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vendredi, 25 juillet 2008

Sgt. Papy's Lonely Hearts Club Band

 

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Le 16 juillet dernier, la commission européenne votait un amendement initié par Charlie McGreevy, commissaire chargé du marché intérieur et des services, et validant deux initiatives dans le domaine du droit d'auteur. Ainsi, la première prévoit-elle de « porter de 50 à 95 ans la durée de protection des exécutions enregistrées et de l’enregistrement proprement dit. La proposition bénéficierait ainsi tant à l’artiste interprète ou exécutant qu’au producteur. Elle traduit également l’importance que l'Europe accorde à leur contribution créative ». La seconde disposition vise à abolir les monopoles nationaux des organismes de collecte des droits d'auteurs (telle la SACEM, en France) ; c'est donc la mise en concurrence de ces organismes nationaux. « Cette décision aura un effet positif sur la diversité culturelle », indique Neelie Kroes, commissaire à la Concurrence. Elle permettra « d'offrir aux auditeurs un choix plus vaste et aux auteurs des revenus potentiellement plus importants ».

On pourra trouver le « press release » ici .

Charlie explicite une des visions à l'origine de son texte : « Compte tenu de l’espérance de vie dans l’UE, 75 ans pour les hommes et 81 ans pour les femmes, il n’est pas rare que ces personnes deviennent octogénaires, voire nonagénaires, alors qu’elles ne perçoivent plus aucun revenu de leurs enregistrements ». Voilà donc un amendement qui, sans conteste, saura adoucir les vieux jours de nos grands artistes européens (abandoooooonné-é-és ou non).

Pourtant, un paragraphe, moins immédiatement spectaculaire et médiatisé que le passage de 50 à 95 ans de la durée de protection, vaut son pesant de royalties et vient, si besoins étaient encore, balayer la poussive justification de Charlie :

« En outre, dans le cas des compositions musicales auxquelles ont contribué plusieurs auteurs, la Commission propose une méthode de calcul uniforme de la durée de protection. [...] La règle proposée prévoit que la durée de protection d’une composition musicale expire 70 ans après la mort du dernier auteur vivant, qu'il s'agisse de l'auteur des paroles ou du compositeur de la musique. »

De plus, Charlie, non content de s'attaquer à la paupérisation des créateurs en fin de cycle biologique, se fait fort de pourfendre l'oubli des petites mains, la spoliation des méticuleux artisans et autres indépendants...

Charlie :

«Je n’ai pas en tête des artistes de renom tels Cliff Richard ou Aznavour. Je pense aux milliers de musiciens de studios qui jouent sur les enregistrements des années 50 et 60, qui ne percevront plus aucune redevance liée à leur contribution, alors qu’il s’agit souvent là de leur seule retraite.»

Aucune histoire de lobbying, aucune volonté d'accentuer les phénomènes de rente et de monopole dans tout cela, n'est-ce pas, mais juste une défense acharnée des petits métiers (qui génèrent encore aujourd'hui des profits gigantesques, c'est connu)...

Propagande connue et usée, ici et là...

Caressée dans le sens du profit prorogé, l'industrie du disque glousse de plaisir.

Et c'est également la question du domaine public qui se pose ; ce lieu où les choses, extirpées de l'univers marchand (ou exploitées par d'autres, dans le jeu de la fameuse concurrence et de la diversité), circulent librement, sont assemblées, transformées, retrouvées, tordues, réinjectées dans le geste de création etc.

Dans « L'Œuvre d'art à l'époque de sa reproductibilité technique », Walter Benjamin questionne le rôle, le statut de l'oeuvre d'art au moment même de l'essor des techniques de reproduction de masse (photographie, imprimerie, copie ; et aujourd'hui traitement numérique, échange de fichiers etc.). Il voit dans la reproductibilité technique de l'oeuvre la perte de son aura et étudie les changements subséquents dans la perception de l'oeuvre par le « public ». Toutefois, Benjamin ne regrette pas la disparition de l'aura et y décèle, au contraire, la véritable création dans le sens où elle s'émancipe de valeurs extérieures telle que la religion ou l'Etat (« l'aura de l'oeuvre à l'époque classique n'est pas autre chose que l'intrusion d'un pouvoir exogène décidé à pénétrer le champ de l'art pour mieux assujettir le monde. » Bruno Tackels). Avec l'oeuvre d'art reproduite et distribuée, c'est l'ensemble du « public » qui a accès à l'art, qui en modifie le sens, qui est transfiguré par l'oeuvre. Selon Benjamin, l'art ainsi débarrassé de l'aura permet  de se libérer de l’aliénation de masse devant les images. Et c'est à ce moment-là que, véritablement, « l'aura peut apparaître et devenir visible pour l'œil moderne » selon  Bruno Tackels.

Evidemment, ce processus fut également interrogé du point de vue du risque (et de la réalité) de voir l'oeuvre d'art devenir marchandise, qu'elle se fétichise dans son appropriation par la masse...

« La culture, qui d'après son propre sens non seulement obéissait aux hommes, mais toujours aussi protestait contre la condition sclérosée dans laquelle ils vivent — et par là les honorait — cette culture, par son assimilation totale aux hommes, se trouve intégrée à cette condition sclérosée; ainsi elle avilit les hommes encore une fois. Les productions de l'esprit dans le style de l'industrie culturelle ne sont plus aussi des marchandises, mais le sont intégralement. » Theodor Adorno.

http://www.le-terrier.net/adorno/industrie.htm

C'est pourquoi le domaine public et sa dimension politique peuvent venir court-circuiter ce phénomène de marchandisation.

Et ce domaine public s'exprime notamment sur Internet ; qui revient encore comme cible privilégiée du gentil espace marchand.

Que pourra-t-il advenir du travail de sites souvent vitaux tels que :

http://www.ubu.com/

http://www.archive.org/index.php

http://www.europafilmtreasures.fr/

Il faut y aller, y musarder, y rester... Et y exercer son regard critique. Encore...

Et laisser les productions de nos grands artistes sur les étals, entre l'oseille transgénique et les poulets aux hormones.

 

Le Britannique Henry Allingham peut enfin souffler (poussivement). Son enregistrement artisanal de « Peter, Peter, Pumpkin Eater » datant de 1918 et exécuté en yodlant sur un grand-bi pourra encore lui rapporter gros. Peinard jusqu'en 2013.

Henry Allingham est l'homme le plus âgé d'Europe.

 

 

 

 

f



Commentaires

Merci f.
Tout ce que je voulais dire sans arriver à trouver comment !
Mais je me doutais bien que ce sujet trouverait un billetiste de choix en ta personne !

Écrit par : adrien (de rien) | vendredi, 25 juillet 2008 08:17

héhééé... toujours vivant les gens du village

bon ben coucou en passant

Écrit par : jeanmarc | vendredi, 25 juillet 2008 09:41

Encore un coup d'helene smith et impala ?
faudra lui en causer aux arènes, en gladiateur européen indépendant .
( à mon avis elle sera en rétiaire ).

Écrit par : urbain | vendredi, 25 juillet 2008 10:54

Il arrive !
hare, hare,oooom et toute ces sortes de choses .
Un nouveau candidat à la légion d'honneur :

http://www.editionslatableronde.fr/ouvrage.php?id_ouv=I22987

chargé le mois d'aout ... heureusement que je me tire .

Écrit par : urbain | vendredi, 25 juillet 2008 11:00

!!

Écrit par : ??? | vendredi, 25 juillet 2008 11:18

Il faudrait prévenir odm, Ingrid et bouffon : le dalaï lama passe dans le coin du 15 au 22 août , de nantes au languedoc on va carburer à la sagesse ... adonf !

ça serait pas une bonne occase de caser une légion d'honneur des familles ça ?
de retour de pékin ...
Mais j'y songe ... il l'a peut-être déjà ?

Écrit par : urbain | vendredi, 25 juillet 2008 11:37

Pour en revenir à Gene Tierney ( bellissima ), trouve nous plutôt un extrait de shangaï gesture, où elle est si belle (et sans ce capuchon ridicule).

Écrit par : urbain | vendredi, 25 juillet 2008 12:39

Badiou qui répond à Assouline qui répond à Badiou... un moment phare pour l'intellectualisme français. Et le Monde, qui n'en rate pas une, nous invite à suivre le match

allez hop, un pitit commentaire HS, pour le plaisir

Écrit par : jeanmarc | vendredi, 25 juillet 2008 14:03

Ecrit par : urbain | mercredi, 23 juillet 2008 09:08

Certainement pas ma tasse de thé - enfin pour Stromboli y'a quand même Ingrid Bergman [...]. Et quand vous aurez lu autre chose que Deleuze ou Foucault vous commencerez à avoir une idée du "quod sectabor iter vitae".

+

Ecrit par : adrien (de rien) | jeudi, 24 juillet 2008 15:57

JLG a aussi dit "Il y a le visible et l'invisible. Si vous ne filmez que le visible, c'est un téléfilm que vous faites." et "La photographie, c'est la vérité et le cinéma, c'est vingt-quatre fois la vérité par seconde..."

+

Ecrit par : Lord Nithorynque | vendredi, 25 juillet 2008 02:21

(j'ai pris la décision de lire du Badiou entre deux films de Jess Franco)

+

[aujourd'hui] Preminger & Gene Tierney

=

"Une pensée qui forme une forme qui pense" (JLG).

Autrement dit, à moins d'être sectaire ou fruste(/ré ?), on ne peut pas balayer d'un revers de la main Cinéma 1 & 2 ; ni Rancière, ni même Virilio !!!

Écrit par : sacem - la confusion... | vendredi, 25 juillet 2008 14:24

Si, on peut.
Tout ça n'a guère d'intérêt, surtout en regard du nombre des choses qui en ont (de l'intérêt), plein de films notamment (mais plus grand chose depuis le milieu des années 70 il est vrai, ça en laisse quand même encore pas mal).

Écrit par : urbain | vendredi, 25 juillet 2008 14:35

Provocation, urbain,vaine provocation, tu t'ennuies où bien ?

Écrit par : odm | vendredi, 25 juillet 2008 16:13

L'émancipation par la culture bourgeoise, aliénation de classe, une fois de plus !

Écrit par : odm | vendredi, 25 juillet 2008 16:15

tiens, un ressuscité



bon ben c'est calme plat ici, va falloir utiliser le moteur

adiciat les petits

Écrit par : jeanmarc | vendredi, 25 juillet 2008 16:16

Zut j'ai marché dans le piège tendu par le vicelard libraire rouge !

Écrit par : odm | vendredi, 25 juillet 2008 16:16

Le sacré est la seule vraie culture des pauvres....

Écrit par : odm | vendredi, 25 juillet 2008 16:18

tjs autant de conneries (((-:

Écrit par : jeanmarc | vendredi, 25 juillet 2008 16:21

Le prolétaire ne dois pas ressembler à un singe endimanché et mimer les codes bourgeois, engoncé dans un costume qui ne lui va pas.
La culture professée ici aliène et discrimine.

Écrit par : odm | vendredi, 25 juillet 2008 16:22

tjs autant de conneries (((-:

Ecrit par : jeanmarc | vendredi, 25 juillet 2008 16:21

Permanence immanente, cher ami !

Écrit par : odm | vendredi, 25 juillet 2008 16:22

Le prolétaire ne dois pas ressembler à un singe endimanché et mimer les codes bourgeois, engoncé dans un costume qui ne lui va pas.


tu veux dire comme quand on va à l'église?

Écrit par : jeanmarc | vendredi, 25 juillet 2008 16:25

tu veux dire comme quand on va à l'église?

Ecrit par : jeanmarc | vendredi, 25 juillet 2008 16:25

Non, comme quand tu lis un livre ou que tu te fait chier avec un film de la cinémathèque en espérant faire le fanfaron dans les coktails mondains....

Écrit par : odm | vendredi, 25 juillet 2008 16:29

Je suis excessif.....parfois...

Écrit par : odm | vendredi, 25 juillet 2008 16:30

et les codes bourgeois ils miment qui?

trés intéressant l'essai sur la mode de Lipovetsky


et comment ne pas se re-présenter dans l'espace social...

merdre, c'est d'un chiant tout ¸a

Écrit par : jeanmarc | vendredi, 25 juillet 2008 16:30

Je suis excessif.....parfois...

Ecrit par : odm | vendredi, 25 juillet 2008 16:30


ça c'est pas nouveau :-)

Écrit par : jeanmarc | vendredi, 25 juillet 2008 16:31

aaahhhh... je relis justement Badiou. J'adoooore ses références permanentes à Mao. Ça a qq chose de surané et de trés léger à la fois...

Écrit par : jeanmarc | vendredi, 25 juillet 2008 16:35

en même temps, fanfaron, c'est la seule activité utile voire l'unique légitimité d'un coquetèle mondain

Écrit par : jeanmarc | vendredi, 25 juillet 2008 16:39

un VRAI BONHEUR

Écrit par : jeanmarc | vendredi, 25 juillet 2008 16:41

BADIOOOOO !!!


j'imagine que c'est comme ça que les amerloques appelent l'eau embouteillée française

Écrit par : jeanmarc | vendredi, 25 juillet 2008 16:42

allez, olivier, fais pas la tronche, je plaisante un peu quoi

Écrit par : jeanmarc | vendredi, 25 juillet 2008 16:43

mais diable, on n'entends guère le babil du volatile

Écrit par : jeanmarc | vendredi, 25 juillet 2008 16:45

cui?

Écrit par : jeanmarc | vendredi, 25 juillet 2008 16:45

trop mort

adiciat again, et bonne continuation mes chers

Écrit par : jeanmarc | vendredi, 25 juillet 2008 16:46

Il boit plus que moi, Jean Marc ?
Chapeau bas !

Écrit par : odm | vendredi, 25 juillet 2008 16:55

pas si poussif que ça, Henry Allingham (111 ans) :

http://www.youtube.com/watch?v=qdbVgzXoZbA&feature=related

Écrit par : Jeanne Calment | vendredi, 25 juillet 2008 17:35

Quand Sarkozy méprise la littérature et se moque de "la Princesse de Clèves" :
http://rue89.com/mon-oeil/nicolas-sarkozy-kaercherise-encore-la-princesse-de-cleves

Écrit par : (ne pas confondre) | vendredi, 25 juillet 2008 18:05

Vraiment intéressant ce billet sur les droits d'auteurs...

je n'avais jamais entendu parler de cet amendement. Fric, fric, fric...
Sous prétexte de défendre le petit actionnaire, on passe les lois les plus réacs et sous prétexte de défendre les petits créateurs on favorise à mort les grands groupes...

Lobbying maudit et hypocrite !!!!

J'aime tellement la variété du Village ! C'est un vrai ravissement de trouver des sujets aussi variés et des personnalités si diverses !

@ JeanMarc Phets

Super content de te revoir ici ! Tu es en poste en Papouasie orientale ? Ou alors es tu en France dans le sud ou toujours au Canada chez les esquimaux ?

Dommage que le blog de Sacha soit en panne : on ne peut plus y foutre le bordel ;-)))).
Et Malbrouck a disparu corps et biens...

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | vendredi, 25 juillet 2008 18:32

Damned ! Phets, j'avais pas fait le lien...
Comment va ?
A Montpellier ?

Écrit par : odm | vendredi, 25 juillet 2008 19:41

Agathe a un travail que l'on connait, urbain fait les marchés avec des livres d'occasion,cuicui est chef de rayon chez carouf, Nef est hotesse d'accueil à la comédie Française, Malbrouck s'est fait opérer il se nomme Mercedes maintenant, guy raconte des blagues à rire et chansons, laflote écrit les épisodes de "plus belle la vie" et moi je suis au petit séminaire, le temps passe....

Écrit par : odm | vendredi, 25 juillet 2008 19:47

Et Malbrouck a disparu corps et biens...

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | vendredi, 25 juillet 2008 18:32

Non il est en stage ( estival) de rhétorique à Champignac .

Écrit par : urbain | vendredi, 25 juillet 2008 19:47

Et lui, il explore les mystères de la mécanique quantique

http://fulcanelli.vox.com/library/post/les-mystères-quantiques-ii-une-révolution-scientifique-majeure-avec-m-mugur-schächter.html

Écrit par : Et lui alors ! | vendredi, 25 juillet 2008 20:10

il se nomme Mercedes maintenant
Ecrit par : odm | vendredi, 25 juillet 2008 19:47

Ouais Mercedes Benz !

Tout le monde l'appelle oncle Ben'z maintenant !

La roue tourne Phets... Ainsi va la vie...

Peut être souhaites tu te confesser au Père Olivier ? Il parait qu'il s'est spécialisé dans l'exorcisme...

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | vendredi, 25 juillet 2008 20:15

Sacrebleu ! C'est la journée des revenants aujourd'hui !

Après Phets, Fulcanelli !

Incroyable ! On redevient le DEL l'espace de quelques heures !

Manque plus que Guy Birenbaum et José et nous voilà avant l'élection de Sarkozy !

Miracle !

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | vendredi, 25 juillet 2008 20:21

Pas José !

Écrit par : odm | vendredi, 25 juillet 2008 20:23

Ecrit par : odm | vendredi, 25 juillet 2008 19:47

Que l'on connaît ... Je me demande parfois si e le reconnais moi-même ;-))

Merci f.
Le titre (je l'adore) condense parfaitement la trouvaille de Charlie. Plus rien n'échappe à ces assoiffés. Le coût des réformes se rentabiliseront par la rentabilité à venir ... Le modèle à suivre. Nous y sommes.

Écrit par : agathe | vendredi, 25 juillet 2008 20:25

Oups, je ...

Écrit par : agathe | vendredi, 25 juillet 2008 20:26

Moi j'aimais bien l'adepte des illuminati ( fulcanelli lui emboîtait parfois le pas sur les chemins glissants de l'ésotérisme politico-eschatologico-allumé ).

Écrit par : urbain | vendredi, 25 juillet 2008 20:39

L'édito de Joffrin à propos de "l'affaire" Val/Siné :

http://www.liberation.fr/rebonds/341125.FR.php

Ce qui intéressant (parce que l'édito...), c'est la "note de la rédaction", en bas.

Et c'est l'occasion de remettre le lien donné par Urbain récemment :

http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/continent_sciences/fiche.php?diffusion_id=63693
Et le flux :
http://www.tv-radio.com/ondemand/france_culture/CONTINENT_SCIENCES/CONTINENT_SCIENCES20080609.ram

Ecoute gratuite et passionnante...

Écrit par : f | vendredi, 25 juillet 2008 21:40

Ecrit par : (ne pas confondre) | vendredi, 25 juillet 2008 18:05

mouais!!!
toujours pas le fil
c'est une sanction ou un jeu?
peu importe.. c'est.
Pfffff!!

Écrit par : Maghnia | vendredi, 25 juillet 2008 22:11

Eva Joly à propos de Wonder Tapie et de ses amitiés lucratives :

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20080725.OBS4598/eva_joly_accuse_sarkozy_de_privilegier_linteret_de_ses_.html

Écrit par : f | vendredi, 25 juillet 2008 22:40

Ecrit par : Maghnia | vendredi, 25 juillet 2008 22:11

Heu... moi pas comprendre

Écrit par : (ne pas confondre) | vendredi, 25 juillet 2008 23:09

C'est le soir, rien ne bouge ; alors, une mine. Des 78 tours encodés en mp3. Une collection anglo-saxonne mais aussi arabe, grecque et japonaise :

http://78records.cdbpdx.com/

A vos cassettes !

Écrit par : f | vendredi, 25 juillet 2008 23:45

ubu est un lien que j'ai eu l'occasion de fréquenter, c'est un des endroits de la toile où on peut prendre la mesure de la nostalgie "épocale" du saint germain des prés de Guy Debord ( celui du dernier Modiano ).
Un lien pour nef ...
http://www.ubu.com/film/debord_ingirum.html

Et comprendre pourquoi c'est bien le verbe un peu magique , le ton, la voix étrangement mélancolique, le style hiératique, en un mot la poésie de Debord qui le faisaient émerger du lot des situationnistes, bien au dessus d'un Vanegeim ...

Écrit par : urbain | samedi, 26 juillet 2008 00:05

Ecrit par : urbain | samedi, 26 juillet 2008 00:05

Là où je me suis arrêtée donc je n'ai pas raté la capitulation de Nef ... ;-))

Écrit par : agathe | samedi, 26 juillet 2008 00:12

Ecrit par : f | vendredi, 25 juillet 2008 23:45

Extraordinaire ! merci f

Écrit par : Lord Nithorynque | samedi, 26 juillet 2008 02:29

Ecrit par : agathe | samedi, 26 juillet 2008 00:12

La garde meurt mais ne se rend pas ...
nef a seulement admis que "dans une certaine mesure" on était bien contraint à "faire des hiérarchies" et que sans doute, peut-être en effet "tout ne vaut pas tout".

Mais elle est encore très loin d'avoir ( comme je le lui préconise de longue date ) "jeté le scepticisme relativiste deleuzo-foucaldien aux poubelles de l'histoire des idées" .

Notre nouveau débat porte sur l'opposition Vaneigem/Debord qui, au delà de la délectation polémique post-situationniste, renvoie à une position critique plus large, à visée positive de "renaissance" d'une théorie, où les places respectives de l'art et de la culture reviennent au premier plan théorétique.

Les querelles de prime abord byzantines des situs sont intéressantes aujourd'hui dans la mesure où elles posent les problèmes fondamentaux d'une critique radicale évitant les impasses du nihilisme et de l'utopie "idéaliste pré-hégélienne" (et à fortiori pré-marxiste), avec une acuité que le renversement ( catastrophiste et décomplexé) actuel met singulièrement en valeur.

Il ne suffit pas de "constater" l'épiphanie de la société du spectacle, encore faut il la "penser" dans la perspective d'un projet et d'une pratique contraire.

Et pour "penser" le rationalisme demeure pour moi le seul outil efficace.

Écrit par : urbain | samedi, 26 juillet 2008 09:58

Ecrit par : f | vendredi, 25 juillet 2008 23:45

Au fait, oui, merci pour ce joyau ....

Écrit par : urbain | samedi, 26 juillet 2008 10:35

Tout d'abord excellent papier f, vraiment.
(Je n'ai pas encore épuisé toutes les ressources que je vois que tu viens de nous offrir encore beaucoup de liens, merci pour cette générosité)


@urbain

J'ai juste réagi au fait que Vaneigem cela soit de la "merde". Bien sûr que tout ne se vaut pas, je n'ai jamais défendu cela, cependant, la hiérarchie poussée à l'extrême des "Maitres à penser" manque un peu de sensibilité et de nuances. Par exemple, pour moi, dans l'oeuvre de Vaneigem, il y a un souffle poétique, une miséricorde pour les défauts humains qui me fait toujours penser à cette citation de Levinas "aimer c'est craindre pour autrui, le protéger contre ses faiblesses".

Et puis je ne partage pas cette "foi" d'Urbain, selon laquelle, le libéralisme aurait été favorisé par l'esprit libertaire et la pensée "deleuzo-foucaldienne", bien au contraire, je crois que le capitalisme s'est toujours imposé par la violence, le rapport de force et la contrainte, qu'il n'a eu, n'a et n'aura pas de meilleur allié que le conservatisme, la contrainte et la surveillance. Et pour moi le mot liberté ne s'oppose pas à la notion d'émancipation, même si sans sans l'émancipation, la liberté n'est rien.

Donc, il est évident pour moi, que l'ennemi (dixit Badiou)n'est pas à chercher du côté de Deleuze, ou d'une quelconque faute originelle dans les idées gauchistes, mais bien dans la violence du marché à l'égard des plus démunis ou des plus faibles dans nos sociétés occidentales, dans la surveillance autoritaire qui impose ses normes bourgeoises et marchandes et dans la violence et l'exclusion de la possibilité même de survivre faite à une bonne moitié de la planète.

Quand au situ, notre désaccord porte sur le fait que tu y vois un mouvement qui a produit des textes des films et des théories, alors que j'y vois également une pratique individuelle, d'où mon intérêt pour les dérives...Et puis Mandosio, n'est pas pour moi la référence situationniste, il se situe bien dans cette mouvance post situ de la recherche du "péché originel" des théories gauchistes qui une fois "repéré" nous sauverait tous de la "grosse catastrophe", ce qui au fond revient à une épuration des gauchistes par les gauchistes.

Pour moi, que veux-tu, dans ma hiérachie, l'ennemi est à droite. Je ne ferme pas les yeux sur tous les événements, trahisons, dérives à gauche. mais pour moi, l'ennemi c'est ce qu'il y a de pire et le pire c'est Tatcher, Reagan, Bush, Sarkozy, Friedman, Huntington...

Écrit par : nef | samedi, 26 juillet 2008 10:51

nef,
Je ne vais pas me lancer dans une vaine et fastidieuse réponse, encore moins une polémique et me contenterai donc de te dire (encore une fois) que ce à quoi tu réponds n'a pas de rapport avec ce que je t'ai dit et encore moins avec ce que je pense.
Juste un mot à propos de Mandosio et de l'encyclopédie des nuisances ( l'EDN pour faire chic), indépendamment du jugement qu'on peut avoir sur ses (leurs) thèses ( d'ailleurs très "diverses"), il me semble que, eu égard à son anticonformisme et la "consistance" de son contenu, c'est bien une des lectures les plus stimulantes et les plus fécondes du moment , avec la RILI (Revue Internationale des Livres et des idées) , et quelques autres , comme ... Cassandre naturellement .

Écrit par : urbain | samedi, 26 juillet 2008 11:44

Ecrit par : urbain | samedi, 26 juillet 2008 11:44

Vaine et fastidieuse peut-être mais néanmoins nécessaire.
Tu ne peux te défiler à chaque fois.

Cela peut attendre une plus grande disponibilité de ta part néanmoins;-)))

Écrit par : nef | samedi, 26 juillet 2008 12:36

Parce que c'est toujours de cela dont nous parlons.

Et avec Valdo également. (si je puis me permettre de parler en son nom).

Écrit par : nef | samedi, 26 juillet 2008 12:43

Ecrit par : nef | samedi, 26 juillet 2008 10:51

+1 +1 +1 +1 +1...

En tous points - notamment pour l'avant-propos et les digressions... et ceux-là mêmes qui me sont totalement étrangers !

Écrit par : sacem - les uns les autres | samedi, 26 juillet 2008 12:43

Et concernant Vaneigem, qu'un professeur de philologie romane qui a fait une thèse sur Isodore Ducasse, qui a écrit un livre sur les Hérésies à travers les âges et un autre sur la résistance au christiannisme, ait pu ponctuer son oeuvre personnelle de référence à l'alchimie, ne me semble pas du dernier révolutionnaire;-)))

En tout cas je trouve amusant que Mandioso, recherche dans les écrits de ceux qui ont eux-mêmes cherchés le "péché originel" de la Commune*, le péché originel de ces derniers, une sorte de poupée russe de l'échec révolutionnaire. Un jeu intellectuel en plusieurs bandes, pour trouver enfin le trou dans lequel cela va finir par entrer.

*"Il faut reprendre l’étude du mouvement ouvrier classique d’une manière désabusée, et d’abord désabusée quant à ses diverses sortes d’héritiers politiques ou pseudo-théoriques, car ils ne possèdent que l’héritage de son échec. Les succès apparents de ce mouvement sont ses échecs fondamentaux (le réformisme ou l’installation au pouvoir d’une bureaucratie étatique) et ses échecs (la Commune ou la révolte des Asturies) sont jusqu’ici ses succès ouverts, pour nous et pour l’avenir." (sur la commune par Attila Kotànyi, Guy Debord, Raoul Vaneigem).

Écrit par : nef | samedi, 26 juillet 2008 13:00

Les pensées et leurs vérités errent toujours ... J'aime les joutes oratoires et leurs dimensions infinies ...
Nef et Urbain, toujours ...
Joli mot toujours, vous le faites durer ...

Écrit par : agathe | samedi, 26 juillet 2008 13:59

Que veux-tu agathe, c'est un petit jeu de bandes qui dure maintenant depuis des siècles, Prud'hon contre Rousseau, Danton contre Robespierre, la cission de la seconde internationale, bolchevicks contre menchevicks, républicains espagnols contre militants du POUM, troskystes contre staliniens... au grand bonheur des monarques absolus, des dictateurs facistes, des massacreurs de leur population de gauche, des spéculateurs sans scrupules, des intérêts privés d'une élite... et au grand dam des pauvres du quart et du tiers-monde, des plus faibles et des plus démunis.

Une pureté philosophique, idéologique et révolutionnaire qui elle a le temps d'attendre. Où les plus grands ennemis actuels sont les citoyennistes, les dévelopementistes, les keynesiens, les altermondialistes ...et plus les enculés de néolibéraux, les affairistes, spéculateurs et autres faucons.

Écrit par : nef | samedi, 26 juillet 2008 14:06

Ecrit par : nef | samedi, 26 juillet 2008 14:06

+1

Ceci dit, c'était un compliment, indispensable nourriture de l'âme mais il y a surtout ...

La sous-vie des sacrifiés (faim, guerre, liste non exhaustive)...

Écrit par : agathe | samedi, 26 juillet 2008 14:14

A force d'oublier les vrais ennemis, on oublie aussi souvent les vraies victimes.

Certains ont même fini par s'entre-massacrer;-)))

Nous n'en sommes heureusement pas là avec Urbain que j'aime beaucoup.

Restons groupés.

Écrit par : nef | samedi, 26 juillet 2008 14:20

Groupés devant la "fausse" fosse commune...

Écrit par : odm | samedi, 26 juillet 2008 14:27

http://infokiosques.net/article.php3?id_article=15

Sur la commune :

L'anecdote des incendiaires, aux derniers jours, venus
pour détruire Notre-Dame, et qui s'y heurtent au bataillon armé
des artistes de la Commune, est riche de sens : elle est un bon
exemple de démocratie directe. Elle montre aussi, plus loin, les
problèmes encore à résoudre dans la perspective du pouvoir des
conseils. Ces artistes unanimes avaient-ils raison de défendre
une cathédrale au nom de valeurs esthétiques permanentes, et
finalement de l'esprit des musées, alors que d'autres hommes
voulaient justement accéder à l'expression ce jour-là, en
traduisant par cette démolition leur défi à une société qui,
dans la défaite présente, rejetait toute leur vie au néant et au silence ?

****

C'est la question...J'ai mon idée.

Écrit par : odm | samedi, 26 juillet 2008 14:55

Ecrit par : nef | samedi, 26 juillet 2008 13:00

Bon...
Je ne vais pas "polémiquer" mais puisque vous semblez y tenir, je vais essayer de vous fournir un petit billet sur ce thème, si j'ai le temps avant de m'absenter "comme tout le monde" pendant la première quinzaine d'aout ( la librairie continue , rassurez vous ), pour qu'au moins tu saches ce qu'il s'agit de contredire ( sinon combattre !) me concernant.

Juste un mot quand même .
Ce qui est amusant, en tout cas qui m'amuse, c'est (encore une fois) que tu parles , par exemple, d'un bouquin de Mandosio ... que tu n'as pas lu... en en faisant la critique sur des bases "a priori" , en te fondant sur la "qualité" de l'auteur elle même appréciée en se fondant sur son activité professionnelle.
Bref , pour rester dans l'ambiance "médiévale", une attitude "critique" de facto parfaitement arbitraire et préconçue, relevant assez typiquement non pas de l'alchimie ( apprécie l'allusion ) mais du "principe d'autorité" dans la tradition de la scolastique la plus calcifiée .

Je t'ai donc commandé "Dans le chaudron du négatif" pour que tu puisse "informer" un peu mieux ton jugement qui, j'en suis assez convaincu, changera un peu à la lecture de l'ouvrage.
( et tu auras ton content de citations et contradictions issues des joutes entre situs, post-situs, et autres avant gardes révolutionnaires )

Accessoirement pose toi la question de savoir pourquoi tout ça est publié l'EDN ...

Écrit par : urbain | samedi, 26 juillet 2008 15:04

Pour moi, que veux-tu, dans ma hiérachie, l'ennemi est à droite. Je ne ferme pas les yeux sur tous les événements, trahisons, dérives à gauche. mais pour moi, l'ennemi c'est ce qu'il y a de pire et le pire c'est Tatcher, Reagan, Bush, Sarkozy, Friedman, Huntington...

Ecrit par : nef | samedi, 26 juillet 2008 10:51

"Mon Dieu, gardez-moi de mes amis. Quant à mes ennemis, je m'en charge !".
à vrai dire je ne me connais pas d'ennemi ... mais si je devais ainsi désigner les représentants des forces politiques que je crois devoir combattre, au nom "de mes idées" , il est probable que la plupart de ceux que tu cites n'y figureraient pas ( plus) pour la bonne est simple raison qu'ils sont désormais frappés "d'obsolescence" ou sur le point de l'être;
alors que , d'un point de vue "immédiat" et "stratégique" la nocivité des rats, du PS et d'ailleurs me semble autrement plus "actuelle" et effective puisque ( et c'est le fond de mon analyse "tactique" ) ce sont ceux-là qui interdisent toute possibilité de combattre les agents de la domination et en deviennent ipso facto les meilleurs "complices objectifs" , comme on disait naguère ...

C'est un fait je crois désormais unanimement reconnu que le principal, voire le seul "atout" ou "argument" de Sarkozy c'est la désastreuse ( et indécrottable et immuable) nullité ( à tous égards ) de ses soit-disant opposants.
Commençons donc par ... les changer , eux , pour nous donner une chance, ensuite, de le zapper , lui .

Écrit par : urbain | samedi, 26 juillet 2008 15:29

C'est la question...J'ai mon idée.

Ecrit par : odm | samedi, 26 juillet 2008 14:55

La réponse c'est que c'est le sacré coeur qui est une immonde production symbolique de la pire des réactions, de celles qu'on devrait instamment détruire ( avec la tour montparnasse et pas mal d'autres immondices du même tonneau ) .
Seulement , justement, comme tu sais, le sacré coeur a été construit sur les sang des communards ... mais après la commune ( la tour montparnasse aussi, d'ailleurs ).

Écrit par : urbain | samedi, 26 juillet 2008 17:55

Ecrit par : nef | samedi, 26 juillet 2008 10:51

Je ne parlerai pas de "générosité", plutôt d'un dévoilement.
Quant au reste, s'il doit y avoir "billet", inutile de se fatiguer.

Ecrit par : urbain | samedi, 26 juillet 2008 15:29

"soit-disant"

Ce devrait suffire à dire le reste...

Écrit par : f | samedi, 26 juillet 2008 22:48

Un Bakchich pour Noam Chomsky
http://www.bakchich.info/article4539.html

Écrit par : Yksmoh C. Maon | dimanche, 27 juillet 2008 01:35

"le progrès social, c’est un peu comme l’ascension du Pic du Canigou, quand on croit qu’on est arrivé, il y a toujours un autre chemin qui surgit, qui conduit encore plus haut."

avec le proxo, il semble qu'on n'ait pas su éviter la faille à moins qu'on ait simplement dévissé.
en tous cas le vide est impressionnant

Écrit par : Nyks Mochmào | dimanche, 27 juillet 2008 07:10

Martin Luther King, Malcolm X, oscar Romero sont tous morts assassinés.

La tuerie des croyants est le sport favori des totalitaires qui ne forme finalement qu'une seule et grande famille.

La vrai subversion est la.

Certainement pas dans des débats idéologiques stériles et dénués de tout symbolisme, le néant et la négation de l'humanité.

La réalité ne se regarde pas en face et seuls des titans se permettent de se combattre à coup de pierres, élément inerte et disponible à profusion pour des débats eternels dans un desert minéral et un bruit assourdissant.

Écrit par : odm | dimanche, 27 juillet 2008 09:15

Ecrit par : odm | dimanche, 27 juillet 2008 09:15

Tu as oublié Jeanne d'Arc ( et ses juges ...).

Écrit par : urbain | dimanche, 27 juillet 2008 09:23

La réalité ne se regarde pas en face[...]

Ecrit par : odm | dimanche, 27 juillet 2008 09:15

J'aime assez ta veine allégorique et apologétique, sur le mode des anciens prophètes et la manière "nouvelle" dont tu proposes obligeamment , en supplément gratuit, l'exégèse "instantanée".
Cela dit , comment donc doit on regarder la réalité ( si cela se peut ou se doit encore ) ?
De biais ?
Dans le miroir ?

Écrit par : urbain | dimanche, 27 juillet 2008 09:31

Ecrit par : Yksmoh C. Maon | dimanche, 27 juillet 2008 01:35

Scandaleuse publicité faite à un fieffé négationniste antisémite !
( au cas ou le ravi passerait par là, je précise que ce qui précède est de l'ironie ).

Écrit par : urbain | dimanche, 27 juillet 2008 10:00

C'est cela l'espérance qui nous alimente nous les chrétiens. Nous savons que tout effort pour améliorer une société, surtout lorsque l'injustice et le péché y sont si incrustés, est un effort que Dieu bénit, que Dieu veut et que Dieu nous exige. Et lorsque nous rencontrons des gens généreux dont la pensée s'incarne et qui travaillent pour des idéaux, il faut essayer de les purifier dans le christianisme, tâcher de les revêtir de cette espérance de l'au-delà, parce qu'ils deviendront alors plus forts. Nous avons la certitude que tout ce que nous semons sur la Terre, si nous l'alimentons de l'espérance chrétienne, n'échouera jamais, nous le retrouverons purifier dans ce Règne où précisément, le mérite est dans ce que nous aurons fait sur cette Terre.

Écrit par : odm | dimanche, 27 juillet 2008 10:37

Ecrit par : odm | dimanche, 27 juillet 2008 10:37

mouaih...c'est ta mission ?
pffff...irrécupérable...

Écrit par : sarah7 | dimanche, 27 juillet 2008 11:55

CHERE SARAH

Ces mots sont les derniers prononçés par Monseigneur Oscar Roméro avant de tomber sous les balles des milices d'extrême droite du régime Salvadorien le 23 mars 1980.

Tout comme le père Jerzy Popieluszko assassiné par la police politique polonaise du General Jaruzelsky.

Torturé à mort, son corps sera retrouvé le 30 octobre 1984 dans les eaux de la Vistule.

Voila.

Écrit par : odm | dimanche, 27 juillet 2008 12:35

Cela dit , comment donc doit on regarder la réalité ( si cela se peut ou se doit encore ) ?
De biais ?
Dans le miroir ?

Ecrit par : urbain | dimanche, 27 juillet 2008 09:31

l'as tu déjà vu ?

Écrit par : odm | dimanche, 27 juillet 2008 13:05

@Lord Nithorynque.. parlez nous en..s'il vous plaît

Youssef Chahine .. cinéaste égyptien est mort
http://www.lexpress.fr/actualite/depeches/infojour/afp.asp?id=14558

"Un cinéaste du tiers-monde n'est jamais assez engagé. Chaque fois qu'il fait un film, il écrit trois scénarios: l'histoire qu'il veut raconter, l'éloge du gouvernement qui le commandite et le combat qu'il mène contre les adversaires politiques"

Écrit par : Maghnia | dimanche, 27 juillet 2008 14:25

ok manque l'éloge
pour etre récupérable
kité souvi sacrifié
c ça?
cado: http://www.ubu.com/film/genet.html

fo expliker rationnellement merssi

Écrit par : kinder surpriz surpriz | dimanche, 27 juillet 2008 14:30

l'as tu déjà vu ?

Ecrit par : odm | dimanche, 27 juillet 2008 13:05

Médiocre procédé, pas même rhétorique,ça s'appelle éluder la question , autrement dit se défiler et ne pas répondre.

Donc ... comment faut-il regarder la réalité ( pour éventuellement la voir ) ?

Écrit par : urbain | dimanche, 27 juillet 2008 14:46

"Nous savons que tout effort pour améliorer une société, surtout [...] est un effort que Dieu bénit, que Dieu veut et que Dieu nous exige."

J'aimerai bien savoir d'où ( de quel évangile ) tu tires ça ...?

Je sais, ça fait déjà deux questions difficiles mais tu as l'air bien disposé en ce moment, et puis c'est le jour du seigneur .

Écrit par : urbain | dimanche, 27 juillet 2008 14:51

le gardien est vigilant à ce que je vois.

Écrit par : odm | dimanche, 27 juillet 2008 15:25

C'est platon qui répond mon petit Urbain, glaucon ! (c'est son nom..)

Maintenant, mon cher Glaucon, repris-je, il faut appliquer point par point cette image à ce que nous avons dit plus haut, comparer le monde que nous découvre la vue au séjour de la prison, et la lumière du feu qui l'éclaire à la puissance du soleil. Quant à la montée dans la région supérieure et à la contemplation de ses objets, si tu la considères comme l'ascension de l'âme vers le lieu intelligible tu ne te tromperas pas sur ma pensée, puisque aussi bien tu désires la connaître. Dieu sait si elle est vraie. Pour moi, telle est mon opinion : dans le monde intelligible l'idée du bien est perçue la dernière et avec peine, mais on ne la peut percevoir sans conclure qu'elle est la cause de tout ce qu'il y a de droit et de beau en toutes choses; qu'elle a, dans le monde visible, engendré la lumière et le souverain de la lumière (464); que, dans le monde intelligible, c'est elle-même qui est souveraine et dispense la vérité et l'intelligence; et qu'il faut la voir pour se conduire avec sagesse dans la vie privée et dans la vie publique.
Je partage ton opinion, dit-il, autant que je le puis.
Eh bien ! partage-la encore sur ce point, et ne t'étonnes pas que ceux qui se sont élevés à ces hauteurs ne veuillent plus s'occuper des affaires humaines, et que leurs âmes aspirent sans cesse à demeurer là-haut. Cela est bien naturel si notre allégorie est exacte.
C'est, en effet, bien naturel, dit-il.

http://remacle.org/bloodwolf/philosophes/platon/rep7.htm

Écrit par : odm | dimanche, 27 juillet 2008 15:40

Bel exemple des méfaits de la "cyberculture" qui consiste ordinairement (et dans le cas présent) à picorer ici et là des fragments , au rythme adapté aux capacités de copier/coller, sans la moindre compréhension ou intelligence des extraits reproduits, à seule fin de produire à peu de frais des substituts d'arguments, appuyés sur la seule autorité putative des auteurs cités.
Quand on cite, mon cher odm, la citation n'a de valeur qu'en rapport avec son caractère d'illustration/confirmation du raisonnement propre, préalable à cette citation, de celui qui y a recours.
Où donc est ta "réponse propre"à la question posée ?
Ceci indépendamment de la pertinence ( de fait à peu près nulle ) de la dite citation dans le contexte du "quod erat demonstrandum" que je te propose de nous dévoiler.
Incidemment le mythe de la caverne ne traite pas de "la réalité", ni de la manière de la "regarder" , ni de possibilité de la "voir", comme tu devrais le savoir si tu étais un peu plus familier de Platon.
Quoiqu'il en soit , encore une fois, en quoi la "doctrine des idées" chez Platon ( qu'illustre, entre autres le mythe de la caverne ) est elle une confirmation "d'autorité" d'une réponse de ta part que du reste nous attendons toujours à la question :
Si selon toi, on ne doit pas "regarder la réalité en face " comment donc doit on regarder la réalité ( si cela se peut ou se doit encore ) ?
De biais ?
Dans le miroir ?

Je sais bien que l'exégèse scolaire un peu niaise donné ordinairement comme premier rudiment aux apprentis philosophes en culotte courte figure toujours pour toi la "haute philosophie" et permet donc sans doute de comprendre ta répulsion vis à vis du rationalisme, mais ... ça c'est une autre histoire.

Écrit par : urbain | dimanche, 27 juillet 2008 17:09

Au fait tu ne nous as toujours pas indiqué sur quel évangile tu te fondes pour nous affirmer que ( "pour les chrétiens" ):
""Nous savons que tout effort pour améliorer une société [...] est un effort que Dieu bénit, que Dieu veut et que Dieu nous exige."
Le moins qu'on puisse dire est que la doctrine de l'église n'est pas aussi explicite ( que toi )à cet égard ...

Écrit par : urbain | dimanche, 27 juillet 2008 17:19

Comme je dois m'absenter , je pense utile de te préciser que l'objet de l'allégorie de la caverne, dans la construction de la doctrine des idées est ( a priori ) à l'antithèse de tes propres positions ( anti-rationalistes et fort sceptiques quand à la possibilité de "vérités" dans l'ordre de la connaissance, en dehors des seules vérités "révélées" supposées constituer le fondement de ta croyance ).
D'où mon grand intérêt pour ta prochaine réponse ( ou révélation ?).

Écrit par : urbain | dimanche, 27 juillet 2008 17:33

Des réponses ?
Sur les évangiles, la réponse est dans mes posts plus haut. Comme quoi parfois les libraires ne lisent pas.

Sur la réalité : Je dis qu'on ne dois pas la regarder en face sans préparation, qu'elle est dangereuse et qu'elle nous transcende, c'est ce que platon dans l'allégorie de la caverne défend...

Au surplus, la réalité sans la médiation d'une initiation, pour moi envisagée au sens large, ne peut pas être approchée valablement.

Je dis bien approchée...

Et donc que la religion est une initiation ouverte aux plus pauvres et aux moins léttrés, car la philo, telle que tu la vis, est quand même un monde reservé à une petite élite, dont tu fais partie, Urbain.

Tu ne te gènes d'ailleurs aucunement, quand tu es agacé, de faire valoir ton niveau et de remettre les moins familiers avec cet art à leur place...

Tout cela est cohérent avec ce que je défends depuis toujours et mon parcours de vie...

La religion est un parcours initiatique ouvert à tous sans distinction de classe et il ouvre le chemin de la recherche du sens....

Écrit par : odm | dimanche, 27 juillet 2008 18:21

Peut être même que la réalité est une pierre ?
Mais pas de celles dont tu batis ton monde, urbain.

Écrit par : odm | dimanche, 27 juillet 2008 18:25

"Sur la réalité : Je dis qu'on ne dois pas la regarder en face sans préparation, qu'elle est dangereuse et qu'elle nous transcende, c'est ce que platon dans l'allégorie de la caverne défend..."

ça n'est pas du tout la thèse de Platon, qui ne fait aucunement référence à "la réalité" au sens que tu donnes à ce terme, mais à l'intelligibilité des choses pour lesquelles il défend la possibilité et même la certitude de vérités, d'un ordre supérieur, transcendantes si tu veux ( mais ce terme n'a aucun sens dans le contexte ) explicitement dans l'ordre de la connaissance , du réel naturellement , car tel est son objet . Et si , dans la république il s'agit de défendre quelque chose c'est précisément la république "idéale" ( au sens propre ) celle des philosophes, seuls capables d'atteindre le monde des idées ( par le biais de la version platonicienne de la dialectique) donc seuls capables de discerner "le bien" ( que nous qualifierions aujourd'hui de "public" ).
Incidemment si je partage l'affirmation platonicienne des "vérités", je ne suis pas du tout convaincu par sa conception ( du monde ) de l'idée et j'approuve pleinement sur ce point la critique aristotélicienne et et sa mise en avant de la "forme" ( eidos en grec , qui donnera ... idée ) comme substrat de la compréhension du réel ( de sa conceptualisation) dans le mouvement de la conscience .
Le réel intelligible ( et non la "réalité" qui n'est que le degré , la mesure de la qualité de "réalité" de ce réel ) et les "vérités" induites comme "prenant forme" dans la conscience et non comme conséquence ou effet d'un mouvement vers (ou depuis) un monde éthéré des idées .
En ce sens oui, le monde n'est que l'idée que j'en ai ( dirait Descartes) ... c'est donc assurément ... le mien.
C'est ce qu'on appelle , depuis Descartes précisément , la subjectivité .

Écrit par : urbain | dimanche, 27 juillet 2008 19:33

"En ce sens oui, le monde n'est que l'idée que j'en ai ( dirait Descartes) ... c'est donc assurément ... le mien."
Ecrit par : urbain | dimanche, 27 juillet 2008 19:33

Pareil !

Fin du débat !

Écrit par : odm | dimanche, 27 juillet 2008 19:38

"Sur les évangiles, la réponse est dans mes posts plus haut. Comme quoi parfois les libraires ne lisent pas."

Pas lu en effet, mais pas vu non plus ...

Écrit par : urbain | dimanche, 27 juillet 2008 20:59

Ecrit par : kinder surpriz surpriz | dimanche, 27 juillet 2008 14:30

elle/il a bien de la chance de recevoir un si beau cado
ne lui dites pas.. je l'ai rangé dans ma boîte à trésors

j'ai un peu fouiné (comme à l'ABC) et j'ai trouvé ce lien qui me semble précieux :
http://www.ubu.com/film/index.html

et celui-ci offert par archie quelque part..
(que j'ai piqué aussi)..
http://www.agrayspace.com/posters/

mais je parie que vous connaissiez
;-)

Écrit par : le meuble du coin | dimanche, 27 juillet 2008 21:35

HS?
http://img146.imageshack.us/img146/4429/noreligionwp0.jpg

see ya!

Écrit par : skalpa | dimanche, 27 juillet 2008 23:20

Ecrit par : urbain | samedi, 26 juillet 2008 15:29

Ce n'est pas une stratégie bien nouvelle mon pauvre urbain.
On a déjà vu par exemple en 2002, que le PS on n'y "croyait" plus tant que cela.

Toute la réthorique du vote utile ne dit que cela.

Et pourtant l'obsolescence de Bush, Sarkozy, Berlusconni et du marché continue de s'imposer.

Qui plus est tu viens selon un procédé fort "populiste" d'amalgamer PS/ Deleuze, altermondialisme, citoyennisme, Vaneigem, etc


Ta théorie reste sur le principe de la société du spectacle diffuse (je ne te ferais pas l'affront de te mettre une citation de Vaneigem) qui s'impose par la séduction. Cela fut le cas pendant toute la guerre froide, le monde libre de la consommation contre le monde communiste des dictatures et des queues devant les magasins vides. Depuis, si la persuasion et la séduction subsistent, néanmoins, d'autres mécanismes plus coercitifs viennent "assurer" le système. C'est pourquoi se priver des pensées "libertaires" et "citoyennistes" à l'heure actuelle me paraît anachronique.

Le "way of life" est prêt à se défendre par tous les moyens.

Écrit par : nef | lundi, 28 juillet 2008 11:57

Par hasard je m'aperçois que nef , ce matin, a "parlé en réveil" (comme on dit au bridge ), mais pour m'écrire :

"Qui plus est tu viens selon un procédé fort "populiste" d'amalgamer PS/ Deleuze, altermondialisme, citoyennisme, Vaneigem, etc
Ta théorie {...]"
Ecrit par : nef | lundi, 28 juillet 2008 11:57

ce qui aurait pu s'expliquer, si cette "saillie" était intervenu beaucoup plus tôt( alors que son auteure n'était peut-être pas bien remise de certaines libations ) .
Mais en la circonstance je suis curieux de savoir à quel partie de mes coms il est fait référence ici .

Écrit par : urbain | lundi, 28 juillet 2008 22:00

rappel d'un commentaire de f le 31 janvier sur play-list

"Rire (jaune) du matin.
Nos monuments nationaux de la chanson voyant, à court terme, tomber leurs premiers enregistrements des années soixante dans le domaine public, sont bien inquiets. Sarkozy pourrait ainsi, durant la présidence française de l'UE, tenter de faire passer l'extension du copyright à 60, 70, voire 75 ans. Il faut sauver les rentes de nos artistes.
Et donc, le rire : Christine Albanel trouve, en effet, que la législation sur le droit d'auteur n'est plus adaptée car elle ne prend pas en compte l'évolution de l'espérance de vie (sic).

Ecrit par : f | jeudi, 31 janvier 2008 09:26 "

De la suite dans les idées...

Écrit par : 100 ème | mardi, 29 juillet 2008 00:12

Albanel a fait encore mieux , tout dernièrement (entendu ce matin sur france cul) fustigeant "les années fric de l'époque Mitterand" dont , selon elle "il faut enfin sortir" ...

Chiche !

Écrit par : urbain | mardi, 29 juillet 2008 09:47

Ecrit par : urbain | lundi, 28 juillet 2008 22:00

Il serait interessant que tu prennes la peine de lire dans leur intégralité les commentaires qui te sont adressés et d'y répondre tout aussi intégralement ce qui t'éviterait de mêler le PS à une conversation où sa présence n'a aucun intérêt.

Je te parle d'un sujet et tu me réponds sur tout autre chose, passer du coq à l'âne, est-ce rationnel docteur ?

Écrit par : nef | mardi, 29 juillet 2008 10:23

nef,
encore une fois (sans doute pas la dernière) je te répète que ce que tu m'objectes n'a rien à voir avec ce que je te dis/écris (sans doute ne suis-je pas assez clair ... malgré que j'en ai ).
C'est sans doute amusant de faire tourner ça au diablogue (de sourds) mais indécrottable optimiste/rationaliste, je vais essayer d'y mettre un terme et de "résumer" :
1) tu me fais des objections sur des textes ( de l'EDN notamment) que tu n'as pas lu .
2) en supposant que j'approuve leur contenu ( que tu ne connais pas ) en tant que tel , alors que ça n'est pas le cas ( en revanche je répète que le "débat d'idée" intéressant et fécond est bien là et si j'ai le temps je préciserai pourquoi dans un billet ... à venir ).
3) tu en infères des intentions ou des interprétations qui ne sont pas les miennes ( ni d'ailleurs celles des auteurs des ouvrages impliqués).
4) enfin et une bonne fois pour toute l'analogie que je fais entre le PS et le deleuzo-foucaldisme - qui sont deux choses qui pour moi sont dans rapport de totale extériorité - c'est tout simplement qu'il sagit de deux "formes mortes" et impotentes qui ont la caractéristique commune "d'occuper le terrain", chacune naturellement dans sa sphère propre (et encore une fois sans aucun rapport ou connivence "conceptuel" et que rien d'autre que leur impotence et leur nullité "effective" ne les associe).
En réalité ( et c'est le sens de tous mes commentaires),je les associe essentiellement dans le traitement qu'il convient à mon sens de leur appliquer en commun : les "déblayer" pour créer la condition première de possibilité ( très concrète) d'une pensée et d'une action politique "en actes".
Faire "place nette" pour qu'une telle pensée ( du changement social fondé sur des principes de justice et d'émancipation ) et que l'action politique qu'elle permettra de "re-penser" aient "une place" pour exister et se déployer; les deux "formes mortes" évoquées plus haut occupant actuellement (pratiquement) "toute la place" ( au moins le PS dans le champ des organisations politiques "d'opposition" électorale ).
Il s'agit naturellement d'une image, assez intuitive cependant, me semble-t-il, pour que chacun(e) en comprenne le sens : il faut passer à autre chose si on veut sortir de l'ornière où ces formes mortes s'enlisent depuis plus de 30 ans, ce que chacun peut (enfin) constater aujourd'hui avec une cruelle évidence, ce qui devrait "logiquement" suffire à les disqualifier ipso facto , de même les principes et les concepts réputés véhiculés.

Cette "place nette" pour d'évidentes raison , sera plus facile à faire dans le domaine de la théorie, et au moins trois autres raison m'incitent à préconiser que telle soit la priorité :
d'abord j'ai toujours considéré que la réflexion devait précéder l'action;
ensuite l'état actuel des "formes mortes" dans l'ordre de la théorie est d'une telle vacuité et d'un délabrement tellement patent que l'effort à faire est très faible;
enfin, sur fond de prise de conscience de plus en plus générale des deux points qui précèdent, un mouvement de résurgence critique "radicale" se manifeste de plus en plus clairement, encore confus et embryonnaire mais indiscutable.
C'est celui-là qu'il faut encourager, aussi bien dans sa radicalité que la priorité qu'il faut lui attribuer par aux "formes d'action concrète" qui ne peuvent être que secondes par rapport à la détermination de l'objet de cette action , sa finalité et la méthodologie "raisonnée" qu'elle implique.
Cela n'exclut évidemment pas la nécessité "pratique" , de "faire" , "d'agir", au jour le jour , et autre chose que simplement "réagir" au "spectacle".
Toutes sortes d'occasions nous en sont données , continuellement, à nous de les saisir.
Voilà , aussi explicitement qu'il m'est possible de les exprimer "brièvement" les positions que je défends et que tu es donc fondée à critiquer ou contester .

Écrit par : urbain | mardi, 29 juillet 2008 11:35

Ecrit par : urbain | mardi, 29 juillet 2008 09:47

France Culture qui invite Albanel c'est un peu france cul-cul...

Écrit par : l'homme lisse | mardi, 29 juillet 2008 13:30

Ecrit par : urbain | mardi, 29 juillet 2008 11:35

Bon pour que la mauvaise foi n'envahisse pas trop ce débat, reconnais que toute notre conversation a commencé sur une affirmation péremptoire de ta part qui était que Vaneigem était de la "merde". Considération que tu fondes sur une lecture de Mandioso (que tu appréciais pour ses critiques de l'oeuvre de Foucault) et non sur une lecture de Vaneigem lui-même.

Je constate que toute orientation de conversation ne peut qu'être décidé par toi, à travers toi et selon toi. Et je ne serais que fonder à pouvoir les critiquer sans que toi tu ne tiennes compte de ce que j'écris.

Plus ouverte à une certaine possibilité d'évolution de ma pensée, je lirais bien évidemment Le chaudron, en feras-tu de même avec Vaneigem ?

L'analogie que tu fais entre le PS et la pensée deleuzo-foucaldienne est pour le moins, tu le reconnaitras, de l'ordre de la pensée magique, et assez éloignée de toute rationnalité. Premier présupposé, ils occupent toute la place étant, relativement fantaisiste concernant le PS et qui néglige l'omni-présence de Nicolas Sarkozy et de l'ordre de la science-fiction concernant Deleuze et Foucauld, les Finkelkrout et autres Béchamels l'occupant déjà tout cet espace. Ainsi la droite, les réactionnaires et autres "loueurs" d'espace médiatiques sont exonérés de leurs responsabilités dans la conduite du monde actuelle. On peut même hurler sur le même tempo qu'eux sur mai 68 et l'esprit libertaire. Le deuxième présupposé étant leur commune nullité, qui si elle est objectivée pour le PS, reste à démontrer pour la pensée deleuzo-foucaldienne (et ce à travers ta grille de lecture de leurs livres et cours et non celle de Mandiozo).

Je constate que dans ton commentaire, tu parles d'une pensée qui a trente ans, mais il me semble que ta critique tu la fais remonter bien avant cette période de trente ans si je me souviens bien de certaines conversations (surréalisme, art contemporain...). il est vrai que si l'on remonte a plus de trente ans, l'enlisement est moins évident à défendre.

Il est bien évident que cette "autre" pensée est tout aussi radicale et pour action. Qu'elle fut et est elle-même tournée vers des actions concrètes (autogestion, occupations, soutien au FLN, syndicats étudiants, fac de Vincennes, soutien aux prisonniers, engagement dans les asiles psy, soutien aux clandestins...)

Passé à autre chose, c'est un peu comme la mot réforme, il faudrait définir ce qu'est l'autre chose. Par exemple, avec quoi faut-il faire place nette dans l'oeuvre de Vaneigem ?

Et surtout pourquoi ces deux critiques radicales devraient-elles s'opposer ?

Écrit par : nef | mardi, 29 juillet 2008 16:00

Bon je vois que tu pratiques toi aussi la prétérition : foin de mauvaise foi donc ... tu t'empresses de la pratiquer.
Une fois encore ( sans doute pas la dernière) LIS !
ce qui est écrit ...

En résumé ( par ce que tu sembles sur ces matières avoir besoin d'explication de texte ) et je je fais vite par ce que je suis vraiment charette en ce moment :

J'ai lu vaneigem ( et même ses dernières productions), donc encore une fois c'est un procès d'intention ( de plus) , et c'est donc en pleine connaissance de cause que je confirme en effet que , selon moi , ça ne vaut pas clou , à ce titre il n'y a pas à faire place nette le concernant il est , a toujours été, à tous les sens du terme in-signifiant.
Et pour faire vite ( pas le temps de reprendre tous tes contresens que je ne peux imaginer sincères tant ils sont sots ) naturellement quand je dis ( et j'affirme même) que le deleuzo-foucaldisme tel le PS doit être "balayé" par ce qu'il occupe toute la place, naturellement donc( mais il semble qu'il faille te le préciser) je parle de la pensée théorique et de la pensée "critique" ( seule pensée théorique qui ait un sens pour moi ) et puisqu'il faut vraiment tout (te) dire ... "d'opposition".
De même le PS occupe toute la place "à gauche" dans l'ordre de la "démocratie électorale" comme disent Badiou et Brossat. Tu peux te référer à la vidéo si tu as un doute où si ça ne te semble pas encore assez clair.

Et la deuxième analogie, associant "formellement" de ces deux choses dont j'ai pourtant pris soin ( en pure perte manifestement) de te notifier explicitement que pour moi elles étaient par ailleurs dans un rapport de totale extériorité ), c'est ... leur résultat - sous entendu, puisqu'il faut tout préciser : désastreux ( au sens propre).

Ces deux "formes mortes" complètement inopérantes , stériles et impotentes, ne sont donc associées dans mon jugement que par leurs rôle ( profondément néfaste) et leurs effets ( nulliformes dans le temps que nous vivons ) et le périmètre de cette analogie est restreint à celui du souci de conception et mise en pratique d'un projet social de "progrès" fondé sur un idéal d'émancipation et de justice sociale ( autrement dit un projet "de gauche" ).

On est au point zéro dans l'ordre de la théorie comme de la pratique, on le voit , on le constate ici-même quotidiennement .
sarkozy est précisément non pas une cause, ou même un agent de la "construction de cette situation" , il est la situation , cette situation, construite par le lent processus qui a eu pour théatre , naturellement TOUTE la société française et TOUS ses courants de pensée, notamment et principalement la droite.
Mais ce dont nous parlons ça n'est évidemment pas du processus de déploiement du capitalisme/libéralisme "selon sa nature", sa "pente naturelle" , celle que la droite n'a jamais eu d'autre projet ou prétention que de la suivre ou la faciliter .
Ce dont nous parlons c'est évidemment de son "contraire", ça n'est pas de ceux ( de droite) qui encore une fois n'ont jamais de projet sinon d'être les agents de ce processus, ceux dont nous parlons ce sont ceux qui postulaient au rôle d'opposant à ce processus.

Ceux-là on fait, c'est le moins qu'on puisse dire ... un BIDE !

Alors ...cette situation désastreuse dont je présume que tu n'as pas la mauvaise foi ultime de la contester ...
Comment en sortir ?
Comment sortir de cette impasse ?

C'est à cette (seule) question, dans ce contexte que je réponds : en déblayant le terrain de toutes ces merdes qui en encombrent la sortie, et depuis suffisamment longtemps pour que chacun ai pu enfin mesurer l'étendue de leur inanité et la nocivité qu'elles opèrent déjà du simple fait de leur "maintien" , dans une posture d'inertie politique et intellectuelle qui n'a guère de précédents (au moins par la durée, "la longévité de cette imposture").

Les publications actuelles de l'EDN ont l'intérêt majeur de porter le débat sur ces questions de fond : un théorie authentiquement "de gauche", radicale, voire révolutionnaire, consistante et opératoire est elle encore possible, envisageable ?
Pour progresser dans cette direction il s'agit d'abord de bien comprendre "ce qui a foiré" . Et c'est dans ce domaine , celui de la "critique" que ces publications et le débat qui peut s'instaurer autour présentent un intérêt majeur.
a titre personnel je ne suis absolument pas convaincu par les thèses "anti-industrielles" de l'EDN ( de mandosio à Semprun en passant par Riesel et autres ), mais au moins les textes critiques publiés permettent ils de comprendre assez clairement , me semble-t-il où sont les problèmes, quel est le débat et pourquoi tout ça a foiré.
Maintenant "que faire" , ce sera la suite, par ce que je ne suis pas plus un adepte de la théologie négative que de l'alchimie ... appliquées aux projets politiques.

Écrit par : urbain | mercredi, 30 juillet 2008 13:10

Ecrit par : urbain | mercredi, 30 juillet 2008 13:10

De même le PS occupe toute la place "à gauche" dans l'ordre de la "démocratie électorale" comme disent Badiou et Brossat. Tu peux te référer à la vidéo si tu as un doute où si ça ne te semble pas encore assez clair.

Bien sur, où as-tu lu que je le remets en cause ?
Tu as le don pour mettre en lumières les seuls passages où nous sommes parfaitement d'accord en essayant si je puis me permettre de me faire passer (excuse-moi la brutalité de mon langage) "pour une débile".

Allez j'endosse, sottement ou pas, je te fais remarquer, depuis je ne sais combien de commentaire, que cette quête de ce qui a foiré (le péché originel de la gauche) est elle aussi une quête qui n'est pas nouvelle. Analysé maintes et maintes fois, parfois même appliqué pour le malheur des uns.

Je t'en ai donné un exemple dans le texte sur La commune des situs, et je parle de poupée gigogne de la recherche du péché originel avec Mandiozo décortique ceux qui ont décortiqué, et si tu ne te gargarisais pas de ta propre prose, en faisant l'effort de socialiser ta pensée et de comprendre ce que j'essaye de te dire (beaucoup moins pompeusement que tu ne le fais avec moi).

Ce travail de recherche de "ce qui a foiré" traverse toutes la pensée de gauche, d'abord après la révolution française et ses courants et analyses de courants, puis après l'oeuvre de Marx, et ensuite tout au long du XXème siècle. (moi aussi je fais très court car j'ai également du boulot).

Dans le champ philosophique et marxiste, Engels, Labriola, Kautsky Heiddeger, Habermas, Weil, Gramcsi, .Mandiozo de par là-même se situe donc tout au bout d'une longue lignée.

Qu'est-il sorti de toutes ces tables rases et de toute cette recherche de ce qui a foiré ?

Peut-on fonder scientifiquement une politique ?

La substantifique moelle du marxisme ne tient-elle pas non dans le vice caché d'une mauvaise lecture, d'une mauvaise adaptation, mais plutôt dans le fait que cela a soulevé un optimisme de raison.

"ce marxisme qui se résume en ces mots : on a raison de se révolter contre les oppresseurs" (Mao).
Ce qu'Alain Badiou commente par "On a raison de se révolter" signifie à la fois : "Les opprimés se révoltent : ils ont raison" et "la révolte des opprimés aura raison des oppresseurs"

Enfin comme tu le vois et bien qu'il ne soit pas simple de "discuter" avec toi et tes affirmations péremptoires, tes certitudes et ta posture de Christophe Collomb de la Gauche, nous ne sommes pas éloignés dans nos questionnements, même si nous n'en arrivons pas toujours aux mêmes conclusions.

Écrit par : nef | mercredi, 30 juillet 2008 14:45

Pour éviter de tourner indéfiniment en rond , juste un mot ( ou deux ):
Mandosio n'est pas du tout ma "tasse de thé" ni à mes yeux ( et pas davantage aux siens je pense ) un théoricien ou un penseur politique, il a juste écrit quelques ouvrages de critique politique fort bien construits et fort salutaires ( principalement sur les situ , sur Foucault et quelques autres "têtes pensantes" généralement bien considérées).
Je ne l'oppose pas ni ne l'inscrit dans la généalogie que tu évoques.
Il n'est absolument pas un thuriféraire de Debord ni des situationnistes ( "le chaudron du négatif est en réalité une critique sévère des illusions et des contradictions des situs ).
Le "courant" EDN ( Mandosio, Semprun, etc ...) est clairement un courant radical "anti-industriel", pronant une rupture totale et une révolution des modes de production eux-mêmes ( et non contrairement aux marxistes de la seule propriété des modes de production ).
La particularité de leurs textes, outre leur anticonformisme et une grande solidité argumentaire ( et une excellente connaissance historique et théorique), c'est qu'il permettent d'opérer une réflexion "informée" sur la question de la possibilité d'une "praxis" radicale et "rationnelle" ( et non "scientifique" ) véritablement révolutionnaire et porteuse de l'émancipation.

Là dessus ...
Je t'avoues franchement que je ne comprends toujours pas ce que tu me reproches , ni en fait de quoi tu me parles.
Les seuls points que je mets en avant et qui pour moi sont en question sont ceux que je ressasse dans mes derniers coms ( je ne vais donc pas les rappeler ).
Je ne vois toujours pas en quoi tu y réponds ou y objectes dans tes propres commentaires.
Mais ton propos est-il ede contredire ou produire des objections à ma proposition de "déblayage" ?
Le mieux sera sans doute d'attendre que tu ais lu les textes de l'EDN, singulièrement les deux derniers de Mandosio et celui de Riesel et Semprun.

Écrit par : urbain | mercredi, 30 juillet 2008 20:24

Un dernier mot :
qu'est-ce que c'est que cette lignée "philosophique et marxiste : Engels, Labriola, Kautsky Heiddeger, Habermas, Weil, Gramcsi"?
Et surtout qu'est-ce que Heidegger vient faire là dedans ?

Écrit par : urbain | mercredi, 30 juillet 2008 20:32

Ecrit par : urbain | mercredi, 30 juillet 2008 20:32

Heidegger parle du dialogue productif avec la marxisme.

" C'est parce que Marx, faisant l'expérience de l'aliénation, atteint à une dimension essentielle de l'histoire, que la conception marxiste de l'histoire est supérieure à toute autre historiographie "

Et pour l'influence qu'il a eu sur les Marcuse et Habermas à travers son analyse de la ré-ification des relations sociales à partir d'une certaine lecture du fétichisme de la marchandise dans l'œuvre de Marx.

"L'homme qui se comprend et agit en tant que producteur de toute réalité, l'homme qui se trouve pris aujourd'hui dans le réseau toujours plus contraignant des impératifs socio-économiques"

qui fait écho chez Habermas qui critique Marx pour avoir conçu sa réflexion selon le modèle de la production.

Selon H. c'est la domination de la technique qui génère le règne politique de la domination totale, Métaphysiquement Russie et Amérique sont la même chose et accomplissent le destin totalitaire, essence même de la technique avec une composante plus économique pour l'Amérique qui transforme le monde en marché mondial.

Et là on arrive au coeur de l'influence Heidegerienne chez... Urbain;-)))

L'humanité moderne par l'affirmation de sa volonté autonome a joué un rôle décisif dans la logique de modernité et donc dans l'avénement de la technique.

C'est un peu condensé donc approximatif. Excuse-moi mais beaucoup de boulot.

Écrit par : nef | jeudi, 31 juillet 2008 11:40

Comme dirait Badiou tu as besoin de "beaucoup de médiations " assez "acrobatiques" pour arriver à nous faire avaler que Heidegger ( penseur explicitement de droite comme chacun sait , et même nazi "encarté" et qui se fichait comme d'une guigne de ce qui n'intéressait pas sa "haute" problématique du dévoilement de l'être ) que Heidegger donc puisse s'inscrire dans quelque filiation que ce soit avec Marx ...( en dehors du fait qu'ils étaient tous deux allemands ).

Quant à habermas et toute l'école de francfort avec lui , si il présente quelque intérêt pour quelqu'un aujourd'hui ( généralement les "nouveaux philosophes" et la clique des profs de philo à la ferry, con de sponville et compagnie ), c'est qu'avec lui on est déjà sorti depuis longtemps du marxisme !

Ta "ligne" de filiation ressemble beaucoup à un test de cohérence de couleur réalisé par un daltonien.

La critique de la "technique" , ou plus exactement de la "science" selon la perspective d'heidegger ( "la science ne pense pas" ) n'a évidemment guère de rapport avec celle "de gauche" , qui s'est développée, notamment chez certains marxistes, après l'apparition de la menace nucléaire, sans parler des suites à l'âge de l'écologie et du catastrophisme .
Il s'agit chez lui( chez heidegger) d'une "posture épistémologique", pas d'une position politique ou relevant d'une quelconque théorie de l'émancipation , a fortiori du "devenir social".
Heidegger marque explicitement , et sous sa propre plume, un retour à ce que Marx avait précisément combattu : une vision de l'histoire et des rapports sociaux ( qui incidemment ne l'intéressent guère ), non seulement bourgeoise idéaliste sur le mode hegelien, mais même une vision qu'on pourrait qualifier d'idéaliste pré-hégélienne comme diraient nos chers situationnistes car revendiquant pratiquement une autorité "d'ancien régime" voire même "antique".

Quand tu me dis "Heidegger parle du dialogue productif avec la marxisme.", je trouve ça assez drôle par ce que ça renvoie à une actualité très contemporaine : ça me fait penser au "dialogue productif" des diplomates chinois par exemple avec notre bon Kouchemerde .

Que tous ces gens là aient eu à se confronter à la philosophie de Marx, c'est assez inévitable. Qu'ils aient cru bon de la commenter voire de l'intégrer à un moment ou un autre à leur propre production , c'est également une chose assez naturelle.
Toute autre chose est de leur faire revendiquer ou leur attribuer une filiation quelconque qui associerait leurs pensées dans une généalogie, quelle qu'elle soit et singulièrement celle de positions anti-industrielles du type de celles de l'EDN ( auxquelles je n'adhère pas ) par exemple.

Mais pour en revenir avec l'éventuel rapport ( toujours assez problématique à mes yeux ) entre tes commentaires et les positions que j'ai exprimé ( de déblayage "à gauche" de tout ce qui "occupe le terrain" de manière néfaste et impotente)...
et pour faire suite à tes "digressions" successives,
je dirai ( en espérant que c'est en rapport avec tes objections ):
Quant à moi je suis un "pur cartésien" et je me souviens que Descartes , pas plus que les anciens ( grecs) ne distinguaient l'art de l'artisan de celui du peintre, et que le mot tekné recouvrait ce concept général , celui du "faire" par et pour les hommes , de la manière de faire et du "talent" ou du "savoir faire", du "génie" (ingenium) requis .
C'est cet "art" là ( désormais enrichi de la "méthode") que promeut le cartésianisme et qu'il place sur le devant de la scène de l'histoire.

Et je suis aussi un marxiste qui considère avec marx qu'avec l'age industriel nous sommes sortis de la tekné et de la maîtrise du "faire" humain par les hommes "qui font",
et que marx a parfaitement ( et le premier) pensé et analysé cette mutation historique, sociale, "anthropologique" et épistémologique.
C'est sur ce seul point de "généalogie" de l'aliénation , via la théorie de la (fétichisation) de la marchandise ( révisée en "séparation" par les situs ) que je rejoins les thèses certains des auteurs publiés par l'EDN.

Mais (avec marx ) je ne vois pas comment on peut "penser" ( et surtout "changer" ... ) ça en dehors d'une perspective historique s'appuyant sur une théorie consistante , celle du matérialisme historique/dialectique (et rien à voir donc avec le fatras induit par ta "liste" ).

Écrit par : urbain | jeudi, 31 juillet 2008 17:30

 
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