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lundi, 23 juin 2008

L'Histoire sans Fin ?

728522778.jpg

Sommes nous décidés, sommes nous contraints, sommes nous condamnés à rester dans le commentaire ?
Doit-on ici continuer de (seulement) réagir ?
C'est le genre de question qu'on peut se poser dans le prolongement du "que faire" qui revient dans ce qui reste du débat politique, et qui revient non pas comme une interrogation sincère, mais désormais comme une injonction, une justification et bientôt un prétexte.
Cette attitude supposée justifier le "n'importe quoi du moment qu'on fait quelque chose" des "rénovateurs", aussi bien que la nébuleuse des postures du renoncement des caciques de la gauche de droite ( c'est à dire toute la gauche "de gouvernement" ) recyclées en "réflexions", "contributions" et autres "idées neuves", ce prurit qui semble agiter l'ensemble des apparatchiks de la "nouvelle génération" (celle des "modernes") . Ce phénomène est en fait l'indice majeur et explicite de leur totale impotence à agir.
Car c'est bien de s'agiter , et non d'agir qu'il s'agit(ent) ici.
De quoi, donc, s'agitent ils ?
Du rôle de chacun(e) dans le grand jeu ( de rôles) qu'est devenu le débat politique , tel qu'il s'annihile désormais, de manière de plus en plus hégémonique sur l'ensemble des moyens de communication et d'informe-ation .
Cet exercice mondain, populaire et largement diffusé de néantification du sens et des idées qui jadis pouvaient passer pour porter le projet d'émancipation et de justice sociale, est il un moment , "une mauvaise passe", un effet secondaire de l'épiphanie bouffonne ?
Ou bien sommes nous entrés dans l'ultime processus historique, au sens hégélien du "devenir de l'esprit social et politique", celui de la "la fin de l'histoire", pour de bon .
C'est une fin "à épisode" il est vrai puisque Hégel en eut l'intuition décisive en voyant défiler les armées de Napoléon devant sa fenêtre , que Kojève la réactualisa dans les années 30 ( en pleine confrontation du fascisme et du stalinisme ) et qu'enfin Fukuyama finit d'épuiser ( à proprement parler) ce thème récurrent au moment de la fin de la guerre froide, de l'effondrement du stalinisme gérontocratique post-brejnevien et , selon lui du socialisme mondial.

814757962.jpgTraitant précisément ce point, dans sa très notoire et imposante communication  présentée en séance publique devant l’Académie des sciences morales et politiques le 12 décembre 2005, Bernard Bourgeois ( un de nos grands hégélianistes) membre de l’Académie des sciences morales et politiques, observe que l’affirmation de la fin de l’histoire est double :
 elle pose d’abord que l’histoire est, par essence, finie,
 ensuite que sa fin existe maintenant.
 Ensuite, il examine à quelles conditions, internes à la pensée, ont un sens :
 le jugement d’essence : "l’histoire a une fin"
 le jugement d’existence : "la fin de l’histoire, c’est aujourd’hui".

Pour ceux et celles que cela intéresse cette communication est intégralement disponible ici.
Pour ma part je ne me hasarderai pas à contester la construction rhétorique de Bourgeois ni la consistance de sa réfutation des deux plus notoires prophètes de la "fin de l'histoire" après Hegel, mais je pense assez peu risqué d'avancer que cette histoire dont il(s) s'agit(ent) en la circonstance , celle des "temps historiques" succédant à la pré-histoire, et qui donc devrait être suivie ( dès maintenant ) de temps ... "post-historiques", peut en effet assez bien s'incarner dans le la pantomime que nous donne aujourd'hui les politiciens à l'occasion de leur commune cérémonie de révérence au marché et au libéralisme.

Bourgeois rappelle que :

"Cette précarité objective ( de sa thèse) , Fukuyama l’avouait, tout comme la précarité subjective d’une telle fin de l’histoire durant dans l’ennui et l’insatisfaction, qu’il ressentait lui-même au point d’annuler tout son ouvrage dans les ultimes lignes de celui-ci, en se demandant si l’humanité déçue n’allait pas repartir pour un nouveau voyage historique."

Il est vrai que cette "post-histoire", post-moderne, mondialisée, sans échappatoire ni alternative, ou l'esprit, enfin, est bien face à lui-même et se reconnait comme tel ( dans le monde "naturel et naturé" du capitalisme/libéralisme triomphant et généralisé ), risque d'être assez "décevante" et quelque peu "ennuyeuse".

469032231.jpgLa tournure prise depuis un certain temps par le débat politique nous en donne un aperçu déjà assez peu engageant, mais si , en plus, la seule chose que nous puissions encore faire ce serait de "commenter" (fut-ce pour la dénoncer dans toute l'étendue de son ennui , de son ridicule, de sa vanité et de son implacable injustice) cette post-histoire, sans histoire ... alors là , non, ou plutôt ... merde .

C'est donc la deuxième "Badiouserie" (promise),
suite au prochain numéro ...

 

Urbain

Commentaires

Un entretien avec Fukuyama (cliquer sur "entretien") datant de quelques années et présentant déjà des éléments caducs ; comme quoi...

http://www.politiqueinternationale.com/revue/article.php?id_revue=7&id=366&content=synopsis

On voit bien ce qu'il y a de performatif dans tout ça. Ces néo-capitalistes qui décrètent le triomphe de la démocratie libérale, la fin de tout processus de transformation "radicale", juste des procédures d'adaptation...

Amusant de voir Fukuyama s'alarmer de l'émergeance des biotechnologies alors que c'est ce même système qui en assure la privatisation, l'absence de contrôle, le développement à des fins profitables.

Merci pour le lien Bourgeois. Il y a même un mp3 à charger dans son Ipod technologique.

Oui, le commentaire, cet accompagnement paraphrastique de ce qui est, c'est lassant mais difficile également d'en sortir. Mais il arrive un moment où on ne peut plus.
L'AJT, cette nuit, ne pouvait plus :

http://www.bakchich.info/article4226.html

Écrit par : f | lundi, 23 juin 2008 11:25

« La question qui se pose aujourd’hui est si oui ou non le capitalisme d’entreprise est lui-même entraîné à son tour dans un processus de décomposition comparable à celui qui signa la liquidation du capitalisme d’état soviétique. »

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2087

Écrit par : f | lundi, 23 juin 2008 11:25

Ecrit par : f | lundi, 23 juin 2008 11:25

Fontenelle est un des derniers ( ou des premiers ? ) parmi les journalistes français à ne pas faire d'informe-ation .
Et cependant, en effet, il voit bien lui-même la vanité du commentaire , du moins quand il ne s'agit(e) de rien de plus que de paraphraser, où ( c'est le cas de la plupart de ses confrères) d'obscurcir voire de rendre les "faits" totalement opaques et au final in-signifiants.

Mais surtout "commenter" une "actualité" sélectionnée, distinguée et déjà pré-conçue ( formatée ) par l'appareil idéologique c'est à mes yeux une impasse : celle des temps "post-historiques" qui nous sont promis, mais qui en réalité n'existent ( au sens revendiqué par Bourgeois) précisément que par ce qu'on se place dans la position "purement réactive" ( cf. Badiouserie 1 ) du ... commentaire.
Ce qui peut nous remettre dans une perspective historique, de continuation de "l'histoire de l'esprit" , c'est la "bonne vieille" dialectique, la pensée critique , et non la critique stérile, nihiliste et "post-historique" de la production médiatique .

La critique de la production de la société du spectacle, ça n'est pas la critique ( "esthétique" ) de ses produits, c'est une autre production, c'est le détournement, c'est un autre processus ( de production) , un "nouveau procès " ...

Écrit par : urbain | lundi, 23 juin 2008 11:56

"Sommes nous décidés, sommes nous contraints, sommes nous condamnés à rester dans le commentaire ?"
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Oui. Parce que à part la lutte armée, tu vois autre chose Urbain ?
Peut être la désobéissance civile ?...Mais je n'y crois pas du tout : les égoïsmes de classe, socio professionnels et communautaires sont bien trop ancrés !
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"celui de la "la fin de l'histoire", pour de bon ."
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LE GRAND PHILOSOPHE CUI CUI DÉCLAREE SOLENNELLEMENT DEVANT UN AUDITOIRE DE 3 PERSONNES : Tout ça c'est de la connerie ! La fin de l'Histoire aura lieu quand l'Humanité aura disparue de la planète (d'ailleurs la fin de cette Humanité sera la plus grande page de l'Histoire de cette même HUMANITÉ) . Ponit final ! Et encore après, il y aura une Histoire des rats ou des foumiss... Bordel de merde !

Comment des gens aussi cultivés et fin que vous et ces "philosophes" peuvent cautionner des affirmations aussi absurdes telles que l'Histoire aurait une fin ?

Franchement, ça me dépasse !! Ou alors la philosophie c'est de la daube qui ne sert uniquement qu'à parler pour ne rien dire !
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"Il est vrai que cette "post-histoire", post-moderne, mondialisée, sans échappatoire ni alternative"
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Qu'en sais tu Urbain ? RIEN, NIB DE NIB, QUE DALLE, NUNDA !!! Ni Hegel, ni Fukuyama, ni Bourgeois !!!

Vous commencez à me courir grave avec ces philosophes : CE NE SONT NI DES DEVINS, NI DES GÉNIES MATHÉMATIQUES QUI DÉTIENNENT LA SCIENCE INFUSE !

D'ailleurs qu'ont il changé dans nos petites vies médiocres, hein ???

Pour moi, une seule volonté : continuons. Continuons encore, continuons toujours, continuons inlassablement ! Car nos petits commentaires minables je n'en disconviens pas, servent à quelque chose, j'en suis convaincu, même si on pense cracher dans l'eau.

Les petites graines que modestement nous plantons chaque jour, (re)surgirons un jour car l'Histoire n'est jamais terminée, sauf lorsque le soleil deviendra une grande naine blanche.

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 23 juin 2008 14:37

Ecrit par : f | lundi, 23 juin 2008 11:25

Un Zeymour aux yeux bridés

Ecrit par : f | lundi, 23 juin 2008 11:25

« Ils ont tendance, dans les faits, à surestimer le pouvoir du marché et à ignorer le rôle de régulation du gouvernement, et cette conception faussée est à la source de la crise des subprimes », affirma Mr. Liao, directeur général de la commission.

Stiglitz avait également la même analyse dans "le capitalisme perd la tête".

6 heures d'entretien avec Stigiltz

http://www.challenges.fr/video/

Écrit par : nef | lundi, 23 juin 2008 16:25

p'tain ce cuicui, c'est un vrai

Écrit par : vitefée | lundi, 23 juin 2008 16:32

Les petites graines que modestement nous plantons chaque jour, (re)surgirons un jour car l'Histoire n'est jamais terminée, sauf lorsque le soleil deviendra une grande naine blanche.
Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 23 juin 2008 14:37

Celui-ci, cuicui, nous refait la parabole du semeur sans sans douter. Fin de l'histoire et rien de nouveau sous le soleil pourrait dire l'ecclesiaste !
Liberté de parole disiez vous.
Finalement le rejet de la culture c'est de l'amnésie volontaire.
Vous en doutez :

La parabole du semeur


1 Ce jour-là, Jésus sortit de la maison et alla s'asseoir au bord du lac pour enseigner.
2 Une foule nombreuse s'assembla autour de lui, si bien qu'il monta dans une barque et s'y assit. Les gens se tenaient au bord de l'eau.
3Il leur parlait de beaucoup de choses en utilisant des paraboles et il leur disait : « Un jour, un homme s'en alla dans son champ pour semer.
4 Tandis qu'il lançait la semence, une partie des grains tomba le long du chemin : les oiseaux vinrent et les mangèrent.
5 Une autre partie tomba sur un sol pierreux où il y avait peu de terre. Les grains poussèrent aussitôt parce que la couche de terre n'était pas profonde.
6 Quand le soleil fut haut dans le ciel, il brûla les jeunes plantes : elles se desséchèrent parce que leurs racines étaient insuffisantes.
7 Une autre partie des grains tomba parmi des plantes épineuses. Celles-ci grandirent et étouffèrent les bonnes pousses.
8 Mais d'autres grains tombèrent dans la bonne terre et produisirent des épis : les uns portaient cent grains, d'autres soixante et d'autres trente. »
9 Et Jésus ajouta : « Écoutez bien, si vous avez des oreilles ! »

Écrit par : odm le prolétaire. | lundi, 23 juin 2008 16:57

"la philosophie c'est de la daube qui ne sert uniquement qu'à parler pour ne rien dire !"
Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 23 juin 2008 14:37

le philosophe est celui qui s'arrête quelques instants et qui vérifie sur sa carte perso s'il ne s'est pas trompé de chemin
il réfléchit.. il soliloque.. il philosophe donc
il ne parle pas pour être entendu..
il parle pour justifier son parcours.. et pour ne pas se perdre
nous cherchons tous la sortie.. donc nous sommes tous des philosophes
simplement nous ne sommes pas tous partageurs parce que pas tous courageux
en tous cas toi "cui cui" fit l'oiseau tu l'es.. (courageux)
et moi aussi d'oser affronter ta colère
(mais moi c'est égal.. suis déjà tout bancal et vermoulu;-)

@@ d'accord avec vous urbain
ne nous contentons pas de commenter
on n'est pas ce que l'on clame.. même à tue-tête .. on est ce que l'on fait.. même discrètement

Écrit par : le meuble du coin | lundi, 23 juin 2008 17:21

"[...] Uno qualche volta confonde le piccolezze del mondo con le offese al mondo. Ah ! Se ci fossero coltelli e forbici, punteruoli, picche e archibugi ; mortai, falci e martelli, cannoni, cannoni, dinamite."

En français :

"Quelquefois, on confond les petitesses du monde avec les offenses du monde. Ah, s'il y avait des couteaux et des ciseaux, des poinçons, piques et arquebuses, mortiers, faucilles et marteaux, canons, canons, dynamite !"

Écrit par : faire - plaies | lundi, 23 juin 2008 18:05

Ecrit par : odm le prolétaire. | lundi, 23 juin 2008 16:57

Vous me faites tous doucement marrer !!!!

Pour l'un Jésus a déjà dit ça ! Pour l'autre c'est Hégel, pour l'autre, c'est Marx ou Nietsche, pour l'autre c'est Victor Hugo etc etc...

Et chacun de dire à chacun tu n'as rien inventé car duchetronc en 33 avant JC a dit cela ou FROUCHTONghj a dit ça en 1798 etc etc...

Je ne sais pas si vous vous en rendez compte mais je trouve que vous sentez de plus en plus le moisi et que je me branle complètement si quelqu'un a dit avant moi une phrase subtile, même si c'était Schopenhauer, Descartes ou l'hypothétique Jésus qui marchait sur l'eau, ou par les Jean et autres non contemporains qui ont retranscrit sur leurs évangiles les paroles du cyber miraculé !;-)

SI CHACUN NE DOIT PARLER QUE DE CE QU'AUCUN PHILOSOPHE OU PENSEUR N'A ÉVOQUÉ, ALORS IL VAUT MIEUX QUE CHACUN, ICI, FERME SA GUEULE !

Cela évitera les redites... OK ?

Moi perso, je suis partant. Mais se référer sans cesse à tel ou tel philosophe me pompe grave.

Ici, qui sait encore penser par lui même ?

Je vous avoue ma fatigue intellectuelle. Trop d'intellectualisme tue l'esprit.

J'ai l'impression qu'à continuer sur cette voie, vous ne convaincrez jamais quiconque...

Réagissez.

Merci Vitefée...

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 23 juin 2008 18:07

Comme si l'Histoire allait s'arrêter à Nicolas Sarkozy !!!!!

Quelle blague !!!

Pffffttt !

Autrement Urbain, j'ai toujours pas compris ce qu'il fallait faire pour lutter : s'assoir sur la chaussée, prendre les armes, écrire comme Fontenelle que j'aime bien mais qui tourne en rond sans dialogue et sans commentaires. Mais que fait Seb de particulier ? Hein ?

En trois mots non alambiqués, que faire ? Précisément ?
Je ne dois pas être le seul à être suspendu à ta plume, Urbain...

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 23 juin 2008 18:18

Merci Urbain. Ton billet est excellent, j'appelle de tous mes voeux, la suite (pour rester dans le ton. Il est très intéressant de confronter, de revisiter ces philosophies dont la réadaptation des propos à d'autres époques ou environnements augurent de cette fin ou de cet éternel recommencement (voire renoncements)?
A bout de souffle, c'est un peu la sensation éprouvée ...
L'écoeurement de Fontenelle est légitime, je ressens la même impuissance et à la fois la même envie de hurler...Sans les mots quelquefois. Plus assez.

Écrit par : agathe | lundi, 23 juin 2008 19:59

Oups "augure" (un accident de parcours)

Écrit par : agathe | lundi, 23 juin 2008 20:30

pas même besoin de commenter.. y a qu'à avaler!

"Le gouvernement lance une campagne de pub massive"
(©AFP / 23 juin 2008 14h57)
http://www.romandie.com/ats/news/080623125733.5526udvn.asp

Écrit par : le meuble du coin | lundi, 23 juin 2008 20:45

Finalement il faudrait recommencer le chemin à chaque génération cuicui ?
Refaire stérilement marche arrière et ne pas utiliser les réflexions des générations qui nous ont précédé ?
Penser par soi même c'est aussi se plonger dans ke passé et tenter d'en tirer des leçons.

Écrit par : odm le prolétaire. | lundi, 23 juin 2008 21:42

Finalement il faudrait recommencer le chemin à chaque génération cuicui ?
Refaire stérilement marche arrière et ne pas utiliser les réflexions des générations qui nous ont précédé ?
Penser par soi même c'est aussi se plonger dans ke passé et tenter d'en tirer des leçons.

Écrit par : odm le prolétaire. | lundi, 23 juin 2008 21:42

En trois mots non alambiqués, que faire ? Précisément ?
Je ne dois pas être le seul à être suspendu à ta plume, Urbain...

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 23 juin 2008 18:18

Tu as mauvaise mémoire cui-cui ... on a déjà eu cet échange, la réponse tu la connais parfaitement ...

( tu peux à toutes fins utiles revoir et entendre la séquence 18 qui précisément porte qur la question "que faire" :
http://www.dailymotion.com/widget/jukebox?list%5B%5D=%2Fplaylist%2Fxg0k5_urbain_glandier_dialectique-chez-tropiques

)

Je me contenterai donc de te faire observer la contradiction ( parmi d'autres ) qu'il y a à attendre une réponse à la question "que faire" tout en rejetant, par principe et sans vouloir les connaître, toutes les pensées successivement produites par tous ceux qui dans l'histoire et depuis quelques 2 500 ans essaient de peaufiner la réponse .

Écrit par : urbain | lundi, 23 juin 2008 23:05

"toutes les pensées successivement produites par tous ceux qui dans l'histoire et depuis quelques 2 500 ans essaient de peaufiner la réponse ."

Ben mon cher Urbain... Vu le résultat des réflexions des multiples et savantissimes philosophes depuis l'aube de l'Humanité et l'état du monde dans lequel nous nous trouvons après 2500 ans, la réponse sur l'efficacité des solutions vient naturellement à l'esprit... Zéro + zéro = la tête à Toto !

Nous aurions mis une grenouille dans un bocal afin qu'elle choisisse une hypothèse représentée par un caillou noir ou un caillou blanc, nous ne serions pas plus avancés...

J'en suis le plus dépité.

@ odm

"Finalement il faudrait recommencer le chemin à chaque génération cuicui ?"

Qui te parle de refaire le même chemin puisqu'il ne mène nulle part ? (voir plus haut). Justement, évitons les culs de sac qui ne mènent à rien de concret. Laissons les philosophes et les amateurs se gargariser de mots et de concepts tout en sachant qu'ils ne feront jamais avancer le monde !

À la limite, les conquérants, les tyrans, les brutes, les religieux fanatiques et les barbares ont infiniment plus fait bouger l'Histoire que les philosophes et quand les hommes politiques se réfèrent aux philosophes, c'est pour caricaturer et déformer leurs idées à leur avantage !

Mais Urbain, discussion n'est pas guerre entre nous. Bien entendu.

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mardi, 24 juin 2008 00:54

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mardi, 24 juin 2008 00:54

Je te vois, cui-cui.
Je te vois dans ta caverne, grognant devant les cochonneries dont ces crétins ont couvert les parois , salopant un peu partout et gaspillant si vainement le suif et le feu si précieux dont tu te demandes pourtant s'il ne doit servir qu'à se rechauffer, éloigner les bêtes menaçantes ou ... faire cuire la viande.
Dépité de tant de stupide et inutile gaspillage, tu grognes encore et tu te retournes dans ta pelisse, recroquevillé et frissonnant, en songeant aux lendemain incertain, maugréant dans les borborygmes qui te tiennent lieu de mode d'expression, et veulent confusément dire ton angoisse et ton incompréhension.
Tu grognes une dernière fois avant de sombrer et c'est déjà ta manière, ignorant toutes ces choses que tu tiens pour des niaiseries inutiles et prétentieuses, de te demander ... que faire ?

Écrit par : urbain | mardi, 24 juin 2008 09:24

Petit complément (cliquer le pseudo) pour cui-cui, qui sans doute maugrée dès le réveil ...
Pour partir du bon pied .

Écrit par : urbain | mardi, 24 juin 2008 09:36

urbain, je vous interdis de vous moquer de cui-cui.
il n'est pas comme vous le décrivez, vous vous égarez complètement.
imaginez-vous au moins une seconde le mal que vous me faites????

fichez-lui la paix et allez vous cultiver dans votre arrière-boutique.

"« La culture, c'est ce qui reste dans l'esprit quand on a tout oublié » Edouard Herriot.

"La culture, c'est ce qui répond à l'homme quand il se demande ce qu'il fait sur la terre". André Malraux

de la culture, je n'ai gardé que la substantifique moëlle et cela me suffit: chacun aborde la vie comme il l'entend et comme dirait l'autre inconnu, il faut de tout pour faire un monde.
j'arrête là ma morale à 4 balles.
bonne journée à tous

bon, cui-cui, si vous avez besoin de mon soutien, vous avez mon mail ou vous demandez au webmaster!!

Écrit par : vitefée | mardi, 24 juin 2008 09:49

Ecrit par : vitefée | mardi, 24 juin 2008 09:49

Oui pas mal de citations sur la culture ( déjà un témoignage de ... culture ).
Edouard Herriot (!!!) et tant d'autres ... jusqu'à Goebbels ( qui sortait son revolver quand il entendait le mot culture ).
Mais vous faites fausse route, et cui-cui le sait bien lui-même. Il ne s'agit pas ici de se cultiver, mais ... de faire, et selon moi de ... penser à ce qu'on fait .
"Mutos logos", si le logos ne marche pas ( ne réussit pas à convaincre et expliquer ) on essaie le mythe.
Donc , je revisite , spécialement pour cui-cui, le mythe de la caverne, et je le mets au centre de l'histoire, une histoire très différente de celle de Platon, mais c'est le sujet du jour : l'histoire est finie, on passe à une autre .

Écrit par : urbain | mardi, 24 juin 2008 10:26

La métaphore de Dufour "l'éléphant fragmenté" à encore de beaux jours.

Cuicui l'empirisme absolu n'existe pas, bien que tu sois un oiseau fort mordant tu n'es pas aussi sauvage et libre de tout concept que tu veux bien le croire.

Urbain à tout moment chaque être humain est dans une pensée en mouvement, en devenir, géographiquement et historiquement marquée, socialement orientée. Bien que tu lui réfutes toute création de concept, le devenir de Deleuze ne peut que venir moduler le concept d'histoire.

"C’est que, de plus en plus, j’ai été sensible à une distinction possible entre le devenir et l’histoire. C’est Nietzsche qui disait que rien d’important ne se fait sans une « nuée non-historique ». Ce n’est pas une opposition entre l’éternel et l’historique, ni entre la contemplation et l’action : Nietzsche parle de ce qui se fait, de l’événement même ou du devenir. Ce que l’histoire saisit de l’événement, c’est son effectuation dans des états de choses, mais l’événement dans son devenir échappe à l’histoire. L’histoire n’est pas l’expérimentation, elle est seulement l’ensemble des conditions presque négatives qui rendent possible l’expérimentation de quelque chose qui échappe à l’histoire. Sans l’histoire l’expérimentation resterait indéterminée, inconditionnée, mais l’expérimentation n’est pas historique. Dans un grand livre de philosophie, Clio, Péguy expliquait qu’il y a deux manières de considérer l’événement, l’une qui consiste à passer le long de l’événement, à en recueillir l’effectuation dans l’histoire, le conditionnement et le pourrissement dans l’histoire, mais l’autre à remonter l’événement, à s’installer en lui comme dans un devenir, à rajeunir et à vieillir en lui tout à la fois, à passer par toutes ses composantes ou singularités. Le devenir n’est pas de l’histoire ; l’histoire désigne seulement l’ensemble des conditions si récentes soient-elles, dont on se détourne pour « devenir », c’est-à-dire pour créer quelque chose de nouveau. C’est exactement ce que Nietzsche appelle l’Intempestif. Mai 68 a été la manifestation, l’irruption d’un devenir à l’état pur. Aujourd’hui la mode est de dénoncer les horreurs de la révolution. Ce n’est même pas nouveau, tout le romantisme anglais est plein d’une réflexion sur Cromwell très analogue à celle sur Staline aujourd’hui. On dit que les révolutions ont un mauvais avenir. Mais on ne cesse pas de mélanger deux choses, l’avenir des révolutions dans l’histoire et le devenir-révolutionnaire des gens. Ce ne sont même pas les mêmes gens dans les deux cas. La seule chance des hommes est dans le devenir révolutionnaire, qui peut seul conjurer la honte, ou répondre à l’intolérable."

En ce qui concerne le commentaire peut-être sommes-nous tous plongés dans la "zone grise" de Primo Levy dont parle si bien Deleuze.

Je crois voir pourquoi. J’ai été très frappé par toutes les pages de Primo Levi où il explique que les camps nazis ont introduit en nous « la honte d’être un homme ». Non pas, dit-il, que nous soyons tous responsables du nazisme, comme on voudrait nous le faire croire, mais nous avons été souillés par lui : même les survivants des camps ont dû passer des compromis, ne serait-ce que pour survivre. Honte qu’il y ait eu des hommes pour être nazis, honte de n’avoir pas pu ni su l’empêcher, honte d’avoir passé des compromis, c’est tout ce que Primo Levi appelle la « zone grise ». Et la honte d’être un homme, il arrive aussi que nous l’éprouvions dans des circonstances simplement dérisoires : devant une trop grande vulgarité de penser, devant une émission de variétés, devant le discours d’un ministre, devant des propos de bons-vivants. C’est un des motifs les plus puissants de la philosophie, ce qui en fait forcément une philosophie politique. Dans le capitalisme, il n’y a qu’une chose qui soit universelle, c’est le marché. Il n’y a pas d’État universel, justement parce qu’il y a un marché universel dont les Etats sont des foyers, des Bourses. Or il n’est plus universalisant, homogénéisant, c’est une fantastique fabrication de richesse et de misère. Il n’y a pas d’État démocratique qui ne soit compromis jusqu’au coeur dans cette fabrication de la misère humaine. La honte, c’est que nous n’ayons aucun moyen sûr pour préserver, et à plus forte raison faire lever les devenirs, y compris en nous-mêmes. Comment un groupe tournera, comment il retombera dans l’histoire, c’est ce qui impose un perpétuel « souci ». Nous ne disposons plus d’une image du prolétaire duquel il suffirait de prendre conscience."

Écrit par : nef | mardi, 24 juin 2008 11:35

Dans le nouveau numéro de Barricata :
http://contre.propagande.org/pravda/


"Dimanche 13 janvier 2008. (…) Quand on se repose, les policiers viennent fouiller les chambres. La nuit, ils sont dans le couloir. Si on doit aller aux toilettes, ils nous suivent et laissent la porte ouverte. (…)

Jeudi 24 janvier 2008. Aujourd’hui, nous avons refusé de manger. Nous avons jeté la nourriture par terre dans le réfectoire. La police filme ceux qui se révoltent. Elle les (…) place dans l’autre bâtiment. Ils sont venus chercher deux personnes (dont) un Tunisien qui n’a pas mangé depuis plus de dix jours. Il a perdu neuf kilos. Ils ont expulsé un Algérien et demain, ils expulseront des Chinois. Le soir, ils inscrivent sur le tableau le nom, la destination, l’horaire de départ et l’aéroport des expulsés du lendemain. Il arrive que des gens soient expulsés sans que leur nom ne soit inscrit sur le tableau. C’est souvent le cas pour ceux qui foutent le bordel. (…)

Samedi 26 janvier 2008. (…) Un premier feu a pris dans les toilettes. Ensuite, deux chambres ont brûlé. (…)

Mardi 5 février. (…) Hier soir, les flics ont éteint la télé. Un jeune leur a demandé de la rallumer. La policière lui a répondu : "Va te faire enculer". (…)

Dimanche 10 février 2008. Ce midi, nous avons refusé de manger. La date de péremption de la nourriture était atteinte. Nos proches ne peuvent pas nous apporter à manger dans le centre. Les policiers disent que c’est interdit. C’est écrit dans le règlement. Nous devons aussi acheter nos cigarettes dans le centre. On ne peut pas nous en apporter de l’extérieur. Il y a un distributeur de café, de sodas, (de) bricoles à grignoter. On en dépense, de l’argent, ici.

Mardi 12 février 2008. (…) Entre trois heures trente et quatre heures (du matin), ils sont venus nous fouiller. Ils nous ont tous sortis. Certains n’ont pas eu le temps de s’habiller. On a attendu une demi-heure dans le froid. Pendant ce temps-là, ils ont fouillé les chambres. Puis, ils nous ont fouillés dix par dix. Quand nous sommes revenus dans les chambres, on a trouvé un Coran déchiré et piétiné, des chargeurs de portables détruits, les fils coupés. Des téléphones avaient disparu. (…)

Mercredi 13 février 2008. Aujourd’hui, la police des polices (IGS) est venue au centre. On a témoigné contre les policiers qui ont tabassé les mecs et on a raconté l’épisode du Coran déchiré. On attend maintenant de voir comment ça se passe. (…)

Vendredi 14 mars 2008. Un chien, on ne le traite pas comme ça. (…)

Mercredi 9 avril 2008. (…) Beaucoup de flics ici sont des fils d’immigrés. Ils essaient de nous amadouer pour qu’on reste tranquilles. Quand ils viennent me parler en arabe, je leur réponds d’aller se faire foutre. (…) Pour refuser d’embarquer, un mec a eu une idée incroyable. Il s’est chié dessus. Il s’est tout étalé sur lui. Ils n’ont pas pu l’expulser. Ils l’ont ramené au centre. Le lendemain, ils sont venus le rechercher. Ils l’ont attaché avec du scotch et ils l’ont enroulé dans un film plastique. Ils l’ont pris et ils l’ont expulsé comme ça. S’ils m’expulsent, je ferai tout pour revenir. (…)

Jeudi 15 mai 2008. (…) On est regroupés par communautés. Dans la chambre 2, ce sont les Indiens ; dans la chambre 3, les Chinois, qui sont les plus timides en général ; les Africains sont dans la 10, et les Arabes dans la 32. Le problème de division et d’enfermement dans les communautés est réel. Les flics poussent à cela. Ils sabotent les mouvements de solidarité. Souvent les flics qui parlent arabe vont parler aux Arabes en leur disant de ne pas nous écouter. Ils encouragent les bagarres. (…)"

Grâce à l'entremise de Seb Fontenelle, qui écrit :
" ce n’est que là, et non dans la presse qui ment effrontément, que tu liras le récit de ce que qui s’est passé au camp de rétention de Vincennes, avant qu’il ne finisse, hier, en chaleur et lumière.
Car en effet : durant que les journaleux dominants nous entretenaient de ce que la Bruni aime beaucoup l’Hortefeux ?
On écoutait, ailleurs, en des lieux qu’épargnent les veuleries du temps, la voix des sans-papiers - du gibier humain que le régime traque et rafle et parque dans ses camps. "
http://www.bakchich.info/article4230.html

Écrit par : Contre-info | mardi, 24 juin 2008 11:40

urbain, j'exagérais , bien sûr;)))

Écrit par : vitefée | mardi, 24 juin 2008 12:02

Ecrit par : Contre-info | mardi, 24 juin 2008 11:40

Ce sont cela les zones grises.
Dans une démocratie nous sommes tous coupables, chacun porte un bout de cette honte et culpabilité collective.

Le libéralisme a besoin de centres de rétention, de Gantanamo, c'est ce qui nous musèle, nous, les profiteurs du système libéral. Ils sont les sans-papiers et nous devenons les sans-voix. Car c'est au nom de notre sécurité, de notre confort, de nos aspirations, de notre vote que tous les jours s'accomplissent les rafles, que l'on torture à Gantanamo.

Écrit par : nef | mardi, 24 juin 2008 12:23

Ecrit par : nef | mardi, 24 juin 2008 11:35

Désolé, chère nef, mais ce commentaire illustre assez bien à mes yeux la confusion totale de la production intellectuelle des "Nietzschéens de gauche" , au rang desquels ce brave Deleuze, brave assurément , comme on dit dans le midi, au sens de bien intentionné mais ... sans conséquence.
Impossible ( pour moi ) de tirer quelque chose de "clair et distinct" de cette "accumulation" d'idées imprécises , indéfinies, ambiguës et qu'aucune "chaîne de raison" ne lie clairement entre elles.
je pressens quand même un désaccord profond sur les différents jugements portés, sans même parler de la conception réputée préalable ...
Pour "la suite de l'histoire" dans les temps "post-historiques" qui s'offrent à nous , et le matériau narratif que nous pourrons y produire ... ce sera l'objet de "badiouseries III" .
( le devoir m'appelle , dans l'immédiateté du quotidien )

Écrit par : urbain | mardi, 24 juin 2008 12:35

@urbain
Bravo pour ce billet bien torché: j'ai (presque) tout compris! Peut être que l'"ennui" de cette post-histoire que tu sembles tant craindre, comme celui de la réduction de l'action à ses seuls "commentaires", est du même ordre qui faisait écrire à Viansson-Ponté, en mars 1968, "La France s'ennuie".
PS: bravo pour l'emploi du mot "émancipation". A tout prendre,je l'aime mieux que.... "libéralisme".

Écrit par : etrun | mardi, 24 juin 2008 12:48

Soumission d'un billet ce jour.

Écrit par : odm. | mardi, 24 juin 2008 14:04

"Je te vois dans ta caverne, grognant devant les cochonneries dont ces crétins ont couvert les parois , salopant un peu partout et gaspillant si vainement le suif et le feu si précieux dont tu te demandes pourtant s'il ne doit servir qu'à se rechauffer, éloigner les bêtes menaçantes ou ... faire cuire la viande."

Ben voyons, mais c'est bien sûr !

Après avoir nettoyé ces cochonneries de dessins obscènes, comme tu dis Urbain, qui tapissent les parois avec un chiffon en peau de bison... Puis las, je m'étends, pète un bon coup, rôte et m'endors avec la joie du bonheur accompli... Ah ! L'humour dont Hegel, Marx et Jésus étaient dépourvus a plus fait pour le malheur de l'Humanité que le sinistre cavernicole rogue et aigri que j'étais...

Désolé pour ta fausse description, Urbain, mais autant l'art me transporte autant la philosophie me déporte... C'est encore une formule personnelle (à moins qu'un auteur qu'on va me jeter à la figure ne l'ait déjà dit en 458 après JC ou en 1857).
J'ai la sensation de vivre avec les fantomes du passé ici tellement j'ai l'impression de réinventer la roue à chaque fois... Mais le pire est que chacun ici réinvente sa roue puisque tout de ce qui se dit a déjà été dit depuis 2500 ans...

Alors à quoi bon communiquer, hein puisqu'on va inlassablement répéter les mêmes choses, moi en faisant comme M. Jourdain de la mauvaise philosophie sans le savoir et Urbain et tous les maîtres d'ici en ânnonant des concepts mille fois cités et répétés par des auteurs identifiés depuis 2500 ans.

Oui. dites moi où est l'intérêt de parler les uns et les autres dans le vide ? Et de savoir que de toute façon nous n'inventerons ni ne créérons rien de bien neuf ?

Vite ! Une corde pour nous pendre !
Je suis presque fier d'être un ignorant... Et je vous plains, mes amis... Vous allez crever, étouffés par vos connaissances qui ne vous laissent plus aucun champ en friches à explorer puisque tout a été écrit...

Quel désespoir !

À moins que Badiou fût un génie créateur ? Mais je pense que cela se saurait... ;-))

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mardi, 24 juin 2008 14:14

Ecrit par : urbain | mardi, 24 juin 2008 12:35

Tu t'accroches à une philosophie de "critères sûres", sans mouvement, sans flux, sans connexion, sans réseau, linéaire.

Accroche toi à ta pensée arbre homogène, rassurante, qui ne reconnaît pas la multiplicité.
Peut-on faire l'autruche face à d'éventuelles "autres rationalités" ? Comment trouver la rationalité derrière les simulacres ?
Ainsi, dans le monde libéral contemporain qu'en est-il de la notion de classe ?

Tiens je te suggère une phrase d'"illustration"
Burroughs pour mettre un peu de mouvement dans tout cela : « Nous sommes revenus au début, sauf qu’il part au lieu d’arriver... » ?

Quand à la pensée de deleuze que tu qualifies de Nitschéenne, il faut rendre à Bergson ce qui appartient à Bergson.

Un extrait d'une lettre de Bergson à Deleuze qui réduit le clivage entre toi (rationalisme) et cuicui (empirisme) et finalement revient à la question posée par f de la création.

"J'ai été tout particulièrement sensible aux passages que vous consacrez à L'Évolution créatrice. Tout comme la matière est une retombée de l'élan créateur, plutôt que sa négation active, l'intelligence est une détente de l'intuition, plutôt qu'une tendance opposée : c'est dire qu'il y a entre elles deux une affinité essentielle. Sur ce point, j'ai été généralement mal compris, et je vous suis gré d'avoir mis les choses au clair. On m'a fait passer pour un adversaire de l'intelligence, un chantre de l'anti-intellectualisme qui placerait l'instinct au-dessus de tout. Il faut n'avoir jamais ouvert mes livres pour s'imaginer pareille absurdité. Il faut surtout n'avoir pas compris ce que je n'ai cessé de dire, à savoir que l'intuition n'est elle-même qu'un régime particulier auquel se plie l'intelligence lorsqu'en se retournant violemment sur elle-même, elle se rend capable de se dilater pour ressaisir la genèse réelle des choses. Il n'y a que Benda pour croire que l'intelligence y perd quelque chose : à le lire, les concepts seraient des étiquettes dont la forme serait découpée une fois pour toutes et que nous n'aurions plus qu'à coller sur les choses comme sur des pots de confiture. Autant vaudrait dire que toute vérité est déjà virtuellement connue, que le modèle en est déposé dans les cartons administratifs de la cité, et que la philosophie est un jeu de puzzle où il s'agit de reconstituer, avec les pièces que la société nous fournit, le dessin qu'elle ne veut pas nous montrer. Cette image grotesque de la connaissance nourrit plus souvent qu'on ne l'imagine la demande de « critères » sûrs pour l'application des concepts."


Dans ses trois lettres de Bergson à Deleuze, on voit toute l'importance de la pensée de Bergson sur celle de Deleuze.
http://ciepfc.rhapsodyk.net/article.php3?id_article=197

Écrit par : nef | mardi, 24 juin 2008 14:40

Cet endroit devient dangereux pour les mouches et leur intégrité physique et morale.

Écrit par : Patrice Joyeux | mardi, 24 juin 2008 14:44

surtout les mouches à merde !

Écrit par : odm. | mardi, 24 juin 2008 14:51

"Oui. dites moi où est l'intérêt de parler les uns et les autres dans le vide ? Et de savoir que de toute façon nous n'inventerons ni ne créérons rien de bien neuf ?"

Le schisme (s'il y en a un) n'est vraiment pas là (car personne ne dit ça)...
Ce serait plutôt :
Je pense par moi-même, rien ne viendra m'influencer car c'est du domaine du passé et ça n'a rien produit, la musique est un cri qui vient de l'intérieur...
Ou
Il y a eu des choses, on les connait plus ou moins, on s'appuie dessus, on les dépasse...

Écrit par : f | mardi, 24 juin 2008 14:53

Ecrit par : odm. | mardi, 24 juin 2008 14:51

Piégées par l'odeur qui émane de ce lieu :)

Écrit par : Patrice Joyeux | mardi, 24 juin 2008 15:01

Pat, tu peux revenir à la maison, s'il te plait. Nous avons des barbus à bouter hors de notre chère patrie.

Écrit par : Ivan Rioufol | mardi, 24 juin 2008 15:04

J'avoue, à l'instar de cuicui j'imagine, que la correspondance de Bergson et Deleuze me laisse perplexe.
Tout est question d'initiation sans doute !
C'est surement très bien, mais il faut un peu de temps et le temps c'est de l'argent.

mais Bergson ne voit pas comme moi quand il déclare : "A une dame qui me demandait un jour de lui exposer ma philosophie en quelques mots qu'elle puisse comprendre, j'ai cru bon de faire la réponse suivante : « Madame, j'ai dit que le temps était réel, et qu'il n'était pas de l'espace ».

Bon bein prends ça dans ta tronche !

Écrit par : odm. | mardi, 24 juin 2008 15:04

Ecrit par : Patrice Joyeux | mardi, 24 juin 2008 15:01

Depuis 14 h 44

Écrit par : nef | mardi, 24 juin 2008 15:04

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mardi, 24 juin 2008 14:14

Très prosaïquement plutôt que de crever par la pensée et la connaissance, j'en connais énormément qui crèvent noyés dans leurs lipides en regardant un match de foot;-))))

http://dooblecare-cardio.blogspot.com/2008/02/le-football-la-television-dangereux.html

Écrit par : nef | mardi, 24 juin 2008 15:05

Ecrit par : Ivan Rioufol | mardi, 24 juin 2008 15:04

Ok chef, je quitte de ce clic ce cloaque gaucho-décadent.

Je les laisse à leurs ratiocinations communisantes...

Écrit par : Patrice Joyeux | mardi, 24 juin 2008 15:11

Piégées par l'odeur qui émane de ce lieu :)
Ecrit par : Patrice Joyeux | mardi, 24 juin 2008 15:01


quoi le mouches?

"les mouches dans la Nature et parfois dans les décharges et dans les égouts participent largement à l'élimination des déchets organiques produits par les différents êtres vivants (Homme inclus).

appliqués sur une plaie, certains asticots élevés en milieu stérilisé permettent une cicatrisation rapide en sécrétant une substance coagulante et antiseptique (asticothérapie) ;

en médecine légale, la connaissance de différentes espèces de mouches (et d'autres insectes parasites) permet de déterminer l'ancienneté d'un décès, ainsi que les lieux dans lequel le corps a éventuellement été entreposé ;

les mouches (larves) sont mangées chez certains peuples ;

des mouches prédatrices sont utilisées dans le cadre de la lutte biologique, afin de combattre divers animaux ravageurs (coléoptères, chenilles de certains papillons, pucerons, voire d'autres mouches)".
(source.. wikipedia)

Écrit par : le meuble du coin | mardi, 24 juin 2008 15:13

Ecrit par : le meuble du coin | mardi, 24 juin 2008 15:13

Propagande gauchiste.

Écrit par : Patrice Joyeux | mardi, 24 juin 2008 15:20

Dans un régime de contrôle, on n’en a jamais fini avec rien.

Et surtout avec la culpabilité.

Nous ne sommes pas seulement une société qui fonctionne par la peur mais également dans une société qui fonctionne par la culpabilité.

On est toujours trop "donneurs de leçons" "insignifiants", "impliqués", "compliqués", "naïfs", "irresponsables", "trouillards", "utopistes", "idéologiques", "critiques"

Jamais assez "justes", "créatifs", "actifs", "concrets", "visionnaires", "prévoyants", "informés"

alors on délègue le fonctionnement du monde à la société du spectacle et au marché, exempts de tous ces défauts que le simple citoyen porte en lui et porteurs de toutes les qualités qui nous manqueraient;-))))

Ecrit par : Patrice Joyeux | mardi, 24 juin 2008 15:11

SM ?

Écrit par : nef | mardi, 24 juin 2008 15:47

"Un tir s'est produit mardi à l'aéroport de Tel-Aviv, apparemment lorsqu'un soldat israélien a tenté de se suicider, au moment du départ de Nicolas Sarkozy, a indiqué la radio publique israélienne en précisant que le président français était indemne."

Écrit par : f | mardi, 24 juin 2008 16:08

Ecrit par : f | mardi, 24 juin 2008 16:08

deux mauvaises nouvelles!
encore que .. rater son suicide.. ça peut-être positif

Écrit par : le meuble du coin | mardi, 24 juin 2008 16:17

Insoutenable suspens...

"Dans un premier temps la radio a indiqué que c’était un soldat israélien qui avait tenter de se suicider avant d’avancer l’hypothèse que le tir était parti accidentellement de son arme après qu’il soit tombé d’un toit."

Écrit par : f | mardi, 24 juin 2008 16:56

Comment faire baisser le chômage :
http://www.recours-radiation.fr/

Écrit par : Contre-info | mardi, 24 juin 2008 17:55

"Il y a eu des choses, on les connait plus ou moins, on s'appuie dessus, on les dépasse

Ecrit par : f | mardi, 24 juin 2008 14:53"

Pour arriver dans l'impasse dans laquelle on se trouve le 24 juin 2008. Personne ne semble capable de nous sortir de cette situation inextricable.

De deux choses l'une : ou les ratiocinations sulfureuses de nos grands philosophes depuis 2 millénaires sont incapables de résoudre concrètement et d'une manière réaliste les abus actuels et c'est la preuve d'une abstraction vaine et stérile de leurs pensées ou nos adversaires idéologiques sont infiniment meilleurs que nous et c'est la preuve flagrante que nos penseurs sont incapable d'impulser une société meilleure.

Dans les deux cas, il s'agit d'une faillite pure et simple.

J'aurais tendance à comparer la philosophie à des parties de jeux d'échec... C'est passionnant pour les amateurs, cela occupe le cerveau, ça fait travailler les facultés intellectuelles mais cela ne sert strictement à RIEN, ça n'enrichit nullement le devenir de l'Humanité et ça fait terriblement chier ceux qui ne s'intéressent pas aux échecs...

Content de ma citation ! Mais nul doute qu'un type autrement moins con que moi l'aura sortie en 56 avant JC, en 1645 ou en 1932...

Urbain ? f ?

Cela dit, grâce à mon ignorance, on aura jamais autant parlé philosophie sur ce blog ! Je me demande même si ça n'a pas fait fuir la moitié de l'assistance ! ;-))

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mardi, 24 juin 2008 18:00

Dans ses trois lettres de Bergson à Deleuze, on voit toute l'importance de la pensée de Bergson sur celle de Deleuze.

Ecrit par : nef | mardi, 24 juin 2008 14:40

Drôle de manière de me contredire (?) ... en abondant dans mon sens .
( tu imagines ce que je pense de Bergson ...)
Un parallèle en Bergson et Deleuze , rien ne peut être plus explicitement démonstratif de ce que je te disais !

Écrit par : urbain | mardi, 24 juin 2008 19:41

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mardi, 24 juin 2008 18:00

depuis ce billet .. tes propos me heurtent..
tu sembles rejeter en bloc tout ce qui te paraît étrange ou étranger.. tout ce qui te semble différent de toi


pourtant ..
"Notre richesse collective est faite de notre diversité. L'" autre ", individu ou société, nous est précieux dans la mesure où il nous est indispensable"
(Albert Jacquard)

si tu ne peux lire qu'un seul livre .. lis celui-là :
http://www.amazon.fr/gp/product/images/202005972X/ref=dp_image_0?ie=UTF8&n=301061&s=books
(Eloge de la différence La génétique et les hommes)

ceci dit sans vouloir t'offenser.. vraiment

Écrit par : Maghnia | mardi, 24 juin 2008 19:55

C'est étrange cette frustration névrotique de cui-cui à l'encontre de "la philosophie" ...
ça n'est d'ailleurs pas de l'empirisme comme tu l'affirmes , nef.
l'empirisme étant une position doctrinale adoptée par certains philosophes. Or tu vois bien que chez cui-cui il s'agit d'un rejet compulsif et global, et non pas d'une position théorique, fut-elle empirique.
Un rejet de tout ce qui s'apparente à la pensée rationelle, au logos comme disaient les grecs, donc en gros à tout ce qui a été produit dans le domaine de la pensée théorique et de la connaissance, disons depuis Thalès ...tu sais cui-cui, le type qui a expliqué ( au VIème siècle avant J.C.) comment mesurer la hauteur de la grande pyramide ( avec une corde et un baton ) , par une méthode géométrique ... et pratique, appuyée sur une démonstration ... rationnelle , la première de la tradition philosophique (et scientifique) occidentale.

Écrit par : urbain | mardi, 24 juin 2008 19:57

Pour essayer de dire les choses simplement et brièvement, cui-cui, c'est vraiment un raisonnement "foireux" et indigne de toi que d'imputer à l'action et à la production des philosophes pendant les deux mille ans qui l'ont précédée la "situation inextricable" que tu évoques .
Ne crois-tu pas que que les causes ( de cette "situation inextricable") sont beaucoup plus proches de nous, beaucoup plus prosaïques, et n'ont rien à voir avec la philosophie ( qui jusqu'à Marx n'avait pas pour objet de transformer le monde mais ... de le comprendre )?

Écrit par : urbain | mardi, 24 juin 2008 20:09

Cui² s'amuse...
Il sait très bien que, selon son raisonnement, les mathématiques, le cinéma, l'art (abstrait ou non), la poésie, la sexualité (finalement) etc. ne seraient rien. Il sait très bien que la théorie ne se lève pas, seule, s'incarnant en on ne sait quelle créature super-costaude pour venir combattre le mal (qui est mal). Cui² sait très bien qu'en pensant comme cela, il pense comme ses "ennemis".
Mais Cui² s'amuse...

Écrit par : f | mardi, 24 juin 2008 20:36

Ecrit par : f | mardi, 24 juin 2008 20:36

Tout juste ! f ! Chapeau.

Il ne m'en faudrait pas beaucoup pour devenir un Rioufol puissance 10... Je connais par coeur la rhétorique d'extrême droite et de droite... Elle est souvent imparable puisqu'elle a convaincu nos concitoyens

Et comme je suis de gauche je manie cette dialectique avec encore plus de vice qu'eux... Sans l'ombre d'une prétention.

Bravo, f...

Et c'est là qu'on aperçoit les immenses failles des hommes de gauche, mes amis... Votre défaut : un manque absolu de lisibilité, de clarté, de concret.

Si vous n'évoluez pas dans votre dialectique, on est mort...
En démocratie, vaincre, c'est convaincre et vous êtes très mal barrés, croyez moi, car les penseurs de droite l'ont fort bien compris, eux !

Ce n'est pas faute de ne pas vous avoir prévenu.

Quant à Maghnia, comme d'habitude, elle vise toujours à côté... Une bonne paire de lunettes lui irait à merveille !

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mardi, 24 juin 2008 21:10

@nef 15h47

Tout à fait d'accord. Monsieur Jean me reprochait l'autre jour de beaucoup parler mais de sans doute ne pas faire grand chose. Bon passons sur le fait que sur un blog politique, je peux difficilement faire autre chose qu'exprimer une pensée. Mais qu'est ce que "faire" exactement ?

Parler c'est produire oralement de la pensée, c'est le résultat de l'acte de réflexion non ? Où est ce qu'un acte est forcément en prise avec la matérialité de l'être ? Dans ce cas et parallèlement, il n'y a de richesses que concrètes, ce que défend d'ailleurs implicitement la pensée néolibérale. Pourtant chacun sait que c'est faux...

Nicks, enfonceur de portes ouvertes et non agissant.

Écrit par : Nicks | mardi, 24 juin 2008 21:23

Cui², qu'ai-je gagné ? Un parapluie ?
Mais c'est un peu plus compliqué que cela, n'est-ce pas...
Comme dirait ton collègue blogueur Jean-Michel, "Je blague, mais à moitié."

http://www.rue89.com/2008/06/24/pourquoi-jean-michel-aphatie-est-il-en-colere

Prochain défi : imiter le sosie bouffi de Philippe Candeloro ; Frédéric Lefebvre, nouvelle merveille de L'UMP, ci-devant porte parole de l'UMP (parmi tant d'autres...). Un rapide portrait :

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/a-la-crois-eacute-e-des-couloirs_480371.html

Écrit par : f | mardi, 24 juin 2008 22:15

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mardi, 24 juin 2008 21:10

les penseurs de droite ça n'existe pas ( c'est une contradiction dans les termes) , tout simplement par ce que ça ne sert à rien un "penseur" de droite, vu que la droite n'a pas besoin de penser ( cf. mes récents coms sur ce thème) .
En revanche le type de rhétorique que tu déploies "pour t'amuser" ici , qui est assurément de la non-pensée, est en effet assimilable à la doxa commune , mais pas spécifiquement de droite, juste ... la vulgate des ennemis de l'esprit. Aussi bien les Roufiolades que Torquemada , Ben Laden, TF1 ou l'opus dei .

Écrit par : urbain | mardi, 24 juin 2008 23:23

@ f :

Je crois qu'en écrivant Cui², c'est-à-dire Cui au carré, vous commettez une légère confusion. Il me semble que lorsque l'oiseau (parfois oiseux) signe d'un "Cui Cui" ses commentaires, les deux "Cui" s'additionnent mais ne se multiplient pas (comme, par exemple, dans "Jean 4mer"). Dès lors la graphie "2Cui" serait peut-être plus appropriée.
Cordialement,

Écrit par : (ne pas confondre) | mercredi, 25 juin 2008 02:41

Ecrit par : f | mardi, 24 juin 2008 22:15
Ecrit par : (ne pas confondre) | mercredi, 25 juin 2008 02:41

Rrrrr!!

Écrit par : le meuble du coin | mercredi, 25 juin 2008 07:33

Badiou se fait étriller dans le dernier "Marianne", sous la plume de Maurice Szafran (page 6), dans un article titré "du naufrage Siné au scandale Badiou" :

(...)Pendant ce temps, dans l'indifférence quasi-générale, l'un des supporteurs les plus acharnés de Siné, le philosophe Alain Badiou, star des "à gauche toute", vient de réhabiliter en quelques lignes le camarade...Staline. On ne peut le lire sans attacher sa ceinture. "On notera, médite Badiou dans son dernier livre (à succès) [Peut-on penser la politique ? Seuil],que ce qui a créé la plus grave crise à gauche, face à la prétention victorieuse du capitalisme déchaîné, ce n'est aucunement Staline. Du temps de Staline, il faut bien dire que les organisations politiques ouvrières et populaires se portaient infiniment mieux et que le capitalisme était moins arrogant. Il n'y a même pas de comparaison" Pas un mot, pas une remarque, sur les millions de victimes du stalinisme et du communisme. Et pas la moindre polémique... (...)

Écrit par : Armand | mardi, 12 août 2008 00:03

Ecrit par : Armand | mardi, 12 août 2008 00:03

Cela commence mal, Badiou n'a pas été un supporteur acharné de Siné.

Écrit par : nef | mardi, 12 août 2008 11:05

 
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