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mercredi, 20 août 2008

Vacance dialectique

 

On connaissait la théologie négative, visant à approcher l’idée de Dieu par la description de ce qu’il n’est pas ( sachant que ça reste difficile, même pour odm, de décrire Dieu « tel qu’en lui-même » ) ; on connaissait le bartelbysme consistant à se définir un comportement par celui qu’on préfèrerait ne pas adopter ; restait à découvrir le Kouchemerdisme qui introduit dans l’ordre de la diplomatie et par antagonisme avec le mode « classique » ( celui qui va de Talleyrand à Couve de Murville , voire Védrines) le même rapport de définition négative .
683342404.jpgOr donc :
« Bernard Crâne de Montgolfière, indique dans le Journal du Dimanche qu'il ne rencontrera pas le dalaï lama le 20 août, mais qu'il "espère" toutefois le rencontrer lors de sa visite en France qui s'achève le 23 août. "Le 20, je ne peux pas", dit Monseigneur Bernard, ajoutant que la visite du dalaï lama est une "visite privée. Sans flonflons, ni trompettes". Dans le JDD, Mgr Crâne de Montgolfière fait savoir qu'il a appelé le dalaï lama "cette semaine au téléphone" ( sans doute après quelques SMS infructueux ), ajoutant : "Je vois mon ami le dalaï lama à chaque fois qu'il vient en France" »

Naturellement la portée planétaire ( pour ne pas dire cosmique) de ce non-événement virtuel  justifie les larges et multiples colonnes qui lui sont consacrées dans la sphère médiatique, et ce avec d’autant plus de scrupuleuse rigueur journalistique que l’événement, dans son hypothétique non concrétisation, se situe actuellement dans l’état quasi limbique de la non survenue putative annoncée d’une rencontre sans objet ( ni flonflons , ni trompettes ) qui cependant , étant souhaitée, demeure espérée, pour en quelque sorte perpétuer une mondanité coutumière et qui ne peut avoir d’autre fonction ni résultat concret que, précisément, celui « d’annonce » de cette rencontre qui ..etc …


Car enfin, même si ça n’était pas dans la grotte sacrée, Ségolène Soubirous , elle, elle l’a rencontré le pote de crâne de montgo , et même que ça l’a toute retournée, vu qu’avec ses lunettes et sa coupe ultra rafraichie, il ne ressemblait pas du tout à la sainte vierge, du moins telle qu’elle se l’imaginait, bien qu’au fond le résultat fut à peu près le même. Elle a même failli en pondre un nouveau néologisme de son cru : la karmitude , mais sans doute l’émotion ou le thé au beurre de yack rance, bref ... c’est pas sorti ( ça n'est que partie remise).

Alors, bien sur, on sait  tous qu’à l’instar des autres repentis du PS, Bernard alias Sa Boursouflure est un spécialiste , un genre de pointure dans sa branche, et notamment , comme qui dirait un docteur ès Tibet et dalaï lama réunis, vu qu’il a lu ( et forcément révisé dernièrement) « Tintin au Tibet », bien  noté (en cours de soutien avec attali et yade ) les bévues ( du Capitaine) à ne pas reproduire, et qu’il se gardera donc bien de souffler dans la grande trompette, comme il sait qu’il ne faut surtout pas donner du « grand mogol » au monsieur ratiboisé  à lunettes, toge romaine et sourire bienveillant , fut-il dépourvu ( en toute simplicité) de son grand bonnet en vrille et de son aéropage ( Mathieu Ricard ayant, depuis ses premiers signes de sciatique, renoncé à porter seul le palanquin) , et pour tout dire : qu’il sait quand même faire la différence entre le mandarom et le pape des chortens ( toujours les passer à gauche !) .

Du coup on peut raisonnablement s’interroger sur l’impérieuse contingence qui prive (provisoirement ?) Sa Boursouflure du bénéfice d’une rencontre avec l’ ' « Océan de sagesse » auquel il a pourtant coutume de venir s’abreuver régulièrement.

Eh bien la réponse est finalement assez décevante dans sa prosaïque simplicité : « C’est le boulot … » eh oui , le boulot : les cadences infernales du Quai d’Orsay … car voyez-vous , le 20 août , ça tombe mal, c’est pas possible, le carnet de rendez-vous est plein de ratures mais pas moyen de caser ce vieux pote de Tenzin Gyatso.
Malgré qu’il en ait Sa Boursouflure ne pourra pas prendre une chopine ( de thé au beurre de yack rance ) avec Sa Sainteté  comme ils ont pourtant l’habitude le faire « Sans flonflons, ni trompettes » … depuis qu’il se connaissent .
Faut dire qu’en ce moment, pensum européen oblige, il rigole pas avec Bouffon : entre la cuisine chinoise ( comprennent rien à la fine diplomatie ceux-là !)  et les salades russes à la sauce georgienne, pas moyen de se couler une petite semaine de vacances tranquilles . Sur qu’au Kossovo c’était peut-être pas le fort de Brégançon mais c’était plus coule.

Bon, abrégeons … pourquoi donc ce nième non évènement fumeux devrait-il retenir notre attention ? Eh bien précisément par ce qu’il in-carne un (possible) retour de la dialectique. Je le dis rapidement et je renvoie (les amateurs) pour plus de détails aux saines lectures sur la question, la négativité donc , par conséquent la dialectique, et en prime la production symbolique inhérente à tout ce qui peut faire sens.

Nous ne sommes pas en effet ici ( et paradoxalement) dans l’insignifiance coutumière des médias et de leurs personnages/marionnettes de sitcom pipolitique. Nous ne sommes pas dans le détournement, la distraction du réel ( fonction première de l’appareil idéologique qui rassemble tous ces cuistres et médiacrates). Car, quand , figurant inconsciemment mais clairement ( et compulsivement) le 513279545.JPGmouvement de l’esprit qui produit la positivité à partir de la négation du négatif ( la non survenue du non événement en tant que dépassement de l’absolue in-signifiance dans le sens absolument positif ) , quand donc notre nanar gouvernemental et ses hérauts stigmatisent l’action ministérielle ( posée par eux comme essentiellement positive ) en annonçant la probabilité d’impossibilité de sa réalisation en même temps que son caractère souhaitable mais inessentiel, ils assument et exposent bien malgré eux  l’intégralité du processus dialectique de dépassement de leurs contradictions.

Je laisse la conclusion au Capitaine, qui une fois encore parle d’or et trouve la meilleure réponse au problème( et au grand précieux)l.

 Urbain

Commentaires

tu n'y connais rien urbain!

la foi des veaux c'est délicieux.. avec un petit filet de vinaigre hmmmm!!
euh.. je ne sais pas!.. on dit "la foi des veaux" ou "le foie de veau"?..
je n'ai jamais su..
faut dire qu'avec le "e" j'ai toujours cru que "foi" c'était un singulier féminin
attends.. on dit bien "avoir foi en l'homme"?.. donc c'est féminin
en dieu?.. mince!
bon.. je garde le foie de veau.. je jette la foi des veaux .. et je vais bosser

super ton billet

Écrit par : Maghnia | mercredi, 20 août 2008 08:13

"Le chef de la diplomatie française et la secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme s'entretiendront vendredi, en compagnie de Carla Bruni-Sarkozy, avec le chef spirituel tibétain."

Écrit par : f | mercredi, 20 août 2008 09:27

Eh oui, finalement, comme toujours les contradictions aboutissent à leur dépassement...
Donc , "en finn de compet", le non-évènement se réalisera "dialectiquement" , sans flons flons ni trompettes, mais avec une topemodèle recasée en pot de fleurs (un peu défraichies) qu'on pose sur latable, à coté des chopines (de thé au beurre de yack rance).

Il faudrait sans doute un autre billet ( sur le mode lacanien )pour rendre compte du rôle de prothèse symbolique assigné à la post-bimbette boufonne pour "subsumer dans l'ordre symbolique" la contradiction initiale , par un "étrange" effet de néantisation du réel opéré par sa seule présence.
Un beau cas assurément...
mais je me demande ce qu'en penseront les chinois ( peu portés sur ces subtilités symboliques post-modernes et bon marché).

Écrit par : urbain | mercredi, 20 août 2008 09:54

pardon : Donc , "en fin de compte",

Écrit par : urbain | mercredi, 20 août 2008 09:55

Il y avait hier dans un journal régional une "jolie" photographie...
Afin d'illustrer un article nous narrant la "volonté" de Mâme Sarkozy de faire dans l'associatif (la défense de l'ours des Pyrénées), un photomontage présentait un cliché de l'ourse Hvala avec en incrustation le portrait de Mâme S. La légende disait "Carla Bruni-Sarkozy (en médaillon) et l'ourse Hvala."
Didascalie ("en médaillon") qui semblait nécessaire pour l'infographiste, il semble...
Les ours des Pyrénées ont-ils vraiment besoin de cette néantisation sans doute superfétatoire..?

Écrit par : f | mercredi, 20 août 2008 10:16

L'ivresse de l'altitude des montagnes tibétaines a inspiré à Urbain un drôle de néologisme...

"Aéropage" hinhinhinhin

Écrit par : Patrice Joyeux | mercredi, 20 août 2008 11:07

Ecrit par : f | mercredi, 20 août 2008 10:16

Se pourrait-il qu'elle fasse une confusion avec le migou ( pour le ravi je précise que le migou c'est le terme qu'emploie foudre bénie pour désigner le yeti )?

Écrit par : urbain | mercredi, 20 août 2008 11:22

toujours pour le ravi,
donc,
pardon : aréopage
( le comité de lecture sera dorénavant plus vigilant , et déjà très flatté de compter parmi ses membres un philologue aussi éminent ).

Écrit par : urbain | mercredi, 20 août 2008 11:27

l'absence du divin n'est pas compensée par la blablatique.
Urbain et Maghnia le démontre, c'est lumineux.
Maghnia qui est dans le blabla de poulailler et Urbain dans le blabla académique, mais les blablateurs occupent le terrain.
Les blablateurs commerciaux,les blablateurs artistiques, les blablateurs médiatiques, bref du discours au kilomètre et la boussole à la cave !

Écrit par : odm | mercredi, 20 août 2008 11:32

Merci odm pour cette obligeante confirmation.
Et bonne route sur le sentier lumineux ( n'oublie pas de te raser le crane, de chausser tes sandales, et d'enfiler ta toge rouge ).
Attention cependant : on dirait qu'il va être encombré ces prochains jours, mais en attendant ratzinger ( je me demande qui va le rencontrer celui-là ?) ça me semble un bon projet de randonnée estivale.
( et j'oubliais : ooooom ).

Écrit par : urbain | mercredi, 20 août 2008 11:37

fallait pas me citer, urbain !
je ne voulais pas intervenir !
Ayant essuyé dernierement les humeurs de quelque mal embouché !

Écrit par : odm | mercredi, 20 août 2008 11:44

la blablatique de poulailler.. j'adore!!

Écrit par : Maghnia | mercredi, 20 août 2008 12:12

Ecrit par : odm | mercredi, 20 août 2008 11:32

au fait.. je vous ai piqué?
nonononon!
excusez.. je ne l'ai pas fait exprès
(mais la volaille c'est si bêêêêête)..

Écrit par : Maghnia | mercredi, 20 août 2008 12:54

mais mon cher odm,
"l'absence du divin " ou selon certains le "silence de dieu" n'est peut être pas "compensée par la blablatique", (c'est pourtant ce à quoi s'emploient depuis la nuit des temps toutes les églises, sectes, religions et autres néfastes chapelles de toutes obédiences ) mais quant à moi ( et je pense maghnia) ça n'est pas du tout l'objet de notre blablatique.
Je te citais simplement comme "autorité" du "village" en ces matières religieuses, et juste pour illustrer l'intérêt de la théologie négative. Intérêt ( voire contrainte) que tu illustres parfaitement dans ton commentaire ( d'où la confirmation ).
Il n'est pas facile en effet d'approcher positivement la connaissance du divin et plus commode de l'évoquer par le biais de ce qu'il n'est pas supposé être : la blablatique académique par exemple , ou de poulailler.

Écrit par : urbain | mercredi, 20 août 2008 13:01

Pour que tout soit bien clair, mon bon odm, le sujet du jour n'est assurément pas la religion, la croyance ou la foi mais la dialectique ( en quelque sorte son contraire ) appliquée ( aux cuistres).

Écrit par : urbain | mercredi, 20 août 2008 13:09

Ayant essuyé dernierement les humeurs de quelque mal embouché !

Ecrit par : odm | mercredi, 20 août 2008 11:44

Peut être vaut il mieux être "mal embouché" que complètement bouché...

Je ne vise personne à part ceux qui se sentiraient concernés...

Très bon billet Urbain ! Et pourtant tu reviens de loin car tu n'es que "commerçant" (bah, quelle horreur ! feraient les intégristes de toutes religions, et c'est d'ailleurs à ce genre d'observation qu'on reconnait son intégriste pur et dur un peu bas du front !)

Ah que Dieu serait heureux sans ses croyants obtus et plein de préjugés ridicules !

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mercredi, 20 août 2008 14:09

Ha, le migou...
Si ce n'est pas le migou, ça ne peut être qu'une ourse. Ou l'inverse. Ou le vrai/faux Big foot déniché dernièrement. Le journaliste régional n'a pas osé légender "l'ourse n'est pas dans le médaillon."

A la vision des photographies quasi-officielles de la presse qui s'empresse du couple présidentiel (agrégat de matière a priori non sécable), je pense souvent aux soeurs Abigail et Brittany Hensel(en selle). Sacrée prothèse symbolique... Un médium au sens de Mc Luhan.
Carla ne peut être que là, car là.

Doit-on maintenant conclure que Bernard rencontrera son ami le Dalaï Lama vendredi tout en souhaitant ne pas le renconter..?

Écrit par : f | mercredi, 20 août 2008 16:11

Ah que Dieu serait heureux sans ses croyants obtus et plein de préjugés ridicules !

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mercredi, 20 août 2008 14:09

Dieu n'est pas croyant.
Il ne croit donc pas aux croyants qui eux-mêmes croient en lui.
Les croyants, donc, croient n'importe quoi, et moi je ne crois que ce que je vois (et d'avance, oui, j'ai vu le père Noël, et la casquette du père Bujot).

Écrit par : adrien (de rien) | mercredi, 20 août 2008 16:16

Maghnia qui est dans le blabla de poulailler et Urbain dans le blabla académique, mais les blablateurs occupent le terrain.
Ecrit par : odm | mercredi, 20 août 2008 11:32

Ta devise étant "pas de blabla, mais du résultat" ? :-}}

Très bon billet, Urbain.

Écrit par : poulette sarah7 | mercredi, 20 août 2008 17:56

HS / Obama, McCain et les Clinton.

Politique-fiction, humour et analyse dans le billet de l'excellente Maureen Dowd.

(clic signature)

Écrit par : Lord Nithorynque | mercredi, 20 août 2008 20:43

Est-il nécessaire de gloser sur le spectacle permanent de l'insignifiance ?

Les tuyaux ("les pressés médiatiques") ne s'occupent plus que de leurrer ; et les personnages de la scène publique les rassasient en offrant chaque jour un nouveau numéro. Il va s'agir pour les uns et pour les autres de fabriquer du bruit et du déplacement...

Au cinéma, quand il reste de la dialectique, un cinéaste qui se respecte n'a cure des gesticulations des pantins ; et s'occupe quant à lui, avec le peu de moyens qui lui reste, de provoquer le mouvement de la pensée...

Écrit par : arrêt - surmenage | mercredi, 20 août 2008 21:41

Ecrit par : arrêt - surmenage | mercredi, 20 août 2008 21:41

Je suis d'accord.

Écrit par : Lord Nithorynque | mercredi, 20 août 2008 21:44

BHL, Micha, Poutine, Nicolas, Holbrooke, Rice.

Reportage, grand témoin, témoignages, munichisme, bons et méchants, jeune démocrate libéral grand résistant et affreux dictateur, vodka et nuits sans sommeil, totalitarisme et monde libre.

Et tant de choses qui arrivent tandis que notre reporter est là, créateur d'évènements : l'Audi qui surgit, les téléphones qui sonnent en même temps, la dépêche qui tombe, les chars, Holbrooke au bar...

(Ne cliquez pas)

Écrit par : f | mercredi, 20 août 2008 21:46

de Woody Allen

Avoir foi en une intelligence divine inspire une certaine tranquillité. Mais elle ne nous libère pas de nos responsabilités humaines. Suis-je obligé de surveiller mon frère ?

L'homme n'amène pas son propre malheur, et si nous souffrons, c'est par la volonté de Dieu, bien que je n'arrive pas à comprendre pourquoi il se croit obligé de tellement en remettre.

Non seulement Dieu n’existe pas mais en plus il est impossible de trouver un plombier le dimanche.

Je tiens beaucoup à ma montre, c'est mon grand-père qui me l'a vendue sur son lit de mort.

J'avais une balle dans la poche, quelqu'un m'a jeté la Bible, la balle m'a sauvé la vie.

Je ne crois pas en une vie future, mais je prendrai quand même un slip de rechange !

L'éternité c'est long, surtout à la fin

pour vous odm.. pour vous dérider
(moi aussi j'aime dieu..mais il change sans arrêt de pseudo:-))

Écrit par : Maghnia | mercredi, 20 août 2008 21:49

"J'avais une balle dans la poche, quelqu'un m'a jeté la Bible, la balle m'a sauvé la vie."

Magnifique ! :-)

Écrit par : Lord Nithorynque | mercredi, 20 août 2008 22:30

Ecrit par : Lord Nithorynque | mercredi, 20 août 2008 22:30

"Magnifique !"
tout à fait

j'ai proposé un tronc commun
après à chacun de choisir son option..

moi j'aime particulièrement :
"Je tiens beaucoup à ma montre, c'est mon grand-père qui me l'a vendue sur son lit de mort."
c'est à mon sens la plus subtile..

Écrit par : Maghnia | jeudi, 21 août 2008 08:02

A défaut de grands films, il faut bien reconnaître qu'il y a "LES-citations-de-Woody-Allen". Soit deux ou trois autres :

"Si Dieu existe, j'espère qu'il a une bonne excuse."

"Et si tout n'était qu'illusion et que rien n'existait ? Dans ce cas, j'aurais vraiment payé mon tapis beaucoup trop cher."

"- Vous êtes un amant merveilleux...
- C'est que je me suis beaucoup entraîné en solitaire...".

Écrit par : serrault - positif | jeudi, 21 août 2008 19:36

A défaut de grands films..
Ecrit par : serrault - positif | jeudi, 21 août 2008 19:36

La grandeur d'un pied adulte varie entre 12 et 20 centimètres; celle d'un neurone entre 5 et 120 microns.

Écrit par : précisions | jeudi, 21 août 2008 21:14

Oups...

"La seule façon d'être heureux c'est d'aimer souffrir.”

"Les méchants ont sans doute compris quelque chose que les bons ignorent.”

"J'ai des questions à toutes vos réponses"

Écrit par : mighty - aphorismes | jeudi, 21 août 2008 21:19

précisions | jeudi, 21 août 2008 21:14

Précisions ?

Écrit par : vague - à lames ? | jeudi, 21 août 2008 21:42

Précisions ?
Ecrit par : vague - à lames ? 21 août 2008 21:42

Le Goût des autres .. réalisé par Agnès Jaoui.

Écrit par : précisions | jeudi, 21 août 2008 22:21

Bien vu!

http://img155.imageshack.us/img155/6011/kouchnercarladalaihf7.jpg

Écrit par : skalpa | samedi, 23 août 2008 02:10

HS (désolé) / Obama, McCain et les Clinton :

De la politique-fiction, de l'humour et de l'analyse politique : le billet de Maureen Dowd dans le New York Times.
http://www.nytimes.com/2008/08/20/opinion/20dowd.html?em

Écrit par : Lord Nithorynque | lundi, 25 août 2008 02:25

(ça ne passe pas, mais je suis têtu, d'où le copié-collé in extenso qui suit)


Two Against The One
By MAUREEN DOWD
Published: August 19, 2008


In the dead of night in a small hideaway office in the deserted Capitol, a clandestine meeting takes place between two senators with one goal.

They grin at each other as they lift their celebratory shots of brutally cold Stolichnaya.

“Our toast to The One,” they say in unison, “is that he’s toast.”

“Obama should have picked you, Hillary,” John McCain tells her. “It isn’t fair, my friend. But it just makes it easier for me to whup him.”

“Don’t worry, John, I’ve put it behind me,” Hillary replies. “I’m looking toward the future now, a future that looks very bright, once we send Twig Legs back to the back bench.”

They chortle with delight.

“He’s a bright young man, but he got ahead of himself,” McCain says. “He needs to be taught a lesson, and we’re the ones to do it. Have you seen the new Bloomberg poll? Obama’s dropped and we’re even again. The Bullet’s getting all the credit, but you and I know, Hillary, that it’s these top-secret counseling sessions we’re having. And thanks again for BlackBerrying me the Rick Warren questions while I was in the so-called cone of silence.”

“Oh, John, you know I love you and I’m happy to help,” Hillary says. “The themes you took from me are working great — painting Obama as an elitist and out-of-touch celebrity, when we’re rich celebrities, too. Turning his big rallies and pretty words into character flaws, charging him with playing the race card — that one always cracks me up. And accusing the media, especially NBC, of playing favorites. It’s easy to get the stupid press to navel-gaze; they’re so insecure.”

“They’re all pinko Commies,” McCain laughs. “Especially since they deserted me for The Messiah. Seriously, Hill, that Paris-Britney ad you came up with was brilliant. I owe you.”

Looking pleased, Hillary expertly downs another shot. “His secret fear is being seen as a dumb blonde,” she says. “He wants to take a short cut to the top and pose on glossy magazine covers, but he doesn’t want to be seen as a glib pretty boy.”

McCain lifts his glass to her admiringly. “If I do say so myself, while the rookie was surfing in Hawaii, I ate his pupus for lunch. Pictures of him pushing around a golf ball while I’m pushing around Putin. Priceless.”

“I have a little secret to tell you about that, John. Bill made it happen. He loves you so much. He called Putin and told him that if he invaded Georgia, he could count on being invited to the Clinton Global Initiative every year for the rest of his life.”

“Wow. Should I call him? I saw your husband’s kind words about me in Las Vegas on Monday, saying I’d be just as good as Obama on climate change.”

“I think he’d like that,” Hillary smiles. “He’s still boiling at Obama. And you don’t have to worry about my army of angry women. We’ve spread the word in the feminist underground — as opposed to that wacky Obama Weather Underground — that ‘catharsis’ is code for ‘No surrender.’ My gals know when I say ‘We may have started on two separate paths but we’re on one journey now’ that Skinny’s journey is to the nearest exit.”

“But Obama’s says he’s finally ready to hit back,” McCain says, frowning. “He’s starting a blistering TV campaign and attacking me for attacking his patriotism.”

“Now, John, you know that every time he tries to get tough, he quickly runs out of gas. Sometimes in debates, he’d be exhausted by the third question. He must use up all his energy in the gym. He doesn’t have any stamina, and he certainly doesn’t have our bloodlust. Besides, you can throw that Mark Penn stuff at him that I couldn’t use in a Democratic primary about how he’s not fundamentally American in his thinking and values. While he’s up on his high-minded pedestal, you’ll scoot past him in your Ferragamos.”

“How can I ever thank you, my friend?”

“You can announce that you won’t be running for re-election because you’d be 76, and you can pick somebody really lame to run with, like your pal Lieberman. That means one term for you, and two for me.”

“It’s a deal,” McCain says, sticking out his hand to shake on it. “That was inspired to snatch his convention away — makes him look so weak. Listen, why don’t you stop in Sedona on the way to Denver? Wear a black wig and I’ll spirit you up to the cabin for the night. I’ll catch a catfish in the mill pond and grill it for you. It will be an adventure.” There’s a knock on the door. Jesse Jackson sticks his head into the meeting.

“Is it over?” he asks his co-conspirators.

“Yes, he’s over,” they respond in unison.

Écrit par : Lord Nithorynque | lundi, 25 août 2008 02:25

Victoire ! après plusieurs jours de rétention, mes vieux commentaires, groupés, ressurgissent à la surface ! Quel motif leur a valu cette garde à vue de la part de 20minutes.fr ? Mystère.

Écrit par : Lord Nithorynque | lundi, 25 août 2008 02:38

Inquiétude de l'axe du mal islamo-gauchiste: Hussein Obama peine à creuser l'écart malgré le soutien des médias.

"Le candidat démocrate a tout pour être le grand favori de l'élection présidentielle : les Américains ne supportent plus George W. Bush, ils souffrent de la crise économique et veulent en finir avec la guerre en Irak. Et pourtant Obama est tout juste devant McCain. Explication."

http://marianne2.fr/Pourquoi-diable-Obama-n-enfonce-t-il-pas-McCain_a90431.html

Écrit par : Patrice Joyeux | lundi, 25 août 2008 02:50

http://www.rue89.com/2008/08/20/exclusif-choses-vues-dans-la-syldavie-en-guerre-par-bhl

Dans le même esprit...

juste le début:
"Exclusif: choses vues dans la Syldavie en guerre, par BHL
*
Par BHL | Intellectuel-voyageur | 20/08/2008 | 18H03

Après avoir raconté dans Le Monde son périple dans la Géorgie en guerre, l’intellectuel-voyageur est allé en Syldavie, où le conflit engagé par la Bordurie fait des ravages. Il nous a envoyé ce récit.

Et me voilà sous le ciel morne de Klow. Sur le tarmac de cet aéroport désert, comme abandonné, je suis le seul Français. Les avions de la compagnie Syldair ont disparu. Un vieil ami syldave, d’un village ravagé de la vallée Wladir, m’accueille. Les bras ouverts.

Et puis simplement, il chuchote comme s’il craignait que l’un de ces barbares, fils de la haine et du meurtre, ne l’entende: « Merci d’être là ». Je le regarde, cet homme, si grand, si élégant. Discrètement, je lui glisse une liasse de khôrs. Car sur son visage pourtant serein, je les devine, moi, je les sais, ces nuits d’effroi et ces réveils glauques au bruit des bombes.

Je ne dis rien. Je ne vais pas commencer à lui raconter mes voyages auprès de Massoud au doux visage ou d’Izetbegovic immense résistant, auprès de ces guerriers de la liberté et du Bien pour lesquels j’ai parfois songé à prendre moi-même les armes. Mais je n’ai jamais supporté la guerre. Je ne dis rien mais il sait.

Écrit par : rep ban | lundi, 25 août 2008 02:55

 
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