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mercredi, 10 septembre 2008

Pour faire lire (et causer) mon canari

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J’ai observé que mon boycott total, officiel et assumé jusqu’au bout, des jeux olympiques d’été … n’a eu aucun effet ni le moindre écho médiatique.

Pourtant il m’a grandement satisfait dans la mesure où, à titre individuel, il m’a permis d’échapper à la gigantesque et ruineuse duperie qui a pu, pendant cette même période, distraire de leurs fonctions utiles et gravement affecter les capacités mentales d’une large proportion de la population de mon pays et du monde.

C’est quand même pas rien.

Maintenant que ce désastre (dans l’ordre de l’esprit et de l’humaine nature) est derrière nous, que d’autres, nombreux mais de moindre ampleur, s’annoncent , que j’entends affronter et surmonter de même et sans plus de dommages, a contrario de la foule des zélotes de la radiovision, déjà terrassés d’épilepsie spectaculaire et contraints désormais de mobiliser leurs derniers neurones valides aux fins incertaines de captation du message délivré par l’oracle d’informe-ation.

Maintenant donc, dans cette période que l’oracle vibratile a rempli d’un signal propagé dans toutes les directions et qui est décodé de manière univoque sous l’injonction comminatoire de la rentrée, déclenchant une déclinaison figée de comportements sociaux très anciennement programmés selon chaque corporation de sujets exposés à l’onde informe-hâtive.

Dans ce moment précis, je me dis que s’il y a bien une singularité propre à la période, je veux dire propre à la rendre digne d’intérêt, il faut l’entendre comme les physiciens : une discontinuité, un accident qui vient rompre la monotone réitération des évènements et affecter leur prévisibilité immémoriale.

De tels accidents ont-ils eu lieu, à la saison de leur surgissement cyclique ?

Sache, lecteur avide d’histoires grosses d’échappées gratifiantes pour ton imaginaire insatiable, mais redoutant par dessus tout de te voir fourgué de ces objets  qui ont la terrible propriété de tomber des mains ;


Sache lecteur curieux des nouveautés (que l’actualité de la production intellectuelle est réputée pourvoir à la seule fin de te divertir), mais en même temps soucieux de ne pas subir l’ennui des mondanités verbeuses de cuistres distingués par leurs pairs ;

667668790.jpgsache lecteur usager des transports communément disponibles aux foules de la migration bi-quotidienne, véhiculant dans un hypothétique confort, par les souterrains métropolitains au jour aboli, ou  les chaussées urbaines embarrassées d’obstacles mouvants, le flux pensif et maussade des agents de la société du spectacle marchand ;
oui toi cet usager des "transports", dans ce temps qu'ils durent, soustrait à ta durée de vie ;

Toi cet usager (usagé serait plus authentique) friand de palliatifs commodes et bon marché au sentiment pénible de la conscience de ton état, dans un format qui épouse celui de tes poches et facilite le feuilletage au sein de l’intimité contrainte et des espaces vitaux réduits ;

Sachez tous, consommateurs impénitents de ces mondes réduits à la forme millénaire du codex,  receuil des signes dont vous nourrissez et renouvelez votre intérêt à éprouver la vie … autour,
sachez que de telles aspérités à la surface lisse, informe et insignifiante de la production spectaculaire marchande … sont rares ;

Sachez qu’elles requièrent donc, pour leur détection, une véritable abnégation de la part de ceux dont vous attendez qu’ils vous en dénichent, avec la sureté de la baguette du sourcier.
Ces sourciers de l’eau à abreuver vos méninges asséchées, les libraires comme on les appelle communément, ont du mérite assurément et du savoir faire.
Car il faut bien de cette sorte de mérite à ne pas se laisser abuser .... par les résurgences fugaces qui font scintiller quelques cailloux, mais aussi vite taries que brutalement apparues, renvoyant la vulgaire caillasse de leur lit à sa stérilité première ;

Par les flots colorés abondamment déversés (au point que les tenants de la marchandise les facilitent de larges canalisations), mais dont l’eau tempétueuse s’avère impropre à la consommation, voire nocive à la matière cérébrale ;
Par les torrents pollués d’apports annexes et délétères, les petites mares qui sourdent mais déjà chargées de miasmes, jusqu’à l’humidité suspecte mais finalement révélatrice de douteux soulagements et, au delà de la chose brute, par tous les flacons étincelants, chamarrés et trompeurs que façonnent pour vous des illusionnistes patentés institués « critiques ».

Mesurez donc à quel degré d’apostolat véritable, de labeur scrupuleux et infatigable, de pénible discernement votre modeste libraire « de proximité » a du s’astreindre pour parvenir à diriger cet index assuré qui pointe si fermement des livres anonymes sur les tables encombrées, et désigne à la satisfaction de votre attente fébrile (comme au porte-carte du ministre de « la lettre volée ») les recueils de l’assouvissement promis, distingués de la vaine multitude à votre seule intention.

Alors ? me direz vous, l’œil vif de désir impatient et frustré, mais quand même un peu troublé de perplexité.
Alors qui ? alors quoi ?
Fort peu, ai-je l’aigre aveu à vous faire.

Et comme je n’ai pas la sotte vanité de prétendre ajouter ma voix au concert cacophonique des critiques patentés, je me contenterai donc de la très brève énumération de ce qui, pour autant que je sache, ne devrait pas vous « tomber des mains » :

William T. Vollmann, : Pourquoi êtes-vous pauvres ? traduit par Claro. (Actes Sud)
Ce n'est pas un roman , mais un chapitre du livre ouvert sur le monde post-moderne (celui que les journalistes et autres médiacrates ont renoncé à écrire), et Vollmann n'est pas la moitié d’un écrivain.
Je crois qu’on va en parler, si ça n’est déjà fait (je ne lis toujours pas la presse).

Iliya Trojanow : Le Collectionneur de mondes ( Buchet chastel)
Pour voyager et s’ouvrir l’esprit … aux autres.
Totalement « différent », initiatique, envoûtant, peut-être un livre culte.
Voir ce lien pour une présentation "décalée" par l ‘auteur.

Coté français, surnagent :

Christian Oster : Trois Hommes seuls (Minuit)
La perfection du style et l’ironie d’un Flaubert scrutant l’insignifiance de la vie de trois messieurs Bobovary en tentative de villégiature (avec une chaise).
Prose parfaite (pour esthètes)

et accessoirement :

Régis Jauffret :  Lacrimosa (Gallimard)
La moitié d’un bon livre.
Peut mieux faire (la prochaine fois ?), mais c’est déjà pas mal (c'est un écrivain, à ce qu'il me semble).

Au final... Tout ça est peu de chose à coté de "la Vie sur terre" de Baudouin de Bodinat

On en reparlera...

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Urbain

Commentaires

Merci à Agathe pour sa judicieuse et éclairante iconographie.

Écrit par : urbain | mercredi, 10 septembre 2008 08:34

HS//.. NOUS MARCHONS SUR LA TÊTE

nous demandons (Bayrou-tout-mou en tête) .. et ça va nous être accordé.. que le fichier EDVIGE soit supprimé

d'abord je voudraiS rappeler qu'un fichier.. on peut toujours dire qu'on le supprime.. ON NE LE SUPPRIME PAS..
et puis ..qui viendra vérifier?
et le fichier des RG.. il n'existera plus non plus?
seulement.. le fichier EDVIGE était surveillé par la CNIL
et c'est là qu'ils sont en train de nous manipuler
on ne réalise pas qu'on est en train de demander que la porte soit verrouillée et que la CNIL n'ait plus à mettre son nez dans ce fichier..
pas de soucis.. on l'obtiendra.. et Bayrou se vantera d'avoir été le premier..
n'oublions pas que Bayrou est à droite..

qui nous garantit que ce n'est pas monté de toute pièce?
on est en train d'occulter CRISTINA
CRISTINA =(Centralisation du Renseignement Intérieur pour la Sécurité du Territoire et les Intérêts Nationaux)
qui a été en place en juillet 2008.. donc au même moment qu'Edvige.. CRISTINA.. le VRAI fichier.. celui qui recense des données en matière de terrorisme, sans qu'on en connaisse le détail, classé secret-défense et où la CNIL n'a pas accès.
je dis bien.. ET OU LA CNIL N'A PAS ACCES
et le tou-tou-tour est joué!!!
parce que .. que contient le fichier CRISTINA???
mystère-et-boule-de-gomme.
ne soyons pas naïfs.. c'est Edvige.. en non-surveillé.. en non-accessible par aucune association car classé "secret défense" ..
secret défense!!! comme dirait cui cui.. mon croupion!!
n'en doutons pas.. edvige est déjà enterré.. CRISTINA restera accessible à tous les ennemis de la liberté individuelle.

Écrit par : ..le meuble du coin | mercredi, 10 septembre 2008 13:14

[sur la note "littéraire"]

1/ Dans la série "Comment parler des livres qu'on n'a pas lus" : Lacrimosa, de Régis Jauffret (LP-).

Selon notre libraire-critique : "La moitié d’un bon livre." Après une trentaine de pages, plutôt : "la lueur d'un possible bon livre".

Rhâlala... si seulement tous nos-chers-écrivains français-de-la-rentrée pouvaient affirmer :

"Cela dit, je suis loin de me prendre pour un cador. À la base, je m'amuse en écrivant de pathétiques billets [remplacer par "livres"] que je suis incapable de relire tellement je les trouve à chier par la suite. C'est le mauvais côté du pauvre hère que je suis."

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mardi, 09 septembre 2008 10:10

2/ Ecrit par : nef | mardi, 09 septembre 2008 11:50

Ffiou !!! Si ça n'est pas du commentaire, je ne sais pas ce que c'est !!!

Écrit par : safari - voto | mercredi, 10 septembre 2008 13:44

Bravo Urbain !

Je viens de rentrer et tu m'as donné faim pour au moins deux bouquins : Vollmann et Trojanow...

Je ne veux pas te décourager mais rebuté par les auteurs français qui se regardent le nombril et le bout du sexe, ne trouvant pas d'émotion, ni d'histoires, ni de véritable fond à leurs oeuvres étriquées. Juste un style ampoulé et chiant comme la lune chez ces mêmes auteurs encensés à l'époque par un Bernard Pivot que j'abhorre toujours et qui selon moi a fait un mal considérable à la littérature française je trouve mon miel chez les auteurs étrangers la plupart du temps !

Et pourtant il est certain qu'il en existe de bons mais comme d'habitude, probablement jamais mis en avant !

Nothomb, c'est pas catastrophique, certes mais de là à se taper le cul par terre, il y a une marge, bordel !

Je vais dire peut être une connerie, mais pour moi un Modiano, c'est tellement "tue l'amour" comme lecture que je n'ai jamais compris son succès ! En tout cas, il ne me parle pas du tout ! Et il n'est pas le seul : tous les Goncourt que j'ai lus m'ont emmerdé à un point difficile à imaginer !

Que veux tu ? C'est ça la plèbe !

Je crois que je vais me faire grave souffler dans les bronches comme on dit dans le 9-3 ! ;)

Tu vois : le canari, il est con mais il cause !

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mercredi, 10 septembre 2008 13:57

Ecrit par : safari - voto | mercredi, 10 septembre 2008 13:44

Toi mon petit loupiot que je reluque depuis quelques temps, tu me fais vachement marrer.

Tu nous chies sur la gueule à longueur de journées pour dire qu'on est des branques, des crottes, du pipi de chat...
Tu as peut être raison, mon gros lapin...

Mais pourquoi venir te vautrer dans cette fange qui te fait horreur à longueur de billets...

éprouverais tu tant de jouissance malsaine ?

Serait tu scatophage ou scatophile, safari - voto, l'individu qui change de pseudo à chaque billet ?

Si c'est le cas, vas te rouler dans une porcherie, tu éprouveras encore plus de plaisir, c'est moi qui te le dit !
Et au moins, tu resteras en famille...

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mercredi, 10 septembre 2008 14:10

le fichier EDVIGE,
m'en foustdxy,
je suis déjà fiché, surveillé, écouté, photographié, font chier, ces gros connards.
on se demande bien pourquoi...
à la porcherie avec safari-voto.

et puis quoi encore.

Écrit par : rural | mercredi, 10 septembre 2008 14:16

Cui-cui, je suppose que c'est toi qui a posé un post chez le nouvellement ultra-conservateur Quatremer, signé ch_ _ _ _ _e.

Sinon je n'ai rien à dire que la rentrée littéraire vu que je lis toujours les livres à peu près 10 ans après leur sortie et encore. Certains sont sortis depuis des siècles et je les ai pas encore lus. Pis j'ai des tas de bd et de romans en retard chez moi.

Juste pour dire, moi je conseille Bienvenue au club et Le cercle fermé, de Jonathan Coe. C'est pas récent, c'est pas le sujet, je les ai lus y a deux ans mais j'ai pas eu de coup de coeur à ce niveau depuis. Je les conseille donc chaudement à qui ne connaîtrait pas (en plus ça casse du Blair et du New-labour en veux tu en voilà)(pour une chronique voir ce lien : http://www.ciao.fr/Bienvenue_au_club__Avis_972278 )

Écrit par : Nicks | mercredi, 10 septembre 2008 15:40

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mercredi, 10 septembre 2008 13:57

Mon bon cui-cui, si ça peut te rassurer ( dans l'hypothèse où ça serait utile ) je pense pouvoir adhérer à une bonne partie de tes réserves sur la production littéraire "parisienne" .
Mais il n'y a pas que ça ( au landernau littéraire français ), on en reparlera peut-être.
Pour le reste je pense et j'espère que les deux livres que tu as retenu te plairont...
à mes yeux, aussi différents qu'ils soient, ils ont une énorme qualité commune celle "d'ouvrir l'esprit" .

Écrit par : urbain | mercredi, 10 septembre 2008 15:46

Ecrit par : Nicks | mercredi, 10 septembre 2008 15:40

je confirme ... ( le jugement positif sur la version anglaise et contemporaine de la comédie humaine que J.Coe écrit depuis quelques années avec un réel talent )
et un nouveau J.Coe est annoncé mais je n'ai pas de date .

Écrit par : urbain | mercredi, 10 septembre 2008 15:51

Right.;-)

M'énerve ce discours qui veut qu'on diminue les salaires jusqu'aux niveaux chinois ou polonais : c'est impossible vu les coûts de la vie en France et particulièrement l'immobilier ! Où alors si on donnait les mêmes salaires en France qu'en Pologne, on deviendrait beaucoup plus pauvres que les Polonais vu les prix des loyers et du terrain, pour le coup !

Et puis autre lieu commun : baisser les charges salariales. Certes le salaire augmentera d'autant et encore, ce ne sera sûrement pas le cas, les employeurs ne reportant pas les exemptions, mais il faudra payer les assurances privées maladies et retraites et tutti quanti. Le pouvoir d'achat bien entendu n'augmentera pas mais vu les tarifs privés, diminuera probablement !

Merci à Urbain et à toi pour le conseil !

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mercredi, 10 septembre 2008 17:25

Le Nanoprésident n'a, décidément, pas plus de sens politique qu'une....moule! Voyez Edvige.A-t-il reçu un nouveau coup de fil d'un pipeul? Ou est-ce la crainte de voir son cher ami Bigard épinglé sur edvige pour "révisionnisme" qui lui aurait donné à réfléchir?
Nombril Ier a, en tous cas, semble-t-il,refusé de suivre MAM qui proposait de limiter le fichage des mineurs au nom du "droit à l'oubli". Normal, ces cons de niards ne votent pas et ne l'aiment pas! En revanche son altesse, dans sa grande bonté (et parce que même cette grande révolutionnaire de patronne du Medef et ce benêt de Morin renâclaient)il aurait accepté de limiter le fichage des "personnalités".Les obscurs syndicalistes, les méchants anarchistes communistes ou socialistes, on les fichera.Les copains du Fouquet's, du Who's Who, ou de Neuilly, ce sera pas la peine. Pourquoi pas, tant qu'il y est, effacer tout bonnement du fichier tous ceux qui gagnent plus de 30 000 euros par an? Nombril Ier le Gesticulator pourraît ainsi se flatter d'avoir inventé le fichage sensitaire. Décidément, cette France de Sarko ressemble de plus en plus à une boîte de nuit de Neuilly. Fauchés, allez voir ailleurs!*

* A Neuilly, on dit plutôt casses-toi pauv' con!

Écrit par : etrun | mercredi, 10 septembre 2008 17:55

Merci Urbain.
Sache Urbain, que j'ai lu bien des livres dans le métro par le passé ;
Sache Urbain, que le sardinage-empilage dans "les transports urbains" ne permet plus cette plongée dans cet ailleurs;
Sache Urbain, que j'adore lire ...Et que je lis chez moi, du coup ;-))

Écrit par : agathe | mercredi, 10 septembre 2008 20:17

Ecrit par : agathe | mercredi, 10 septembre 2008 20:17

Certain(e)s pourtant parviennent encore ( sans doute après un long séjour d'entraînement dans quelque monastère) à lire dans les transports souterrains ou ceux qui vont par les chaussées encombrées.
Certains livres, certains auteurs demeurent adaptés à ce genre de "distraction" ( d'une réalité provisoire dont on veut être distrait sous quelque modalité ), au risque de rater la station.

Écrit par : urbain | mercredi, 10 septembre 2008 20:32

Ecrit par : rural | mercredi, 10 septembre 2008 14:16

Salut rural, déjà content de te compter parmi nous. Je te signale simplement qu'Urbain et moi, ne nous connaissons pas encore... Rapport à un de tes derniers comms.

Si tu passes le voir, salue le pour moi !

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mercredi, 10 septembre 2008 21:10

Ecrit par : urbain | mercredi, 10 septembre 2008 20:32

Même pas la place pour lire les "gratuits", gratuite la publicité gouvernementale..., qui donnent les bons sondages.

Écrit par : agathe | mercredi, 10 septembre 2008 21:55

Ecrit par : agathe | mercredi, 10 septembre 2008 21:55

Il ne faut pas attendre d'une presse qui ne coûte rien ... qu'elle vaille quelque chose ...
( considération qui naturellement n'est pas propre aux feuilles choux distribuées ici et là ).

Je luis rarement dans les transports ( trajets trop courts et spectacle toujours prenant des "usagé(e)s" ) et je m'efforce plutôt de faire en sorte que ce soient mes lectures qui me transportent;
cependant il me semble que n'ayant plus de Dubo - Dubon - Dubonnet pour accrocher son regard et distraire son esprit des morosités qui l'occupent, l'usagé(e) des transports urbains peut parfaitement se construire des stratégies de lecture adaptées aux diverses ( et parfois contraires) circonstances de ces épisodes quotidiens.

Écrit par : urbain | mercredi, 10 septembre 2008 22:29

Toujours cette histoire de "passeurs". S'échiner à passer quelque chose.

Un peu désespérant de constater où se déplace (mal) le travail de la médiation. Plutôt que de situer la médiation entre l'individu et la forme, "on" préfère la forme elle-même médiatisée ; regarder, lire, subir les choses prêtes à l'emploi, où la médiation préexiste au rapport à l'autre.

Que peut nous dire un "passeur" du dernier Marc Lévy hormis que c'est le dernier Marc Lévy (et accessoirement que c'est merdique mais ça ne change pas grand chose) ? Le "travail" est déjà fait. Le passeur n'a pas d'autre solution que de faire son travail, c'est à dire de créer un lien, inédit, entre 2 inconnus.

Écrit par : f | mercredi, 10 septembre 2008 23:32

En réalitéje ne "luis" que très rarement , notamment dans les transports, le lecteur aura donc corrigé de lui-même : c'est :
Je lis rarement dans les transports ...
qu'il fallait lire (et non luire, encore une fois) .
Pourtant j'aimerai bien luire de temps en temps ... aussi ( surtout en vélo la nuit ).

Écrit par : urbain | mercredi, 10 septembre 2008 23:32

Ecrit par : f | mercredi, 10 septembre 2008 23:32

Les gens qui lisent M.Levy ( Musso , etc. la liste est assez longue) ce sont quand même des lecteurs, de livres, des gens qui aiment lire, donc.
C'est déjà beaucoup, et je ne songerai pas à débiner ce qu'ils lisent, au motif que je trouve ça sans intérêt.
Plutôt je m'efforce, quand l'occasion s'en présente, de leur faire découvrir d'autres lectures, sans les vexer ni les effaroucher avec des préconisations sans rapport avec ce qu'ils attendent d'un livre.
Le problème est en fait de trouver ce genre de livre : accessible mais stimulant et capable de déplacer progressivement le point de vue du lecteur en même temps que son centre d'intérêt et finalement ses goûts eux-mêmes.
Y'en a ...
je viens d'en lire un, justement, ce matin, sans prétention mais absolument réjouissant et parfait pour produire ce genre de "déplacement chez le "lecteur moyen" : "Les gens du Balto" de Faïza Guène.
pas la peine avec elle de se farcir les pénibles pitreries des Debbouze, et autres "one man showers" démagogiques, prévisibles et vulgaires montés en épingle par les médiacrates politiquement corrects. Il suffit de lire, et tout et là, les lieux, les personnages surgissent cocasses, hilarants, attendrissants, pathétiques , et même compressée dans ton RER je te jure, Agathe, que tu serais transportée de rire et d'émotion.

Écrit par : urbain | mercredi, 10 septembre 2008 23:55

Ecrit par : urbain | mercredi, 10 septembre 2008 23:32


Tu ne dois pas emprunter ma ligne ;-))

Écrit par : agathe | mercredi, 10 septembre 2008 23:55

Tu ne dois pas emprunter ma ligne ;-))

Ecrit par : agathe | mercredi, 10 septembre 2008 23:55

En tout cas pas aux même heures ( et je ne prends le métro que quand il pleut ) mais surtout je ne lis jamais les journaux !

Écrit par : urbain | jeudi, 11 septembre 2008 00:01

Ecrit par : urbain | mercredi, 10 septembre 2008 23:55

Je ne crois pas avoir dit une chose radicalement différente, mais sans doute d'une façon un peu plus radicale.

Et que devient l'idée technologique lumineuse du livre électronique ?

Écrit par : f | jeudi, 11 septembre 2008 10:14

Et que devient l'idée technologique lumineuse du livre électronique ?

Ecrit par : f | jeudi, 11 septembre 2008 10:14

Elle poursuit sa marche inéluctable ...
au monde merveilleux des cyborgs ( au "genre" indéterminé ou "relatif" comme il est de bon ton de dire dans ce meilleur monde accompli ) :
l'oreillette du Iphone dans une oreille, celle du MP3 dans l'autre, un oeil sur l'écran de TV de 5 pouces ( suffisant pour les "infos" et adapté à la nouvelle perception qu'on a de l'image ), il reste encore de la place pour des fils et des connections USB ( rectales ?) qui apporteront de nouvelles (et ultimes ?) commodités ,
pour ceux qui se lasseraient du laconisme des SMS :

D'ailleurs : lu ce matin dans "Livre hebdo" :

"Virgin conteste l’accord d’exclusivité passé entre Hachette et la Fnac.

Dans un communiqué diffusé mardi 9 septembre, Virgin Megastore proteste contre l’exclusivité des accords qui unissent le constructeur japonais, l’éditeur Hachettte Livre et l’enseigne Fnac pour la commercialisation du tout nouveau Reader de Sony.

Annonçant qu'elle prépare une offre de téléchargement de livres ouverte à tous les éditeurs, et accessible sur sa plateforme VirginMega, l’ex-filiale de Lagardère Services estime que “les exclusivités constituent un frein au développement de l’offre légale de téléchargement” et regrette “qu’Hachette Livre, leader du marché, prenne une telle responsabilité”. "

Je me demande si tout ça débouchera sur une solution au problème de la "lecture compressée" qu'affronte Agathe?

Au fond ce qui va peut-être suivre ( dans l'ordre de ces merveilleux progrès de la culture de masse ), c'est un nouveau format de fichier "compressé", pour les textes qui défileront sur ces "readers" ( lirait-on si peu chez ces adeptes de la novlangue qu'on ignore qu'il existe un mot pour ça en français ?) .
Non pas, bien sur, une compression de structure du fichier (qui existe depuis fort longtemps) du type de celle qui réduit la taille (mais aussi la dynamique et la définition des fichiers audiovisuels) , mais plutôt une compression "intelligente" , qui mettrait à portée de chacun cette autre commodité qu'est la "lecture rapide".
Autrement dit une compression du "sens" : un "digest" comme on dit en bon novlanguien, mais automatisé, qui permettrait sans effort du "lecteur" ni recours à la médiation journalistique ( elle serait dès lors ..."embedded" ) de résumer "guerre et paix" en quelques pages ( d'archéo-livre ) ,un volume de "signes" qui établit à peu près la limite actuelle de la capacité d'attention du cyborg moyen, et qui permettrait directde concevoir un "package" "l'interfaçant" au produit de "distraction" simultanée.

Écrit par : urbain | jeudi, 11 septembre 2008 10:40

Ecrit par : f | mercredi, 10 septembre 2008 23:32

Ajoutons que cette notion de "dernier" est en littérature absolument exogène.

Les livres seraient périssables, un auteur publie toujours le "dernier" livre écrit ?

Cette conception de la littérature n'est pas sans répercussion sur l'édition, un auteur (sic) doit être capable de pondre un livre à chaque rentrée littéraire.

Commandez donc chez votre libraire un livre d'Harry Mulisch car acheter un roman ne doit pas être compulsif.

Il y a une justification à acheter un essai (politique, économique...) à un instant T, mais absolument aucune pour un roman, si ce n'est la pression que l'on fait porter sur les auteurs, si tu ne vends pas en trois mois (que dis-je 15 jours), ton livre est périmé et toi avec.

Tes lecteurs veulent un bon livre Urbain ? et bien continues à leur vendre le Rapport de Brodeck, après tout de la littérature, il ne s'en publie pas tant que cela.

Les best-sellers populaires ont toujours existé me direz-vous. Oui, mais les maisons d'édition continuaient vertueusement à se constituer un "Fonds", des livres qui continueront à se vendre pendant des années, avec des écrivains qui représentaient la ligne éditoriale de la "Maison". Les principes de distribution ont aboli tout cela. les libraires ne sont même plus des passeurs, mais des tenanciers d'espace de vente à qui l'on envoie quasiment de force des "lots" de cochonnerie à vendre pour avoir le best-seller qui va faire le "chiffre d'affaire". A ce petit jeu là (et c'est comme pour le PS vis à vis de l'UMP), les différences entre les libraires indépendants et les FNAC et autres supermarchés virtuels ont eu tendance à diminuer voire disparaître (ne pas croire néanmoins que je tiens pour rien la convivialité du libraire et de son petit jardin).

Commandez vos livres si vous voulez sauver la littérature et laissez leur sur les bras, leur merde prédigérée.

Écrit par : nef | jeudi, 11 septembre 2008 11:47

Il y a 7 ans le monde libre subissait une terrible attaque de l'internationale islamiste. Continuons le combat contre les ennemis intérieurs et extérieurs.

À la guerre comme à la guerre !

Guy Millière

Le pire a atteint son étape ultime et irréversible avec les attaques menées sur New York et Washington le 11 septembre. À l’heure où j’écris ces lignes, le nombre de morts reste inconnu, mais on parle de plusieurs milliers. L’Amérique est en état de choc. Elle vient d’être victime de la plus importante, et de la plus meurtrière attaque terroriste de tous les temps.

L’Amérique est en colère aussi. Les scènes de joie bestiale et obscène filmées dans diverses contrées musulmanes et retransmises sur les écrans de télévision représentent une insulte à l’idée de dignité humaine elle-même, et si ce n’est pas la première fois que l’on voit des dégénérés danser dans le sang des cadavres, c’est la première fois qu’ils dansent sur autant de cadavres.

L’Amérique est déterminée. Et la joie bestiale ne sera, on peut en être certain, que de courte durée. Nul ne doute en Amérique que le gouvernement et l’armée américaine vont répondre de manière lourde, impitoyable, décisive.

Une phrase de Ronald Reagan circule chez les membres de l’administration Bush, et décrit mieux que toute autre ce qu’est l’état d’esprit de tout un pays : « Ils peuvent tenter de s’enfuir, ils ne pourront pas s’échapper ».

Pour la première fois depuis longtemps, saisissant sans doute la gravité de l’instant, tous les dirigeants occidentaux semblent avoir cerné ce qui est en jeu : la civilisation contre la barbarie. La civilisation telle que l’Occident l’a définie, contre la barbarie telle qu’elle a régné partout avant que l’Occident ne parle de respect de l’être humain, de liberté individuelle et de droit naturel.

Nous n’avons cessé, en fait, depuis que la civilisation existe, d’être dans une lutte sans merci entre la civilisation et la barbarie. Après l’effondrement quasi-total des deux grandes barbaries qui ont souillé le vingtième siècle, national-socialisme et communisme, les Occidentaux ont eu tendance à s’assoupir, à se diviser et à sous-estimer les multiples signes avant-coureurs de la prochaine vague d’abjection. On n’a souvent pas vu, ou pas voulu voir, que ce qui se jouait au Moyen-Orient n’était pas un conflit entre Israël et le monde arabe, mais la ligne de front d’un conflit toujours recommencé. On a pris les actes de terroristes philippins, les égorgements en Algérie et les bombes posées à Paris pour des actes ponctuels et isolés. Il nous faut voir maintenant la réalité en face. La barbarie a un nouveau nom et ce nom est : islamisme. Les islamistes ne reculeront devant rien, méprisent la vie, aiment la mort et ne respectent que la force.

L’action à mener, dans les jours qui viennent, concernera les États-Unis au premier chef, mais elle nous concernera tous, et la compréhension, par les Occidentaux, de ce qui est en jeu, doit se traduire en actes. Tous les foyers d’islamisme fanatique sur la planète doivent être réduits, anéantis ou mis hors d’état de nuire dans un proche avenir. Tous les régimes qui soutiennent l’islamisme et le terrorisme doivent être renversés. Les premières pistes mènent vers Ben Laden qu’abritent les talibans afghans : Ben Laden et les talibans devront être effacés. Le Hezbollah au Sud-Liban devrait être effacé lui aussi. Peut-être faudrait-il songer à achever ce qui avait été laissé inachevé pendant la Guerre du Golfe et reléguer Saddam Hussein, qui n’a renoncé à rien, dans le révolu. Israël devrait enfin bénéficier d’un soutien indéfectible, la Cisjordanie et Gaza devraient être nettoyées de leurs poches de purulence et des discours à tiroirs du terroriste Arafat.

Vous me direz que ce que je propose ressemble à une guerre. Il vous faut voir que nous sommes déjà en guerre, et que si nous laissons nos adversaires mener seuls la guerre de façon déterminée, nous perdrons la guerre. Et après le détournement d’avions de lignes transformés en avions suicide avec passagers à bord, nous pourrions connaître le terrorisme chimique, bactériologique, atomique, à côté duquel les actes abominables du 11 septembre ne sembleront rétrospectivement qu’une plaisanterie.

Écrit par : Patrice Joyeux | jeudi, 11 septembre 2008 13:22

Ben ouais tout simple il faut tous les tuer et puis comme ils n'ont pas tous la bonne idée de se mettre un gros croissant au milieu front, il va falloir ratisser large.

Donc récapitulons pour ce génocide, il nous faut 200000 soldats en Irak, 200000 soldats en Afghanistan, 200000 soldats en Iran, 200000 soldats au Liban, 200000 soldats en Israël, 200000 au Pakistan...

Faut pas hésiter à t'engager Pat, ils ont besoin de toi.

Une petite chanson de soutien pour la route.

http://fr.youtube.com/watch?v=P156V23zKYc&feature=related

Bye Bye

Écrit par : nef | jeudi, 11 septembre 2008 15:00

C'est vrai ça! Serait bien plus utile là-bas, le petit Patrick! Parce que les appels à la guerre sur clavier (vous avez dit clavier????), l'opinel entre les dents, une fois tous les sept ans, ça finit par lasser. Faut te renouveler Patou!

Écrit par : etrun | jeudi, 11 septembre 2008 15:16

Et les appels au pacifisme ne choquent personne ???

Vous avez vraiment l'indignation sélective...

Écrit par : Patrice Joyeux | jeudi, 11 septembre 2008 15:30

"Nous n’avons cessé, en fait, depuis que la civilisation existe, d’être dans une lutte sans merci entre la civilisation et la barbarie."

Ecrit par : Patrice Joyeux | jeudi, 11 septembre 2008 13:22

Je serai curieux de savoir depuis quand la "civilisation" existe ... ( et accessoirement où), et comment fut-elle d'emblée ( si je me fonde sur tes révélations) confrontée à la "barbarie" ( un mot qui manifestement n'a pas dans ton discours le sens que lui donnèrent ses "inventeurs" grecs ), donc le type de barbarie dont selon toi les derniers avatars "majeurs" se seraient "effondrés" ... dernièrement.

Écrit par : urbain | jeudi, 11 septembre 2008 16:45

Ecrit par : urbain | jeudi, 11 septembre 2008 16:45

Il faut bombarder la Mecque pour démoraliser l'Oumma.

Écrit par : Patrice Joyeux | jeudi, 11 septembre 2008 16:58

Ecrit par : Patrice Joyeux | jeudi, 11 septembre 2008 16:58

J'ai beau cherché je ne trouve pas la contrepétrie.

Écrit par : nef | jeudi, 11 septembre 2008 17:02

Ecrit par : urbain | jeudi, 11 septembre 2008 16:45

"Cette prétention de défendre l'Islamisme (qui est en soi une monstruosité) m'exaspère. Je demande, au nom de l'humanité, à ce qu'on broie la Pierre-Noire, pour en jeter les cendres au vent, à ce qu'on détruise La Mecque, et que l'on souille la tombe de Mahomet. Ce serait le moyen de démoraliser le Fanatisme."

(Gustave Flaubert / 1821-1880 / Lettre à Madame Roger des Genettes / 12 ou 19 janvier 1878)

Écrit par : Patrice Joyeux | jeudi, 11 septembre 2008 17:02

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mercredi, 10 septembre 2008 14:10

- Mmmm...erde :-]

Écrit par : (s)catho - pratic(m)ant | jeudi, 11 septembre 2008 17:49

Plus ça va, plus ma syntaxe part en chaussettes. Mon commentaire sur la littérature est affligeant.

Je me laisse aller, j'oublie que je suis en public.

Vivement la relève et salut les aminches !

Ecrit par : (s)catho - pratic(m)ant | jeudi, 11 septembre 2008 17:49

Tu as raison quel monde de merde !

http://fr.youtube.com/watch?v=WQy2yqe6V4s

Écrit par : nef | jeudi, 11 septembre 2008 18:25

Remarquez il faut dire que j'ai une excuse, sur un blog, j'étais en train de martyriser un troupeau de ségolâtres lui-même en plein dépecage de nostalgiques Strauss-khaniens qui eux-même dévoraient à pleines dents les adeptes de Delanoe, qui étaient en train de se moquer des mélenchonistes et autres Emmanuellistes qui venaient d'écraser les flambys de Moscovici et Hollande.

Ils sont très méfiants et se posent une grave question, ils se demandent si quelqu'un n'est pas en train d'essayer de citation "péter le PS";-)))))

Écrit par : nef | jeudi, 11 septembre 2008 18:41

Le LHC a fait une victime.
http://www.lematin.ch/fr/actu/monde/cern-une-indienne-se-tue-par-peur-de-la-fin-du-monde_10-239264

Au Village, personne n'a craint d'être englouti par un trou noir. Quoi qu'il en soit, l'événement a inspiré Fulcanelli le prophète :
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=44302

Écrit par : (ne pas confondre) | jeudi, 11 septembre 2008 19:00

Ecrit par : Patrice Joyeux | jeudi, 11 septembre 2008 17:02

Pas vraiment une réponse à la question ...
Bon, sais-tu au moins ce que signifiait "barbare" pour les inventeurs du mot ( et du concept qui va avec ).

Écrit par : urbain | jeudi, 11 septembre 2008 19:40

Ecrit par : (ne pas confondre) | jeudi, 11 septembre 2008 19:00

Le trou noir c'est surtout celui dans lequel menace de nous engloutir le torrrent d'inepties journalistiques mondialement déversé à l'occasion.
Fulcanelli , comme à son habitude n'éclaire pas beaucoup le débat mais, bien que je n'ai pas tout lu, il semble qu'il ait provisoirement laissé de coté "i luminati" et autres avatars omniscients conspirant en loucedé au retour de la bête .
Cela dit il a beau jeu de dénoncer "la science à la conquête des secrets de l'univers" ou "à la recherche du boson perdu" et autres ponts aux ânes de la vulgarisation scientifique à l'usage des novlanguiens.

Écrit par : urbain | jeudi, 11 septembre 2008 20:20

Ecrit par : nef | jeudi, 11 septembre 2008 18:41

Pour le coup c'est vraiment "riz ou pruneaux" ...
Relire le long passage des "grands cimetières sous la lune" , il me semble parfaitement s'appliquer aux "débats" du PS que nef a été courageusement écouter pour nous.
On dirait aussi un peu du Labiche , avec cette candide imbécilité fort assurée et plaisamment assumée, confite dans le conformisme le plus niais , qu'il prêtait aux bourgeois de son époque, affrontant de graves questions existentielles (généralement d'ordre ancillaire) et les imputants à d'obscurs complots sournoisement ourdis par des jaloux ou des adversaires malveillants .

Écrit par : urbain | jeudi, 11 septembre 2008 20:31

Ecrit par : urbain | jeudi, 11 septembre 2008 19:40

Je vois où tu veux en venir. On est tous le barbare de quelqu'un c'est bien ça ? Tu veux dire que les Taliban considère les Occidentaux comme des barbares ?

Du choc des civilisations au choc des barbaries alors !

Écrit par : Patrice Joyeux | jeudi, 11 septembre 2008 20:50

Ecrit par : Patrice Joyeux | jeudi, 11 septembre 2008 20:50

Mauvaise pioche.
Les barbares c'étaient ceux qui ne parlaient pas le grec ( à peu près la seule chose qui "unissait" les grecs toujours à guerroyer entre eux ) et à l'égard desquels ils ne se considéraient pas du tout comme les "civilisés".
Bien au contraire ils avaient par exemple la plus grande admiration pour la civilisation Perse tout en méprisant le "relâchement" des moeurs et de la cour de celui qu'ils appelaient eux-même le "grand roi".
Une fois de plus tes références historiques relèvent essentiellement des idées préconçues et ignares propres à la culture de bistrot .
Tu devrais lire très beau livre de Trojanow consacré à Burton ( voir le billet ), ça te remettra certaines idées en place et ça nettoiera tes neurones encrassés par une trop forte exposition aux âneries des bons apotres des ondes .
Naturellement la cryogénisation n'arrange rien ...

Écrit par : urbain | jeudi, 11 septembre 2008 21:04

Pat Joy, tu n'es qu'un trouduc et ici c'est tranquille comme dans les médias ou pour le gouvernement, c'est pas grave...On n'insulte que de l'amalgame, musulman, arabe ... négligeable.

Écrit par : agathe | jeudi, 11 septembre 2008 21:07

Ecrit par : urbain | jeudi, 11 septembre 2008 21:04

Ok chef c'est noté.
Mais alors quid de ta réaction initiale ?

Ecrit par : agathe | jeudi, 11 septembre 2008 21:07

Tout amalgame est à condamner. C'est parfois difficile de ne pas y céder.

Écrit par : Patrice Joyeux | jeudi, 11 septembre 2008 21:17

Ecrit par : Patrice Joyeux | jeudi, 11 septembre 2008 21:17

Des phrases toutes faites ... C'est hard sans copier coller.

Écrit par : agathe | jeudi, 11 septembre 2008 21:23

Ecrit par : agathe | jeudi, 11 septembre 2008 21:23

Jamais contente...

Écrit par : Patrice Joyeux | jeudi, 11 septembre 2008 21:28

Ecrit par : Patrice Joyeux | jeudi, 11 septembre 2008 21:17

Quelle réaction ? à quoi ?

Écrit par : urbain | jeudi, 11 septembre 2008 21:31

Ecrit par : Patrice Joyeux | jeudi, 11 septembre 2008 21:28

C'était presque bien de te planquer derrière Flaubert, on a presque cru entr'apercevoir un air cultivé.
Rioufion aurait pu le faire.

Écrit par : agathe | jeudi, 11 septembre 2008 21:34

Je lache l'affaire, vous me paraissez de bien méchante humeur ce soir.

Écrit par : Patrice Joyeux | jeudi, 11 septembre 2008 21:50

Ecrit par : Patrice Joyeux | jeudi, 11 septembre 2008 21:50

D'excellente humeur. Le respect et la tolérance de tes commentaires déchaîne le rire.

Écrit par : agathe | jeudi, 11 septembre 2008 21:55

Le "dernier" Pierre Carles, pataud "digest" de vidéos à propos de Val et Charlie Abdo :

www.dailymotion.com/video/k2o1AbLwes6gV8Li3o


Et des unes de Charlie, Hara-Kiri, période historique :

http://palladio.free.fr/harakiri/HKM/index01.html

Écrit par : f | jeudi, 11 septembre 2008 22:05

Allez comme je suis buté :

. Le philosophe était plutôt celui qui savait enseigner l’art essentiel : l’art d’être homme de manière droite - l’art de vivre et de mourir. Depuis longtemps déjà, les hommes s’étaient certainement rendu compte qu’une grande partie de ceux qui circulaient comme philosophes, comme maîtres de vie, était seulement des charlatans qui, par leurs paroles, se procuraient de l’argent, tandis qu’ils n’avaient rien à dire sur la vie véritable. On cherchait d’autant plus le vrai philosophe qui saurait indiquer vraiment la voie de la vie. Vers la fin du IIIe siècle, nous trouvons pour la première fois à Rome, sur le sarcophage d’un enfant, dans le contexte de la résurrection de Lazare, le Christ comme figure du vrai philosophe qui, dans une main, tient l’Évangile et, dans l’autre, le bâton de voyage du philosophe. Avec son bâton, il est vainqueur de la mort

Et enfin : : "Est autem fides sperandarum substantia rerum, argumentum non apparentium"

Écrit par : odm | jeudi, 11 septembre 2008 22:23

- la foi est la « substance » des réalités à espérer ; la preuve des réalités qu’on ne voit pas.

Écrit par : odm | jeudi, 11 septembre 2008 22:25

Houlà ! On sent bien que Ratzinger approche !

Non, je suis désolé de te le dire, on te sent pas trop à ton aise dans cet exercice.
Il y a une citation qui me semble mieux appropriée à tes toutes nouvelles appétences pour la philosophe ( crypto-philosophie en l'occurrence ) :

"In vino veritas"

Tu devrais relire les méditations métaphysiques de René , ça te ferait le plus grand bien ( en te donnant une idée plus claire de ce qu'est la philosophie ).

Écrit par : urbain | jeudi, 11 septembre 2008 22:53

Incidemment, et dans le droit fil du débat sur les "sources" avec ce brave cryogénisé ( mais heureux), il serait bon en cette année Paulinienne, et puisque tu le cites, de rappeler que Paul s'exprimait en grec et "pensait" en grec, avec en "arrière plan" mental les conceptions hellenistiques classiques, notamment sur l'idée de substance ( concept inauguré par Aristote, comme celui de Métaphysique d'ailleurs).
Si tu as écouté la conférence de Delumeau sur le millénarisme tu vois sans doute "où je veux en venir" ( comme dirait le ravi).

Écrit par : urbain | jeudi, 11 septembre 2008 23:05

Gustave Flaubert / 1821-1880 / Lettre à Madame Roger des Genettes / 12 ou 19 janvier 1878)

Ecrit par : Patrice Joyeux | jeudi, 11 septembre 2008 17:02

Ce discours est creux et ridicule, peu importe qu'il eût été écrit par Flaubert, c'est la raison pour laquelle, à mes yeux, il n'existe pas d'écrivain "maître à penser" !

"L'islamisme", bien mal nommé ne doit surtout pas être confondu avec l'Islam. On devrait dire pûtôt l'intégrisme musulman qui n'a rien à voir avec ce mot "islamiste". De la même manière qu'il existe des intégrismes catholiques et Juifs (dit on catholicistes et juiviste ? Non , alors !)... Va t-on détruire les symboles du catholicisme ou de la religion juive sous prétexte qu'il existe des intégristes en leurs seins ?

Pat Joy, tu parles toi même comme un intégriste fanatique : tu ne vaux pas mieux que ceux que tu combats !

On ne peut pas supporter de tels propos ici.

Tu te dois de t'excuser !

Il est scandaleux d'attaquer une religion dans son intégralité pour quelques extrémistes ! D'autant que les gens comme toi qui les combattent ne valent pas mieux que ces fanatiques religieux !

Je dis ça alors que je suis athée.

Ce serait bon pour tout le monde que tu prennes des vacances, Pat Joy, On te le dit calmement... Va donc commenter chez Rioufol et fous nous la paix !

À la prochaine incartatade je prends sur moi, même si ça ne plait pas, de te censurer purement et simplement et même simplistement en ce qui te concerne.

Voilà qui est dit.

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | jeudi, 11 septembre 2008 23:25

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | jeudi, 11 septembre 2008 23:25

Et voilà...

www.plumedepresse.com/spip.php?article976

Écrit par : f | jeudi, 11 septembre 2008 23:41

Dites, Patou c'est un troll en fait non ? Il est de la maison en fait c'est ça ? Il est là pour apporter la contradiction par l'absurde et animer un peu les débats en suscitant l'hilarité et l'indignation tout à la fois ?

"L’Amérique est déterminée. Et la joie bestiale ne sera, on peut en être certain, que de courte durée. Nul ne doute en Amérique que le gouvernement et l’armée américaine vont répondre de manière lourde, impitoyable, décisive."

En fait l'Amérique des ultra-conservateurs est un troll géant...Pour répondre de manière lourde, elle a répondu de manière lourde l'Amérique. De façon décisive ça...

Écrit par : Nicks | vendredi, 12 septembre 2008 00:04

Le dernier ouvrage de l’hilarant Baudouin De Bodinat, La Vie
sur terre II, promet ainsi le retour fracassant de la traction animale
sous «.un ciel entièrement nouveau.». Notons que l’auteur, habité par
une forme aiguë de sénilité précoce, semble plus ici faire allusion aux
carrosses qu’aux labours à bras ou à charrues. De toutes les manières,
ce vieux paternalisme seigneurial ne manquera jamais de charmes pour
tous ceux qui goûtent les travaux urbains ou ruraux par la seule
nostalgie des longs voyages européens de la noblesse et de la
bourgeoisie lettrées des trois siècles écoulés. Mais c’est aussi le regret
plus «.simple.» de la vieille tournée du maître sur ses terres, gonflé
d’admiration pour le lent et patient travail de ses «.braves paysans.».
Rentré chez soi, cul sur coussins, quelles admirables mélopées
bucoliques ne pourrions-nous pas chanter à nouveau à la gloire de cette
profonde harmonie sociale.? Commentant l’ouvrage, c’est cela sans
doute qu’un journaliste de France-Culture appelle aujourd’hui, sans
bouffonnerie aucune, avoir «.un regard lucide et courageux sur notre
réalité.

Écrit par : odm | vendredi, 12 septembre 2008 00:06

Ecrit par : f | jeudi, 11 septembre 2008 23:41

Comme quoi la connerie se trouve à tous les échelons de la société ! J'avais noté cette déclaration qui a suscité pas mal de commentaires désobligeants pour Fillon qui rime ave cou---on.

En plus, c'est une rime riche !

Et ce type là est premier Ministre ! Pauvre France !

Comme quoi, il y a une lueur d'espoir pour les imbéciles : on peut n'avoir que des poncifs simplistes dans la tête et réussir socialement...

Un peu comme Mac Caïn qui déclarait récemment qu'il y avait une fontière commune entre l'Irak et le Pakistan...

Quelle misère intellectuelle !

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | vendredi, 12 septembre 2008 00:12

Ecrit par : Nicks | vendredi, 12 septembre 2008 00:04

Oui , en gros c'est ça : un troll apprivoisé.
jadis ( au vieux temps du DEL et de ses suites ) il y en avait davantage ( rançon de la gloire) qui bien souvent nous divertissaient,mais parfois finissaient par devenir un peu envahissants.
Celui-là s'est acclimaté, et comme au fond il est assez inoffensif et plutôt "bon bougre" en dehors de ses périodes de crise, on l'aime bien. C'est cette sorte de parasite qui vit en commensal , avec un rôle à tenir, un peu celui du petit gusse insignifiant débitant des poncifs pour stimuler la réaction du personnage principal dans les vieux dessins de Wolinski ( puisqu'il a été question de Charlie et hara kiri ces derniers temps).
odm tient un rôle analogue , mais un peu différent : le mystique à l'ancienne, un peu aviné, aux grosses pataugasses conceptuelles, totalement incapable du moindre discernement ( hormis de rares périodes de lucidité sobre) mais au fond un bon bougre également.

Écrit par : urbain | vendredi, 12 septembre 2008 00:15

Ecrit par : odm | vendredi, 12 septembre 2008 00:06

On dirait que mon "lobbying" effréné mais désintéressé en faveur de l'EDN et de ce sublissime texte ( notamment auprès de france culture ) commence à porter des fruits ... au fait , odm, dans quelle émission de france-cul était-ce ?
Quoiqu'il en soit j'ai déjà préparé (et livré) un court billet sur ce petit livre proprement sidérant de beauté formelle et philosophique ( naturellement très loin des percées mystiques de Panzzer Ratzinger ), que je diffuse très largement à la librairie.
Je vais essayer d'organiser quelque chose à l'occasion de la reparution du tome premier , prévue fin octobre.

Écrit par : urbain | vendredi, 12 septembre 2008 00:22

Ecrit par : odm | vendredi, 12 septembre 2008 00:06

Quand même deux détails , mon bon odm : Bodinat n'a écrit qu'un ouvrage dans sa vie , celui-là ( en deux tomes il est vrai : le deuxième tome date de 1999).
Depuis ce fils de grande famille française ( voir la généalogie des Bodinat ) , après pas mal d'années "monacales" passées dans une petite chambre parisienne à fréquenter les humanités classiques, les philosophes et s'imprégner de toute la littérature qu'il a pu, est devenu ... bucheron (ce qui se comprend quand on a lu le texte ).

Écrit par : urbain | vendredi, 12 septembre 2008 00:36

J'ai pensé à ce sujet que l'horrible tour Eiffel fut le prototype de cette sorte de propagande par le fait, par la monumentalité autoritaire où nous sommes des fourmis et qui façonne directement l'intérieur psychique des individus: comment, après la lui avoir imposée, on en vanta l'inutilité absolument moderne à une population dont la ville venait d'être remplacée par une autre toute neuve, et que cette magnifique parure pour le xx. siècle, ne pouvant être que la promesse de ce qu'il ne durerait pas toujours, justifiait après tout l'esclavage industriel.

*************

Même si le texte est bien tourné, le fond du propos de cet ouvrage consiste en une longue ballade mélancolique à la recherche du bon temps perdu.
Cette desespérance conjuguée avec un mépris sans limite du peuple me laisse perplexe sur la qualité de l'oeuvre.
Avouons enfin que la critique de "l'horrible tour Eiffel" me fait bien marrer, il a quel age ton gus royaliste, Urbain ?

Écrit par : odm | vendredi, 12 septembre 2008 00:48

Il a oublié que l’homme demeure toujours homme. Il a oublié l’homme et il a oublié sa liberté. Il a oublié que la liberté demeure toujours liberté, même pour le ma

Écrit par : odm | vendredi, 12 septembre 2008 01:05

l.

Écrit par : odm | vendredi, 12 septembre 2008 01:06

Ah, je constate sans déplaisir que l'arrivée du pape ( non pas à Chateauneuf mais à Paris) t'a incité à amender tes dispositions naturelles à la vindicte rudimentaire et au non-pensé dogmatique dont t'affecte généralement ta foi de charbonnier.
Tu sembles avoir résolu de suivre mes préconisations de lecture et si déjà tu trouves le texte "bien tourné" ( plaisant euphémisme ) , c'est qu'il demeure pour toi un espoir de rédemption et d'éveil aux merveilles de l'art et de la philosophie.
Je juge donc de mon devoir d'éclairer un peu plus le chemin qui s'ouvre peut-être enfin à toi :
D'après ce qui m'en a été rapporté par un client/lecteur qui l'a rencontré, il y a quelques années, Bodinat aurait ... nos ages ( la cinquantaine ?), et d'après ce que j'en lis il n'a rien oublié, et surtout pas les principes métaphysiques rationalistes ( éminemment cartésiens) que tu lui objectes ( Dieu aime tant sa créature qu'il l'a voulue libre, donc libre notamment de faire la mal, sans quoi la liberté n'en est plus une ). Tu auras sans doute remarqué que le Tome second s'ouvre sur une citation parfaitement explicite de Malebranche ( plus cartésien tu meurs) en rapport avec le dualisme (cartésien), déjà évoqué ici (avec citation des méditations à l'appui).
Sur la "longue ballade mélancolique à la recherche du bon temps perdu" je te fais observer que tu paraphrases ( à ta manière psycho-pachydermique )le sous-titre du livre : "Réflexions sur le peu d'avenir que contient le temps où nous sommes". Sous-titre donc chaque mot et leur agencement porte une profonde charge de sens et d'intention ( qui pour l'instant semble encore t'avoir échappé).
Pour un peu alimenter ta réflexion ( vers la compréhension de ces choses un peu "subtiles"), et stimuler tes progrès, je te recommande donc un autre ouvrage de l'E.D.N., plus "théorique", clairement idéologique et polémique, mais aussi plus explicite quant aux intentions du courant de pensée auquel appartient Bodinat :
" Catastrophisme, administration du désastre et soumission durable "
de René Riesel et Jaime Semprun
Ouvrage qui a déjà suscité un début d'engouement, relayé ici et là par quelques chroniqueurs "éveillés", du fait de la pertinence des analyses qui y sont développées, à la lumière des "evene­mens & accidens inouys & inaccoustumez" que nous propose l'actualité du "temps où nous sommes".

Écrit par : urbain | vendredi, 12 septembre 2008 08:53

Ecrit par : urbain | vendredi, 12 septembre 2008 00:22

Livré ? A qui ?

Écrit par : agathe | vendredi, 12 septembre 2008 22:48

 
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