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mercredi, 14 mai 2008

Bernard... (sotie)

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Je vais tout casser !

Bernard, détends-toi…

Mais on ne peut pas laisser faire, il y a urgence ! Le droit d’ingérence, c’est moi. J’y vais !

Bernard, l’ingérence, ce n’est pas toi. Ca vient de loin. En 1625 déjà, Hugo Grotius…

Ho, Rama ! Pour le monde entier, libre et démocratique, l’ingérence, c’est moi. Tu comprendras plus tard. Ton Gros suisse, là, il a dit au monde ce que le droit et le devoir d’ingérence sont ? Il a été ému à la télévision, faisant ainsi prendre conscience aux hommes de l’obligation d’agir et de changer les chose par delà les résistances, hein ? Pas que je sache.

Bon, je…

Qui tu es, toi ? Qui ils sont tous ces gens avachis dans leur fauteuil à attendre le bonheur des autres, l'émancipation des opprimés ?

Non, mais, t’as raison, Bernard. Moi, aux gens avachis, je leur parle. Je leur dis : ça n’est pas acceptable, paillasson, sang. C’est fort. C’est aussi ça, l’action.

Oui, oui, quand on dit « urgence », on est dans l’action. Quand on dit « paillasson », on est dans l’action. Ouais, ouais, c’est performatif.

Performatif, ouais, cool. Et puis, une potiche ne peut pas dire paillasson donc je ne suis pas une potiche. On a des positions très fortes. Tu te souviens, au Parisien ? Ecoute : « Il est normal que la France parle à tout le monde. Elle a même le devoir de parler d'abord aux pays qui ne respectent pas les droits de l'homme afin qu'ils changent. D'autre part, une politique étrangère ne peut pas se fonder uniquement sur les valeurs. La France est une puissance, elle n'a pas à s'excuser de signer des contrats. C'est la secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères qui vous le dit. Mais la secrétaire des Droits de l'homme est obligée de vous dire que cela doit se faire dans la décence. » Sans déconner...

Mouarf, pas mal. Devoir d’ingérence et devoir de parler ; on tient les deux bouts de la chaîne. Et le coup du commerce, des affaires qui mène automatiquement un pays vers la démocratie, c’est fort. C’est la real économ… politique.

Merci, Bernard. Hum… Ca s’est vu, en Tunisie ?

Quoi ?

Que je conversais avec un type forcément d’accord avec moi tandis que Nic était forcément d’accord avec l’autre…

Tout le monde était d’accord.

Non, pas les 2 autres, entre eux…

Mais, c’est ça, parler. Et puis, j’ai rattrapé le coup. Pas de Tunisie dans le dernier rapport de Human Right Watch. Admire le cador. Tu sors un rapport, tu vois, un rapport non contestable, un truc sérieux avec des chiffres. Et puis, tu dis, je n’ai rien vu dans la rapport. Le prochain qui m’emmerde avec la Corée du nord, je lui fais le coup.

Bernard, non, pas la Corée du nord.

Ouais, non, pardon, je m’emporte. Je m’y perds avec toutes ces dictatures ; y’a des bonnes, des moins bonnes, des acceptables, des vraies/fausses, des qui font des efforts… C’est pas facile, la diplomatie, le sens de la mesure.

Alors que moi, je m’emporte, je parle avec le cœur ; c’est un contrepoint nécessaire… Mais c’est difficile. Il paraît que Rachida, Christine et Dédée, elles se sont marrées comme des baleines en Chine. Et moi… Trop forte tête, trop dangereuse, sûrement…

C’est ça... Bon, faut qu’je bouge. La Birmanie m’attend.

Encore ?!

Oui, l’ONU a rejeté ma demande. La clause dite de la "responsabilité de protection". C’est une catastrophe dans la catastrophe, comme j’ai dit. Alors j’y vais.

Non, mais tu sais Bernard…

Tu crois que ça m’amuse, moi, d’écrire avec mon homologue britannique, que nous partageons l’espoir que, que la Junte va faire confiance à, que nous comptons sur elle pour, que les conditions matérielles sont problématiques pour le referendum de, et gnagna. C’est contre mes principes ; que dis-je, mon concept et…

Tu te crois sur France-Inter ou quoi ? Je te dis que…

Je suis prêt. J’y vais seul. Tu sais, il y a 10000, 100000, un million de morts peut-être. Les touristes sur place racontent des choses affreuses. Il y a «une sorte de mur à l’abri duquel tout peut se passer», et moi, je suis dans l’extrême urgence. Et même si ça n’intéresse personne, même si personne ne s’émeut, même si personne n’envoie de don via SMS, je...

Mais, Bernard !

Là où une révolte populaire ne peut rien faire (imagine ! Des bonzes qui trouvent que l’essence devient chère…), un cyclone fait des merveilles. C’est le miracle du réchauffement climatique. Notre pollution libère les peuples opprimés. Bon, il y a un risque de famine en Asie, les récoltes détruites mais bon, le riz, c'est mon dada. Claude, tu sais, il marche à fond avec moi sur ces points. On a acheté des 4X4 bien massifs depuis. On nous appelle les « Uncle Benz »... Mouarf. Vivement que Claude me rejoigne dans l’ouverture… Tu vois, des murs résistent et des murs tombent.

Pffff…

Je prends l’avion dans une heure. Mon baluchon est prêt. Rangers, chemisette kaki, bonnet de bain. Je vais sauter de l’avion à basse altitude et remonter la rivière Irawaddy à la nage. Avec la nuit tombée et mon GPS, ça devrait passer…

Bernard, la Birmanie dit qu’elle accepte l’aide « d’où qu’elle vienne »… L’ambassadeur de Birmanie à l’ONU l’a déclaré.

Ben, et moi, alors ?

Quel rapport ?

Quoi, quel rapport ?

Bah, oui, le rapport.

Ho ho ho, tu ne vas pas, toi non plus, m’emmerder avec ce satané rapport ! Total lui-même dit « Les questions soulevées par Bernard rejoignent donc le souci de Total de conduire ses projets d'une manière attentive au développement des pays où il est présent. ». Basta. Ca a été utilisé à mon insu et puis, les 25000 euros, je les ai bouffé depuis longtemps.

12500 Euros, Bernard.

Même moins. Une paille. Christine, elle ramène, elle...

Je parlais du rapport entre toi, et la Junte qui accepte, très péniblement et en confisquant, l’aide humanit…

Tu connais le mot de René Char... « Etre du bond. N'être pas du festin, son épilogue. ». L’urgence, Rama, l’urgence…

Ouais, l’urgence…. Je kiffe. 

Bon, j’ai un pot à Solférino, faut pas que je traîne. 

T’es exclu, Bernard, tu sais..

L’ingérence, Rama, l’ingérence… 
 

http://www.wfp.org/french/

http://www.operationspaix.net/-Devoir-et-droit-d-ingerence-

http://droitshumains.org/Forum/ingerence_ka/kosovo01.htm

http://www.fidh.org/spip.php?article357

http://www.monde-diplomatique.fr/2005/09/BRAUMAN/12578

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/05/08/tragedies-birmanes-par-bernard-kouchner-et-david-miliband_1042487_3232.html

  

Commentaires

On songe d'abord à un échange serré et délicieusement absurde du style de ceux auxquels se livraient les "frères ennemis".

Ensuite, le texte soulève des abîmes de perplexité face aux méandres quelque peu obscurs et glauques voire ridicules de "l'action humanitaire" face aux exigences de la Realpolitik.

Écrit par : off | mercredi, 14 mai 2008 07:54

Ouais ça fait plaisir par ce que c'est pas la version "officiele" et que celle là chacun mesure pourtant à quel point elle est tristement"incorrecte mais véridique" ...
Oui, Kouchner-Sarkozy ( et compagnie ) : même combat ... douteux, mais surtout même duperie massivement efficace et parvenue à ses fins.
La question qu'on peut se poser, que je persiste à me poser c'est comment ces pitres lamentables et ridicules de boursouflure médiatique peuvent ils prospérer ?
Le bon sens ne serait-il pas (plus?) la chose du monde la mieux partagée, au pays de Descartes ?
Il ne manque pas de dupes, mais d'escrocs pour les duper. la demande est forte, portée par l'appareil idéologique, désormais largement privatisé.
Et quand ils seront lassés de la version Bouffonne, ces dupes , ne nous faisons pas d'illusion, n'accèderont pas davantage à la conscience de leur candeur abusée, ils se tourneront vers d'autres boni-menteurs, ou boni-menteuses.

Écrit par : urbain | mercredi, 14 mai 2008 08:20

f tu aurais pu conclure comme Pierre Dac : "Rama la guerre et Vishnou la paix !"

Écrit par : urbain | mercredi, 14 mai 2008 08:22

Pas mal ce billet....
bonne journée à vous
see you!

Écrit par : skalpa | mercredi, 14 mai 2008 08:50

Dans les historiques du droit d'ingérence, il manque l'invasion de la Tchécoslovaquie en 1939, sous prétexte d'"oppression" des minorités d'origine allemande par les tchèques dans les Sudètes.

Plutôt que d'appliquer les législations internationales déjà en place, on fait une surenchère de nouvelles lois censées être, elles, capables une fois pour toutes d'éradiquer la violence dans les Etats. Plutôt que d'avoir le courage politique de faire appliquer ce qui existe et avec le risque de déstabiliser les fondements de la législation internationale...

Méthode qui n'est pas sans rappeler ce qui se passe actuellement dans le droit pénal français avec la loi de rétention de sureté.

Écrit par : nef | mercredi, 14 mai 2008 09:30

Etrange coïncidence...

A l'instant, quelqu'un m'accoste dans la rue. Il est vêtu d'un T-shirt "Action contre la faim". J'ai un peu de temps devant moi...

- Bonjour, vous avez un instant ?
- Oui...
- Bon, je vais faire rapide.
- Très bien.
- Etes-vous sensible à la faim dans le monde ?
- Euh,... oui !
- Voilà : vous connaissez notre association "Action..."
- Oui...
- Nous nous occupons de...
- Je vous arrête tout de suite, désolé. Quoi que vous disiez, c'est beaucoup plus complexe que ça... La faim dans le monde, c'est aussi les conglomérats, l'industrie agro-alimentaire, les financiers, et nous, le bas-peuple...
- Oui...
- Bon. Vous savez des gens comme vous, avec le temps, j'en ai déjà rencontrés. Par exemple, je donne pour MSF - même si je pense qu'il y a au fond une couillonnade. Je suis désolé, mais là, c'est pareil, voire pire. A vos confrères, je donne toujours le même exemple : mettons que nous avons devant deux types qui se tapent dessus - ce qui arrive.
Puis, arrive un cynique. Il commence avec l'un des deux : "tiens, je te revends un couteau, pas cher, etc." Le gars achète le couteau. L'adversaire se sent en position de faiblesse. Le même cynique lui propose un pistolet. L'autre gars est content et l'achète. Les bagarreurs continuent donc à se foutre sur la gueule. Puis, arrivent les bonnes poires : vous et moi. On se dit : "Merde ! le carnage !!!" Bon, il faut faire quelque chose : c'est la Croix-Rouge, MSF ; et pour deux cents bonnes poires, il y a toujours cinquante cyniques.
Donc, le problème, c'est qui : c'est le cynique qui profite des deux qui n'ont aucune raison de se battre.
- Oui, mais, là, je suis désolé, nous, on peut faire des choses...
- Oui, mais, pas ce que vous faites... vous renforcez le cynisme - et c'est ce que vous ne voulez pas entendre...
- Si ! [son ton est forcé] je veux bien l'entendre. Mais, je dirais que c'est vous le cynique : j'ai des amis comme vous, qui ne font rien, et qui laissent faire ; qui ont une vision cynique du cynisme... Moi, je suis optimiste ; je crois en l'homme.
- Euh, moi, cynique ? Non, désolé, mon analyse est rationnelle. Et puis, moi aussi, je suis optimiste, je crois qu'on peut zigouiller les cyniques ! Et oui, je fais des choses : le cynique, quand je le vois, je lui fous sur la gueule !
- Bon, j'ai des feuilles à faire signer - et je dois rencontrer un maximum de gens aujourd'hui. Désolé, je dois vous quitter...

(eh oui : même dans la rue, je dois faire chier mon monde !)

Écrit par : incroyable - mes frais ! | mercredi, 14 mai 2008 12:35

"En cas de violation massive, on peut mettre en œuvre des rétorsions ou des représailles sur les plans politique, diplomatique, économique ou financier. Par exemple, un embargo est envisageable, même en dehors d'une intervention de l'ONU, à l'égard d'un Etat ou d'un groupe contrevenant aux droits les plus élémentaires de la population."

Olivier Corten, Maître de conférences, Centre de droit international et de sociologie appliquée au droit international, Université Libre de Bruxelles, Belgique.


http://birmanie.total.com/

Alors Bernard, Total toujours en Birmanie ?

J'aime beaucoup sur le site le constat de Total :

"La carte des gisements d’hydrocarbures dans le monde ne coïncide pas avec celle des régimes démocratiques."

qui fait écho à la phrase de Cheney

"C'est vraiment dommage que le bon Dieu n'ait pas situé les gisements de pétrole dans les pays démocratiques."

Écrit par : nef | mercredi, 14 mai 2008 12:40

Ecrit par : nef | mercredi, 14 mai 2008 12:40

La solution de l'embargo devient un problème lorsqu'on s'interroge sur le fait de savoir qui en souffrent le plus, des populations ou de leurs dictateurs de dirigeants ?

Sinon, oui, le monde est bien mal fait. Il aurait fallu que les richesses naturelles soient concentrées dans les pays démocratiques et qu'il y ait un lien, non pas contingent mais nécessaire entre les deux.

Ensuite, il aurait fallu que les richesses soient partout présentes sur le globe en quantités égales.

Enfin, un seul régime politique existerait sur terre : la démocratie, et la vraie, pas la bidon que nous connaissons.

Mais Dieu n'a pas raisonné de cette manière.

Too bad !

Écrit par : néoffite | mercredi, 14 mai 2008 13:11

Ecrit par : néoffite | mercredi, 14 mai 2008 13:11

Je ne pense pas que le départ de Total pose un problème aux populations birmanes.

Sur les populations, le pétrole et les multinationales


"Le pipeline BTC est long de près de 1800 kilomètres, il a une capacité de 50 millions de tonnes par an en première phase (l’équivalent de la production totale de l’Algérie), il s’élève à trois reprises à plus de 2400 mètres d’altitude, franchit des régions connues pour leur instabilité, traverse un parc naturel, celui de Borjomi en Géorgie – une fuite y provoquerait une catastrophe écologique majeure ; son cheminement évite ainsi la Russie, l’Afghanistan, l’Iran ainsi que la traversée du Bosphore. Sa construction a coûté pas loin de 4 milliards de dollars US. Trois pays, l’Azerbaïdjan, la Géorgie et la Turquie sont concernés par le BTC qui constitue un cas unique dans les annales mondiales des relations entre les multinationales et les pays hôtes. Le consortium a réussi à imposer aux trois pays traversés un cadre légal, composé de deux accords : un premier, l’IGA (Inter Governmental Agreement), qui est un accord passé entre les pays eux-mêmes et un second, le HGA (Host Governmental Agreement), qui représente l’accord passé entre chaque pays hôte et le consortium ; tous deux comportent des conditions inédites et absolument draconiennes. Ainsi le HGA, stipule dans une de ses dispositions : « … Si quelque accord ou traité national ou international, si une quelconque législation, arrêté, promulgation, décret, accession ou autorisation, toute autre forme d’engagement, de politique, de déclaration ou de permission a pour effet de porter atteinte, d’entrer en conflit ou d’interférer avec la réalisation du projet ou d’en limiter, diminuer ou affecter négativement la valeur ou un quelconque droit, privilège, concession, indemnisation ou protection accordés par cet accord ou provenant de celui-ci, un changement de loi doit être envisagé … Les autorités de l’Etat doivent prendre toute mesure à leur portée pour restaurer l’équilibre économique … »

L’IGA, signé en novembre 1999, indique lui que : « Par le présent accord, chaque état déclare et certifie que le projet de pipeline ne comprendra aucun service destiné au public dans son ensemble sur son territoire qui aurait pour but de satisfaire les besoins courants de la population. Sur son territoire, le projet n’est pas conçu, ni ne requiert de fonctionner au service ou dans les intérêts du public. » Le HGA et l’IGA ont été ratifiés par les parlements des trois pays et resteront en vigueur 50 ans. Que dire de plus, si ce n’est que le consortium BTC est un état dans l’état et que sa volonté prévaut sur toutes les lois de chacun des trois pays, dans lesquels il est présent."

Écrit par : nef | mercredi, 14 mai 2008 13:39

Encore que sur son site Total nous vante son action auprès des populations.

Actions d’envergure nationale

Soutien à 7 orphelinats dans la région de Yangon (1.000 enfants)
Soutien à un programme de lutte contre la cécité (avec la Fondation Helen Keller)
Action contre le SIDA (prévention et traitement) à Mandalay en association avec UNION, avec l’appui de l’OMS et sous le parrainage du Professeur Gallo.
Soutien financier à l’UNITAR pour une action de formation à la bonne gouvernance de hauts fonctionnaires birmans.


Le dernier point vaut son pesant de cahouètes.

Écrit par : nef | mercredi, 14 mai 2008 13:47

..

Écrit par : Maghnia | mercredi, 14 mai 2008 14:01

Total pratique également l'ouverture...


Une attitude d'ouverture

Programme socio-économique soumis à la critique d’experts (Collaborative for Development Action-CDA, B.Kouchner, …)
Nombreuses visites sur place de journalistes, d’ONG locales, de diplomates…
Dialogue critique avec les autorités sur le travail forcé et sur la situation politique.



Total nous annonce de nombreuses visites d'ONG et de journalistes, une petite question me taraude qui nous ment Total ou son expert, un certain B. Kouchner ?

Une autre petite question me taraude aussi C. Allègre s'investirait-il dans la controverse sur le réchauffement climatique si l'Institut de Physique du Globe n'avait un partenariat avec Total de plusieurs millions d'euros ?

Écrit par : nef | mercredi, 14 mai 2008 14:43

Comme signalait dans un commentaire sur le pipeline georgien

« … Si quelque accord ou traité national ou international, si une quelconque législation, arrêté, promulgation, décret, accession ou autorisation, toute autre forme d’engagement, de politique, de déclaration ou de permission a pour effet de porter atteinte, d’entrer en conflit ou d’interférer avec la réalisation du projet ou d’en limiter, diminuer ou affecter négativement la valeur ou un quelconque droit, privilège, concession, indemnisation ou protection accordés par cet accord ou provenant de celui-ci, un changement de loi doit être envisagé … Les autorités de l’Etat doivent prendre toute mesure à leur portée pour restaurer l’équilibre économique … »


Restaurer l'équilibre économique, Bernard est là, sur tous les fronts... du pétrole

http://www.liberation.fr/actualite/monde/326273.FR.php

Écrit par : nef | mercredi, 14 mai 2008 15:10

signalé oups

Écrit par : nef | mercredi, 14 mai 2008 15:10

Lassalle (Directeur des Relations Extérieures - Exploration & Production, du Groupe Total.) sur la présence de Total en Birmanie :

"Les habitants reconnaissent eux-mêmes que nous avons été vigilants et efficaces. Ils ont dit au CDA : "Total nous a permis de dormir tranquilles ".

;-))))

Écrit par : nef | mercredi, 14 mai 2008 15:22

Désolé de jouer l'avocat du diable, mais le texte du jour est-il focalisé sur la politique du seul Total en Birmanie ?

Écrit par : néoffite | mercredi, 14 mai 2008 17:10

HS/
Puisque le petit sarkozy lance un référendum à Neuilly, le del lance un sondage sur...le Del. Non, mais!
Fin du HS.

Écrit par : etrun | mercredi, 14 mai 2008 17:38

Ecrit par : néoffite | mercredi, 14 mai 2008 17:10

Bernard, Claude, Total, Birmanie, rapport, real econom..politique...je suis dans le billet...bon évidemment je pourrais doctement le paraphraser, histoire de montrer que j'ai bien tout compris...

J'ai même pratiqué l'ouverture avec la Georgie...;-)))

Il est intéressant de noter que derrière les discours, les choix de l'attention politique en matière de droits de l'homme selon Kouchner ou les faucons restent éminemment,essentiellement et concrétement liés aux intérêts de quelques firmes le plus souvent pétrolières.

Tiens le Darfour ! Pétrole ?

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1972

Écrit par : nef | mercredi, 14 mai 2008 17:55

Ecrit par : néoffite | mercredi, 14 mai 2008 17:10

Allez comme je suis bonne fille un peu d'éthymologie

http://fr.wikipedia.org/wiki/Sotie

Écrit par : nef | mercredi, 14 mai 2008 18:00

Tiens le Kosovo ! Pétrole ?

Non pipeline.

Écrit par : nef | mercredi, 14 mai 2008 18:05

Tiens la Somalie, l'Irak, Abou Dabi ! Pétrole ?

Oui pétrole.

Ce n'est pas un sac de riz qu'il devrait porter mais un baril !

Écrit par : nef | mercredi, 14 mai 2008 18:10

de potion magique ?

Écrit par : néoffite | mercredi, 14 mai 2008 18:16

quoi qu'il anchois, avec tous ses barils (et ses casseroles ?) nanard est un véritable homme des tas !

Écrit par : néoffite | mercredi, 14 mai 2008 18:18

un sacré couple avec Christine OBrent

Écrit par : nef | mercredi, 14 mai 2008 18:23

Allez comme je suis bonne fille un peu d'éthymologie
Ecrit par : nef | mercredi, 14 mai 2008 18:00

nef, votre nature vous porte davantage vers l'éthylologie (science de l'ivresse) que vers l'étymologie ;-)

Écrit par : Lord Nithorynque | mercredi, 14 mai 2008 18:23

comme le contenu de la bouteille par la paille, le h est aspiré. In vino veritas !

Écrit par : néoffite | mercredi, 14 mai 2008 18:33

Christine O'Brent ? Attendez cinq minutes. Ah oui, mais c'est bien sûr, la fille du nord et de l'inspecteur Derrick !

Écrit par : néoffite | mercredi, 14 mai 2008 18:38

Vous avez vu? Il y a un ministre qui veut "trancher la gorge" des proches de Copé. C'est sans doute ce genre de mec qui doit être favorable à l 'extension des droits du Parlement qui est soit disant cachée (et bien cachée) dans le projet de révision constit'.
http://www.lepoint.fr/actualites-politique/loi-ogm-bloquee-l-histoire-d-un-couac/917/0/245244

Écrit par : etrun | mercredi, 14 mai 2008 18:50

Une petite pièce de théâtre humoristique et caustique... On s'y croirait presque, f...

Ah ! Un poste de choix, du flouze et des honneurs valent bien quelques lazzis et diverses moqueries, non ?

Que feriez vous à sa place, là, tous ? Il a une tête de montgolfière, il fallait bien qu'il la place quelque part...

Le problème est que ce Bernard là qui n'est point ermite croit à son empreinte dans l'Histoire ! L'histoire des bêtisiers où les 100 plus grosses blagues de TF 1, sans aucun doute...

meurf, meurf, meurf...

Désolé... Aujourd'hui j'étais très occupé.

Écrit par : "cui cui" fit l'oisea | mercredi, 14 mai 2008 19:50

Merci f, très drôle, un intime du cercle, peut être ? (on les entend parfaitement...) ;-))

Le tri des dictatures, effectivement les précautions de communication reflètent bien la hauteur des intérêts économiques en jeu. Ensuite, les égos font concert ensuite pour alimenter les médias et faire diversion...

Au fait, quelles (et combien de) missions ont été remplies depuis qu'ils ont été nommés au gouvernement ?

Humanitaire et droits de l'homme, jolies mentions sur une carte de visite.

Écrit par : agathe | mercredi, 14 mai 2008 19:55

Ensuite x2, petit coup de fatigue ;-))

Écrit par : agathe | mercredi, 14 mai 2008 19:59

Ecrit par : nef | mercredi, 14 mai 2008 12:40

Etrangement, certains pays ont écopé ou écopent de la stricte application des mesures de rétorsion telle l'embargo, d'autres par contre ...

Un tri, là aussi, c'est selon ...

Écrit par : agathe | mercredi, 14 mai 2008 20:55

Sorry my lord !

Ecrit par : "cui cui" fit l'oisea | mercredi, 14 mai 2008 19:50

Croire que le bonhomme ne fait cela que pour la gloire ou par vanité, c'est oublier BK consultants ou BK conseil.

L'alternance privée/publique cela rapporte gros. Les néo conservateurs de Bush père &fils l'ont démontré et Clinton ne s'est pas mal débrouillé non plus. D'où l'ouverture, attendre 5 ans aurait brisé sa carrière et n'aurait pas apporté un petit coup de pouce à celle de Christine.

Avec ses références professionnelles, il ne devrait pas avoir de mal à faire des ménages dans les émirats.

Écrit par : nef | mercredi, 14 mai 2008 20:56

Ecrit par : agathe | mercredi, 14 mai 2008 20:55

C'est impressionnant comme la notion d'ingérence devient simple.

Oil or not oil. Un vrai ministre des affaires pétrolières.

Écrit par : nef | mercredi, 14 mai 2008 20:58

Ecrit par : nef | mercredi, 14 mai 2008 20:58

+1

+ ;-))

Écrit par : agathe | mercredi, 14 mai 2008 21:50

Cette belle tribune de Bernard dans Le Monde :

http://www.reunir.asso.fr/article.php?id_article=21

Puis ceci (pas retrouvé l'entretien en question) :

"France/Kouchner - "Les Irakiens souhaitent une intervention US"
Reuters le 05/02/2003 12:41

PARIS, 5 février (Reuters) - "Vous ne trouverez pas un seul Irakien, en dehors de ceux qui sont dans l'armée, qui soit contre l'intervention américaine", affirme Bernard Kouchner dans une interview qui paraît jeudi dans La Vie.
"Je n'aime pas la guerre mais parfois on ne peut pas l'éviter", souligne l'ancien ministre de la Santé.
Pour lui, "Saddam (Hussein) est l'assassin de son propre peuple".
"On dit toujours que les enfants irakiens meurent à cause de l'embargo mais c'est toujours Saddam Hussein qui commande, c'est lui qui établit la liste des médicaments envoyés en échange du pétrole (...) Seulement les médicaments sont commandés au compte-gouttes et ils ne sont pas livrés dans les hôpitaux et encore moins dans les régions réputées hostiles au dictateur", affirme Bernard Kouchner.
"Quant à la nourriture, ce sont les militants du parti Baas, le parti de Saddam, qui la distribuent dans les quartiers. C'est simple: si tu ne votes pas Saddam, tu ne manges pas ! Voilà comment on atteint 100% de voix", précise-t-il.
"Notre intervention est souhaitée par les Irakiens, toutes mes sources me le confirment (...) Mais Bush s'y prend tellement mal ! Il ne s'appuie pas sur ces arguments qui seraient populaires auprès de l'opinion internationale", regrette Bernard Kouchner."

Et puis :

"Je me suis senti très seul dans ce pays de pensée unique, d’un seul coup. 80% de gens qui sont contre la guerre..." Dans une interview réalisée en avril 2003 par Marlène Belilos, journaliste à la TSR (Télévision suisse romande), Bernard Kouchner ne cachait pas sa position sur la guerre en Irak : "Comme c’est facile d’être contre la guerre, moi aussi je suis contre la guerre, surtout quand on ne vous demande pas d’y participer, surtout quand c’est loin de vous et que vous ne risquez rien. Facile !"

Et finalement ces 2 articles bien plus tardifs :

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=2497

...........

L'ingérence au nom des souffrances d'un peuple (le bilan, à ce titre, est déplorable) tandis que sous ses fenêtres, la souffrance est là aussi :

http://contrejournal.blogs.liberation.fr/mon_weblog/2008/05/il-ny-aura-prob.html#more

Mais cette souffrance-là, c'est de la petite bière.

Glucksmann expliquait cela un jour : les SDF, les inégalités, c'est un poil prosaïque. La Tchétchénie, ça a une autre gueule. Ca, c'est à la mesure de mon engagement. Démocratie/dictature, le bon vieux schisme...

D'ailleurs, la Tchétchénie ? Et le Tibet ? Et le Zimbabwe ? Et le Darfour ?

Ca passe, tout ça... Aujourd'hui, on commémore mai 68...

Écrit par : f | mercredi, 14 mai 2008 22:25

Couchemerde n'a qu'une préoccupation, qu'une obsession : se tirer à son avantage de la comparaison avec Rouste-Placide, pour pas que sa bourgeoise l'emmerde le soir, pendant le diner, quand il se ressert de spaghetti ( ça fait longtemps qu'elle refuse de lui faire du riz, pourtant la cave est encombrée de sacs qu'il ramène régulièrement de ses missions) .

Écrit par : urbain | mercredi, 14 mai 2008 22:29

Tout ça, c'est finalement l'histoire du chemin qui mène du riz au Ritz...

Écrit par : f | mercredi, 14 mai 2008 22:31

Ecrit par : nef | mercredi, 14 mai 2008 20:56

Tu sais Nef, ils en ont tellement de fric avec Christine Ockrent et je crois qu'ils n'ont qu'un fils !

Je pense plutôt que c'est la soif de reconnaissance et l'occasion de s'inscrire dans l'Histoire qui est leur moteur à ces gens là.

L'argent, ils en ont largement jusqu'à leur dernier souffle... À moins qu'ils ne fussent particulièrement cupides ?

J'ai des doutes.

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mercredi, 14 mai 2008 22:44

Non c'est juste qu'il fait une confusion entre ingérence et ingestion.

Écrit par : urbain | mercredi, 14 mai 2008 22:56

Dans le sujet...

Zizek, à propos de Badiou (mars 2007) :

http://www.liberation.fr/culture/livre/242580.FR.php

"Commentant l'écho grandissant que rencontre la pensée de Badiou, Alain Finkielkraut a récemment décrit cette philosophie comme «la plus violente qui soit», «un symptôme du retour de la radicalité et de l'effondrement de l'antitotalitarisme."

"L'effondrement de l'antitotalitarisme..."

C'est crucial.

Écrit par : f | mercredi, 14 mai 2008 23:10

Un peu cirage de pompes le Zizek. Et pas un mot sur le bouquin du sieur dont le nom est devenu brutalement synonyme de phare de la pensée. A la manière d'une marque ayant bénéficié d'une intense campagne publicitaire.

Cela dit, AF ne se grandit pas dans sa presque confusion entre la pensée radicale et le totalitarisme. La première (version Ecole de Francfort) est certainement plus antitotalitaire - dialectique négative oblige que les approches totales du consensus forcé, que la communion se fasse sur les valeurs du collectif, ou celles du marché.

Écrit par : néoffite | mercredi, 14 mai 2008 23:37

Fink est au nombre de ces spectres qui accaparent l'espace médiatique pour y agiter les formes mortes de leur insignifiance conceptuelle.
Très frappant de comparer leurs prestations innombrables et pitoyables avec la sérénité et la distance herméneutique de Badiou.
Il faut savoir aussi que dans son éloge admiratif de la philosophie de Badiou, Zizek est au diapason de la plupart des départements de philosophie dans le monde, et ça ça énerve évidemment tous ces rats qui sont complètement inconnus ou méprisés en dehors de l'hexagone.
Badiou, lui, se marre carrément ( voir les rencontres à la librairie).
Il est assez clair que la propagation de son impressionnant dispositif théorique dans le champ politique surprend totalement ces cuistres et avec eux la quasi totalité de la logocratie médiatique.
ça au moins ... c'est une bonne nouvelle.

Écrit par : urbain | mercredi, 14 mai 2008 23:46

Tout changement social radical est considéré comme porteur de totalitarisme, selon cette clique. Cf le "travail" des nouveaux "philosophes". Le monde est alors coupé en deux, d'un côté le totalitarisme, de l'autre la démocratie. D'où le retour en grâce des USA, d'où l'ingérence, d'où l'attachement à Sarkozy...
L'occident était éternel, on pouvait le brusquer, jouer à la révolution en son sein. Puis, un Finkielkraut s'est rendu compte que non, l'Occident est fragile, l'Occident peut tomber. Alors, il faut le défendre, le conserver. D'où, encore, l'attachement à Sarkozy.

Écrit par : f | mercredi, 14 mai 2008 23:54

À quoi comparerons-nous le royaume de Dieu, ou par quelle parabole le représenterons-nous? 31Il est semblable à un grain de moutarde: quand il est semé sur la terre, c'est la plus petite de toutes les semences de la terre; 32mais une fois semé, il monte, devient plus grand que toutes les herbes et pousse de grandes branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent demeurer sous son ombre.

Amusant ces invariants de la pensée de la nature de l'humanité.....

Écrit par : olivier de melgueil. | jeudi, 15 mai 2008 08:45

C'est la raison qui crée le miracle.

Écrit par : olivier de melgueil. | jeudi, 15 mai 2008 08:46

C'est même plus grave ( au sens de lourd) , plus simple et plus "radical" que ça .
Pour cette clique (dont le nom est légion) il n'y a rien d' "autre" ( que ce qui "est" et , en tant que "naturel", doit être conservé ).
Un peu de métaphysique ( je fais le pari que tous, le matin, nous avons les idées claires ). Pour "ces gens là", l'idée, l'acte de penser le monde, se résument à une tautologie : "ce qui est ... est" et il s'en déduit que "cela est bon puisque cela est", autrement dit les choses sont ainsi ( qu'ils le disent), cela prouve que c'est leur nature et qu'il est naturel et normal qu'il en soit ainsi.
Avec la chute du mur l'histoire s'est achevée, le devenir n'a plus de sens, a fortiori de justification . La nécessité ( du monde libéral) s'est accomplie, c'est "en actes" le triomphe de la volonté et le retour final du même.
Curieusement ces anti-totalitaires ont produit un monde figé dans une totalité extensive qui exclu toute extériorité possible (rejetée dans l'impensable) : TOUT est ( au sens de doit être, ne peut qu'être) démocratie, TOUT est culturel , TOUT est libéral.
Quand on essaie (vainement) de sortir de cette totalité coextensive à la réalité qu'ils nous désignent, on retombe dans le "non-être".
Dès lors, il n'y a plus rien à penser ( exercice où ils excellent) , juste rester vigilant pour défendre cette perfection accomplie contre les menées néfastes des "forces du néant", de la contradiction délétère.

Écrit par : urbain | jeudi, 15 mai 2008 08:49

Amusant ces invariants de la pensée de la nature de l'humanité.....

Ecrit par : olivier de melgueil. | jeudi, 15 mai 2008 08:45

Invariants de la pensée "parabolique", la même que celle qui t'amène de si belles "images" dans ton poste.

Écrit par : urbain | jeudi, 15 mai 2008 09:27

Si la France ne se bouge pas aujourd'hui c'est perdu
les grèves doivent être unitaires ou ne pas être

Écrit par : Maghnia | jeudi, 15 mai 2008 10:03

L'avenir dure longtemps, maghnia ...

Écrit par : urbain | jeudi, 15 mai 2008 10:21

Le choix de la bonne victime.

C'est touchant cet empressement des communes de droite, essentiellement, à mettre en place des solutions d'accueil des enfants que des enseignants irresponsables ont laissé sur le carreau pour aller défendre leurs petits intérêts corporatistes. C'est peu ou prou la version gouvernementale.

Seulement, si elle définit une catégorie de victimes (sous entendu du droit de grève, un moyen de revendication "daté" selon le secrétaire d'Etat à la fonction publique)à titre exclusif - les parents qui travaillent et qui n'ont pas les moyens de faire garder leurs enfants -, elle en oublie d'autres : les enseignants et les élèves que les réformes gouvernementales vont "impacter" comme on dit en balistique.

L'intérêt du choix de la "bonne" victime - un peu comme le sujet du billet : la victime lointaine de catastrophes naturelles ou/et de dictatures exécrables, mobilise davantage que le SDF du coin de la rue - est de permettre la dépolitisation du problème, d'opposer le fait (la gêne occasionnée par la grève) contre le droit (la grève comme moyen de pression dans une négociation), et d'oublier que la grève signe l'absence de volonté du gouvernement de revoir sa copie en tenant compte des revendications et des propositions des personnels et de leurs représentants élus.

La question est ainsi éludée et le gouvernement pourra se concentrer sur ses sujets de diversion préférés : la bonne marche des solutions d'accueil des élèves, le bon fonctionnement du nouveau dispositif de service minimum, la responsabilité des communes de gauche qui n'ont pas joué le jeu, etc. Et l'inertie du pouvoir sera préservée et même vantée comme un signe de volonté politique claire de réformer contre les corporatismes.

Un jeu facile, prévisible mais vraisemblablement gagnant. Du moins à court terme. On verra les effets dans une ou deux rentrées scolaires.

Écrit par : off | jeudi, 15 mai 2008 10:29

Ecrit par : urbain | jeudi, 15 mai 2008 08:49

http://www.liberation.fr/rebonds/326347.FR.php

Ce qui est se fige dans le "donnant-donnant".

Écrit par : f | jeudi, 15 mai 2008 12:10

Sauvés :

Ségolène Royal annonce un nouveau livre avant l’été.

Ségolène Royal a annoncé qu’elle publierait fin juin un livre de réflexions réalisé avec Alain Touraine.
Editeur de “Ma plus belle histoire c’est vous”, Grasset se dit prêt à publier le nouveau livre de ex-candidate à la présidentielle dès que le texte sera là.

On notera que l'éditeur attend quand même le texte avant de publier. C'est un scrupule qui l'honore, mais avec la marie ségolène et Toutou-raine, c'était pas forcément nécessaire ...

Écrit par : urbain | jeudi, 15 mai 2008 12:16

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mercredi, 14 mai 2008 22:44

Tu raisonnes peuple mon cuicui, c'est tout à ton honneur.

Écrit par : nef | jeudi, 15 mai 2008 13:01

IUMM Florilège

M.de Calan argumente : le "climat de lutte de classes est nocif à l'économie de marché". Il faut donc "rapprocher l'entreprise de nos concitoyens". Et arroser tous azimuts : "Les associations, les partenaires sociaux, les intellectuels, les médias, les pouvoirs publics bien évidemment…" Qui, précisément? "Denis Gautier-Sauvagnac les voyait en tête à tête, je ne peux donc répondre…"

...Dès le début, le système de défense de DGS apparaît clairement : assumer, seul, l'héritage d'une tradition. "Mon erreur, c'est peut-être de m'être coulé dans le moule", dit-il au juge Roger Le Loire. Pour autant, pas question de tout raconter par le menu. "Ces versements ont été faits à des gens très honorables, liés à des organismes qui font partie de notre vie sociale, et je ne crois pas, très sincèrement, qu'il soit de l'intérêt général de procéder à un grand déballage." Il avait prévu, assure-t-il, de mettre fin au système à l'automne 2007. "Non pas que je me posais tellement de problèmes de légalité", dit-il. Mais, "je n'étais pas à l'aise avec ces mouvements d'argent, donc j'avais demandé à notre comptable de faire des provisions et que je procède d'ici mars 2009 à de derniers versements pour solde de tout compte". D'où ces 2 400 000euros trouvés par les policiers dans un coffre de l'UIMM.


... Et ces chèques émis en 2006 en faveur de FO – pour une somme de 14 284,65euros –, la CFDT ou encore la CGT ? "Je pense qu'il s'agit de chèques relatifs à des frais de déplacement ou de restauration", déclare DGS. Un autre chèque est exhumé par les enquêteurs, pour une somme de 23000euros, en juillet 2006, au bénéfice de la CFTC. "Cela correspond sûrement à une dépense parfaitement régulière de l'UIMM", veut croire DGS.

"Il était loin d'être idiot, il a compris ce dont il s'agissait…" François Ceyrac, 95 ans, est officiellement en retraite depuis trois ans. De sa maison au Vésinet (Yvelines), propriété de l'UIMM, il a suivi attentivement l'enquête judiciaire. Il se sait concerné. Ne perçoit-il pas 5 000euros par mois en liquide, un complément de retraite attribué par l'UIMM ? C'est lui qui a créé l'EPIM, en 1972, "en solidarité face à l'agression", dit-il, pour décrire le contexte social tendu de l'époque. A l'époque, il préside à la fois le CNPF, le syndicat des patrons, et l'UIMM. "J'ai lu qu'une partie des fonds recueillis par l'UIMM aurait servi à payer des syndicalistes, dit-il. Cela me paraît aberrant et inadmissible." Il assure tout de même qu'"il y a toujours eu des retraits d'espèces", afin d'aider les entreprises adhérentes à l'EPIM. "Ces retraits d'espèces ne sont que des accidents de route", conclut-il.

A 81 ans, Pierre Guillen, qui fut le délégué général de François Ceyrac, parlerait plus volontiers de "dépenses de rayonnement". Et il précise : "Ces fonds allaient en direction de toutes les organisations qui pouvaient faire l'opinion : bureaux d'études, journalistes, sociologues… Ces fonds ne sont jamais allés à destination de politiques, cela n'aurait servi à rien." En 1995, Pierre Guillen confie "les clés de la maison" à DGS. "Je l'ai informé effectivement de certaines pratiques, je lui ai communiqué les noms de certaines personnes, il était loin d'être idiot, il a compris ce dont il s'agissait…"

Écrit par : nef | jeudi, 15 mai 2008 13:20

Ce qu'on appelle le consensus qui prévaut dans un certain type de sociétés - les valeurs de base du moment - est aussi une immense et subtile machine à refouler. Et pas seulement des opinions qui seraient divergentes, mais également des "faits" qui ne rentrent pas dans le cadre. Celui-là même qui permet de bâtir du réel à partir duquel l'action publique revendique sa rationalité (fondée sur une analyse "rationnelle" ou "réaliste" des faits).

dans la démocratie d'opinion, ou sondagière, il n'y a vraiment plus que l'action qui fait la différence par contraste avec tous ces cénacles, des plus petits aux plus grands, des plus obscurs aux plus notoires, où l'on débat sans arrêt sans jamais rien décider concrètement. Du moins est-ce la vision que les décideurs voudraient populariser du fonctionnement démocratique. Ce qu'ils parviennent à faire plutôt bien. L'opinion, réduite au peuple et à ses passions contradictoires, a besoin d'être tempéré par des lieux de savoir et de pouvoir efficaces. Ainsi le traité constitutionnel européen, dont le sort avait été imprudemment remis dans les mains des citoyens, a conduit au choix d'une procédure plus "raisonnable" pour mener son adoption à bien. Laquelle était de toutes façons "nécessaire" et attendue par nos partenaires européens. Ici net clivage entre les citoyens (démocratie directe) et la démocratie représentative, au profit de cette dernière.

Dans d'autres situations, les choses sont plus nuancées. Ainsi dans la traque aux sans papiers, un consensus mou est revendiqué par le pouvoir, qui se prévaut du soutien qu'un peuple sorti des sondages lui accorderait. Evidemment, face à ce "réel" là, les citoyens qui se mobilisent contre ces mesures font figure de trublions. Ils ne veulent pas entendre qu'il n'y a pas d'autre solution "humaine" tenable.

Les faucheurs d'OGM, c'est un peu pareil. Y compris si le peuple sondagier s'avère davantage critique envers les OGM. Peu importe, le pouvoir a les moyens de faire passer sa mesure, même si elle est incompréhensible pour bon nombre de personnes, du simple fait qu'elle ne tient aucun compte du principe de précaution, invitant à ne pas expérimenter aveuglément. Le pouvoir choisit de prendre des risques que les populations assumeront.

Après ça, on peut s'interroger sur ce que signifie le mot démocratie. Est-ce un système de délégation donnant quitus par avance aux faits et gestes de ceux qui sont élus pour agir dans le respect de l'intérêt général ? Le fait pour ces derniers d'avoir été élus les dote-t-il ipso facto d'un sixième sens leur permettant de "voir" où se trouve et comment se formule l'intérêt général dans chaque cas d'espèce ? L'opinion ne doit-elle pas être mise de côté, pour ce faire, en étant dépeinte comme une masse instable, mal informée, ou ne réagissant que sur des critères superficiels et erronés ?

En somme, est-ce que le fonctionnement de nos institutions ne reflète pas un profond mépris des citoyens ?

Écrit par : off | jeudi, 15 mai 2008 13:26

Tu raisonnes peuple mon cuicui, c'est tout à ton honneur.

Ecrit par : nef | jeudi, 15 mai 2008 13:01

Entendrais tu, Nef, que le peuple est naïf et les élites cupides...
Raccoucis, que tout cela, Nef... Raccourcis...

Je crois que la cupidité n'a pas de barrière sociale, hélas ! De même que la noblesse d'esprit et l'élévation de l'âme...

Pour donner un exemple, Antoine Zacharias, ancien PDG de Vinci,et modèle de réussite dans la société actuelle possède t-il ces deux qualités énoncées au-dessus ou même une seule ? Ce n'est qu'une question. À chacun de répondre en son âme et conscience...

Tout le monde a compris que les critères moraux et les critères de réussite sociale n'ont rien à voir comme les critères des droits de l'homme et la diplomatie réaliste...

Il n'y a plus que les naïfs et certains militants de gauche pour croire encore à un certain esprit chevaleresque et moral...

Un peu comme la noblesse d'antan qui croyait en des valeurs éculées mais de hautes portées de loyauté, de respect de l'adversaire et de la parole donnée et qui s'est faite bouffer par ceux qui ne s'embarrassaient pas de préjugés moraux trop handicapants.

Mais ce que j'en dis...

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | jeudi, 15 mai 2008 14:14

"la grève c'est ringard" "Portez donc plutôt un brassard "fonctionnaires en grève"", recommande Santini :

http://www.lemonde.fr/web/son/0,54- href="mailto:0@2">0@2-970038,63-1045261,0.html

C'est une vision intéressante, car de la grève elle ne retient que la question des modalités de son expression et rien de sa raison d'être. Du coup, Santini (et ses semblables) est-il exonéré de se poser la question de savoir quel effet une "grève" de ce style (limitée au port d'un brassard) pourrait avoir sur l'employeur ? Quel rapport de force peut être instauré sur ce fondement ?

Écrit par : néoffite | jeudi, 15 mai 2008 14:20

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | jeudi, 15 mai 2008 14:14
Et toi tu extrapoles.
Je parlais de l'héritage, transmission du patrimoine au petit. Au petit, ils lui transmettent avant tout un carnet d'adresses et certaines valeurs qui n'ont rien de moral.

Quand à la naïveté des militants de gauche, il faut savoir, je croyais que tu me trouvais trop cynique vis à vis de Kouchner;-))))

Écrit par : nef | jeudi, 15 mai 2008 14:31

L'avenir dure longtemps, maghnia ...
Ecrit par : urbain | jeudi, 15 mai 2008 10:21

La preuve http://play-list.20minutes-blogs.fr/archive/2008/05/14/retour-vers-le-futur.html
Mais Maghnia doit être en train de manifester (moi aussi, je devrais être en train de. Mais j'ai oublié. Gasp.)

Écrit par : adrien (de rien) | jeudi, 15 mai 2008 14:40

Ecrit par : néoffite | jeudi, 15 mai 2008 14:20

la droite sait que la grève est une insurrection
elle prétend que les grévistes veulent "affamer la population".. d’où brassard .. un jeûne pacifique en attendant que chacun présente ses excuses
pantomimes !!!
politique-micheyland !!!
d'ailleurs pareil pour la Gauche-frileuse!
pour elle seule la lutte électorale est moyen de transformation
elle s'interroge.. elle éteint tout enthousiasme insurrectionnel

doit-on se courber ignominieusement sous le joug des pouvoirs dits "politiques" ?

oui ! la grève est une arme de lutte puissante
oui ! c’est un moyen efficace de transformation sociale
oui ! quand on décide d’une grève .. on sait qu’on est prêt à employer la force si nécessaire
mais pas de grève sans prise de conscience du conflit par la population
d’où nécessité d’abord de bousculer.. de déranger.. de réveiller..
puis nécessité d’informer des buts sociaux de l’action.. de toucher le plus de gens


Ecrit par : adrien (de rien) | jeudi, 15 mai 2008 14:40
non.. moi j'ai été désignée d'office au gardiennage pour bébézzzz en folie pour cause de jardin
(j'aimerais mieux la rue.. ça s'ennerve moins.. hum!)

Écrit par : Maghnia | jeudi, 15 mai 2008 16:08

Bien mieux que les grèves et manifs, il y a les occupations, Darcos oserait-il faire virer les professeurs des rectorats ou du ministère en les traitant de Khmers ? Quelques petits cimentages de portes, une petite séquestration pour dialoguer avec le ministre (il avait un peu grossi le pépère depuis sa nomination), un petit coup de matraque sur la tête d'un prof en direct et les parents d'élèves risquent de faire exploser opinion ouais ouais

Etes-vous favorable au matraquage des professeurs de vos petits nenfants à vous ?

Retournement de situation assuré.

Contre le brassard, une seule réponse l'occupation.

Écrit par : le fond de l'air est rouge | jeudi, 15 mai 2008 16:55

Le brassard : les flics en civil en opération et les journalistes le portent déjà... Sont ils en grève ?

Et cette histoire de brassard me fait d'autant plus marrer que certains le porteraient bien toute l'année par défi et j'imagine même le brassard comme accessoire de mode détourné par le marketing.

Imaginez vous des brassard Dior et Chanel ?

Ah ! La Corse ne donne pas à la France que ses meilleurs éléments en la personne de Santini... Je le reconnais...

Après tout, un Santini au gouvernement, ça entraîne infiniment plus de perturbations pour la France que tous les FLNC de l'île, non ?

@ Nef
Mais Nef je n'ai pas mal pris du tout le fait d'être identifié au peuple ! Je le revensdique ! Je ne suis qu'un poulbot du 9-3, un peu rance, certes, mais un poulbot tout de même...;-))

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | jeudi, 15 mai 2008 17:22

Le président des Français va s'adresser au peuple tout à l'heure à 18h 15, ce jeudi !

L'heure est grave, mes amis !

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | jeudi, 15 mai 2008 17:36

18.000 manifestants à Paris (police)
Source : AFP

+

Paris:50.000 à 60.000 manifestants (FSU)
Source : AFP

=

Education: Sarkozy s'exprimera à 18h15
Nicolas Sarkozy fera à 18h15 "une déclaration sur le thème de l'Education nationale", annonce l'Elysée, alors qu'environ 40% des enseignants sont en grève contre les suppressions de postes, selon les chiffres du ministère.

Les fédérations de l'Education, qui parlent elles de plus de 50% de grévistes, ont appelé à une grève et à des manifestations pour dénoncer notamment les suppressions de postes. Les fédérations des autres secteurs de la Fonction publique participent également au mouvement.

Source : AP

Écrit par : adrien (de rien) | jeudi, 15 mai 2008 17:54

Ecrit par : adrien (de rien) | jeudi, 15 mai 2008 17:54

Tu parles, Adrien !

Il va sortir quelque banalité ou quelque gri gri qui existe déjà dans le style les cours sur l'esclavage et puis hop !

La presse, ce soir et demain va gloser et consacrer plus de la moitié de son temps sur le discours de Sarkozy et non sur la mobilisation !

Et hop ! C'est la magie de la communication pour faire rapetisser l'adversaire !

Élémentaire, mon cher Watson...

C'est y qu'il est fufute le cui cui...

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | jeudi, 15 mai 2008 18:08

Il a surtout annoncé le dépot d'un projet de loi sur le service minimum obligatoire à l'école les jours de grève

Écrit par : info | jeudi, 15 mai 2008 18:33

Ce bouffon veut attaquer le droit de grève. Il a choisi l'affrontement et le rapport de force.

Parce qu'il trouve qu'il est en position de force, peut être ?

Décidémment, ceux qui ont élus une engeance pareille à la tête de l'État peuvent se réjouir !

Vive la paix civile, avec un individu pareil... Au moment où il faudrair mobiliser toutes les énergies pour faire du positif !

Au secours !

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | jeudi, 15 mai 2008 18:42

Bah, il se pose comme le président des parents d'élèves, pas comme celui des profs (toujours le même principe : jouer une catégorie contre une autre)

Écrit par : info | jeudi, 15 mai 2008 19:26

Ecrit par : info | jeudi, 15 mai 2008 19:26

Tout juste !

Diviser pour essayer d'exister un peu...

quitte à créer des tensions inter sociales... Comme si on avait besoin de ça en ce moment !

Décidémment, un nain politique...

What else ?

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | jeudi, 15 mai 2008 19:58

Le Pentagone a décidé de se doter d’une unité spécialisée capables de détruire soudainement l’ensemble des sites internet de ses adversaires en cas de conflit.

La « guerre des réseaux » (Network Warfare) est du ressort de l’Armée de l’Air. Elle est dirigée par le général Keith B. Alexander, le patron de la NSA.

La 67eme brigade de guerre des réseaux dispose déjà de plus de 8 000 hommes sous le commandement du colonel Joseph Pridotkas. L’un de ses esquadrons sera équipé, d’ici octobre, de puissants robots capables de faire tomber des milliers de sites à la fois. Il s’agit d’appliquer le concept du « tapis de bombes » au cyberspace, indique le colonel Charles W. Williamson dans le dernier numéro de l’Armed Forces Journal.

Écrit par : olivier de melgueil. | jeudi, 15 mai 2008 21:45

Boum le village...??
Je me demande.

Écrit par : olivier de melgueil. | jeudi, 15 mai 2008 21:46

Fort ce Kouchner, ce soir sur France 2.

Il arrive à expliquer qu'il se sent bien dans un gouvernement de droite dure et qu'il reste de gauche.

Qu'il reste attaché aux droits de l'homme tout en appliquant la réal politik.

Qu'il se sent bien dans son ministère pourtant chapeauté par Jean-Daniel Lévitte, émissaire de l'Élysée.

Bref, un homme universel et heureux en quelque sorte !
Je me demande de quoi, les NRV se plaignent ?

En tout cas, c'est un sacré baratineur... Mais l'emmerdement c'est qu'avec de tels discours, qui peut encore croire à sa sincérité ?

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | jeudi, 15 mai 2008 21:48

LUX EX TENEBRIS

Écrit par : olivier de melgueil. | jeudi, 15 mai 2008 21:53

jean David,
Jean Daniel c'est l'autre....

Écrit par : olivier de melgueil. | jeudi, 15 mai 2008 21:55

Le Bébête show chaud est déjà au lit ce soir (f et Urbain).

Écrit par : olivier de melgueil. | jeudi, 15 mai 2008 21:59

Pour les fans, Bernard est présentement dans l'action sur ORTF 2. Vu 2 minutes en passant ; gigantesque. Chabot déstocke un bout de discours enflammé de Sarkozy de janvier 2007 (non à la realpolitik, ce serait trahir l'histoire et l'idéal français, blabla...) et Bernard d'enchaîner : bah oui, c'est plus difficile d'être dans l'action que dans la critique. Et puis "Savez-vous qui a dit : gouverner, c'est trahir un peu ?". Manuel Valls. Et blabla.
Bref, Bernard trahit beaucoup et Sarkozy trahit l'histoire et l'idéal français.

..........
Ecrit par : info | jeudi, 15 mai 2008 18:33

Quelle surprise... A la fois un coup médiatique, un dogmatisme et un opportunisme relatif au sondage évoqué plus haut.
Quelques fameux commentateurs-journalistes-conjoncturistes disaient : "Sarkozy est content de son coup, ça agite les médias..." Significatif comme les médias créent l'agitation en propulsant le coup sarkozien en tête de gondole tout en s'extirpant du processus. Les médias finissent par se croire hors d'eux-même, hors de la fabrication et de l'amplification d'un phénomène qu'ils regardent ensuite comme étranger à eux.

.............

Ecrit par : le fond de l'air est rouge | jeudi, 15 mai 2008 16:55

Le durcissement, oui. Pour un retour auX actionS. Les "grandes" manifestations hebdomadaires sont inopérantes.

Écrit par : f | jeudi, 15 mai 2008 22:04

Ecrit par : olivier de melgueil. | jeudi, 15 mai 2008 21:55

Autant pour moi. Pourtant dans ma tête j'avais Jean David...

Une tête d'oiseau...

Écrit par : "cui cui fit l'oiseau | jeudi, 15 mai 2008 22:18

Autant pour moi. Pourtant dans ma tête j'avais Jean David...

Une tête d'oiseau...

Ecrit par : "cui cui fit l'oiseau | jeudi, 15 mai 2008 22:18
Autant pour moi est une forme elliptique de C’est autant pour moi, sous-entendu C’est autant d’erreur que l’on peut mettre à mon actif.
On peut rattacher cette expression à autant pour le brodeur, expression dont l’utilisation est attestée dès le XVIe siècle [1].
La graphie au temps pour moi, environ trois fois moins fréquente sur Internet [2], est toutefois celle recommandée par l’Académie française, car, selon elle, rien ne justifie l’expression autant pour moi, alors que l’expression au temps pour moi serait liée à l’expression militaire au temps !, commandant la reprise d’un mouvement [3]. → voir au temps pour moi pour plus de détails.

Écrit par : traducteur bénévole | jeudi, 15 mai 2008 22:33

Ecrit par : traducteur bénévole | jeudi, 15 mai 2008 22:33

Par contre je ne souscris pas du tout à cette interprétation de l'Académie française. Quand je dis "autant pour moi" c'est exactement dans l'optique énoncé plus haut par vous !

Et je ne vois pas ce que le temps vient faire dans cette galère, le sens me paraissant complètement différent...

Tiens ! J'emmerde les Académiciens et l'Académie !

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | jeudi, 15 mai 2008 22:48

Au temps en emporte le vent !

Pendant qu'on y est !

Ri-di-cu-le

Bonne nuit.

Écrit par : "cui cui fit l'oiseau | jeudi, 15 mai 2008 23:50

Ben y a pas de service minimum, ici ce matin?

Bon allez je m'y mets
http://www.dailymotion.com/video/x5frb1_le-betisier-de-sarkozy_news

bonne journée

Écrit par : skalpa | vendredi, 16 mai 2008 07:45

l'annonce de sarko à contre temps hier est un exemple de l'agitation d'"action man" et surtout de sa cohérence interne. Il s'agit de pousser à bout les acteurs du monde social en jouant sur les clivages, manière de ne pas répondre aux revendications en leur opposant d'autres priorités pour lesquelles le pouvoir se découvre ou enrôle d'autres alliés.

On peut se demander si cette manière de faire, fondée sur l'exploitation du dissensus pour mieux imposer sa ligne, correspond à une bonne pratique en matière politique.

Sur le court terme, la réplique peut faire son effet, en orientant l'attention publique et les commentaires sur elle plutôt que sur le phénomène sur lequel la mesure annoncée se greffe, pour en réduire la portée à l'avenir. Il n'est cependant pas sûr que l'accumulation de ce genre de réponses négatives tous azimuts n'entraîne pas pour finir un rejet de l'équipe gouvernementale qui aura abusé de cette pratique.

Un pouvoir fort pour ne pas dire sourd est-il acceptable en démocratie ? Telle est bien la question que soulèvent un certain nombre de mesures prises par ce gouvernement.

En d'autres termes, peut-on gouverner contre le peuple ? Et peut-on le faire alors que le but des sacrifices demandées, de la mise au pas recherchée semble exclure l'essentiel de la population des bénéfices escomptés de la réforme ou "rupture" voulue avec les formes d'organisation du travail et des rapports sociaux que l'on veut transformer dans le sens d'une subordination accrue ?

La droite met en place les conditions d'une situation d'autorité, de contrôle, de surveillance et de sanction qui représentent une véritable régression, une atteinte aux libertés individuelles et collectives, sans qu'un "grand projet" soit mis en avant qui pourrait éventuellement justifier ce mouvement vers moins de tout pour le plus grand nombre.

C'est une forme de collectivisme où un pouvoir ventriloque joue des catégories sociales contre d'autres en se mettant à la place de celles affectées par l'action d'une autre et en faisant mine de prendre leur défense. L'Etat du coup, en perd son statut et son rôle d'arbitre qui est traditionnellement le sien en France, où l'Etat représente l'exécutif en quelque sorte de la souveraineté nationale et se doit d'agir de manière impartiale.

Avec sarkozy, c'est fini. L'Etat est passé sous la coupe d'une clique acquise aux intérêts des puissances de l'argent, qui sont finalement les seuls qu'il serve, y compris dans cette affaire de l'accueil des élèves en cas de grève des enseignants, puisqu'il s'agit de permettre aux parents d'aller travailler pour le plus grand profit des employeurs et accessoirement pour le confort matériel des parents.

Les conflits sociaux semblent devoir se jouer moins dans les termes du problème qu'ils mettent en évidence et qui réclame un traitement, que dans ceux des alliés que le pouvoir va être en mesure de rassembler contre ceux-là mêmes qui réclament d'être entendus avant tout changement apporté à la manière de remplir leur activité professionnelle.

Écrit par : off | vendredi, 16 mai 2008 08:57

L'éprouvante annihilation du sens et la dissuasion de l'intérêt dans l'accumulation des relatives et subordonnées ...

Écrit par : urbain | vendredi, 16 mai 2008 09:16

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | jeudi, 15 mai 2008 17:36

Tiens Dior vient encore d'avoir une super couverture presse, TV, quotidiens...LVMH va surement augmenter les honoraires de son cabinet d'avocats Leibovici - Claude - Sarkozy, pardon Arnaud Claude et... associés

Écrit par : lnef | vendredi, 16 mai 2008 09:56

"Le spectacle soumet les hommes vivants dans la mesure où l'économie les a totalement soumis. Il n'est rien que l'économie se développant pour elle-même. il est le reflet fidèle de la production des choses et l'objectivation infidèle des producteurs"

Guy Debord

HS/ @urbain, sur Kouchner

chacun peut surgir dans le spectacle afin de s’adonner publiquement, ou parfois pour s’être livré secrètement, à une activité complètement autre que la spécialité par laquelle il s’était d’abord fait connaître. Là où la possession d’un « statut médiatique » a pris une importance infiniment plus grande que la valeur de ce que l’on a été capable de faire réellement, il est normal que ce statut soit aisément transférable, et confère le droit de briller, de la même façon, n’importe où ailleurs. Le plus souvent, ces particules médiatiques accélérées poursuivent leur simple carrière dans l’admirable statutairement garanti. Mais il arrive que la transition médiatique fasse la couverture entre beaucoup d’entreprises, officiellement indépendantes, mais en fait secrètement reliées par différents réseaux ad hoc. De sorte que, parfois, la division sociale du travail, ainsi que la solidarité couramment prévisible de son emploi, reparaissent sous des formes tout à fait nouvelles : par exemple, on peut désormais publier un roman pour préparer un assassinat. Ces pittoresques exemples veulent dire aussi que l’on ne peut plus se fier à personne sur son métier.

Mais l’ambition la plus haute du spectaculaire intégré, c’est encore que les agents secrets deviennent des révolutionnaires, et que les révolutionnaires deviennent des agents secrets.

Guy Debord commentaires

Écrit par : le fond de l'air est rouge | vendredi, 16 mai 2008 10:56

@ urbain :

à propos de Guy Debord,
si vous parvenez d'ici au 23 mai à trouver un poste de télévision et une Freebox (pour recevoir la Rai Tre), vous pourrez revoir ceci :
http://www.fuoriorario.rai.it/R2_paginaSpalla/0,11017,247-1078467,00.html
Et cela :
http://www.fuoriorario.rai.it/R2_paginaSpalla/0,11017,247-1078474,00.html

Écrit par : Société du spectacle, inc. | vendredi, 16 mai 2008 11:15

Interventions policières : ça se durcit, y compris à l'égard d'élus de la République que les policiers n'hésitent plus à frapper (tant qu'il ne s'agit pas d'UMPistes).
http://www.lepost.fr/article/2008/05/16/1193848_une-evacuation.html

Écrit par : info | vendredi, 16 mai 2008 11:20

Ecrit par : off | vendredi, 16 mai 2008 08:57

Oui çà peut marcher, ne pas oublier Margaret Tatcher, avec en France, à la place des mineurs, les profs et instits..


"y compris dans cette affaire de l'accueil des élèves en cas de grève des enseignants, puisqu'il s'agit de permettre aux parents d'aller travailler pour le plus grand profit des employeurs et accessoirement pour le confort matériel des parents."

c'est vrai çà, payer quelqu'un pour garder son enfant quand l'école est fermée, celà améliore mon confort matériel...

Écrit par : Pamela de Barres | vendredi, 16 mai 2008 11:37

"Il est permis de changer du tout au tout le passé de quelqu’un, de le modifier radicalement, de le recréer dans le style des procès de Moscou ; et sans qu’il soit même nécessaire de recourir aux lourdeurs d’un procès. On peut tuer à moindres frais. Les faux témoins, peut-être maladroits — mais quelle capacité de sentir cette maladresse pourrait-elle rester aux spectateurs qui seront témoins des exploits de ces faux témoins ? — et les faux documents, toujours excellents, ne peuvent manquer à ceux qui gouvernent le spectaculaire intégré, ou à leurs amis. Il n’est donc plus possible de croire, sur personne, rien de ce qui n’a pas été connu par soi-même, et directement. Mais, en fait, on n’a même plus très souvent besoin d’accuser faussement quelqu’un. Dès lors que l’on détient le mécanisme commandant la seule vérification sociale qui se fait pleinement et universellement reconnaître, on dit ce qu’on veut. Le mouvement de la démonstration spectaculaire se prouve simplement en marchant en rond : en revenant, en se répétant, en continuant d’affirmer sur l’unique terrain où réside désormais ce qui peut s’affirmer publiquement, et se faire croire, puisque c’est de cela seulement que tout le monde sera témoin. L’autorité spectaculaire peut également nier n’importe quoi, une fois, trois fois, et dire qu’elle n’en parlera plus, et parler d’autre chose ; sachant bien qu’elle ne risque plus aucune autre riposte sur son propre terrain, ni sur un autre. Car il n’existe plus d’agora, de communauté générale ; ni même de communautés restreintes à des corps intermédiaires ou à des institutions autonomes, à des salons ou des cafés, aux travailleurs d’une seule entreprise ; nulle place où le débat sur les vérités qui concernent ceux qui sont là puisse s’affranchir durablement de l’écrasante présence du discours médiatique, et des différentes forces organisées pour le relayer."

Guy Debord

Enseignant à la Harvard School of Public Health, en 2003
Professeur titulaire de la chaire santé et développement au Conservatoire national des arts et métiers (Cnam), depuis 2002
Administrateur civil et haut représentant de l’Organisation des Nations unies (Onu) pour le Kosovo, de 1999 à 2001
Fondateur, en 1980, président, de 1980 à 1984, et président d’honneur, de 1984 à 1988, de l’association Médecins du monde
Cofondateur et président de l’association Médecins sans frontières, de 1971 à 1979
Gastro-entérologue à l’hôpital Cochin à Paris, de 1975 à 1987
Missions humanitaires auprès des victimes de la plupart des grandes catastrophes naturelles, industrielles et politiques, depuis 1968
Fonctions électives

Député européen, de 1994 à 1997
Fonctions ministérielles

Ministre délégué chargé de la Santé, de 2001 à 2002
Secrétaire d’Etat chargé de la Santé, de 1997 à 1999
Ministre de la Santé et de l’Action humanitaire, de 1992 à 1993
Secrétaire d’Etat chargé de l’Action humanitaire, de 1988 à 1992
Secrétaire d’Etat chargé de l’Insertion sociale, en 1988
Autres fonctions

Président du conseil d’administration du programme Esther (Ensemble pour une solidarité thérapeutique hospitalière en réseau)
Président-fondateur de BK Consultants
Membre du conseil d’administration de PlaNet Finance
Membre du comité d’honneur de la fondation Children Action
Administrateur de l’International Women Health Coalition
Membre fondateur de "La chaîne de l’espoir"

Biographie officielle du ministère

Mais qu'a fait notre homme d'action pour gagner sa croute depuis 2003 ?

Comment est présenté Kouchner par les journalistes ?

F.O. Giesbeurk : L'iconoclaste de la gauche, le pionnier de l'aide humanitaire, le mal aimé du PS

Sur France 24 : Médecin et homme politique français
Co-fondateur (co?) de Médecins sans frontières et de médecins du monde, ancien ministre de la Santé, ancien représentant de l'ONU au Kosovo

....

Écrit par : le fond de l'air est rouge | vendredi, 16 mai 2008 11:45

Ecrit par : Pamela de Barres | vendredi, 16 mai 2008 11:37

Ah le confort matériel de mettre son gosse dans le privé à l'année !

Écrit par : nef | vendredi, 16 mai 2008 11:46

Ecrit par : nef | vendredi, 16 mai 2008 11:46

les sectorisations arbitraires de la mairie!!!!tu connais les tarifs mensuels du privé; même âs un aller/retour Paris/marseille en tgv

Écrit par : Pamela de Barres | vendredi, 16 mai 2008 11:58

A propos de l'expulsion, le 14 mai, de l'immeuble de l'impasse Saint-Claude :

http://www.jeudi-noir.org/

Et la vidéo idoine :

http://www.dailymotion.com/video/x5fbth_jeudi-noir-expulse-impasse-saintcla_news

........

Face aux intérêts catégoriels (une plaie), le pouvoir reterritorialise en façonnant des catégories aux intérêts interdépendants et en concurrence (on passe du concourant au concurrent). Ce qui est de l'intérêt d'une catégorie pompe ce qui est l'intérêt d'une autre. Le "peuple" devient un quadrillage, une manière de matrice. Le pouvoir joue sur les nombres, les lignes, les colonnes. Il faut que l'ensemble tienne en activant les cellules qui sauront neutraliser les autres, en des polarités fabriquées (le pragmatisme, le bon sens, les sondages ; un dogme.) Un calcul...
Le cloisonnement, cher à ce filou de Dudley Smith (cf Ellroy).
Ce devenir matriciel du temps social linéaire s'inscrit certainement dans ces idées de "fin de l'Histoire", de "capitalisme comme horizon indépassable"...
Pas étonnant que le Sudoku marche si bien...

Revenir à Perec.

http://www.tv5.org/TV5Site/cruci/perec.php

Écrit par : f | vendredi, 16 mai 2008 12:00

PARIS (AFP) - Le président (UMP) de l'Association des maires de France (AMF), Jacques Pélissard, a estimé vendredi que mettre "à la charge des communes" l'organisation du service minimum d'accueil dans les écoles n'était "pas acceptable" et a averti que les maires ne joueraient pas "un jeu faussé".

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080516/tpl-education-fonctionnaires-greve-colle-ee974b3.html


Aux communes de réagir, de s'opposer...

Écrit par : f | vendredi, 16 mai 2008 14:00

Ecrit par : f | vendredi, 16 mai 2008 14:00

Cela fait trois jours que le pôvre PELISSARD s'égosille à répéter cela dans l'indifférence générale, il a raison Sarkozy, l'AFP est partiale;-))))

Écrit par : nef | vendredi, 16 mai 2008 14:29

L'AFP est partiale, l'AFP est dangereuse...

La croissance repart (oui, 2.2 au lieu de 1.9 (inférieur à la fourchette 2.25/2.5 escomptée), c'est un envol), le chômage baisse, le pouvoir d'achat est en hausse (+3.3% en 2007, du jamais vu depuis 5 ans), la confiance revient...

Depuis 2 jours, c'est le bonheur. La résilience, en somme...

La France prend la présidence de l'UE quand, au fait ?
La commission de Bruxelles doit adresser une «recommandation précoce» à la France quand, au fait ?

Écrit par : f | vendredi, 16 mai 2008 14:48

Un peu de lecture...

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1976

"Le grand événement de notre époque est ce processus d’industrialisation qui concerne des milliards de personnes. La hausse des prix de la ressource (pétrole) est la réponse du marché face à cette transformation. Le marché nous indique que nous devons utiliser de façon plus judicieuse les ressources qui ont désormais plus de valeur. Le marché a raison."

Et aussi :

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1981

"La cascade de faillites a commencé. Six entreprises américaines importantes ont fait défaut sur leurs obligations au cours des dernières semaines, contre 17 pour l’ensemble de l’année dernière.
Je ne croyais pas à la possibilité d’un rebond instantané de l’économie, et n’ai pas pour habitude de me laisse impressionner par de sombres prévisions. Mais la dernière étude publiée par Standard & Poor’s : « l’éclatement après le boom », m’a épouvantée."

Et aussi un entretien avec Chomsky, un double article "Géostratégie de l’énergie" etc...

Écrit par : f | vendredi, 16 mai 2008 15:10

Le SMA (service minimum d'accueil) est finalement la version sexy de la caisse noire de l'IUMM.

Écrit par : f | vendredi, 16 mai 2008 15:14

Ecrit par : f | vendredi, 16 mai 2008 15:14

c'est toujours de la vaseline.

Écrit par : nef | vendredi, 16 mai 2008 15:52

Des nouvelles de Bernard...

http://www.20minutes.fr/article/231224/Monde-L-ONU-n-aime-plus-le-droit-d-ingerence.php

Et du chef :

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2008/05/16/l-absence-de-m-sarkozy-au-sommet-europe-amerique-latine-de-lima-irrite-les-latino-americains_1045860_3222.html#ens_id=1045968

........

Et cadeau pour Urbain :

http://tinyurl.com/5sk7vd

(Qui notera, hormis la splendeur du discours déployé, un goût certain en matière d'accord cravate/chemise.)

Écrit par : f | vendredi, 16 mai 2008 17:20

HS//
nef.. urbain

le collectif qui écrivait FM2007 sort un livre à voir là :
http://www.bakchich.info/article3592.html

j'en ai mis quelques extraits sur la Plage..
http://www.leslaunes.com/plage_du_village/comments.asp?id=117

ce livre est une ignominie!
il prête à François Mitterrand des propos vulgaires et indélicats!
ils n'ont pas le droit!!!
ne peut-on pas empêcher de sortir ce torchon?

Écrit par : Maghnia | vendredi, 16 mai 2008 17:25

Academic pride ou la gai savoir :

http://www.academicpride.fr.nf/

Écrit par : info | vendredi, 16 mai 2008 17:55

pas la mais le gai savoir.

Par ailleurs, Maghnia, vous avez tort de vous emporter comme cela. J'ai lu les extraits de FM2007 publié par Backchich. C'est du bon. On y retrouve la qualité du style, le caractère vif et acéré de l'anecdote, rien de déshonorant. Par son souci de s'en prendre aux puissants en les redimensionnant à hauteur d'homme, ce FM là ressemble à Mandrin, ou Robin des Bois. Quant au shérif de Notthingham actuel, inutile de vous faire un dessin pour deviner son identité...

Écrit par : Pas Ma Niake | vendredi, 16 mai 2008 18:54

La dernière galéjade de Kouchner : prétendre qu'il a pensé à démissionner à cause des lois sur l'immigration du gouvernement dont il fait partie :

http://www.20minutes.fr/article/231228/France-Kouchner-a-ete-tente-de-demissionner.php

Il prétend que l'Europe change et est plus dure que la France, mais moi ça fait 5 ans que j'ai été mis au courant de ça par un haut fonctionnaire qui bossait à l'époque sur ce dossier, et tout ce qui grouille autour des questions européennes devait logiquement l'être aussi. Les autres pays n'ont pas le complexe de Vichy, en contrepartie quand c'est leur intérêt ils n'hesitent pas à régulariser, éventuellement discrètement et par catégories comme les Allemands. En 2006 la France l'a fait aussi de manière significative (je ne sais pas si les chiffres des régularisations 2007 sont sortis, l'évolution avec 2006 serait intéressante à observer).

Toutou de l'Elysée a quand même des avantages : voyages gratos, bon salaire, avantages en nature et future retraite de ministre. Il ferait mieux d'assumer plutôt que de raconter qu'avant d'accepter il ne savait pas que l'Europe se ferme aux immigrés et que la France y avait jusqu'à présent une des législations les plus accomodantes.

Je me demande comment ça fonctionne entre Lévitte Guéant et Kouchner. Je pense qu'on finira par le savoir en détail, par la presse ou par des bouquins.

Écrit par : Armand | vendredi, 16 mai 2008 19:05

En fait Kouchner ne ment peut-être pas quand il dit qu'il a pensé à démissionner, mais si c'est le cas ce serait exclusivement pour des questions d'image. Il est impossible que ce type n'ait pas été mis au courant des orientations européennes sur l'immigration avant d'accepter ce poste.

A la limite je crois la marionnette Yade plus sincère quand elle avait fait une descente de soutien à des sans-logis expulsés essentiellement de couleur noire. Elle doit quand même parfois se rappeler d'où elle vient, et elle n'a pas encore l'âge pour ne plus avoir besoin de pouvoir se regarder dans une glace. Et selon "le canard" elle aurait souhaité avoir d'autres fonctions dans le cadre d'un remaniement ministériel. Peut-être un signe qu'elle est consciente du caractère obscène de la dénomination de son secrétariat d'Etat.

Écrit par : Armand | vendredi, 16 mai 2008 19:16

Paradoxalement, ces escroqueries du discours droidelhommiste intégré dans la politique étrangère de la France, et de la captation non toujours publicisée des dividendes d'actions humanitaires par la France (comme le font ouvertement les Etats Unis avec Usaid) datent de Mitterrand. Pour ce qui concerne l'Afrique Chirac avait arrêté la comédie, dans le même temps que le fils Mitterrand fêtait son bilan à la tête des réseaux africains de la France sous son père à la maison d'arrêt de la Santé.

Comme pour mai 68, les relations de Sarkozy avec le mitterrandisme sont probablement à creuser. D'ailleurs Sarkozy semble de préférence attaquer Chirac plutôt que son prédécesseur pseudo-socialiste.

Écrit par : Armand | vendredi, 16 mai 2008 19:25

vous avez raison!
chacun sa Niake!
ne nous battons pas.. y en aura pour tous!!
du moment qu'on sait qui se cache derrière tintin.. soyons tous des milous
ouaf!!

Écrit par : Maghnia | vendredi, 16 mai 2008 20:00

Je retrouve là votre esprit universaliste, Maghnia.

Longue vie à vous.

Écrit par : ouaf ! | vendredi, 16 mai 2008 21:26

Ecrit par : Maghnia | vendredi, 16 mai 2008 17:25

J'ai ai quelques uns ...
Si tu veux tu peux passer les acheter pour les bruler ensuite sur le trottoir en face, un mégaphone à la main, vociférant "ce livre est une ignominie!".
ça mettrait de l'animation et je suis sur que ça intéresserait beaucoup Ali Baba KIZOROGLU.

HS /
dites donc maghate et manef on dirait qu'y a du laissez aller dans la gestion du site ...?
/ HS

Écrit par : urbain | vendredi, 16 mai 2008 22:25

Pardon : J'en ai quelques uns ( des "François Mitterrand 2008, il revient")...

Écrit par : urbain | vendredi, 16 mai 2008 22:26

Ecrit par : urbain | vendredi, 16 mai 2008 22:25

Sieur Urbain, nous ne pouvons être sur tous les fronts et surtout il y en avait des douloureux aujourd'hui ;-))

Écrit par : agathe | vendredi, 16 mai 2008 22:38

Ecrit par : Armand | vendredi, 16 mai 2008 19:05

Ouais, commence à y'avoir des livres , et le Canard enchaîné n'est pas loin ...
http://www.editions-calmann-levy.com/livre/titre-310016-Sarkozy-et-l-argent-roi.html

Écrit par : urbain | vendredi, 16 mai 2008 22:40

Ecrit par : agathe | vendredi, 16 mai 2008 22:38

Par galanterie et discrétion, je n'en dirai pas davantage.

Écrit par : urbain | vendredi, 16 mai 2008 22:42

Ecrit par : urbain | vendredi, 16 mai 2008 22:42

;-))

Écrit par : agathe | vendredi, 16 mai 2008 23:18

Ca y est, après des mois de tergiversations, l'administration Bush vient d'attribuer le statut d'espèce en voie de disparition à l'ours polaire. Ce classement tardif va-t-il permettre la mise en place de mesures destinées à protéger l'espèce ? Que nenni, car la protection de l'ours polaire s'accompagne d'exceptions et de restrictions afin de ne pas troubler l'exploitation du pétrole et du gaz naturel en Alaska, "ainsi que d'autres activités". On le savait, la survie de l'ours polaire compte moins que l'approvisionnement des automobilistes étatsuniens en carburant.

Plus de détails avec un reportage en anglais, sur le site de l'Alaska Public Radio Network :
http://aprn.org/2008/05/14/polar-bears-officially-a-threatened-species/

Écrit par : le HS de l'année | samedi, 17 mai 2008 05:45

Ecrit par : urbain | vendredi, 16 mai 2008 22:40

Bon résumé.

Écrit par : nef | samedi, 17 mai 2008 09:44

Salut les tout l'monde! En bon VRP de ma bonne production locale, faiseur de roman bio-infectueux, d'écrits toxico-planplan, de scribouilles déjanto-juteuses, je vous annonce que mon roman, Les Derniers Cow-boys français, est "procurable" dans toutes les librairies bonnes d'la France, mais aussi sur Fnac.com ou sur d'autres sites de vente de bouquins.

J'ai plus d'attachée de presse (incompatibilité de philosophie), et je préfère le contact direct avec les lecteurs et autres écrivains... Donc je suis joignable, par exemple, par l'mail-ça-fait-moins-cher-qu'avec-un-timbre: hirsute.hirsute@orange.fr

Écrit par : Andy Vérol | samedi, 17 mai 2008 13:28

salut Andy

pour toi, une citation de Elysée Reclus

"L’opprimé a le droit de résister par tous les moyens à l’oppression et la défense armée d’un droit n’est pas la violence!"

Écrit par : Maghnia | samedi, 17 mai 2008 14:20

Ecrit par : Andy Vérol | samedi, 17 mai 2008 13:28

Je l'ai fait commander par Urbain, mais il avait un peu de mal à se le procurer. Ce mail va peut-être l'aider.

Écrit par : nef | samedi, 17 mai 2008 14:28

S'il veut commander, c'est là que ça s'passe: http://pylone.wordpress.com/commander/

Écrit par : Andy Vérol | samedi, 17 mai 2008 14:35

Ecrit par : nef | samedi, 17 mai 2008 14:28

Editeur ( Pylône/Pimientos) passablement "souterrain" qui n'a pas jugé utile de référencer l'ouvrage sur les outils bibliographiques des libraires ... mais je l'avais identifié grâce au web ...
Je les contacterai, semaine prochaine .

Écrit par : urbain | samedi, 17 mai 2008 14:39

ça s'appelle un petit éditeur qui galère pour tout faire... C'est charmant l'authenticité je trouve.

Écrit par : Andy Vérol | samedi, 17 mai 2008 15:11

J'en vois toutes les semaines , des petits éditeur(trice)s qui galèrent, mais ils se débrouillent pour référencer leurs livres ... de sorte que les libraires puissent les trouver, même quand ils se diffusent eux-mêmes...
Mais peut-être cet éditeur pense-t-il que la fnac est une librairie et que les ventes web font le reste ( avec les échanges de mail de l'auteur naturellement) ...

Écrit par : urbain | samedi, 17 mai 2008 15:42

Bon écoute, si mon éditeur te pose problème parce qu'il n'a pas fait ce que tu veux qu'il fasse, tu commande pas, et tu oublies, et basta.

Écrit par : Andy Vérol | samedi, 17 mai 2008 15:49

Tu n'es obligé de rien... Si ça te fait chier, tu commandes pas, tu mollardes dessus, et tu biz avec les vrais bons éditeurs qui ont la bonne démarche que tu as sélectionné...

Écrit par : Andy Vérol | samedi, 17 mai 2008 15:51

Pendant que vous vous disputez, les ours polaires disparaissent ! ;-)

Écrit par : Polar Bear | samedi, 17 mai 2008 16:04

Les ours polaires font les poubelles dans les patelins canadiens, y en a marre des clochedus polaires! Il faut éradiquer cette misère, et pour cela, c'est un bienfait que nous soyons en capacité de faire fondre le glaçon... Hon hon

Écrit par : Andy Vérol | samedi, 17 mai 2008 16:16

et pendant ce temps le Canada nous prépare une catastrophe à l’échelle des profits attendus par les grandes compagnies pétrolières.


http://www.investiraucanada.gc.ca/fr/explore-our-regions/western-canada/alberta.aspx?WT.mc_id=ga-fr-iicf-petgas&gclid=CPLG-pffrZMCFQghuwod7jxnaw

http://www.clean-auto.com/spip.php?article4614

Écrit par : Maghnia | samedi, 17 mai 2008 16:40

A titre indicatif, mon roman est dispo chez plus de 150 libraires indépendants, tout du moins non rattachés à la grosse distribution que constituent la Fnac et autres supermarchés de la culture...

ça n'empêche pas ces mêmes indépendants, à une très grande majorité, les bouquins qui cartonnent en tête de gondole. Le mien est généralement renvoyé dans les rayonnages pour le plus grand plaisir du Seuil, gallimard, etc. Les libraires sont des commerçants. Certes ils vendent des livres, mais ils vendent avant tout et se prennent 20 à 30% du prix du bouquin, ainsi que les diffuseurs. L'auteur lui, ne touche en moyenne que 7 à 9% sur les livres vendus... J'ai été bibliothécaire durant presque 10 ans. Pas de question de pourcentage là. Pas de Harry Potter ou Millenium ou Higgins Clark sans compter les bouquins sur Sarko, qu'ils soient pour ou contre...

C'est dit.
Pendant ce temps les supermarchés prennent des parts de marché, aussi, dans les secteurs de la "culture".

en France, il y a 200 livres qui sortent chaque jour. Un libraire ne fait que piocher là-dedans. Les diffuseurs aussi. Les éditeurs aussi. Quand un libraire crache à la gueule d'un écrivain, ça me fait vraiment penser que le monde fonctionne, décidément, à l'envers.
Achetez pas mon bouquin et basta. On n'en parle plus.

Je serai au salon du livre libertaire le 31 mai et le 01er juin...

http://andy-verol.blogg.org

Écrit par : Andy Vérol | samedi, 17 mai 2008 18:00

Mauvais vendeur ce Verol.
Il insulte ses clients...
Dehors....

Écrit par : traducteur bénévole | samedi, 17 mai 2008 18:27

Mauvais vendeur ce Verol.
Il insulte ses clients...
Dehors....

Écrit par : traducteur bénévole | samedi, 17 mai 2008 18:27

Exact...
C'est pas mon taf de vendre
J'en n'ai rien à foutre des courbettes à faire pour apather le client à la con, tu sais celui qui se prend pour le roi de la boutique

Écrit par : Andy Vérol | samedi, 17 mai 2008 18:40

quoi qu'il en soit, l'extrait du livre généreusement offert par la Fnac sur son site donne à flairer un sacré bouquin : une profusion de détails, de réflexions, d'éléments d'atmosphère qui sont des signes d'une densité du regard sur le personnage, son existence, son entourage et la société dans laquelle il vit et son positionnement par rapport à elle.

Si le reste du texte tient sa promesse, on a là un bouquin digne d'intérêt.

Écrit par : reader's digest | samedi, 17 mai 2008 18:58

On dirait que le vérol nouveau n'est pas très différent du précédent ...

Écrit par : urbain | samedi, 17 mai 2008 19:14

Ecrit par : reader's digest | samedi, 17 mai 2008 18:58

oui, la fnac et les recensions du reader's digest cadrent probablement mieux avec les positions libertaires et subversives de l'auteur , qui a sans doute fait ces choix de manière déterminée et conséquente en vue d'une diffusion optimale de l'ouvrage auprès du lectorat visé.

Écrit par : urbain | samedi, 17 mai 2008 19:20

Je n'ai fait aucun choix. C'est l'éditeur qui a un diffuseur. Pas moi. Maintenant, tu ne vends que des bouquins tirés à 10 exemplaires, trimballé sous le bras? Tu ne fais pas du commerce de livres? Tu es déficitaire? Tu es un libraire altruiste?

Je ne suis en aucun cas chargé de la diffusion à la Fnac ou dans ta boutique de petit commerçant. Le diffuseur est le maître en la matière. Même mon éditeur passe son temps à batailler pour que le diffuseur cesse de faire la loi... Tu n'as jamais à faire et affaire avec Gallimard ou le Seuil ou Flammarion Urbain, mais avec leurs diffuseurs. Le libraire est au livre, ce que le pharmacien est à la médecine... La différence, c'est que le libraire passe son temps à essayer de vendre des livres "génériques" non remboursés, pour se taper 20 à 30% de thunes sur le prix de chaque exemplaire... Le système est le même pour la Fnac, ou pour Parallèle, ou encore les "militants" café/philo de Bretagne. Je n'ai rien contre les commerçants, sauf quand ils prétendent ne pas en être...

La différence évidente, Urbain, et je te le répète, mon livre est vendu à 80% dans des librairies "autonomes" et non des grandes enseignes, c'est que ceux-ci ont un avis, qu'il soit bon ou mauvais, radical ou mollasse, contrairement à un supermarché comme Fnac, Cultura, le Grand cercle, où des vendeurs sans grand pouvoir ne sont là que pour indiquer, en lisant sur un écran d'ordi, si un livre est dispo ou non.

Ce que tu ne comprends pas Urbain, c'est que tu tapes sur ma gueule, et que ça n'a strictement aucun sens... Il te suffirait de dire que tu peux pas m'encadrer, que je suis un fils de pute d'oppotuniste, un importeur, un médiocre, un connard, une sous-merde littéraire... Ce serait simplement honnête, direct et ça te grandirait.

Je te le répète, moi, je ne contrôle rien du tout sur le tirage, la distribution, la couv', le prix du livre, le pourcentage, etc.

Je suis l'auteur. Si tu veux incendier le business qui va avec, informe toi déjà sur mon contrat, sur mon éditeur, et débat avec lui, pourquoi pas?

Écrit par : Andy Vérol | samedi, 17 mai 2008 19:34

Une information. Si tu es un militant du libraire de quartier, viens donc t'installer à Cergy-Pontoise où les seuls à vendre des livres sont la Fnac, Cultura et le Grand Cercle. Il n'y AUCUN libraire par ici... ça signifie que mes potes, ceux que je connais dans ma banlieue de daube, n'ont qu'une seule solution pour se le procurer: via moi ou via ces enseignes, certes merdiques, mais présentes... Les libraires dits indépendants, sont dans des zones où les gens sans thunes ne peuvent plus vivre. Tout du moins en région parisienne. Les seules à vendre du papier dans les zones populaires, sont ces supermarchés-là où des papeteries à la mord-moi la foune... Alors je sais que tu aimes que le livre ne soit vendu qu'à des élites, qu'elles se doivent d'être "nourries" par leur insatiable boulimie de culture et de produits culturels... Mais il y a des gens sans sous, dans des zones de merde, qui n'ont pas de libraires militants, parce que les libraires militants, c'est aussi con comme idée qu'un camionneur aveugle, ou un homme enceint... Un commerçant, petit ou grand, est un commerçant, qu'il adore ou non ce qu'il vend...

Écrit par : Andy Vérol | samedi, 17 mai 2008 19:45

Ecrit par : Andy Vérol | samedi, 17 mai 2008 19:45

vanitas, vanitatis et omnia vanitas ...
( ou si tu préfères : " fillette, fillette, ce que tu te goures .." )
mais , bon ça ne me déranges pas tout, quant à moi, que tu t'accroches à tes a priori, tes clichés puérils et autre idées préconçues. Simplement essaie d'imaginer que c'est juste une autre forme de conformisme ( que celle des médias par exemple )que tu affiches, mais pas meilleure ... et que tu te fais du mal à ruminer des haines rancies , logomachiques, sans objet et totalement fantasmatiques.

Écrit par : urbain | samedi, 17 mai 2008 20:15

Le Livre de M'sieur Vérol ?
Ben faudra le commander ma p'tite dame.
Ou bien sur Fnac.com, il est dispo sous 3 s'maines.....
Préférez pas le dernier Salmon ? c'est pas mal et on l'a vu à la TV sur envoyé special.....Et puis y'a moins de gros mots....

Écrit par : odm | samedi, 17 mai 2008 21:33

Bientôt le livre de laflote dans les bac (riviera)...
C'est un repaire de plumitifs ici.....

Écrit par : odm | samedi, 17 mai 2008 21:35

sans compter cui cui, le ptérodactylo

Écrit par : reader's digest | samedi, 17 mai 2008 23:06

Quand même un peu de soleil dans l'eau froide : quelqu'un m'a acheté mon seul exemplaire du bouquin de Valls ( pourtant il était caché )...

Écrit par : urbain | samedi, 17 mai 2008 23:15

sinon, puisqu'on en est à la rubrique promo-litteraire, un p'tit polar pas mal qui dit que les hommes politiques sont tous des pourris et les putes des filles sympas (c'est pas hs en plus puisqu'on y voit même Bernard KoucheKouche)

Écrit par : robert humbley | samedi, 17 mai 2008 23:29

salut urbain, salut dedem

Écrit par : robert humbley | samedi, 17 mai 2008 23:29

et avec des photos, meme

Écrit par : robert humbley | samedi, 17 mai 2008 23:35

Vous avez décidé de me haïr mon ramon d'emblée... Ok. Adieu

Écrit par : Andy Vérol | samedi, 17 mai 2008 23:44

allez vous faire enculer. oui je suis ridicule pueril, immature, un batard, un fils de chien, une grosse merde, un opportuniste, un loup, un arriviste, un chien, un neo-nazi, une pedale, un reac, un relou, un fils à papa, un miteux, un connard, un leche-botte, une fiote, un relou, une bite, un enfoiré, un salaud, un fils de pute, un fleuve de sperme frelaté, un méprisant, un mec qui s'assure le cake en prévoyant les insultes, un compléxé, un imposteur, un traitre, un leche-boule, un... un... un... Vous avez donc décidé que j'étais haïssable?

Ok...

Vous voulez que je vous suce la bite aussi? Votre mère? Votre vie de han han qui paient leurs factures? N'achetez pas... Cassez moi insultez moi, foutez moi sous terre...

...

Écrit par : Andy Vérol | samedi, 17 mai 2008 23:51

pas du tout, je le lirai meme tres bientot

Écrit par : robert humbley | samedi, 17 mai 2008 23:51

J'ai pas envie d'être lu par les merdeux de bourges d'ici
fuck off
allez tous vous faire enculer

bye
terminé

Écrit par : Andy Vérol | samedi, 17 mai 2008 23:53

J'ai pas envie d'être lu par les merdeux de bourges d'ici
#%*$¤&#
allez tous vous faire %#!€°£
bye
terminé
Ecrit par : Andy Vérol | samedi, 17 mai 2008 23:53


Monsieur Vérole,

Vous n'êtes pas très poli avec les habitants de cette charmante ville verte...
http://wolfaryx.free.fr/General/Images/Retouches/Bourges%20ville%20verte.jpg

... capitale du Berry...
http://tinyurl.com/6zvuqp

... qui dès le XIIème siècle était l’une des plus importantes villes du royaume de France, un centre artistique, culturel et religieux reconnu au-delà des frontières du royaume ; et qui connut, avec l’achèvement du canal du Berry (en 1822) puis l'arrivée du chemin de fer (en 1847), un nouvel essor.

Et même vous fûtes carrément grossier envers les habitants de cette ville dynamique, célèbre sur le plan musical pour son "Printemps"...
http://www.printemps-bourges.com/

Vous fûtes injuste avec les gens de cette ville d’art et d’histoire millénaire : connaissez-vous la cathédrale Saint Etienne, le palais Jacques Cœur (un des plus beaux édifices civils d’architecture gothique), le quartier historique avec ses maisons à pans de bois et ses hôtels particuliers prestigieux ? Sans doute pas.

Mais au fait, j'y pense à l'instant : je ne crois pas qu'aucun intervenant régulier du Village des NRV soit un habitant de Bourges ! :-)

Écrit par : (ne pas confondre) | dimanche, 18 mai 2008 01:30

putain les blagues de kermesses... Bon ben salut les "NRV" du village...

Écrit par : Andy Vérol | dimanche, 18 mai 2008 05:08

Je me souviens de gauchistes qui braillaient - parfois à juste titre - parce que leurs bouquins n'étaient pas référencés dans les FNAC...comme quoi chacun voit midi à sa porte. Et effectivement quand l'auteur (ou plutôt dans ce cas-là la personne désignée comme auteur) n'est pas un people il est peu de choses dans le circuit de la distribution.

Personnellement en attendant de déménager dans le pays et le quartier d'Urbain j'utilise amazon.fr amazon.co.uk amazon.com abebooks.com

Sinon il y a 20-25 ans on trouvait les revues trotskystes à la Fnac Les Halles...souvenirs de la jeunesse des fondateurs de la "Fédération Nationale d'Achat des Cadres" ? Quelques années encore avant il y avait la librairie "les mille feuilles" qui n'a pas réouvert après un attentat à la bombe d'origine extrême droitière.

Achetons des livres et évitons les querelles d'épiciers.

Écrit par : Armand | dimanche, 18 mai 2008 09:47

Salut bob.....

Verol t'es comme l'ami iglesias :

Je n'ai pas changé
Je suis toujours ce jeune homme étranger
Qui te chantait des romances (ma bite ds ton q)
Qui t'inventait des dimanches ( toute le semaine)
Qui te faisaient voyager ( dans la petite fumée )
Je n'ai pas changé
Je suis toujours ce garçon un peu fou ( ! )
Qui te parlait d'Amérique ( pffff )
Et n'était pas assez riche ( revalorisons le RMI )
Pour t'emmener à Corfou. ( va te faire voir chez les grecs )

Pour ta gouverne, Vérol, je suis un bon prolo estampillé buveur de jaune !

Écrit par : odm | dimanche, 18 mai 2008 11:02

pas très "handy" ce Vérol. Et narcissique en diable, avec ça ! Un narcissisme douloureux certes qui fait de lui un peu la centre du monde, de l'analyse de son flux de pensée et de ressenti intérieur l'alpha et l'oméga de son rapport au monde et aux autres, tous accusés d'être des tièdes insipides une fois évalués à l'aune de son radicalisme "moimêmien". Très bien. Il y a là de quoi faire une oeuvre. En étant en plus dans le cliché profitable de l'artiste maudit.

Écrit par : reader's digest | dimanche, 18 mai 2008 14:45

C'est un bon ce reader.....un bon caméléon.....

Écrit par : odm | dimanche, 18 mai 2008 14:53

Merci Armand. Tu as plus de talent que moi pour argumenter. Mon egocentrisme d'artiste maudit n'est absolument pas crédible... Apparemment... Simplement, pour ceux qui l'ont oublié, je ne suis pas né nom Vérol prénom Andy. Et si j'avais envie de raconter ma vie, je ne m'userais pas à fonder un tel personnage.

A bon entendeur...

Écrit par : Andy Verol | dimanche, 18 mai 2008 14:54

Pour reprendre la "dialectique" faisandée finkelkrautienne, l'anti-égalitarisme est un égalitarisme :

http://tinyurl.com/557khz

Gommer les signes de classe ou de différence, atténuer la visibilité et la force des dissensions, fabriquer une petite comédie dépolitisée dans laquelle ça papote gentiment, expulser toute possibilité de s'identifier à une figure en lutte ou à un discours contraire, érotiser l'ensemble sur le mode queutard en vadrouille...

Fabriquer de la télévision.

Écrit par : f | dimanche, 18 mai 2008 15:05

Alors ?
Amis villageois (je suis un amis de la villageoise, vin de table de la communauté européenne) c'est pour quand le nouveau billet ?
Hein ?
C'est long comme un quinquennat de Sarko vot'truc.
Allez je suis bon prince. Un lien pour vous réjouir ici:

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=39890&id_forum=1712646&var_mode=recalcul#commentaire1712646

Écrit par : odm | dimanche, 18 mai 2008 15:05

Armand, une Sarkophyle honteuse !
la sagesse esstoufante, le rationel en bandoulière, le seul ami d'Andy qui ne comprendra décidément jamais rien à rien !

Écrit par : odm | dimanche, 18 mai 2008 15:06

Vraiment, la raison c'est un garage à con !

Écrit par : odm | dimanche, 18 mai 2008 15:11

L'ignominie de mes posts précédents auraient du réveiller le bon serval....Un pleutre et une grande bouche, triste fondateur de ce blog......
Bein quoi ?
C'est mon rôle que je joue !
Faut pas m'en vouloir...tu connais la fable du scorpion et de la grenouille ?
Tu veux que je te la raconte ?

Écrit par : odm | dimanche, 18 mai 2008 15:16

Simplement, pour ceux qui l'ont oublié, je ne suis pas né nom Vérol prénom Andy. Et si j'avais envie de raconter ma vie, je ne m'userais pas à fonder un tel personnage.

Et bien raconte la ta vie, dugland !

Écrit par : odm | dimanche, 18 mai 2008 15:24

La télévision sait très bien exploiter le dissensus. Elle en fait des émissions trash à grande écoute. L'artiste maudit qui vomit sur tout et le reste est une figure entièrement paramétrée depuis le temps qu'elle sert.

Faire sécession est un art ô combien plus difficile

Écrit par : on confond tout | dimanche, 18 mai 2008 15:25

Ecrit par : odm | dimanche, 18 mai 2008 15:11
Et la déraison également.

Écrit par : odm | dimanche, 18 mai 2008 15:30

La raison est une impasse dans un monde dont personne n'a encore compris le fonctionnement.
Croire en Dieu est la vrai révolution.

Écrit par : odm | dimanche, 18 mai 2008 15:32

La raison c'est stopper l'histoire !

Écrit par : odm | dimanche, 18 mai 2008 15:33

Ecrit par : on confond tout | dimanche, 18 mai 2008 15:25

Le "trash" télévisuel s'inscrit toujours (je ne crois pas avoir eu écho d'émissions de ce genre persévérant dans le conflit) dans un processus de réconciliation. Le dissensus fabriqué est le moteur de l'histoire qui mène à l'harmonie, voire à une morale. La "lutte sociale" est filmée comme cela, autour du jeune premier élyséen, dans une scénographie détumescente puisqu'elle exclut tout signe faisant état d'un rapport de force durable (manifestations, logos syndicaux...) C'est le récit d'une séduction. Priape reste dans son rôle ; c'est le rapport qui mollit, pas lui.

Écrit par : f | dimanche, 18 mai 2008 16:07

odm, un dernier, pour la route ...
( et va faire la sieste )

Écrit par : urbain | dimanche, 18 mai 2008 16:08

f a raison ( oui odm : raison ) la télé, les médias, l'appareil idéologique en général, n'ont surtout pas pour vocation de produire, invoquer ou représenter du dissensus, du conflit ou une contradiction quelconque.
Ils ont exactement la fonction inverse, aggrégative ( (grégaire),communautaire, communautariste même, consistant à tout recycler en adhésion plus ou moins crétinisée et vidée de tout sens ( puisque le sens, comme la raison, est par nature dialectique ).
Il s'agit de rassembler un troupeau, rien d'autre.

Écrit par : urbain | dimanche, 18 mai 2008 16:15

Sieste ?
Non Urbain, le sens n'est pas raison.
Le sens est ordre.
Ordre comme organisation du monde et détermination de celui-ci.
Pas de sens sans orientation.

Écrit par : odm | dimanche, 18 mai 2008 16:37

Pas d'orientation sans prédetermination.

Écrit par : odm | dimanche, 18 mai 2008 16:39

Achetons des livres et évitons les querelles d'épiciers.

Ecrit par : Armand | dimanche, 18 mai 2008 09:47

Mais je ne suis qu'un petit épicier de proximité, mon cher armand, un épicier des livres, qui aurait une grande dilection pour ses produits, passerait pas mal de temps à les choisir, les gouter, les sélectionner, les faire connaître et les conseiller.
Je suis à deux stations de métro de la fnac Montparnasse, et sincèrement, ça ne me gêne pas le moins du monde. en revanche les petits éditeurs savent bien ( en principe) que c'est sur le réseau des libraires, indépendants,( et surtout pas sur la fnac, amazon, leclerc, etc ...) qu'ils peuvent s'appuyer pour faire connaître et vendre autre chose que le "top 50" des relais H ...
La question ( le problème) est donc en réalité inversée, comment répandre ces "petites épiceries", dans les "friches culturelles" qui en sont dépourvues , et comment surtout y faire venir les chalands ...?
Par ce que je peux te dire que j'ai quelques cités, hlm et autres, juste "à coté" (rue de l'ouest par exemple), et le moins qu'on puisse dire c'est que malgré l'immédiate proximité ils ne se bousculent pas au portillon ...
Naturellement le problème de Vérole n'a rien à voir avec ça , et tout à voir avec son égocentrisme puéril et sa frustration paranoïaque récurrente.

Écrit par : urbain | dimanche, 18 mai 2008 16:41

La raison est un masque, celui que prend l'option majoritaire.
La dialectique une faiblesse qui permet l'oubki de l'humanité et la justification de toutes les horreurs, l'arme qui au main des puissants se retourne contre des opprimés qui approuvent leur conditions.

Écrit par : odm | dimanche, 18 mai 2008 16:44

Pas d'orientation sans prédetermination.

Ecrit par : odm | dimanche, 18 mai 2008 16:39

Encore un petit effort ( un dernier verre ?) et tu vas arriver à la prédestination ( "Dieu l'a voulu").
Mais c'est une doctrine qui a un fumet de "réformé" peut être un peu trop fort à ton goût ( il est vrai que ça fleure bon son Calviniste ces idées là).

Écrit par : urbain | dimanche, 18 mai 2008 16:45

Ecrit par : odm | dimanche, 18 mai 2008 16:44

Sans doute le genre de conviction profonde qu'avait à l'esprit le bon général franquiste Milan Astray quand il s'écria "à bas l'intelligence" et "viva la muerte" avant d'aller massacrer Garcia Lorca .

Écrit par : urbain | dimanche, 18 mai 2008 16:52

Refresh à 17 heures les amis !

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | dimanche, 18 mai 2008 16:52

Tu me lache deux secondes l'épicier des livres...

Écrit par : Andy Verol | dimanche, 18 mai 2008 16:53

Urbain, Dieu l'a voulu ?
Dieu est un principe, la base de mon raisonnement et du tien, mais tu l'ignores.
Car tu cherches la fin et tu t'appuies sur des idées sacrées que tu penses naturelles.
Naturelles ?
Est-il naturel que les pauvres et les sans grades soient épargnés par les puissants ?
N'est il pas dogmatique de déclarer que chaque homme est équivalent à son prochain ?
Ou est la raison dans tout cela ?
La raison ne réside-t-elle pas dans la certitude de la sélection naturelle comme moyen évident d'améliorer le sort des hommes ?
La raison est une horreur et la droite est raison aujourd'hui.
Raison décompléxée nommée pragmatisme.

Écrit par : odm | dimanche, 18 mai 2008 17:09

Le refus de la raison est l'avenir de l'humanité...

Écrit par : odm | dimanche, 18 mai 2008 17:15

Car raisonnablement l'espèce humaine est une déraison !

Écrit par : odm | dimanche, 18 mai 2008 17:16

Hips ! (pour faire plaisir à Urbain)

Écrit par : odm | dimanche, 18 mai 2008 17:18

@Urbain : ne crois-tu pas que ces petits éditeurs devraient surtout se payer de bons attachés de presse et une présence sur le net ?

Peut-être aussi que certains habitants des HLM (tous ne sont pas pauvres a priori) de ton coin préfèrent aller à la FNAC parce qu'il y a plus de choix.

Perso si j'habitais ton quartier j'irais visiter ta librairie si il y avait de la pub comme quoi on y trouve des bouquins de petits éditeurs qu'on trouve plus difficilement ailleurs. Mais je suis un marginal. Si j'habitais à moins de 20 kilomètres de ta librairie je viendrais de toute façon une fois ne serait-ce que pour voir.

Écrit par : Armand | dimanche, 18 mai 2008 17:27

A part ça je recommande le post d'Andy Verol du 17 mai 2008, là :

http://andy-verol.blogg.org/

Écrit par : Armand | dimanche, 18 mai 2008 17:30

@Urbain :l'année dernière tu as indiqué que tu ne voulais pas faire de vente par correspondance. Je respecte ce choix mais étant un consommateur régulier je constate que dans la catégorie livres d'occasion on trouve toutes sortes de vendeurs, dont probablement des particuliers.

Tu pourrais donc faire ce genre de ventes en tant que librairie sur des plateformes de type Amazon ou Abebooks.
Et toucher plus de monde.
Perso si :

1) ton catalogue etait en ligne
2) tes bouquins etaient disponibles en vente dans le monde entier avec frais de porc similaires à Amazon (Chapitre.com c'est prohibitif)

je serais vivement intéressé

Écrit par : Armand | dimanche, 18 mai 2008 17:36

Ecrit par : Armand | dimanche, 18 mai 2008 17:27

Mon bon Armand, sache que l'essentiel de la clientèle de la fnac ( comme des site de vente en ligne )est une clientèle "lointaine" ... il n'y a pas de clientèle "de proximité" pour ce genre de marchands de livre.
Juste un exemple tout proche : lors des récentes grèves de transport à Paris , la librairie de la fnac forum des halles ( la plus grosse de france )a vu son activité diminuer de 60 %, alors que celle des librairies comme la mienne augmentait de 30 % dans la même période ...
Quand à l'idée que les gens ( du moins les lecteurs) vont à la fnac "par ce qu'il y a plus de choix" , c'est également une illusion, courante mais parfaitement fausse . En fait c'est presque l'inverse : ils ( les lecteurs)viennent dans les librairie comme la notre, par ce que précisément "nous avons fait ce choix pour eux". Personne ( sauf ceux qui n'ont jamais foutu les pieds dans une vraie librairie ) ne va à la fnac acheter des livres "au hasard" sans bien savoir ce qu'il veut et en comptant sur sa perception de l'agencement des rayons pour y trouver ce qu'il cherche ( et qu'il ne sait pas encore ...).
En réalité les gens qui "aiment les livres" et ont simplement l'envie d'acheter ou voir des livres sans avoir d'idée précise, sont justement ceux qui constituent les gros bataillons de ceux qui fréquentent , assidûment ... les librairies ( comme la notre ).
Quant à ceux qui veulent simplement un livre quelconque et se foutent de la proximité ( des livres, d'un libraire , etc ..) du "loisir studieux" consistant à musarder tranquillement dans les rayons d'une petite librairie "indépendante",assuré de pouvoir, à tout moment, discuter, débattre, poser des questions se renseigner, demander un avis, etc .. et commander n'importe quel livre, qu'il pourra revenir chercher dans les 3 jours.
Ceux-là donc , qui se foutent de tout ça, qui sont essentiellement des "consommateurs", sont très nombreux assurément, mais ne fréquentent en réalité pas les librairies. Ils achètent des livres, c'est tout, sur des critères quelconques et qui les regardent.
Enfin, concernant le public "des cités" , le problème est tout autre, c'est que tout simplement, loin de rechercher une "offre large et diversifiée" d'ouvrages en stock, ils auraient plutôt le problème inverse : ils ne lisent pas , n'achètent pas de livre, ne vont pas même dans les bibliothèques ...
Et c'est là tout le problème , toute la difficulté d'implantation de librairies dans ces "friches" : pas de lecteurs, pas de clients ...

Enfin la "présence sur le net" et les attachés de presse facilitant la diffusion des "auteurs d'avant garde" et autres "jeunes auteurs difficiles", c'est (encore) une illusion induite par une grosse méconnaissance du "marché du livre".
En pratique ces méthodes, comme celle du téléchargement en ligne, voire des "readers" largement promus (aux US) par amazon, sont sans doute destinées, là encore , à un certain avenir et à un marché qui devrait se développer, mais qui n'est précisément pas celui des "amateurs" ... de livres et de littérature . C'est celui de gens qui ne vont jamais dans les librairies et y iront moins que jamais.
Concernant les "petits éditeurs" j'en vois quasi toutes les semaines, et je reçois des dizaines de messages électroniques et de liens tous les jours ...
Les seuls que je prenne en considération sont ceux qui font l'effort de venir me présenter leur livres. En contrepartie je prends tout le temps nécessaire pour les écouter et évaluer avec eux l'opportunité de présenter leur production à la clientèle de la librairie.
La plupart du temps ... ça marche très bien ( et ça marche d'autant mieux qu'il s'agit de livres "exigeants", "raffinés" ou "pointus" ).

Écrit par : urbain | dimanche, 18 mai 2008 18:00

je serais vivement intéressé

Ecrit par : Armand | dimanche, 18 mai 2008 17:36

J'oubliais l'essentiel , mon cher armand, et ceci dit sans la moindre animosité : ta clientèle ne m'intéresse pas du tout ...
Par ce que ce qui m'intéresse, moi, ça n'est certainement pas de faire des colis et d'expédier des livres ( ce que je n'ai assurément pas l'intention de faire), c'est de faire venir les amateurs de livres dans ma modeste échoppe ... de voir les gens, discuter avec eux, parler des livres ... et du reste.
Nous attendrons donc que tu ais emménagé dans le 14ème à a Paris ( vraiment génial comme quartier, tu verras ..).

Écrit par : urbain | dimanche, 18 mai 2008 18:11

@Urbain : puisque tu reçois beaucoup de monde tu as peut-être vu passer les Editions Allia ? Je suis en train de terminer "Toute une vie", extraits du journal intime du dissident tchèque Jan Zabrana, lecture que je recommande tout particulièrement aux anciens abonnés de la revue "L'alternative" (revue sur les dissidents du socialisme réel, aux anciennes Editions Maspero).

Et effectivement je l'ai acheté dans une vraie Fnac lors d'un séjour à Paris, et non par le net.

Je vois tout l'intérêt d'être un habitué d'une librairie comme la tienne notamment en ce que je suppose qu'une fois que tu connais un client tu peux l'orienter vers des bouquins qu'il n'aurait pas eu l'idée de lire tout seul.

Sur le fait que tu n'aimes pas expédier des livres (aller les chercher à la poste n'est pas très marrant pour le destinataire non plus...) je te comprends mal. Ta librairie implique forcéemt des activités ingrates comme la comptablité ou le ménage (et sûrement d'autres).
Donc l'expédition des bouquins...
certains particuliers ou petites librairies joignent des cartes de visite ou de remerciement à leurs envois, mais je ne me vois pas leur réécrire voir chercher leur site web éventuel alors que je ne les connais pas...ce serait différent avec une librairie "en dur" dont je connaitrais en personne le taulier.

Écrit par : Armand | dimanche, 18 mai 2008 19:24

@Urbain : je rebondis sur ton explication que les lecteurs qui ne savent pas quoi acheter mais achèteront dans le but de lire eux-mêmes et non simplement de faire un cadeau, vont dans les petites librairies et pas dans les FNAC, où le choix est pourtant plus important.

Je fais donc partie des marginaux, car quand j'habitais à Paris j'allais souvent trainer le samedi dans la FNAC la plus proche de chez moi dans le but d'y acheter des livres au hasard.
Pour aller en complément ou en substitution dans une librairie de proximité il faudrait que je puisse apprécier le choix du libraire.
Toi je te connais maintenant un peu, depuis le temps, ton énorme culture fait que spontanément j'aurais envie de te demander ton avis sur quoi acheter, voire je serais curieux de tes choix de positionnement des nouveautés dans ta librairie.
Mais mon énorme inculture m'a empêché jusque là de repérer des libraires et des librairies comme la tienne (sauf au quartier latin, quand même).

Écrit par : Armand | dimanche, 18 mai 2008 19:33

Ecrit par : Armand | dimanche, 18 mai 2008 19:33

"Errare humanum est, sed perseverare diabolicum".
Donc maintenant que tu sais ... tu iras dans une "vraie" librairie , à Paris ça ne manque pas .

Écrit par : urbain | dimanche, 18 mai 2008 19:54

 
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