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lundi, 26 mai 2008

A VOIR ET REVOIR

théâtre Affiche Pénélope, ô Pénélope

 

 

J'ai oublié où j'étais. Seule. Pas de comédiens sur scène, pas de décor ... La vie et la mort, osmose avec les mots, les gestes, les êtres.

 

 

Une danse, un rythme virevoltant, macabre, puis léger à nouveau.

 

Des voix captivantes, des scènes intenses ponctuées par des "sous-rires".  Des petits rappels à la futilité du quotidien, à nos tics d'humains qui succèdent au sang, aux larmes.

 

 

Magnifique.

Agathe

 

 

 

 

 

 

 

Commentaires

Serait-ce une métaphore du retour de De la Noë chez Peine-et-lope sur l'île de Sol-fait-rhino ?
Profondément changé il semble accablé de honte (comme on le voit sur la photo) d'avoir contracté, dans ses voyages et ses mauvaises fréquentations, le virus du libéralisme, une maladie hélas incurable.

Écrit par : theater's digest | lundi, 26 mai 2008 08:52

je confirme, reaffirme et surfirme les agathe's dires !
morale de l'histoire: tuer (réellement ou symboliquement) nous éloigne à jamais de nous même. Pas étonnant, dans ce cas que le capitalisme soit toujours apatride, les entreprises toujours délocalisables, la piétaille ouvrieuse toujours interchangeable et que les "chevaliers d'entreprise" (sic- ou hic comme dirait odm :=) ) aient perdu à jamais tout sens de la morale, si tant est qu'ils en eussent eu une - wouahooo ! kilzenussuhune ! tiens, ça commence par kill - l'histoire est une boucle que seuls les pauvres arrivent encore à se serrer.

Écrit par : bob | lundi, 26 mai 2008 09:54

Faire de l'argent avec le travail des autres autres apparaît désormais comme une forme primitive et en partie dépassée du capitalisme. Faire de l'argent avec l'argent produit par le travail (et transformé en capital après avoir été soustrait aux travailleurs)passe pour une amélioration d'un système exclusivement voué à faire de l'argent par tous les moyens imaginables. Morale ou pas, cette perspective se doit de trouver les moyens d'assurer sa subsistance une fois mise en selle. Et comment un système qui marche survit-il si ce n'est en s'étendant. Vieille histoire de l'impérialisme de tous les temps.

Ulysse, le chevalier sur son cheval de Troie, le libéralisme dans la soute, revient au pays, convaincu d'avoir adopté la bonne voie. La preuve, elle l'a ramené chez lui.

Écrit par : que dire ? | lundi, 26 mai 2008 10:26

kilzenussuhune

et avec la liaison : kilzenussetuhun - il y a kill et tue ( et zen)

Écrit par : bob | lundi, 26 mai 2008 10:27

Tournons le dos à l'égalitarisme qu'il dit l'autre.
Avant de fustiger un état de chose (le libéralisme), contre-verité affirmée par le libraire de losserand,sachons ce que nous défendons, ensemble.
Ensemble !
ça vous la coupe ça non, ensemble ?
C'est un concept qui vous échappe ça ?
Etre ensemble ce n'est pas simplement être tous opposés à quelques systèmes,idéologies ou organisation.
C'est se battre pour défendre une cosmologie commune !
Cosmologie !

Écrit par : odm | lundi, 26 mai 2008 12:25

La raison telle que définie par le libraire de losserand ne m'interresse pas.
je ne suis pas un animal mais un homme et ce qui me distingue tient en une seule idée : l'espérance, cette certitude ancrée en moi que le réel est une matière qui se façonne.

Écrit par : odm | lundi, 26 mai 2008 12:59

Et puis, entre nous, une société qui permet de faire atterir une sonde sur la planète Mars, ne peut pas être totalement mauvaise.
http://www.20minutes.fr/article/232943/Sciences-La-sonde-Phoenix-s-est-posee-sur-Mars-pour-une-mission-tres-attendue.php

Écrit par : odm | lundi, 26 mai 2008 13:10

Va falloir s'ouvrir un peu !

Écrit par : odm | lundi, 26 mai 2008 13:14

Excellent billet, et n'oublions pas serval, sans qui tout ça n'aurait pas été possible.

Écrit par : falcon.odm | lundi, 26 mai 2008 13:21

odm,
ça a l'air calme chez toi ce matin ...
je te propose donc de développer ta dernière sentence : "une société qui permet de faire atterir une sonde sur la planète Mars, ne peut pas être totalement mauvaise."

Pourquoi ?
Quel rapport ( ratio) entre ces deux affirmations ?

Écrit par : urbain | lundi, 26 mai 2008 13:21

Ecrit par : odm | lundi, 26 mai 2008 12:25

"Ensemble, tout est possible " disait Bouffon...

Écrit par : urbain | lundi, 26 mai 2008 13:24

urbain, dedem, zavez pas fin i de vous disputer !!! on peut ne pas etre d'accord et se battre ensemble contre quelque chose ou quelqu'un d'encore pire que nous (pris ensemble ou séparément)

Écrit par : bob | lundi, 26 mai 2008 13:51

Mais,qu'est-ce qui te ptéoccupe ?
En effet il s'agit d'une dispute, mais au sens du XVIIIème siècle, autrement dit une discussion sur un point de désaccord où des opinions divergentes sont exposées.
Je ne vois pas bien l'intérêt de ce genre de "lieu d'échange" si tout le monde partage le même point de vue et s'il n'y a pas un peu de "débat".
odm et moi sommes des résurgences du passé ( peut-être pas le XVIIIème siècle quand même ), celui des affrontements théoriques, des débats d'idées, des "à armes égales" version Giscard face à Marchais .

Écrit par : urbain | lundi, 26 mai 2008 13:58

préoccupe ... (oups)

Écrit par : urbain | lundi, 26 mai 2008 13:59

une société qui se donne les moyens d'explorer l'univers, de mettre les moyens pour cela, est une société qui espère au sens ou elle se projette matériellement en dehors de son espace naturel pour s'interroger sur le sens de l'univers.
Le monde n'est pas que la sommes des frustrations individuelles mais surtout l'addition de ses espérances.
Ce morceau d'humanité extraplanétaire est un exploit et l'honneur de la société qui l'a permis.
Ces projets ne peuvent exister que par l'action profonde de la foi qui anime les humains....sans cette foi rien n'est possible !
Pour étudier l'univers il faut avoir conscience de son existence et de l'infini qui le caractérise.
Le réel est une quête et pas une fin.

Écrit par : falcon.odm | lundi, 26 mai 2008 14:35

Falcon.odm n'est pour rien ds le dernier post.....

Écrit par : odm | lundi, 26 mai 2008 14:36

Mon cher Urbain...

Bien que je t'aimâsses bien, je souhaiterais mon cher Urbain que tu cessâsses de faire à tout bout de champs référence à Marx comme s'il avait été le plus grand homme de tous les temps.

Si tel avait été le cas, cela se saurait et nous serions à l'heure actuelle dans le meilleur des monde !

Ce qui est le cas, par ailleurs, sauf que notre "meilleurs des Mondes " est celui d'Huxley...

Voilà... Tout ça pour dire que toutes les références philosophiques et sociologiques que tu nous envoies à la figure ont simplement prouvé leur inanité vu qu'elles n'ont abouties à rien de concret.

Donc mon cher Urbain, que j'aime toujours, inutile de nous citer des penseurs qui ont été incapables de changer le destion de la misérable fourmi humaine que je suis devenue et des milliards d'autres dont certaines sont incapables de se nourrir...

De Karl ou Groucho Marx, je pense que c'est Groucho qui a eu le plus d'influence sur nos vies : lui, a au moins réussit à nous faire marrer ! L'autre n'a abouti à que dalle...

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 26 mai 2008 15:50

Et pourtant, Pascal lui-même disait : "Le silence éternel de ces espaces infinis m’effraie ...".

Le réel, odm, nul n'est besoin d'aller le chercher sur la planète Mars.
C'est plutôt une manière de l'ignorer, voire de le fuir.
Le plus surprenant c'est que la science ( matérialiste voire positiviste ) - qui in fine est la seule justification de ces coûteuses entreprises - n'était pas jusqu'ici ton fort ...

Écrit par : urbain | lundi, 26 mai 2008 15:53

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 26 mai 2008 15:53

Tu es donc marxiste tendance Groucho, amusante (et assez courante) pirouette, mais manifestement ... tu n'as pas lu Marx ( Karl) ...

Écrit par : urbain | lundi, 26 mai 2008 15:55

"inutile de nous citer des penseurs qui ont été incapables de changer le destion de la misérable fourmi humaine que je suis devenue et des milliards d'autres dont certaines sont incapables de se nourrir..."
Quels sont ceux qui ont eu ce mérite ?
( et au final à quoi bon la philosophie, à quoi bon essayer de s'émanciper, à quoi bon penser, à quoi bon lire, apprendre, savoir ?)

Écrit par : urbain | lundi, 26 mai 2008 15:58

manifestement ... tu n'as pas lu Marx ( Karl) ...

Ecrit par : urbain | lundi, 26 mai 2008 15:55

J'ai du le lire à 20 ans...

Je n'ai pas jugé bon de le relire.

J'aime penser par moi même. Même si je dis des conneries.
En général, j'évite les auteurs politiques.

Les pensées de Karl Marx au 19ème siècle ne me concernent plus du tout.

Un monde est à inventer. Du passé faisons table rase !

Référons nous au vieux Karl comme modèle de ce qu'il ne faut ni faire, ni penser...

l'Humanité a plus de 3.000.000 d"années dont seulement 5000 ans de véritable pensée... Si on vit autant que les dinosaures ils nous reste 57.000.000 d'années... Alors Marx...

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 26 mai 2008 16:11

ils nous reste 57.000.000 d'années... Alors Marx...

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 26 mai 2008 16:11

Imagine Urbain la librairie de ton descendant dans 1 million d'années ?

Penser, lire et écrire sont nécessaires, bien sûr ! Qu'est ce qu'on fait en ce moment ?
Vive les librairies !

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 26 mai 2008 16:17

Ecrit par : falcon.odm | lundi, 26 mai 2008 14:35
Ecrit par : falcon.odm | lundi, 26 mai 2008 13:21

Autant dire odm, que ton comportement ne me parait pas très correct.

Je voudrais que tu arrêtes d'attaquer les habitués du blog.
C'est une question d'élégance...

Ces pratiques douteuses n'ajoutent rien ni à ton propos, ni à tes convictions, ils les affaiblissent plutôt et j'ai, par ailleurs, du mal à accepter l'agressivité gratuite envers quelqu'un qui ne t'a rien fait et que j'apprécie...

J'espère que tu comprends ma démarche...

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 26 mai 2008 16:29

Ecrit par : odm | lundi, 26 mai 2008 12:25

A défaut de te faire voir les étoiles, notre blog a pour le moins une cosmogonie, pour rester dans les grandes odyssées de la journée (le texte de Simon Abkarian est terriblement juste, il faut dire qu'un arménien qui a quitté l'Arménie et ses massacres pour la guerre du Liban sait de quoi il parle. Le texte est magnifique à tel point qu'il est fort dommage qu'il ne soit pas édité. Il est tellement dérangeant qu'une journaliste de France Inter n'a pu rester jusqu'au bout, c'est souvent un signe de grande qualité;-))))


Pour en revenir à notre cosmogonie et bien que tu n'aimes pas les bêtes, j'ai bien envie de te la raconter en animant son bestiaire.

Au temps des commencements, où erraient les delistes en panne de divinité, le chaos régnait sur le DEL. En mal des lumières fluorescentes birenbaumiennes, beaucoup furent attirés par la chandelle que l'homme du bout de la Bretagne leur tendait. Cette petite lueur, sans cesse malmenée par les fortes bourrasques qui sévissent dans ce Finistère (où l'on apprend à se taire et ses larmes retenir comme disaient lez Inos), manqua bien souvent de s'éteindre.

(la suite au prochain épisode... si tu es sage)

Écrit par : nef | lundi, 26 mai 2008 16:55

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 26 mai 2008 16:29
Je suis possédé.....le démon écrit à ma place....

Écrit par : odm | lundi, 26 mai 2008 18:36

Ecrit par : odm | lundi, 26 mai 2008 18:36

Va voir un exorciste...

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 26 mai 2008 18:38

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 26 mai 2008 18:38

concernant odm, je pencherais plutôt pour le taxidermiste....;-)))

Écrit par : etrun | lundi, 26 mai 2008 18:58

nef
et Urbain vit que cela était bon....

Écrit par : odm | lundi, 26 mai 2008 19:12

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 26 mai 2008 16:11

à titre personnel j'ai un peu de mal à me reconnaître dans les ancètres de l'australopithèque.
mais ... odm, peut-être ?

Écrit par : urbain | lundi, 26 mai 2008 19:41

Désolée d'avoir écrit si peu sur cette splendide pièce mais j'ai eu une semaine chargée et un week-end bien rempli ...
Et la semaine qui s'annonce ... Pas mieux.

Écrit par : agathe | lundi, 26 mai 2008 20:34

"La plupart de gens préfèrent croire que leurs dirigeants sont justes et équitables même en face de preuves du contraire, puisque lorsqu'un citoyen reconnaît que le gouvernement sous lequel il vit ment et est c.o..rrompu, il doit décider de ce qu'il compte faire.

Poser des actions face à un gouvernement corrompu représente des risques d'atteintes à sa vie ou à celle d'êtres chers. D'un autre coté, choisir de ne rien faire implique de trahir toute idéologie personnelle de "défense de ses principes".

La majorité des gens n'ont pas le courage de faire face à ce dilemme.

Par conséquent, la plupart de la propagande n'est pas conçue pour tromper l'esprit critique, mais simplement pour donner aux lâches d'esprit une excuse pour ne pas penser du tout."

Michael Rivero, webmestre du site www.whatreallyhappened.com

Écrit par : odm | lundi, 26 mai 2008 21:52

Couchemerde et Baissons confirment : c'est bien la gauche qui est au gouvernement .

Écrit par : urbain | lundi, 26 mai 2008 22:35

à titre personnel j'ai un peu de mal à me reconnaître dans les ancètres de l'australopithèque.
Ecrit par : urbain | lundi, 26 mai 2008 19:41


Sincèrement, Urbain, je déplore ceci.

Nous oublions tous que nous descendons de Lucie notre mère à tous.
Que nos ancêtres éprouvaient du plaisir à s'épouiller et qu'ils craignaient les carnivores. Qu'ils mangeaient des larves et des vers et que leur espérance de vie était de 25 ans...

C'est une faille : n'oublions jamais d'où nous venons...

Et que chaque fois qu'ils regardaient le ciel, ils avaient peur. Sûrement est ce la raison de l'arrivée des premiers sorciers et peu après de la religion ?

Alors Karl Marx ?....

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 26 mai 2008 22:40

Alors Dieu n'a pas Et que chaque fois qu'ils regardaient le ciel, ils avaient peur. Sûrement est ce la raison de l'arrivée des premiers sorciers et peu après de la religion ?
Alors Karl Marx ?....

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 26 mai 2008 22:40

Une généalogie ( des religions )qui en vaut une autre.
Marx cela dit ... ça se passe un peu après ...
Et ils avaient un peu progressé dans l'intermède : depuis Homo rudolfensis et ses premiers outils - 2,5 Millions d'années , puis homo ergaster et homo erectus et les premiers bifaces vers - 1,3 millions d'années , etc ... et abrégeons : Homo sapiens il y a 250 000 ans ( nous ) .

Mais faut pas emmerder cui-cui avec ça, des vieux délires séniles du 19ème siècle après jésus christ ça le gonfle déjà... Il préfère "penser par lui-même" : l'histoire commence avec lui.

Écrit par : urbain | lundi, 26 mai 2008 23:04

Ah oui oui, moi je suis kouchnérien, je n’arrive pas à m’en défaire.

Écrit par : f | lundi, 26 mai 2008 23:27

En passant, entretien avec Bricmont :

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1985

Écrit par : f | lundi, 26 mai 2008 23:35

Oui Couchemerde a marché dedans ( et il arrive pas à s'en défaire) .
En gros, je crois qu'on peut être d'accord avec ce que raconte Bricmont ( comme assez souvent d'ailleurs ).

Écrit par : urbain | lundi, 26 mai 2008 23:48

Mais faut pas emmerder cui-cui avec ça, des vieux délires séniles du 19ème siècle après jésus christ ça le gonfle déjà... Il préfère "penser par lui-même" : l'histoire commence avec lui.

Ecrit par : urbain | lundi, 26 mai 2008 23:04


Je ne veux pas polémiquer, cher camarade Urbain, mais ce que les gens du 19ème siècle savaient des origines de l'Homme était ridicule... Mais d'ici à ce que vous nos expliquassiez que ce bon Karl a découvert la physique quantique et la thermofusion nucléaire, il n'y a qu'un pas...

Chacun a compris en consultant la librairie "Tropiques" que le premiers signes de vie humaine datent du 5 mai 1818, date de naissance de Karl Marx, et que cette même race humaine s'est éteinte en avril 2008 date du dernier passage à la librairie de son excellentissime et brillantissime altesse culturissime Badiou 1er.

Le reste n'étant que broutilles...
Quant à moi, pauvre petit cuicuistre, je ne suis que le descendant de ces pauvres petits primates que vous méprisez tant, mon cher camarade Urbain...

hormis, Marx et Badiou, point de salut, hélas...

Tant il est vrai, que Jésus, comme Marx n'ont peut être pas été pour la race humaine de grandes réussites. Quand on voit le bilan...
Que serions nous (les hommes) devenus si nous avions gardé les Dieux grecs ou romains ? Ni pires, ni meilleurs probablement. Et si Marx n'avait pas existé ? Ni pires, ni meilleurs probablement.

Ce n'est que la question existentielle d'un type inculte qui se méfie des idéologies et des religions...

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 26 mai 2008 23:55

Bon je vais finir " la danseuse de mao": QIU Xiaolong, de moins en moins polar au fil des bouquins, de plus en plus romanesque. Fascinante "déconstruction" du maoisme par un romancier chinois, sans acrimonie, sans pathos, plein de confucius et avec un zeste de Freud. Très gros plaisir de lecture.

Écrit par : urbain | lundi, 26 mai 2008 23:57

A propos de Bricmont, quelques citations :

Le "réalisme" désenchanté :

- "La démocratie est une belle chose, à condition de ne pas se faire trop d’illusions sur ce que cela veut dire : oui, on peut vendre le Drapeau Rouge, et dire plus ou moins ce qu’on veut dans les cafés. Mais de là à croire que la population peut réellement peser en votant sur les décisions qui la concernent, il y a un pas qu’il vaut mieux ne pas franchir."

-"Et pour ce qui est de la gauche dite "radicale", elle se caractérise par un irréalisme extrême, une attitude quasi-religieuse, qui se traduit par des slogans, tels que "un autre monde est possible", sans préciser lequel ni surtout comment le construire"

- "Ainsi, tout combat réel pour la paix et tout combat anti-impérialiste ont également disparu, ainsi que toute perspective socialiste. Ne reste que l’exportation de la démocratie et des droits de l’homme à l’étranger, ce qui, durant la guerre froide, était précisément le but proclamé de la droite, et, sur le plan intérieur, une « lutte » contre un fascisme largement imaginaire"

Ainsi, la démocratie est dépeinte dans des termes peu enthousiasmants mais conformes, hélas, à ce que l'on peut en voir au quotidien.

Une critique de la gauche radicale présentée comme utopie et impasse dans un discours qui la ridiculise. De même que l'auteur moque les mots d'ordre faiblards et aux ambitions mal calibrées qui tiennent lieu de foyers de rassemblements à la gauche internationaliste (anti-impérialiste).

- Le champ de l'espoir:

- "il faut approfondir le "modèle européen" de bien-être social, qui donne la priorité non pas à notre "compétitivité", en favorisant les profits, mais aux besoins de nos propres travailleurs, malades, retraités et enfants. Il faut fonder la cohésion sociale sur l’égalité et la sécurité d’existence."

-"Il faut sortir d’un discours purement moral pour (re)commencer à faire de la politique. Cela suppose une vaste mobilisation d’intellectuels qui chercheraient, comme l’a fait la droite lorsque celle-ci était faible, à proposer une série de mesures concrètes, à court et à moyen terme, plus ou moins réalistes, mais faites dans un esprit radical ("socialiste"). C’est seulement ainsi que la gauche pourra regagner de la crédibilité et reconstruire une forme d’hégémonie intellectuelle, comme celle qui a existé après-guerre. Vu l’état de confusion intellectuelle et de découragement qui règne actuellement, ce projet semble impossible ; mais, comme on disait en ‘68, exigeons l’impossible !"

Et pour finir, une série de propositions que ne renieraient certainement pas la mouvance de la gauche radicale, anticapitaliste, puisqu'elles sont déjà les siennes.

C'est étrange ce goût irrépressible de diaboliser la "gauche de gauche" chez des gens de tous bords politiques, toujours désignée comme le tiers-exclu du jeu politique, quand bien on lui reprendrait ses idées et projets sans lui en faire crédit (anticapitalisme oblige, sans doute). Il est vrai qu'il s'agit d'un ensemble hétérogène, peu apte à se cristalliser dans une formation politique cohérente et plus unie par ses refus que par ses projets. Mais n'est-ce pas le cas du PS aujourd'hui ?

Ce que Bricmont appelle de ses voeux, qui relève d'une lutte contre les inégalités et les injustices du capitalisme au profit de la promotion d'un modèle social européen, dont on peut dire qu'il est en partie utopique (qu'il n'a jamais été pleinement réalisé historiquement et qu'il est en outre en plein démantèlement), chargé d'assurer le bien-être social, est cela même que vise la gauche dite radicale. Son côté révolutionnaire se limite à assurer les transformations sociales profondes qui seraient nécessaires à la mise en place des conditions de réalisation effectives dudit modèle.

On attend toujours le retour d'Ulysse, c'est à dire le changement d'esprit du temps, la Révolution douce - car l'on ne voit pas comment un changement sanglant pourrait être porteur d'un modèle prônant le bien-être social, se faisant donc le chantre du développement de conditions de vie humaines, c'est à dire respectueuses des potentialités de chacun, sollicitant la créativité, misant sur l'éducation, refusant les privilèges hérités, favorisant l'épanouissement de chacun au profit de l'ensemble, bref, défendant un mode fondé sur la coopération, l'intelligence collective, plutôt que la concurrence et la compétition sans frein, soit "l'action" plutôt que le "travail" au sens arendtien de ces termes, soit le politique plutôt que les tâches de survie.

Dire que la gauche ne propose rien, c'est aller un peu vite. Il n'y a qu'à puiser dans les réservoirs d'idées existants. Le problème, comme l'illustre le tournant libéral de la gauche établie, bourgeoise, c'est bien d'être capable de sauter le pas, de rompre avec les formes routinières du politique, les liens institués, pour découvrir la capacité d'initiative de l'agir (toujours au sens d'Arendt). De l'inconnu faire un monde habitable. Et, en effet, lorsque les solutions existantes ou/et dominantes conduisent à l'imitation servile et au bégaiement des formes admises au présent, il faut être réaliste et demander l'impossible : l'émergence d'un nouveau présent plus soucieux d'intérêts et de valeurs humaines collectives. Car "il n'y a jamais eu l'Homme, mais les hommes" (paraphrase d'Arendt).

Écrit par : off | mardi, 27 mai 2008 08:49

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 26 mai 2008 23:55

Tu "ne veux pas polémiquer mais ..." tu polémiques ...
C'est une figure bien connue parmi le cortège de toutes ces tropes chatoyantes qui émaillent notre belle langue française .
Fontanier la classe dans les "figures d'expression par opposition" . dans le cas d'espèce tu procèdes par "prétérition" , dont il rappelle qu'il s'agit de la figure consistant à "feindre de ne pas dire ce que néanmoins on dit très clairement, et souvent même avec force".
Peut-être, tel monsieur Jourdain, pratiques-tu la rhétorique sans le savoir , mais le fait est là.
Au moins pourras-tu reprendre à ton compte, ce cri du coeur du même Jourdain, dont j'ai fait ma maxime personnelle : "la belle chose que de savoir quelque chose".

Quant à moi je respecterai ton souhait ( de ne plus entendre parler de Marx ), au motif que je ne pratique pas de ces subtils détours rhétoriques, mais aussi que je trouverai futile et proprement ridicule de débattre du bien fondé de la pensée de Marx dans un tel contexte , du moins sur la base des arguments ( assez candides et "pré-philosophiques" , comme tu en conviens toi-même) que tu convoques, et singulièrement après ta "profession de foi" précédente, récusant par avance tout ce qui a pu être pensé et écrit "avant" que tu soumettes l'ensemble des sujets que tu abordes à l'examen de ta pénétrante raison, sous l'oeil bienveillant de ton vétilleux libre arbitre.
Je ne vais donc pas convoquer ici l'épistémologie et l'histoire des idées, des sciences et de la pensée occidentale , de Thalès à Badiou, en passant par Parménide, Zénon, Héraclite, Epicure, Platon, Aristote, Gallilée, Descartes, Leibniz, Newton, Kant, Hegel, Rousseau, Marx, Bernard, Poincaré, Bohr, Schrodinger, Einstein, Thom,Gallois, Levi-strauss, Freud, Lacan et tant d'autres . Non pas seulement par ce que tu les a tous récusés "par avance" , mais naturellement par ce que ce serait simplement absurde, ridicule et vain.
Je me contenterai de répondre à ta conclusion, puisque c'est une question :
"Que serions nous (les hommes) devenus si nous avions gardé les Dieux grecs ou romains ? Ni pires, ni meilleurs probablement. Et si Marx n'avait pas existé ? Ni pires, ni meilleurs probablement."
Une question à laquelle, Parménide ( il y a donc 2500 ans ) avait déjà répondu, assez clairement et simplement , de la manière suivante ( je résume ) : du "non être" ( de ce qui n'est pas et n'a pas été ), on ne peut rien dire, et il est vain de vouloir en penser quelque chose .
à peu près à la même époque la philosophie naissante se fonda ( à la suite d'Héraclite) sur quelques principes, dont un qui faisait pendant au poème de Parménide : penser l'être dans son devenir, autrement dit l'être en tant qu'histoire .
Marx ( et tu vois je finis toujours par répondre aux questions) s'inscrivait explicitement dans cette tradition, et avait tout lu ou presque, de ceux qui l'y avaient précédé, à la fois pour en faire une critique consistante et pour s'assurer qu'il ne réinventait pas le fil à couper le beurre.

Écrit par : urbain | mardi, 27 mai 2008 09:35

HS/

Puisque nous en sommes aux métadonnées, ceci est mon 400ème pseudo différent. La Palme d'or revient toutefois à el alamein - occulte ;-)

Ecrit par : le fourmilier | dimanche, 25 mai 2008 01:45

Merci à Seant Peigne (et, j'ai pas dit : "Peigne-Cul" ;-)
Inoubliable Serpent Meserve dans Casualties of war.

Je dédie ce prix à tous les enfants de Marx et Coca-Cola.
Qu'on prenne qui pourr(a)it...

Et, surtout, merci à mes parents ; et mes quelques fans...

Fin du HS/

[c'est bon, vous pouvez vous remettre à ergoter - ça occupe le temps...]

Écrit par : napalm - dior | mardi, 27 mai 2008 09:48

C'est un peu ça, entre les petits rigolos moqueurs et les grands inquisiteurs marxistes, il y a peu de place pour ceux qui cherchent sincèrement à saisir le fil du temps tel qu'il se présente, sans ironie, et sans modèles préétablis qui ne reproduisent que ce qu'ils savent délimiter. Ce sont des forces puissantes d'immobilisme dont la seule fonction est de participer à l'entreprise de délitement des solidarités sociales qui est sans doute l'activité à laquelle se livre avec le plus de plaisir le capitalisme triomphant et son mode de penser le monde comme sans alternative.

C'est un peu triste tous ces "idiots utiles" plombant toute réflexion, toute démarche non orthodoxe du haut de leur mépris. Attention simplement aux vents tournants, le cracheur aura tôt fait de se prendre son crachat en pleine figure. Facétie du contingent, de l'événement, du non planifié, de l'imprévu qui pourtant se réalise et surprend tous les Diafoirus de la terre engoncés dans leur mépris de l'humanité.

Fort heureusement, cette dernière ne se réduit pas à ces tristes engeances.

Il y a donc encore un peu d'espoir.

Écrit par : fatigue | mardi, 27 mai 2008 10:02

Le dépit et la déploration (fatiguée) ne sont pas des leviers très efficaces pour l'émancipation, à l'inverse de la dialectique et de la force de contradiction.
Mais naturellement , pour ça il ne suffit pas de dire et répéter "moi, moi, moi", d'adopter la "posture" du "penseur profond" se re-sourçant "en lui-même" au puits de son égo omniscient et si fertilement inventif.
Il faut lire étudier, comprendre les "dires" (des autres) , se les approprier, pour enfin les contre-dire , efficacement.
C'est plus long, plus compliqué, plus fatiguant encore que le solipsisme désenchanté, mais assurément plus fécond et convaincant.

Écrit par : urbain | mardi, 27 mai 2008 10:12

Combattre n'est pas se battre connement.L'idée est de substituer aux rapports d'exploitation le combat d'idées et de projets dans l'arène publique. L'exploitation, l'aliénation, l'hétéronomie ne sont pas une fatalité inscrite dans le patrimoine génétique ni culturel de l'humanité. Du reste, là où ces rapports dominent l'organisation des rapports sociaux, comme dans nos sociétés, on constate que le débat public s'étiole, faute de clivages fondés sur la défense d'intérêts, d'idées et de projets offrant véritablement des alternatives possibles.

Au lieu de favoriser l'émergence d'une telle situation de confrontation entre arguments différents et divergents, on favorise la guerre de tranchées. A la plus grande joie de ceux qui profitent de l'ordre actuel, sans concession.

Un petit lot d'idées pourtant suffiraient non pas à produire une politique nouvelle, mais à engager l'action - la réflexion agissante - sur des voies différentes. Celles rappelées par Bricmont notamment, mais il n'est pas le seul. Et c'est justement cela qui est positif.

Allons, le croassement des corbeaux du malheur n'est pas le seul chant auquel nous devions exposer nos oreilles. Au demeurant, on peut encore les ignorer.

Écrit par : off | mardi, 27 mai 2008 10:32

Marcela est de retour, donc :

http://www.marianne2.fr/Marcela-Iacub-Nadine-Morano-se-mefie-des-parents-_a87465.html

.........

Et pour rire (admirez les arguments déployés) :

http://www.rue89.com/franck-riester/decompter-le-temps-de-parole-du-president-une-erreur-du-ps

(Ce n'est pas une farce (du moins délibérée) donc une bonne farce.)

Écrit par : f | mardi, 27 mai 2008 12:50

"
Institutions : les députés PS voteront contre le projet de loi
27.05.08 | 12h55

Les députés socialistes ont décidé mardi, à l'unanimité moins deux abstentions, de voter contre le projet de loi sur la réforme des institutions en première lecture à l'Assemblée nationale, a-t-on appris dans l'entourage du patron des députés PS, Jean-Marc Ayrault.

Ce vote interne a été obtenu lors d'une réunion du groupe socialiste à l'Assemblée. Tous les participants à cette réunion ont voté contre le texte, y compris des signataires de l'appel en faveur de la réforme, lancé la semaine dernière dans Le Monde par 17 députés PS (Manuel Valls, Didier Migaud...), a-t-on précisé.

Seuls deux députés PS (Gaëtan Gorce et Martine Lignières-Cassou) se sont abstenus. Le vote solennel sur le texte devrait avoir lieu mardi prochain."

Écrit par : ah quand même ?! | mardi, 27 mai 2008 14:46

Sur le blog de Aphatie, après le passage pépère de NS, ce matin :

"Certains commentaires jugent nulle la prestation des journalistes face au président. Journalistes couchés, soumis, achetés, peut-être, par des pendules ou des breloques. Chacun a son jugement, aucun commentaire particulier ne s’impose. Mais si je mentionne malgré tout ces réactions, c’est juste pour saisir l’occasion de parler un peu du journalisme.

Celui qui exerce ce métier n’est ni justicier, ni porte-parole d’un camp contre un autre. La réserve et le recul sont des outils qui permettent l’exercice de la fonction. Il faut retraduire, telle que la conscience professionnelle le suggère, les faits et sentiments dominants de l’actualité au moment où se déroule l’interview. Parfois, les circonstances offrent des points de friction qui donneront une teinte heurtée, voire agressive, au dialogue. D’autres fois, la dominante sera différente, par exemple à la pédagogie, comme ce matin. C’est pourquoi, dans le journalisme comme dans tant d’autres activités, demain est toujours un autre jour."

Le journalisme, ça va, ça vient...

Écrit par : f | mardi, 27 mai 2008 16:05

bon, revenons a nos moutons,

http://www.theatre-chaillot.fr/spectacle.php?id=60&view=media
PENELOPE, Ô PENELOPE, donc, à Chaillot (au studio)
celle qui les garde (les moutons) en attendant le retour de son homme en se gardant bien des loups du commerce et de la finance qui, c'est bien connu, prospèrent loin du front pendant les petits s'y font trouer la panse pour le bien d'yceulx.

Texte superbe, ample et jubilatoire, classiquement drôle, drôlement classique, méchament moderne, modernement juste.
Mise en scène à l'économie et qui, pourtant, nous entraîne très loin, comme quoi pas besoin de beaucoup de kérozène pour voyager.
Acteurs plus que parfaits, nouveaux, profonds, différents et qui jouent à la même hauteur, unissonnement (désolé, Urbain, j'ai pas trouvé d'autre mot) oeil pour geste, geste pour texte, qu'est-ce que je peux en dire d'autre à part que c'est mes potes et que j'en suis de plus en plus fier.
Mais dépêchez vous, c'est que jusqu'au 14 Juin. Après, normalement, ils partent en tournée, mais sont-ils bien normaux… ?

Écrit par : robert humbley | mardi, 27 mai 2008 17:25

Ecrit par : f | mardi, 27 mai 2008 16:05

Authapie, copieur !

Écrit par : traducteur bénévole intérimaire | mardi, 27 mai 2008 17:27

Ecrit par : f | mardi, 27 mai 2008 16:05

"C'est là une démarche novatrice illustrant la volonté de Nicolas Sarkozy d'associer des personnes aux sensibilités politiques différentes dans le but de réformer intelligemment notre pays."

Formidable d'objectivité !

Écrit par : nef | mardi, 27 mai 2008 17:40

Marx ( et tu vois je finis toujours par répondre aux questions) s'inscrivait explicitement dans cette tradition, et avait tout lu ou presque, de ceux qui l'y avaient précédé, à la fois pour en faire une critique consistante et pour s'assurer qu'il ne réinventait pas le fil à couper le beurre.

Ecrit par : urbain | mardi, 27 mai 2008 09:35

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C'est bien ce que je pensais : Marx était la sous ré-incarnation de Jésus, parce que lire les milliers, voire les centaines de milliers de livres écrits avant lui, c'est ma foi, bien supérieur au fait marcher sur l'eau... Quel homme exceptionnel ! Un faiseur de miracles de plus sur notre misérable planète !

J'ai compris du coup que Marx est le Jésus des marxistes, et comme je suis profondément athée et incroyant, je le mets dans mon Panthéon des inutiles et des grands nocifs, donc... Bordel ! Il commence à y avoir du monde dans ce Panthéon...

Savez vous : j'ai lu, beaucoup lu du fait que je me suis planté grave dans un accident. Je suis resté 7 ans allongé sur un lit d'hosto à lire un livre par jour (pas pour tous les bouquins, hein ?)...

J'ai décidé à un moment de ne plus tenir compte de ce que j'apprenais car tout finissait par se mélanger et se contredire dans ma petite tête de piaf. Du coup, je me dis que sur ce blog, je dois être entouré de génies, qui ont tout compris, tout enregistré, tout analysé et tout synthétisé...Ce TOUT représentant des dizaines de milliers d'ouvrages.

Chapeau les artistes ! Savantissimes, vous êtes, brillantissimes, vous restez...

Et je comprends pourquoi maintenant je dois me cantonner à jouer au "con plumitif" sur ce blog...

Une autre théorie : j'ai peut être, à mon insu, à force d'avoir lu tellement de bouquins, ingéré des tonnes de savoir que je chie de temps à autres dans mes textes...

Cela me rappelle d'ailleurs que de l'inventeur de la roue aux découvreurs de quarks, le progrès ne se déroule que parce que le chercheur précédent a découvert un fait essentiel qui a permet au suivant de découvrir une loi non moins essentielle et ainsi de suite. Einstein est un génie, soit mais il ne serait pas celui qu'il a été s'il n'y avait personne avant lui ayant déjà évoqué la relativité.

J'estime, pauvre petit piaf souffreteux, qu'il en est de même des idées... Il reste beaucoup de chemin à faire et la philosophie politique ne s'arrête pas à Marx, quoiqu'en dise le camarade Urbain, que j'aime toujours autant...

Écrit par : "cui cui" fit l'oisea | mardi, 27 mai 2008 18:04

"Mais dépêchez vous, c'est que jusqu'au 14 Juin. Après, normalement, ils partent en tournée"

Avec le Ulysses band ?

Écrit par : six-clope | mardi, 27 mai 2008 18:07

On essaiera d'y aller... Mais avec le gazole à 1,46 €...

Nef : mail.

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mardi, 27 mai 2008 18:14

un peu d'histoire :
Le théâtre du Palais de Chaillot a pris place dans le Palais du Trocadéro, conçu en 1878 par Davioud pour l'Exposition universelle à Paris. Cette salle fut, à ses débuts, l'incarnation du théâtre populaire en France. En effet, dès 1920, son directeur de l'époque, Firmin Gémier, fonde le mouvement du Théâtre national populaire et met en place les tarifs réduits pour les abonnés et une programmation dense et éclectique. Ses successeurs s'efforcèrent de maintenir cette orientation même pendant la Seconde Guerre mondiale.

En 1948, Chaillot est sur le devant de la scène géopolitique : l'ONU s'y installe. C'est dans la grande salle que fut signée la Déclaration universelle des droits de l'Homme le 10 décembre de cette même année. Jean Vilar est nommé directeur en 1951. Il se fixe comme ambition de faire de Chaillot un lieu de Service public. Le palais est nommé Théâtre national populaire (le TNP). La méthode de Jean Vilar et ses théories sur le théâtre populaire guideront des générations d'artistes de toutes les disciplines du spectacle vivant. Puis, se succèderont à la tête du théâtre du Palais de Chaillot de grands noms tels que Georges Wilson, Antoine Vitez, André-Louis Perinnetti, Jérôme Savary.

En juillet 2000, Ariel Goldenberg reprend le flambeau d'une programmation avant-gardiste et audacieuse

En juin 2008, José Montalvo (qui était depuis 2000 directeur de la danse à Chaillot) et Dominique Hervieu (directrice depuis 2000 de la mission jeune public) prendront la direction du tout nouveau pôle chorégraphique créé au Théâtre national de Chaillot, dont la mission sera désormais en priorité à la promotion de la danse contemporaine plus que celle historique du théâtre1. Cette orientation, décidée en septembre 2007 par la ministre de la culture Christine Albanel, met désormais en concurrence ou en synergie deux grandes salles parisiennes : le Théâtre de la Ville, salle historique à Paris de la promotion de la danse contemporaine depuis 30 ans, devrait s'orienter vers une programmation plus internationale, alors que Chaillot pourrait se spécialiser sur les chorégraphes contemporains français, pour la plupart issus de la Nouvelle danse française des années 1980.

Ce qu'on ne dit pas, c'est qu'Ariel Goldenberg "aurait" appris son licenciement par répondeur interposé.

Encore le fait du Prince Inculte et de sa clique en fraque. Forcément, la danse, ça parle pas, ça peut moins dire du mal.

Écrit par : robert humbley | mardi, 27 mai 2008 19:45

J'estime, pauvre petit piaf souffreteux, qu'il en est de même des idées... Il reste beaucoup de chemin à faire et la philosophie politique ne s'arrête pas à Marx, quoiqu'en dise le camarade Urbain, que j'aime toujours autant...

Ecrit par : "cui cui" fit l'oisea | mardi, 27 mai 2008 18:04

La dictature de l'amour ?
Cela me ravi de voir que cuicui a intégré l'enseignement du Christ sans même en avoir conscience, c'est bien cuicui !

Écrit par : odm | mardi, 27 mai 2008 19:45

Hé bob,tu chasses sur les terres de valdo ?

Écrit par : odm | mardi, 27 mai 2008 19:48

je cire juste les pompes de copains que j'ai connus quand ils avaient du mal à s'en payer. Maintenant, ça va mieux pour eux, c'est pas une raison pour les abandonner dans ce monde cruel. Et toi, ça va ?

Écrit par : robert humbley | mardi, 27 mai 2008 19:51

%a liberté n'est ni la solitude ni l'amnésie, cuicui !

Écrit par : odm | mardi, 27 mai 2008 19:56

On fait aller !

Écrit par : odm | mardi, 27 mai 2008 19:58

Il reste beaucoup de chemin à faire et la philosophie politique ne s'arrête pas à Marx, quoiqu'en dise le camarade Urbain, que j'aime toujours autant...

Ecrit par : "cui cui" fit l'oisea | mardi, 27 mai 2008 18:04

Mais, mon cher cui-cui, que j'aime aussi, je n'ai jamais dit le contraire.

Écrit par : urbain | mardi, 27 mai 2008 20:04

Cela me ravi de voir que cuicui a intégré l'enseignement du Christ sans même en avoir conscience, c'est bien cuicui !

Ecrit par : odm | mardi, 27 mai 2008 19:45

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S'il y a eu un livre que je n'aie jamais pu terminer, c'est bien la Bible : pas moyen de le terminer. Je m'ennuie...

Quant à la solitude et l'amnésie... Je n'ai pas bien compris.

Trop parler de "culture" ? C'est ce qui a détourné des millions de gens vers des choses faciles à digérer et sans aucune substance...

Peut être que les créateurs doivent faire un effort pour écrire ou réaliser des oeuvres agréables, se digérant parfaitement avec un bon noyau et plein de substantifique moëlle ?
Les intellos chiants font peur à tout le monde, un peu comme ma vieille tante qui décide à la fin du repas dominical de projeter une séance de diapos sur sa collection de chats en porcelaine...
Bon, salut, le devoir m'appelle...

Oui Bob, l'art il n'y a que ça de vrai quand tout part en couilles !

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mardi, 27 mai 2008 20:12

Tout le monde ! f ! Off ! Bob ! Ubain ! Odm ! Lord ! Agathe ! Nef ! Guy Birenbaum ! Aphatie ! Serval ! José ! Olivier Bonnet ! Versac ! Valdo ! Céleste ! Adrien ! Etrun ! Falcon ! Zgur ! TGB ! Héron gris ! Maghnia !

Des billets, des billets, des billets ! répété je en trépignant comme un gosse capricieux...

HELP ! HELP US !

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mardi, 27 mai 2008 20:31

Bon, j'en ai un sous le coude ... il faut juste que je l'écrive.

Écrit par : urbain | mardi, 27 mai 2008 20:47

Au fait, pour la Bible, tu as raison : tu peux zapper .

Écrit par : urbain | mardi, 27 mai 2008 20:48

L'axe est clair :

«Le gouvernement va rapidement discuter avec le nouveau président de l'Unedic et les partenaires sociaux de la nécessité d'augmenter dès 2009 les cotisations retraite en diminuant de manière concomitante les cotisations chômage.»

Xav' Bertrand.

.....................

Une tribune relativement technique (juste un peu) sur la finance, ses modèles probabilistes, l'orthodoxie financière, les mathématiques :

http://www.liberation.fr/rebonds/328115.FR.php

Ca ne remet rien en cause, surtout pas les mécanismes de la finance mais ça détend...

Écrit par : f | mardi, 27 mai 2008 22:35

"A la question initiale posée du moment du changement de modèles, Pierre Duhem aurait répondu : les modèles scientifiques changent «quand les colonnes vermoulues ne peuvent plus supporter un édifice qui branle de toutes parts». Combien de pertes faudra-t-il encore pour que les colonnes vermoulues du temple de la finance mathématique des années 1980 s’effondrent et pour que l’on reconstruise un édifice qui pense adéquatement l’incertitude ?" (extrait de l'article en question)

Je crains que l'on puisse faire le même constat pour bien des domaines que l'on pensait être "sous contrôle", pour employer un anglicisme. L'Europe n'a rien vu venir de l'augmentation de la demande en produits agro-alimentaires, si bien que d'une situation d'abondance on frôle soudainement la pénurie. Les biocarburants devaient nous aider à amortir la raréfaction du pétrole et le remède s'avère pire que le mal. Les prix d'à peu près tout s'envolent et personne n'a rien vu venir ou n'a rien fait pour amortir le choc, etc.

Et tout ceci se produit dans un monde livré aux experts et aux systèmes de surveillance et de prévision comme jamais auparavant.

dans tout cela, l'explication de l'inertie par la routine procédurale et la science normale sonne a priori un peu court.

Écrit par : étrange | mardi, 27 mai 2008 22:55

 
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