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mercredi, 30 avril 2008

TRISTE

Une déclaration du Président de la République.

 

« Les bénéficiaires des minimaux sociaux devraient pouvoir cumuler aides sociales et revenu du travail sans condition s'ils ne touchent pas au total plus de "1,1 ou 1,2 SMIC", a précisé le président. "A partir du moment où on dépasse (ce seuil), il ne faut plus cumuler". Source Nouvel Obs AP

 

Un geste qui coûtera entre 1 et 1,5 milliard d'euros  financé par la prime sur l'emploi (confisqué aux nantis  entre autres d'après des  critères  évasifs à l'heure où j'écris), incertitude encore sur le nombre de « bénéficiaires » 100 000 personnes environ.

 

Il s'agit donc d'économiser, d'enlever l'excédent à ces cohortes d'inconscients qui festoient grassement de cette prime pour l'emploi.

 

Évidemment, nous pourrions comparer l'incomparable limite de cumuls imposés aux uns et encouragés pour les autres. Source ici

Et là une babiole.  Ici, une justification.

Le sujet ne se situe pas là, pas d'échelle de valeurs, celle du nombre.

 

Aucune originalité à recentrer le débat sur la quantité.

 

L'argent ne peut profiter qu'au plus petit nombre, c'est mathématiquement capitaliste …

La déclaration du Président. . "A partir du moment où on dépasse (ce seuil), il ne faut plus cumuler".

 

 

Laissez moi rire.

 

Agathe

N B : Cet article n'est pas aussi développé que prévu mais mon boss a refusé de me faire un mot d'excuses.

samedi, 26 avril 2008

Mon pote le blogueur…

free music

Figurez vous que je suis tombé sur deux émissions, sur Canal +, la première, "le grand journal", où j’ai vu et entendu, lors de je ne sais quelle occasion, l’excellent chroniqueur, J-M Aphatie se plaindre et pleurnicher du fait que depuis qu’Internet existait, des tas de fausses nouvelles circulaient et que nous-pauvres-journalistes-professionnels-de-talent, nous étions battus en brèche par de sales va-nu-pieds de blogueurs qui diffusent sous des noms d’emprunt des tas de buzz pernicieux, etc, etc et tatati et ttatata….

Je vous donne le refrain..

Vous connaissez la chanson !

Mes oreilles n’ont pas sifflé.

À noter qu’Internet est un outil important de communication de mon pote blogueur Aphatie. Sans commentaire.

Un peu plus tôt, un samedi, j’avais regardé une émission de Canal + (encore !) réalisée pas Pascale Clark, intitulée " un café l’addition " et où différents journalistes devisaient joyeusement sur le sexe des anges et le changement de look du président, événements essentiels, s’ils en étaient, et Daniel Schneidermann se trouvait là. Lors de l’introduction, elle présenta, le créateur " d’Arrêt sur image " comme blogueur.

Oh la la ! Si vous aviez vu la tête de l’impétrant  ? Offusqué et ulcéré !

J’ai observé, un peu rigolard, mon collègue blogueur Daniel Schneidermann et j’avoue avoir même regardé le pantalon du journaliste tant je croyais que Mme Clark avait renversé une casserole de sauce poulette sur l’illustre falzar. Après un bref moment d’étranglement il parvint à grommeler qu’il était avant tout journaliste, avec un J majuscule comme JOURNALISTE. Sous entendu :  sérieux, lui !  

Je vous donne le refrain.

Vous connaissez la chanson !

Mes oreilles n’ont pas sifflé.

À noter qu’Internet est l’outil principal de communication de mon ami du Net, Schneidermann qui gagne sa croûte grâce à Internet et à mon oseille qui couvre l'abonnement d'ASI, soit dit en passant. Sans commentaires…

Ainsi… Adieu, mes deux éphémères poteaux de la Toile, mes brefs frères de sang, mes furtifs et chaleureux confrères de la Toile d'araignée, vous ne voulez donc pas de moi comme collègue ? L’idée d’être répertorié comme blogueur vous est donc si insupportable, si intolérable, si insultante, si régressive ? Vous m’en voyez fort chagrin !

Larmes… De volatile insolent.

Je sais qu’avec des milliers de confrères dont je ne suis pas le porte-voix, quelques liens sont affichés à droite, nous représentons à vos yeux furibards, l’apostasie, l’hérésie, le satanisme ; la représentation du peuple, quoi ! Dans ce qu’il a de versatile, de contestataire, d’irrévérencieux, de créatif, d'interrogatif, de divers et de sage, aussi ! Les blogueurs vous emmerdent, n'est ce pas, Messieurs les journalistes ? Auparavant vous chantiez ? Et bien dansez maintenant !

Notre principal défaut ? Vous faire de l’ombre ? Je n’ai pratiquement jamais vu un blogueur se prendre pour un journaliste mais toujours l’inverse !

Contester votre pouvoir, nier votre représentativité ? Jamais de la vie. Vous n'avez jamais représenté que vous même et vos patrons de presse...

Qui d’entre nous saurait convenablement interviewer un homme politique ? Qui aurait cette prétention ?

J’avais écrit ce texte, il y a deux jours, et je suis tombé cet après midi sur un billet de Guy Birenbaum sur le Post dans lequel il commente avec sa verve habituelle, une attaque des vieux réacs de " Charlie Hebdo " qui ont instrumentalisé l’écrivaine Amélie Nothomb dont on se demande ce qu’elle vient faire dans cette galère, pour condamner l’anonymat coupable des gens qui surfent sur la Toile.

Un débat éculé : quelle est en effet l’importance de savoir que le patronyme exact de l’anonyme cui cui, est en réalité le non moins anonyme Dominique Susini dont l'autoportrait figure ici ?

Je vous le demande ?

Amis de cui cui, saluit !

Cui cui, plumitif anonyme...

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vendredi, 25 avril 2008

Les occasions perdues...

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Les affiches de l'exposition "Les Parisiens sous l'Occupation" ont disparu des panneaux Decaux. 

Une réaction (tardive !) de la Mairie de Paris à une juste polémique accompagnant cette exposition, qui offre une vision partielle et partiale (c'est le moins qu'on puisse dire !) de Paris sous l'Occupation.

 

Et pour cause:

André Zucca, l'auteur de ces photographies, était le correspondant exclusif du magazine Signal, organe de la propagande de l'occupant nazi sous l'occupation. Ce qui lui valait le privilège rare à l'époque de pouvoir travailler avec de la pellicule couleur... 

Christophe Girard , adjoint à la Culture, demande désormais l'arrêt de l'exposition.

Réaction réactive.. et c'est le cas de le dire, à côté de la plaque.

Je ne reviendrai pas ici sur la polémique qu'ont fort bien traitée beaucoup d'autres sites  ou blogs, notamment Arrêt sur images et Guy Birenbaum sur le Post.

Dénonçant, avec justesse et pertinence l'absence de toute mise en perspective et toute présentation critique dans l'exposition  qui montre une vision quasi idyllique d'un Paris ensoleillé peuplé de flâneurs élégants, une dolce vita de l'Occupation‐ qui de fait a existé: il était vital, pour l'occupant, de nourrir la propagande d'une ville restant la Ville lumière et d'assurer le repos et le divertissement du guerrier en laissant ouvert cabarets, théâtres, cinémas.. 

(la Mairie de Paris a depuis imposé un avertissement aux visiteurs). 

Ce qui reste stupéfiant, c'est le côté binaire des réactions politiques.

Exposition scandaleuse ? Réflexe de Pavlov : on enlève l'information, on veut arrêter, on censure ! 

Alors qu'il y avait là matière à un boulot fabuleux d'éducation à l'image, qui, faute d'être pris en compte par des commissaires d'exposition pour le moins complaisants et des autorités municipales ayant atteint leur degré d'incompétence, s'est limité aux sites et aux blogs suscités, et à l'intervention de quelques commentateurs (Annette Wieworka et Benjamin Stora sur France Inter). 

Cette exposition est emblématique de ce qu'est la propagande par l'image.

Oh, rien de lourd. Pas le grand jeu de l'iconographie totalitaire, pas l'efficacité géométrique des grands rassemblements. Juste la petite touche du hors champ. Qui laisse de côté les pénuries, l'étoile jaune, les tracasseries... le réel. Ou du moins ses formes sales, tristes, grises, dérangeantes... 

 

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Valdo

mercredi, 23 avril 2008

AVAILABLE

af0c91b834e3abc4b166cb4d5eea8923.jpgIl était cadre. 
Et puis employé. 
Et puis manutentionnaire. C'est bien, la manutention. 
Et puis chômeur. Le chômage, ce n'est pas bien. Ils le disent tous.

Fainéant, assisté, profiteur. Indigne.

 

 

La dignité, c'est le travail. Même un travail indigne. Le travail est une valeur. L'Homme est ce que le travail dit. 
Des propositions, il en a vu quelques unes. Pas beaucoup. 
Alors, il lui a fallu accepter une offre "valable". Sinon, plus rien. 
C'est comme ça. Plus rien, au bout. Encore moins que l'indignité. 
L'offre valable : manutentionnaire, encore. Un sous-manutentionnaire, même. 
Parce que 70% du salaire de sa dernière manutention, 1000 euros disons, ça ne donne que 700.

Il manutentionnera pour beaucoup moins. 
Mais autant. La manutention, c'est la manutention. 
On lui dit "c'est à 100 bornes". Bon, c'est 2 heures aller/retour chaque jour, on est dans les clous. C'est valable. 
70% ; 2 heures ; c'est son nouveau train de vie. 
Il fait le plein de gasoil. Les chiffres tournent. Ca ne semble jamais s'arrêter. Clic. 65 euros. Ca devrait faire la semaine. Mille kilomètres par mois. En 40 mois, je fais le tour du monde. Je suis le fils de Philéas Fogg.

Deux cent soixante euros par mois en gasoil pour regagner sa dignité ; c'est valable.

La dignité, c'est le carburant de la vie.

Il prend l'épave qui lui tient lieu de voiture et se rend à son travail valable. Ce pauvre con de chômeur habite en province. Il a du mal à se dégager des embouteillages et craint d'être en retard. Il accélère à 55 kms/heure à la sortie de la ville ; conscience professionnelle. Des policiers lui collent un P.V. volant jugeant sa vitesse excessive. En chemin, des flics embusqués derrière une haie le verbalisent encore d'un P.V. flottant estimant de loin ses pneus lisses.

Il pense au CO2 émis par son épave. Au moins 300 grammes de CO2 par kilomètre. Il fait le calcul, en conduisant. Son tour du monde est une tragédie écologique. Sans doute le prix de la dignité.

Mais il y a les tickets restaurants. A 6 euros, peut-être...

Non. Juste une cuisine.

La boîte de manutention est scindée en deux, les manutentionnaires répartis. Nulle obligation de distribuer des tickets-restaurant. Une astuce.

Ce sera Tupperware tous les jours.

Ce soir, il fait des heures supplémentaires. Défiscalisées, les heures supplémentaires. Il sera tard, il dormira dans son épave. Dormir dans la voiture, c'est bien. Un Tupperware de plus mais un geste pour la planète.

Alors, le matin, il accompagne ses gosses, dignes également, à la crêche. Une heure plus tôt. « La CAF participe au financement de cette structure », c'est écrit. Ca ne fait pas grand chose, une heure de plus par jour ; quelques euros. Les gosses retrouvent leurs petits copains. Dans les yeux des petits copains, on voit que quelque chose a changé. Ton papa, y n'a recrouvé un travail valabe. La puéricultrice fait un clin d'oeil. Il paraît que quelques chômeurs amènent encore leurs gosses ici. Mais ça ne va pas durer. La dignité pour tous.

On lui dit que le chômage est en baisse. Le volontarisme. Il entend aussi que c'est la démographie, le départ à la retraite de la génération du baby boom d'après-guerre.

Il sait que les boîtes ne créent pas d'emplois. Pas d'investissement. La panne de croissance, comme ils disent. La croissance qui vient de partout et de nulle part. La croissance que l'on crée ou que l'on subit. Suivant les moments. Le choc de croissance avec les dents ou la faute à pas de chance...

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Il sait que l'on s'attaque aux chômeurs et non au chômage.

Alors, il reprend son épave. Qui démarre mal. Il n'est pas misérable, il est redevenu un homme.

Un homme valable.

 

NB : "Il est rappelé aux graffeurs en tous genres, hérités de la dépravation de l’Art encouragée par les gouvernements socialistes que des sanctions particulièrement sévères seront prises envers tous ceux qui décideraient de salir cet élan populaire en supprimant le "o" de ce slogan porteur d’espoir et de liberté qu’est "J’aime ma boîte"." (citation non signée trouvée sur un site brrrr)

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Agathe

dimanche, 20 avril 2008

Le truand, la brute et le bon…

free music

Bon ! Après avoir profité de la même boîte gorgée de ce nectar fort coûteux et délicieux les jeudi, vendredi, samedi et dimanche, nous allons tenter d’analyser l’impayable après le gratuit… Humblement, comme à l'accoutumé...

En ces fêtes de Pâques, j’ai essayé de démonter subtilement la rhétorique du Pouvoir pour mieux gruger l’électeur... Car il serait difficile de nier que le citoyen français, aux yeux nos plus hautes têtes cogitantes soit devenu une sorte de bœuf avec des cornes géantes et une cervelle d’oiseau (que je ne renie pas)…

Je ne sais si vous avez remarqué mais la communication du Pouvoir exécutif passe par 3 phases bien distinctes que je mettrai désormais en 3 couleurs pour que chacun puisse bien comprendre ma démonstration magistrale dans tous les sens du terme.

Phase 1. Le truand.: Le Premier Ministre, M. François Fillon décide de comprimer les dépenses de santé.

Phase 2 . La brute : il passe, selon un scénario bien huilé le bébé au Ministre responsable qui va lancer sa mesure avec une brutalité inouïe et une maladresse incroyable… Attention ! Des études poussées ont été menées pour que cette pseudo maladresse soit particulièrement malhabile !

Phase intermédiaire : La Presse, les syndicats, les gens de gauche hurlent à la destruction des acquis sociaux  et du sacrifice énorme de notre pauvre peuple exsangue…

Phase 3. Le bon : Le Président français, lui qui était en visite officielle dans un pays étranger ou il défendait, bien entendu, les intérêts français, au bord d'une plage ou dans un palace, estimant que finalement le pouvoir, c'était plus facile à exercer que ce qu'il imaginait (sic-Le Point), un verre à la main, sa douce lui susurrant quelques couplets narcotiques à l'oreille ; soudain  comme un diable sorti de sa boîte intervient, courroucé, tel le Chevalier Blanc et déclare que ses Ministres sont des imbéciles, qu’un type aussi social que lui est entouré d’incapables, qu’il n’est pas secondé , etc, etc…

Figurez vous que le pire,

C’EST QUE TOUT LE MONDE LE CROIT ! Même vous !

Allez, Avouez le !

Et finalement, les 3 pilules qu’on devait vous faire avaler, mes amis, et bien miracle ! Elles se transforment en seulement 2 pilules et que fait on ? On dit merci à M. Sarkozy d’avoir compris ces braves petits Français mais le résultat ? La purge est passée sans douleur !

Malin, non ?

Voici les exemples en couleurs…

Fillon : la France est en faillite

Lagarde : pas de politique d’austérité

Sarkozy : je suis le Président du pouvoir d’achat des Français… Sans commentaire.

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Fillon dit : il faut diminuer le budget santé

Bachelot : on va supprimer des tas d'hôpitaux en province (50 bornes en plus à se taper pour se faire soigner, c'est rien du tout !)

Sarkozy : je vais sauver l'hôpital (sic) ! (Sarko = infiniment plus d’humour que cui cui…)

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Fillon : on va diminuer les frais de Justice

Dati : on va supprimer des tas de tribunaux en Province

Sarkozy : la Justice sera mieux rendue (mon œil ! Ah ! L'humour sarkoziste !)

Et puis tiens ! Je ne résiste pas à mon irrésistible penchant vers la dérision… Pardonnez moi... C'est plus fort que moi...

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Fillon : Vous pouvez augmenter l’essence. No problem !

Lagarde : s’ils sont fauchés , ils n’ont qu’à rouler en vélo, ces gueux !

Sarkozy : Les pauvres n’ont qu’à mettre de l’huile de friture pour partir en week end ! En plus je favorise les Ch’tis qui avalent 10 kgs de frites par jour, c’est dire mon empathie envers les plus malheureux d’entre nous, même que je me fais projeter des films populaires à l'Élysée !

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Fillon : il faut économiser les frais dentaires.

Bachelot : Les gens qui n’ont pas de dents n’ont qu’à manger de la purée et des steaks hachés  

Sarkozy , furieux : Tous les citoyens ont le droit à un steak haché et de la purée et même du boudin ! Je m'engage à défendre bec et ongles ce droit imprescriptible ! Les pauvres comme les riches doivent pouvoir profiter des aliments faciles à avaler ! Je me porte garant de la cohésion alimentaire de notre belle Nation !

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Fillon : il faut économiser sur les frais de lunettes.

Bachelot : les bigleux n’ont qu’à s‘acheter une canne blanche !

Sarkozy : Les Français les plus modestes sont les plus créatifs : avec 2 tessons de bouteille et un bout de fil de fer, ils obtiennent une paire de lunettes "tendance" et bon marché ! J’aime le bon sens du peuple dont je suis issu et solidaire ! Avec 2 tessons de bouteilles de Champagne et le muselet (l'armature en fer qui maintient le bouchon), ils peuvent même arborer une superbe paire de lunettes de soleil du meilleur goût ! Nous sommes d’ailleurs prêts, au gouvernement à fournir les tessons de bouteilles de Champagne et les muselets !

Et voilà le travail ! J'espère que vous avez été convaincu par cette démonstration sans faille, digne de nos plus grands penseurs français, tels Finkielkraut, BHL, Beigbeder et Glucksmann !

N’atteint on pas des sommets de cynisme, en cette merveilleuse époque formidable ? Je suis en droit de me le demander, non ?

Pas vous ?

 

 Cui cui, philosophe printanier ...

 
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