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jeudi, 22 mai 2008

La révolution immobile : L’existant à l’aune de son dépassement sans cesse entravé.

On peut penser ce qu’on voudra de la relation entre ces deux notions que sont l’individu et la société, à la fois irréductiblement complémentaires et opposées. Tantôt servant la cause du conservatisme, tantôt soulignant les frustrations, les insatisfactions existentielles que le mode d’organisation de la seconde impose au premier. Mais le fait est que ces tensions sont, au moins potentiellement, riches d’espoir en des changements permettant précisément la place des êtres humains dans la société dans laquelle ils vivent. La relation individu/société est donc travaillée de l’intérieur au-delà de sa positivité par des forces et des contradictions qui militent au dépassement de ce qui est.

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Rien de tel, semble-t-il, à attendre du rapport de l’individu au travail, dans sa dimension d’emploi salarié. Les nouvelles règles qui vont encadrer le chômeur sont à cet égard révélatrices d’une vision de l’être humain qui le réduit au rôle d’un rouage interchangeable et passif dans un système économique tout puissant qui le formate à ses seuls besoins.
Un texte récent propose une analyse de cette future disposition en clarifiant sa philosophie et, sur ses propres bases, en propose une lecture alternative, qui subvertit entièrement sa perspective de contrôle et de sanction pour lui en substituer une autre, plus respectueuse d’une vision citoyenne de l’être humain
au travail.


A la lecture de ce texte, on appréciera la différence qu’il y a entre une logique qui, coûte que coûte ne veut entendre que l’adaptation de l’individu à l’organisation sociale existante, avec ses contraintes et ses inégalités criantes, et une autre, plus soucieuse d’équilibres et de contreparties.


L’ironie est que la seconde se construit sur le même matériau à partir duquel est conçu la première, mais la différence dans le choix de ses priorités, pour traiter le même problème, lui apporte un mode de résolution différent. L’un est exécrable et transforme les individus en objet d’un destin qu’ils n’ont pas choisi, à la manière de bagnards ; l’autre, redonne prise à chacun et à tous sur leur destin, met en avant un rapport critique à l’emploi et questionne l’acceptabilité des postes de travail proposés avant d’accuser de paresse les personnes qui refusent de les occuper. Dans le premier cas, on est confronté à une société machine, dans le second à une société politique.

On est toujours surpris de constater que certains êtres humains œuvrent activement et avec quelle énergie à rendre le monde encore un peu plus inhabitable pour la plupart de leurs congénères. C’est sans doute une variante de ce qu’on appelle : la " banalité du mal ".

La référence du texte  est ici.


Off

Commentaires

Tout à fait ! D'un côté vous devez travailler toujours plus et vous taire si vous n'êtes pas content et de l'autre côté c'est à vous de vous démerder pour votre santé, assurances, enfants, conso, etc etc...

Tous les inconvénients de la prise en main en tant que main d'oeuvre corvéable associés à tous les inconvénients du pauvre type jeté au milieu de la jungle.

Excellemment dit, Off !

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | jeudi, 22 mai 2008 19:37

Heureusement que cui-cui fait le résumé ...

Écrit par : urbain | jeudi, 22 mai 2008 20:21

Bon résumé de Cuicui, et texte pertinent. En effet, c'est parfois bizarre, quand on se pose cinq minutes, ces contradictions...

Merci du texte Off. Bonne soirée

Écrit par : Falconhill | jeudi, 22 mai 2008 20:38

Otages assommés par une pluie de réformes et de textes de lois que le commun des mortels ne pourrait lire en une vie. Les refontes en cours du code du travail et des contrats afférents contraindront un peu plus les moutons.
Bêêêê ;-))

Écrit par : agathe | jeudi, 22 mai 2008 21:20

Oups, Merci Off ;-))

Écrit par : agathe | jeudi, 22 mai 2008 21:21

Bon , le dernier QIU Xiaolog en écoutant Brooklyn funk essentials ...
une bonne soirée, une excellente nuit ...

Écrit par : urbain | jeudi, 22 mai 2008 23:34

Xiaolong, oups ...

Écrit par : urbain | jeudi, 22 mai 2008 23:35

Merci de vos commentaires, @gathe, cui cui et falcon.

Le "mal" au travail, c'est le mépris qui se traduit par des modes de management qui pressurent les salariés. ici, l'exemple d'ex France-télécom : http://www.bastamag.org/journal/article.php3?id_article=250

Le mépris envers les salariés ne se cantonne pas aux entreprises elles-mêmes. Les politiques l'expriment également à travers les mesures prises pour limiter les effets des grèves sur le public usager dans les transports et l'éducation. Ceci pour éviter d'avoir à négocier sur les points soulevés par les syndicats. Des demandes qui sont également des propositions de réforme non prises en compte pour elles-mêmes.

Maintenant, la pression qui pèse sur les salariés dans les entreprises n'a pas non plus que des causes internes. Elle est également liée aux attentes des fonds d'investissement, des actionnaires, qui exigent une productivité et une profitabilité toujours en hausse pour gagner de l'argent sur la réussite de l'entreprise. Les salariés et l'entreprise elle-même ont le rôle de vaches à lait qui doivent coûte que coûte satisfaire les exigences qui leur sont fixées, sous peine de licenciements pour les uns, de délocalisation pour l'autre.

Il y a là également une forme de mépris adossé à un cynisme complet de la part du capitalisme financier. Au sens où les efforts des salariés ne sont pas payés en retour. Seul le résultat compte et, même correct, il peut être jugé insuffisant par les investisseurs qui contrôlent effectivement le sort des entreprises.

Cela fait bien des déséquilibres dont on ne voit pas par quel moyen la tendance vers toujours plus de mépris et de cynisme pourrait être contrecarrée.

Écrit par : off | vendredi, 23 mai 2008 08:25

Plus im-médiat, plus violent, plus provocant (et provocateur) que toutes ces fumeuses ratiocinations ( ou que les fascinants marronniers Cannois) , la première phrase d'une dépêche sur le site qui héberge ce blog :

"Une violence inouïe semble s'être emparée de l'Afrique du Sud. En quelques jours, les attaques racistes visant des immigrés zimbabwéens, mozambicains ou encore namibiens auraient fait 42 morts et forcé quelque 16 000 personnes à abandonner leurs maisons des quartiers pauvres de Johannesburg."

Au delà du filtrage informe-atif opéré sur les faits , ici comme ailleurs, il demeure, dans la chose décrite une charge de vérité qui, dans le contexte actuel de révision "commmunautariste", convoque notre réflexion ...
Foin de "catastrophe naturelle" ici, pas davantage de "junte odieuse" ou d'insupportable oppression contraire au droits inaliénables des bonzes ( Tibétains, Birmans, que sais-je ...) à stigmatiser. Le droit d'ingérence semble difficile à activer même pour ses éminents concepteurs, et du coup on n'entend guère nos "décrypteurs" et autres "intellectuels" nous faire profiter de leurs exégèses bine-pensantes.
Le choc des civilisations en prend un coup, mais pas mal d'autres pont aux ânes ( "politiquement corrects" ) également.
Quand à notre "hic et nunc" hexagonal, n'a-t-il pas été résumé par les intéressés ( ministre comme syndicats) : "succès inespéré" ( de la mobilisation comme du "service" minimum ). Donc ... tout va bien dans la dialectique des contraires qui s'annulent.

Écrit par : urbain | vendredi, 23 mai 2008 09:08

Ecrit par : urbain | jeudi, 22 mai 2008 23:34

La danseuse de Mao? il est bien!!mon préféré reste le premier..mort d'une héroine rouge

Ecrit par : urbain | vendredi, 23 mai 2008 09:08

tout à fait d'accord avec toi...c'est vrai que ces actes du pire racisme ne sont pas beaucoup relayées par les médias, ni par les biens pensants..il plus est facile de hurler au racisme quand ce sont les iltaliens qui s'en prennent au roumains..
Dans un reportage sur arte...un sud africain disait "je ne les aime pas, ils prennent notre boulot"..

Écrit par : Pamela de Barres | vendredi, 23 mai 2008 09:30

Eh ! au travail, les NRV !!!

Et pas de discussion !!!

Non, mais ?!!!

On va pas s'laisser emmerder !

Sans déconner !!!

Écrit par : pompes - afrique | vendredi, 23 mai 2008 09:45

Ecrit par : urbain | vendredi, 23 mai 2008 09:08

C'est le moment de prendre la plume urbain !

@off

Je passe en coup de vent et pour vous remercier de ce billet. Je reviens en fin de journée pour un plus long commentaire qui complétera une discussion avec les technocrates et autres juristes européens qui pérorent sur le blog de Quatremer sur le populisme de l'extrême gauche à l'égard des salariés et autres saine concurrence.

Écrit par : nef | vendredi, 23 mai 2008 10:48

Ecrit par : urbain | vendredi, 23 mai 2008 09:08

J'ai lu quelque part que certains voient derrière cette bouffée de violences anti-immigrés en AfSud une tentative pour déstabiliser l'organisation de la Coupe du Monde 2010. De qui? Pour qui? Ca me paraît bien foireux, je ne crois pas trop aux complots, mais ça existe aussi...

Écrit par : etrun | vendredi, 23 mai 2008 10:52

Ecrit par : Pamela de Barres | vendredi, 23 mai 2008 09:30

Oui, "mort d'une héroïne roug" , un excellent bouquin et un "genre noueavu".
l'intérêt avec c'est que ( contrairement à beaucoup d'autres) chacun de ses polars est différent , et l'avant dernier ( qui vient de sortir en poche ) est également superbe ( subtil mélange de freud , confucius et cuisine "cruelle" chinoise).
pour la danseuse de mao, je te dirai prochainement ( je viens de le commencer , ça a l'air encore très bien ).

Pour "le reste" , j'observe que dès lors qu'ils n'ont pas de poncifs et clichés rabâchés sous la main , pour rendre compte d'un évènement, nos "journalistes" et autres décrypteurs patentés de l'actualité restent secs ... C'est d'ailleurs à ça qu'on prend la mesure de ce qui "fait évènement" .
Pour moi les évènements actuels en Afrique sub-saharienne , et singulièrement en Afsud sont extrêmement significatifs ... et inquiétants.

Écrit par : urbain | vendredi, 23 mai 2008 10:57

On pourrait compléter le tableau du cynisme et du mépris envers les travailleurs et les citoyens par l'évocation de celui qui affecte délibérément, par la politique du RSA, les personnes pauvres qui ne sont pas en mesure de reprendre un emploi et qui sont livrées à elles-mêmes. Et ceci avec le stigmate qu'elles mériteraient leur sort.

Analyse ici : http://www.laviedesidees.fr/Les-victimes-collaterales-du-RSA.html

Écrit par : off | vendredi, 23 mai 2008 12:40

l'existant à l’aune de son dépassement sans cesse entravé.

tu veux dire que tu lis des livres en chinois ? en vieil allemand ?
c'est banal tout ça

off, pourquoi tant de haine ?

Écrit par : le crokan | vendredi, 23 mai 2008 13:55

Urbain, c'est quand même moins vendeur que le prochain disque de Carla. Tu as beau dire!....;-)))))

Écrit par : etrun | vendredi, 23 mai 2008 13:55

Ecrit par : le crokan | vendredi, 23 mai 2008 13:55

Il ne faut pas se faire plus bête qu'on ne l'est naturellement. Cette formulation emploie des termes balisés qui relèvent en effet du registre philosophique le plus courant. Au surplus, la phrase en question commente l'oxymore qui la précède, et prend en fait tout son sens dans sa relation au texte qui suit et dont elle est une partie de son intitulé.

Maintenant, si vous ne comprenez pas, vous n'êtes pas forcé de lire, ni même de commenter de la manière aussi saugrenue dont vous vous y êtes pris. Pourquoi le "tant de haine" ?

Ces commentaires déplacés sont un moyen de ne pas réfléchir au sujet soulevé par le billet du jour. Certains préfèrent jouer les grands inquisiteurs et taper sur le billet ou son auteur(e) du jour, plutôt que de reprendre à leur compte la question et de la pousser plus loin.

Si vous n'êtes pas d'accord avec la présentation du sujet et son traitement, et bien argumenter au lieu de persifler. Cette seconde option est stérile. C'est la manière que le pouvoir actuel choisit d'adopter à l'égard de tout ce qui ne va pas dans son sens. Curieux, non ?

Écrit par : off | vendredi, 23 mai 2008 14:26

Intéressant article d'Alternatives Economiques qui approfondit ce qui fut déjà dit, parcellairement, ici même.
Il y a effectivement un renversement ; c'est la case qui prévaut, le vide qu'il convient de combler. L'individu, quelque soit sa nature, n'est là que pour activer une alvéole préexistante.
Trois petites remarques :
Le libéralisme (comme on le sait) n'aime pas beaucoup la liberté (des autres). Comme la démocratie qui a peur d'elle-même.
Ce système laisse l'individu seul. Il ne peut se retourner vers ou contre personne, ni pour des questions d'orientation, de formation, ni pour manifester, exiger. Il y a une dissolution de l'autre, de l'interlocuteur.
Il serait idiot pour un employeur potentiel de ne pas utiliser le système en pistant l'individu en fin de droit, pouvant ainsi utiliser cette force de travail surcompétente au moindre coût.

Le MEDEF doit jubiler : un individu soumis, seul, compétent éventuellement et payé à hauteur de ses allocations chômage.

Sus aux +6 !

A propos de Gosta Esping-Andersen, sociologue et économiste moelleux cité dans l'article :

http://www.liens-socio.org/article.php3?id_article=3529

Écrit par : f | vendredi, 23 mai 2008 14:35

En ces temps sans boussole et sans tête (de file) où un Delanoë tente d'accommoder pour les besoins de sa petite cuisine le libéralisme à la socialisme, il n'est pas vain de rappeler que le libéralisme c'est bien l'indifférence, non pas comme feint de le croire le maire de Paris, aux choix de vie des individus - indifférence gage de liberté -, mais bien plutôt l'indifférence au(x) collectif(s) organisé(s) politiquement. Indifférence finalement aux modalités d'organisation de la Cité par les citoyens eux-mêmes à travers les institutions dans et par lesquelles le débat public sur les orientations communes souhaitables prend forme en tant que lieu légitime où se forge l'opinion publique, certes, mais encore l'action publique. Le libéralisme n'a cure de cette articulation qu'il n'a de cesse de renvoyer au musée. Le triomphe des politiques professionnels, secondés par des experts de toutes sortes, conjugué à la pratique des problèmes formatés à l'aune des solutions (idéologiques) qu'on leur a réservés, fait de l'action politique la chasse gardée d'une "élite" grassement payée et convertie à la pensée économique unique.

Il y a une certaine ironie à voir les dominants de tous bords se réfugie sur le même navire au moment où celui-ci, victime de l'irrationalité même de son fonctionnement prédateur, présente des signes de faillite et prend l'eau en maints endroits de sa coque rouillée.

Il semblerait que les libéraux de longue date soient rejoints par les libéraux et libertariens de fraîche date dans une volonté de lutte contre ceux-là mêmes qui sont les victimes de leur "success story" qui élimine ses concurrents plus rapidement et plus sûrement que ne le fait la "Nouvelle star".

Cela finit par se remarquer que le libéralisme financier conduit à faire un monde bon à vivre pour une ultra minorité et plus ou moins invivable pour la plus grande partie des habitants de la planète. Tout simplement parce qu'il ne résorbe pas la pauvreté dans le monde et que, bien au contraire, il accroît les disparités de chances de développement et de richesse entre les plus riches et les plus pauvres.

Le libéralisme est un cache-sexe jetant un voile pudique sur la part honteuse des activités humaines qu'une minorité s'approprie avec toute la bonne conscience dont elle est capable de faire preuve. Un discours cohérent massif et répétitif justifie ses exactions en faisant notamment accroire que tout un chacun peut accéder à son bonheur artificiel. Sans toutefois fixer la date de la réalisation de cet heureux événement émancipateur. En attendant beaucoup constate la stagnation de leur sort personnel, le verrouillage des ascenseurs sociaux, et se voient rattraper par les difficultés de la vie matérielle quotidienne, dont la responsabilité (en tant que producteurs insuffisamment performants et que consommateurs insuffisamment enthousiastes) leur est en partie laissée.

Le problème est qu'en effet le libéralisme n'est pas seulement une idéologie que l'on serait libre ou non d'accepter. Elle détermine une organisation de la vie sociale dans laquelle les individus sont seuls avec eux-mêmes, et luttent contre les autres dans un monde de ressources délibérément raréfiées, confisquées.

C'est le devenir-immobile de cet état de fait déjà en grande partie réalisé et promu au rang d'une transcendantal : l'indépassable libéralisme.

Écrit par : off | vendredi, 23 mai 2008 16:16

Le référendum d'initiative populaire ? Le mépris des citoyens encore une fois :

"les députés ont adopté l'amendement introduisant la possibilité de " référendum d'initiative populaire ". L'" initiative populaire ", qui doit recueillir le soutien d'un dixième des électeurs - 3,5 millions de signataires -, doit cependant, au préalable, avoir été réclamée par " un cinquième des membres du Parlement " - soit plus de 180 parlementaires -, ce qui en réduit considérablement l'usage. Jean-François Copé, le président du groupe UMP, a d'ailleurs tenu à rassurer ceux qui, dans la majorité, s'inquiétaient de cette disposition. " Ça part des parlementaires et ça revient aux parlementaires. C'est assez encadré, a-t-il insisté. Il ne s'agit pas de laisser l'initiative à quelques extrémistes extérieurs à notre assemblée. "" (extrait d'un article du Monde)

Écrit par : off | vendredi, 23 mai 2008 16:33

off
d'abord je plaisantais
c'est quand meme marrant le titre
et puis comme a dit le maitre à son jeune disciple
tu n'es pas encore philosophe mon petit virtuose toi qui ne regarde pas la merde (certaines triple buse traduisent par boue, mais ils oublient les odeurs)

je plaisante c'est une image une expression

en fait j'abite dans cette space d'inhabitation cette clairière de l'etre qui plussoie dans l'arraisonnement de la teknik du gendarme au tournant de la rue de belleville, l'etre lala du dasein où sur les 4 murs du destin du paroitre c'est ecrit de faire attention aux mots maux

Écrit par : croket | vendredi, 23 mai 2008 16:34

Ecrit par : off | vendredi, 23 mai 2008 16:33

Le Copé qui rassure dit bien ce qu'il en est de la privatisation de la démocratie. Privatiser la liberté, c'est beau.

Donc, pas rééquilibrage du temps de parole dans les médias (on ne pourra pas entendre plus les socialos ; déception), pas de réforme du sénat, pas de vote des étrangers etc...

Et les socialos voteront ça...

Écrit par : f | vendredi, 23 mai 2008 16:48

Le Minibush ne veut pas que son temps de parole doit décompté. Le Minibush ne veut pas modifier le mode de scrutin du Sénat, ni même de l'Assemblée. Le Minibush veut pouvoir faire son discours sur l'Etat de la France devant le Congrès, à Versailles. Mais c'est juré, c'est bien la démocratie et le Parlement que le Minibush voulait renforcer. Nan nan, le Minibush ne se paie pas leur fiole. Nan nan nan.

Écrit par : etrun | vendredi, 23 mai 2008 17:11

[HS, n'ayant pas le temps de lire le billet]

La compilation des différentes introductions de quelques discours de notre président, c'est sur play-list... clic clic signature !

[fin du HS, mais promis je le lirai]

Écrit par : adrien (de rien) | vendredi, 23 mai 2008 17:12

HS// quoique
Milgram a fait une expérience en 1963 pour étudier la soumission à l'autorité
http://1libertaire.free.fr/Soumission05.html


un "élève" (complice).. sur une fausse chaise électrique
un "professeur" (cobaye).. derrière un pupitre muni de curseurs gradués et des panneaux indicateurs de dangerosité

LA CONSIGNE :
l'élève DEVRA répondre correctement
le professeur DEVRA administrer une petite décharge électrique en cas d'erreur.. le voltage des décharges augmentant avec le nombre d'erreurs

au début tout semble facile
puis le voltage des décharges augmentant.. le professeur fait le choix .. désobéir à l'autorité ou continuer jusqu'où ???

LES RESULTATS :
sur 40 personnes testées
**27 ont continué à exécuter toutes les instructions de l'expérience et obéit jusqu'à la fin.
**13 ont abandonné l'expérience vers 300 volts quand l'élève simulait le coma .
**aucun d'eux n'a abandonné quand l'élève hurlait de douleur.

plus tard , ANALYSE DES COMPORTEMENTS
** tous ont rejeté la faute sur l'autorité scientifique .
ils n'avaient fait qu'obéir aux ordres.
ils n'avaient rien à se reprocher.


"L’un transforme les individus en objet d’un destin qu’ils n’ont pas choisi, [..] L'autre, [..]"
@@ Off
peut-être sommes nous un peu responsables aussi de ce qu'on fait de nous.., non?

Écrit par : Maghnia | vendredi, 23 mai 2008 17:40

"Le premier ministre français François Fillon a affirmé aujourd'hui à Copenhague que Paris avait "l'accord des autorités européennes" pour ses aides aux pêcheurs français confrontés au renchérissement du gazole."

Bruxelles dément...

Tandis que les pêcheurs belges s'y mettent à leur tour...

.........

"peut-être sommes nous un peu responsables aussi de ce qu'on fait de nous.., non?"

Oui, heureusement. Ca laisse un peu d'espoir.

Écrit par : f | vendredi, 23 mai 2008 17:54

Sondage DEL&Poll's auprès de quelques clampins:

"Déranger les pierres", la chanson coécrite avec Julien Clerc dans le prochain album de Carla B. Sarkozy qui sort le 21 juillet,est-elle:
- Un appel à la reconstitution de l'Intifada boulevard Saint Honoré?

- La dénonciation d'un complot en cours fomenté par le tandem détonnant Bédier-Moscovici?

- La suggestion d'un ticket Mauroy-Juquin pour le deuxième quinquennat?

- L'ordre donné par Carla au joaillier de chez Van Cleef et Arpels qui ne comprend pas comment réparer son collier de perles?
Réponse à faire parvenir par quelque moyen que ce soit (poste, pli, pneumatique, coursier, sémaphore..., à la rédaction du Del, à Londres, avant le 18 juin 2008.

Écrit par : etrun | vendredi, 23 mai 2008 18:09

@Pam

Au lieu de ronchonner avec Urbain, feriez mieux de reconnaître que certains s'y collen. Voir ici l'excellent billet de tgb. :
http://rue-affre.20minutes-blogs.fr/

Écrit par : etrun | vendredi, 23 mai 2008 18:25

Ecrit par : off | vendredi, 23 mai 2008 16:33

Je reviens de chez J4M cela suinte de plus en plus la peur du citoyen. Il semble que la démocratie n'ait plus la côte.
La république des élites est en marche, un peu au pas de l'oie, un peu sur la tête des oies-citoyennes gavées d'opinion par les médias au moment des élections et puis fourées et enfournées la fête finie;-)))

Écrit par : nef | vendredi, 23 mai 2008 19:18

des têtes sur des piques?
Qui disait cela ?

Écrit par : odm | vendredi, 23 mai 2008 21:04

bizarre!
vous me manquez.

Écrit par : la fourmi | vendredi, 23 mai 2008 22:22

Ecrit par : etrun | vendredi, 23 mai 2008 18:25

Je ne ronchonne pas je ronronne darling;-)) bon billet de tgb; mais je ne souscris pas à la mondialisation comme cause des violences en Afrique

Écrit par : pamela de barres | vendredi, 23 mai 2008 22:40

Voilà qui pourrait intéresser Off :

http://www.pauljorion.com/blog/?p=586

Écrit par : f | vendredi, 23 mai 2008 22:50

je ne souscris pas à la mondialisation comme cause des violences en Afrique

Ecrit par : pamela de barres | vendredi, 23 mai 2008 22:40

Et tu as bien raison ...
Encore un cliché ,pré-conçu .
Tous ces "commentateurs" ne savent pas penser autrement que par assemblage de quelques notions élémentaires,dépourvues de sens, calcifiées, répétées, re-servies indéfiniment.

Écrit par : urbain | vendredi, 23 mai 2008 23:22

Ecrit par : la fourmi | vendredi, 23 mai 2008 22:22

c'est un "vous" général ou vous pensez à quelqu'un en particulier ?

Écrit par : (ne pas confondre) | vendredi, 23 mai 2008 23:48

Non non, ne me faites pas ces yeux noirs ;-)

Écrit par : (ne pas confondre) | vendredi, 23 mai 2008 23:49

juste pour vous énerver un peu

"Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement"

c'est vrai que chez vous les mots semblent arriver aisément mais..

bah! nous sommes tous un peu des Charlot(s)..

merci
:-)

Écrit par : Polaire | samedi, 24 mai 2008 07:01

HS// réponse un peu tardive
(mais qui a dit que je n’avais pas de suite dans les idées?)

Ecrit par : Pas Ma Niake | vendredi, 16 mai 2008 18:54
Ecrit par : ouaf ! | vendredi, 16 mai 2008 21:26


pour votre gouverne..
(non pas le truc d'avion..un peu de bio)

la fourmi et le puceron :
http://www.imaginascience.com/articles/biologie/vivant-etonnant/nature-etonnante4.php

la fourmi s'intéresse au puceron car cet insecte excrète par l'anus le trop-plein de la sève qu'il absorbe.
(je traduis : elle exploite le filon!)
la fourmi adore.
elle tapote l'extrémité de l'abdomen du puceron et il éjecte doucement le miellat
la fourmi ne le tue pas et ne le mange pas
(enfin, ça dépend ! à trop puiser.. et une grosse fringale!..)
elle le protège de ses ennemis, et le transporte à l'abri lorsqu'il est trop en danger..
(un peu comme du bétail, quoi!)

Écrit par : Maghnia | samedi, 24 mai 2008 09:10

Vu ce jour sur le portail google : une dépèche "nouvel obs", dans le plus pur style "raccourci saisissant" :

"Ban Ki-moon est arrivé dans le Sichuan, le bilan pourrait atteindre 80.000 morts".

Je pense que la communauté internationale pourrait quand même enfin se mobiliser pour l'empêcher de nuire ...
Le plus étrange dans cette affaire est qu'il semble avoir été plutôt bien reçu par les autorités .

Écrit par : urbain | samedi, 24 mai 2008 10:14

Ecrit par : odm | vendredi, 23 mai 2008 21:04

Ne citeriez-vous pas du Robert HUMBLEY, l'auteur du Big Somewhere ?

Écrit par : nef | samedi, 24 mai 2008 10:56

"L’un transforme les individus en objet d’un destin qu’ils n’ont pas choisi, [..] L'autre, [..]"
@@ Off
peut-être sommes nous un peu responsables aussi de ce qu'on fait de nous.., non?

Ecrit par : Maghnia | vendredi, 23 mai 2008 17:40


Je crois que c'est le "nous" qui manque le plus. Aussi avant de penser responsabilité, faut-il penser organisation. Ne serait-ce que pour mettre une identité sur ce nous. Lequel ne se réduit pas à un agrégat d'individus isolés et,en tant que tels, impuissants à faire bouger les lignes. Juste bons à payer la facture.

Vous avez mis l'accent sur le point crucial du problème.

Écrit par : off | samedi, 24 mai 2008 11:33

Ecrit par : f | vendredi, 23 mai 2008 22:50

En effet. L'auteur de ce blog soulève la question des limites de la rationalité instrumentale, celle de l'action orientée vers une fin qui ne connaît que des moyens pour atteindre son objectif "égoïste". Or, nous commençons à payer cette logique là et à mesurer son irrationalité profonde qui réside dans le chaos qu'elle génère dans le monde réel, celui situé au-delà de l'horizon du compte d'exploitation.

A partir de ce constat, une myriade de solutions alternatives, fondées sur d'autres conceptions de la rationalité que celle en vigueur dans le champ de l'action économique, deviennent envisageables.

Contrairement à l'auteur, je ne pense pas que les diverses formes de rationalité doivent être classées en fonction de leur plus ou moins grand degré de naturalité - la rationalité utilitariste au bas de l'échelle et la vision démocratique au sommet. L'ouvrage célèbre de Weber sur le capitalisme et l'éthique du protestantisme montre suffisamment que la question de l'économique et de l'éthique sont plus étroitement articulées qu'il voudrait bien le croire. Et la démocratie est une conception éthique de l'organisation politique d'une société.

Écrit par : off | samedi, 24 mai 2008 11:47

En tous cas personnellement je réfute cette vision naturaliste de l'économie qui renverrait à un état naturel qui au fond n'a jamais existé dans les sociétés humaines voir même dans celles des primates.

L'économie ne devrait ses "défauts" qu'à une sorte de péché de jeunesse organique, tel un parasite comme le paludisme qui n'aurait pas encore appris qu'il ne fallait pas tuer ses hôtes s'il voulait survivre, ou pour ceux qui prônent sa version émancipatrice par l'argent comme une protéine capable de venir nourrir chaque cellule de l'espèce humaine et d'assurer son développement.

C'est une sorte de darwinisme économique, couplé à une forme pervertie d'un positivisme très anglo-saxon. Une analyse sans nuance qui dédouane chaque stratégie financière et économique et chaque politique publique à cet égard. C'est faire l'impasse sur le phénomène d'accélération récent dû aux idéologies politiques qui n'ont rien de naturel.

Écrit par : nef | samedi, 24 mai 2008 12:58

 
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