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lundi, 02 juin 2008

Badiouseries ...

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Les marxistes au XXIème siècle.

 

Dans un bref recueil datant du milieu des années 80 , intitulé « Peut-on penser la Politique ? », Badiou , dans un chapitre intitulé « Signification réactive de l’anti-marxisme contemporain » faisait l’analyse suivante : 

« Il n’est pas exagéré de dire que le marxisme est historiquement défait. Sa maintenance conceptuelle n’est que de l’ordre du discours, renvoyé au lot commun, si la substance vivante de son incarnation vient à défaillir.

Au regard de cette destruction, il y a bien entendu deux voies, deux orientations de pensée.

La première revient à dire que le marxisme a été jugé, et condamné, par l’histoire. Puisque le marxisme revendiquait les garanties positives de l’histoire, il doit être jugé selon ses propres critères. La destruction historique du marxisme ne signifie rien d’autre que sa mort, comme événement universel de la pensée politique. Le socialisme « réellement existant » est la sentence prononcée par l’histoire sur l’historicité du marxisme lui-même : il a vécu. Ce qui subsiste de son apparence n’est qu’un cadavre de langage, un discours qui ne se soutient que du mensonge de la mort.

Cette idée si répandue aujourd’hui va pour ainsi dire de soi. C’est la principale objection qu’on peut lui faire. Dire aujourd’hui que le marxisme est mort au regard de la pensée vivante est un simple constat. Il n’y a là nulle idée profonde, nulle découverte. C’est une idée commune, dont il y a lieu de craindre qu’elle ne soit que la tromperie d’une évidence.

Ce qui frappe en revanche, c’est que cette idée n’a eu pour l’instant d’autre fécondité que purement réactive. Quel est aujourd’hui l’usage dominant de l’idée que le marxisme est mort? Quelle est la conséquence tirée à grande échelle? C’est, tout simplement, que l’idée générale d’une politique autre que la gestion des contraintes — donc d’une politique digne de la pensée est elle-même morte. Et qu’une telle politique, où la pensée serait comptable de l’être — et non de la seule nécessité —, est une aventure nuisible. » 

Où en sommes nous près d’un quart de siècle plus tard ?

Je dirai : pas beaucoup plus loin.

On notera que Badiou écrivait ça avant l’effondrement final, marqué par la chute hautement symbolique du mur de Berlin. Il me semble utile de rappeler cette analyse aujourd’hui et le fait que, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle demeure pertinente après avoir été très précocement clairvoyante.

Pourquoi ? Pour essayer de mettre un terme définitif aux objections sans doute bien intentionnées et certainement sincères et honnêtes relativement à mes références récurrentes sur ce même blog à Marx et à sa philosophie ?

Il y a bien longtemps que les « marxistes bon teint » ont acté cet effondrement,  après Badiou, et pour reprendre ses termes un peu plus loin dans ce même texte : 

« Avançons ce paradoxe: si nous nous prononçons en « marxistes » — et quel que soit aujourd’hui le sens de ce terme —, nous dirons que les choses sont certainement plus graves que ne l’imagine l’anti-marxisme. Car la critique anti-marxiste (le goulag, la fin des libertés, la défense de l'occident...) n’étant que la répétition de très anciennes objections, s’il n’y avait que cela, nous aurions pour y répondre les anciennes réfutations.

Il y a plus de choses dans la crise du marxisme que l’anti-marxisme ne peut en rêver. 

Symétriquement, une défense dogmatique du marxisme revient à répéter la réfutation ancienne des anciennes objections, que répète à son tour l’anti-marxisme contemporain.

Nouvel anti-marxisme et vieux marxisme défensif sont deux aspects d’un même phénomène, qui est le phénomène du maintien du politique en son retrait, jusqu’au point où la pensée abdique devant son propre impératif de crise. »

N’est-il pas en effet nuisible de s’ordonner à la mort? Les anti-marxistes de la nouvelle génération tiennent pour assuré qu’il faut surtout conserver ce dont, tout de même, on dispose: les libertés, la pensée occidentale, les droits de l’homme. Autrement dit, l’essence politique de l’anti-marxisme contemporain a été, dans les faits, le ralliement — et pour la première fois le ralliement massif — des intellectuels à la forme parlementaire des pays de l’Ouest, et le renoncement à tout radicalisme, à toute essentialité de la politique.

Ce mode de réflexion de la destruction historique du marxisme revient à penser réactivement les vertus de la démocratie parlementaire comme la forme perfectible, mais essentiellement bonne, de l’Etat. Cette critique de la politique ne parvient pas à excéder le retour pur et simple à la théorie libérale du politique. Le droit est restauré comme ce dont la philosophie doit assurer le fondement. Premier exemple d’une critique dont l’aveu est la restauration d’un âge classique du philosophème politique.

L’anti-marxisme contemporain est donc tenu dans une pulsion conservatrice et occidentale. L’anti-marxisme a pour noyau une formation conceptuelle réactive, où le dynamisme historique est remplacé par l’esprit de la spiritualité démocratique conservatrice. Il s’agit là d’un véritable désastre de la pensée, dont le désastre du marxisme est l’induction conjoncturelle. Ce désastre a ôté toute radicalité à la question philosophique quant au politique. Ici le retrait est bien plutôt une débâcle. » 

Badiou écrivait donc ça en 1985 … Or, cette pensée « purement réactive » ( essentiellement produite « par réaction » au « non pensé » mais « en actes » du déferlement du désastre capitaliste ) , c’est la même aujourd’hui qui obère toute possibilité de re-penser la Politique, c’est la même qui se déploie aussi bien dans la cage où tournent frénétiquement (en rond) notre classe politique, et singulièrement ceux parmi elle qui se prétendent « de gauche », mais c’est aussi celle qu’adoptent le plus souvent, sur ce blog, la plupart des billets et des commentaires.

Une pensée « d’humeur » , infantilisée (au sens propre ), donc capricieuse : les élections comme modalité d’expression de ce caprice : on alterne (les majorités représentatives) pour marquer son mécontentement et sa frustration mais à l’intérieur d’un cadre stable où rien ne change , ni ne peut changer.

Une pensée ou plutôt un mode d’expression proprement « pathologique » à peu près généralisé, du fait que chacun de ceux qui l’adoptent ( le plus grand nombre) se sentent piégés , enfermés dans une situation figée et univoque, dont aucune issue ne semble plus accessible.

En réalité le constat induit  est que la pensée marxiste, la théorie historique et pratique du progrès vers l’émancipation est certes défaite , mais n’a pas de vainqueur , dans la mesure où aucune autre n’est venue s’y substituer. Nous ( tous ceux qui portent l’idéal et le projet de l’émancipation ) sommes tout simplement « en panne », de pensée , de théorie, de capacité d’analyse, de projet, de méthode.

Comment retrouver une pensée critique consistante, capable de porter le projet de l’émancipation et de la justice sociale ?

En émancipant d’abord cette pensée, et son discours, en lui restituant son autonomie.

Comment accomplir cet objectif , en pratique ?

Concrètement en cessant le « décryptage » , le « commentaire » de la logorrhée médiatique, ce qui est déjà l’acceptation d’une sujétion,  et en choisissant d’autres sujets, d’autres problèmes , d’autres axes de réflexion que ceux de « l’actualité » médiatisée.

Il faut refuser de « répondre » aux (mauvaises) questions, de prendre part aux simulacres de débats, ne plus donner d’alibi, et au contraire porter le fer ailleurs. Là où il n’est pas prévu/attendu. A gauche, cette direction est claire : faire place nette , déconstruire, par tous les moyens les partis « de gouvernement » , les amicales d’apparatchiks, les clubs de sieste conceptuelle. Boycotter, miner, saboter tout ce qui porte les stigmates de cette usurpation honteuse et impotente . Et à l’inverse reprendre à tous les niveaux du tissus social, l’action politique, avec les gens, sur des objectifs concrets sans aucune visée élective ni objectif électoral. Sans parti, sans élus, sans appareil, mais avec une ligne claire pour chaque action et l’organisation qu’elle impose. La force de la démarche qu’impose la situation c’est celle du refus, de la résistance, de l’altérité de pensée et de comportement, précisément l’inverse de la réaction. Chacun(e) dans la mesure de ses moyens, mais tous ces moyens mis en œuvre de manière concertée et mutualisée, sur un objectif, un terrain, un phénomène précis.

Bon, c'est déjà assez long, je vous laisse déjà dégoiser là dessus , pendant que je prépare la suite .
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Urbain

 

Commentaires

C'est bien de revenir et (éventuellement mais la tâche est ardue, si ardue qu'elle ne pourrait voir sa résolution que dans l'effectivité de l'effondrement de la pensée dominante) d'en finir avec l'axiome pénible :
L'URSS s'est effondrée, Marx est mort donc le capitalisme a gagné, il n'y a rien d'autre.
(Comiquement, il y a quelque chose de marxiste là dedans.)
Je retiens le dernier paragraphe, celui de la "résistance" mais aussi de l'élaboration. Il y a une activité dans ce sens, minoritaire forcément, mais qui "travaille à".
C'est ce "à" qu'il convient de retrouver. Et il ne se retrouvera qu'en le maintenant avec force.

Écrit par : f | lundi, 02 juin 2008 09:45

Je crois en effet que la gauche ne peut se regénérer que par la base. Il faut travailler comme le propose Jacques Généreux, sur les nouveaux rapports du socialisme à l'individu, définir un nouvel équilibre entre libertés collectives et liberté individuelle, arriver à faire prendre conscience que sans les premières, la seconde est, paradoxalement, liberticide et alliénante. Beaucoup de boulot en perspective...

Écrit par : Nicks | lundi, 02 juin 2008 10:34

Parfois confusément, et surtout, une fois écarté le jargon technique, il est arrivé à Badiou d'accoucher de propositions inspirées et limpides : "Il y a des corps et du langage, sinon qu'il y a des vérités", et [sa] "recherche de l'adversaire" ne sont pas de vains mots.

Cependant, on ne peut pas ne pas observer la "réalité" - non ! non ! pas le "réel" : ce qui se présente à soi, et non pas ce qui est présenté au regard ; la société telle qu'elle est - et s'entête à rester -, et non pas la société telle qu'elle se (re)présente.

Dans ce billet de très bonne tenue - c'est assez rare pour le souligner -, je vous suis... "en théorie", urbain, notamment sur votre programme - plus que sur l' "hypothèse communiste" du maître à (com)penser...

Mais, y'a-t-il vraiment à résister à ce qui résiste : c'est-à-dire au peuple-populace, que je nomme le "Pachyderme" (ça vient de mes modestes ruminations) ; au lieu de s'illusionner du peuple-ensemble-des-citoyens (idée du Peuple) ?

Ou alors, pour quelques-uns...

Écrit par : [chicos] marx - attax | lundi, 02 juin 2008 10:35

[chicos] marx - attax | lundi, 02 juin 2008 10:35

L'hypothèse communiste de Badiou est également la mienne, c'est à mes yeux celle de tous ceux qui portent l’idéal et le projet de l’émancipation, autrement dit : dans le droit fil de la démarche de Marx ( et de tous ses précurseurs ).
Je n'en vois pas d'autre, consistante ou même inconsistante se pointer à l'horizon des idées ...
D'un point de vue "théorique" et sur l'ensemble de ses présupposés philosophiques ( ceux de Marx ) elle demeure pour moi entièrement valide et sinon actuelle du moins actualisable.
Elle est d'ailleurs l'aboutissement d'un courant de pensée qui a commencé bien avant Marx et ne s'est pas terminé ( ne se terminera pas ) avec lui.
Enfin, comme le rappelaient Badiou et Brossat, la politique et la Philosophie sont deux choses, connexes , mais distinctes .
il n'est pas ici question ( chez badiou, chez marx, etc ... ) d'abstractions confuses ( et instrumentalisées) comme "le peuple", mais de principes clairs : d'émancipation, d'égalité, de justice et de vérité ( au sens philosophique du terme : idée ... vraie ), et de l'application de ces principes sur un corps social de sujets, totalement individualisés, où chacun(e) "compte pour un(e)".

Écrit par : urbain | lundi, 02 juin 2008 11:36

Bien, mon Urbain !

Je vois que mes critiques t'ont mis à contribution, Urbain, et las de mes observations iconoclastes et digne du beauf que je revendique être sans ostentation ni honte tu as voulu défendre tes thèses...

Bien. Avec talent. Avec conviction. J'estime même que tu as raison par instants.

Mais je ai pas tout compris parce que que tout ceci est infiniment abstrait et je le sens, n'aboutira jamais d'ailleurs concrètement sur quelque mesure concrète que ce soit.

Les ratiocinations ont ceci de chouette dans l'intelligentsia françaises, c'est qu'elles sont crées en direction des intellectuels pour être débattues par les intellectuels pour des intellectuels et RIEN ne sortira de ce cénacle, et ceci dure depuis plus de 50 ans...

Je vous adore les uns et les autres, hormis les anonymes, mais j'ai vraiment l'impression que vous parlez un sabir dinosaurien qui ne touche désormais plus personne, et pourtant je ne suis pas un perdreau de l'année !


Le Peuple dans tout ça ? Une populace et un pachyderme dixit un archéoptéryx (appelé savamment "Chicos Marx attax", histoire de montrer qu'il a un humour fou)... D'ailleurs il égratigne au passage, lui qui n'a jamais pondu un billet d'ajouter ceci : "Dans ce billet de très bonne tenue - c'est assez rare pour le souligner -,"...

Ben mon petit ami ! Toi qui doit apparemment écrire comme un Dieu, on t'attend : Mais le fait d'intervenir anonymement ici depuis la début montre à l'envie qu'une trouille conséquente se cache toujours derrière un gros égo... Un égo sans créativité avec des commentaires larmoyants de fatuité, rappelons le...

Il y a des blogs comme celui de Dupin ou comme chacun sait, le niveau de réflexion et d'écriture y est excellent ! Qu'attendez vous ? Ah ! Vous connaissez !

Bref !

Ne serait il pas temps de passer, après la philosophie auc sciences expérimentales, Urbain, j'attends de toi qui est quelqu'un de très très avisé et subtil un catalogue de vulgarisations voire de mesures concrètes. Ne serait il pas temps de proposer plutôt que de faire le 300.000ème état des lieux à partir d'una analyse de 1843 et de l'analyse d'un philosophe actuel (Badiou) dont les conceptions démocratiques me tarabustent quelque peu ?

Urbain, avec tout le respect et l'affection que je te dois, j'ai une requête à te soumettre : mets enfin les mains dans le cambouis !

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 02 juin 2008 12:00

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 02 juin 2008 12:00
Mon bon cui-cui, si tu prenais la peine de lire ( la fin du billet notamment ), tu verrais que je suis expressément "dans le concret", et si tu passais me voir, tu constaterai que je suis quotidiennement "les mains dans le cambouis".
Des choses précises et concrètes, "à faire" , chacun en connaît, en voit , autour de lui, près de lui. Je n'ai pas de leçon ou de consigne à donner, et je fais ce que je peux, mais je fais ... et avant de faire, je pense à ce que je vais faire. Par extension j'ai besoin de quelques "orientations dans la pensée" , comme on disait au temps des lumières, où plus exactement je me pose ( spontanément et sans pouvoir y couper ) la question du rêve de Descartes "Quod sectabor iter vitae " ( si le traducteur bénévole n'intervient pas, démerde toi avec google ) .

Écrit par : urbain | lundi, 02 juin 2008 12:11

Afin de compléter, le dialogue (partiellement retranscrit) entre deux vilains bonhommes ; Badiou et Zizek :

http://www.humanite.fr/Que-peut-la-philosophie-pour-la-politique

Écrit par : f | lundi, 02 juin 2008 12:15

Ecrit par : urbain | lundi, 02 juin 2008 12:11

Si un jour je passe te voir, j'examinerais tes mains pour voir si tu dis vrai... ;)

Parce qu'enfin, ce dont le "peuple-populace et pachydermique" a besoin, c'est de concret, bordel !

Que faire ? Moi qui suis de la gauche populacière et éléphantesque, qui galère comme un malade à 5h du matin, me trimbale dans une caisse vieille de 13 ans, qui suis épuisé à la fin de la journée, qui gagne de moins en moins en travaillant de plus en plus ; pauvre petit citoyen bêta, si j'ose m'exprimer ainsi, que puis je attendre de vos discours et vos analyses sur Marx et Badiou ?

Quoi d'autre que des mots ?...

Du concret, du concret, du concret ! Et du concret compréhensible et réaliste ! Dit il en implorant les Dieux...

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 02 juin 2008 14:50

"cui cui", le problème du concret parfois c'est qu'il débouche sur le travailler plus pour gagner plus ou on va baisser les impôts (et diminuer les services publics). Il y a bien sûr en théorie une forte marge entre la démagogie et le concret mais tout de même sans effort intellectuel, on a souvent tendance à s'en remettre aux instincts qui ne sont pas les plus nobles.

Après je suis bien d'accord qu'un programme politique servi aux électeurs ne peut en rester à une réflexion de philosophie politique. Il y a un pas à faire les uns vers les autres, chacun doit le faire.

Écrit par : Nicks | lundi, 02 juin 2008 15:13

Nicks, ce slogan (travailler plus pour gagner plus) est une daube et une escroquerie de première comme l'ont compris les Français...

De même une autre daube dont je parlerai prochainement, cette loi de modernisation de l'économie : créer davantage de commerces pour faire soit disant baisser les prix !!!!

C'EST TELLEMENT CON COMME ARGUMENT que ça ne peut être pondu que par des crânes d'oeufs fortement influencées par les gros groupes de distribution(Merci Leclerc le gros malin...), qui ne connaissent rien à la concurrence et rien au travail en dehors d'une administration quelconque !

Putain ! Quand donnera t-on la parole aux gens de terrain ?

Marre des lois stupides issues de ratiocinations de la part de théoriciens nourris au lait de l'ENA, des grandes écoles et des grands corps de l'état qui, depuis 50 ans font régresser ce pays !

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 02 juin 2008 15:48

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 02 juin 2008 14:50

Le concret, du moins ce qu'il me semble que tu mets dans ce mot, ne compte sur personne pour TE le dire, pour te dire , pour comprendre à ta place, ce qui TE concerne TOI.
Si c'est ça que tu attends vois Attali et autres crânes d'oeufs et autres rats qui savent tout sur tout et sont dans la posture permanente du "yakafauquon "...écoute PPDA la voix de son maître, la télévision de maçon , les radio libres de dire n'importe quoi ( du moment que la réclame passe ), Apathie et autres "faiseurs d'opinion", Valses, Couchemerde, Baissons le Froc, Lang, Marie Ségolène ou Tante aux Bris ...

Ils te le diront, eux , depuis Rafarien , Balladuredur et bien avant encore ils te le répètent, ils savent : "ce que les français veulent ..." et je te laisse compléter .

C'est TOI le mieux placé pour savoir de quoi il retourne et ce qu'il ( t'est) possible de faire dans TON contexte ( qui naturellement, par extension est aussi le notre , à nous tous).
Les intellectuels comme Badiou, les sympathisants "bien intentionnés" et "actifs" comme moi, ne peuvent pas et n'ont pas à TE dire ce que TU as à faire, car ce serait précisément le retour à aux « formes mortes », à ce qui a été défait dans le marxisme, à ce qui justement a échoué et dont Badiou actait, il y a déjà 25 ans, l'échec désastreux ( partis, appareils, apparatchiks, consignes, l’avant garde de la classe ouvrière, etc ...) .
Tu revendiques , à très juste titre une émancipation , une autonomie , dans ta vie, de ta personne, pour toi, pour les autres, il faut donc ( comme disait Marx) "commencer par t'émanciper toi-même" et donc assumer cette revendication.
Dans l'ordre de la tactique on peut très bien recycler les vieux slogans maoïstes ( voire trotskystes ) : le "peuple" sait bien ce qu'il lui faut : qui serait mieux placé que lui ?
Dans ton quotidien il y a sans doute des luttes à mener, ou des luttes que tu peux mener , avec d'autres naturellement et avec le soutien , voire l'aide concrète de tous ( notamment les intellectuels et les "sympathisants" ).
Si tu as visionné la vidéo de la rencontre à la librairie tu te souviens peut-être de la réponse de Badiou à ma question "que faire" ... en substance il répond : mais si vous ne savez pas quoi faire , "on manque de bras" , en réalité chacun sait très bien ce qu'il y a "à faire" : défense des droits des travailleurs, des acquis sociaux, des victimes du racisme et de la discrimination, des violences de tous ordres et de toutes natures, lutte contre la connerie médiatique généralisée, boycotts et actions en tous genre, occupations, manifs, combat permanent sur tous les terrains de la vie sociale et intellectuelle, à tous les niveaux , même les plus modestes , combat solidaire, organisé mais pas « imposé » encore moins « dicté ».
Il ajoute en rigolant que ça « tout le monde le sait », tout le monde comprend très bien ce qu'il y a "à faire", mais « c'est pas ça qu'ils veulent "faire" », dit-il goguenard, et leur question, en réalité c'est, indécrottablement : "mais pour qui doit-on voter ?".
Or justement voter c’est qu’il ne faut plus faire … au contraire ! la seule chose à faire, sur le terrain électoral, c’est de combattre ces fantômes et leur pouvoir « spectral », et comme ils occupent « tout le terrain » , il faut débarrasser le terrain , faire de la place : dénoncer , ridiculiser, miner, boycotter tous ces imposteurs, usurpant la représentation symbolique « de la gauche ». Une fois qu’ils auront disparus que plus rien ne viendra crédibiliser et pérenniser l’illusion de la « démocratie électorale » (alternance des bouffons ), que Bouffon Sarkozy n’aura plus que Bouffon Fillon en miroir, que plus aucune alternative ne permettra au « caprice » de continuer, alors le changement redeviendra possible .

Écrit par : urbain | lundi, 02 juin 2008 15:51

cui-cui,
J'avais rédigé mon commentaire avant de lire celui que tu viens de poster ... les analogies entre ton commentaire et ma réponse m'incitent à penser que ... nous commençons à nous rejoindre ... spontanément.
C'est pas vraiment surprenant .

Écrit par : urbain | lundi, 02 juin 2008 16:01

C'est TOI le mieux placé pour savoir de quoi il retourne et ce qu'il ( t'est) possible de faire dans TON contexte
Ecrit par : urbain | lundi, 02 juin 2008 15:51


Je sais bien que nous ne sommes pas si éloignés...

Mais comme j'ai rien à branler à l'heure qu'il est et qu'il pleut, je cherche la polémique.;)

Par exemple la phrase que j'ai ajoutée en haut au début, c'est la définition du "Marché", non ? Tu me fais peur, Urbain !...;-))

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 02 juin 2008 16:10

Au fait le Capitaine Haddock, il ronfle dans la tente pendant que Tintin mange dans une assiette et avec une fouchette et que le petit Africain croque un os... Comme le chien.

Vais je trop loin dans l'interprétation des images soit disant anodines ?

Ou ai je mauvais esprit ?

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 02 juin 2008 16:16

Bien entendu que le travailler plus pour gagner plus c'était une escroquerie sans nom, mais ça a marché (et j'en suis encore à me demander comment non seulement on peut gober ça mais trouver que c'est bien). Les gens ont trouvé que c'était concret et en rapport avec l'idéologie qu'on leur sert depuis 25 ans, à savoir qu'ils ne méritent pas leur salaire, que ce sont des feignants , que travailler moins pour gagner autant c'était une illusion, que l'Etat n'a plus d'argent et ne peut pas tout, que les chinois bossent plus pour beaucoup moins, que la mondialisation nous y contraint etc. Or ça n'a rien d'innocent, il s'agit du néolibéralisme, c'est une idéologie, construite, pensée. Renvoyer tous les énarques, voire tous les penseurs dos à dos comme vous le faites cui cui c'est se priver d'élaborer de nouvelles solutions et laisser la place aux prétendus défenseurs du bon sens, des faux pragmatiques qui sont des idéologues masqués et qui défendent rarement les classes populaires tout en s'en servant pour accéder au pouvoir (suivez mon regard). Car la politique est en toute chose.

Pour le reste, je suis assez d'accord avec Urbain. Il faut d'abord déconstruire, refuser l'ordre néolibéral, prétendument moderne et progressiste par le subterfuge d'une inversion rhétorique des plus basiques, alors qu'il n'est ni plus ni moins qu'une énième tentative de la Réaction de renverser la bataille. Le combat politique est éternel également, les solutions de bon sens, qui viendraient de partout quel que soit la parti politique, qui sont concrètes parce que près des gens, ça tient ponctuellement, mais généralement ça se matérialise dans des actions apolitiques de droite. Ce sont toujours les mêmes qui sont floués au final...

La gauche actuelle ne s'est pas éloignées des gens parce qu'elle est trop théorique, trop énarquisée (dans le sens trop loin des gens) etc, mais parce qu'elle a choisit la démission et le ralliement à un système profondément inégalitaire et qui sape les fondements des diverses solidarités. Réclamer du concret, même si c'est légitime dans le fonds c'est aussi dangereux parce que le concret ramène aux situations personnelles et qu'une société harmonieuse c'est aussi un ensemble en interaction, conscient des interdépendances et des efforts à réaliser pour que personne ne soit lésé (l'impôt est parfois douloureux par exemple, mais grâce à lui on finance des services dont en principe chacun peut bénéficier. Pour autant le retour sur investissement n'est pas systématique. Mutualisation, solidarité, ça c'est du concret pour moi )

Bien entendu, un corpus idéologique n'est qu'une trame qui doit être nourrie par empirisme et par la remontée du terrain. Pour autant, pour moi la loi est le véhicule de la politique. C'est la façon de l'écrire qui peut se modifier et c'est déjà beaucoup.

Écrit par : Nicks | lundi, 02 juin 2008 16:32

Ecrit par : Nicks | lundi, 02 juin 2008 16:32

Ouahou Nicks, toi alors quand tu t'y mets !

Écrit par : nef blonde ébourif-fée | lundi, 02 juin 2008 16:45

Désolée Urbain, Yves Saint-Laurent m'appelle.

Je repasse plus tard.

Écrit par : nef-isto | lundi, 02 juin 2008 16:47

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 02 juin 2008 16:16

Oui ,
tu as mauvais esprit ( c'est quand même de l'esprit),
et oui le capitaine ronfle sans doute sous la tente .
mais pour l'heure faut qu'j'travaille ...
à ce soir .

Écrit par : urbain | lundi, 02 juin 2008 16:54

Oui quand je m'y mets nef, je fais des fautes à tous les mots (je viens de me relire :oB)

Ah si tu pouvais m'admirer un peu...:oB(tiens on se tutoie...)

Écrit par : Nicks | lundi, 02 juin 2008 17:05

Ecrit par : Nicks | lundi, 02 juin 2008 17:05

Tu as une chance là, je n'arrive pas à ouvrir le pdf chez toi !

Tu aurais un autre lien ?

Écrit par : nef | lundi, 02 juin 2008 18:05

"ce slogan (travailler plus pour gagner plus) est une daube et une escroquerie de première comme l'ont compris les Français"...
quels Français?
ceux qui le savaient déjà! faut pas rêver!
les autres.. les plus nombreux.. ils chantent ça comme "fraîcheur de vivre, hollywood chewing-gum"
(malheureusement)

pas encore lu votre billet urbain
je m'y attelle

Écrit par : Maghnia | lundi, 02 juin 2008 19:23

"Renvoyer tous les énarques, voire tous les penseurs dos à dos comme vous le faites cui cui c'est se priver d'élaborer de nouvelles solutions et laisser la place aux prétendus défenseurs du bon sens, des faux pragmatiques qui sont des idéologues masqués et qui défendent rarement les classes populaires tout en s'en servant pour accéder au pouvoir (suivez mon regard). Car la politique est en toute chose".

Nicks | lundi, 02 juin 2008 16:32

Certes Nicks, vous parlez, haut et fort et fort bien, mais comment ignorer que l'immense majorité des élites bureaucratiques dont vous parlez, énarques et autres, sont tellement bien formatées ( via leurs écoles, entre autre) par le système néo-libéral comme vous dites qu'elles en deviennent le bras armé, en quelque sorte ?

Ne sont pas ces élites qui ont élu, soutenu et encouragé le président actuel dans sa démarche de mettre en avant une droite ultra libérale sans complexe ?

En écoutant, en lisant les médias, j'en viens presque à me demander (Urbain va être content...) s'il n'y a pas désormais deux classes distinctes : d'une part les élites qui savent et qui considèrent le système actuel comme inéluctable et indiscutable et d'un autre côté les CSP moyens + jusqu'aux catégories moins moins moins. Et ce dans tous les pays du monde ...

Étudiez donc ce sondage :
http://tinyurl.com/68ksx6

Étrange, non ? Une lutte des classes à l'échelle mondiale ?

Ce serait bien si vous pouviez laisser un billet ici, Nicks car grâce à vos liens j'ai découvert, en plus du vôtre des blogs hyper intéressants...

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 02 juin 2008 19:25

Cui cui ( ca me fait bizarre de vous appeler comme ça lol), je suis bien entendu d'accord avec vous sur le viver de néolibéraux formatés par l'ENA. Ce que je voulais dire c'est que la théorie a parfois du bon. Le tout est d'équilibrer avec ce que vous appelez le concret.

Heu pour le billet, va falloir que je traite ma flemmingite chronique mais j'y penserai. De rien pour les liens, c'est fait pour.

@nef

Heu c'est bizarre, ça marche chez moi. Ben heu, le fichier je l'ai reçu par mail, je peux le transmettre de la même façon. Je vais me servir de l'adresse que tu as laissé sur mon blog.

Écrit par : Nicks | lundi, 02 juin 2008 20:19

Un réel plaisir Urbain de te lire, billet d'un grand intérêt.

La réthorique "des dominants" s'affute depuis belle lurette sur les épouvantails du passé. Le point d'orgue est de semer la dérision en discréditant les "bons sentiments" dès lors qu'il s'agit de réfléchir à une société "humaine". Le manque créé (ou la menace de manque pour les plus nantis) a engendré la naissance d'un troupeau de moutons atteint d'une des plus tenaces formes de "tremblante".

Écrit par : agathe | lundi, 02 juin 2008 20:23

atteints oups

Écrit par : agathe | lundi, 02 juin 2008 20:25

• La production capitaliste tend (en moyenne) à réduire en permanence le temps de travail nécessaire à la production de chaque valeur d'usage. Il s'ensuit une dépréciation continuelle, en termes de valeur d'échange, des éléments de la production : pour une même quantité de travail, la quantité de valeur d'usage produite augmente. C'est la loi de la valeur - ou de l'élévation de la productivité.

• Les rapports de production capitalistes sont caractérisés par une aliénation : les travailleurs - qui ne disposent plus que de leur force de travail - sont contraints de vendre (aliéner) l'usage de celle-ci aux capitalistes (qui se sont approprié les moyens de production : machines, bâtiments, matières premières...). Ils reçoivent en échange un salaire qui leur permet de se procurer les moyens d'existence dont ils ont besoin. Leur force de travail est devenue ainsi une marchandise. Ces rapports sont maintenus par la domination des moyens de production (capital constant) - détenus par les capitalistes - sur le travail vivant (travailleurs salariés vendant leur force de travail) qui permet d'imposer aux travailleurs la discipline du travail et une productivité supérieure.

• La force de travail crée de la valeur ; elle produit une quantité de valeurs d'usage supérieure à celle qui lui est strictement nécessaire pour se maintenir en vie et assurer la production. Les capitalistes s'approprient les résultats de la production. La différence entre le salaire qu'ils versent et la valeur globale des marchandises représente le surtravail (ou temps de travail non payé). Celui-ci devient la plus-value que s'attribuent les capitalistes.

• Capitalistes et travailleurs (producteurs) sont en lutte permanente à propos du salaire et de la productivité. Pour élever celle-ci, les capitalistes doivent continuellement moderniser le capital constant. Pour cela, ils utilisent la plus grande partie de la plus-value afin d'accroître le capital. Ce mécanisme de l'accumulation (reproduction élargie) a pour but, à son tour, d'extraire une plus-value supplémentaire, et ainsi de suite.

• Mais le mouvement du capital - inséparable de la lutte du prolétariat contre son exploitation - engendre ses propres contradictions. D'une part, il entraîne une concentration croissante du capital ; celle-ci renforce l'opposition entre le caractère social (collectif) du processus de production - qui devrait logiquement aboutir à la propriété collective des moyens de production - et l'appropriation privée de ces mêmes moyens. D'autre part, il détruit les formes d'économie antérieures et accroît ainsi l'importance (quantitative) de la classe (antagoniste) des salariés. En outre, la modernisation des moyens de production implique l'élévation tendancielle de la composition organique, du rapport entre le capital constant et le capital variable, élévation qui entraîne une baisse tendancielle du taux de profit. Pour combattre cette baisse, le capital est contraint à une « fuite en avant », chaque étape de l'accumulation créant les besoins d'une accumulation encore plus forte. Ainsi, pour augmenter le taux d'exploitation (rapport de la plus-value au capital variable), il faut accroître la productivité, donc élever la composition organique du capital ; celle-ci entraîne à son tour une baisse du taux de profit, et ainsi de suite. Ces efforts du capital pour contrecarrer cette tendance contribuent à aggraver la condition du prolétariat (travailleurs en surnombre et exploitation accrue, se traduisant par une dévalorisation de la force de travail). Les antagonismes se renforcent donc. A terme, le développement de ces contradictions aboutira à une crise plus grave que les précédentes ; le prolétariat s'appropriera alors l'usage des conditions de production pour lui-même. Le prolétariat comprend les salariés qui n'ont que leur salaire pour vivre (à l'opposé des propriétaires de moyens de production ou de moyens d'échange, comme les commerçants). La prolétarisation réduit à l'état de salariés les indépendants (petits exploitants agricoles, artisans, détaillants). C'est le prolétariat qui, dans la société capitaliste, crée la plus-value que s'approprient les capitalistes. La lutte de ces classes conduit nécessairement à la dictature du prolétariat (la classe ouvrière étant seule capable de surmonter les contradictions qui mènent le capitalisme à sa destruction), cette dictature étant une phase transitoire vers le communisme (société sans classes qui met fin aux conflits entre l'homme et la nature, l'homme et l'homme, l'individu et l'espèce, l'existence et l'essence, l'objectivation et l'affirmation de soi, la liberté et la nécessité).

Écrit par : traducteur bénévole. | lundi, 02 juin 2008 20:45

"Cui cui ( ca me fait bizarre de vous appeler comme ça lol),"
Ecrit par : Nicks | lundi, 02 juin 2008 20:19

"Cui cui" c'est de la dérision et c'est fait pour bien montrer le manque de crédilité de son pseudo auteur...

Un peu comme si Sarko se faisait appeler "Hi hi hi" dit la Hyène.

Franchement, je n'arrive pas à me prendre au sérieux. Et c'est tant mieux pour tout le monde...
c'est vrai qu'ici, on est un blog un peu décalé par rapport aux blogs dits "influents"...

Fier de vous avoir connu, Nicks. Une vision nouvelle est toujours une pierre ajoutée à l'édifice. Ceci dit sans arrière pensée aucune.

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 02 juin 2008 21:11

JEU :

Quel est l'auteur de la réflexion lumineuse suivante ?

"Yves Saint-Laurent est mort. Que dire, à part saluer le génie? Peut-être identifier le sentiment fugace que la société française ne sait plus en fabriquer de tel. Déclin d’une nation?"

Pauvre Nation effectivement de compter Jean Michel Aphatie parmi l'élite de ses journalistes, lequel pond une ânerie pareille !

Quelle pitié ! La France peut se réjouir, de posséder de tels gens, aussi patriotes et objectifs, pour l'informer...

Pauvre Aphatie... Comme quoi la médiocrité et l'absence de jugeotte ne nuit point ni la notoriété ni à l'enrichissement !

Guy Birenbaum ! Un bon billet pour vous, bordel !

Réponse ici : http://blogs.rtl.fr/aphatie/

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 02 juin 2008 21:25

Je reviens au texte d'Urbain quelques instants pour soulever deux points. Premièrement, ce passage :

"Concrètement en cessant le « décryptage » , le « commentaire » de la logorrhée médiatique, ce qui est déjà l’acceptation d’une sujétion, et en choisissant d’autres sujets, d’autres problèmes , d’autres axes de réflexion que ceux de « l’actualité » médiatisée."

Si on parle effectivement du décryptage auto-proclamé avec subversion intégrée, cette façon de sur-dire les choses, oui. Mais la nécessité d'aller y voir de plus prés est cruciale. Il ne s'agit plus alors de décrypter ou de commenter, de subir une sujétion, mais de voir comment le système tient et se répand. Voir le rapport à la technique et son déploiement protéiforme, relever les "nouvelles" spécialisations, scruter l'inconscient de l'ennemi, démythifier ses formes...

Deuxièmement, la question de l'espace. Nous sommes là dans un rapport de proximité avec l'ennemi (c'est un nom comme un autre), l'individu en découd dans sa sphère immédiate, locale. La question du global semble être éludée...
Cela se règle par les phénomènes de contamination, du renversement des notions de centre et de périphéries, l'activation des marges...

Écrit par : f | lundi, 02 juin 2008 21:46

urbain,
avec.. plutô sans votre autorisation je porte sur la Plage (vous savez y venir) votre superbe chant de guerre :
"Comment retrouver une pensée critique consistante [..]sur un objectif, un terrain, un phénomène précis."

je n'y ajouterai aucun commentaire
l'extrait de votre billet parle de lui-même

juste un truc..
vous êtes sûr que ce soit un discours de simple gauche ou de Gauche ++?
j'approche de très près certaines "sections" disons.. "engagées" .. le discours que j'y entends n'a rien à envier au vôtre ..

merci, urbain
et si j'osais je dirais que je vous suis en tous points
(tant pis pour Badiou que je trouve un peu abstrait)

Écrit par : Maghnia | lundi, 02 juin 2008 22:21

plutôt

Écrit par : Maghnia | lundi, 02 juin 2008 22:22

Maghnia | lundi, 02 juin 2008 22:21

de Gauche ++?

Disons de gauche+++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++...

La gauche style Superman avec un hémisphère de cerveau gauche++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++.

Le cerveau de Frankenstein revisité par Monsieur Plus et traité aux hormones de croissance

Le contraire d'un cerveau de piaf, quoi !...

Tout ça pour avoir une gauche comme aujoud'hui...

Au fait, Maghnia, t'en fais pas un peu trop ?

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 02 juin 2008 22:33

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 02 juin 2008 21:25

Tu te fais du mal . On t'a déjà dit de ne plus prendre d'Apathie, ça te rend malade .

Écrit par : urbain | lundi, 02 juin 2008 22:35

urbain | lundi, 02 juin 2008 22:35


Le problème est tant qu'il écrit (ou plutôt que quelqu'un rédige) et que je lis (uniquement par hasard) cela me fait comme le pollen en ce moment : des crises de démangeaison...

Cela dit, mon cher Urbain, être considéré pour le Lénine du 21ème siècle par Maghnia n'est pas un mince honneur distribué à tout le monde !

Toutes mes félicitations, tovarich Urbain !

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 02 juin 2008 22:47

Ecrit par : Maghnia | lundi, 02 juin 2008 22:21

Gauche, droite ... des catégories dont il va falloir se déshabituer .
Tout ce que je peux dire c'est que je suis, je demeure marxiste, au sens où les principes théoriques mis en lumière par Marx ( et dont le traducteur bénévole nous en a rappelé quelques uns ) demeurent la meilleure base de réflexion dont nous disposons pour penser la situation actuelle, et la critiquer.
Pour Marx déjà il était clair que cette théorie devrait être amendée, devrait vivre, évoluer , devenir , et qu'il appartiendrait à chaque époque de déterminer ces modalités futures, au regard des séquences historiques à venir et de leur contexte .
( la dernière qu'ait vécu Marx fut la Commune de Paris ).
C'est à nous par conséquent qu'il incombe de reconstruire sur les décombres laissées par la résolution désastreuse des contradictions de la première période du "socialisme réel", de la guerre froide et des partis de gauche issus des deux conflits mondiaux du XXème siècle.
Un beau programme, mais ... y'a du taf !

Écrit par : urbain | lundi, 02 juin 2008 22:47

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 02 juin 2008 22:47

Je suis également sensible à vos deux témoignages ( le tien et celui de Maghnia )...camarades.
Mais je postule simplement au rôle d'antidote anti-apathique, dont l'objet est bien plus modeste et la portée très limitée.

Écrit par : urbain | lundi, 02 juin 2008 22:53

21. Mais avec sa victoire, l'erreur fondamentale de Marx a aussi été rendue évidente. Il a indiqué avec exactitude comment réaliser le renversement. Mais il ne nous a pas dit comment les choses auraient dû se dérouler après. Il supposait simplement que, avec l'expropriation de la classe dominante, avec la chute du pouvoir politique et avec la socialisation des moyens de production, se serait réalisée la Nouvelle Jérusalem: alors, toutes les contradictions auraient en effet été annulées, l'homme et le monde auraient finalement vu clair en eux-mêmes. Alors tout aurait pu procéder de soi-même sur la voie droite, parce que tout aurait appartenu à tous et que tous auraient voulu le meilleur l'un pour l'autre. Ainsi, après la révolution réussie, Lénine dut se rendre compte que, dans les écrits du maître, il ne se trouvait aucune indication sur la façon de procéder. Oui, il avait parlé de la phase intermédiaire de la dictature du prolétariat comme d'une nécessité qui, cependant, dans un deuxième temps, se serait avérée d'elle-même caduque. Cette « phase intermédiaire », nous la connaissons bien et nous savons aussi comment elle s'est développée, ne faisant pas naître un monde sain, mais laissant derrière elle une destruction désolante. Marx n'a pas seulement manqué de penser les institutions nécessaires pour le nouveau monde – on ne devait en effet plus en avoir besoin. Qu'il ne nous en dise rien, c'est la conséquence logique de sa mise en place. Son erreur est plus en profondeur. Il a oublié que l'homme demeure toujours homme. Il a oublié l'homme et il a oublié sa liberté. Il a oublié que la liberté demeure toujours liberté, même pour le mal. Il croyait que, une fois mise en place l'économie, tout aurait été mis en place. Sa véritable erreur est le matérialisme: en effet, l'homme n'est pas seulement le produit de conditions économiques, et il n'est pas possible de le guérir uniquement de l'extérieur, créant des conditions économiques favorables.

Et ma réponse sur au fil de l'eau.
Vous êtes loin du compte mes bons amis, dépassés par le événements, noosphère et infosphère change la donne et la seule question qui vaille la peine de se poser est : qui êtes vous ?

Écrit par : traducteur bénévole. | lundi, 02 juin 2008 22:55

Bien entendu, je recommande la lecture de Pierre Teilhard de chardin et de Dan simmons, sauf "l'échiquier du mal".

Écrit par : odm | lundi, 02 juin 2008 22:58

Pourtant "l'échiquier du mal" est de loin son meilleur bouquin avec Hypérion ( j'en recommande vivement la lecture à ceux qui ne les ont pas encore lus).
Pour Teilhard de chardin on peut tout zapper.

Écrit par : urbain | lundi, 02 juin 2008 23:12

L'échiquier du mal est très mauvais, très mal écrit !
A se demander même si c'est du même auteur .

Écrit par : odm | lundi, 02 juin 2008 23:14

"L'erreur de Marx", ça me fait penser à "l'erreur de Descartes". En fait d'erreur ces affirmations présomptueuses dénotent essentiellement l'erreur de compréhension des commentateurs.
Quand à la liberté ... (re)lire une fois encore "la question juive"
"L'homme ne fut donc pas émancipé de la religion; il reçut la liberté religieuse. Il ne fut pas émancipé de la propriété; il reçut la liberté de la propriété. Il ne fut pas émancipé de l'égoïsme de l'industrie; il reçut la liberté de l'industrie."

Écrit par : urbain | lundi, 02 juin 2008 23:19

Ecrit par : odm | lundi, 02 juin 2008 23:14

à se demander si tu l'as lu .
( et si tu l'as lu jusqu'au bout , et dans cette hypothèse c'est donc que ça t'a quand même intéressé ...).

Écrit par : urbain | lundi, 02 juin 2008 23:21

Abyssus abyssum invocat. Parcere subjectis et debellare superbos.

Si vous ne connaissez pas le sens de ces phrases, Google n'est pas fait pour Milou...

Je vais me coucher. Bonne nuit.

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 02 juin 2008 23:40

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 02 juin 2008 22:33

c'est possible!
c'est que je fais.. et je ne pense qu'après..
(oup's!..comme sarkkko!.. là c'est vraiment trop!)..

mais si c'est trop.. t'as qu'à jeter..t'es chez toi!

Écrit par : Maghnia | lundi, 02 juin 2008 23:43

Le blog "secret défense", pour se détendre. Difficile de ne pas le lire sans s'adonner à une diction martiale, rythmée par le ra du tambour :

http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2008/06/huit-gendarmes.html

Avec les commentaires, ça frise l'art brut(e).

Écrit par : f | lundi, 02 juin 2008 23:50

salut!
http://www.freewebs.com/socialistcommonwealth/bralds_marx-s%20(2).jpg

see ya

Écrit par : skalpa | mardi, 03 juin 2008 07:45

Ecrit par : skalpa | mardi, 03 juin 2008 07:45

Je la connais, naturellement, mais j'ai préféré la classe de pères Noël, considérant que ce bon Karl devait "forcément" avoir un sens de l'humour aussi élaboré que le reste sa production neuronale.

Écrit par : urbain | mardi, 03 juin 2008 08:33

« Les philosophes n'ont fait qu'interpréter le monde de différentes manières, ce qui importe, c'est de le transformer. »
(Karl Marx, Thèses sur Feuerbach)

Écrit par : urbain | mardi, 03 juin 2008 08:49

Le dessin de "tintin" est effrayant.....

Écrit par : odm | mardi, 03 juin 2008 09:19

"Le silence des espaces infinis m'effraie".
( Je t'ai connu moins niais )

Écrit par : urbain | mardi, 03 juin 2008 09:23

Ne nous est-il pas donné de constater de nouveau, justement face à l'histoire actuelle, qu'aucune structuration positive du monde ne peut réussir là où les âmes restent à l'état sauvage ?

Écrit par : odm | mardi, 03 juin 2008 09:25

Non.

Écrit par : urbain | mardi, 03 juin 2008 09:26

« Ce n’est pas la conscience qui détermine l’existence mais l’existence sociale qui détermine la conscience » (Marx et Engels, L’idéologie allemande)

Écrit par : urbain | mardi, 03 juin 2008 09:28

La citation précédente pour te rappeler ce qu'est "véritablement" le matérialisme de Marx.
( Nul "positivisme" dans tout ça et encore moins de structuration, les différents existentialismes sont par avance écartés et c'est bien du cogito qu'il s'agit )

Écrit par : urbain | mardi, 03 juin 2008 09:32

Effectivement Urbain, rien n'a changé, quand on demande aux gauchistes ce qu'ils veulent ils en sont restés à l'exigence que le pognon des autres soit redistribué.

Dans son entretien avec Royal publié par "Marianne", Besancenot prend comme modèle une ville brésilienne où des conseils de quartier auraient un petit pouvoir décisionnaire, sachant très bien que plus c'est loin et distant de nos réalités économiques à nous plus il peut facilement raconter n'importe quoi, ou plutôt rester dans l'utopie.

On peut prendre Cholet au mot quand elle parle de "tyrannie de la réalité", rester dans l'imaginaire est beaucoup plus confortable. Mais des types comme Besancenot et autres leaders gauchistes ne croient évidemment pas à leurs fadaises : il ne s'agit que de moyens d'occuper une certaine place dans le champ politique en fonction des rapports de force du moment.

Enfin il est important de ne surtout pas rester cantonnés aux délires franco-français, surtout qu'une vraie gauche semble émerger actuellement en Allemagne et se confronter au pouvoir sans être renversée par les Etats-Unis en Amérique Latine.

Écrit par : Armand | mardi, 03 juin 2008 09:39

« In nihil ab nihilo quam cito recidimus »

Écrit par : odm | mardi, 03 juin 2008 09:43

L'horizontalité des théories d'analyses économiques du monde, du libéralisme au communisme n'appellent pas l'espérance désirée par le coeur des hommes.

Écrit par : odm | mardi, 03 juin 2008 09:50

Ecrit par : Armand | mardi, 03 juin 2008 09:39

Première étape, absolument nécessaire, première "condition objective" pour que le changement soit possible : lui faire une place, lui ménager un espace, donc , encore une fois "sortir" ce qui occupe le terrain qui devrait/pourrait être celui du "changement" ... suivez mon regard.
Tant que le champ politique se limitera au choix entre le libéralisme décomplexé et le libéralisme complexé, on en restera aux caprices successifs de l'enfant insatisfait.
Quand le liberalisme/capitalisme se trouvera évidemment et clairement seul , sur le terrain de la "démocratie électorale", cette dernière perdra toute efficace et les masques tomberont.
Tournons nous vers un néo-gandhisme électoral à la sauce Bartelby, un boycott critique et déterminé du simulacre, et activons nous dans le réel ( et non la "réalité" qui est tout ce qu'il y a de plus idéologique et irréel car dépourvu de sens).

Le pouvoir des spectres ( comme celui des églises et des sectes ) ne concerne que ceux qui y croient.

P.S. : odm : "ora pro nobis".

Écrit par : urbain | mardi, 03 juin 2008 09:55

Cette stratégie lue dans certains commentaires de se mettre au service du peuple est celle qui a bien fonctionné pour le Hezbollah au Liban et le Hamas en Palestine. Mais après il faut voir d'où vient le pognon...

dans la pratique les gens seront contents que LEUR sort soit améliorée mais ils ne se battront pas pour le sort du voisin. On ne trouvera de la solidarité (en dehors des solidarités claniques familiales ou de classe) que dans les régimes dictatoriaux, où les citoyens élaborent spontanément des stratégies collective de survie face au pouvoir.

Écrit par : Armand | mardi, 03 juin 2008 09:57

Je crois qu'en France l'un des obstacles est la désagrégation de l'Etat Providence, qui fait que chacun tente de lutter pour garder les derniers miettes ou les gros morceaux du gateau.

Écrit par : Armand | mardi, 03 juin 2008 10:01

Virons les cyniques aussi, ça commence à me gonfler moi, le cynisme. Et les opportunistes qui généralement sont aussi cyniques, et inversement...

Un coquelicot pour nef, pour saluer le nouveau jour, le rêve et l'espoir.

Écrit par : Nicks | mardi, 03 juin 2008 10:30

Monsieur "cui-cui" fit l'oiseau,

Avec tout le respect que je ne vous dois pas, je daigne répondre à vos invectives à mon endroit au sujet de ma participation, disons, "déloyale" sur ce blog ; avec l'aide (involontaire) des contributions ci-dessus - de vos proches et amis - et en reprenant vos griefs :

1/ "D'ailleurs il égratigne au passage, lui qui n'a jamais pondu un billet [...]", sous-entendu "il ne propose pas de billet, comment peut-il avoir le front de critiquer ceux des autres ?!!!"
- Boris Vian avait une jolie formule à cet égard : "Je n'ai pas besoin d'être une poule pour savoir quand un oeuf est pourri".

2/ ensuite avec l'élégance qui vous caractérise, vous ajoutez : "Ben mon petit ami ! Toi qui doi[s] apparemment écrire comme un Dieu, on t'attend [...]"
- Mais alors, pour commenter, ou critiquer, il faudrait avoir poster une note avant ? Ou alors, vous invoquez mes "lumières" ? mais, hélas, je n'aurais rien ici pour vous satifsfaire. Ou, pis encore, pourrais-je vous opposer :

Ecrit par : Nicks | lundi, 02 juin 2008 20:19

"Heu pour le billet, va falloir que je traite ma flemmingite chronique mais j'y penserai."

3/ "Mais le fait d'intervenir anonymement ici [...]"
- Mes "pseudos", tout comme le vôtre, et ceux des autres, sont tous sauf "anonymes" : vous reprenez le reproche d'Amélie Nothomb contre les bloggers...

4/ "[...] depuis la début montre à l'envi[-] qu'une trouille conséquente se cache toujours derrière un gros ego... Un ego sans créativité avec des commentaires larmoyants de fatuité, rappelons le..."
- Bon, je ne relève pas. A part la pétoche - et alors, y'a de quoi dans les temps qui courent -, c'est de la redite ; et bien que "(appelé savamment "Chicos Marx attax", histoire de montrer qu'il a un humour fou)". Hum ! allez, comprendre...



Ainsi, il semble que ma "démarche" vous agace. Même si - je ne suis pas si dupe :

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 02 juin 2008 16:10

"Mais comme j'ai rien à branler à l'heure qu'il est et qu'il pleut, je cherche la polémique.;)"



Pourtant :

Ecrit par : f | lundi, 02 juin 2008 21:46

"Si on parle effectivement du décryptage auto-proclamé avec subversion intégrée, cette façon de sur-dire les choses, oui. Mais la nécessité d'aller y voir de plus prés est cruciale. Il ne s'agit plus alors de décrypter ou de commenter, de subir une sujétion, mais de voir comment le système tient et se répand. Voir le rapport à la technique et son déploiement protéiforme, relever les "nouvelles" spécialisations, scruter l'inconscient de l'ennemi, démythifier ses formes...

[puis, plus loin]

"Cela se règle par les phénomènes de contamination, du renversement des notions de centre et de périphéries, l'activation des marges..."



Ainsi, on en conclura :

Ecrit par : urbain | lundi, 02 juin 2008 23:19

"["L'erreur de Marx", ça me fait penser à "l'erreur de Descartes".] En fait d'erreur ces affirmations présomptueuses dénotent essentiellement l'erreur de compréhension des commentateurs."


A bon entendeur...

Écrit par : cuir(e) - à neuf | mardi, 03 juin 2008 10:48

Première étape, absolument nécessaire, première "condition objective" pour que le changement soit possible : lui faire une place, lui ménager un espace, donc , encore une fois "sortir" ce qui occupe le terrain qui devrait/pourrait être celui du "changement" ... suivez mon regard.
Ecrit par : urbain | mardi, 03 juin 2008 09:55

oter le vinaigre qui encombre nos âme pour le remplacer par du miel ?
C'est du benoit ça ?

Écrit par : odm | mardi, 03 juin 2008 11:20

Ecrit par : Armand | mardi, 03 juin 2008 09:57

Pas d'accord.
La solidarité ne fait pas défaut et elle est potentiellement extensive.
Ce qui manque c'est tout simplement l'occasion, le terrain où exprimer cet élan qui est d'autant plus spontané que chacun voit bien à quel point il peut être ou est déjà dépendant de cette solidarité extensive.

Écrit par : urbain | mardi, 03 juin 2008 11:30

"Le président vénézuélien Hugo Chavez a appelé dimanche ses partisans à "semer les graines de la révolution" dans le monde entier pour faire face à "l’hégémonie impériale" des Etats-Unis.
"Notre objectif est de semer les graines de la révolution dans le monde entier, et nous devons le faire avec calme et fermeté", a-t-il déclaré, cité par l’agence ABN, lors d’une rencontre avec les candidats du Parti socialiste unifié du Venezuela (au pouvoir) aux postes de gouverneurs et de maires.
Selon le leader vénézuélien, les idées révolutionnaires doivent être promues aux Amériques, en Europe, en Afrique et même en Russie.
"Nous devons promouvoir nos idées du Canada à l’Argentine en passant par les pays des Caraïbes, a indiqué M. Chavez. Nous devons aller jusqu’au coeur de notre mère l’Afrique, notre cause doit conquérir toute de l’Europe, des côtes portugaises aux steppes infinies de la Russie, le pays de nos amis et de nos frères."
Le président vénézuélien a estimé que le processus de diffusion des idées révolutionnaires dans le monde devait déboucher sur la création d’un réseau de mouvements internationaux.
"Le grand objectif du Parti socialiste unifié du Venezuela consiste à créer un large réseau de mouvements internationaux sur tous les continents qui résistent à l’hégémonie impériale (des Etats-Unis)", a-t-il résumé."

Sources Novosti

Écrit par : f | mardi, 03 juin 2008 11:36

Ecrit par : odm | mardi, 03 juin 2008 11:20

S'il y avait un rapport quelconque , ce serait pour constater que c'est à peu près l'inverse que je suggère ( remplacer le miel par du vinaigre ) .

Écrit par : urbain | mardi, 03 juin 2008 11:38

Une vidéo de Naomi Klein :

http://www.dailymotion.com/video/x5kffc_naomi-klein-la-strategie-du-choc_news

Toujours cette façon spectaculaire de "dire" les choses ; vidéo qui travaille dans ce qu'elle dénonce. Infantilisation contre infantilisation, choc contre choc...

Écrit par : f | mardi, 03 juin 2008 11:50

Et cui² pourra constater que dans cette vidéo, le nom d'Ap(h)at(h)ie passe rapidement.

Bref, encore Adorno et Hollywood.

..........

"La solidarité ne fait pas défaut et elle est potentiellement extensive."

Et on voit bien que l'essentiel de l'activité politique aujourd'hui vise à briser cela. Soit, "on" tente de rompre les solidarités soit "on" encadre les actions collectives.

Écrit par : f | mardi, 03 juin 2008 11:59

Ecrit par : f | lundi, 02 juin 2008 23:50

Je suis fan moi aussi !

Imaginer tous ces pandores en marcel derrière leur ordi cela me rend toute chose.

Écrit par : nef | mardi, 03 juin 2008 13:49

Ecrit par : Armand | mardi, 03 juin 2008 09:57

Armand, enfin, d'où tenez vous votre pessimisme sur la nature humaine ?
L'être humain ne serait-il pas meilleur que son cousin ?
http://www.scienceshumaines.com/index.php?id_article=21682&lg=fr

Écrit par : nef | mardi, 03 juin 2008 13:55

Ecrit par : cuir(e) - à neuf | mardi, 03 juin 2008 10:48

Moi j'aime bien vos pseudos.

Écrit par : nefette | mardi, 03 juin 2008 13:55

Bon après ces apports fondamentaux au Village, je retourne à l'infini (tirage) et l'au-delà.

Écrit par : nef | mardi, 03 juin 2008 13:57

Ecrit par : nef | mardi, 03 juin 2008 13:57

tu pourrais pas emmener odm en promenade ?

Écrit par : urbain | mardi, 03 juin 2008 14:28

Une bien belle parabole du monde tel qu'il va :

"La panne des toilettes à bord de la Station spatiale internationale (ISS) est devenue un casse-tête qui pourrait conduire dans un cas extrême à un retour prématuré des spationautes sur terre, a affirmé mardi un responsable russe des vols habités, Vladimir Soloviev.
«Nous avons un problème avec le système d’assainissement. C’est un incident sérieux. Dans de telles circonstances, nous pouvons même procéder à une évacuation d’urgence (de l’équipage)».
Le responsable a pourtant laissé entendre que l’évacuation n’était pas sérieusement envisagée actuellement, le système étant en partie réparé, et a précisé que de nouvelles réparations étaient prévues jeudi et vendredi. Entre-temps, les spationautes peuvent se servir de «récipients de rechange».
Depuis une semaine, les trois membres de l’équipage permanent de l’ISS (deux Russes et un Américain) ont dû faire appel à des solutions de secours en raison d’une panne du système d’évacuation d’urine.
La navette spatiale américaine Discovery avec sept astronautes à bord s’est amarrée lundi à l’ISS pour installer le deuxième et plus important module du laboratoire japonais Kibo et livrer une pompe pour les toilettes défectueuses de l’ISS. Elle a aussi apporté des sacs supplémentaires de secours pour les spationautes privés de toilettes."

Écrit par : f | mardi, 03 juin 2008 14:31

Moi j'aime bien vos pseudos.
Ecrit par : nefette | mardi, 03 juin 2008 13:55

Moi aussi.

Écrit par : Lord Nithorynque | mardi, 03 juin 2008 15:20

Ecrit par : f | mardi, 03 juin 2008 11:50

On en reparle plus tard, ne profitez pas de mon manque de temps. Je vous ai à l'oeil.

Écrit par : nef | mardi, 03 juin 2008 15:26

Ecrit par : Lord Nithorynque | mardi, 03 juin 2008 15:20

Depuis quand les oiseaux palmé à bec de canard se prennent-ils pour des merles moqueurs ?

Écrit par : nef | mardi, 03 juin 2008 15:27

palmés oups, pas le temps, pas le temps, je suis en retard.

Écrit par : nef | mardi, 03 juin 2008 15:30

OUps, f commentaire sur le billet bruxelles.

Écrit par : nef | mardi, 03 juin 2008 15:34

«Nous avons un problème avec le système d’assainissement. C’est un incident sérieux. Dans de telles circonstances, nous pouvons même procéder à une évacuation d’urgence (de l’équipage)»

"(de l’équipage)" ; il fallait le préciser.

Des histoires d'évacuation. Les toilettes qui n'évacuent plus (et qui n'évacuent réellement jamais, elles ne font que traiter la matière. Mais le résultat est le même, dans les faits. La matière ne flotte pas éternellement dans le cosmos. Hormis E.T.) et ce sont les spationautes que l'on évacue. On évacue les corps quand l'impossibilité d'évacuer leurs déchets est effective. Ce sont les toilettes qui sont déficientes, pas les corps. Les corps demeurent aptes à transiter, de l'intérieur vers l'extérieur ; d'eux-même et de l'ISS. Il y a sans doute un phénomène métonymique (le corps qui évacue sa matière, l'ISS qui évacue sa matière-spationaute. On n'ose imaginer une panne du sas d'évacuation).
Le spationaute, pleinement fonctionnel, est ainsi susceptible d'être exfiltré du milieu qui s'avère être incapable de le libérer de son trop plein.
Le transfert impossible.
Le milieu étant inapte à fournir aux spationautes le service élémentaire (ne pas mourir dans ses propres excréments), des procédures de solidarité se mettent en place : patience, récipients de rechange et leur partage, secours de la navette Discovery...
Visiblement, les spationautes n'ont pas l'intention de jouer les Bobby Sands de l'espace.

Cette image montre-t-elle la redécouverte du corps de l'autre dans l'épreuve, les toilettes enfin opérantes, l'annonce de l'évacuation, la redécouverte du bien commun..?

http://c.liberation.fr/actualite/instantanes/histoiredujour/_files/file_329535_322914.jpg

Écrit par : f | mardi, 03 juin 2008 16:05

A bon entendeur...
Ecrit par : cuir(e) - à neuf | mardi, 03 juin 2008 10:48

Oh vous, mon cher Chicos, Cuir un neuf et homme aux multiples pseudos, je sens que j’ai dû vous faire de la peine, fût un temps…

Vous entretenez à mon égard une attitude qui ressemble à la rancœur qu’on éprouve à l’endroit d’un amour contrarié : je comprends votre déception, elle est effectivement à la mesure de ce que vous avez raté… Et ne dites pas que vous m’ignorez : vos commentaires prouvent le contraire ! ;-)

Au 100ème pseudo que vous emploierez, je suggère d’organiser une petite fête en votre honneur. En effet un anonyme à la présence aussi constante sur ce blog et aussi imaginatif dans ses pseudos se doit d’être célébré comme il le mérite !

Et puis tiens ! Avouez que si vous venez si fréquemment dans ce lieu, c’est bien pour un éprouver du plaisir ou de la curiosité, non ? Plaisir peut être frelaté ou malsain mais plaisir tout de même…

N’est ce pas là, l’essentiel ?

Vous avez des supporters, Monsieur X, alors continuez à taper sur moi si ça vous chante ? Je vous assure toutefois que je n’en vaux pas la peine !

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mardi, 03 juin 2008 16:15

Que personne ne sorte! Où étiez vous ce matin à 9 heures?

Écrit par : etrun | mardi, 03 juin 2008 16:35

On voit que face aux résistances résiduelles, le marché s'approprie des méthodes "expérimentées" sur des individus pour en faire une méthode de coercition des résistances collectives.

On voit que l'individu ou les individus au pouvoir n'ont plus besoin d'une excellente côte de popularité afin de rallier les masses à leur point de vue, mais utilisent des événements chocs afin de faire passer une politique économique néolibérale.

L'étude des cas montre toute la proximité entre les méthodes expérimentales psychiatriques et la torture et la stratégie du choc, loin d'une théorie basée sur la métaphore, l'étude de N.Klein montre l'imbrication des deux processus.

Quand à la page blanche sur laquelle le capitalisme aime a inscrire des principes néolibéraux, ne la voit-on pas à l'oeuvre tous les jours, d'où le billet d'urbain ?

La petite part d'altermondialisme dans le livre de Klein est sa note d'espoir personnelle, point n'est besoin de la partager pour apprécier à sa juste valeur le travail de Klein. Ceci appartient à son histoire personnelle, sa culture. On peut partager le diagnostique sans forcément adhérer au remède.

Cependant, il est évident que le livre de Klein va au-delà du commentaire et du décryptage, car il donne à voir jusqu'où tend le néolibéralisme et tous les moyens qu'il serait prêt à envisager. C'est bien dans tous les détails de ce livre que se cache le diable, dans l'absolue violence politique et radicalité économique qui émergent peu à peu.
Naomi Klein nous fait ainsi toucher du doigt ce que Marx appelait les "secrets du capitalisme" : l'origine du profit et nous rappelle que « La société capitaliste n'est rien d'autre que la domination plus ou moins voilée de la violence ». Une citation que Friedman reprend à son compte, dans le New-York Times, pour en faire un modèle: " La main invisible du marché ne s’épanouira jamais sans un poing invisible. McDonald’s ne peut s’épanouir sans McDonnell Douglas, concepteur du F-15. Et le poing invisible qui protège les technologies de Silicon Valley partout dans le monde s’appelle l’armée des Etats-Unis, ses forces aérienne, terrestre et navale "

Naomi Klein soulève le voile et ce n'est pas beau à regarder.

Et puis merde, « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous!».

Écrit par : nef | mardi, 03 juin 2008 16:35

HS Merci à celui qui a parlé ici du Rasteau. J'ai testé, c'est bien. Très bien même, quoiqu'un peu alcoolisé à mon goût. Quelqu'un a testé le rosé Pétula?

Écrit par : etrun | mardi, 03 juin 2008 16:38

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mardi, 03 juin 2008 16:15

C'est ton pseudo mon préféré.

Écrit par : nef | mardi, 03 juin 2008 16:39

Ecrit par : etrun | mardi, 03 juin 2008 16:38

Si un de ces jours tu veux boire un coup je t'ai mis de côté une bouteille de Morgon, de mon petit producteur de beaujolais;-))))

Écrit par : nef | mardi, 03 juin 2008 16:41

Ah ben ok, c'est la beuverie ici. Avec incitation à l'union qui plus est ! C'est du joli !

Écrit par : Nicks | mardi, 03 juin 2008 16:46

Ecrit par : Nicks | mardi, 03 juin 2008 16:46

Chez J4M, on dirait que nous pratiquons les échanges sociaux;-))))

Écrit par : nef | mardi, 03 juin 2008 16:48

Slt les nrv. Sarkozy a relu le marxisme et il a compris "Propriétaires de tous les pays, unissez-vous", d'une part, et "Prolétaires de tous les pays, punissez-vous", de l'autre. Bon, je sais, je fais de la polémique, on ne se refait pas. @ +.

Écrit par : Hervé Torchet | mardi, 03 juin 2008 16:56

@nef

Socialisation de crise : socialisation par la biture et les pratiques anthropocalorifères ;o)

Écrit par : Nicks | mardi, 03 juin 2008 17:10

Ecrit par : Hervé Torchet | mardi, 03 juin 2008 16:56

J'espère bien Hervé.

PS : peux -tu laisser les références de ton livre qu'Urbain puisse me le commander ? La librairie virtuelle j'y prends goût surtout que l'échange de prisonnier à la librairie est toujours un moment très agréable (vin, jardin et libraire aux petits soins).

Écrit par : nef | mardi, 03 juin 2008 17:26

Ecrit par : f | mardi, 03 juin 2008 16:05

"The lonely prisoner will cry out from within this tomb"

Écrit par : nef | mardi, 03 juin 2008 17:42

Ecrit par : etrun | mardi, 03 juin 2008 16:38

Le Rasteau, si je ne me trompe pas, c'est mon collègue play-lister, l'homme lisse.
Pas goûté ton rosé, mais bon, le rosé et moi (et c'est pas les ânes du PS actuel qui vont m'en redonner le goût !).
Par contre je suis pour le Morgon de nef !!!

Écrit par : adrien (de rien) | mardi, 03 juin 2008 17:42

Ecrit par : f | mardi, 03 juin 2008 16:05

Karl Marx dans un article sur l'Angleterre et l'Inde

"Si infâme que soit la conduite des cipayes, elle n’est qu’un reflet concentré de la conduite de l’Angleterre en Inde non seulement durant l’époque de la fondation de son Empire oriental, mais même durant les dix dernières années de sa longue domination. Pour caractériser cette domination, il suffit de dire que la torture formait une institution organique de sa politique fiscale."

http://www.monde-diplomatique.fr/2007/08/MARX/15001

Écrit par : nef | mardi, 03 juin 2008 17:50

Ecrit par : adrien (de rien) | mardi, 03 juin 2008 17:42

Rallier mon panache (de) rouge
En tout cas si tu viens un jour à la capitale cela sera avec plaisir;-))) (désolée aucun voyage vers Toulouse en vue ces jours-ci)

Écrit par : nef | mardi, 03 juin 2008 17:50

"vin, jardin et libraire aux petits soins).

Ecrit par : nef | mardi, 03 juin 2008 17:26

For women only, les petites attentions ?

Ou alors c'est interdit aux chiens, aux oiseaux et aux ornithorynques ?

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mardi, 03 juin 2008 17:55

Un proverbe chinois dit et je paraphrase :

"Quand tu as un ennemi ou une personne que tu détestes dont tu veux la perte, tu t'assois au bord du fleuve et tu attends de voir passer son cadavre..."

Et :

Le groupe Lagardère, propriétaire de la radio Europe 1, a confirmé, mardi 3 juin, le départ de Jean-Pierre Elkabbach, président de la station depuis 1995. Il est remplacé par Alexandre Bompard, jusque là directeur des sports et des relations institutionnelles de Canal+.

Merci le fleuve ! Au suivant !

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mardi, 03 juin 2008 18:07

Ecrit par : nef | mardi, 03 juin 2008 16:35

Mon commentaire plus haut raillait la vidéo de Klein, non exempte de tics et manières de faire de ses cibles.

Quant au fait que le marché s'incruste dans la moindre faille, la moindre béance, jusqu'à les provoquer, ça semble validé par l'Histoire. Les états post-traumatiques, de désorientation, de torpeur devant le présent et l'avenir sont évidemment un terreau idoine. "L'exportation de la démocratie" en est archétypale (et le naufrage induit peut-être prémonitoire) avec le déploiement du raisonnement associé, peu à peu, dans la sphère publique : ingérence puis guerre juste puis démocratisation puis l'économie (les affaires) est le moteur de la (re)conquête démocratique.
Tout cela, tenant sur le modèle de la théorie des catastrophes. C'est plaisant car, d'emblée, il y a de l'évènement, on voit les choses. L'Histoire existe encore et elle progresse par à-coups, elle est "discrète".
Mais il ne faudrait pas oublier que les états stables, avant et après la catastrophe, demeurent d'essence capitalistique. Il n'y a pas véritablement de décrochage, de changement de nature, plutôt une redistribution des rôles, de nouvelles concentrations, une main mise.
Et puis, subsiste invariablement la petite histoire, sans doute moins sexy, moins hollywoodienne, du marché qui rampe, la coulée de lave, apparemment inerte, apparemment froide...

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mardi, 03 juin 2008 18:07

Tu as sans doute vu qui est ce Bompard et d'où il vient...

Écrit par : f | mardi, 03 juin 2008 18:27

Cui², à toi de jouer :

http://www.froguts.com

(Cliquez sur "démos", en haut, à droite).

Écrit par : f | mardi, 03 juin 2008 18:40

Tu as sans doute vu qui est ce Bompard et d'où il vient...

Ecrit par : f | mardi, 03 juin 2008 18:27

Hélas oui, f... Mais la fin de la carrière d'Elkabbach me réjouit : j'ai trop de mauvais souvenirs le concernant... Un pseudo "journaliste" comme celui-ci, même les hyènes ne le regretteront pas !

Alexandre Bompard énarque et ancien collaborateur de Fillon... Un casque à boulons ambitieux, moulé par et pour le marché néo-libéral... L'archétype sans vraie conscience du bras armé du néo capitalisme.
Parce que ces gens là, Monsieur, ils ne pensent pas comme nous, ces gens là ils obéissent sans état d'âme, ils font une carrière, c'est tout !

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mardi, 03 juin 2008 18:48

C'est moi le rasteau, pour une fois que j'étais lucide !

Écrit par : odm | mardi, 03 juin 2008 18:55

Ecrit par : f | mardi, 03 juin 2008 18:40

Merci, f ! Je vais m'éclater avec ce logiciel !

Dommage qu'on ne puisse pas disséquer l'animal ou la personne de son choix... Mais je sens que ça va venir !

Je me suis inscrit illico... 30 $ l'année, c'est donné !

Après je tenterai d'exercer la chirurgie esthétique comme le docteur Michel Maure...

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mardi, 03 juin 2008 18:58

Elles auraient du se faire greffer un cerveau les victime de Maure, c'est pas dans la poitrine que ça se niche !

Écrit par : sinistre1er | mardi, 03 juin 2008 19:03

For women only, les petites attentions ?
Ou alors c'est interdit aux chiens, aux oiseaux et aux ornithorynques ?

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mardi, 03 juin 2008 17:55

jaloux ?
Allons, allons, faut pas ...j'ai déjà deux merles extrêmement impertinents dans le jardin, mais je te préviens ils sont pas faciles, même le chat noir s'est débiné.

Écrit par : urbain | mardi, 03 juin 2008 19:48

Ecrit par : urbain | mardi, 03 juin 2008 19:48

une impression, moi aussi ..depuis un moment
douter.. douter des autres.. douter de soi..
Arrrrhhhh! le poison mortel!!!!

pourtant..

Écrit par : le meuble bancal poussé dans un coin | mardi, 03 juin 2008 20:25

Ecrit par : le meuble bancal poussé dans un coin | mardi, 03 juin 2008 20:25

Poutant le meuble bancal n'a qu'à ajouter une cale, se déplacer au milieu du séjour et le tour est joué !

Merci qui ? Merci docteur cui cui !

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mardi, 03 juin 2008 20:48

La pensée du jour.
Même les séducteurs peuvent se prendre un Rasteau avec nef...

Écrit par : (ne pas confondre) | mardi, 03 juin 2008 20:59

Merci docteur cui cui !

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mardi, 03 juin 2008 20:48

Non, je dirais plutôt que le meuble bancal en bois de cerisier a besoin d'un traitement vermifuge salvateur.

Écrit par : (ne pas confondre) | mardi, 03 juin 2008 22:03

Ecrit par : urbain | mardi, 03 juin 2008 08:33

yep!
;-)

Écrit par : skalpa | mardi, 03 juin 2008 22:34

Ecrit par : (ne pas confondre) | mardi, 03 juin 2008 22:03

n'importe quoi!
pour un meuble, faut du xylophène!
;-))

Écrit par : Polaire | mardi, 03 juin 2008 22:46

Ecrit par : urbain | mardi, 03 juin 2008 08:33

yep!
;-)

Pour urbain:
http://img137.imageshack.us/img137/1472/marxan9.jpg
j'ai un peu honte, mais bon on est entre nous, non?

Écrit par : skalpa | mardi, 03 juin 2008 22:55

Ecrit par : f | mardi, 03 juin 2008 18:27

Friedman voit le marché libéré de toute entrave enfin purifié grâce aux chocs comme un ecosystème parfait "un mouvement d'horloge céleste". Selon lui, les emplois les moins désirables et les moins réglementés sont tout de même le premier barreau de l'échelle qui mène à la liberté et la prospérité. (N. KLEIN montre que Friedman se réfère à l'entreprise familiale de textile dirigée par son père, un atelier de misère pour les ouvriers, qui et c'est amusant fit quand même faillite, sûrement la concurrence d'autres aspirants grimpeurs d'échelle dans le monde;-)))

Mais avec Friedman et les néolibs, le capitalisme se pare d'idéologie, d'idéalisme et même de radicalisme.

"A en croire Friedman, il ne cherchait pas à défendre le droit des propriétaires d'atelier de payer des salaires de misère. Ses idées s'inscrivaient plutôt dans une quête de la forme la plus pure possible de démocratie participative, puisque dans l'économie libérale "chacun peut, si j'ose dire, voter pour la couleur de cravate qui lui plaît"... Friedman promettait la "liberté individuelle", projet qui élevait des citoyens atomisés au-dessus de toute entreprise collective et leur permettait d'affirmer leur liberté absolue par leurs choix de consommation".

Mais comment débarrasser radicalement l'économie des ingérences ?

La question se pose après la crise de 29, qui voit la mise en oeuvre des théories keynesiennes dans le New deal mais surtout elle taraude les néolibs depuis l'après seconde guerre mondiale qui voient avec horreur la mise en place de systèmes socio démocrates de nationalisation et de sécurité sociale des travailleurs.

Comment revenir au laisser-faire et se débarrasser de l'économie dirigée ?

Eisenhower peu enthousiaste de se débarrasser du keynesianisme chez lui accepte de l'attaquer à l'extérieur. Mossadegh et Sukarno feront les frais de cette politique extérieure américaine anti- développementiste. L'amérique latine paiera son tribut en se voyant refuser son New-Deal.

....

Écrit par : nef blonde | mardi, 03 juin 2008 23:00

Bon , je vais préparer une suite, mais pas pour tout de suite .
( pour skalpa : le karl Marx de Noël ... moins convaincant que la classe à mon avis )
En attendant je propose un débat nef contre chéplusonnom (la ministre des finances), en tee-shirt mouillé ou (idéalement) dans la boue ( avec rep ban au karaoké) .

Écrit par : urbain | mardi, 03 juin 2008 23:12

 
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