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« Moi, Roger Contant, spectateur assidu du journal télévisé de Laurence Ferrari sur TF1 à 20 h. | Page d'accueil | Ceci est mon corps »

vendredi, 17 octobre 2008

MM. Sarkozy et Delanoë, le progressisme est du passé !

Se réclamer du progressisme suppose deux croyances idéologiques, l'une portant sur ce qu'on doit faire, l'autre sur ce qu'on peut espérer.

En général, les deux options se complètent. C'est lorsqu'on croit que le progrès est possible qu'on se lance dans l'action sous réserve que celle-ci fasse progresser les résultats. Un individu est perfectible, il peut progresser dans son savoir-faire. Il suffit de croire en soi, en sa persévérance et au travail portant ses fruits. Ce sont les ingrédients basiques de tous les étudiants, les artisans, les sportifs… liste non exhaustive. Mais lorsqu'on évoque le progressisme en termes politiques et idéologiques, c'est de la société dont il s'agit. Et l'on ne se prive pas de citer les quelques auteurs des Lumières à l'origine de l'idée de progrès et des textes ayant porté cette foi dans l'avenir. Ce sont un peu les fils d'Abraham, mais, au lieu de figurer dans l'Ancien Testament, ils appartiennent au Testament laïc des Lumières avec la foi dans la Raison qui éclaire la Volonté, conduisant les hommes vers un avenir radieux ou du moins meilleur que le présent.

 

La complexité de l'idéologie progressiste repose sur l'entrelacement de deux types de progrès basés sur deux types d'action. Le progrès matériel, technique et économique en premier. Puis le progrès social dépendant pour l'essentiel des mesures publiques, instruction, législation, autorité… liste non exhaustive. Au progressisme, s'oppose le conservatisme. A une époque, le conservatisme était dirigé à la fois contre le progrès technique et les évolutions sociales. C'était le temps des réactionnaires, des droites nationalistes, populistes, voire royalistes. De Barrès à Maurras. Mais, dans cette France surfant sur le positivisme et les succès de la science, le progrès technique est devenu incontesté, dans les limites des dégâts collatéraux occasionnés. Seule une minorité refuse le progrès matériel. Quant au progrès social, il a mis plus de temps à s'installer et être accepté par une majorité de concitoyens.

 

L'interférence entre les progrès techniques et la réalité socio-politique est un classique. Prenons la pilule contraceptive. Il a fallu une loi pour imposer le droit (est-ce un droit, plutôt un libre accès ?) à la contraception face aux partisans de l'ordre naturel et biologique institué par Dieu. Diffusion hertzienne ; les radios pirates ont été pourchassées alors que la France se réclame des droits de l'homme. La liberté d'expression avait ses limites. Mais le progrès social l'a emporté et, sous Mitterrand, les verrous hertziens ont sauté, pour le meilleur et pour le pire. Voilà quelques schémas progressistes, auxquels on pourra ajouter diverses mesures et lois votées, comme notamment l'abolition de la peine de mort. De 1960 à 1990, le progrès social est indéniable.

 

Le principe essentiel gouvernant le progressisme, c'est le temps linéaire, un temps qu'on retrouve du reste dans la Bible et qui est étranger aux conceptions grecques, celles-ci supposant des périodes de croissance puis de déclin, avec des cycles sociaux conçu à l'image du cycle des saisons. Le mouvement de la Modernité s'est effectué sur le modèle du temps linéaire, pendant quelques siècles, avec des progrès techniques permanent et des évolutions sociales incessantes, mais entachées par des périodes de régression. Cas trivial, le nazisme. Et puis le progrès a continué en vitesse de croisière depuis 1945. En y réfléchissant bien, on comprend que cette idée d'un progrès indéfini n'est pas raisonnable ou, du moins, qu'elle n'est pas infaillible et qu'à un moment donné un achèvement se dessine. Les signes sont là. Supposons que le progrès soit maintenant achevé. Il n'y aurait alors que des tendances régressives. C'est logique, une fois le sommet de la courbe du progrès social atteinte, elle ne peut que redescendre. Ce sommet serait donc atteint dans les nations les plus avancées. Le progrès matériel, il se poursuit, mais ne semble plus porter le progrès social ou du moins l'accompagner. Il y a eu une sorte de décrochage. Le progrès, il n'est plus que local, dans des zones limitées, pour des minorités. La régression, nous en avons un exemple avec Naples. Un désastre. Moins spectaculaires, mais tout aussi signifiants ces groupes de SDF de plus en plus nombreux dans nos rues. Ces restos du cœur remplis, ces classes d'élèves impossibles à maîtriser. Ces zones dans la banlieue vouées aux bandes. Autant de signes dévoilant la régression sociale que tentent de contenir les politiques publiques.

 

Ainsi se dessine un malentendu entre la classe politique, les élites et, d'un autre côté, les citoyens. Le décrochage entre progrès technique et progrès social engendre une attitude vaine de politiciens qui, suivant Sarkozy (Delanoë et Royal en sont aux promesses pour 2012), se lancent dans une frénésie réformiste alors qu'il n'y a plus de progrès en vue. La vérité c'est qu'il faut au mieux conjurer la régression sociale, seul objectif accessible et réalisable. Mais cette impatience, cette instabilité, conduit notre président à lancer des tonnes de réformes qui produisent autant de résultats qu'elles consomment de l'énergie et, donc, le résultat est nul et la France fait du surplace alors que la réforme tourne tel un moulinet dans le vide. Qui croit avoir la croissance au bout de l'hameçon. Avec en plus la France de demain, radieuse. Ce n'est pas avec quelques mesurettes sur les heures sup, le travail le dimanche, l'implantation des discounts, qu'on peut transformer la société et amener plus de prospérité. Qui d'ailleurs est là, la France étant un pays riche. Les lois sur le service minimum, sur la police, sur l'accueil des enfants par temps de grève, la Halde, la loi contre le prosélytisme de l'anoxie… liste ô combien non exhaustive, c'est juste une infinitésimale conjuration de la régression sociale.

 

En l'état actuel des choses, il n'y a plus de progrès social en vue. Seuls les menteurs affirment le contraire et les naïfs les croient. Il faut rester modeste. Paradoxe. Dès 1988, il était certain que le progrès social était achevé et les politiques se présentaient au suffrage pour proposer des solutions. En 1993, pareil, en 1995 pareil, en 1998 pareil, en 2002 pareil. Mais, en 2007, le démon du progressisme est revenu sur le devant de la scène, avec Sarkozy et maintenant Delanoë et Obama là-bas. Revenu comme une crise d'urticaire politique pour démanger le citoyen et orienter son bulletin. Le vote c'est un peu le grattage suite à une démangeaison. La politique qui suit, c'est la poursuite du grattage par le réformisme, mais le citoyen va finir par se gratter du gouvernement et réciproquement !

 

 

Nb : Invitation de publication au Village faite à l'auteur après la lecture de son billet. Nous le remercions vivement de nous avoir accordé  son "aimable autorisation".

Commentaires

« L’homme ordinaire a toujours été sain d’esprit parce qu’il a toujours été un
mystique. Il accepte la pénombre. Il a toujours un pied posé sur la terre, l’autre
dans le royaume des fées. Il se réserve toujours la liberté de douter de ses
dieux ; mais aussi – au contraire de l’agnostique moderne – celle de croire en
eux. Il est plus soucieux de vérité que de logique ».
Orthodoxie

Gilbert Keith Chesterton

Écrit par : frère odm | vendredi, 17 octobre 2008 09:18

Epipahanie du Dugué sur les cendres de Fulcanelli ?
Ou éternel retour du même ?
Au fil des dissertations -littéraires, scientifiques, philosophiques- sur le temps, ses paradoxes , ses incertitudes, sa relativité fugace ... nous avons lu et entendu bien des choses qui souvent se répètent.
De même sur l'idée de progrès, fut-ce sous le rapport idéologiquement orienté du progressisme.
Rien de bien nouveau, tant sur le fond que sur la forme.
ces "temps nouveaux" qui "passent" devant nous, au rythme de l'informe-ation mondialisée justifieraient pourtant d'une novation des idées et des concepts qu'elles alimenteraient e rapport avec les lumières requises pour éclairer le devenir à l'oeuvre.

Aussi, mon cher fulca, je me permets de te recommander un ouvrage dont il a été question ici (à mon initiative ) , et dont je cite quelques lignes, en conclusion de ce commentaire critique mais bienveillant :

"Le passé n’a plus de présent parmi nous : l’usurpation marchande ne le supportait pas vivant, habité avec du linge aux fenêtres, qui la contredisait toujours campagnes enchantées du temps de la traction animale, moeurs et usages curieux de ces contrées lointaines peintes à la main, quartiers perdus, rues pensives, paisibles maisons d’avant l’électricité, chansons qu’on chante, profusion des siècles; qui ne sont plus et qui ne reviendront jamais : jetés tout vivants qu’ils furent dans la chaudière du progrès.

L’avenir quant à lui se trouve au-devant comme un jour d’hiver où le matin et le soir se touchent de près, et nous préférons ne pas l’envisager ; chacun d’ailleurs peut vérifier combien est courte son imagination des jours futurs. C’est pour la raison qu’il n’en reste pas beaucoup ; et qu’ils sont rédigés à l’avance en formules d’isotopes, de métaux lourds, d’oxyde de carbone, en statistiques de pénuries définitives, en calculs de vitesse de la volatilisation du voile d’ozone.

Il reste donc à pratiquer dans les cerveaux l’ablation de l’attention actuelle; car cette humanité sans lendemains dont nos pensées se détournent sera tout à l’heure notre moment maintenant. Il ne suffira plus alors à la relâche de nos nerfs de descendre chaque soir au Léthé des images hertziennes. Il faudra des ébranlements et des chocs mieux étourdissants, des hallucinations bien complètes dans quoi se réfugier durant que dehors se détraquera bruyamment la machinerie de la nature."

"La vie sur terre" tome premier
Baudouin de Bodinat

Écrit par : urbain | vendredi, 17 octobre 2008 09:49

Au fait, mon bon odm, c'est avec la croyance que la vérité est dans un rapport antinomique, pas avec la raison, quant à la logique c'est juste une méthode, pas une fin.

Écrit par : urbain | vendredi, 17 octobre 2008 10:05

Un intervention en toute bonne foi d'un grand progessiste de conviction :

http://www.liberation.fr/politiques/0101148724-la-resurrection-du-modele-francais

Sincèrement, il faut avoir un contrôle de soi très solide pour ne pas céder aux envies de meurtres que ces gens éveillent (j'ai aussi une pensée pour les dirigeants européens qui en ce moment jouent à l'unité pour sauver le système et leur poste. Ca frétille dur à l'idée de l'énorme escroquerie qu'ils peuvent éventuellement réaliser. Je parlais l'autre jour de Camdessus nommé à la présidence de la société de refinancement des banques, pareil : cet infâme individu soit disant socialiste a toujours poussé à la libéralisation de la finance et des marchés, qui montre la brillance de leur belle mécanique en ce moment)

Il faudra qu'il y ait justice un jour.

Écrit par : Nicks | vendredi, 17 octobre 2008 10:50

Ecrit par : Nicks | vendredi, 17 octobre 2008 10:50

Nicks, le Fouquier-Tinville du village des NRV...

Écrit par : Patrice Joyeux | vendredi, 17 octobre 2008 10:59

Ouais, fais gaffe à ta tête Patou ! :oB (cela dit, ceux que j'accuse ont une liste de casseroles qui sera aisément certifiables au moment du procès)

Écrit par : Nicks | vendredi, 17 octobre 2008 11:12

La révolution du bon sens détrône les idéologies

Le bloc-notes d'Ivan Rioufol du 17 octobre.

La voilà, la révolution ! Elle naît sous nos yeux, du naufrage cumulé des utopies, des mensonges, des fictions. Un monde nouveau s'impose : celui du réel, du pragmatisme, du bon sens. Ce bon sens que l'intelligentsia aime caricaturer en niaiserie terre à terre ou populisme de bistrot. Dans ce chamboulement, provoqué par la déchéance de l'État-providence et l'avidité du capitalisme financier, les repères sont bouleversés. Mais la lucidité fait reculer, chaque jour un peu plus, les idéologies et leurs faussetés. Alors, vive la crise ?

S'il n'y avait ces risques économiques et sociaux qui pèsent sur les gens, le cataclysme bancaire pourrait être vu comme une aubaine : non content d'obliger les dirigeants occidentaux à corriger des mécanismes spéculatifs devenus ingérables, le séisme financier offre aux politiques l'occasion de reprendre la main sur les choses publiques. C'est grâce à la détermination de Nicolas Sarkozy, président de l'Union européenne, qu'un krach boursier semble avoir été évité. Sa mobilisation concertée des États-nations a également montré l'utilité d'une Europe protectrice.

Voici venue la fin de ces temps loufoques, où il était admis de marcher sur la tête et de vivre au-dessus de ses moyens. Bien sûr, le capitalisme anglo-saxon a eu ses torts, en se laissant emporter par un laisser-faire dogmatique. Salaires délirants, parachutes dorés, paradis fiscaux sont les résultats de ce monde clos. Mais les deux piliers du financement immobilier américain (Freddie Mac et Fannie May), d'où la crise des subprime est partie, étaient au service d'une politique de logement, relancée par Bill Clinton en 1993, et destinée aux bas revenus. L'État y était l'inspirateur. Aussi est-il trop simple d'accuser le libéralisme, le capitalisme, le modèle américain, le fric et ses frasques. En réalité, le réalisme qui s'impose risque de balayer l'ensemble des constructions rêvées, à commencer par l'État mère poule et ses faramineuses dépenses payées à crédit (merci, les enfants !).

Tout est probablement à inventer, pour contourner les dogmes et les chapelles. L'Angleterre libérale a ouvert la voie, en nationalisant provisoirement ses banques pour éviter le pire. Les progressistes, qui n'aiment rien tant que vivre sur leurs petits nuages, y voient leur revanche et un encouragement à revenir «à gauche toute» (Ségolène Royal). En réalité, il faut s'attendre à voir l'État se retirer semblablement de domaines qu'il ne sait plus gérer. La vraie question est : les politiques, désormais privés de pilotage automatique, sauront-ils conduire à vue ?


La règle du jeu

Dans ce chambardement, le calme de l'opinion surprend. Alors que le président de la République parle de «vaincre la peur» et que le premier ministre décrit un monde «au bord du gouffre», jamais les Français n'ont cédé à la panique, voire à l'indignation devant les 360 milliards d'euros débloqués pour réalimenter les flux bancaires. Il serait hasardeux de tirer des conclusions définitives de ce sang-froid, mais il est loisible d'y voir l'état d'esprit d'un pays prêt à accompagner les mutations lui permettant, enfin, de s'enrichir et vivre mieux.

Cela fait trop longtemps que les Français attendent de leurs élites qu'elles se frottent aux réalités pour ne pas les imaginer satisfaits de cette révolution qui congédie les prestidigitateurs, les bonimenteurs et leurs élixirs. Entendre Olivier Besancenot en appeler mécaniquement à l'anticapitalisme ou le PS à l'antilibéralisme revient à réécouter d'assommantes rengaines. Les calamités issues des idéologies - celles du Profit, de l'Égalité, de la Fraternité, etc. - semblent devoir condamner tout esprit de système.

La régulation du capitalisme, contraint d'atterrir en urgence, annonce d'autres remises en cause. Mais il a su montrer sa réactivité et sa souplesse, y compris au prix de spectaculaires tête-à-queue. La gauche est-elle prête à de semblables épreuves ? On peut en douter, quand elle s'affirme dépositaire du meilleur modèle, dont elle refuse d'admettre les ratés. Les solutions les plus efficaces et les moins chères seront probablement les choix de demain, au-delà de la droite et de la gauche. Le libéralisme se retrouve dans cette règle du jeu.


«Marseillaise» sifflée

S'il faut poursuivre les auteurs du chaos financier, comme le suggère Nicolas Sarkozy, il n'y a alors aucune raison de laisser dormir les responsables du désastre éducatif, engendré par les dogmes hyperégalitaristes de la gauche. Il faut s'intéresser également, dans la foulée, aux errements de l'idéologie immigrationniste, qui est en train de fracturer la nation au nom de la diversité et, plus prosaïquement, de la pérennité du financement des retraites par répartition. Là aussi, les faits sont têtus. Ils se sont rappelés à l'opinion (indignée à 80 %) quand La Marseillaise a été de nouveau sifflée, mardi soir, par des jeunes des cités, au Stade de France lors d'un match France-Tunisie (voir mon blog).«La France, ce n'est pas leur patrie», explique un enseignant de Seine-Saint-Denis, dans Le Parisien d'hier. Il ne reste que François Bayrou, ou presque, pour estimer que ces outrages ne sont «pas un problème d'intégration». Au fait : pourquoi ne pas retirer la nationalité à ceux qui la rejettent ?


McCain laminé ?

Et les sondages ? Reflètent-ils la réalité ou font-ils partie de ces bulles qui éclatent les unes après les autres ? Ils annoncent un laminage pour John McCain, qui n'est certes pas servi par la crise. Leur faire confiance ?

Écrit par : Patrice Joyeux | vendredi, 17 octobre 2008 11:25

Ecrit par : Patrice Joyeux | vendredi, 17 octobre 2008 11:25

Bravo, excellent texte !

Écrit par : Patrice Joyeux | vendredi, 17 octobre 2008 11:28

Je n'avais pas fait le rapprochement entre l'auteur de ce bel article et un ancien Deliste éminent..
En revanche je ne trouve pas l'exemple de Naples (que je connais très bien) pertinent..le problème de la gestion de la ville est très complexe..Un désatre par rapport à quelle époque!! le Royaume des Deux-Sicile..

Ecrit par : Patrice Joyeux | vendredi, 17 octobre 2008 10:59

+1
Je ne comprend pas cette tendance à vouloir que les gens rendent des comptes..

Écrit par : Pamela de Barres | vendredi, 17 octobre 2008 11:34

Je propose aux gestionnaire de ce site de supprimer les copiés-collés de Rioufol.
Y'en à marre de lire ces saloperies.

Écrit par : frère odm | vendredi, 17 octobre 2008 11:42

Pam, vous suivez une route balisée dont vous ne connaissez pas la destination, et avec le sourire en plus.

Écrit par : frère odm | vendredi, 17 octobre 2008 11:44

Ecrit par : frère odm | vendredi, 17 octobre 2008 11:42

Fais comme tout le monde, ne les lis pas.

Pour fermer les yeux la manip est très simple un mouvement de paupières simultané et Roufiol disparaît. Plus simple que la farfouille de l'administration et des IP, la censure et autres conneries.

Écrit par : nef blonde | vendredi, 17 octobre 2008 12:23

@Pam

Ca s'appelle la Justice. Ca rend des services parfois. Quand quelqu'un transgresse l'intérêt général, il peut s'attendre à être jugé. Vous êtes contre ? On ne juge plus les contrevenants ? En l'occurence avec ces gens on jugerait aussi le système. Et comprenons nous bien, chacun a droit à l'erreur mais y persister (surtout avec ce cynisme) est criminel. C'est cela que je veux juger...

Écrit par : Nicks | vendredi, 17 octobre 2008 12:30

Vaine étude de l'UMPS, le champ d'étude étant limité l'analyse ne l'est pas moins. Un texte de crise et de pénurie. Un texte très "boite de sardines".

Écrit par : nef blonde | vendredi, 17 octobre 2008 12:44

Je n'avais pas fait le rapprochement entre l'auteur de ce bel article et un ancien Deliste éminent..

Ecrit par : Patrice Joyeux | vendredi, 17 octobre 2008 10:59

Il fulgurait davantage jadis.
Manque plus que lovely, malbrouck, esther et sacha pour que la fête soit complète ( j'avais aussi une certaine sympathie pour le crypto-millenariste sectateur du complotisme extraterrestre dont j'ai oublié le nom).

Écrit par : urbain | vendredi, 17 octobre 2008 12:57

La grande réformatrice de la carte judiciaire Mme Dati.

" Moi mes fondamentaux, ma famille, l'école, le travail, ce n'est pas loin de la devise de la République"

Elle a du confondre "liberté, égalité, fraternité" et "Travail, famille, patrie"

Chapeau bas Monsieur Badiou.

Écrit par : nef blonde | vendredi, 17 octobre 2008 13:09

" Moi mes fondamentaux, ma famille, l'école, le travail, ce n'est pas loin de la devise de la République"

Bravo Rachida ! Dommage d'oublier la nation cependant...

Écrit par : Patrice Joyeux | vendredi, 17 octobre 2008 13:13

Ecrit par : Patrice Joyeux | vendredi, 17 octobre 2008 13:13

remplacée avantageusement par le culte du chef...

Écrit par : nef blonde | vendredi, 17 octobre 2008 13:19

A tel point que cette "garde des sceaux" nous apprend qu'elle fut nommée par le Président Nicolas Sarkozy [sic].

Écrit par : nef blonde | vendredi, 17 octobre 2008 13:23

Ecrit par : nef blonde | vendredi, 17 octobre 2008 13:23

Nous avons plusieurs "gardiennes" au gouvernement ( j'allais dire à l'elysée ) , sans doute par ce que ce terme remplace désormais dans l'usage courant celui moins prisé de "concierge" .
Mais la fonction semble bien être la même : surveiller le passage, vider les poubelles, nettoyer les parties communes, faire la conversation sur le trottoir au profit de la chalandise de badauds, curieux et autres vieilles personnes friandes de ragots édifiants et/ou rassurants ...

Écrit par : urbain | vendredi, 17 octobre 2008 13:38

Ecrit par : nef blonde | vendredi, 17 octobre 2008 13:23

Et alors ?

Écrit par : Patrice Joyeux | vendredi, 17 octobre 2008 13:38

Ecrit par : urbain | vendredi, 17 octobre 2008 13:38

Ignoble misogyne :o)))) !

Écrit par : Patrice Joyeux | vendredi, 17 octobre 2008 13:40

Ecrit par : nef blonde | vendredi, 17 octobre 2008 13:19

Un joli petit culte dirait Rachida pétrie d'admiration pour son Nico...

Écrit par : Patrice Joyeux | vendredi, 17 octobre 2008 13:43

Progressisme, modernisation, réformisme, actualisation, tout changer pour que rien ne change...
Même tambouille.

........

Concours : lequel passera le premier dans "vendredi" ou "les Limbes du réel" ?

www.ecrans.fr/Jacques-Rosselin-de-Vendredi-Le,5448.html

.......

Il est de quel couleur le tien ?
Jaune.
Et moi, rouge. Trop mignon. Et si phallique.
Karl m'en promet un fluo, comme son gilet, et griffé...

www.bakchich.info/breve1252.html

Écrit par : f | vendredi, 17 octobre 2008 14:00

L'idylle foireuse Lauvergeon/Kron se poursuit, sans sa feuilletoniste au (strip)-teasing interruptus :

www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?&news=5986781

Écrit par : f | vendredi, 17 octobre 2008 14:05

Embrassons nous folleville !
De Rosselin dans Google Reader sur http://levillagedesnrv.20minutes-blogs.fr/archive/2008/10/05/embrassons-nous-folleville.html
Paru le 8 octobre 2008 à 06h00min | 308 caractères | Proposé par | Sélectionné par Jacques Rosselin
Extrait :

Écrit par : f | vendredi, 17 octobre 2008 14:15

Ecrit par : f | vendredi, 17 octobre 2008 14:05

pfff...

Elle nous a fait la grande scène de rupture hier soir au grand Journal de Canal +, Bouygues poursuit la descente (de lit) du couple Areva Siemens ... je me demande si la suite mérite l'(énorme toujours) effort d'écriture, les gens n'aiment pas les histoires d'amour qui finissent mal en général.

Écrit par : nef blonde | vendredi, 17 octobre 2008 14:18

Le juge des affaires familiales Sarkozy a un planning très chargé qui plus est (et puis ce taser rouge cela doit réveiller son couple).

Écrit par : nef blonde | vendredi, 17 octobre 2008 14:21

Ecrit par : nef blonde | vendredi, 17 octobre 2008 14:18

Et voilà, encore du marketing...

Écrit par : f | vendredi, 17 octobre 2008 14:23

"grand Journal de Canal +"

Comment est-il possible de supporter ce truc ?

Écrit par : f | vendredi, 17 octobre 2008 14:27

Marie-Georges Buffet "achète américain"

www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/10/17/01011-20081017FILWWW00568-warren-buffet-achete-americain.php

Écrit par : f | vendredi, 17 octobre 2008 14:29

Ecrit par : f | vendredi, 17 octobre 2008 14:23

Moi qui me donne un mal fou à donner un côté sexy à ce blog empli de sinistre (non ce n'est pas le bon adjectif) disneymaniac, de bigot et de libraire qui préfère les boucles de David Hemmings à celles de Jane Fonda...

Écrit par : nef blonde | vendredi, 17 octobre 2008 14:35

Ecrit par : f | vendredi, 17 octobre 2008 14:27

Je voulais voir où en était Atomic Anne et de temps en temps je renifle le baromètre Apathique, cela pue comme tout les condensés (de connerie) mais on gagne du temps.
Je me suis également matée Lolo Ferrari au moment de la fuite radioactive. Formidable l'enchaînement entre le laxisme d'Areva et le sujet suivant... les performances techniques du TGV Alstom.

Écrit par : nef blonde | vendredi, 17 octobre 2008 14:39

Ecrit par : f | vendredi, 17 octobre 2008 14:23

Plus sérieusement plutôt que la guerre des roses, je voudrais parler d'une certaine forme de "retraitement des déchets".

http://www.romandie.com/infos/news2/080417131017.61v2et2r.asp

http://sergebaccou.com/index.php?blog=2&title=vinci-bouygues-sarcophage-tchernobyl&more=1&c=1&tb=1&pb=1

Qu'en pensez-vous ?

Écrit par : nef blonde | vendredi, 17 octobre 2008 15:10

Sanofi-Synthélabo/Aventis : mort de rire
http://petitjournal.unblog.fr/2008/10/16/mort-de-rire/

Écrit par : totalement HS | vendredi, 17 octobre 2008 15:10

grand Journal de Canal +"

Comment est-il possible de supporter ce truc ?

Ecrit par : f | vendredi, 17 octobre 2008 14:27

Chutttttt ! C'est mon prochain billet de lundi...

Tout ce que je déteste condensé entre 19h et 20h 30, hormis les pauvres Guignols (de moins en moins corrosifs)dont on se demande comment ils peuvent supporter pareilles conneries...

@ Nanard Dugué !

allez viens commenter, Nanard ! Ne fais pas le bégueule !
Tu n'es pas à Agora Vox. Ici, personne ne se prend ni un génie, ni pour un penseur, ni surtout pour un journaliste "citoyen". ;-)
En tout cas; merci d'avoir condescendu à nous gratifier d'une de tes oeuvres... Au plaisir de te revoir parmi nous. Ce que je dis là n'est pas une vanne.

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | vendredi, 17 octobre 2008 15:16

SOS Racaille !

_________________________________________________________

Razzy Hammadi (PS) a demandé hier soir la démission de Bernard Laporte, secrétaire d’Etat aux Sports, pour des propos tenus mercredi sur RMC, suggérant d’aller jouer les matches contre les équipes du Maghreb non plus au Stade de France, mais en province devant un «public sain».

«Qu’est-ce qu’un "public sain"? Ces propos expriment une dérive raciste et xénophobe gravissime pour un ministre de la République», accuse le secrétaire national du PS à la riposte dans un communiqué.

www.liberation.fr/politiques/0101162937-marseillaise-sifflee-le-ps-demande-la-tete-de-laporte

Écrit par : Patrice Joyeux | vendredi, 17 octobre 2008 15:25

Avons reçu ceci pour le Collectif...

Bonjour,

Vous avez peut-être entendu parler de Vendredi (http://
www.vendredi.info), un nouvel hebdomadaire d'actualité qui publie une
sélection des articles pertinents et impertinents publiés sur
l'Internet.

Le premier numéro sort aujourd'hui en kiosque, et il comporte un
article citant votre site.

C'est tout, je n'en sais pas plus. Cet hebdo est sorti aujourd'hui en kiosque pour la première fois... Si quelqu'un l'a lu ?

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | vendredi, 17 octobre 2008 15:45

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | vendredi, 17 octobre 2008 15:45

f a mis un lien plus haut

Écrit par : nef blonde | vendredi, 17 octobre 2008 15:50

Ecrit par : nef blonde | vendredi, 17 octobre 2008 15:10

Oui.

Car dans le "débat public", le nucléaire, c'est propre (pas de déchets, rien) et garantit l'indépendance énergétique (pas d'uranium, ça doit fonctionner avec la connerie ambiante)...

Nouveau teasing ?

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | vendredi, 17 octobre 2008 15:45

D'après Netreader, ce pourrait être "Bienvenue à Folleville !" mais on n'achètera pas pour autant...

Écrit par : f | vendredi, 17 octobre 2008 16:20

"Embrassons nous folleville !"

Hum...

Écrit par : f | vendredi, 17 octobre 2008 16:32

Ecrit par : Patrice Joyeux | vendredi, 17 octobre 2008 15:25

SOS je fais c'qu'j'dis :

www.dailymotion.com/video/kBy4egqMzyc4QoO14r

Écrit par : f | vendredi, 17 octobre 2008 16:43

Et toujours un combat de titans :

www.20minutes-listes.fr/?do=show&id=541&c=1224108021

L'incident de la Caisse d'Epargne, c'est de la petite bière...

Écrit par : f | vendredi, 17 octobre 2008 16:45

Ecrit par : f | vendredi, 17 octobre 2008 16:45

Na.

Écrit par : nef bierre blonde | vendredi, 17 octobre 2008 17:16

Ecrit par : nef blonde | vendredi, 17 octobre 2008 15:50

Ecrit par : f | vendredi, 17 octobre 2008 16:20

Oups, j'avais pas lu ! Fatigué aujourd'hui.

Nef, si tu veux recevoir un exemplaire gratuit joins ton adresse, je t'ai envoyé le mail.

Écrit par : cui cui l'oiseau blond | vendredi, 17 octobre 2008 17:32

Ecrit par : cui cui l'oiseau blond | vendredi, 17 octobre 2008 17:32

merci mon poussinet;-)))

Écrit par : nef | vendredi, 17 octobre 2008 17:36

Alain Badiou a pris la peine de répondre à Fulcanelli.

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/10/17/de-quel-reel-cette-crise-est-elle-le-spectacle-par-alain-badiou_1108118_3232.html

Écrit par : nef | vendredi, 17 octobre 2008 17:45

Salut,

Que dire ? J'ai passé la journée à chercher le dernier disque de Vanessa Paradis

"Joe le plombier", mais il paraît qu'il n'est pas encore enregistré

Quant à Badiou, il a copié mon avis sur cette crise financière qui ressemble à un mauvais film de série B

Écrit par : BD | vendredi, 17 octobre 2008 17:49

Ecrit par : nef | vendredi, 17 octobre 2008 17:45

Au moins on a un Badiou toujours vert avec des neurones en bonne forme ...
Mais moi ça me fait plutôt penser aux feuilletons TV des années 60 , du genre "Man from Uncle", sauf que ces derniers épisodes ressembleraient plutôt au succédané nanardissime que fut "Girl from uncle" , et l'épisode mythique " The Drublegratz Affair" avec le sublime passage de rock "Oy, Oy, Oy , Oy, my bulgarian baby " ( attention la video sur youtube n'est qu'une pâle resucée du mémorable original .

Écrit par : urbain | vendredi, 17 octobre 2008 18:30

Badiou n'est pas dans le coup, l'a-t-il été d'ailleurs

Le communisme de Marx est une idée vérolée, viciée, et Marx n'y a jamais cru, c'est pour ça qu'il n'a jamais pu finir ses tomes du capital.

La politique, c'est une science. Des types comme Strauss, Kojève, Voegelin, Ellul, Schmitt, sont plus éclairants que Badiou, pas plus pertinent de Kriegel ou Zarka, bref, une génération de clerc à balancer

Écrit par : BD | vendredi, 17 octobre 2008 18:36

Aaah je retrouve le ton péremptoire et les jugements à l'emporte pièce de notre bon vieux fulcanelli ...
méfie toi des anachronismes trop voyants mon bon fulca, ils dévalorisent quelque peu les sentences qui y sont associées et leur auteur.
Badiou et plus que jamais "dans le coup", comme ont pu le vérifier tous ceux qui ont pu le lire et l'écouter ces derniers mois , y compris à la lumière fournie par ses concepts analytiques tels le "pétainisme transcendantal" quotidiennement à l'oeuvre depuis l'épiphanie boufonne, avec de "piques" spectaculaires ces derniers temps .

Écrit par : urbain | vendredi, 17 octobre 2008 18:50

Badiou dans le coup pour créer une banque de la colère comme dirait Sloterdijk mais pas pour créer un monde nouveau. Badiou, c'est le ressentiment du peuple élevé à la dignité du concept philosophique, c'est à dire en decça de Nietzcshe

Écrit par : BD | vendredi, 17 octobre 2008 19:03

Merci Bernard (hommage à Topor par la même occasion)pour la pertinence de ce billet, la fin du progrès social apparait ineluctable. Un enterrement de 1ère classe de l'existant "social" a eu lieu entre 2007 et 2008. Après..., la crise battra son plein et quelques pelletées de terre recouvriront les derniers vestiges de tous les acquis sociaux afin de renflouer les caisses percées de l'Etat.

Écrit par : agathe | vendredi, 17 octobre 2008 19:19

Ecrit par : BD | vendredi, 17 octobre 2008 19:03

Pauvre badiou qui se contenterait "d'élever le ressentiment du peuple à la dignité du concept", il est déjà assez goguenard en ce moment mais là je pense que ça le ferait éclater de rire ( faudra que je lui transmette ).
Mais quoiqu'il en soit, heureusement ...fulcanelli est là ...

Écrit par : urbain | vendredi, 17 octobre 2008 19:39

BD, la filo c'est pas le tour de France
et lisez la réponse de Zizek
http://revuedeslivres.net/articles.php?id=104

en substance: qui dit : vous n'avez pas droit à la colère?

Écrit par : jakouill | vendredi, 17 octobre 2008 19:40

Le synospsis original ( anglo saxon naturellement) qui a été adapté et délayé pour diffusion mondiale ces dernières semaines.
(la machine à avalanche a été remplacée par la crise des subprimes mais pour le reste les adaptateurs sont restés assez fidèles au concept initial) :

To save Prince Efram (Christopher Held), the "mod" young heir to a mittel-European throne, from an assassination attempt, UNCLE agents April and Mark go undercover as, respectively, a go-go dancer and a rock musician. Meanwhile, Efram's power-hungry aunt, Princess Rapunzel (Patricia Barry), joins forces with Dr. Gork (Vito Scotti), the inventor of an avalanche machine that can be triggered by music. The rock group the Daily Flash performs the deathless "My Bulgarian Baby." Written by {$Boris Sobelman, "The Drublegratz Affair" first aired on January 31, 1967.

Écrit par : urbain | vendredi, 17 octobre 2008 19:55

Allons-y

Badiou en appelle au réel du peuple, en ce sens il rejoint le défenseur de la soumission au marché qui en appelle à la réalité de la mondialisation. Le réel du peuple, c'était aussi un thème très hitlérien, au service d'une idée, la race aryenne. Quel est l'idée que doit suivre le peuple selon Badiou. Dieu merci, nous répétons l'Histoire comme une face. Badiou, son point commun avec Sormann, c'est qu'ils ne sont pas capables de diriger une entreprise. Ni un peuple d'ailleurs.

Cette crise aura fait ressurgir l'anticapitalisme qui est d'abord une connerie parce qu'on ne pas renier le système et qui consiste à remplacer la domination de la finance par la domination des bureaucrates. Toute la politique, toute l'idéologie est devenue suspecte. Je refuse d'être partisan. Je ne suis d'aucune faction. Je suis pour un libéralisme éclairé.

Écrit par : BD | vendredi, 17 octobre 2008 20:02

Je ne qualifierai pas la bureaucratie par "le réel" et le raccourci au réel du peuple façon aryen l'est à la serpette. Je n'ai pas cette lecture et je pense que Badiou n'a pas écrit cela (en est même très loin). Le pouvoir par le réel est entre toutes les mains, les nôtres... D'abord.

Écrit par : agathe | vendredi, 17 octobre 2008 20:15

Je suis pour un libéralisme éclairé.

Ecrit par : BD | vendredi, 17 octobre 2008 20:02

Ben voilà,
suffisait de le dire ...
pas la peine de t'infliger toutes les ( manifestement pénibles) contorsions qui précèdent et toute les sottises induites auxquelles elles t'ont contraint.

Sois rassuré : tu pourras sans doute bientôt voter ivanhoé, il semble qu'il ait des vélléités nationales et que ce digne héraut des "idées" que tu professes se présente prochainement au suffrage national ( un bonheur qui ne sera donc plus réservé aux seuls parisiens ).
Décidément on t'as connu plus "fulgurant" ... il est vrai dans un contexte moins "désorientant".

Écrit par : urbain | vendredi, 17 octobre 2008 20:17

Ecrit par : agathe | vendredi, 17 octobre 2008 20:15

Tu sais fulcanelli, il est comme ça ... il pense surtout à dire, à écrire, à se faire entendre, mais il n'écoute ni le lis beaucoup ce qui se fait par ailleurs, surtout quand ça peut contredire ses élucubrations ignares.

Écrit par : urbain | vendredi, 17 octobre 2008 20:19

Et toujours un combat de titans :
Ecrit par : f | vendredi, 17 octobre 2008 16:45

J'ai voté au moins vingt fois grâce à différentes adresses ip

Écrit par : (ne pas confondre) | vendredi, 17 octobre 2008 20:22

Ecrit par : urbain | vendredi, 17 octobre 2008 20:19

Dommage... Son article ouvrait des perspectives de discussion ...
Effectivement, les commentaires sont en mode sentences fermées difficile d'aérer les vues ...

Écrit par : agathe | vendredi, 17 octobre 2008 20:23

Comme quoi, j'ai les mêmes à la maison. Mais je ne regrette pas cette indidélité à la Vox.

Urbain qui me taxe de sottise, c'est une mauvaise série B que cela.

Au fait Urbain, tu dis que je ne lis pas ce qui peut me contredire mais au fait, as-tu lu ce qui peut te contredire, as-tu répondu aux arguments sur Badiou, le fait qu'il est un produit intellectuel qui ne sait pas gérer une entreprise et qui prétend éclairer le peuple ?

Écrit par : BD | vendredi, 17 octobre 2008 20:25

Mais Agathe, nous sommes en pleine discussion et ça s'élargit par rapport au billet

Grâce à la maïeutique, je viens de faire entrer Badiou dans un même schéma qui dénonce le progressisme et quelque part, Badiou, antithèse de Sarkozy, pèche par un schéma progressiste dont les ressorts sont commun. Bref, les deux face d'un Janus idéo-politique qui sombre et a fait son temps. Sarkozy et Badiou ont de plus en commun l'ignorance de la technique

Écrit par : BD | vendredi, 17 octobre 2008 20:28

arguments sur Badiou, le fait qu'il est un produit intellectuel qui ne sait pas gérer une entreprise et qui prétend éclairer le peuple ?

Ecrit par : BD | vendredi, 17 octobre 2008 20:25

Tu appelles ça un argument !!!????

Il faudrait donc savoir gérer une entreprise pour prétendre éclaire le peuple !!!! ( les points d'exclamation par nostalgie de la typographie deliste)

ç'est véritablement ce que j'appelle une sottise énorme et tellement niaise qu'elle suppose qu'il faudrait partir de très loin , si vraiment tu ne t'en rends pas compte spontanément.

Écrit par : urbain | vendredi, 17 octobre 2008 20:30

Justement Badiou a raison sur ce point, les meilleurs gestionnaires sont dans le réel, le citoyen ordinaire qui achète ses sardines à l'huile... Les dirigeants d'entreprise et les politiques en charge des budgets ont prouvé leur incompétence...

Écrit par : agathe | vendredi, 17 octobre 2008 20:36

Bon agathe, je te laisse poursuivre avec notre éminent libéral "éclairé" ( et antimarxiste comme il se doit ).
je dois filer, je réfuterai ( si nécessaire) en fin de soirée, ses "fulgurances" , un peu fumeuses ces temps-ci .

Écrit par : urbain | vendredi, 17 octobre 2008 20:41

Ne pas savoir gérer une entreprise, c'est le même argument qu'on sert face à Sorman, et qui fait ricaner quand on est anti-libéral, mais quand on le sort pour Badiou, alors, ma brave dame, c'est pas bien. Badiou ne prétend pas seulement éclairer le peuple, il prétend le gouverner par procuration des idées. On a déjà un Sarkozy égaré, si c'est pour avoir un intellectuel égaré, pas besoin de changer

Écrit par : BD | vendredi, 17 octobre 2008 20:41

Agathe, mais es-tu sûre que le citoyen sais ouvrir la boîte de sardine après l'avoir achetée ?

Écrit par : BD | vendredi, 17 octobre 2008 20:43

Urbain, passe voir la dizaine de billets que j'ai écrits sur cette crise. Je pense que ça vaut largement ce qu'en a dit Badiou, même si c'est perfectible.

Pour le reste, reconnaissons que les intellectuels et les politiques sont dans un état de confusion mentale assez étrange mais rigolote. Laporte et l'obession de la Marseillaise, Fillon, Cohn-Bendit, Hulot et tous les obsédés du CO2,le PS tellement confus qu'il devient muet, Delanoë qui se prend pour Tonton et veut construire une pyramide et j'en passe

Écrit par : BD | vendredi, 17 octobre 2008 20:46

Pas tous, en effet, mais il semble que les incompétents ont de l'avenir. Les idées sont essentielles et justement l'important est de cerner celles (celle-là et d'autres, des additions...) qui peuvent être utilisées pour changer un système cause de récession. Il serait peut être temps de penser autrement, d'essayer autre chose. Les limites ont été atteintes.

Écrit par : agathe | vendredi, 17 octobre 2008 20:54

Ecrit par : BD | vendredi, 17 octobre 2008 20:46

Les efforts pour avoir une tête qui dépasse sont à la hauteur de la situation, grotesque ...

Écrit par : agathe | vendredi, 17 octobre 2008 20:58

Ne pas comprendre ?
Comprendre pourquoi ne pas comprendre ?
Les intelligents proclamés sont des ânes
Libéralisme éclairé ?
Va chercher ta bouteille Fulca Dugué, elle t'est necessaire.
Tu es triste, mais t'en as marre du bord de la route ou quoi ?

Écrit par : frère odm | vendredi, 17 octobre 2008 20:59

L'inégalité du système n'est pas une fatalité, il y a des limites, mais pour infléchir le système, ce sont les hommes de bonne volonté et éclairés qui sont en nombre limité.

Écrit par : BD | vendredi, 17 octobre 2008 21:02

Avec des idées glanées ici et là ... Nous savons tous que les ressources pourrait permettre une autre vie mais jusqu'ici ...

Écrit par : agathe | vendredi, 17 octobre 2008 21:07

Oups pourraient

Écrit par : agathe | vendredi, 17 octobre 2008 21:07

La nullité de la pensée mécréante laisse rêveur !

Écrit par : frère odm | vendredi, 17 octobre 2008 21:24

Oh mais on est tous égaux arheuuuuu...
Oh mais la raison c'est ce que je dis puisque je le dis...arheuuu....
Oh les vilains riches égoistes...arheuuuu.
Ainsi se dessine un malentendu entre la classe politique, les élites et, d'un autre côté arheuuu, c'est tellement simple l'analyse, il suffit de le voir arhheuuuu.
Prenons la pilule contraceptive. Il a fallu une loi pour imposer le droit (est-ce un droit, plutôt un libre accès ?) à la contraception face aux partisans de l'ordre naturel et biologique institué par Dieu.... arheuuuuu il est vilain Dieu et il se rase pas souvent, arhheu.

et Dugué tu traite la pillule comme l'administration d'un laxatif ? c'est vrai que c'est sortir de la merde le but.

Reprend la bouteille, Dugué, et retrouve ta faconde,t'es triste quand t'es sobre !

Écrit par : frère odm | vendredi, 17 octobre 2008 21:32

Bien remonté frère odm quid de la charité chrétienne ? ;-))

Écrit par : agathe | vendredi, 17 octobre 2008 21:34

Je la reserve à ceux qui n'ont pas les moyens de réfléchir et pas aux pervers de la pensée qui ont toutes les cartes en main pour savoir la portée des conneries qu'ils écrivent.
Rien de pire qu'un homme ordinnaire qui n'accepte pas sa condition.

Écrit par : frère odm | vendredi, 17 octobre 2008 21:41

Ecrit par : frère odm | vendredi, 17 octobre 2008 21:41

Moi, je suis au beurre frais... pas ordinaire ! ;-))

Écrit par : agathe | vendredi, 17 octobre 2008 21:44

Ecrit par : jakouill | vendredi, 17 octobre 2008 19:40

Sloterdijk ferait bien mieux de rester le décorateur d'intérieur et le styliste des mondes artificiels qu'il est...

Ecrit par : frère odm | vendredi, 17 octobre 2008 21:24

Il existe une pensée non mécréante ?

Écrit par : f | vendredi, 17 octobre 2008 21:44

Celle que vous critiquez à longueur de lien, f .
Mais la diversité est aussi de ce domaine, même si elle est masqués de pragmatisme.

Écrit par : frère odm | vendredi, 17 octobre 2008 21:48

Mais la chouette mange les souris....

Écrit par : frère odm | vendredi, 17 octobre 2008 21:51

et les rats.

Écrit par : frère odm | vendredi, 17 octobre 2008 21:52

Que critiqué-je à longueur de lien ?

Écrit par : f | vendredi, 17 octobre 2008 21:52

J'avais juste cru comprendre que la pensée (dans le sens où elle est rattachée, j'imagine, à la raison) est par "nature" mécréante. D'où mon interrogation sur cette saillie qui ne peut pas être le fruit de la raison et qui porte une contradiction en ses termes.
Un oukase papal ?

Écrit par : f | vendredi, 17 octobre 2008 22:09

Une bonne nouvelle : f est un être vivant !

Écrit par : frère odm | vendredi, 17 octobre 2008 22:18

Tu devrais procéder à un test de Turing car rien n'est moins sûr.

Bip.

Écrit par : f | vendredi, 17 octobre 2008 22:24

Badiou, dans la tribune du Monde, fait le minimum syndical.

.......

L'AFP subversive...

www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?&news=5984813


"Face à une crise économique qui s'amplifie et des fonds spéculatifs paniqués, les marchés financiers ont réagi en ordre dispersé vendredi, alors que plusieurs pays commencent à manquer de capitaux et que les appels à un nouveau "Bretton Woods" se multiplient."

Écrit par : f | vendredi, 17 octobre 2008 22:31

HS:
Petit message de félicitations pour tous les nrv(e)s, non seulement cité dans Vendredi, mais également dans le top 12 des billets politiques...
Et 3 places devant GB!

Big up à tous
see ya!

Écrit par : skalpa | vendredi, 17 octobre 2008 22:44

Question bot.

Je demande instamment à George W Bush de donner rapidement son agrément à l'organisation du nouveau Bretton Woods avant la fin de la présidence française de l'UE.

Déconne pas, W.

Écrit par : f | vendredi, 17 octobre 2008 22:47

http://fr.youtube.com/watch?v=doc1eqstMQQ

Écrit par : frère odm | vendredi, 17 octobre 2008 22:50

Merci Skalpa, où tu as vu cette info ?

Écrit par : agathe | vendredi, 17 octobre 2008 23:01

Bon , je n'aurai pas la cruauté ( malgré la sommation comminatoire de fulcanelli) de comparer le texte de badiou ( voir lien plus haut) à celui de notre crypto-ex-deliste (dont le discernement semble en rapport inverse de l'idée qu'il s'en fait ) .
Il est certain qu'il n'y a pas d'idée très neuve dans ce que dit Badiou , qu'il n'y convoque qu'un simple et solide bon sens ( matérialiste, historique, marxiste) , mais qui d'autre, ailleurs, à simplement fait ça :

dire les faits, vus et connus de tous, avec leur évidence et leur logique aussi manifeste que sont grosses les ficelles de l'idéologie dominante ...

Qui pourra contester que :

"Que voit-on, ainsi détourné, ou retourné ? On voit, ce qui s'appelle voir, des choses simples et connues de longue date : le capitalisme n'est qu'un banditisme, irrationnel dans son essence et dévastateur dans son devenir. Il a toujours fait payer quelques courtes décennies de prospérité sauvagement inégalitaires par des crises où disparaissaient des quantités astronomiques de valeurs, des expéditions punitives sanglantes dans toutes les zones jugées par lui stratégiques ou menaçantes, et des guerres mondiales où il se refaisait une santé.

Laissons au film-crise, ainsi revu, sa force didactique. Peut-on encore oser, face à la vie des gens qui le regardent, nous vanter un système qui remet l'organisation de la vie collective aux pulsions les plus basses, la cupidité, la rivalité, l'égoïsme machinal ? Faire l'éloge d'une "démocratie" où les dirigeants sont si impunément les servants de l'appropriation financière privée qu'ils étonneraient Marx lui-même, qui qualifiait pourtant déjà les gouvernements, il y a cent soixante ans, de "fondés de pouvoir du capital" ? Affirmer qu'il est impossible de boucher le trou de la "Sécu", mais qu'on doit boucher sans compter les milliards le trou des banques ? "

Alors la question qui se pose, en tout cas que je me pose, c'est pourquoi personne ne tient ce discours simplement factuel;
et surtout comment se fait-il que chacun ( parmi les "spectateurs" )reste interdit, sans réaction, hébété devant tant de consternantes, accablantes "révélations" perversions admises et désormais "avouées", sans plus de vergogne ni de "complexes" que s'il s'agissait d'un simple "bug" ...

Décidément "plus c'est gros , mieux ça passe" ?

Écrit par : urbain | vendredi, 17 octobre 2008 23:11

Ecrit par : urbain | vendredi, 17 octobre 2008 23:11

Abasourdis dit Badiou ...

Écrit par : agathe | vendredi, 17 octobre 2008 23:21

Plus c'est gros , plus ça parait incontournable, naturel, écrasant, plus ça cache le soleil.
Badiou n'est pas le seul mais oui, le minoritaire.
Les autres sont dedans, en jouissent.
Et la multitude ne comprend pas grand chose, coincée dans sa liberté libérale, prise à la gorge.
Comptons sur les faits.

Comme dit Carax :

"Si j’ai bien compris, l’argent va devenir très cher ? On ne pourra plus en acheter ? Ou bien, au contraire, il ne restera plus que ça ? Et comme M. Merde, on devra le manger, avec des fleurs ? Les clochards, alors, nous regarderont passer avec compassion."

Et Comme disait Bram van Velde, dit par Carax : «On n’est pas toujours vivant.»

Écrit par : f | vendredi, 17 octobre 2008 23:36

Frère Odm révèle une autre facette de son incroyable talent, c'est un fabuliste extraordinaire à l'instar de Jean de la Fontaine, à bière, il observe avec sagacité le monde des animaux....sur son pseudo.

Écrit par : frère odm | samedi, 18 octobre 2008 00:04

Sidérant, Urbain, proprement sidérant !

Écrit par : frère odm | samedi, 18 octobre 2008 00:05

Ecrit par : frère odm | samedi, 18 octobre 2008 00:04


le houblon ne vous réussit pas !

Écrit par : sarah7 | samedi, 18 octobre 2008 00:08

Ecrit par : frère odm | samedi, 18 octobre 2008 00:05

Et donc voici ce qu'on peut penser :

"Il reste donc à pratiquer dans les cerveaux l’ablation de l’attention actuelle; car cette humanité sans lendemains dont nos pensées se détournent sera tout à l’heure notre moment maintenant. Il ne suffira plus alors à la relâche de nos nerfs de descendre chaque soir au Léthé des images hertziennes. Il faudra des ébranlements et des chocs mieux étourdissants, des hallucinations bien complètes dans quoi se réfugier durant que dehors se détraquera bruyamment la machinerie de la nature."

"La vie sur terre" tome premier
Baudouin de Bodinat

des "hallucinations bien complètes" ...
assurément.

Écrit par : urbain | samedi, 18 octobre 2008 08:37

Comme j'ai quand même beaucoup de sympathie pour frère odm, et que je déplore de le voir sombrer dans les libations impures ( au moins pouvait on dire "in vino veritas" , mais la bière ... pouah!)
je vais éclairer sa réflexion de lendemain de cuite ( et les illusions fulgurantes de notre billetiste du jour ) en citant la conclusion de l'article (excellent) que Quentin Maillassoux a consacré à une brève présentation du système philosophique de Badiou , et qui je l'espère les incitera à "en savoir plus" ( http://semimarx.free.fr/IMG/pdf/Meillassoux_Paris-fev08.pdf )

( EE = Etre et Evènement : première partie du système conclu par LM = Logique des Mondes ... chez tous les bons libraires) :

"En conclusion, on peut s’interroger sur le lien troublant entre la conception badiousienne de la vérité et la conception chrétienne de l’Incarnation. Dans l’EE, la méditation 21 consacrée à Pascal s’ouvre sur la pensée 776 (éd. Lafuma) : “L’histoire de l’Église doit être proprement appelée l’histoire de la vérité”. Et de fait, on peut dire que Badiou accorde à Pascal d’avoir saisi, et avec lui le christianisme paulinien, auquel il a expressément consacré un livre, ce qu’on pourrait appeler le “procès vrai de la vérité”.
Car si le christianisme est fondé sur une fable, selon Badiou, sa force provient d’avoir saisi sinon le contenu du moins la forme réelle de toute vérité : elle procède d’un événement indémontrable par un savoir constitué- la divinité du Christ- dont on ne connaît plus que la trace- le témoignage des apôtres, des évangélistes, etc., car son être est déjà aboli, crucifié, et son corps même déjà disparu, tandis que la croyance commence à émerger qu’il aurait bien eu lieu. Et la vérité chrétienne est l’ensemble des enquêtes des fidèles,
c’est-à-dire leur intervention dans la situation palestinienne, puis moyen-orientale et
romaine, à la lumière de l’avoir-eu lieu christique. Enfin, l’histoire universelle, pour les chrétiens, n’est rien d’autre que l’ensemble des enquêtes du sujet-Église au cours des siècles, faite de schismes et d’hérésies, donc de recherche de la formule et de l’action fidèle
à l’événement absolu du divin fait homme. Hors l’Église, point d’histoire, et point de salut, seulement le chaos monotone des passions et des perditions.
Badiou est donc ici très- fidèle… – à la structure, sinon au contenu – de l’eschatologie chrétienne. Il ne songe nullement à le nier, lui qui fait de Paul le “fondateur de l’universalisme” : celui qui a saisi le premier la nature militante, et non savante, de la vérité. En ce sens il représente sans doute l’un des devenirs possibles du marxisme, partagé depuis l’origine entre pensée critique et eschatologie révolutionnaire. Une grande partie des ex-marxiste a renoncé à l’eschatologie, considérant qu’il s’agissait là d’un résidu religieux, source parmi les principales des désastres prométhéens du socialisme réel. La singularité de Badiou semble au contraire consister en ceci qu’il isole du marxisme sa part eschatologique, la sépare de sa prétention, qu’il juge illusoire, à la scientificité économique, et la livre, ardente, aux sujets disséminés des luttes de tous ordres, tant politiques qu’amoureuses. Au lieu que la critique dissolve chez Badiou l’illusion religieuse de l’eschatologie, l’eschatologie devenue irréligieuse de l’événement déploie sa puissance critique sur le présent terne de nos renoncements ordinaires."

Écrit par : urbain | samedi, 18 octobre 2008 09:20

Mouarf :

www.liberation.fr/monde/0101163177-strauss-kahn-sous-le-coup-d-une-enquete

........

"Sarkozy en visite chez Bush pour «reconstruire un monde nouveau»
Une ambition par vraiment partagée par la Maison blanche. Le président américain reçoit son homologue français parce que ce dernier «est dans les parages» a tenu à précisé le porte-parole de Bush."

Déconne pas, W.

Écrit par : f | samedi, 18 octobre 2008 10:15

Pourtant après que le père ait construit un "ordre mondial nouveau", avec une très marginale contribution de Mitterand, le fils serait bien inspiré de s'associer l' "énergie" hystrionique de notre hyperprésident en vue de passer, carrément , au "monde nouveau" .

Cela dit "re-construire un monde nouveau" ressemble assez à une contradiction dans les termes, qui marque bien le non-dit "subliminal" de notre bouffon national : il s'agit(e) en fait, et plus logiquement dans la tournure de la proposition, de re-construire un monde forcément ancien et "détruit", celui du bon vieux capitalisme "moral" de (grand) papa, perverti par la "finance" odieuse des "responsables" ... au fond sans doute confusément désignés par notre agitateur brownien : les banquiers juifs ( et quelques complices pris dans les milieux irresponsables de la culture dépravée) , avec l'argent inique des pétrodollars arabes et l'industrie malfaisante des fourmis asiatiques , mis à mal par l'insolvabilité des sous-hommes ( nègres, et autres engeances misérables, contagieuses et menaçantes dont nous avons désormais à nous protéger par d'hermétiques frontières : là , du moins, l'europe se fait!).

Écrit par : urbain | samedi, 18 octobre 2008 11:37

Ecrit par : BD | vendredi, 17 octobre 2008 21:02

C'est beau comme du J4M.

Le libéralisme n'a qu'un but produire ces élites éclairés. Nos Lumières politiques et économiques, les gestionnaires de nos vies : Bush, Lagardère, Joffrin, Val, Sarkozy, DSK, Trichet mouarf...

Fulca se pense comme le phare et non comme le moustique.

Juste la littérature.

" Croire au progrès ne signifie pas qu'un progrès ait déjà eu lieu. Cela ne serait qu'une croyance."

"La bête arrache le fouet au maître et se fouette elle-même pour devenir maître".

F Kafka.

Écrit par : nef | samedi, 18 octobre 2008 11:39

Ecrit par : urbain | samedi, 18 octobre 2008 11:37

Après le pôle emploi, je propose un nom l'"ordre nouveau";-)))

Hervé Novelli notre ministre du commerce ne sera pas dépaysé (tiens dans sa biographie officielle son appartenance à Ordre Nouveau a disparu).

Voilà un homme qui sait gérer une entreprise !

Écrit par : nef | samedi, 18 octobre 2008 11:52

disparue oups

Écrit par : nef | samedi, 18 octobre 2008 11:53

Ce bon f, repris à la fin de l'article :

L'enquête a été réclamée par Shakour Shaalan – qui représente l'Egypte et d'autres pays arabes au conseil d'administration du FMI – sous les conseils de représentants de la Russie et des Etats-Unis, indique encore le journal.

La Russie et les pays arabes ..... hé hé, la mise en place du nouvel ordre mondial,dont DSK et son ami Sarko sont les zélés VRP, rencontre quelques petits retards
qui me réjouissent.

Sacrés Ruskofs, A lire ici une petite info qui est beaucoup plus importante qu'il n'y paraît, et que le mécréant devra méditer !

http://www.egliserusse.eu/Retour-en-Russie-des-cloches-historiques-du-monastere-Saint-Daniel-de-Moscou_a429.html

Écrit par : frère odm | samedi, 18 octobre 2008 11:55

Encore une Lumière...

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/10/18/01011-20081018FILWWW00497-marseillaise-on-en-fait-trop-laporte.php

Écrit par : nef | samedi, 18 octobre 2008 12:00

Ecrit par : frère odm | samedi, 18 octobre 2008 11:55

(très) courte méditation ...
Je ne vois pas trop sur quoi le mécréant ( avéré que je suis) aurait à méditer en se fondant sur cette (minime) historiette, absolument dépourvue de nouveauté et fort peu capable d'informer mon jugement.
Tu devrais plutôt (re)voir Andreï Roublev , et méditer à ton tour ( et même prier si ça te chante), éclairé non pas par le saint esprit, mais par la sidération de l'art ( celui du facteur de cloche , en particulier).

Écrit par : urbain | samedi, 18 octobre 2008 12:10

C'est promis, on va s'attaquer au problème des paradis fiscaux. Très intéressant. Si on commençait par la France ?
http://eco.rue89.com/2008/10/17/ces-petits-paradis-fiscaux-francais-quon-laisse-prosperer

Écrit par : (ne pas confondre) | samedi, 18 octobre 2008 12:15

Ecrit par : nef | samedi, 18 octobre 2008 12:00

En effet, car ce serait sans doute une curiosité très gratifiante ( et comique) à observer que l'application stricte et systématique de cette martiale directive : il suffirait d'aller assister aux matchs internationaux et de siffler "au bon moment" pour que toute rencontre internationale devienne impossible sur le territoire français .
Je gage que si quelques homo suporterofoutebalis ne s'en acquittent pas spontanément , les "mauvais esprits" s'en chargeront surement.

Écrit par : urbain | samedi, 18 octobre 2008 12:16

et cela commence...
prévisible tristement prévisible...

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/10/18/01011-20081018FILWWW00535-gb-l-immigration-va-etre-restreinte.php

Écrit par : nef | samedi, 18 octobre 2008 12:20

"La nullité de la pensée mécréante laisse rêveur !"

Ecrit par : frère odm | vendredi, 17 octobre 2008 21:24

+

"Il existe une pensée non-mécréante ?"

Ecrit par : f | vendredi, 17 octobre 2008 21:44

+

"J'avais juste cru comprendre que la pensée (dans le sens où elle est rattachée, j'imagine, à la raison) est par "nature" mécréante. D'où mon interrogation sur cette saillie qui ne peut pas être le fruit de la raison et qui porte une contradiction en ses termes.

-----

Sans "compter", ceux qui croient penser !!!

Écrit par : discret - dis | samedi, 18 octobre 2008 12:24

Je te laisse la sidération, gardien.
Elle n'a pas plus de sens pour moi que l'immobilité du lapin pris dans les phare d'une chevrolet, le soir sur une route du middle west.

Écrit par : frère odm | samedi, 18 octobre 2008 12:25

Ecrit par : frère odm | samedi, 18 octobre 2008 12:25

Tu confonds avec l'éblouissement (mystique naturellement), et ça manifestement tu connais bien ...

Écrit par : urbain | samedi, 18 octobre 2008 12:27

Ecrit par : discret - dis | samedi, 18 octobre 2008 12:24

"credo quia absurdum" !

Écrit par : urbain | samedi, 18 octobre 2008 12:28

On est ce que l'on est, gardien.

Écrit par : frère odm | samedi, 18 octobre 2008 12:31

Quand à la devise républicaine "travail, famille, Patrie" de Rachida Dati, tout s'explique par le choix de sa directrice de communication sur l'émission, Anne Meaux, (ancienne présidente du GUD Assas).

http://www.bakchich.info/article5431.html

Écrit par : nef | samedi, 18 octobre 2008 12:35

Exode.

3.13
Moïse dit à Dieu: J'irai donc vers les enfants d'Israël, et je leur dirai: Le Dieu de vos pères m'envoie vers vous. Mais, s'ils me demandent quel est son nom, que leur répondrai-je?

3.14
Dieu dit à Moïse: Je suis celui qui suis. Et il ajouta: C'est ainsi que tu répondras aux enfants d'Israël: Celui qui s'appelle 'je suis'm'a envoyé vers vous.

Écrit par : frère odm | samedi, 18 octobre 2008 12:39

Change de disque frère odm, ou pars visiter le middlewest avec un chapeau claque et une bible, tu pourras monter sur une caisse à l'arrêt d'autobus et sans doute auras tu de braves et heureux simples d'esprit pour t'écouter.

Écrit par : urbain | samedi, 18 octobre 2008 12:44

Ecrit par : frère odm | samedi, 18 octobre 2008 12:39

Tu pourrais changer de registre (à signatures) ? Parce que je viens de me taper un livret de messe et j'aimerais bien qu'on arrête de me parler boulot.

Écrit par : nef | samedi, 18 octobre 2008 12:52

Chacun son livre !

Écrit par : frère odm | samedi, 18 octobre 2008 13:16

Un ministre du commerce mais aussi un ministre de l'industrie Luc Chatel, membre des réformateurs (enfin la Réforme on se comprend).

le capitalisme d'entreprise (le bon pas la brute (financier) ou le truand (des spéculateurs)) représenté au gouvernement par des libéraux pur jus ?

Écrit par : nef | samedi, 18 octobre 2008 13:18

Luc Marie Chatel :

Biographie
Marié et père de 4 enfants, je suis né le 15 août 1964 à Bethesda (Maryland, Etats-Unis d’Amérique) au sein d’une famille industrielle haut-marnaise originaire de Bayard sur Marne, près de St Dizier, d’un père amiral et d’une mère professeur de danse, qui deviendra présidente de la fédération française de danse.

Après des études chez les jésuites, j’ai intégré l’université de Paris 1 Panthéon Sorbonne où j’obtiens une maîtrise de sciences de gestion en 1987 puis un DESS de marketing en 1988.

Déjà engagé, je suis élu successivement représentant étudiant au conseil d’administration de l’université, président de l’ADEG, deuxième syndicat étudiant de l’université de Paris 1 puis président de la junior entreprise « SORBONNE CONSEIL ».

En 1988/1989, j’effectue mon service militaire en tant qu’élève-officier de réserve dans la Marine Nationale, comme aide de camp de l’amiral commandant les forces sous marines et la force océanique stratégique.

J’entre dans la vie active en 1990, au sein du groupe L’OREAL où après une période commerciale de six mois j’intègre la direction marketing France comme chef de produits puis chef de groupe. En 1995, je rejoins la direction des ressources humaines comme responsable du recrutement puis DRH d’une entité.

Un bon petit bourgeois pur sucre...

remarquez Engels, le pote de Marx, était aussi issue d'une famille d'industriels (Il est issu d'une famille d'industriels, son père avait fait fortune dans l'industrie du textile )

Mais ça, c'est une autre histoire, bien que.

Écrit par : frère odm | samedi, 18 octobre 2008 13:30

Sidérant, non ?

Écrit par : frère odm | samedi, 18 octobre 2008 13:32

non.

Écrit par : urbain | samedi, 18 octobre 2008 13:44

Ecrit par : nef | samedi, 18 octobre 2008 13:18

De quoi rassurer fulcanelli.

Écrit par : urbain | samedi, 18 octobre 2008 14:08

je viens de me taper un livret de messe et j'aimerais bien qu'on arrête de me parler boulot.
Ecrit par : nef | samedi, 18 octobre 2008 12:52

?

Écrit par : (ne pas confondre) | samedi, 18 octobre 2008 14:13

Ecrit par : (ne pas confondre) | samedi, 18 octobre 2008 14:13

Mes chers disparus.

Écrit par : nef imprimeur de deuil | samedi, 18 octobre 2008 14:17

Ecrit par : agathe | vendredi, 17 octobre 2008 23:01

Ben dans le journal vendredi of course!

Ps: le billet en question est celui sur Sarah Paulin

bon we à tous et toutes

Écrit par : skalpa | samedi, 18 octobre 2008 14:17

les référence gaullistes, quelle bande de plaisantins au Monde...

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/10/18/sarkozy-et-le-quebec_1108425_3232.html

Écrit par : nef | samedi, 18 octobre 2008 14:20

Ecrit par : discret - dis | samedi, 18 octobre 2008 12:24

Bip.

Écrit par : f | samedi, 18 octobre 2008 14:24

Ecrit par : frère odm | samedi, 18 octobre 2008 13:30

Les réformateurs "occidentaux" "ordrenovelliens" "atlantistes" Longuet, Novelli, Madelin, Devedjian, Gloasguen, Lellouche...de vrais petits bonbons en sucre.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_R%C3%A9formateurs

Avec un ministre du commerce et un ministre de l'industrie, la bergerie est gardée par les loups.

Écrit par : nef | samedi, 18 octobre 2008 14:25

L'ordre nouveau en marche...

http://afp.google.com/article/ALeqM5hV-G1t7tG1UIkEcFbXc2L_59CvHQ

Alain Bauer, l'église et la dilution générale du pouvoir

http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2351579&rubId=4078

Écrit par : nef | samedi, 18 octobre 2008 14:35

CSQINEDDGI (Ce sur quoi il nous était demandé de gloser instamment) :

www.lemonde.fr/societe/article/2008/10/16/marseillaise-sifflee-une-indignation-gouvernementale-soigneusement-preparee_1107659_3224.html

Écrit par : f | samedi, 18 octobre 2008 14:41

Ecrit par : f | samedi, 18 octobre 2008 14:41

Le communiqué de presse daté de la veille... les pieds nickelés des chaussures à clous et à crampons.

Écrit par : nef | samedi, 18 octobre 2008 14:54

Irais-tu jusqu'à insinuer que les sifflets ont été organisés ?

Fasciste de gauche, va !

Écrit par : f | samedi, 18 octobre 2008 15:08

dans l'article du monde :
"à propos des matchs de foot avec les pays du maghreb, roselyne bachelot a proposé à l'Assemblée nationale qu'il n'y ait "plus de matchs amicaux avec les pays concernés."

On en déduit que ces matchs seront désormais, officiellement,
inamicaux...
mais faut-il encore que l'assemblée vote ce genre de chose madame le ministre ?

Écrit par : urbain | samedi, 18 octobre 2008 15:35

Ecrit par : urbain | samedi, 18 octobre 2008 15:35

Définitivement, tu avais raison : plus c'est gros, plus ça passe... Je vais m'aérer, ça vaut mieux ...

Écrit par : agathe | samedi, 18 octobre 2008 16:50

On en déduit que ces matchs seront désormais, officiellement, inamicaux...
Ecrit par : urbain | samedi, 18 octobre 2008 15:35

Bah tu en déduis mal...
Si un match n'est pas amical, il est officiel (coupe du monde, Euro, coupe des confédérations, qualifs, etc...)
Quel nul !

Écrit par : Patrice "6 -Pack" Joyeux | samedi, 18 octobre 2008 17:20

Ecrit par : Patrice "6 -Pack" Joyeux | samedi, 18 octobre 2008 17:20

En effet, il reste d'autres options envisageables, notamment la possibilité de matchs franchement hostiles .

Écrit par : urbain | samedi, 18 octobre 2008 17:26

On en déduit que ces matchs seront désormais, officiellement, inamicaux...
Ecrit par : urbain | samedi, 18 octobre 2008 15:35

Bah tu en déduis mal...
Si un match n'est pas amical, il est officiel (coupe du monde, Euro, coupe des confédérations, qualifs, etc...)
Quel nul !

Écrit par : Patrice "6 -Pack" Joyeux | samedi, 18 octobre 2008 17:30

Et des matchs se jouant la veille de leur déroulement afin de synchroniser les indignations les plus fermes.

.....

C'est amusant le retour en force, sur le devant de la scène, de Fillon. Les milieux autorisés s'en félicitent.
Le fillonisme redevient bandant.
Ce serait plutôt un indicateur de la débandade économique qui vient. Le chef sait déjà que Fillon fera alors un bon punching-ball, à l'ancienne. Fillon le sent-il ?

Écrit par : f | samedi, 18 octobre 2008 17:37

"Nicolas Sarkozy, lors d'une réunion avec Ban Ki-moon, le secrétaire général de l'ONU, a obtenu samedi que celui-ci soit d'accord pour accueillir dans l'enceinte des Nations-Unis un sommet pour la refondation du système financier international début décembre."

Youpi !
De l'agitation élyséenne (européenne, mondiale) en perspective.

W. be cool !

Écrit par : f | samedi, 18 octobre 2008 17:41

Ecrit par : nef | samedi, 18 octobre 2008 14:20

C'est foutu pour le Québec, ils ont raté leur moment historique avec l'échec des référendums sur l'indépendance. Tout ce qu'on peut leur souhaiter maintenant c'est plus d'immigration anglophone et de mariages mixtes afin de s'intégrer définitivement au continent nord-américain, et de dire adieu à leurs dérisoires chimères franco-indépendantistes.
Je n'ai jamais compris la tendresse de notre France métissée envers les revendications ethnico-identitaires des québécois.

Écrit par : Patrice "6 -Pack" Joyeux | samedi, 18 octobre 2008 17:45

Ecrit par : f | samedi, 18 octobre 2008 17:37

Tu vois le Mal partout !
Les sifflets étaient largement prévisibles étant donnés les précédents, donc les communiqués étaient déjà rédigés. Pas de procrastination pour une réaction efficace aux événements.
De la même manière, les rédactions des journaux avaient depuis belle lurette préparé la fiche nécrologique de Jean-Paul II...

Écrit par : Patrice "6 -Pack" Joyeux | samedi, 18 octobre 2008 17:51

"Pas de procrastination pour une réaction efficace aux événements."

Et oui, c'est la réaction (la communication) qui se doit d'être efficace, démagogique et non la bonne gestion des "évènements".

Écrit par : f | samedi, 18 octobre 2008 17:59

Ecrit par : Patrice "6 -Pack" Joyeux | samedi, 18 octobre 2008 17:45

Il a raison Patrice : la seule solution pour résoudre les problèmes : devenons tous anglo-saxons !

;-))). Prenons tous des crédits subprimes, et votons pour la diversité entre l'âne et l'éléphant...

Palpitant ce programme !

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | samedi, 18 octobre 2008 18:00

les rédactions des journaux avaient depuis belle lurette préparé la fiche nécrologique de Jean-Paul II...

Ecrit par : Patrice "6 -Pack" Joyeux | samedi, 18 octobre 2008 17:51

Les obsèques d'ailleurs ( psaumes, cantiques et sifflets compris) ont eut lieu ... avant, aussi , il a suffit de tout diffuser au bon moment, le problème du gouvernement Fillon a juste été, finalement, un petit défaut de "timing" comme on dit au foot.

Écrit par : urbain | samedi, 18 octobre 2008 18:01

C'est sur , c'est mieux de tout préparer "avant" ( les sifflets, l'indignation induite, la mort du pape, etc.), comme ça y'a pas de surprise, et tout se passe proprement. Dernier exemple en date la crise "financière", sa résolution "merveilleuse", et tout ce qui s'ensuit ( et qui précède, en fait).

Écrit par : urbain | samedi, 18 octobre 2008 18:04

Ecrit par : f | samedi, 18 octobre 2008 17:59

La gestion des événements fut excellente: pas de violence en tribune, une victoire 3-1, et Raymond sauvé des eaux.
Parfait.

Écrit par : Patrice "6 -Pack" Joyeux | samedi, 18 octobre 2008 18:04

votons pour la diversité entre l'âne et l'éléphant...
Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | samedi, 18 octobre 2008 18:00

En France, seule la couleur de la rose change un peu selon les gouvernants: rose claire en ce moment avec Sarkozy, rose rouge avec Mitterrand... rose jaune avec Jospin !

Écrit par : Patrice "6 -Pack" Joyeux | samedi, 18 octobre 2008 18:08

Et de bons sifflets bienvenus.

Mais, finalement, le moins "parfait" fut la communication. Ca c'est vu...

Écrit par : f | samedi, 18 octobre 2008 18:10

Ecrit par : f | samedi, 18 octobre 2008 18:10

C'est le problème de la "com" à plusieurs voix. C'est à celui qui pissera le plus loin son indignation... au risque de dire de grosses bêtises.

Écrit par : Patrice "6 -Pack" Joyeux | samedi, 18 octobre 2008 18:13

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | samedi, 18 octobre 2008 18:00

Mon cher Patrice, nous, on montrait notre cul lors des hymnes, c'était marrant aussi pour faire chier les autorités !

Et d'un charmant effet.

Et y avait encore ces vieux cons de scrongneugneus habituels qui fulminaient, ce qui entrainait encore plus d'indécence !

Je trouve que les sifflets c'est un peu gnan-gnans d'ailleurs...

arf ! Tous ces gens qui croient découvrir ce qui existe depuis des générations !
En 68, le plus scandaleux aurait été des sifflets couverts par la Marseillaise ! Ah ah ah !
Réveillez vous les mecs !

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | samedi, 18 octobre 2008 18:13

Ecrit par : Patrice "6 -Pack" Joyeux | samedi, 18 octobre 2008 17:45

Pour une fois, nous ne sommes pas en désaccord. Même si j'y mettrai des nuances...

-----

Il a raison Patrice : la seule solution pour résoudre les problèmes : devenons tous anglo-saxons !

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | samedi, 18 octobre 2008 18:00

Les anglo-saxons ne sont pas tous états-uniens, l'oiseau !
Et demande à un francophone de faire de la musique, tu as Bénabar...
Demande à un anglais, tu as Primal Scream...
Un américain, tu as les Flaming Lips...
(Moi aussi je peux faire des généralités, hein ?)

;)

Écrit par : adrien (de rien) | samedi, 18 octobre 2008 18:16

Mon cher Patrice, nous, on montrait notre cul lors des hymnes, c'était marrant aussi pour faire chier les autorités !
Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | samedi, 18 octobre 2008 18:13

Boys will be boys...

Écrit par : Patrice "6 -Pack" Joyeux | samedi, 18 octobre 2008 18:18

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | samedi, 18 octobre 2008 18:13

C'est le jeu des néo-cons ; moraliser, normer, faire de l'Etat le grand prescripteur des conduites et des jugements.

Écrit par : f | samedi, 18 octobre 2008 18:20

Ecrit par : adrien (de rien) | samedi, 18 octobre 2008 18:16

Peut être la musique mais la culture anglo-saxonne est la culture dominante sur la planète sans faire de généralités. Culture médiatique, économique, militaire, cinématographique...

Mais je dois probablement radoter, n'est ce pas ?

Dans la CEE les 3/4 des documents sont écrits en anglais... L'Europe est devenu un consortium anglo-saxon et npn pas américain mais sous obédience américaine tout de même...

Chouette non ? Vive la diversité !

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | samedi, 18 octobre 2008 18:24

Ecrit par : f | samedi, 18 octobre 2008 10:15

Sont un peu paranos les américains sur les rapports hommes/femmes au boulot. Quand je bossais là bas, on avait fait suivre aux employés français une formation sur le harcèlement sexuel. Bref il était fortement déconseillé d'inviter une collègue à boire un verre après le boulot, de raconter des blagues salaces, de se retourner pour mater les jambes d'une collègue, etc...

Donc solidarité avec DSK - digne représentant des moeurs Gauloises et du fromage au lait cru !

Écrit par : Patrice "6 -Pack" Joyeux | samedi, 18 octobre 2008 18:54

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | samedi, 18 octobre 2008 18:24

Le problème c'est que les français regrettent l'avant première guerre mondiale quand la cultue française dominait le monde..l'hégémonie c'est mal quand on ne domine pas..
L'exil aux States me tente...

Écrit par : Pamela de Barres | samedi, 18 octobre 2008 18:55

L'exil aux States me tente...

Ecrit par : Pamela de Barres | samedi, 18 octobre 2008 18:55

Tu vas rapidement déchanter ...

Écrit par : urbain | samedi, 18 octobre 2008 18:56

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | samedi, 18 octobre 2008 18:24

Tu n'as sans doute pas vu le clin d'oeil qui terminait mon com, oiseau bigleux !!!
(attention, le mot bigleux n'est pas employé de façon péjorative, mais humoristique)
Allez, je file, c'est le weekend, il y a des concerts (en anglais) par-ci par-là, et des invitations apéritives...
Bonne soirée à tous !

Écrit par : adrien (de rien) | samedi, 18 octobre 2008 18:57

L'exil aux States me tente...
Ecrit par : Pamela de Barres | samedi, 18 octobre 2008 18:55

Ouah l'affreuse atlantiste !
Je conseille NY, l'essayer c'est l'adopter.

Écrit par : Patrice "6 -Pack" Joyeux | samedi, 18 octobre 2008 19:01

parmi les français, seuls les inadaptés frustrés, les allumés immatures et les asociaux un peu névrosés émigrent avec profit aux US .
Nous en avons un bel exemple ici .

Écrit par : urbain | samedi, 18 octobre 2008 19:35

Schplafff !

Écrit par : frère odm | samedi, 18 octobre 2008 19:38

Ecrit par : frère odm | samedi, 18 octobre 2008 19:38

je pensais que ton copain 6 pack serait le premier à réagir ...

Écrit par : urbain | samedi, 18 octobre 2008 19:42

Mon copain ?
Provocateur !

Écrit par : frère odm | samedi, 18 octobre 2008 20:03

Ecrit par : urbain | samedi, 18 octobre 2008 19:35

J'en suis revenu camarade.
Je me trouve désormais à Londres, capitale de la France Libre !

Ecrit par : frère odm | samedi, 18 octobre 2008 20:03

???
:(

Écrit par : Patrice "6 -Pack" Joyeux | samedi, 18 octobre 2008 20:23

Ecrit par : Patrice "6 -Pack" Joyeux | samedi, 18 octobre 2008 20:23

Encore pire !

Écrit par : urbain | samedi, 18 octobre 2008 20:24

Ecrit par : urbain | samedi, 18 octobre 2008 20:24

Je vois qu'en dehors de la France et peut être aussi de la Corée du Nord et de Cuba, peu de pays trouvent grace à tes yeux. Serais-tu légèrement chauvin (comme l'homo suporterofoutebalis) ?

Écrit par : Patrice "6 -Pack" Joyeux | samedi, 18 octobre 2008 20:30

Ecrit par : Patrice "6 -Pack" Joyeux | samedi, 18 octobre 2008 20:30

Méprise : il ne s'agit pas d'une hiérarchie des pays , mais de l'opportunité de s'exiler, pour un français, a fortiori un(e) parisien(ne).
Ayant pas mal bourlingué moi-même ( depuis plus de 50 ans ) et en dépit de toutes les avanies qui ont dégradé notre beau pays, c'est quand même là qu'on est le mieux dans notre jus .

Écrit par : urbain | samedi, 18 octobre 2008 20:39

c'est quand même là qu'on est le mieux dans notre jus .
Ecrit par : urbain | samedi, 18 octobre 2008 20:39

Un bon français à baguette, béret et litron de rouge le père Urbain !

Non plus sérieusement, tout parisien que je suis, immédiatement après la fin de mes études, j'ai décidé de bourlinguer à l'étranger comme tu dis. Je me sens plus à l'aise dans les grandes villes cosmopolites que dans les provinces françaises maurrassiennes et repliées sur elles-mêmes. Donc NY, Londres et j'espère bientôt d'autres destinations pour éviter de m'enraciner... On n'a qu'une vie !

Viendra peut être le jour de rejoindre mes pénates et de monter à Paris une librairie néo-conservatrice...

Écrit par : Patrice "6-Pack" Joyeux | samedi, 18 octobre 2008 20:52

"Bush va proposer ce samedi d'accueillir aux Etats-Unis une conférence internationale sur la crise financière, a indiqué un haut responsable de l'administration sous le couvert de l'anonymat."

Encore un petit effort, W.
Avant la fin de la présidence française de l'UE. Il en va du destin co(s)mique d'un homme...

Écrit par : f | samedi, 18 octobre 2008 21:00

Bernard, toujours là, toujours lumineux :

www.coordinationsud.org/spip.php?article10230

....

L'AJT nous parle d'un certain éditorialiste de niveau international :

www.bakchich.info/article5480.html

Écrit par : f | samedi, 18 octobre 2008 21:38

Ecrit par : urbain | samedi, 18 octobre 2008 20:39

Chacun chez soi!!! Brice Hortefeux on t'as reconnu..puisque toi même tu as bourlingué, tu devrais comprendre chez les autres la tentation de l'aventure..l'opportunité d'aller bosser au siège de ma boite..


Ecrit par : Patrice "6-Pack" Joyeux | samedi, 18 octobre 2008 20:52

Lors de mon prochain wkend à Londres nous irons boire ensembles;-))

Écrit par : Pamela de Barres | samedi, 18 octobre 2008 22:27

"C'est lorsque vous avez chaussé vos pantoufles que vous rêvez d'aventure. En pleine aventure, vous avez la nostalgie de vos pantoufles." (Thornton Wilder)

Écrit par : (ne pas confondre) | samedi, 18 octobre 2008 22:53

"Gatti a rencontré Pierre Joffroy après la guerre, alors qu’il s’apprêtait à devenir journaliste et que Joffroy l’était déjà. Ils ont continué à travailler ensemble à des livres, des scénarios. Quant à Marc Kravetz, il a réalisé pour Libération une série de longs entretiens avec Gatti, série qui allait donner lieu à un livre resté une référence : La Parole Errante. Dans sa pièce Le Joint, dont est extrait le dialogue suivant, Gatti leur a fait jouer à tous deux leur propre rôle.
« - Un journaliste c’est quoi ?
- Pierre Joffroy : « C’est cette valise. »
(...)
- Un journaliste c’est quoi ?
Marc Kravetz :
- Ce fauteuil.
- Pourquoi ?
- Parce que c’est dans un fauteuil que Karl Marx est mort. Je ne suis pas Karl Marx et je ne prévois pas pour l’instant de finir comme lui. Mais c’est tout de même d’un fauteuil que cet homme a remué son siècle et le nôtre, lancé des tracts, des manifestes, des brochures, des journaux. C’est cela mon journalisme, et c’est aussi un rapport très particulier à l’événement (le sentiment très fort que la réalité ne commence vraiment qu’avec l’écriture)."

Écrit par : f | samedi, 18 octobre 2008 23:05

"Le président américain George W. Bush a proposé d'accueillir aux Etats-Unis un sommet international sur la crise financière "dans un avenir proche", au cours d'une conférence de presse commune avec son homologue français Nicolas Sarkozy."

Un avenir proche...

Le suspense est à son comble.

Écrit par : f | samedi, 18 octobre 2008 23:09

je n'ai pas de pantoufles j'ai des mules!!

Écrit par : Pamela de Barres | samedi, 18 octobre 2008 23:20

puisque toi même tu as bourlingué, tu devrais comprendre chez les autres la tentation de l'aventure..l'opportunité d'aller bosser au siège de ma boite..

Ecrit par : Pamela de Barres | samedi, 18 octobre 2008 22:27

Bien sur que je comprends qu'on ait envi de respirer un autre air, voir d'autres cieux.
Je ne regrette pas la plupart de mes tribulations , même les plus glauques.
je t'annonce simplement qu'ailleurs c'est plutôt moins bien que chez soi, spécialement pour un parisien, et que le Londres actuel, post thatcherien, post blairien ...
est assez cher, conformiste, merdique et creux, délesté de ce qui fit son charme excentrique d'antan ( les années 70 ) ... un peu comme paris ...

Écrit par : urbain | samedi, 18 octobre 2008 23:41

Bernard, toujours là, toujours lumineux :

Ecrit par : f | samedi, 18 octobre 2008 21:38

Il a fini par trouver un petit plan de vol pour faire un nouvel essai de crevaison du mur du çon .

Écrit par : urbain | dimanche, 19 octobre 2008 00:15

Pour les modernes que nous sommes, l'idée du progrès est largement matinée (patinée ?) à l'aune du Mythe de Sisiphe.

Écrit par : borneo | dimanche, 19 octobre 2008 06:47

"Des escrocs ont pu effectuer des prélèvements sur le compte personnel du président de la République après avoir réussi à se procurer ses coordonnées bancaires, révèle aujourd'hui le Journal du Dimanche. Ce sont des petites sommes qui ont été prélevées.
L'Elysée a confirmé que Nicolas Sarkozy avait déposé plainte courant septembre et que, "dans la plus grande discrétion", le procureur de la République de Nanterre, Philippe Courroye, avait aussitôt saisi la brigade criminelle du 36 quai des Orfèvres ainsi que la brigade financière, révèle le Journal du Dimanche. "Objectif : retrouver les auteurs pour le moins audacieux de ce piratage présidentiel". "En vain pour l'instant, preuve que les escrocs ne sont pas des amateurs."

Écrit par : f | dimanche, 19 octobre 2008 10:51

À chaque fois qu'on me parle du Taser X-26, je réponds en parlant de X-27 (alias Marlene chez Sternberg), ce qui est quand même plus réjouissant.
YouTube avait supprimé l'extrait de "Dishonored" (en fait, les dernières minutes de ce film sublime). Un cinéphile têtu l'y a remis. Donc :
http://www.youtube.com/watch?v=jgnEvT6xYr4

Écrit par : Lord Nithorynque | dimanche, 19 octobre 2008 13:45

- Monsieur Rynque, ne bougez plus, nous allons procéder à un contrôle musclé d'identité et à une fouille au corps. Vous êtes suspecté de...
- Messieurs les compagnons républicains de sécurité, laissez-moi vous parler de Marlène et de Sternberg...
- Ha, on fait le guignol. Contre le mur, vite !
- Messieurs les compagnons républicains de sécurité, savez-vous que l'agent X-27, alias Marlène...
- Bzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz
- Haaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa ! Ce n'est pas réjouissant...
- Quel joujou sublime, ce X-26...

Écrit par : f | dimanche, 19 octobre 2008 14:10

"Mardi, pour les hedge funds, ça passe ou ça casse"

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2263

Écrit par : f | dimanche, 19 octobre 2008 14:25

f a bu ?
Il est vivant, je vous dit !

Écrit par : frère odm | dimanche, 19 octobre 2008 15:20

Bhips.

Écrit par : f | dimanche, 19 octobre 2008 15:28

"...de ce film sublime"
Ecrit par : Lord Nithorynque | dimanche, 19 octobre 2008 13:45
C'est le regard que vous portez sur les choses qui l'est, Lord.

Écrit par : horrible | dimanche, 19 octobre 2008 16:24

Je me relis... pas de confusion!
Je veux dire que le regard que vous portez sur les choses est sublime... comme le regard de la caméra sur Paulette Goddard ;-)

Écrit par : ex-écrable | dimanche, 19 octobre 2008 20:14

En fin de compte, le village des NRV, c'est comme le DEL, ya un billet et personne pour le commenter. J'avoue que ce billet m'indiffère bien que je l'ai rédigé. C'est un vieux billet. Qui a encore son actualité. Dont le thème a été bien cerné par Strauss et Lasch, deux penseurs dont ne vous parlera pas le libraire gourou des NRV qui préfère se coltiner Badiou.

Passons aux choses essentielles. Combien de paire de chaussures Pamela s'est-elle offerte cet automne. Ah Pamela, la dame qui nous botte.

Écrit par : BD | dimanche, 19 octobre 2008 21:10

A l'origine, la richesse est d'avoir ce qu'on veut. Puis d'avoir ce que l'autre veut, mais n'a pas, ce qui, quand la force brute a cédé la place au droit, permet de faire des échanges et d'exiger de lui des services et du respect. On s'enrichit de posséder ce qui est en demande, donc d'abord ce qui est utile, puis parfois ce qui est rare. Quand on se met d'accord sur la valeur relative des choses, on peut leur fixer un prix, puis choisir un symbole qui facilitera les échanges : le fer, le chocolat, surtout l'or.
Quand un État s'impose, il bât monnaie, garantissant le poids en or ou en argent d'une pièce en y posant son sceau. Quand son pouvoir s'affirme, sa seule signature suffit et le papier peut devenir monnaie. Le pouvoir dès lors tend à se confondre avec la richesse, puisque la richesse apporte le pouvoir, mais que c'est le Pouvoir qui imprime la richesse. Il suffit qu'on y croit et celui qui est fort est cru. Dès que la corruption s'est avérée plus efficace que la violence, la richesse s'est confondu pratiquement avec le pouvoir.
Le Pouvoir qui est cru crée l'argent qu'il veut et le donne à qui il veut; c'est une création totale, discrétionnaire. L'argent, qui est devenu le symbole ultime du pouvoir, passe sous le contrôle absolu du Pouvoir lui-même. On est riche ou pauvre, désormais, par simple décision du Pouvoir, décision prise et exécutée selon des règles que le Pouvoir détermine. On laisse alors les balbutiements et l'on peut créer un véritable capitalisme.
La règle première et suffisante, celle qui crée le capitalisme et assure au Pouvoir le contrôle imparable des conditions d'échange, c'est que quiconque a de l'argent en reçoit plus. C'est ce qu'on appelle toucher un intérêt. Le montant de cette prime à la richesse est fixé de façon à maintenir la stabilité du pouvoir en enrichissant les plus riches, en préservant l'aisance de ceux qui ont quelques biens et donc quelque pouvoir et en exploitant les autres.
On appelle Banque l'entité qui gère cette opération récurrente. Le mécanisme précis de création d'argent passe par le privilège de la Banque de prêter ce qu'elle n'a pas; ce privilège lui est garanti par l'État, lequel "émet des obligations", qui sont autant de promesses de donner plus à ceux qui ont déjà beaucoup, tout en contrôlant l'inflation qui devrait en résulter en réduisant la consommation de ceux qui manquent du nécessaire. Le paiement gracieux d'un intérêt par l'État à la Banque détermine le taux d'intérêt à tous les paliers de la structure et équivaut au détournement continuel de la plus value du travail de la société vers les membres de l'alliance dominante.
Il n'y a aucune logique au paiement d'un intérêt par l'État, puisque c'est lui qui crée ou fait créer l'argent, si ce n'est le maintien du pouvoir en place. Les rationalisations qu'on en donne s'appuient sur des pétitions de principe et des sophismes Seul un lavage de cerveau incessant empêche la population de se rendre compte que là est la source de toute iniquité. Seule une population totalement endoctrinée peut croire aux balivernes qu'on lui raconte pour justifier ce transfert éhonté de richesse des pauvres vers les riches.
Aussi longtemps que la richesse a un support matériel, pourtant, la richesse est en péril. On peut engranger les récoltes, on peut thésauriser l'or, cacher des billets de banques, mais ces biens demeurent appropriables par la violence, vulnérables à des "accidents", guerres, catastrophes, etc. La solution finale, pour le capitalisme, a été l'identification de la richesse à un symbole totalement intangible et donc PARFAITEMENT contrôlable: l'argent électronique. L'argent électronique est invulnérable.
Il est invulnérable, parce qu'il ne repose sur rien d'autre qu'un consensus. Une note électronique à coté de votre nom, sur un ordinateur, peut faire de vous le maître du monde. C'est une décision libre, réversible, sans contrainte et arbitraire du Pouvoir, le Pouvoir étant l'équipe qui assure le fonctionnement et la permanence du système : l'élément décisionnel de l'alliance dominante.
Le Pouvoir peut effacer cette note électronique et rien de tangible ne se passe; il peut la ré-écrire, l'effacer à nouveau... la magie n'est pas là. Mais que le Pouvoir fasse connaître OFFICIELLEMENT que la note n'est plus là et vous n'êtes plus rien. C'est la situation de César qui ferait apparaître des légions armées en nombre infini, d'un simple effort de volonté. Aucune gouvernance n'a jamais été aussi proche d'un pouvoir divin.
Le Système, toutefois, dépend d'un CONSENSUS quant à la valeur de l'argent virtuel et quant à la légitimité du paiement d'intérêts. L'autre grande innovation du Capitalisme, aussi indispensable que l'argent électronique pour asseoir son pouvoir , a été l'essor fabuleux des moyens de contrôle de l'opinion publique. On a déjà stigmatisé le "viol des foules". Aujourd'hui, les foules n'on plus à être violées ; on a mis la population sous hypnose et elle est séduite à merci. La psychosociologie est devenue une science exacte. On sait, désormais ce qui doit être dit pour obtenir l'adhésion ou susciter la répulsion.
La publicité commerciale n'est que l'aspect anodin de ce contrôle : la véritable manipulation est politique. Elle commence par un système d'éducation qui ne véhicule que les bonnes valeurs. Le citoyen, émasculé dès l'école de tout esprit critique, est ensuite suivi par un réseau de médias et d'agents culturels qui lui redisent ce qui est bien et ce qui est mal et, surtout, qui lui impose, avec toutes les ressources subliminales dont dispose la technique moderne, la conviction que l'argent EST la richesse et vaut bien ce qu'on nous dit qu'il vaut. Les gens réagissent comme on sait qu'ils réagiront aux impulsions qu'on leur transmet: on montre du sang, ils pleurent; on montre du fric, ils se courbent. Tant que ce consensus tient, le sytème capitaliste est inexpugnable.
http://nouvellesociete.org/P12.html

Écrit par : frère odm | dimanche, 19 octobre 2008 21:40

"...de ce film sublime"
Ecrit par : Lord Nithorynque | dimanche, 19 octobre 2008 13:45
C'est le regard que vous portez sur les choses qui l'est, Lord.

Ecrit par : horrible | dimanche, 19 octobre 2008 16:24

+

"[...] Je veux dire que le regard que vous portez sur les choses est sublime... comme le regard de la caméra sur Paulette Goddard ;-)"

Ecrit par : ex-écrable | dimanche, 19 octobre 2008 20:14

Autrement dit : il arrive que le regard fabrique du 'sublime' où il n'y en a pas nécessairement... (pas dans les deux exemples cités, bien sûr :-)

PS : quel lien avec JEAH® communications ?

Écrit par : sublime - inhale ? | dimanche, 19 octobre 2008 21:43

Ecrit par : BD | dimanche, 19 octobre 2008 21:10

mais ton billet a été commenté et il me semble que tout ce qu'il y avait à en dire a été dit et l'a été, en forme de conclusion , je devrai dire d'aveu, de ta propre "plume" :

"Je suis pour un libéralisme éclairé."

Ecrit par : BD | vendredi, 17 octobre 2008 20:02

Il s'agit bien de la "substantifique moelle" de la fulgurance fulcanellienne du jour , et assurément elle ne mérite pas plus de commentaires que ceux qui ont été faits.
Au delà, sans doute verserions nous dans une vaine cruauté à ton égard.
N'y voit donc nul indifférence ou mépris, juste un silence charitable ( l'influence de frère odm sans doute ).

Écrit par : urbain | dimanche, 19 octobre 2008 21:50

Ecrit par : frère odm | dimanche, 19 octobre 2008 21:40

Pardonnez nous , frère odm, mais frère Marx nous a expliqué, ça bien mieux que vous, il y a déjà 160 ans ...
Je comprends que vous ayez mis à profit un belle soirée dominicale, après une sieste réparatrice d'un déjeuner sans doute roboratif , pour nous mitonner une improvisation consistante, mais votre rata conceptuel est un peu lourd pour le souper .

Écrit par : urbain | dimanche, 19 octobre 2008 21:55

"...de ce film sublime"

Ecrit par : Lord Nithorynque | dimanche, 19 octobre 2008 13:45

Pas celui que je préfère dans la filmographie conjointe de Von Sternberg et Marlene .

Écrit par : urbain | dimanche, 19 octobre 2008 22:00

"il arrive que le regard fabrique du 'sublime' où il n'y en a pas nécessairement"

Et même que le plus souvent les étoiles ne brillent qu'au regard du poète!

Écrit par : ex-écrable | dimanche, 19 octobre 2008 22:25

Ecrit par : BD | dimanche, 19 octobre 2008 21:10


Nous ne sommes pas conventionnels... Il a été commenté, puis d'autres sujets ont pris le pas. Une liberté.

Écrit par : agathe | dimanche, 19 octobre 2008 22:38

Nous nous aimons comme au premier jour, déclare anne Sinclair.

Écrit par : frère odm | dimanche, 19 octobre 2008 22:49

Ecrit par : frère odm | dimanche, 19 octobre 2008 22:49

Elle applique les préceptes de l'évangile selon Ste Ségolène :"Aimons nous les uns les autres ".
( et elle a du mérite).

Écrit par : urbain | dimanche, 19 octobre 2008 22:52

Une sainte !

Écrit par : frère odm | dimanche, 19 octobre 2008 22:56

Dishonored taser :

www.divshare.com/download/5624968-c3d

Écrit par : f | dimanche, 19 octobre 2008 23:03

Je précise qu'il s'agit d'un machin vite fait (et sans intérêt véritable) avec du Sternberg et taser à la rythmique et à la basse (tension). C'est censé agir comme produit d'appel pour mon poème symphonique pour 100 taser, resucée éhontée de Ligeti.

Écrit par : f | dimanche, 19 octobre 2008 23:19

Nous nous aimons comme au premier jour, déclare anne Sinclair.
Ecrit par : frère odm | dimanche, 19 octobre 2008 22:49

Elle applique les préceptes de l'évangile selon Ste Ségolène :"Aimons nous les uns les autres ".
( et elle a du mérite).
Ecrit par : urbain | dimanche, 19 octobre 2008 22:52

Une sainte !
Ecrit par : frère odm | dimanche, 19 octobre 2008 22:56


Elle a juste oublié de rajouter : "en public"...

Écrit par : sarah7 | lundi, 20 octobre 2008 00:11

Ecrit par : BD | dimanche, 19 octobre 2008 21:10

Léo Strauss, l'université de Chicago, le culte de l'élite, néo-cons mode d'emploi.

Écrit par : nef | lundi, 20 octobre 2008 11:37

Je ne suis pas du tout d'accord avec votre point de vue, Monsieur Dugué.
Je suis une Québécoise de 20 ans et je me considère très chanceuse d'avoir accès à l'assurance maladie, au Canada. Beaucoup de personnes se sont battues pour obtenir ce droit. Tous n'ont pas cette option, comme par exemple nos voisins du Sud. Des milliers de personnes n'ont pas d'argent pour accéder à des soins de santé, ils préfèrent évidemment nourrir leurs enfants plutôt que de se guérir. Alors ce serait une situation normale qui doit être tolérée? Il y a toujours place au progrès dans une société. Barack Obama propose justement aux Américains un système semblable à celui du Canada.
De plus, vous croyez que les lois sur les droits de l'homme sont respectées au Canada? Pas du tout, les gens se ferment les yeux et croient en des dirigeants qui ne font rien pour un détenu mineur à Guantanamo, qui remettent en question l'avortement et l'importance de la culture, qui permettent des mariages arrangés de jeunes filles canadiennes parties en "voyage quelques temps" au Moyen-Orient, qui encouragent un système économique fourbe et sale qui crée une séparation encore plus énorme années après années entre les classes sociales. Il y a tellement de choses à changer, à faire progresser justement!!!
Alors, vous pensez vraiment que les pays développés n'ont plus de progrès social à faire!? Ils devraient commencer par appliquer leurs propres règles. Je ne connais pas la France, alors je parle du pays où moi je vis. Mais j'imagine que vous avez des problèmes semblables. Ne venez pas me dire que ceux qui croient en un progrès social indispensable dans notre société sont ignorants et stupides, c'est un propos totalement irrationnel.
Il faut toujours remettre son opinion et ses idées en question pour évoluer, Monsieur Dugué.
Et l'espoir à faire naître bien des connaissances, vous savez.

Écrit par : Lili | lundi, 03 novembre 2008 18:04

@ Lili

Je crois, sans trop m'avancer, que le billet de Bernard Dugué n'est pas représentatif de ce que pense la majorité des Villageois NRV. Mais M. Dugué (collaborateur historique, jadis, d'un blog qui précéda le Village), comme toute personne de bonne volonté, peut apporter sa contribution au Village, sous la forme d'un billet. Ainsi tous les points de vue sont acceptés, à charge ensuite pour les commentateurs de les critiquer, ce que vous faites avec talent.
Et à propos, puisque vous avez des convictions et les mots pour les dire, n'hésitez pas, Lili, à revenir ici et à proposer un billet (via l'adresse mail en haut à droite). Vous êtes et serez la bienvenue. Et ce, d'autant plus qu'à titre personnel j'aimerais bien que vous développiez certains des points que vous abordez dans votre commentaire, et le point de vue d'une Québécoise serait un apport non négligeable dans un Village très français.

Écrit par : criquetos | lundi, 03 novembre 2008 18:51

 
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