'ai dû m'en séparer. Il ne faut jamais laisser deux mâles dominants dans un même endroit et aujourd'hui, le mâle dominant, c'est moi..."

http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/10/09/nicolas-sarkozy-dominique-de-villepin-fatale-attraction_1104995_823448.html

Vous le savez autant que moi, toute cette agitation est la simple continuation de l'exercice de la domination. Mais je suis votre ami, je pense comme vous puisque c'est moi qui le dit : le système est excessif, inégalitaire, immoral (mouarf) et il faut le refonder. Ce qui était beau hier sera beau demain. Botox, liposuccion, péniplastie...

La peopolisation, ça n'est pas qu'une histoire de vie privée/vie publique. C'est surtout de la norme, un apprentissage du regard. C'est une incarnation des pouvoirs. Regardez mon corps, dites mon nom, l'Histoire continuera.

Face aux corps qui s'immolent par le feu, qui se suicident en prison, qui souffrent, j'expose mon corps (photoshopé) agissant, symbole à abattre, à chérir, à rêver. Forme de la dépolitisation. Régime (Protée inique) de choc afin de liquider ce qui reste de politique ici.

Plus les corps souffrent, plus le corps politique se décharne, plus le mien exulte, plus mon nom clignote sur les vitrines. Et Mon opposition ne voit que ça ; mon petit spectacle. Serge Daney disait, à peu près, qu'enfant, il n'aimait pas les cartoons car la souffrance y était absente (putain, la référence...). Mes enfants, ne soyez surtout pas si lucides, ne regardez pas ce qu'il se passe dans la salle. C'est une projection publique.

La critique du capitalisme devient la critique de la finance devient la critique de quelques voyous devient la nécessité de moraliser devient la victoire du capitalisme devient la victoire de mes homologues devient la victoire de mon corps en action.

Mes chers compatriotes, continuez à me regarder, continuez à me nommer. Ne me lâchez jamais. Attachez-moi, s'il le faut.

Et pour le chômage, la paupérisation, la violence, demandez Fillon ; il n'a pas de face."

f

 

wojnarowicz_stitches.jpg

 

Commentaires

Le corps souffrant du FMI, suscite des apologies bienveillantes :

"Je suis persuadé que l'enquête montrera que Dominique Strauss-Kahn n'a pas abusé de son pouvoir", a déclaré Jean-Claude Trichet lors du "Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI".
"Je suis aussi convaincu que ceci ne changera rien à la marche du FMI qui est très, très important en ce moment", a-t-il ajouté.

On peut en déduire que lorsqu'il s'agit du corps dans tout ce qu'il a de plus "sensible" et de fragile, la "persuasion" est l'ultime rhétorique en vigueur au monde des puissants et des grands argentiers, elle y est décisive et justifie que ces gens "se fassent confiance" ;
mais cela montre surtout qu'il existe une connivence à proprement parler intime entre cette sorte de gens (les "élites"), qui fait qu'ils ont la connaissance spontanée du moindre mouvement de l'âme mutualisée qui les anime, tel un grands corps ... malade?

Tricheur est "persuadé" et cela doit suffire , et c'est "très, très important",pourquoi ? par ce que sinon ?

Écrit par : urbain | lundi, 20 octobre 2008 08:17

"La critique du capitalisme devient la critique de la finance devient la critique de quelques voyous devient la nécessité de moraliser devient la victoire du capitalisme devient la victoire de mes homologues devient la victoire de mon corps en action."


Enooooorme billet, merci f.

Écrit par : nef | lundi, 20 octobre 2008 09:39

" Et parce que les idées que je recevais par les sens étaient beaucoup plus vives, plus expresses, et même à leur façon plus distinctes, qu'aucune de celles que je pouvais feindre de moi-même en méditant, ou bien que je trouvais imprimées en ma mémoire, il semblait qu'elles ne pouvaient procéder de mon esprit ;
de façon qu'il était nécessaire qu'elles fussent causées en moi par quelques autres choses.
Desquelles choses n'ayant aucune connaissance, sinon celle que me donnaient ces mêmes idées, il ne me pouvait venir autre chose en l'esprit, sinon que ces choses-là étaient semblables aux idées qu'elles causaient.
Et parce que je me ressouvenais aussi que je m'étais plutôt servi des sens que de la raison, et que je reconnaissais que les idées que je formais de moi-même n'étaient pas si expresses, que celles que je recevais par les sens, et même qu'elles étaient le plus souvent composées des parties de celles-ci, je me persuadais aisément que je n'avais aucune idée dans mon esprit, qui n'eût passé auparavant par mes sens.
Ce n'était pas aussi sans quelque raison que je croyais que ce corps (lequel par un certain droit particulier j'appelais mien) m'appartenait plus proprement et plus étroitement que pas un autre. Car en effet je n'en pouvais jamais être séparé comme des autres corps ; je ressentais en lui et pour lui tous mes appétits et toutes mes affections ; et enfin j'étais touché des sentiments de plaisir et de douleur en ses parties, et non pas en celles des autres corps qui en sont séparés. Mais quand j'examinais pourquoi de ce je ne sais quel sentiment de douleur suit la tristesse en l'esprit, et du sentiment de plaisir naît la joie, ou bien pourquoi cette je ne sais quelle émotion de l'estomac, que j'appelle faim, nous fait avoir envie de manger, et la sécheresse du gosier nous fait avoir envie de boire, et ainsi du reste, je n'en pouvais rendre aucune raison, sinon que la nature me l'enseignait de la sorte ;
car il n'y a certes aucune affinité ni aucun rapport (au moins que je puisse comprendre) entre cette émotion de l'estomac et le désir de manger, non plus qu'entre le sentiment de la chose qui cause de la douleur, et la pensée de tristesse que fait naître ce sentiment. Et en même façon il me semblait que j'avais appris de la nature toutes les autres choses que je jugeais touchant les objets de mes sens ; parce que je remarquais que les jugements que j'avais coutume de faire de ces objets, se formaient en moi avant que j'eusse le loisir de peser et considérer aucunes raisons qui me pussent obliger à les faire."

Écrit par : urbain | lundi, 20 octobre 2008 10:03

Une pensée pour soeur emmanuelle.

Écrit par : frère odm | lundi, 20 octobre 2008 12:17

Une autre pour Soeur Sourire (incarnée par Cécile de France).

Écrit par : etrun | lundi, 20 octobre 2008 12:20

On à les incarnations qu'on mérite..

Écrit par : frère odm | lundi, 20 octobre 2008 12:22

Une pensée pour Sir Winston Churchill .

Écrit par : urbain | lundi, 20 octobre 2008 12:31

Une pensée pour l'Ecureuil, sauvagement assassiné en quelques semaines.

Écrit par : etrun | lundi, 20 octobre 2008 12:43

Finalement Pie XII ne sera pas béatifié.

Écrit par : Patrice Joyeux | lundi, 20 octobre 2008 12:49

Une pensée (compatissante) pour Kouchemerde qui "s'interroge sur les raisons de l'enquête menée sur son «ami»", s'affirmant définitivement comme con-plaisant ...

Écrit par : urbain | lundi, 20 octobre 2008 12:53

Finalement Pie XII ne sera pas béatifié.

Ecrit par : Patrice Joyeux | lundi, 20 octobre 2008 12:49

Aux dernières nouvelles , frère odm ne le serait pas non plus .

Écrit par : urbain | lundi, 20 octobre 2008 12:54

Ca parle de quoi le texte de f ?

Écrit par : Patrice Joyeux | lundi, 20 octobre 2008 12:57

Ecrit par : urbain | lundi, 20 octobre 2008 12:53

Vu d'où la plainte est partie (pays arabes, Russie), on peut penser que derrière ces accusations dérisoires se cache une forme d'antisémitisme.

Écrit par : Patrice Joyeux | lundi, 20 octobre 2008 12:58

Une pensée pour soeur Piroska.

Écrit par : etrun | lundi, 20 octobre 2008 13:07

Ecrit par : Patrice Joyeux | lundi, 20 octobre 2008 12:58

Ben voyons.

Écrit par : etrun | lundi, 20 octobre 2008 13:11

Ecrit par : Patrice Joyeux | lundi, 20 octobre 2008 12:58

Je pense que Kouchemerde va beaucoup apprécier cette "explication" ( Hoquerente sera peut-être plus réservée sur ce type d'explication s'il s'en inspire à chaque fois qu'il rentre tard, un peu éméché et chargé d'effluves diverses).
( et n'oublie pas Shibumi )

Écrit par : urbain | lundi, 20 octobre 2008 13:16

[HS / peut-être un doublon de mon comm avec un lien qui n'est pas passé alors que le code a été validé !!!]

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Pour l'homme ordinaire du cinéma, il y a quelque chose de fascinant dans les agitations bouffonnes.

Les professionnels de l'information présentent sans discontinuer, en direct live, un "réel à rebondissements" avec des acteurs "politiques" sémillants ; et qui, visiblement, ne sert qu'à cacher la misère intellectuelle des uns et des autres ; car, hélas, chacun moins préoccupé par le sort des plus défavorisés que par le maintien de son confort.

Dans Notre Musique (2004), devant un parterre d'étudiants (yougoslaves, de mémoire), Godard émet une critique - fort discutable - du cinéma d'Howard Hawks. En jouxtant des clichés de Rosalind Russell et de Cary Grant, tirés de His girl Friday (1940), il reproche au cinéaste américain de ne pas savoir faire de contre-champ. Le spectateur circonspect peut comprendre qu'il est question de contre-plan.

Avec la tuyauterie médiatique, il n'y a pas grand-chose à attendre des journalistes-plombiers : pas de contrechamp, et partant, encore moins de contreplan. Pourtant, s''il fallait un raccord, il y en a un qui s'impose : celui entre la surexposition de Trou-de-balle 1er et celui du nombre croissant des sans-grades et des sans-logis ; des "exclus", dit-on par euphémisme.

Sans omettre de mentionner, par surcroît, temps sécuritaire oblige (mais, au fait, pour protéger qui ? et quoi ?), la multiplication de la vidéo-surveillance ; bouclant ainsi la boucle du vide spec(tac)ulaire.

La rue, comme l'autre espace public (comme les toilettes ?) ; qu'il s'agit, à peine, de combler. Et surtout, d'occulter.

Écrit par : cor - institutionnel | lundi, 20 octobre 2008 13:18

Wolfowitz, DSK...

"Les gentilshommes sont sans doute supérieurs au vulgaire par la manière dont ils sont élevés ... seul le hasard de la naissance décide si un individu nommé aura le chance de devenir un gentilhomme ... par suite l'aristocratie est injuste. Les gentilshommes répondaient de la manière suivante : la cité dans son ensemble est beaucoup trop pauvre pour permettre à tout le monde d'élever ses enfants de telle sorte qu'ils puissent tous devenir des gentilhommes." (p. 27)


"A l'origine un libéral était un homme qui se comportait d'une façon convenable à un homme libre en tant que distinct d'un esclave. Selon l'analyse classique, la libéralité est une vertu liée à l'usage de la richesse, et donc spécialement liée au fait de donner : l'homme libéral donne joyeusement ce qu'il possède dans les circonstances convenables parce qu'il est noble d'agir ainsi et non par calcul." (p. 50)

"L'homme qui se comporte comme unhomme libre doit se comporter apparemment d'abord comme un homme libéral au sens défini par Aristote..."

"Il préfère les biens de l'âme aux biens du corps... "

Léo Strauss

Finalement l'argent dépensé pour l'éducation de nos gentilhommes libéraux, n'aurait-il pas été plus judicieusement employé à l'éducation du plus grand nombre ?

Monsieur Darcos (ce gentilhomme qui pressent si bien les futurs sujets du bac) devrait peut-être y réfléchir.

En fin de compte c'est surement parce qu'il pressentait que l'éducation libérale de Strauss allait se terminer dans la gaudriole que fulcanelli (BD) y adhère;-)))

Écrit par : nef | lundi, 20 octobre 2008 13:19

Ecrit par : nef | lundi, 20 octobre 2008 13:19

La libéralité, en effet , c'est assez bien dire la nature des orientations et finalités politiques de l'état bouffon libéral, à ce détail près qu'elle s'exerce désormais et essentiellement à l'égard des gros contribuables et des banquiers, ce qui n'est sans doute pas ce qu'imaginaient les chantres philosophes du libéralisme de "gentilhomme" tel Strauss (léo) ... O tempora, o mores.

Écrit par : urbain | lundi, 20 octobre 2008 13:46

Ah oui, 30 000 corps morts, ceux que j'ai compté, sur http://lesplanssociaux.hautetfort.com/

Écrit par : frère odm | lundi, 20 octobre 2008 13:53

Pour l'homme ordinaire du cinéma, il y a quelque chose de fascinant dans les agitations bouffonnes.

Les professionnels de l'information présentent sans discontinuer, en direct live, un "réel à rebondissements" avec des acteurs "politiques" sémillants ; et qui, visiblement, ne sert qu'à cacher la misère intellectuelle des uns et des autres ; car, hélas, chacun moins préoccupé par le sort des plus défavorisés que par le maintien de son confort.

Dans Notre Musique (2004), devant un parterre d'étudiants (yougoslaves, de mémoire), Godard émet une critique - fort discutable - du cinéma d'Howard Hawks. En jouxtant des clichés de Rosalind Russell et de Cary Grant, tirés de His girl Friday (1940), il reproche au cinéaste américain de ne pas savoir faire de contre-champ. Le spectateur circonspect peut comprendre qu'il est question de contre-plan.

Avec la tuyauterie médiatique, il n'y a pas grand-chose à attendre des journalistes-plombiers : pas de contrechamp, et partant, encore moins de contreplan. Pourtant, s''il fallait un raccord, il y en a un qui s'impose : celui entre la surexposition de Trou-de-balle 1er et celui du nombre croissant des sans-grades et des sans-logis ; des "exclus", dit-on par euphémisme.

Sans omettre de mentionner, par surcroît, temps sécuritaire oblige (mais, au fait, pour protéger qui ? et quoi ?), la multiplication de la vidéo-surveillance ; bouclant ainsi la boucle du vide spec(tac)ulaire.

La rue, comme l'autre espace public (comme les toilettes ?) ; qu'il s'agit, à peine, de combler. Et surtout, d'occulter.

Écrit par : cor - institutionnel | lundi, 20 octobre 2008 13:53

Ecrit par : cor - institutionnel | lundi, 20 octobre 2008 13:53

(yougoslaves, de mémoire),

de la fédération de Bosnie Herzégovine ( un peu long mais moins anachronique et qui a l'avantage de ménager les susceptibilités régionales à vif)

« Que le bandit se sauve avec la jolie fille, c’est logique. Que le pont s’effondre sous leur carriole, c’est invraisemblable mais je le crois volontiers. Que l’héroïne reste suspendue entre ciel et terre au-dessus du précipice, c’est encore moins vraisemblable, mais je l’accepte aussi. Je tiens même aisément pour vrai qu’au même moment Tom Mix accoure sur son cheval pour la sauver. Mais que l’opérateur ait pu au même moment se trouver là et enregistrer sur la pellicule toute cette diablerie, voilà qui excède les limites de ma crédulité. » Niels Bohr

Écrit par : nef | lundi, 20 octobre 2008 14:41

Un cadeau pour vous dans les tuyaux.

Écrit par : Patrice-Henri Joyeux | lundi, 20 octobre 2008 15:33

Ecrit par : Patrice-Henri Joyeux | lundi, 20 octobre 2008 15:33

Tu veux fuir vers l'est ?

Écrit par : nef | lundi, 20 octobre 2008 15:40

Patience !

Écrit par : Patrice-Henri Joyeux | lundi, 20 octobre 2008 15:43

La culture de la responsabilité des chefs.

mouarf

Seulement les chefs dont le bilan est dans moins de 4 ans.

Écrit par : nef | lundi, 20 octobre 2008 15:53

Ecrit par : frère odm | lundi, 20 octobre 2008 13:53

On peut constater, au travers du récit "vrai" que tu fais de tes palpitantes soirées ( sur ton blog) que les distractions sont rares et que tu pourrait avantageusement tirer profit des servies d'une femme de ménage .
( voilà qui devrait stimuler la curiosité des NRV et donc une incitation assez accrocheuse à la fréquentation de ton blog, j'espère que tu me revaudras ça ).

Écrit par : urbain | lundi, 20 octobre 2008 15:53

Les commentaires ne passent plus ?
La liste des blogs n'est plus mise à jour ?
Bon, ben je retourne à ma bouteille de Morgon...

(Message de frère Tuck :
et une pensée pour soeur ingue.)

Écrit par : adrien (de rien) | lundi, 20 octobre 2008 16:02

Censure affligeante !

Écrit par : Patrice-Henri Joyeux | lundi, 20 octobre 2008 16:10

Un cadeau pour l'ensemble des NRVs !

Le bloc-notes de Bernard-Henri Lévy - Confiance ou barbarie

C'est un moment tout à fait extraordinaire.

Un monde qui tremble sur ses bases.

Un système que nous pensions non moins assuré que l'air que nous respirons et qui, lui aussi, en quelques jours, perd ses repères, ses évidences, et semble aspiré par un trou noir.

L'argent-ce nerf de la paix-comme un sang qui se fige.

Le crédit-ce beau mot qui dit, aussi, la foi des hommes dans les autres hommes-comme une mécanique qui s'enraye et s'arrête.

La confiance-cette fameuse « Confiance » qui n'est que l'autre nom, après tout, du pacte citoyen et des raisons qu'il a de se perpétuer-comme un charme qui s'évapore.

On songe à ces textes de la philosophie politique classique que l'on ne prenait qu'à demi au sérieux quand ils tentaient de percer l'énigme de l'institution de la société.

On songe à ces « Léviathan », « Contrat social » et autres « Traité de la servitude volontaire », que nous tenions pour d'aimables fictions et qui ne nous parlaient, pourtant, que de ce qui se passe là, sous nos yeux, avec cette crise sans précédent dans l'histoire des capitalismes.

Ce qu'est un lien social et comment il se rompt ? Voilà. Nous y sommes. Et cette débâcle, ce naufrage, en donnent une image assez exacte.

Ce qu'est le temps politique et comment il s'emballe ? Prenez les quatre jours perdus par les parlementaires américains avant de se décider à voter le plan Paulson ; prenez ces quatre petits jours de rien du tout mais dont nous savons qu'ils ont compté double, triple, davantage, et qu'ils ont fait, comme tous les atermoiements dans les situations que l'on qualifiait naguère de « prérévolutionnaires », d'irréparables dégâts.

L'homme, un loup pour l'homme ? La peur du loup qui dort en l'homme et la crainte, sous le vernis mal fixé de la civilisation, de l'état de nature qui fait retour ? Voyez ces princes de la finance, hier si aimables, si parfaitement complices et policés et qui, là, soudain, s'affrontent au bord de l'abîme, se prennent à la gorge et jouent à qui faillira le dernier ; voyez cette danse entre loups, ce féroce ballet de prédateurs exsangues qui se reniflent, hument la mort annoncée du voisin et guignent ses dépouilles-voyez ce tango de la haine chauffée à blanc auquel on a donné le nom pudique de « crédit interbancaire qui se tarit ».

Il y a eu, dans ces journées, un parfum de mise à mort et de suicide collectif au sein de la petite meute des fauves.

On a eu le sentiment d'une gigue, d'un rigodon fatal, où les mêmes qui avaient, par leur irresponsabilité, leur égoïsme dévastateur ainsi que, il faut bien le dire, leur intelligence devenue folle et, au sens propre, diabolique, mené le monde de la finance à l'implosion, pensaient se tirer de la fournaise en y précipitant les autres.

Et le résultat ce fut, pour tous, une apocalypse suspendue dont il était aisé de détailler l'implacable enchaînement de conséquences mais dont nul ne savait désamorcer la mécanique : comment répond-on à des épargnants qui viennent chercher du cash que l'on n'a pas ? comment réagit-on à la mise en cessation de paiement des fournisseurs d'électricité et de gaz ? que se passe-t-il quand des foules d'épargnants ruinés, ou de chômeurs désespérés, ou d'emprunteurs harcelés par ceux-là mêmes qui les ont poussés à s'endetter, viennent, selon un scénario que l'Histoire de France ne connaît, hélas, que trop bien, crier leur colère sous les fenêtres des agioteurs, spéculateurs et autres parachutistes dorés ?

Les responsables, dans ces moments, ont deux options.

Tous sont, assurément, logés à la même enseigne de la même ignorance du monde obscur, inconnu, bruissant de menaces nouvelles, où ils entrent avec nous.

Tous, cela ne fait pas de doute, tâtonnent, trébuchent et avaient d'ailleurs, dimanche soir, sur le perron de l'Elysée, le plus grand mal à éviter, qui un lapsus, qui une maladresse rhétorique, qui l'un de ces imperceptibles désordres du corps qui disent le vertige.

Mais entre eux, néanmoins, une distinction s'opère.

Il y a ceux qui, comme autrefois Valéry Giscard d'Estaing selon un mot resté fameux de Raymond Aron, ignorent que l'Histoire est tragique et croient que tout, toujours, finit par s'arranger : la partie n'est-elle pas achevée ? n'a-t-elle pas pris le pli, depuis longtemps, de ne jouer ses affrontements qu'à blanc ? n'est-elle pas vouée à des convulsions qui ne sont et ne seront plus que d'innocentes pirouettes ?

Et il y a ceux qui, à l'inverse, sont sensibles à ce Tragique et savent que rien n'est plus fragile, précaire, prompt à se déliter, qu'un lien social bien noué-« tout n'y tient que par magie » disait un autre Valéry, l'écrivain, cité, cette fois, par Sartre : vous partez d'une crise financière et c'est tout le tissu qui, de proche en proche, finit par se démailler ; au commencement est la foule terrorisée et, à l'arrivée, deux enjambées plus tard, voilà le groupe en fusion terroriste, lyncheur, déchaîné.

Nicolas Sarkozy, l'autre soir, était manifestement de la seconde espèce : concentré, déterminé, sorte d'anti-Giscard habité par la circonstance en même temps qu'il la prenait à bras-le-corps-avec, dans la prunelle, un peu de cet effroi lucide qui fait les hommes d'Etat

Écrit par : Patrice-Henri Joyeux | lundi, 20 octobre 2008 16:15

Post de très haut nivô!!!
pourquoi changez vous de police pratiquement à chaque article; ce n'est pas très esthétique..

Écrit par : Pamela de Barres | lundi, 20 octobre 2008 16:26

Ecrit par : Patrice-Henri Joyeux | lundi, 20 octobre 2008 16:15

C'est quoi ce charabia!!!! c'est fou ce que les gens aiment se regarder écrire et penser qu'aligner des phrases avec des jolis mots et des références peut constituer une réflexion..
Béchamel devrait arrêter d'employer le terme " Barbarie"

Écrit par : Pamela de Barres | lundi, 20 octobre 2008 16:32

Ecrit par : Pamela de Barres | lundi, 20 octobre 2008 16:32

Désolé je ne peux pas tous les jours faire des c/c du Rioufol !

Écrit par : Patrice Joyeux | lundi, 20 octobre 2008 16:41

pourquoi changez vous de police pratiquement à chaque article; ce n'est pas très esthétique..
Ecrit par : Pamela de Barres | lundi, 20 octobre 2008 16:26

mais c'est une éthique, à chaque nouvel article d'échapper à la police

Écrit par : criquetos | lundi, 20 octobre 2008 17:04

Ecrit par : Patrice-Henri Joyeux | lundi, 20 octobre 2008 16:15

On dirait du Michel Droit ( avec un zest de Guy Des Cars ).

Écrit par : urbain | lundi, 20 octobre 2008 18:28

Ecrit par : urbain | lundi, 20 octobre 2008 18:28

Content de voir que ça t'a plu pour une fois .

Écrit par : Patrice Joyeux | lundi, 20 octobre 2008 18:47

Débat: Faut-il nationaliser le 9-3 ? (NDPJ: ya du boulot...)

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Pour son premier débat d’orientation budgétaire (DOB), Claude Bartelone, le nouveau président PS du Conseil général de Seine-Saint-Denis a décidé de dire la vérité : le département risque, du jour au lendemain, de sombrer dans d’importantes difficultés financières.

« Notre dette, affirme Bartelone, dont l’encours s’élève à 864 millions d’euros, est constituée à 97% d’emprunts toxiques. Notre annuité de remboursement peut passer brutalement de 40 à 80 millions d’euros ! »

L’élu vient de faire une découverte : « Nous avons des prêts dont les taux sont indexés sur le yen, le dollar, le franc suisse et même sur le taux d’inflation américain. » Pour lui, l’équipe précédente a « légué à leurs successeurs un risque au moins équivalent à celui des subprimes »

Écrit par : Patrice Joyeux | lundi, 20 octobre 2008 18:54

Ecrit par : Patrice Joyeux | lundi, 20 octobre 2008 18:47

Conclusion un peu hâtive.
Si j'avais dit Druon, encore ...( "les Rois maudits" c'était pas mal ).
Mais j'aurais pu dire : on dirait du Arlette Chabot revu et corrigé par Gonzague St Bris ( ou inversement ), voire Max Gallo, et c'est vrai que ça aurait été plus clair .

Écrit par : urbain | lundi, 20 octobre 2008 19:44

Débat: Faut-il nationaliser le 9-3 ? (NDPJ: ya du boulot...)
Ecrit par : Patrice Joyeux | lundi, 20 octobre 2008 18:54

S'il te plait, ne parle pas de choses que tu ne connais pas ! Le 9-3 j'y vis et j'y travaille et rien n'est plus pathétique et ridicule que ceux qui en parlent sans jamais y avoir mis un pied... C'est au moins aussi tragico-comique que du Poivre d'Arvor en face de Castro à Cuba...

Contente toi de parler de la City, Joy...

@ f

Très beau texte, f, comme dab !

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 20 octobre 2008 20:47

Le tourbillon de la vie... L'incarnation même de l'offrande totale de ce corps et de cet esprit "saint" tellement sain... Au Monde. La représentation humaine du "tout puissant". Tout part de lui, tout parle de lui ... Merci f pour ce billet fin et drôle.

Écrit par : agathe | lundi, 20 octobre 2008 21:03

Eh, f, t'as le numéro de tel du dollats qui orne ton billet....hein, dit ?
Merci urbain pour la pub gratos sur les punaises....

Écrit par : frère odm | lundi, 20 octobre 2008 21:32

Du dollar, un bien joli billet !

Écrit par : frère odm | lundi, 20 octobre 2008 21:34

odm, tu ne serais pas un peu vénal ? ;-))

Écrit par : agathe | lundi, 20 octobre 2008 21:41

Merci urbain pour la pub gratos sur les punaises....

Ecrit par : frère odm | lundi, 20 octobre 2008 21:32

Pas de quoi.
T'as trouvé une femme de ménage ?

Écrit par : urbain | lundi, 20 octobre 2008 21:57

Ecrit par : urbain | lundi, 20 octobre 2008 21:57
Faut que f me donne son numéro...;-))

Ecrit par : agathe | lundi, 20 octobre 2008 21:41
Agathe, ça dépend du billet !

Écrit par : frère odm | lundi, 20 octobre 2008 22:02

Ecrit par : agathe | lundi, 20 octobre 2008 21:03

Lui, les autres, leur nom, leur numéro ; on s'en moque. C'est voué à l'échec. Cette incarnation-là n'est pas le réel. On le voit bien avec BH Lévy et son exercice de feulement. Nous ne sommes pas obligés d'être le négatif de ça. Nous serions aussi vite obsolètes.

"Un système que nous pensions non moins assuré que l'air que nous respirons et qui, lui aussi, en quelques jours, perd ses repères, ses évidences, et semble aspiré par un trou noir."
Un système, artificiel, qui se veut naturel, par la force de la propagande, alors que la question serait plutôt celle de la nature qui s'artificialise et qui, forcément, le fait selon des choix ; de la politique.

C'est effectivement la question du contre-plan qui importe. L'histoire de l'oeil n'est pas finie ; la monoforme (cf Watkins) n'est pas tout.

Écrit par : f | lundi, 20 octobre 2008 22:42

Petit branchement avec l'actu-alitée :

"Le président Nicolas Sarkozy va recevoir une jeune chienne labrador québécoise nommée "Estrie", cadeau de la communauté française de Montréal."

Pauvre bête...

Écrit par : f | lundi, 20 octobre 2008 22:48

http://bibliobs.nouvelobs.com/20081017/7923/testez-vos-connaissances-sur-marc-levy

Mwarf !

Écrit par : (ne pas confondre) | mardi, 21 octobre 2008 08:05

1/ rires

Un berger faisait paître son troupeau au fin fond d'une campagne quand, d'un nuage de poussière, surgit une rutilante Range Rover venant dans sa direction.Le chauffeur, un jeune homme, dans un complet Armani, chaussures Gucci, verres fumés Ray-Ban et cravate Hermès, se penche par la fenêtre et demande au berger :
- Si je peux vous dire exactement combien de moutons il y a dans votre troupeau, m'en donnerez-vous un ? Le berger regarde le jeune homme, puis son troupeau broutant paisiblement et répond simplement :
- Certainement.
L'homme gare sa voiture, ouvre son ordinateur portable, le branche à son téléphone cellulaire, navigue sur Internet vers la page de la NASA, communique avec un système de navigation par satellite, balaie la région, ouvre une base de données et quelque trente fichiers Excel aux formules complexes ; finalement, il sort un rapport détaillé d'une dizaine de pages de son imprimante miniaturisée et s'adresse au berger en disant :
- Vous avez exactement 1 586 moutons dans votre troupeau.
- C'est exact, dit le berger. Et comme nous l'avions convenu, prenez-en un.Il regarde le jeune homme faire son choix et expédier sa prise à l'arrière de son véhicule, puis il ajoute :
- Si je devine avec précision ce que vous faites comme métier, me rendrez-vous mon mouton ?
- Pourquoi pas ? répondit l'autre.
- Vous êtes énarque et vous faites des AUDITS , dit le berger.
- Vous avez parfaitement raison, comment avez-vous deviné ?
- C'est facile. Vous débarquez ici alors que personne ne vous l'a demandé, vous voulez être payé pour avoir répondu à une question dont je connaissais déjà la réponse et, manifestement, vous ne connaissez absolument rien à mon métier. Maintenant, rendez-moi mon chien.

C'est parce que la vitesse de la lumière est supérieure à celle du son que certains ont l'air brillant avant d'avoir l'air con.

2/ chanson

http://www.youtube.com/watch?v=wyv3hiILNCI
Kenny Wayne Shepherd (berger en français) - Prison Blues

Écrit par : Rires et chanson | mardi, 21 octobre 2008 09:05

"C'est parce que la vitesse de la lumière est supérieure à celle du son que certains ont l'air brillant avant d'avoir l'air con."

Soyons discrépants.

www.tofu-magazine.net/newVersion/pages/anticoncept.html

(voilà de quoi occuper sa journée :
www.tofu-magazine.net/newVersion/pages/film%20and%20video.html
)

Écrit par : f | mardi, 21 octobre 2008 10:50

Ecrit par : f | mardi, 21 octobre 2008 10:50

Merci !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Écrit par : adrien (de rien) | mardi, 21 octobre 2008 11:00

Ecrit par : f | mardi, 21 octobre 2008 10:50
merci
je prends.. (en cas de p'tit' faim ;-))
encore merci

Écrit par : Maghnia | mardi, 21 octobre 2008 11:01

Cadeau de 10 milliards aux banques, sans contreparties (améliorations de l'éthique et de l'effort de prêt, mouarf)et sans participation au capital (l'Etat est le problème mes braves et nous le disons sans idéologie). Quand est-ce que Bachelot nous annonce la hausse des franchises et le déremboursement de 50% des médocs pour comble le non trou de la sécu ?

Écrit par : Nicks | mardi, 21 octobre 2008 11:21

Bravo Sarko !

"Je suis particulièrement fier de l'action de l'Union européenne, et notamment du leadership très courageux et plein d'initiatives du président Sarkozy."
José Manuel BARROSO

www.lefigaro.fr/debats/2008/10/20/01005-20081020ARTFIG00315-je-suis-tres-fier-du-role-joue-par-la-france-et-l-europe-.php

Écrit par : Patrice Joyeux | mardi, 21 octobre 2008 11:33

Ecrit par : Nicks | mardi, 21 octobre 2008 11:21

Mais non, voyons. Ca refonde.
Refonder, c'est refaire des fondations, un boulot de maçon. Refonder, ça crée de la croissance chez Bouygues.

"Il est essentiel que nous préservions les fondements du capitalisme démocratique" (George W. Bush)

........

"José Manuel BARROSO"

En effet, ce jugement est une grande surprise.

"Si la question est de savoir si j'ai un candidat (pour le poste de président de la Commission à partir de l'automne 2009, ndlr), la réponse est oui. Si la question est de savoir s'il est assis à la même table que moi, la réponse est également oui", a dit M. Sarkozy lors d'une conférence de presse, assis aux côtés de M. Barroso, à qui il faisait clairement référence."

Tandis qu'au loin, les ouvriers commencent à couler la dalle de la refondation...

Écrit par : f | mardi, 21 octobre 2008 11:43

Bienvenue en Hussein-Saint Denis, la France de demain (condoléances pour les 4 "français" certainement tabassés après ce terrible aveu)

________________________________________________________

13 h 15, vendredi 17 octobre. C'est cours d'instruction civique et sociale au collège Roger-Martin-du-Gard, à Epinay-Sur-Seine (Seine-Saint-Denis). Deux heures de "libre" discussion.

"Que ceux qui se sentent français lèvent la main !" Sur les trente élèves, quatre petits bras se tendent... timidement.


www.lemonde.fr/archives/article/2008/10/18/ceux-qui-se-sentent-francais-levez-le-doigt_1108429_0.html

Écrit par : Patrice Joyeux | mardi, 21 octobre 2008 11:50

"Que ceux qui se sentent CRS lèvent la main !" Sur les quatre CRS, quatre gros bras, prolongés par des matraques, se tendent... virilement."

Écrit par : f | mardi, 21 octobre 2008 11:53

plutôt celle de la nature qui s'artificialise et qui, forcément, le fait selon des choix ; de la politique.

Ecrit par : f | lundi, 20 octobre 2008 22:42

ou plutôt de la nature humaine qui s'artificialise. Pour avoir étudié l'archéologie du paysage, la nature fut très précocement "artificialisée" dans la civilisation humaine. Il suffit de se promener aux alentours d'un monastère pour se rendre compte à quel point le paysage fut modelé, adouci. Cependant dans le très beau livre les Pierres sauvages de Pouillon, la vie humaine reste attachée aux contraintes naturelles, sensible aux rythmes et aux aléas naturels. Nous avons créé beaucoup d'espèces végétales, nous en avons modifié d'autres, nous avons domestiqué des espèces animales, détourné des fleuves, canalisé d'autres, fait parcourir à l'eau des kilomètres...Nous avons développé divers modèles d'appropriation de l'espace comme la domestication, aprivoisement ou la simultation.

Un ami qui mettait en lumière m'avait offert une lampe qui bien qu'électrique était en mouvement, oscillait comme une flamme, car il soutenait qu'aucune lumière naturelle n'était fixe. Il a fallu plus d'un siècle pour se rendre compte que le fait de vivre sous une lumière artificielle en permanence pouvait avoir des conséquences vitales sur les individus. Lorsque des chiottes se bouchent dans l'univers totalement artificiel d'une navette spatiale, le drame n'est pas loin. Pour tout organisme vivant, l'artificialisation des conditions de vie pose problème.



" L'aquaculture en milieu artificiel
Cet article présente les résultats d'une étude comparative de sédiments prélevés en lagune et au sein de structures d'élevage de Poissons dénommés «acadja-enclos» en expérimentation à Tiapoum dans la lagune Tendo (Côte-d'Ivoire). Les caractéristiques biologiques (abondance et composition de la macrofaune benthique) et physico-chimiques ont permis de mettre en évidence de profonds changements du milieu au sein de la structure. Ces modifications correspondent essentiellement à une augmentation des fractions sédimentaires fines liées aux modifications de l'hydrodynamisme. Le nouveau biotope ainsi créé, plus confiné, riche en matière organique et en particules sédimentaires fines, favorise la prolifération des Mollusques brouteurs, des Polychètes et des Oligochètes. En conclusion, l'avenir de cette technique d'élevage extensif est discuté et des recommandations sont formulées pour son usage dans les pays en voie de développement."



Depuis que les énergies fossiles coulent à flot, nous avons cru pouvoir vivre impunément en nécrophages de l'extinction des espèces qui nous ont précédé pendant des millions d'années et également dans des milieux où la nature est tellement travaillée en profondeur, remodelée, chimiquement ou génétiquement modifiée qu'elle s'est écartée de ses réactions naturelles intrinsèques ce qui pour la planète n'a surement aucune importance mais dont nous n'avons pas mesuré l'impact et les effets secondaires sur nos vies naturelles. A l'heure actuelle c'est un peu comme si les effets secondaires d'un traitement nous tuaient plus surement que la maladie venue du "risque naturel".

Petit hommage à Dolto en ces temps de procès d'intention à son encontre.

"Sur le chemin de l’école, les petits villageois gardaient une certaine part d’initiative, ils faisaient des rencontres, inventaient des niches et des jeux. Maintenant, le ramassage scolaire les prive de tout contact avec la nature et la vie des adultes. Le trajet se réduit d’une navette de porte à porte. Plus de détours, de rencontres en chemin. L’enfant-paquet n’a plus le loisir d’observer, de muser.
- Des instituteurs, lors d’un colloque récent sur les échecs scolaires, ont constaté qu’ils réussissaient mieux à capter l’attention de leurs élèves en milieu rural qu’en milieu urbain. Ils ont remarqué que c’est encore dans les villages où il n’y a pas de ramassage scolaire organisé que le degré de concentration en classe est le meilleur. Le trajet à pied vers l’école permet aux enfants de voir le monde qui existe : c’est un monde de froid, de chaud, de vent, de neige, de pluie : il y a le sol qu’on sent, il est très dur, ou boueux, ou sec, sans compter les oiseaux, les bruits de la nature, les ruisseaux, les animaux, etc. En campagne, les enfants, quand ils arrivent en classe, sont fatigués physiquement, mais ils restent disponibles intellectuellement et veulent progresser socialement, et pour ce faire, travailleront plus.
- C’est d’ailleurs la même chose pour les enfants qui «font» leur année scolaire pendant le mois de classe de neige. Les professeurs obtiennent d’excellents résultats en général. Les élèves font une expérience de leurs corps à l’extérieur, ils ont un espace où ils se sentent responsables d’eux-mêmes, et de ce fait, quand ils rentrent en classe, leur esprit est très attentif par ce que tout leur besoin de motricité a été employé.

Rentré à la maison, l’élève externe est collé devant le poste de télévision. Au moins, pendant qu’il est hypnotisé par l’image, il ne dérange pas. Le petit écran est une fenêtre ouverte sur l’ailleurs, sur le monde extérieur à l’espace clos où on le tient claquemuré. Cette bouche qui vomit une bouillie d’images et d’informations peut impunément choquer l’enfant à qui on n’a plus le temps d’expliquer les choses. Il est soumis à un bombardement quantitatif, il ne sélectionne pas et les parents n’ont pas le temps de le faire avec lui.

Nous voulons donc que nos enfants aient la sécurité. Soit. Mais la sécurité pour quoi faire ?… Si le prix de la sécurité, c’est de n’avoir plus d’imagination, plus de créativité, je crois que la sécurité est un besoin primordial, mais il n’en faut pas trop. Trop de sécurité étête le désir et le risque qui est nécessaire pour se sentir à chaque instant « vivant », « mis en question ».
A notre époque, au lieu d’initier l’enfant à la sécurité par une parole claire sur la manipulation de tous les objets, on le met à l'abri en le parquant.
En fait, l’enfant, bien plus jeune qu’on ne croit, est tout aussi capable qu’eux… Mais à condition qu’ils le mettent en confiance, lui enseignent la technologie de leur savoir-faire, et fassent comprendre et intégrer la réalité des choses auxquelles eux-mêmes, en vérité, sont confrontés, enseignant le pourquoi des risques et des dangers. L’adulte qui aura expliqué auparavant que le danger serait le même pour lui que pour l’enfant s’il s’y prenait de la même façon dont l’enfant s’y est pris ne l’humilie pas et ne le culpabilise pas.
C’est cela, éduquer un enfant : c’est l’informer par anticipation de ce que son expérience va lui prouver. Et de cette façon, il sait qu’il ne doit pas faire tel geste, non pas qu’on le lui ait défendu, mais parce que c’est imprudent, par la nature des choses, par les lois universelles, et aussi par son manque d’expérience."
La cause des enfants. F Dolto

Nous vivons une nature artificiellement modelisée. Les scénarios jouent à se refabriquer des enjeux sociaux, économiques et politiques. Scénario d'un environnement programmé qui offre une nouvelle forme du réél sans véritablement s'y accrocher.

" frisson d’exactitude vertigineuse et truquée, frisson de distanciation et de grossissement à la fois, de distorsion d’échelle, d’une transparence excessive. Jouissance d’un excès de sens, quand la barre du signe descend en dessous de la ligne de flottaison habituelle du sens: l’insignifiant est exalté par la prise de vue. on y voit ce que le réel n’a jamais été( mais« comme si vous y étiez), sans la distance qui fait l’espace perspectif et notre vision profonde en profondeur( mais plus vrai que nature)"
Simulacres et simulations, J Baudrillard

Écrit par : nef | mardi, 21 octobre 2008 11:55

Ecrit par : f | mardi, 21 octobre 2008 10:50

Merci, merci, merci, merci...

Écrit par : nef | mardi, 21 octobre 2008 11:55

Un rapport titre contenu à haut rendement

http://www.lesechos.fr/info/france/4787387-satisfaits-de-la-gestion-de-la-crise-les-francais-restent-tres-inquiets-pour-l-avenir.htm

Écrit par : nef | mardi, 21 octobre 2008 12:15

Ecrit par : f | mardi, 21 octobre 2008 10:50

"Qu'est-ce que ça prouve ? Y'a toujours quelqu'un qui attend que quelqu'un vienne !"

Belle trouvaille f !!! Je crois bien que "L'Anti-concept" est resté invisible depuis les années 50 jusqu'à la rétrospective "Jeune, pure et dure" il y a quelques années (après la mort de Wolman), où il avait été projeté sur le gros ballon blanc prévu à cette fin (je crois me souvenir qu'il avait fallu s'y reprendre à plusieurs fois pour que ça fonctionne)
Effectivement, certains des films proposés sont des raretés.

Écrit par : Lord Nithorynque | mardi, 21 octobre 2008 12:24

“Dieu agit à la manière divine. Il ne faut pas aider Ben Laden contre Bush, ni Bush contre Ben Laden. Prions pour que l’un et l’autre comprennent un jour que la mort ne fait pas la vie. ” (Soeur Emmanuelle)

On comprend mieux à la lecture de ces lignes le désarroi unanime en France suite à la disparition de cette vieille baderne papiste, très vaguement chrétienne.

Écrit par : Patrice Joyeux | mardi, 21 octobre 2008 12:35

Ecrit par : f | mardi, 21 octobre 2008 10:50

Tout ça hélas a beaucoup vieilli, mais demeure cependant plus divertissant que la production cumulée de ces 25 dernières années ( hormis quelques films de Lynch ).

Écrit par : urbain | mardi, 21 octobre 2008 12:42

Ecrit par : Patrice Joyeux | mardi, 21 octobre 2008 12:35

Parle pour toi.
Le décryptage de l'actualité conflictuelle du vaste monde par soeur emmanuelle par le biais d'une herméneutique psychopathologico-fasciste est sans doute une pratique qui explique partiellement la généalogie de tes théories, mais c'est une praxis ( et une lecture) encore assez peu répandue ( dieu merci) .

Écrit par : urbain | mardi, 21 octobre 2008 12:50

L'or, don :

Un nouveau texte :

http://blog.mondediplo.net/2008-10-19-Adieux-a-la-finance

Une vidéo :

http://www.dailymotion.com/video/k2OmzHhXGwIWGcNZBk

..........

Ecrit par : nef | mardi, 21 octobre 2008 11:55

Je lirai tout ça plus tard...

.........

"Tout ça hélas a beaucoup vieilli"

Toujours un peu de mal avec cette notion du "vieillissement". Ce serait même, à mon sens, une "qualité".
Si on retire la surface de confrontation, l'écran (voire le ballon), tous les films sont les mêmes. Un peu comme les sons quand on leur ôte l'attaque (Schaeffer).

Écrit par : f | mardi, 21 octobre 2008 13:20

Ecrit par : f | mardi, 21 octobre 2008 13:20

ça est confus, sorry pas le temps.

Écrit par : nef | mardi, 21 octobre 2008 13:22

« Je ne pourrais partager davantage cet avis. Les fruits pendants, c’est-à-dire ces idiots dont les parents ont payé la prépa, Yale et le MBA d’Harvard étaient à ramasser. Ces gens qui étaient la plupart du temps indignes de l’éducation qu’ils ont (supposément) reçue se sont élevés jusqu’aux sommets de firmes comme AIG, Bear Stearns et Lehman Brothers et à tous les niveaux du gouvernement. Toutes ces choses qui soutiennent cette aristocratie n’ont abouti qu’à rendre plus facile pour moi de trouver des gens assez bêtes pour être de l’autre côté de mes transactions. Dieu bénisse l’Amérique ».

Cf Léo Strauss, "L'éducation libérale".

Écrit par : nef | mardi, 21 octobre 2008 13:31

Commu-niqué :

Ma carrière ne doit rien à Strauss-Kahn.
Merci.

www.liberation.fr/politiques/0101163742-le-fmi-enquete-sur-un-possible-autre-abus-de-pouvoir-de-dsk

Écrit par : John B. Root | mardi, 21 octobre 2008 13:45

"J’aime beaucoup rappeler cette date de 1986 qui est la loi de déréglementation financière, loi votée à l’époque des socialistes, c’est Pierre Bérégovoy qui en avait eu l’initiative - ça aussi je ne me lasse pas de le répéter - et dont je soutiens qu’elle est l’évènement peut-être le plus important qu’ait connu la société française dans le demi-siècle écoulé."

F. Lordon.

.........

www.wsws.org/francais/News/2008/oct08/spec-o21.shtml

Écrit par : f | mardi, 21 octobre 2008 14:01

Ecrit par : f | mardi, 21 octobre 2008 13:20

Pour ceux qui préfèrent lire, la conférence de Frédéric Lordon a été retranscrite par Etienne Chouard, dans les commentaires du blog de Paul Jorion

Écrit par : (ne pas confondre) | mardi, 21 octobre 2008 14:55

Frédéric Lordon : Conférence sur la crise financière

« Personne n’a prêté attention à ce que garantit le plan français : ce ne sont pas les prêts interbancaires qui sont garantis par la France (comme le font les Anglais et les Allemands) ; l’État français apporte sa garantie à une « structure de refinancement des banques », c’est tout autre chose ; c’est un mauvais doublon de banque centrale. »

« Le plus grave problème est que ce plan français limite la garantie du prêteur en dernier ressort, alors qu’il est absolument nécessaire pour le système que cette garantie soit illimitée (renvoi à Michel Aglietta). »

« Vous savez, avec 700 milliards, on peut faire plein de choses différentes : (…)
je m’étonne qu’on n’ait pas envisagé une troisième solution, beaucoup plus prometteuse et curieusement jamais envisagée : utiliser ces centaines de milliards dans une caisse de refinancement hypothécaire des ménages américains.

En d’autres termes, non pas sauver les banques, mais SAUVER LES MÉNAGES POUR SAUVER LES BANQUES »

AVANTAGES IMMÉDIATS : au lieu d’exposer les finances publiques à un choc monumental,

1) cette formule étale la charge sur les échéanciers nominaux des crédits hypothécaires, on lisserait l’effort des finances publiques sur 20 ou 30 ans !

2) la restauration des ménages dans leur situation d’emprunteurs, certes aidés mais solvables, aurait pour effet de rétablir AUSSITÔT la continuité des paiements sur la dette hypothécaire et donc ramènerait IMMÉDIATEMENT les titres dérivés dépréciés (les APS, les CDO, qui plombent les bilans bancaires…) à leur valeur initiale puisque cette valeur repose précisément sur la régularité des paiements des emprunteurs initiaux.

Par conséquent, cette revalorisation des titres dérivés éteint INSTANTANÉMENT les pertes bancaires et reconstitue AUSSITÔT les bases de capitaux propres et dégèle DANS L’INSTANT les marchés de crédit, or c’est bien ça le problème auquel nous avons à faire face.

3) Dernier avantage qui n’est pas le plus économique mais qui n’est pas le moins intéressant : réinstaller les ménages dans leur situation d’emprunteurs solvables et dans leur situation d’occupants de leur logement pour ceux dont la maison n’a pas encore été revendue sont une décision politique dont les effets de légitimation sont d’une puissance qu’on ne sous-estimera pas : on pourrait ainsi rétablir un cercle vertueux où la confiance appelle la confiance (au lieu du cercle vicieux qu’on s’apprête à reconduire).

Or, TOUS les plans qu’on nous propose sont des packages d’aide UNILATÉRALE à la finance, ce qui est politiquement insoutenable, et surtout SANS CONTREPARTIES alors que les contreparties sont précisément le point stratégique qui pourrait nous permettre de sortir du dilemme autrement fatal du risque systémique qui ne nous laisse le choix qu’entre deux solutions catastrophiques : 1) secourir la finance mais, ce faisant, sauver la mise aux irresponsables, ou bien ne pas les sauver et aller à la ruine totale.

Or, ce dilemme admet une solution très simple, dont on pourrait, par ironie, trouver le nom dans le lexique emprunté au FMI, ça s’appellerait la CONDITIONNALITÉ : le prix à payer de l’aide étatique serait la REFONTE RADICALE DE LA STRUCTURE DE LA FINANCE suivant quelques grands PRINCIPES :

Principe 1 : LE CONTRÔLE DES RISQUES EST UNE CHIMÈRE.

L’incapacité des financiers à évaluer leurs risques n’est pas accidentelle, elle est principielle, elle est essentielle.

Par conséquent, elle est définitive et insurmontable.
Je dis que c’est un problème sans solution.

Donc, la capacité des banques à prendre des risques doit être limitée drastiquement ab initio.

Principe 2 : QUAND UNE BULLE EST FORMÉE, IL EST TROP TARD.

La bulle est vouée à crever, le risque systémique à s’armer, et la prise d’otage dans laquelle sont enfermées les puissances publiques à se refermer comme un piège implacable, et d’ailleurs, nous y sommes.

En conséquence, la reconstruction des structures de la finance doit poursuivre l’objectif, exigeant mais stratégique, d’EMPÊCHER que des bulles ne se reforment.

Principe 3 : LA RÉGULATION FINANCIÈRE DOIT ABANDONNER LE PRINCIPE du « level playing field » (à l’œuvre dans les accords de supervision internationale du type Bâle I et II) qui nous condamne fatalement à nous contenter D’UNE RÉGULATION MINIMALE.

Il faut considérer la nécessité d’une zone plus restreinte, à régulation supérieure. Or une telle zone serait déstabilisée si elle était maintenue dans un environnement de parfaite liberté de mouvements des capitaux.

La différence de régulation va donc nécessairement avec la protection.

Principe 4 : L’EUROPE EST UN ESPACE D’ACTIVITÉ FINANCIÈRE AUTO-SUFFISANT.

Par la variété de ses classes d’actifs, par la profondeur et la liquidité de ses marchés, cette proposition est difficilement contestable. Il en résulte que l’Europe est une candidate naturelle à constituer une zone financière régulée et dument protégée, ce qui suppose alors la suppression immédiate de l’article 63 du traité de Lisbonne (à supposer qu’on veuille garder le reste d’ailleurs).

* * * * *

PROPOSITIONS opératoires : (là, on va ouvrir le capot et mettre les mains dans le cambouis, parce que ce n’est pas le tout de proposer de réorganiser la finance, il faut vérifier la faisabilité de l’opération). On va commencer en douceur :

Proposition 1 : la DÉTITRISATION.

Cette innovation est une plaie, elle est directement responsable de la crise présente. Il faut purement et simplement l’interdire. Je rappelle que cette technique date du début des années 90 et que les banques s’en passaient fort bien auparavant.

Proposition 2 : la DÉLEVIÉRISATION.

Le vrai poison de la finance des marchés, c’est la leviérisation. Je rappelle qu’on appelle levier tout procédé qui permet à un opérateur de prendre des positions [des engagements] sur les marchés financiers au-delà de ses ressources propres.

Le premier levier à sévèrement restreindre est le levier d’endettement (et de façon autrement plus mordante que les dispositifs de Bâle I et II).

Autre levier, la leviérisation de marge, c’est-à-dire le levier lié au niveau ridicule des avances qui sont exigées pour prendre des positions qui sont parfois pharamineuses sur les produits dérivés sur ce qu’on appelle les « marchés organisés ». À quel niveau faut-il fixer le minimum de ces dépôts de marge réglementaire ? 50% ? 80 % 100 % Je n’en sais rien, mais en tout cas plus que les 2 à 5% qui sont en vigueur en ce moment.

Préalable à cette déleviérisation de marge : REPRENDRE LE CONTRÔLE DES ENTREPRISES DE BOURSE, car — le croirez-vous ? — les places de marchés financiers, c’est-à-dire la structure même de la finance déréglementée, sont des ENTREPRISES PRIVÉES et par conséquent SOUVERAINES.
On imagine d’ici l’empressement qu’elles auront à mettre en œuvre la re-règlementation dont nous sommes en train de parler…

Par exemple, parmi les plus grandes places de marché, il y a Euronext, dont la chambre de compensation n’est autre que Clearstream.

Donc NATIONALISATION OBLIGATOIRE DE CES PLACES DE MARCHÉ, éventuellement européenne, sous un statut à inventer.

Je vous fais grâce des propositions sur les marchés de gré à gré et j’en viens directement à la

Proposition 5 de POLITIQUE MONÉTAIRE : DOUBLE TAUX D’INTÉRÊT, UN TAUX PRODUCTIF ET UN TAUX SPÉCULATIF

D’où viennent les liquidités qui s’investissent sur les marchés, et qui sont en quelque sorte le carburant de la bulle ?

Hélas, elles viennent des épargnes des salariés en premier lieu, épargnes qui sont collectées par tous les investisseurs institutionnels : les assureurs, les OPCVM, les fonds de pension, etc.

Mais ces liquidités viennent aussi pour une part très importante du CRÉDIT BANCAIRE.

Or, sur cette composante-là, la politique économique à directement prise, par le truchement de la politique monétaire. On peut donc envisager d’asphyxier la finance par le crédit, c’est-à-dire par un resserrement de la politique monétaire.

Vient alors une objection : l’économie va mourir presque en même temps que la finance.

On rencontre-là un dilemme classique de la politique économique, dilemme qui est lié au fait que la politique monétaire ne dispose que d’UN SEUL INSTRUMENT pour suivre une multiplicité d’objectifs qui sont le plus souvent CONTRADICTOIRES.

Et c’est bien le cas ici : d’une part, soutenir la croissance, d’autre part, contenir la spéculation financière.

Ce dilemme n’a rien de fatal : sa solution consiste en UNE POLITIQUE MONÉTAIRE DÉDOUBLÉE, qui distinguerait :

• un taux d’intérêt réel (au sens de taux d’intérêt productif), consacré au refinancement des crédits destinés aux activités des agents productifs réels,

• d’un taux d’intérêt spéculatif pour le refinancement des crédits destinés aux agents de l’économie financière.

Il devient alors possible d’ÉLEVER LE TAUX D’INTÉRÊT SPÉCULATIF À DES NIVEAUX MEURTRIERS, POUR CASSER LES REINS DE LA SPÉCULATION,
tout en maintenant le taux d’intérêt productif à des niveaux aussi bas que l’on veut pour maximiser la croissance et l’emploi.

* * * * *

Pistes complémentaires en cours de mise au point (pas encore complètement finalisées) :

La NATIONALISATION étendue (intégrale ?) du secteur du CRÉDIT et de la FINANCE

La nationalisation de la finance a pour elle deux arguments de principe d’une solidité extrême :

Argument 1 : les dépôts, les épargnes, le crédit, sont des biens VITAUX pour la société.

Or, on ne confie PAS à des intérêts PRIVÉS un bien PUBLIC VITAL pour la SOCIÉTÉ.

(Particulièrement quand ces intérêts privés sont aussi mal éclairés que ceux de la finance)
(On pourrait répliquer cet argument à l’identique pour la sécurité nucléaire, par exemple)

Argument 2 : une structure vitale pour la société doit être agencée pour résister non pas seulement aux contraintes des temps ordinaires mais aussi pour résister à des événements extrêmes.

Donc, ce sont les événements extrêmes qui décident le la configuration d’une structure vitale.

Or, ça tombe bien : un événement extrême, on en a un sur les bras donc on peut savoir, et la solution s’est imposée d’elle-même : on a nationalisé.

La conclusion s’en déduit logiquement : L’ÉVÈNEMENT EXTRÊME A PARLÉ, et il impose ses réquisits comme configuration PERMANENTE — et non pas transitoire — de la finance : CE RÉQUISIT, C’EST LA NATIONALISATION.

Évidemment, la nationalisation appelle ses propres conditions de viabilité :

La pire des choses, c’est de plonger des entités publiques dans un environnement de compétition pour la profitabilité ; on l’a vu avec l’exemple du Crédit Lyonnais. La tutelle publique, nous enseigne ce cas, n’est pas assez puissante pour contenir les dérives qui résultent de la concurrence avec le privé, à plus forte raison quand tout ce petit monde est plongé dans un univers où les perspectives de profitabilité sont démentielles, c’est-à-dire irrésistiblement tentantes.

Il faut donc empêcher au maximum la cohabitation entre entités publiques et entités privées.

Il est temps d’envisager la DÉMARCHÉISATION, partielle ou totale, DU FINANCEMENT DE L’ÉCONOMIE :

Contrairement à ce qu’on nous a raconté pendant deux décennies, l’intermédiation de marché n’a strictement rien de nécessaire ; au contraire, on en voit toutes les tares. On peut donc parfaitement soutenir que le financement de l’économie peut procéder du recyclage en crédit des dépôts et des livrets d’épargne à taux garantis.

Objection : OK pour le financement par la dette, mais quid de la « finance equity » (en fonds propres [sans endettement]) ?

Le problème se pose effectivement pour les secteurs naissants pour lesquels l’equity a été réputé l’instrument financier par excellence depuis l’amorçage (le venture capital) jusqu’à l’introduction en bourse (IPO), là où la dette semble un instrument inapproprié.

Et on comprend l’argument : le venture capitalist s’y retrouve et accepte de tout perdre sur les neuf premiers projets s’il sait que le dixième va être extraordinairement rentable, et évidemment, un banquier qui intervient avec des instruments de dette classiques ne prendra pas ce risque.

Cette objection n’a rien d’insurmontable : on pourrait concevoir DES TAUX VARIABLES INDEXÉS SUR LES PROFITS, par exemple, qui permettraient de financer des entreprises naissantes par le secteur bancaire sans avoir à passer par l’équity ou l’introduction en bourse.

L’hypothèse de FERMER LA BOURSE doit au moins être mise sur la table.

Elle a de très bons arguments en sa faveur, figurez-vous, car LA CONTRIBUTION NETTE DES MARCHÉS D’ACTIONS AU FINANCEMENT DE L’ÉCONOMIE EST TENDANCIELLEMENT NULLE et est même devenue NÉGATIVE aux États-Unis.

LES MARCHÉS FINANCIERS considérés comme institution sont donc
comme une machine dont le RENDEMENT thermo dynamique est MINABLE,
et d’après ses propres critères, elle est BONNE POUR LA CASSE.

Et si après réflexion, il fallait quand même décider que la bourse doive rester ouverte, alors que ce soit sous SLAM (Shareholer Limited Authorized Margin) : il faut parler à la finance la langue qu’elle comprend ; le SLAM est un dispositif fiscal que j’ai proposé il y a quelque temps d’ÉCRÊTEMENT DE LA RENTABILITÉ ACTIONNARIALE ET DONC DE LA LIMITATION DES NUISANCES qu’elle induit quand elle devient l’unique critère de la conduite des entreprises. »

Retranscription : Etienne Chouard

Écrit par : (ne pas confondre) | mardi, 21 octobre 2008 15:05

"de la nature humaine qui s'artificialise"

et

"Pour tout organisme vivant, l'artificialisation des conditions de vie pose problème."

A Rome, les cierges, dans les églises, sont électriques. On glisse une pièce et le cierge s'éclaire par un temps donné. Le sacré s'y est très bien fait. En terme de statistique des voeux exaucés, aucun artefact particulier.

L'artificialisation des conditions de vie, on y est. Que peut faire la politique maintenant ? Renaturaliser la nature ? On ne peut pas reculer pour retrouver les jardins à la français d'antan, les haies au cordeau, les allées contrôlées. Ou la luxuriance.

www.guerrillagardening.org/

Avec la passion commémorative, le présent déjà archivé (regardé comme une forme morte), le but serait de repousser le futur, toujours plus loin. Repousser le réchauffement, ralentir la désertification, éloigner le spectre du contrôle total sur les éléments (olala, la Nature nous échappe). Cantonner la confrontation avec le réel domestiqué à une simple panique. Il faudra bien pour se coltiner les mondes artificialisés ; ne pas laisser l'Hôtel MondeTM aux mains des promoteurs.

........

"L’hypothèse de FERMER LA BOURSE doit au moins être mise sur la table."

On va finir par s'approcher de l'abolition des rapports marchands à l'aune du transcendantal écologiste...

.......

www.20minutes.fr/article/265083/Media-Le-sujet-erotique-qui-fache-France-3.php

«faute professionnelle»

C'est tout le contraire...

Écrit par : f | mardi, 21 octobre 2008 15:45

Lordon est incroyablement efficace. Vous pouvez aussi écouter son analyse dans l'émission là bas si j'y suis d'il y a une quinzaine de jours. Je n'ai pas le lien sous la main, mais vous pourrez sans peine le trouver sur le site de l'émission.

Pour ce qui est de la structure de la société de refinancement, je l'ai signalée l'autre jour : privée avec garantie des fonds de l'Etat (Fannie, Freddy, jolis prénoms) et président, tantantan ! Camdessus ex président du FMI, grand défenseur et artisan de la libéralisation d'à peu près tout (avec son pote Delors). C'est grâce à eux que l'Europe a pu s'inscrire dans les rails résolument néolibs, au prétexte qu'il valait mieux une libéralisation avec des règles (forcément inefficaces) qu'une libéralisation sauvage à l'américaine. Résultat des courses ?

En tout cas, jamais l'idéologie des umpiens n'a autant sauté au visage. Le pragmatisme décontracté et affiché des Bertrand, Coppé et consorts en est d'autant plus hypocrite et insupportable (oui, la guillotine Patou ! :oB)

Écrit par : Nicks | mardi, 21 octobre 2008 15:50

On n'y est pas. Effectivement on ne repousse pas le futur comme un pli sur un drap. (C'est toujours le présent;-))).
L'exemple de Dolto n'est pas uniquement là pour faire râler Urbain. Il suffit d'être confronté à un enfant pour voir à quel point les bulles artificielles peuvent vite éclater.

La question politique est "l'humanité peut-elle s'organiser pour produire moins d'inégalités". Cela reste la seule question politique quel que soit le sujet.

Écrit par : nef | mardi, 21 octobre 2008 17:24

une petite question les 4% supplémentaires de crédit en échange des milliards, c'est avant ou après la baisse de 26% d'attribution de prêts par les banques ?

http://www.lesechos.fr/info/service/300303095-la-distribution-de-credits-immobiliers-chute-dans-des-proportions-inedites.htm

Écrit par : nef | mardi, 21 octobre 2008 17:35

A l'écart de la vie politique, Alain Madelin n'entend pas pour autant déserter le débat politique. Démonstration éclatante mardi soir lors du talk Orange-Le Figaro. Interrogé sur le dernier épisode de la crise qui secoue le monde, avec la décision du gouvernement français d'injecter 10,5 milliards d'euros pour recapitaliser les principales banques françaises, l'ancien député et ardent défenseur du libéralisme trouve cette solution «bonne» pour garantir et relancer les prêts aux particuliers et aux entreprises.

www.lefigaro.fr/le-talk/2008/10/21/01021-20081021ARTFIG00562-alain-madelin-la-france-est-sous-perfusion-.php

Écrit par : Patrice "Brutal" Joyeux | mardi, 21 octobre 2008 18:36

L'exemple de Dolto n'est pas uniquement là pour faire râler Urbain.

Ecrit par : nef | mardi, 21 octobre 2008 17:24

Tu dois donc être contrariée que j'ai "superbement" ignoré cette provocation de bas étage .
Désolé , donc .
Je me rattraperai à la prochaine occasion, sur thème qui me subvertira davantage( dieu merci, à l'inverse du deleuzo-foucaldisme dolto n'a plus guère de zélotes ).

Écrit par : urbain | mardi, 21 octobre 2008 20:03

Ecrit par : urbain | mardi, 21 octobre 2008 20:03

Je te taquine.

Tu as entendu parler du message promo Flammarion posthume de Soeur Emmanuelle ?

Écrit par : nef | mardi, 21 octobre 2008 20:35

Hum...

www.challenges.fr/depeches/politique_economique/20081021.FAP2437/la_france_nest_pas_plus_exemplaire_en_matiere_de_morali.html

Écrit par : f | mardi, 21 octobre 2008 21:48

"La question politique est "l'humanité peut-elle s'organiser pour produire moins d'inégalités".

La question se limite-t-elle à un simple différentiel ?

...........

Aujourd'hui, à Bruxelles, il n'était plus question, pour notre machin élyséen (et donc toute la clique attenante), de punir les coupablesméchantsdelacrise...
Etonnant, non ?

En revanche, les "valeurs du capitalisme" ne doivent pas être remise en cause. Néo-lib et néo-con se rejoignent par la production de valeurs...

........

Encore un peu de capitalisme refondé :

http://cordonsbourse.blogs.liberation.fr/cori/2008/10/les-banques-sta.html

Manifestement, la révolution régulatrice est en marche...

.........

Cadeau pour Ravi :

www.marianne2.fr/La-premiere-minute-chaste-du-vrai-porno-avec-la-fausse-Sarah-Palin_a92490.html?PHPSESSID=6f749f315b9b70b0fbd800235bf74cea

Vais-je céder à la tentation de lui proposer un lien vers une scène non chaste ?

Écrit par : f | mardi, 21 octobre 2008 21:50

Un "petit" détail qui dit déjà l'avenir et les priorités de la "refondation" :

"Les députés ont décidé ce soir, en commission des Affaires sociales, de supprimer l'article du projet de budget 2009 pour la Sécu instaurant la prime transport annoncée par le gouvernement, a-t-on appris de source parlementaire."

On ne peut pas sauver les banques et faire l'aumône.

Écrit par : f | mardi, 21 octobre 2008 23:05

Sans doute représentation nationale considère-t-elle que ce sont des transports d'une autre nature que requiert la situation de la nation, de ceux qui faisaient s'évanouir les marquises d'ancien régime par exemple .
Dans son souci du bien être du peuple, l'assemblée qui le re-présente fera en sorte qu'il échappe à la sordide condition d'usagé des transports les plus communs et soit dorénavant et électivement transporté ... d'aise ( par le concours gracieux du bouffon national et de ses pirouettes divertissantes et autres galéjades radiovisées).

Écrit par : urbain | mardi, 21 octobre 2008 23:25

Tu as entendu parler du message promo Flammarion posthume de Soeur Emmanuelle ?

Ecrit par : nef | mardi, 21 octobre 2008 20:35

Non, mais un de mes fidèles clients, jardinier municipal de son état ( et parfaitement charmant et réjouissant de nature ) qui m'achète des ouvrages de grande diversité ( sur les canaris, les tortues aquatiques, les phares, et toutes sortes d'autres choses ) est venu m'alerter ce matin sur le triste évènement.
Nous avons fait le tour des ouvrages à la portée de sa bourse consacrés à la sainte femme. Il va réfléchir et en attendant m'a commandé un ouvrage sur les chouettes et les hiboux .
Je me garde bien de conclure en attendant le retour de ma chouette personnelle.
Quoiqu'il en soit, la bandeau "la possibilité d'un bide ..." plait beaucoup ( merci pam ).

Écrit par : urbain | mardi, 21 octobre 2008 23:33

J'aurai peut être mieux dit :
les ouvrages àde prix modique consacrés à la sainte femme ...
odm va encore penser que je fais du mauvais esprit (saint).

Écrit par : urbain | mardi, 21 octobre 2008 23:35

zut :
les ouvrages à prix modique consacrés à la sainte femme ...
bref pas trop chers.

Écrit par : urbain | mardi, 21 octobre 2008 23:36

y'a pas que la novlangue dans la vie. le style chantourné et boursouflé "à l'ancienne" est toujours de mise et le maire de Champignac à toujours des émules :

Dominique Tian (UMP) dénonce
«une nouvelle taxe qui frappe l'appareil productif dans un contexte de crise financière systémique, de récession au sein de l'économie réelle et de poussée de l'inflation qui obère le pouvoir d'achat»

Comme tout cela sent encore son novice hésitant (mais manifestement de gros potentiel) je lui propose les améliorations suivantes :

«une nouvelle taxe scélérate qui frappe odieusement l'appareil productif national, demeuré stoïquement impavide en dépit d'un douloureux contexte de crise financière systémique et oh combien amorale, et qui au prix de l'héroïque résistance libérale aux assauts du collectivisme dépravé et haineux, agent occulte de la récession qui foule d'un pied aveugle et ivre de concupiscence barbare le sein, découvert dans sa palpitante fragilité, de l'économie réelle déjà soumise à la vile poussée concomitante de l'inflation socialisante obérant de ses effets funestes le pouvoir d'achat des braves gens »

Écrit par : urbain | mercredi, 22 octobre 2008 00:15

Vais-je céder à la tentation de lui proposer un lien vers une scène non chaste ?
Ecrit par : f | mardi, 21 octobre 2008 21:50

"cette vidéo a été supprimée"

Quelques extraits moins chastes (je suppose que Pat Joy comprend l'allemand...)
http://www.bild.de/BILD/video/clip/news/vermischtes/2008/10/12/nailin-paylin.html

Écrit par : criquetos | mercredi, 22 octobre 2008 03:30

"cette vidéo a été supprimée"

Pas toutes...

Écrit par : f | mercredi, 22 octobre 2008 06:25

 
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