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samedi, 05 juillet 2008

SUPPLEMENT TAIRE

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Les heures supplémentaires : La mesure phare du gouvernement.

Une satisfaction quasi générale.

Les 35 heures étaient devenues un choix. Les "courageux" seraient payés "plus" de leurs efforts. "La France qui travaille" - méritait une récompense. Bien avant  cette annonce dont  la priorité est de terminer la préparation de "l'opinion publique" au changement, des quantités d'articles prédisposaient à la future fin des 35 heures intenables. Ensuite, l'Europe a encadré le temps de travail avec un maximum à 65 heures ...

L'Assemblée a envisagé tout récemment de "libérer" encore "plus" les entreprises des contraintes horaires.

Pourtant, il existe depuis longtemps des aménagements sur les contrats de travail toutes catégories socio-professionnelles confondues  : "En contrepartie de l'accomplissement de ses fonctions, M xxxxxxxxx percevra une rémunération annuelle brute de xxxxxxx € (en lettres) correspondant à une rémunération brute mensuelle de xxxxx euros (en lettres)  payable le dernier jour du mois.
 
De convention expresse, le salaire fixe précité a un caractère forfaitaire.
En conséquence :
Il est établi sur la base du salaire minimum conventionnel correspondant au coefficient dont relève le poste du salarié ;
Il inclut mensuellement toutes les majorations pour le dépassement du temps de travail au-delà de l'horaire hebdomadaire pratiqué actuellement et ultérieurement au sein de la société xxxxxxxxx à concurrence de 45H (Quarante cinq heures) par semaine au maximum.
                 
La rémunération ainsi convenue tient compte des fonctions occupées et des nécessités de l'entreprise.
Elle pourra être révisée s'il y a lieu à l'initiative de la partie qui en ferait la demande, au cas où la présente clause ferait globalement apparaître un déséquilibre global, auquel il serait jugé équitable de remédier.
Il est rappelé que le salarié effectue des missions au sein de sociétés clientes de la société xxxxxxxx rendant difficile le décompte de leur temps de travail du fait de l'éloignement géographique du siège social. "

Évidemment, tout ceci soulève une question ...

"A quel moment, pourrais-je être payée de mes heures supplémentaires promises par mon Président, car je travaille plus pour gagner plus".

A partir de la 46 ème heure, ce sera de nuit ...

Des dépenses supplémentaires d'électricité ...

Pas très écologique.

 

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Agathe

Commentaires

De toute façon, travailler plus pour consommer plus pour crever plus gros, je ne vois pas l'intérêt...

Écrit par : jide | samedi, 05 juillet 2008 11:50

A partir de la 46 ème heure, ce sera de nuit ...
Des dépenses supplémentaires d'électricité ...
Pas très écologique.

On s'en fout on va avoir un autre EPR!

Écrit par : kokoriko | samedi, 05 juillet 2008 11:51

merci jide pour le blog dans le pseudo..
je mets un lien dans chaque tiroir
(et très drôle le comm';-))

Écrit par : le meuble du coin | samedi, 05 juillet 2008 11:59

Merci M'Agathe ;-)

Suis aussi nrvé de ce bourrage de crâne sur le soi-disant " carcan " des 35H ( jamais appliqué pour moi ) et de cette hypocrisie sur les heures supp ( d' ailleurs je crois qu' elles ont officieusement diminuées au 1er trimestre )

Lu vite fait ce matin ( dans Le Point je crois )
Sarko : " je me représente pas (sic ) en 2012 comme ça je ferai comme Clinton des conférences à 150 000 euros ... "

Travailler moins pour gagner ( beaucoup ) plus quoi !!!

Écrit par : Alexou | samedi, 05 juillet 2008 12:35

Petit rappel , opportun :

"L'ouvrier s'appauvrit d'autant plus qu'il produit plus de richesse, que sa production croît en puissance et en volume. L'ouvrier devient une marchandise. Plus le monde des choses augmente en valeur, plus le monde des hommes se dévalorise ; l'un est en raison directe de l'autre. Le travail ne produit pas seulement des marchandises ; il se produit lui-même et produit l'ouvrier comme une marchandise dans la mesure même où il produit des marchandises en général.
Cela revient à dire que le produit du travail vient s'opposer au travail comme un être étranger, comme une puissance indépendante du producteur. Le produit du travail est le travail qui s'est fixé, matérialisé dans un objet, il est la transformation du travail en objet, matérialisation du travail. La réalisation du travail est sa matérialisation. Dans les conditions de l'économie politique, cette réalisation du travail apparaît comme la déperdition de l'ouvrier, la matérialisation comme perte et servitude matérielles, l'appropriation comme aliénation, comme dépouillement. [...]
Toutes ces conséquences découlent d'un seul fait : l'ouvrier se trouve devant le produit de son travail dans le même rapport qu'avec un objet étranger. Cela posé, il est évident que plus l'ouvrier se dépense dans son travail, plus le monde étranger, le monde des objets qu'il crée en face de lui devient puissant, et que plus il s'appauvrit lui-même, plus son monde intérieur devient pauvre, moins il possède en propre. C'est exactement comme dans la religion. Plus l'homme place en Dieu, moins il conserve en lui-même. L'ouvrier met sa vie dans l'objet, et voilà qu'elle ne lui appartient plus, elle est à l'objet. Plus cette activité est grande, plus l'ouvrier est sans objet. Il n'est pas ce qu'est le produit de son travail.
Plus son produit est important, moins il est lui-même. La dépossession de l'ouvrier au profit de son produit signifie non seulement que son travail devient un objet, une existence extérieure, mais que son travail existe en dehors de lui, indépendamment de lui, étranger à lui, et qu'il devient une puissance autonome face à lui. La vie qu'il a prêtée à l'objet s'oppose à lui, hostile et étrangère."

MARX
Manuscrits de 1844

Écrit par : urbain | samedi, 05 juillet 2008 12:52

Les projets du gouvernement sarkozyste prévoient d'exploser non seulement les 35 heures mais aussi, pour les cadres et ceux de plus en plus nombreux travaillant en forfait jour, la cinquième semaine de congés payés.

Comment ?
En passant de 218 à 235 jours de travail par an

Le calcul est expliqué chez moi
(merci Agathe pour l'idée qui m'est venue en te lisant).

Arf !

Zgur

Écrit par : Zgur | samedi, 05 juillet 2008 13:39

Ecrit par : urbain | samedi, 05 juillet 2008 12:52

Marchandise... Sous-marchandise aujourd'hui, bradée la marchandise.

Jide

Crever gros réservé à une poignée par les temps qui courrent...

Alexou

Envier ceux qui font encore moins (avec rétribution) et qui gagnent en tranquillité d'esprit (le pauvre mal aimé), c'est de cela aussi dont il s'agit.
Même pas indécent.
Il faut inventer un nouveau mot.

Écrit par : agathe | samedi, 05 juillet 2008 13:46

agathe, jide : merci
(la poignée de gros c'est ce qu'on appelle familièrement la poignée d'amour ?)

Écrit par : Lord Nithorynque | samedi, 05 juillet 2008 13:52

Zgur

Merci pour l'info ! 235 jours... Allez, dynamisme et énergie au service de la patrie !

Écrit par : agathe | samedi, 05 juillet 2008 13:54

Ecrit par : Lord Nithorynque | samedi, 05 juillet 2008 13:52


La bière est encore abordable chez "Bip", une bonne manière de la préserver ;-))

Écrit par : agathe | samedi, 05 juillet 2008 13:56

«Désormais, quand il y a une grève, personne ne s'en aperçoit» (notre président)

Écrit par : La phrase du jour | samedi, 05 juillet 2008 15:36

Jide

HS/ Tu as reçu deux mails ...

Écrit par : agathe | samedi, 05 juillet 2008 16:13

«Désormais, quand il y a une grève, personne ne s'en aperçoit» (notre président)

Ecrit par : La phrase du jour | samedi, 05 juillet 2008 15:36

Oui assurément, c'est une phrase qui mérite d'être relevée car en l'occurrence elle "veut" vraiment dire quelque chose ( symbolique et subliminal, mais parfaitement et explicitement présent dans le dispositif symbolique langagier ): ce qui compte ce n'est pas ce qui est, ce qui se passe réellement, c'est ce qu'on en perçoit .
L'important c'est qu'on s'aperçoive plus de ce qui est, qu'on ne perçoive plus le réel jadis fourni par l'expérience commune et qui désormais -et c'est bien là "la rupture" - est parfaitement occulté , annihilé de fait puisque "on ne s'en rend plus compte" .
C'est bien là l'objectif essentiel ( au sens propre ) d'une politique limitée à la gestion des contraintes, inscrite dans la perspective du marché et de "la libre circulation" des marchandises et des agents , comme horizon ultime.
Il ne s'agit pas de transformer le réel mais d'en "corriger" les effets ( sous entendu néfastes ) et , dans un premier temps les effets de "perception" .

Écrit par : urbain | samedi, 05 juillet 2008 17:19

C'est bien là l'objectif essentiel ( au sens propre ) d'une politique limitée à la gestion des contraintes, inscrite dans la perspective du marché et de "la libre circulation" des marchandises et des agents , comme horizon ultime.
Il ne s'agit pas de transformer le réel mais d'en "corriger" les effets ( sous entendu néfastes ) et , dans un premier temps les effets de "perception" .
Ecrit par : urbain | samedi, 05 juillet 2008 17:19

C'est pour cela que le très "chrétien" odm se décarcasse pour faire le blog plans sociaux. Voir pseudo.
Certainement plus subversif que les élucubrations de Karl !

Écrit par : odm. | samedi, 05 juillet 2008 18:23

Certainement plus subversif que les élucubrations de Karl !

Ecrit par : odm. | samedi, 05 juillet 2008 18:23

Dont acte, mon bom odm, mais ...
C'est peut-être ( sans doute) une des ( nombreuses )choses utiles et bénéfiques "à faire" ( donc une réponse possible à cui-cui ), mais c'est tout sauf "subversif" ,
et dans l'ordre du discours il s'agit d'annoncer une pratique et non pas ( à l'inverse des "élucubrations" de Karl ) de produire une théorie critique et une analyse socio-historique du concept de valeur (du) travail dans son rapport à l'autonomie du sujet ( la liberté humaine si tu préfères ce genre d'approximation ) .
Une question qui connaît ces derniers temps un regain d'intérêt .

Écrit par : urbain | samedi, 05 juillet 2008 20:04

Certainement plus subversif que les élucubrations de Karl !
Ecrit par : odm. | samedi, 05 juillet 2008 18:23

Karl ?

Que vient faire Lagerfeld ici ?

@ Agathe

Comme c'est bon de te lire, Agathe ! Et instructif, en plus ! Mais tellement effrayant...

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | samedi, 05 juillet 2008 20:45

Intéressant document. La loi cesse d'exister et nécessite un nouvelle assouplissement lorsque les moyens de la contourner ont atteint leur limite.

J'entendais le sublime Xav' Bertrand il y a peu.

Le speaker : Oui, mais les salariés pourront-ils refuser d'effectuer ces heures sup' ?
Xav' : Vous connaissez la réponse aussi bien que moi. Vous savez ce qui se passe actuellement. C'est...
Le speaker : Oui mais, à l'assemblée, des députés ont critiqué cette... Un député communiste a parlé de pistolet sur la tempe des salariés. Un...
Xav' : alors là, il faut parler de l'attitude des socialistes et communistes. Après les déclarations de Ségolène Royal qui... bla bla... après la libération de... et ces députés communistes qui... bla bla... lls parlent du patron qui détiendrait un droit de vie et de mort sur le salarié... bla bla... quel regard ont-ils sur l'entreprise..? c'est une façon archaïque de.... les français qui veulent travailler plus... bla bla... la liberté... bla bla...
Le speaker : Oui, mais les salariés pourront-ils refuser de faire ces heures supplémentaires ?
Xav' : Vous connaissez la réponse... comment ça se passe déjà... s'il y a des heures supplémentaires, il faudra les faire.

Xav' produit des mots supplémentaires, parle plus pour dire autant.
Non, ils ne pourront pas refuser. Trop difficile à dire, visiblement...

.........

Un rebond (boinnnngg !) du fils de Manchette à propos de Manchette :

"Manchette victime du révisionnisme littéraire"

http://www.liberation.fr/rebonds/336814.FR.php

Écrit par : f | samedi, 05 juillet 2008 22:05

Merci cui cui, effrayant et hélas tellement vrai ... (48 heures sur tous les contrats d'ici peu).

f

Obligatoires et gratuites puisque prévues jusqu'à 48 heures dans le salaire, il est décomplexé d'oser parler d'heures sup alors qu'ils savent que leurs assouplissements de contrats suppriment toute rémunération supplémentaire.
Une belle arnaque, la mesure phare...

Écrit par : agathe | samedi, 05 juillet 2008 22:30

Que ce soit une arnaque, depuis le début, peu en doute encore hormis ceux qui ne le comprendront que dans les faits. La trinité du petit libéral pragmatique est à l'oeuvre, sans aucune surprise : libéralisation du travail, baisse des dépenses publiques, mise en concurrence des secteurs protégés. Alors, il reste le combat et la production de théories effectivement.

Écrit par : f | samedi, 05 juillet 2008 23:18

Tranche de vie. Entendu dans un bureau d'assistance sociale.

La référente ["travailleuse" sociale] : "Les aides sociales, je suis désolée, ce n'est pas fait pour que vous trouviez votre moi profond, mais pour vous permettre de trouver un emploi et de retourner sur le marché du travail !".

Écrit par : direction - assistés | dimanche, 06 juillet 2008 10:18

Ecrit par : direction - assistés | dimanche, 06 juillet 2008 10:18

ce qui est tout de même un peu vrai
même si les deux sont liés
beaucoup de "travailleurs sociaux" sont des placebos et se la jouent psy ..
ils peuvent faire des dégâts collatéraux
chacun son boulot!
moi, meuble.. si je suis bouffé par les termites .. et que je vais chez un droguiste.. c'est pour qu'il me conseille un xylophène efficace.. pas pour qu'il me parle du bois dont je suis fait.

Écrit par : le meuble du coin | dimanche, 06 juillet 2008 10:44

D'un point de vue technique :

Ces conventions sur l’année ont été mises en place par les lois Aubry de 1998 et 2000, au profit des cadres dits « autonomes ». Ces lois ont consacré une définition juridique des cadres dans le code du travail : cette définition est fondée sur l’autonomie des cadres et la difficulté, pour certains d’entre eux, d’un décompte de leur temps de travail effectif, car celui-ci se détache de l’horaire collectif applicable dans l’entreprise. Ainsi a été ouverte la possibilité pour un accord de branche ou d’entreprise de prévoir une rémunération globale des cadres sur l’année, avec un décompte du temps de travail en heures ou en jours.

Les dispositions du forfait annuel en heures bénéficient aussi aux salariés itinérants non cadres dont la durée du travail ne peut être prédéterminée ou qui disposent d’une autonomie dans l’organisation de leur emploi du temps. En outre, la loi du 2 août 2005 en faveur des petites et moyennes entreprises a étendu le bénéfice des conventions de forfait en jours sur l’année aux salariés non cadres dont le temps de travail ne peut être prédéterminé et qui disposent d’une autonomie dans l’organisation de leur emploi du temps.

Le projet de loi modifie ce régime sur les points suivants : s’agissant de la convention de forfait en heures sur l’année, celle-ci reste dans tous les cas soumise à la conclusion préalable d’un accord d’entreprise ou de branche, qui fixe la durée annuelle du travail à partir de laquelle le forfait est établi. Mais désormais, tout salarié autonome (et non plus seulement les cadres autonomes et itinérants non cadres) pourra, aux termes du projet de loi, bénéficier d’une convention de forfait en heures sur l’année.

Le projet de loi affine et pérennise ce dispositif : un accord collectif de branche ou d’entreprise n’est plus nécessaire ; le double accord du salarié et de l’employeur reste requis ; la majoration de rémunération à laquelle donne lieu ce temps supplémentaire travaillé ne peut être inférieure à 10 %, comme dans le droit existant ; cette renonciation à des jours de repos peut conduire à dépasser la durée annuelle de jours travaillés fixée par l’accord collectif, donc dans certains cas 218 jours, mais sans excéder un « nombre maximal de jours ». Le nombre maximal de jours est déterminé dans l’accord collectif instituant le principe de la convention de forfait ou, à défaut, par l’employeur, après consultation des représentants du personnel. En tout état de cause, ce nombre maximal doit assurer le respect des règles relatives aux repos quotidien (11 heures), hebdomadaire (24 heures) et aux congés payés.

Donc le projet de loi étend le forfait jour, explose la limite de 218 jours travaillés dans l'année, permet en l'absence d'accord collectif les contrats de travail au forfait négociés directement entre l'employeur et le salarié (bonjour les pressions, permet à l'employeur de déterminer en l'absence d'accord le nombre de jours travaillés dans l'année (235 jours au lieu de 218 sont proposés)

Écrit par : odm. | dimanche, 06 juillet 2008 12:00

Ecrit par : odm. | dimanche, 06 juillet 2008 12:00

D'un point de vue technique, l'extension a été étendue à toutes les catégorie de salariés "cadre ou non" pour nombre d'entreprises privées, et ce effectivement depuis 2005 ...
Autonomes ou pas (une notion)
Quand aux récupérations ou RTT, les entreprises qui se sont ruées sur cette notion de salaire forfaitaire (tout et rien dire) ne les accordent pas et n'y sont pas obligés. Point important (omis dans mon billet).

Écrit par : agathe | dimanche, 06 juillet 2008 13:26

J'ai trouvé cela assez juste je vous le livre :

La répression routière, c’est très révélateur des méthodes de contrôle social utilisées dans nos soi-disant démocraties. On est en train d’instiller à la population une mentalité de chien battu. Le maître alcoolique dérouille son chien toute la journée, résultat : le chien est de plus en plus servile devant son maître, parce qu’il croit qu’il a fait quelque chose de mal. Quand on fait perdre leur permis et donc leur boulot à des gens qui ont juste roulé à 52 km/h au lieu 50 km/h…

Cette colère des automobilistes qui monte, c’est assez marquant. Si on continue comme ça, dans deux ans, plus personne n’aura le permis ! Ce permis à points, ce racket des automobilistes, ça va finir par coincer tout le système.

A mon avis, c’est un vrai petit laboratoire, cette histoire : on va voir si le pouvoir obtient la soumission des automobilistes, avec des gens qui rouleront à 50 km/h sur des portions de départementales vides et qui se feront tirer dessus s’ils roulent trop vite… ou bien s’il y a une réaction. Le front antiradar, c’était peut-être le signe qu’une réaction est possible.

Après tout, la liberté quotidienne, dans les petits gestes de la vie, c’est aussi ça, la liberté. Les critères de liberté, ce n’est pas seulement les droits de l’homme pour les intellectuels dissidents. La liberté, c’est aussi la liberté de faire du fromage au lait cru ! La liberté de pouvoir sortir du bar avec un verre. La liberté de fumer aussi, tout simplement.

Toutes ces petites restrictions qu’on nous impose, lentement, hypocritement, ça prépare le libéralisme totalitaire. La démocratie, oui, mais dans le cadre d’une société de consommation policière… Toute liberté de transgresser par la consommation, mais répression dès qu’on sort du cadre préprogrammé par le système consumériste. Voilà le libéralisme totalitaire : la restriction de la liberté à un empilement de programmes libertaro-consuméristes. On est libre, à condition de suivre les pistes qui conduisent à la liberté, pistes que le pouvoir a soigneusement balisées… Etrange liberté, non ?

Écrit par : odm. | dimanche, 06 juillet 2008 17:00

Et ça aussi puisque c'est calme :

Le problème du pouvoir, c’est de gérer l’émeute. Toutes les logiques de domination marchent, elles marchent si bien qu’elles marchent jusqu’au moment où le dominant se fait égorger par la foule. Or, un riche égorgé par la foule ne peut plus dépenser son argent… Les dominants utilisent des petits groupes de collabos et l’immense masse ne se rend compte de rien : voilà le système qui fonctionne actuellement. Mais plus le petit groupe est inique, spoliateur, plus il faut mentir. Pas sûr que ça tienne, même avec des collabos.

L’agressivité des élites actuelles s’explique par la peur des ces élites. Il n’y a plus de dialogue possible, il y a de la haine de classe, parce qu’il y a de la peur. C’est le signe d’un empire qui va mal. Prenez l’URSS. L’époque de Brejnev était dure en termes de répression, mais le système pourrissait sur pied. Plus personne n’y croyait…

Une lecture optimiste est encore possible, et je m’efforce d’être optimiste, par principe. Le pessimisme esthétisant, vous savez, c’est une pose de grand bourgeois. Il faut avoir de gros moyens personnels pour trouver drôle l’écroulement d’un monde. Quand on n’a pas les moyens de se mettre à l’abri de la catastrophe, on cherche à empêcher la catastrophe.

Donc il nous faut lutter. Deux méthodes sont envisageables. Soit nous nous déplaçons pour que notre monde s’écroule, certes, mais pas sur nous, soit nous essayons d’empêcher l’écroulement. Pour l’instant, je lutte pour que l’écroulement n’ait pas lieu. Mais il est vrai que ces deux options doivent être maintenues…

Écrit par : odm. | dimanche, 06 juillet 2008 17:05

Etrange liberté, non ?

Ecrit par : odm. | dimanche, 06 juillet 2008 17:00

Encore un effort et tu vas finir par comprendre la différence entre liberté et émancipation ... ( lire les "élucibrations" de ce bon Karl peut t'aider à accélérer cette prise de conscience) .

Écrit par : urbain | dimanche, 06 juillet 2008 20:19

L'espérance peut émanciper aussi et c'est loin d'être l'attitude passive que semble dénoncer ce bon vieux KARL.
Que les clergés soient récupérés par le temporel c'est un autres problème.
Mais la parole du christ est subversive par nature et Sarko dans ses précédentes tentatives de récupérations est bien pathétiques et ne dupe que les laïcards conpulsifs!
Nous avançons sur un pavé mosaïque, noir et blanc, et seul le fou, aux echecs, ne change pas de couleur.
La foi soulève des montagnes, dit-on !
Chassons les marchands du temples !

Écrit par : odm. | dimanche, 06 juillet 2008 20:53

Las ... je constate que tu n'es pas encore apte à exploiter efficacement ( de manière convaincante) les concepts philosophiques, et que tes tentatives d'imitation de Léon Bloy demeurent assez rudimentaires ( et encore moins convaincantes ), pas même du niveau d'André Frossard ( pourtant assez médiocre ).

Écrit par : urbain | dimanche, 06 juillet 2008 21:33

Ecrit par : urbain | dimanche, 06 juillet 2008 21:33

Mouarf ...

Divertissant ;-))

Écrit par : agathe | dimanche, 06 juillet 2008 21:58

Je pesnse à rédiger un billet intitulé : odm et les 300 trotskistes ou un week-end avec Gérard !

Écrit par : odm. | dimanche, 06 juillet 2008 22:08

vie des monstres

Léon Bloy (1846-1917)


Son caractère épouvantable et sa manie religieuse en firent un monstre.

Sa religiosité se tourna, vers la quarantaine, en une crise mystique qui ne finit qu'à la tombe. Son mariage avec une Danoise, loin de le ralentir, semble l'avoir beaucoup poussé dans cette voie. Il se hâta de se fâcher avec tout le monde, à cause de ce que Le Figaro appelle aujourd'hui encore son "catholicisme intransigeant" - qui était plutôt l'habitude d'écrire des lettres d'injures extrêmement violentes.

Bien qu'il ne travaillât plus et eût résolu de vivre de la charité publique, il était impensable pour Bloy qu'il pût renoncer à mener le train d'un bourgeois. Par exemple, il allait de soi que sa femme devait avoir une bonne. La recherche d'un bonne qui acceptât de travailler pour les Bloy sans être payée, mais en étant gratifiée de constantes admonestations au sujet de son salut, devint une préoccupation majeure de l'écrivain. De même, quoiqu'il se rendît fréquemment au mont-de-piété pour gager quelque bijou, l'idée n'effleura jamais Bloy qu'il aurait pu revendre le piano, ornement obligatoire, à son époque, d'un salon bourgeois.

Bloy pratiquait surtout une mendicité littéraire. Une partie importante de ses journées était consacrée à écrire des lettres pour taper les uns et incendier les autres. Sa femme elle-même fut embauchée pour écrire des lettres d'un ton plus féminin et plus larmoyant. Cette petite industrie à domicile était d'ailleurs peu rentable. Bloy arriva par contre à se brouiller avec un nombre considérable de gens qui ne donnaient pas ou donnaient peu. Cependant, par un mécanisme psychologique fréquent chez les tapeurs, les personnes qui trouvaient le moins grâce à ses yeux étaient celles qui lui envoyaient des subsides. Bloy a lui-même résumé son attitude dans le titre qu'il a donné à la première partie (très expurgée) de son Journal: Le Mendiant ingrat.

La situation se dégrada beaucoup avec le décès d'un enfant qu'on ne fit pas soigner, faute d'argent, en s'en remettant à la grâce de Dieu (Bloy faillit se battre avec le médecin venu constater le décès). Le couple vécut dès lors dans une ambiance de symboles et de révélations surnaturelles, obsédé par la présence des morts, à commencer par le petit décédé. Bloy semble avoir pratiqué une version personnelle et catholique du spiritisme (pourtant condamné par Rome) en invoquant sans cesse les morts. Par exemple, il demandait aux morts de le réveiller, la nuit, pour qu'il pût se livrer à ses épuisantes séances de prières.

Quelle fut la part de l'alcool dans ce destin? C'est ce que le Journal, même complet, ne permet pas de dire. Certes on y trouve de grandes résolutions de supprimer la boisson, très caractéristiques, mais elles sont dictées par un souci de pénitence, de mortification et de Carême; Bloy note rituellement et à égalité, sa résolution, jamais tenue, de renoncer "à l'absinthe et au tabac".


Bein je trouve ce personnage très sympathique !

source : http://www.sdv.fr/pages/adamantine/bloy.html

Écrit par : odm. | dimanche, 06 juillet 2008 22:10

odm devrait davantage s'intéresser à notre nouveau Saint Jean Chrysostome ( "bouche d'or") de bouffon présidentiel.
Il te dit le fin mot de la société du spectacle, et il te le dit clairement : «Désormais, quand il y a une grève, personne ne s'en aperçoit» .
Donc la finalité de la chose et clairement annoncée : ne plus "s'apercevoir" de rien.
Par exemple qu'il y a une grève , plus généralement qu'il se passe quelque chose ( là, dehors, dans le monde ) , singulièrement dans l'ordre social.
La finalité de la lutte contre la société du spectacle s'en déduit tout aussi clairement : faire en sorte qu'on s'aperçoive de quelque chose .
Bref , contre le soulagement décomplexé des UMPistes et autres ralliés de tous poils au libéralisme, il faut faire en sorte que les grévistes puissent continuer de faire chier.
Naturellement , pour ça, il faut d'abord qu'il continue d'y avoir des grèves, mais ça n'est pas , finalement, l'essentiel .
L'essentiel c'est qu'on s'aperçoive de quelque chose, et dans le dispositif mental et symbolique des affects du pétainisme transcendantal ça se dit : "quelque chose (nous) fait encore chier".
Par ce que le moyen de subvertir le spectacle ( de la société du spectacle) c'est naturellement de le rendre rébarbatif , donc ... chiant ( selon l'acception commune ).

Écrit par : urbain | dimanche, 06 juillet 2008 22:16

Ecrit par : odm. | dimanche, 06 juillet 2008 22:10

Je t'invite donc à approfondir, car Bloy était un personnage autrement plus riche , profond et intéressant que ce que cette médiocre notice anecdotique laisse supposer , et surtout il fut sans doute le plus fulminant prosateur de l'histoire de la langue française.

Écrit par : urbain | dimanche, 06 juillet 2008 22:24

Littérature.

Des nouvelles de Jean-Yves Cendrey (qu'en pense urbain ?), volontairement exilé, depuis l'élection de Sarkozy, à Berlin (j'apprends au passage que Cendrey est marié avec l'excellente Marie N'Diaye).
http://rue89.com/cabinet-de-lecture/apres-les-pedophiles-cendrey-et-le-petit-electorat-de-droite

Écrit par : (ne pas confondre) | dimanche, 06 juillet 2008 22:40

Ecrit par : urbain | dimanche, 06 juillet 2008 22:16

Absolument. Peu de choses (intéressantes) peuvent encore faire du bruit, passer le mur médiatique. La grève, parce qu'elle ne peut pas être escamotée du fait même de la vérité de ses conséquences dans la vie quotidienne, en fait partie. Et plus le mur est haut...

Écrit par : f | dimanche, 06 juillet 2008 22:46

Voilà qui va sûrement faire plaisir à urbain : Michèle Bachelet, présidente du Chili, a l'intention de proposer Ingrid Betancourt pour le Prix Nobel de la paix...

Écrit par : (ne pas confondre) | dimanche, 06 juillet 2008 22:48

Et un secrétariat d'Etat (en France) en 2009 ?

Écrit par : f | dimanche, 06 juillet 2008 22:49

Le travail est la prière des esclaves. La prière est le travail des hommes libres.

Bravo Léon !

Écrit par : odm. | dimanche, 06 juillet 2008 22:51

Et un secrétariat d'Etat (en France) en 2009 ?
Ecrit par : f | dimanche, 06 juillet 2008 22:49

Et bientôt le film sur sa vie dans la jungle (avec Jennifer Connelly dans le rôle principal)

Écrit par : (ne pas confondre) | dimanche, 06 juillet 2008 22:53

Non, Megan Fox.

Écrit par : f | dimanche, 06 juillet 2008 22:56

Et prochainement sur scène :

" Ingrid Bétancourt a annoncé lors d'un entretien au journal du Dimanche qu'elle n'écriverait pas de livre mais une pièce de théâtre : " Je ferai une pièce de théâtre. Il faudra une mise en scène pour que les gens comprennent ces choses qui tiennent plutôt à la condition humaine, à ce que nous sommes au fond de nous. Nous pouvons être des anges mais nous pouvons aussi être des démons pour l'autre ". "

Écrit par : (ne pas confondre) | dimanche, 06 juillet 2008 23:03

"écriverait" : la coquille (copiée-collée) n'est pas de moi

Écrit par : (ne pas confondre) | dimanche, 06 juillet 2008 23:04

Désormais, quand il y a une pièce de théâtre, personne ne s'en aperçoit.

Écrit par : f | dimanche, 06 juillet 2008 23:07

Distribution massive de +1 à Urbain, ne pas confondre et f ....

Écrit par : agathe | dimanche, 06 juillet 2008 23:13

Ecrit par : (ne pas confondre) | dimanche, 06 juillet 2008 22:48

Le spectacle à des effets de saturation et de surenchère de plus en plus rapides, intenses et ... prévisible , à la mesure de l'uniformisation et de la globalisation des medias qu'il exploite et de l' "émulation" qu'il suscite chez ses agents.
J'attends impatiemment la posture de Kouchemerde et je compte sur la sollicitude des NRV pour me la faire connaître. Si je ne m'abuse il sera à la hauteur, bien que la barre ( de la cuistrerie démagogique où excelle notre pitre du quay d'orsay) ait déjà été placée assez haut.

Écrit par : urbain | dimanche, 06 juillet 2008 23:54

Bonne nuit, le salut dans les livres, décidément .

Écrit par : urbain | dimanche, 06 juillet 2008 23:55

Le spectacle à des effets de saturation et de surenchère de plus en plus rapides
Ecrit par : urbain | dimanche, 06 juillet 2008 23:54

CQFD.

" Un réalisateur colombien, Simon Brand, va tourner un film sur l'opération militaire qui a permis la libération de la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt et de 14 autres otages mercredi, a annoncé dimanche la chaîne de télévision RCN qui participera au projet.
M. Brand espère réaliser ce film "en collaboration avec une productrice de Hollywood et sous la houlette de RCN-Cine", a indiqué la chaîne. "
http://tinyurl.com/6gt4pz

Écrit par : (ne pas confondre) | lundi, 07 juillet 2008 03:35

HS
C'est l'heure de la fessée!
Fin du HS

Ecrit par : (ne pas confondre) | dimanche, 06 juillet 2008 22:40

Merci pour cet excellent lien!!

Écrit par : etrun | lundi, 07 juillet 2008 12:44

 
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