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lundi, 12 mai 2008

L’esprit de mai 2008 ou La liberté d’interdire

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Contrairement à ce que l’on peut penser, le changement de mœurs au sein d’une société a plus de chance de se produire à la suite de la multiplication de petites mesures d’organisation de la vie sociale au quotidien, apparemment isolées, que par une vaste réforme d’ensemble soutenue par une idéologie clairement affirmée.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les idéologies qui réussissent à changer profondément les mœurs reconnues à l’intérieur d’une société, sont celles qui procèdent par des réformes ambitieuses mais se présentant comme sans lien direct les unes avec les autres alors même que leur combinaison assure l’isolement des conduites et pratiques sociales les plus diverses dans un maillage serré d’interdictions et de punitions, chacune légitimée par « de bonnes raisons » auxquelles on ne peut que consentir.

Un reportage récent à la télévision montrait ainsi une nouvelle pratique de la police de la route qui consiste à user d’une surveillance accrue des automobilistes à l’aide du camouflage. Motards en civil et voitures banalisées sillonnent les routes et repèrent et, bien-sûr, sanctionnent le moindre accroc au code de la route.
Ce qui me semble problématique là-dedans, ce n’est pas le fond : on sait bien que la police est là pour faire respecter la loi, sur la route comme ailleurs.

Non. Le problème me paraît être d’ordre moral essentiellement et réside dans le choix de la dissimulation. Un rapport de défiance est ainsi posé entre la police et les citoyens, sur le postulat selon lequel les seconds, lorsqu’ils se croient libres de leur mouvement, ont naturellement tendance à abuser de leur liberté.
 

En d’autres termes, le contrôle des conduites sociales (la manière dont les individus se comportent en société) est délégué à un principe d’hétéronomie. Ce contrôle externe est d’autant plus efficace qu’il est masqué. Il permet d’instiller l’incertitude sur l’identité des autres et la peur de la sanction.
Or, s’agissant d’une institution telle que la police, les occasions dans l’histoire où celle-ci a éprouvé le besoin d’agir de la sorte ont rarement été associées à des motifs avouables et à des régimes démocratiques (je n’ignore cependant pas que les rafles ont été réalisées par des policiers en uniforme.

Mais justement, le régime qui les ordonnait avait cessé d’être républicain. A côté, une police parallèle s’était développée). Appliquer à la circulation routière la même méthode que celle qui prévaut pour le suivi des manifestations et l’identification et neutralisation des « casseurs » par des policiers déguisés en manifestants, fait partie de ces mesures qui relèvent d’un même esprit mais qui n’apparaît pas comme tel, tant les raisons sont multiples et évidentes qui permettent de légitimer cette mesure pour le cas auquel elle s’applique et conformément à l’intention qui est la sienne : rendre la route plus sûre. On attend de la multiplication des sanctions et surtout de son effet croissant sur la conduite des automobilistes, un comportement d’ensemble plus policé, mais toujours fondé sur la peur d’un contrôle qui peut se produire à tout moment.

Maintenant lorsqu’on a la curiosité d’ajouter cette mesure à d’autres, notamment celles ayant trait à l’emploi, prises dans l’année écoulée et de les comparer les unes aux autres, on constate qu’un même esprit les anime : discipliner les conduites des individus en société en les soumettant bon gré mal gré à une norme commune. Cet esprit, c’est celui du libéralisme originel et de son profond pessimisme sur la nature humaine et ses passions mortifères, antisociales, qu’il faut strictement encadrer si l’on veut que ses démons que sont les humains puissent cohabiter sans se nuire excessivement, au point de se détruire mutuellement. Les échanges marchands ont été perçus comme un bon médiateur permettant de faire œuvrer ensemble des individus qui finalement travaillaient pour leur intérêt particulier.

La liquidation de l’esprit libertaire de mai 68 est en marche. Certainement pas à travers une idéologie explicite dont il faudrait épouser les dogmes, mais bien plutôt par une batterie de mesures visant à peser sur les conduites individuelles et à les soumettre à un ordre moral qui appartient en effet à une tradition de pensée et à une vision de monde particulières. Laquelle n’est plus spécifiquement de droite, mais mord très largement sur sa gauche, dont les repères identitaires propres ont été effacés. Tout simplement parce qu’ils vont dans le sens opposé de celui du libéralisme : confiance en l’être humain là où le libéralisme ne voit que menaces ; utopie (réalisation d’un potentiel d’émancipation bénéfique) versus réalisme (n’est rationnel que ce qui est réel) ; auto-organisation versus chaos, etc.

Le libéralisme qui étend son emprise un peu partout dans le monde et singulièrement en Europe, au moment où celle-ci n’a toujours pas trouvé le moyen de perpétuer son modèle social distinct de la tradition anglo-saxonne, traduit cette crise profonde de confiance que les sociétés nourrissent envers leurs membres. La recherche de la soumission de chacun à l’ordre économique tout-puissant conçu comme plus petit dénominateur commun est une réaction decrispation face à un moment de mutation difficile des sociétés développées confrontées à des changements massifs sur tous les plans. La réponse d’un Sarkozy, qui est de réformer tout et n’importe quoi, est un moyen censé placer le pays dans le mouvement en position d’acteur plus que de patient.

Mais l’on peut se demander si ce stakhanovisme n’est pas là pour faire diversion face à ce qui nous échappe plutôt que nous permettre de nous organiser pour y faire face. Sachant que la façon dont la réforme sarkoziste se développe se fonde sur une soumission accrue du plus grand nombre à un esprit de hiérarchie et non d’initiative, au chef et non au collectif, à l’application des règles et non à l’innovation issue de l’activité de groupes reconnus en tant que tels, etc. ?

 

Off

Commentaires

Je plussoie presque tout ce que vous dites Off.

L'esprit de mai 2008 serait il "l'esprit du Mal" ? Et cette tactique qui consiste à truffer la société de flics en civil pour prendre les "mal-faisants" et les mal-pensants" en flag... Faux citoyens, faux motards, fausse racaille, faux automobilistes, vraies caméras, vraie surveillance, vrais mouchardages, vrais indics...

Ne se dirigerait on pas vers une vraie dictature, les enfants ou si vous préférez, pour les plus bégueules vers une fausse démocratie ?

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 12 mai 2008 16:17

"Je suis prêt à parapher et à signer tout ce qu'on voudra. Je ferai toutes les concessions pour rester libre de poursuivre ma politique. Je garantirai toutes les frontières, je conclurai tous les pactes de non-agression et les pactes d'amitié que l'on me demandera. Il serait enfantin de ma part de ne pas me servir de ces moyens, sous prétexte qu'un jour peut-être je devrai violer mes engagements les plus solennels. Il n'y a pas de pacte solennel qui, tôt ou tard, n'ait été rompu ou ne soit devenu caduc. Il n'existe pas de contrats éternels."
"On devrait tout de même comprendre que nous ne sommes plus au XIXe siècle, que nous avons fait une révolution et que, de tout temps, les régimes révolutionnaires ont rompu les barrières de la tradition ; que j'emploie tous les moyens de la ruse et de la feinte, ou que je mette mes armées en marche, je ne vois pas où est la différence. Pour ma part, je la cherche en vain. C'est une distinction sophiste, c'est de la morale pour vieillards".
(Hitler.. 1939.. un despote décomplexé)

merci Off

Écrit par : Maghnia | lundi, 12 mai 2008 17:31

"Cet esprit, c’est celui du libéralisme originel et de son profond pessimisme sur la nature humaine et ses passions mortifères, antisociales, qu’il faut strictement encadrer si l’on veut que ses démons que sont les humains puissent cohabiter sans se nuire excessivement, au point de se détruire mutuellement."

Merci off pour ce billet.

Cette phrase, à lire dans son contexte, prête pour le moins une intention voire une attention positive. J'en doute, d'autres intérêts prévalent certainement...

L'encadrement quasi disciplinaire voire autoritaire dont vous faites état dans votre texte est indéniable, un glissement vers la prise en faute, la présomption de "culpabilité". Instiller la peur, la peur des policiers, de l'ordre, de perdre son emploi, de ne pas être assez actif dans ses recherches d'emploi ...etc

Un pays sous contrôle, la peur du loup, ça marchera toujours ;-))

Écrit par : agathe | lundi, 12 mai 2008 17:43

HS pour Valdo / des nouvelles de Doris Lessing

Interview diffusée sur la B.B.C.
http://news.bbc.co.uk/2/hi/entertainment/7393915.stm

... tout à l'heure à 19h15, dans l'émission Front Row :
http://www.bbc.co.uk/radio4/arts/frontrow/

http://www.liberation.fr/culture/325794.FR.php

Écrit par : info | lundi, 12 mai 2008 17:45

Peut-on moinssoyer ? ( est-ce que ça peut se dire)
voilà une grave question ...

Écrit par : urbain | lundi, 12 mai 2008 19:08

important .. info offerte par pescaloun aux noisetiers
OU ALLER LE 15 MAI?

Saint-Pierre | 10h place de l'hotel de ville
Saint-Denis | 10h jardin de l'etat

Paris | 14h30 Place d’Italie - Bastille - République

Le Blanc Mesnil (93) | 10h00, place du Forum - 11h00 Palce de la mairie (interpro) puis Paris
Melun (77) | 9h30 - Préfecture puis Paris ?
Montreuil (93)| 12h30 - Mairie puis Paris

Bordeaux (33) | 11h30 - Place de la république
Périgueux (24) | 14h30 - Palais de Justice
Ribérac (24) | 13h30 - Parking des bus du lycée (départ en car)

Caen (14) | 10h - Place Saint Pierre
Saint-Lô (50) | 10h30 - Place de la mairie

Clermont-Ferrand (63) | 10h - Avenue de la République

Annecy (74) | 14h - Préfecture
Chambéry (73) | 14h00 Place de la Sasson
Grenoble (38) | 14h - Place de la Gare
Rumilly (74) | 10h30
Valence (26) | 13h30 - Champ de Mars

Bourg-en-Bresse (01) | 14h30 - Champ de Foire
Lyon (69) | 11h30 place Bellecour
Roanne (42) | 10h45 - Bourse du travail
Saint-Etienne (42) | 10h30 - Bourse du travail (AG à 9h00)

Montpellier (34) | 14h30 - Peyrou
Nîmes ( 30) | 15 h Maison Carrée
Perpignan (66) | 10 h30 - Place de Catalogne

Bar-Le-Duc (55) | 16h - Place Reggio
Epinal (88) | 14h - Préfécture
Longwy (54) | 14h - Lycée Mézières
Metz (57) | 14h30 - Esplanade
Nancy (54) | 14h - Place Stanislas

La Rochelle | 15h - Place de Verdun
Laval (53) | 15h30 place du jet d'eau
Nantes (44) | 10h30 - Place Bretagne

Brest | 10h30 - Place de la liberté
Lorient | 10h30 - Maison des syndicats
Morlaix | 10h30 - Place de la mairie
Quimper | 10h30 - Place de la résistance
Rennes (35) | 11h - Place de la Gare
Saint-Brieuc | 10h30 - Place de la préfecture (manif départementale)
Vannes | 10h30 - Place de la république

Albi (81) | 14h30 - Place du Vigan
Cahors (46) | horaire à vérifier départ place Chapou suivie a.g. interpro à la bourse du travail.
Figeac (46) | départ à 10h devant école Marcenac (école occupée) suivie A.G. interpro à la salle Balène
Tarbes (65) | 10h30 - Bourse du travail (pl. des droits de l’Homme.
Toulouse (31) | 14h - Compans-Cafarelli

Apt (84) | 14h30 - Place du lycée Charles De Gaulle
Avignon (84) | 10h30 - Gare centre ville
Marseille (13) | 10h30 - Vieux port

Belfort (90) | 10h - Maison du peuple
Besançon (25) | 14h00 - Place de la Révolution

Dijon : 14h30 Place de la Libération

Auxerre (89) | 14h Gare SNCF.
Chalons-sur-Saone (71) | 15h - Maison des Syndicats
Nevers (58) | 15h - Place Carnot

Lille (59) | 14h - Porte de Paris
Valenciennes (59) | 10h - Place d'Armes

Cannes | 8h - Rassemblements devant les lycées
Draguignan (83) | 10h30 - Sous-préfecture
Nice (06) | 10h - Place Masséna
Toulon (83) | 10h - Place de la Liberté

Blois (41) | 10h - Préfecture
Bourges (18) | 10h30 - Place Séraucourt
Chartres (28) | 14h30 - Place des Halles
Châteauroux (36) | 10h - Place de la république
Nogent Le Rotrou (28) | 10h - Lycée R.Belleau
Orléans (45) | 10h30 - Cathédrale - 15h00, AG enseignants-parents-élèves en centre ville
Romorantin (41) | 10h - Lycée Claude de France
St Amand (18) | 10h30 - Place Jean Girault
Tours (37) | 14h30 - Place de la liberté
Vendôme (41) | 10h - Sous-préfecture
Vierzon (18) | 10h30 - Forum république

Angoulême (16) | 10h - Gare
La Rochelle (17) | 15h00 - Place de Verdun
Poitiers (86) | 14h - Place d'armes

Châlons-en-Champagne (51) | 10h - Maison des syndicats, place Verdun
Epernay (51) | 10h - Place Carnot
Reims (51) | 10h - Maison des Syndicats

Le Havre (76) |10h - Volcan
Rouen (76) | 10h30 - Cours Clemenceau

Mulhouse (68) | 10h30 - Place de la Réunion
Strasbourg (67) | 10h - Place de la bourse

Écrit par : Maghnia | lundi, 12 mai 2008 19:35

Ce que traduit surtout cette article c'est une méconnaissance réelle du fonctionnement du monde.
Faut aller un peu plus loin mon vieux.

Affirmer que sarko reforme tout et n'importe quoi est faire montre d'une naïveté proche de l'inconscience.

Renseignez vous mon vieux et vous trouverez les raisons et l'inspiration des réformes.

Mais quand on ne veut pas voir....

Que de blabla....inutiles et même pas pédagogiques.

Écrit par : odm | lundi, 12 mai 2008 21:23

Le village des autruches ?

Écrit par : odm | lundi, 12 mai 2008 21:24

Sarkozy l'a dit lui-même lors de son dernier show télévisuel ; mes 257 réformes menées simultanément forment un tout, cohérent. Chacune concourt au bon fonctionnement de l'ensemble. Chacune est indispensable à l'efficacité de l'ensemble.

Comme le raporatali.

Bien évidemment, sous couvert de pragmatisme, c'est un dogmatisme qui est à l'oeuvre. Au service de l'ordre social et de la liberté économique. OCDE, Bruxelles, marchés, morale, sécurité etc...
Ha, le pragmatisme... Le dogmatisme caché derrière le bon sens (forcément partagé), le volontarisme et l'action inévitablement idoine.

Intéressante, cette question du "caché". Ce que l'on occulte aujourd'hui : la pauvreté, les flics qui se cachent pour épingler, la vidéosurveillance qui oblige à se cacher, les formes de résistance plus ou moins organisées, les actions lycéennes, les sans-papiers qui s'effacent, les penseurs "différents"...
Et ce qui est montré, exposé : les vies "privées", les faits divers, les procès, les ray-ban, les sondages, des individus comme exceptions et/ou comme métonymies positives...

Écrit par : f | lundi, 12 mai 2008 22:08

"nouvelle pratique de la police de la route qui consiste à user d’une surveillance accrue des automobilistes à l’aide du camouflage"
...
la tacacataquetique du gendarme ...
ça me rappelle , dans les années 70, une initiative du ministre de l'intérieur de l'époque, qui avait eu une idée asse géniale pour diminuer le nombre des accidents de la route.
Une savante étude avait permis d'établir que ... la peur du gendarme était une motivation assez efficace dans la perspective de dissuader les chauffards coupables d'excès de vitesse et conséquemment d'accidents mortels.
Oui, déjà en ces temps reculés ( je ne me souviens plus si bison futé avait été inventé ) nous disposions en France de quelques pointures, issues de l'ENA, sciences po et autres pépinières de talents du même genre, et fréquentant les cabinets ministériels ( attali n'est pas arrivé par hasard).
Déjà également à l'époque, notre belle nation, pourtant encore florissante, était confrontée à des avatars et contraintes budgétaires.
D'où un de ces blocages dont notre indécrottable hexagone national a parait-il l'exclusivité mondiale : comment dans ces conditions sauver malgré eux tous ces homo-automobilis inconscients, dès lors que nos savants avaient pourtant trouvé la voie de leur salut ?
Comment, sans disposer du budget afférant, augmenter le nombre de gendarmes en faction sous l’ombre propice des platanes, sur nos belles routes nationales , scrutant de leur regard impavide sous leurs sourcils froncés, en se triturant la moustache, les contrevenants putatifs,?
Oui comment ?
Et c'est là que vint une des trouvailles dont seul le génie national et la fécondité intellectuelle qui caractérise nos grandes écoles peut expliquer l’immédiate et opportune émergence ...

On allait produire des gendarmes factices ! ( authentique)

Il avait été établi en effet que la seule vision "périphérique" d'une silhouette caractéristique de motard de la gendarmerie, quelque part dans le paysage bucolique, suffisait à faire instantanément "lever le pied". La mise en service de faux gendarmes , un peu sur le modèle des cibles de tir de foire ( mais grandeur nature) fut annoncée. Simple , économique, efficace.
Et ça n’était pas un poisson d’avril …

J'avoue que lors des week-ends suivants , nous partîmes en goguette avec quelques malveillants dans mon genre avec l'espoir de tomber sur de ces innovations technologiques et de nous l'approprier pour en percer les secrets de fabrication et accessoirement décorer le jardin (et peut être même effrayer , un bref moment, les merles printaniers ).

Hélas ( et rassurez vous c'est la conclusion) il s'avéra également que ces temps lointains furent aussi ceux des premières intoxications médiatiques du pouvoir ...
Ce magnifique projet ne fut jamais réalisé .

Mais ... n'est il pas encore temps de bien faire ?
Cui-cui, avec tes relations à l’Élysée, tu pourrais peut-être en glisser un mot à la première dame ?

Écrit par : urbain | lundi, 12 mai 2008 22:40

Mais, l'espoir revient... avec Terra Nova :

http://www.tnova.fr/


Vinnie Terranova, un flic dans la mafia (Wiseguy).

Écrit par : f | lundi, 12 mai 2008 22:45

Ecrit par : f | lundi, 12 mai 2008 22:45

Ouille ... on peut pas dire qu'ils aient couteau entre les dents ces gauchistes là ...

Écrit par : urbain | lundi, 12 mai 2008 23:05

Le casting est tout à fait attrayant :

"Au sein de la direction, on relève les noms de l'économiste Eric Maurin, directeur scientifique de Terra Nova, et du rédacteur en chef de la revue Esprit, Marc-Olivier Padis, directeur éditorial.

Son conseil scientifique comprend, à l'international, les commissaires européens Peter Mandelson et Javier Solana, ou le mentor politique de Tony Blair, Anthony Giddens. Côté français se côtoient les économistes Philippe Aghion, Daniel Cohen ou Jean Pisani-Ferry, l'historien Jean-Pierre Azéma, la sociologue Dominique Méda, etc.

Parmi les représentants de la "société civile" figurent Denis Olivennes, PDG de la FNAC, Jean Peyrelevade (bayrouïste), Bernard Spitz, fondateur des Gracques (qui avaient appelé à une alliance Royal-Bayrou avant le 1er tour de la présidentielle de 2007), Jean-Pierre Mignard, président de Désirs d'avenir, et quelques syndicalistes."

Peut-être encore cette idée ; placer des gens de gauche factices, en carton, sur la route des idées, pour faire peur à la droite...

Écrit par : f | lundi, 12 mai 2008 23:14

On dirait que c'est ce qu'essaie de faire le PS, depuis un certain temps , mais ça n'a pas l'air de marcher .

Écrit par : urbain | lundi, 12 mai 2008 23:20

Puissant :

"Jeudi 27 mars 2008 :

Participation de Terra Nova (Marc-Olivier Padis) au séminaire organisé par l’Institut Montaigne, intitulé « Entre trop vite et trop lentement…Le temps de la réforme » (Conseil économique et social)

Le séminaire se divisait en 3 parties:

* L’opinion : frein ou booster pour la réforme?
* Réformer d’un coup ou par petits bouts?
* Finances publiques, questions sociales, réformes de l’Etat : y a-t-il un (même) temps pour tout ?"


J'adore le "Réformer d’un coup ou par petits bouts ?"

Écrit par : f | lundi, 12 mai 2008 23:21

C'est sans doute l'enjeu de la rupture .

Écrit par : urbain | lundi, 12 mai 2008 23:35

Information également entendue sur France-Cul, à propos du referendum sur le traité de Lisbonne en Irlande (pas Lisbonne, le referendum) :

http://olivierbonnet.canalblog.com/

On cache, on montre etc...

Écrit par : f | lundi, 12 mai 2008 23:50

@info : merci pour Doris Lessing! fatiguée mais pas la langue dans la poche...

à tous: excellent, le coup des faux gendarmes et vrais nains de jardins... et de la fausse gauche, hélas

Écrit par : Valdo rentrée d'Auvergne | mardi, 13 mai 2008 00:31

La pratique du passez-muscade ne se conçoit pas non plus sans une participation active du pigeon. Dans le reportage de FRance 2, il est fait d'abord état de "l'efficacité" supérieure du procédé par rapport à la détection classique. On le comprend aisément. Ensuite, l'habituel micro-trottoir dans lequel la plupart des interviewés raisonnent à l'intérieur du cadre défini par la pratique qui les vise. "Ah, si ça peut permettre d'arrêter ceux qui commettent de grosses infractions". Ben oui, mais il est à craindre que les mailles du filet soient si fines que celui-ci retienne également le menu fretin.

En outre, la question de la légitimité de la surveillance généralisée des citoyens dans la plupart de leurs activités de la vie courante, et des dérives qui peuvent en découler, se pose...mais ne l'est pas bien-sûr, puisque le journaliste lui-même s'empresse de se faire l'écho des propos officiels justifiant la mesure par son résultat : un plus grand nombre d'infractions relevées.

C'est un peu l'histoire de Robocop qui fait directement correspondre à une scène à laquelle il assiste les articles du code pénal qui qualifient l'infraction dont cette scène est porteuse. l'idéal de la pacification libérale des moeurs forcément indisciplinées des individus.

Et les témoins, dans le rôle du choeur antique, d'opiner à ce qui apparaît sous le déguisement de la rationalité faite fatalité.

Écrit par : off | mardi, 13 mai 2008 01:36

comme métonymies positives...

Ecrit par : f | lundi, 12 mai 2008 22:08

c'est qui celui-là?

Écrit par : vitefée | mardi, 13 mai 2008 08:00

Ecrit par : Valdo rentrée d'Auvergne | mardi, 13 mai 2008 00:31

Aaah l'auvergne, gauloise, ancestrale et mystérieuse ....son Poulidor éternel, ses volcans assoupis, son ex-président... éteint, son accent chuintant, ses bougnats moustachus, ses vaches robustes, son climat austère.
Que n'ont ils encore convié le président à venir tâter de la bonne bouse fraiche du bout de ses talonettes ...

Écrit par : urbain | mardi, 13 mai 2008 08:25

La surveillance et la punition... graduée ; le projet de loi antipiratage :

http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/325995.FR.php

Et son "retocage" par le parlement européen :

http://www.20minutes.fr/article/224813/High-Tech-Telechargement-le-Parlement-europeen-retoque-la-reponse-graduee.php

Mais "on" insiste parce que c'est efficace, n'est-ce pas... Le répressif intervient pour conserver une vieille forme. C'est un mouvement de conservation qui nécessite une certaine radicalité, sinon c'est le chaos.

Et la vidéosurveillance, dont beaucoup d'études semblent montrer l'inefficacité, avec ses caméras qui deviennent parlantes :

http://www.plusnews.fr/articles/000372_camera_videosurveill.php

« La dame au manteau marron… ramassez vos détritus et mettez-les à la poubelle, s’il vous plaît ! »

La légitimité de tout ça, c'est, effectivement, que ça marche, quel qu'en soit le prix. Ca marche parce qu'il ne peut pas en être autrement. Et même si ça ne marche pas vraiment, la communication est là (comme dans le cas de la politique sécuritaire de Sarkozy et ses résultats prétendument inouïs). Il y a des dispositifs de surveillance et de coercition, quelque chose se passe forcément, un tel dispositif ne peut pas être neutre, sans action sur l'environnement. Quelque chose se passe et le dispositif en est la cause et si le dispositif est la cause de quelque chose, c'est que le dispositif a su répondre à sa fonction, à sa mission. Une caméra de surveillance n'a pas pour fonction de faire des crêpes. Le dispositif de surveillance et de coercition ne porte pas en lui sa critique, n'évalue pas les nouvelles pratiques engendrées, ne voit pas ce qui sort de ses prérogatives, il ne fait que dire "je suis là et quelque chose a changé dans ce pour quoi j'ai été installé. Quand il ne se passera plus rien sous mes yeux, c'est que j'aurai été efficace." (J'imite assez bien la caméra de surveillance, hormis l'accent). Le dispositif délimite l'ordre, il crée une "nouvelle" géographie où ce qui lui échappe n'existe pas. Ce qu'il voit est ce qui est, c'est la vérité et c'est ce qui est communicable. Le meilleur moyen pour maîtriser un espace, c'est de le construire.

Écrit par : f | mardi, 13 mai 2008 10:40

Ecrit par : urbain | mardi, 13 mai 2008 08:25

Tu oublies un élément essentiel... Ses fromages!

Écrit par : Valdo | mardi, 13 mai 2008 11:25

Ecrit par : urbain | mardi, 13 mai 2008 08:25

ses épouses exotiques choisies sur catalogue...son équipe de rugby toujours battue en finale...Michel Bras??

Écrit par : Pamela de Barres | mardi, 13 mai 2008 12:02

Auvergne ... terre de contrastes ...

Écrit par : urbain | mardi, 13 mai 2008 12:19

Orage ! ô désespoir ! ô Vergne ennemie ! N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?

Oups ! J'ai du louper un pied...

@ Urbain, je vais demander de ce pas en haut lieu la fabrication de gendarmes gonflables destinés à faire peur aux automobilistes et ainsi les rendrent prudents, mais je doute qu'ils restent longtemps en place : l'occasion étant trop tentante de la part des citoyens ordinaires de leur faire subir les derniers outrages. Les fétichistes pourront s'en donner à coeur joie.

L'essentiel étant qu'on ne les affuble pas d'un vrai pistolet... Je dis ça parce que avec les technocrates actuels, on n'est jamais sûrs de rien...

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mardi, 13 mai 2008 12:54

(source : Wikipedia)

Étymologie
En grec ancien, 'polis' signifie cité, ville, tandis que 'politeia' désigne la gouvernance de la ville. Le mot deviendra en latin, 'politia'.

C'est de ce 'politia' que découlera le terme français de police, signifiant dans un premier temps « gouvernement ».

(voir lien - sur pseudo)

---
HS/ Ecrit par : Maghnia | dimanche, 11 mai 2008 10:25
Merci pour la manifestation - de sympathie :-)
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Écrit par : section - dassault | mardi, 13 mai 2008 13:08

Pour info ( issues du Bailly ) les grecs avaient pas mal de mots pour parler de choses ...

πολιτεία, ας (ἡ)

I au sens de citoyen privé :

1 la qualité et les droits de citoyen, le droit de cité
2 la vie d'un citoyen, le genre de vie d'un citoyen

II au sens politique

1 la vie et l'administration d'un homme d'Etat, la participation aux affaires publiques
2 au sens collect. les mesures de gouvernement.
3 la constitution d'un Etat, la forme de gouvernement, le régime politique en gén.;
particul. la constitution démocratique.

πολίτευμα, ατος (τὸ)

1 l'acte d'administration publique;
2 au plur. les mesures politiques, les actes politiques.

πολιτεύω (f. πολιτεύσω, ao. ἐπολίτευσα, pf. inus. ; pass. ao. ἐπολιτεύθην, pf. πεπολίτευμαι) être citoyen, d'où : I intr. :

1 vivre comme citoyen
2 avoir les droits de citoyen
3 participer aux affaires publiques, gouverner l'Etat
tr. gouverner, administrer comme homme politique, acc.;
au pass. être gouverné, administré, en parl. de l'Etat :

τὰ πεπολιτευμένα τινί, DEM. les actes politiques d'un homme d'État

Moy. πολιτεύομαι (impf. ἐπολιτευόμην, f. πολιτεύσομαι, ao. ἐπολιτευσάμην et ἐπολιτεύθην, pf. πεπολίτευμαι)

1 être citoyen, vivre comme citoyen
2 prendre part aux affaires publiques, administrer dEtat;

οἱ πολιτευόμενοι, les hommes d'Etat, ou les orateurs politiques; avec un acc. accomplir comme homme d'Etat.

πολιτηίη, ion. c. πολιτεία.

πολίτης, ου :

I adj. m. de la cité, de l'Etat,
II subst. ὁ πολίτης :

1 le citoyen
2 p. ext. le concitoyen.

πολιτικός, ή, όν :

I de citoyen, c. à d.

1 qui concerne les citoyens, de citoyen;

ἰσονομία πιλιτική. THC. égalité de droits pour les citoyens, égalité civile

2 qui se compose de citoyens;

τὸ πολιτικόν, la réunion des citoyens;
πολιτικόν στράτευμα, XÉN. ou τὸ πολιτικόν, XEN. le contingent des citoyens dans l'armée athénienne, p. opp. aux allieé

II de l'Etat, qui concerne l'Etat, d'où :

1 de l'Etat, public; τὰ πολιτικά, en gén. les affaires de l'Etat, affaires publiques; ou particut. les sciences politiques et administratives
2 qui convient aux affaires publiques ou à un homme public.

πολιτικῶς, adv.

1 dans l'intérêt des citoyens
2 en bon citoyen.

πολῖτις, ιδος (ἡ) l'habitante de la cité, la citoyenne.

Écrit par : urbain | mardi, 13 mai 2008 13:16

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mardi, 13 mai 2008 12:54

Je ne les imaginais pas comme "gonflables", plutôt comme des panneaux ( en bois peint ou carton si budget modeste) rabattables : on les dresse et on les rabat de manière périodique et aléatoire, un peu sur le modèle des cibles de tirs forains .
De la sorte ça me semble à la fois plus fiable, plus dissuasif et plus ludique ( plus difficiles à atteindre ), et nos belles routes nationales et de campagnes y gagneraient un attrait supplémentaire pour la plus grande sécurité des adultes et la plus grande joie des enfants.

Écrit par : urbain | mardi, 13 mai 2008 13:26

complément : naturellement pour assurer l'efficacité et la pérennité du système il faut que les faux gendarmes soient aléatoirement mais régulièrement remplacés par des vrais ...

Écrit par : urbain | mardi, 13 mai 2008 13:28

J'ajoute enfin , reprenant la suggestion de f, que ce dispositif de sécurité routière peut avantageusement inspirer une refonte de notre système politique représentatif, tant à l'assemblée que lors des débats médiatisés.
Mais cela nécessitera occasionnellement une amélioration technique : un dispositif complémentaire devra permettre de leur faire émettre des discours variables, dont le contenu et la cohérence importent assez peu ( ce qui facilitera la conception ) dès lors qu'il s'agit d'une variante quelconque de la doxa libérale .

Écrit par : urbain | mardi, 13 mai 2008 13:34

Il y a aussi un recours massif de la contrainte légitimée au moyen de sondages. le "bon sens" mathématisé. Ainsi :

Le service minimum dans les écoles approuvé par 60 % des Français
LEMONDE.FR avec AFP | 13.05.08 | 10h12 • Mis à jour le 13.05.08 | 10h37

Soixante pour cent des Français estiment que la volonté du ministre de l'éducation, Xavier Darcos, d'étendre le service minimum dans les écoles pour la grève des enseignants le 15 mai est "une bonne chose, car cela permet de ne pas pénaliser les parents qui travaillent", selon un sondage CSA/i-Télé/Le Parisien-Aujourd'hui en France.


Invitées à choisir une opinion se rapprochant le plus de la leur, trente-trois pour cent des personnes interrogées estiment que ce service minimum "est une mauvaise chose, car cela constitue une tentative de remise en cause de l'exercice du droit de grève". Sept pour cent ne se prononcent pas.

Les opinions favorables émanent d'abord des sympathisants de la droite (87 %), puis de ceux du MoDem (59 %) et de la gauche (46 %). Les sympathisants de la gauche sont les plus nombreux à voir dans ce service minimum une "mauvaise chose" (46 %), suivis de ceux du MoDem (34 %) et de ceux de la droite (9 %).

Le ministère de l'éducation nationale a demandé aux municipalités d'organiser ce service avec leurs personnels, mais de nombreux maires, notamment à Paris, ont déjà refusé, avançant des problèmes matériels et de responsabilité juridique."

Que serait en effet une contrainte décidée par le pouvoir si elle ne recueillait pas l'assentiment d'une majorité ?

Le fait est que les sondages ont une étrange propension à mesurer des opinions sur des sujets où les clivages entre oui et non peuvent être facilement marqués. Il n'y a pas de zone d'ombre dans la question soumise au "vote" des sondés. Le dispositif d'ensemble, la formulation du questionnaire anticipent déjà un rapport de forces, qui est l'objet qu'il s'agit de mesurer, plutôt que de chercher à (faire) creuser la question, sur ses arrière-plans, sur ses conséquences, sur sa signification...au-delà du problème qu'elle prétend résoudre.

Le questionnement construit le type de public qui va lui apporter une réponse. Ici, la question subsidiaire sur les préférences partisanes marque un clivage attendu entre l'appartenance politique et le fait de voir ou de ne pas voir de problème dans la mesure en question.

Les uns sont-ils trop critiques, cependant que les autres ne le seraient pas suffisamment ? Ou bien encore, les uns perçoivent-ils ce qui échappe tout bonnement aux autres ?
Non. C'est plus vraisemblablement que les sondés ont placé cette affaire et leur jugement sur celle-ci dans un cadre plus vaste que celui apparent de la question. Ce qu'ils expriment, c'est bien leur vision hétérogène de la société dans laquelle si les droits des uns s'arrêtent bien où commencent ceux des autres, la différence est que chacun ne fait pas porter la charge sur les mêmes catégories. Pour les uns c'est le service rendu aux autres qui prime, sachant que tout le monde est logé à la même enseigne ("les parents qui travaillent) ; pour les autres, ce sont les droits fondamentaux des travailleurs et leur capacité à influer sur leurs conditions de travail qu'il convient de préserver.

Autrement dit, les conditions d'un dialogue de sourds sont réunies. Et ce que mesure ou amplifie le sondage.

Écrit par : off | mardi, 13 mai 2008 13:42

Ecrit par : urbain | mardi, 13 mai 2008 13:34

C'est déjà le cas. Mais plutôt sur le mode tel que décrit par l'admirable Cui² ; la baudruche. Certains sont surgonflés, tel un Montebourg, d'autres sous gonflés, d'autres déployés à l'hélium, au gaz hilarant, avec la valve visible etc...
La parole, c'est un petit mécanisme justement nommé logiciel.

Quant au sondage, il y a aussi la question :

"C'est une bonne chose car cela permet de ne pas pénaliser les parents qui travaillent".
Ou
"C'est une mauvaise chose car cela constitue une tentative de remise en cause de l'exercice du droit de grève".

Une question qui contient déjà l'orientation générale de la réflexion à mener afin de déboucher sur une réponse valide.

D'un côté, le pragmatisme ("les parents qui travaillent", (et non pas les enfants)), de l'autre un droit dont la majorité des "parents qui travaillent" ne peut user ; une abstraction.

On pourrait tenter avec :

"C'est une bonne chose car cela permet au gouvernement de ne pas prendre ses responsabilités en éludant les questions de fond et de se défausser sur les collectivités locales."

'C'est une mauvaise chose car les professeurs ont le devoir d'exiger une amélioration des conditions d'enseignement à nos enfants et une progression de leur pouvoir d'achat."

Écrit par : f | mardi, 13 mai 2008 14:24

Ne pas raisonner.
Il ne faut pas raisonner.
La raison c'est toujours Janus.
Les deux visages.
C'est la force du dogme que l'on nous oppose, mais de manière discrète.
La raison perd toujours contre le dogme dissimulé sous le masque de la raison.
Amis mécréants, croyez moi !
Toutes votre impuissance réside dans cette vérité !
Hips !

Écrit par : olivier de melgueil. | mardi, 13 mai 2008 14:41

On peut voir comment la pratique sondagière contribue à ce mouvement qui consiste à se saisir de toute question sociale pour la refigurer en un champ de controverses avec des pour et des contre se faisant face l'arme au pied. les uns comme les autres expriment finalement le registre de l'opinion, au sens du jugement sans nuance. La position du gouvernement est donc de ce fait définie comme factuelle. "Ce qu'il convient de faire", à la fois en terme de traitement du problème et également en termes de mise en distance des belligérants animés par leurs passions opposées voire mutuellement hostiles. La guerre est à nos portes mais heureusement l'arbitre veille et seule sa position hybride (juge et partie) est la bonne pour tous, car la seule à avoir une vue d'ensemble de la question.

Et c'est ainsi que le peuple est exclu du processus. Avec bien souvent l'accord explicite d'un certain nombre de ses membres...mesuré par sondage !

Écrit par : off | mardi, 13 mai 2008 15:07

En même temps la délinquance routière, et son cortège de morts et de blessés inutiles, est en baisse depuis que la répression s'est accrue. Qui s'en plaindrait ?

A New York pour éradiquer la délinquance dans le métro il y a un peu moins de dix ans il y avait des policiers habilement déguisés en vieilles dames ou en rappeurs. Je me demande depuis pourquoi on ne fait pas ça en France (on le fait pour le contrôle et la répression des manifs, et malheureusement les services d'ordre CGT ne peuvent pas tout, donc je ne condamnerais pas en bloc).

Le seul problème que je vois dans l'utilisation des flics en civil c'est au moment des interpellations : évidemment un type comme moi ne risque rien, mais des gens plus musclés ou plus vip pourraient se rebeller en pensant avoir affaire à des voyous.

Et flics en civil comme en uniforme la répression des bavures devrait être impitoyable pour que le lien entre flics et populations qu'ils contrôlent puissent réexister. Là encore, tant la montée continue de la violence depuis au moins une dizaine d'années que l'énervement des flics de ne pas être aussi bien payés qu'ils le souhaiteraient rendent ce souhait un peu utopique.

Écrit par : Armand | mardi, 13 mai 2008 16:06

Mein off et f,en duo vous êtes redoutables.

Écrit par : nef | mardi, 13 mai 2008 17:47

Ecrit par : olivier de melgueil. | mardi, 13 mai 2008 14:41

Le dogme c'est précisément l'inverse de la raison qui est dialectique, en tant que telle .
La raison , par nature, ne peut être dogmatique , ou alors ça n'est plus la raison ( qui étymologiquement renvoie à un rapport/ratio dialectique ).
Ce sont les pensées inconsistantes et irrationnelles qui "pour tenir" ont nécessairement recours aux béquilles que leur fournit la formulation dogmatique ( et ses dérivées :révélation , illumination, transe mystique, etc .. ) réputée les affranchir précisément de la contrainte dialectique .
Pour que ta proposition "La raison perd toujours contre le dogme dissimulé sous le masque de la raison." soit autre chose qu'une affirmation dogmatique de plus, il faudrait la fonder ... en raison, donc ... dialectiquement : avec un argumentaire et une démonstration "rationnelle" ( établissant un rapport logique irrécusable entre ses différents termes ) .
Pour autant Descartes lui-même déclarait "larvatus prodeo" ( j'avance masqué ) , mais pas du tout pour tes motifs ( de fait par ce qu'il se méfiait des réactions scolastiques, de l'église et des inquisiteurs qui venaient de condamner Galilée ).

Écrit par : urbain | mardi, 13 mai 2008 18:18

Le projet de loi sur les OGM rejeté !

Écrit par : nef | mardi, 13 mai 2008 18:20

Encore des flics en civil.

http://libelyon.blogs.liberation.fr/info/2008/05/quand-la-police.html

Écrit par : nef | mardi, 13 mai 2008 18:35

Un excellent papier d'Olivier Bonnet qui tord le cou aux continuelles conneries qu'on nous rabâche dans les médias con-formistes...

NON ! La France ne travaille pas moins que les autres pays européens !

http://olivierbonnet.canalblog.com/

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mardi, 13 mai 2008 18:40

LE 15 MAI .. FONCTION PUBLIQUE.. TOUTES ET TOUS EN GREVE

**Pour nos conditions de travail et un service public de proximité.
**Pour une mobilité choisie
**Pour un service public répondant aux besoins de la population.
**Contre les fusions, restructurations et fausses économies en tout genre.
**Pour défendre l’indépendance et de la neutralité des fonctionnaires.
**Pour un véritable plan de titularisation
**Pour une augmentation significative des traitements et des pensions par des mesures générales.

LE 15 MAI .. TOUTES ET TOUS EN GREVE

Le 16 Mai ..
assemblées générales partout pour décider des suites du mouvement !

Écrit par : Maghnia | mardi, 13 mai 2008 19:42

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mardi, 13 mai 2008 18:40

Dire la vérité ferait écrouler le discours présidentiel comme un château de cartes ...

Écrit par : agathe | mardi, 13 mai 2008 21:15

Pour que le discours présidentiel puisse s'écrouler il faudrait que d'une manière quelconque il s'apparente à une construction.

Écrit par : urbain | mardi, 13 mai 2008 22:19

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mardi, 13 mai 2008 18:40

Deux choses qui viennent à l'esprit derechef :

- Qu'un Léon matinal puisse nous rasséréner, c'est inquiétant. Que nous en soyons là, à nous accrocher à une petite chronique matinale...

- Il n'y a vraiment aucune "honte" à travailler moins. Cette position continuellement défensive est également inquiétante.

Donc, défaut d'affirmation et affinités douteuses.

Écrit par : f | mardi, 13 mai 2008 22:29

"Le projet de loi sur les OGM rejeté !"

Bloqué plus que rejeté.

Je ne regrette pas d'avoir voté socialo aux législatives...
hum, mauvaise blague.

Ce qui est amusant (en plus de l'agréable revers), c'est que ça repousse le "c'est pas foutu" du jour au second plan.

Ha, la concurrence... Barre et d'autres, déjà, il y a bien longtemps, vantaient les vertus de la concurrence. Rien de neuf, en somme.

Écrit par : f | mardi, 13 mai 2008 22:55

Ecrit par : urbain | mardi, 13 mai 2008 22:19

+1

Écrit par : agathe | mardi, 13 mai 2008 23:12

"Le projet de loi sur les OGM rejeté !"
Bloqué plus que rejeté.
Ecrit par : f | mardi, 13 mai 2008 22:55

Retardé plus que bloqué.

François Fillon a déjà annoncé la création d'une commission mixte paritaire, composée de sept députés et sept sénateurs. Une procédure plus stricte et plus discrète, qui pourrait voter le texte en l'état. Jean-François Legrand n'est pas dupe:
"La commission paritaire va sûrement voter le texte. Mais son existence montre à elle seule que c'est une erreur, et que l'occasion de rédiger un texte intelligent a été ratée."
(Rue89)

Écrit par : Lord Nithorynque | mercredi, 14 mai 2008 01:04

Le rêve du MEDEF, faire travailler gratuitement les demandeurs d'emploi.
http://www.ac.eu.org/spip.php?article64

Écrit par : Lord Nithorynque | mercredi, 14 mai 2008 02:40

Je sais que l'article d'Agnès Maillard (très NRVée elle aussi) a déjà été signalé ici même, mais je le remets car il le mérite particulièrement (et j'en aime le titre).
http://blog.monolecte.fr/post/2008/05/07/Et-mon-cul-sur-ton-nez-ca-te-fera-une-paire-de-lunettes-a-rationalite-economique

Écrit par : Lord Nithorynque | mercredi, 14 mai 2008 03:05

Le rêve de Christine Lagarde, un monde sans journaliste indépendant.
http://www.bakchich.info/article3710.html

Écrit par : Lord Nithorynque | mercredi, 14 mai 2008 03:10

 
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