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mercredi, 30 avril 2008

TRISTE

Une déclaration du Président de la République.

 

« Les bénéficiaires des minimaux sociaux devraient pouvoir cumuler aides sociales et revenu du travail sans condition s'ils ne touchent pas au total plus de "1,1 ou 1,2 SMIC", a précisé le président. "A partir du moment où on dépasse (ce seuil), il ne faut plus cumuler". Source Nouvel Obs AP

 

Un geste qui coûtera entre 1 et 1,5 milliard d'euros  financé par la prime sur l'emploi (confisqué aux nantis  entre autres d'après des  critères  évasifs à l'heure où j'écris), incertitude encore sur le nombre de « bénéficiaires » 100 000 personnes environ.

 

Il s'agit donc d'économiser, d'enlever l'excédent à ces cohortes d'inconscients qui festoient grassement de cette prime pour l'emploi.

 

Évidemment, nous pourrions comparer l'incomparable limite de cumuls imposés aux uns et encouragés pour les autres. Source ici

Et là une babiole.  Ici, une justification.

Le sujet ne se situe pas là, pas d'échelle de valeurs, celle du nombre.

 

Aucune originalité à recentrer le débat sur la quantité.

 

L'argent ne peut profiter qu'au plus petit nombre, c'est mathématiquement capitaliste …

La déclaration du Président. . "A partir du moment où on dépasse (ce seuil), il ne faut plus cumuler".

 

 

Laissez moi rire.

 

Agathe

N B : Cet article n'est pas aussi développé que prévu mais mon boss a refusé de me faire un mot d'excuses.

Commentaires

Une petite image qui fait écho à ce message:
http://as.unblog.net/wp-content/taxe_pauvres.gif

see ya!

Écrit par : skalpa | mercredi, 30 avril 2008 07:55

Sarkozy veut unir main d'oeuvre du Sud et "intelligence" du Nord


"Vous avez une main d'oeuvre qui ne demande qu'à être formée", a-t-il poursuivi à l'adresse des Tunisiens et, au-delà d'eux, des autres peuples des pays du Sud de la Méditerranée. "Nous avons beaucoup d'intelligence et beaucoup de formation."

"Ensemble, avec votre main d'oeuvre, avec nos écoles nos universités, avec ce que nous échangerons, nous pouvons créer un modèle qui triomphera dans le monde entier."
http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080429/tts-france-tunisie-sarkozy-mardi-ca02f96.html

je traduis rapide ..
cumul des compétences..
avec vous les corps et nous les têtes.. nous pourrions..
il n'y a pas quelqu'un ici qui pourrait lui demander de se taire?

Écrit par : Maghnia | mercredi, 30 avril 2008 08:30

Ma chère Agathe , toutes ces vieilles notions ne siginifient plus rien pour le nouveau surhomme, celui du XXIème siècle.
Sans doute es-tu au nombre de ces survivances archaïques qui raisonnent encore avec des vieux concepts vermoulus ( émancipation, égalité, justice sociale , rationalité , connaissance, histoire ...) voire des de grossières , chimériques et néfastes illusions ( socialisme ).
Tu ne peux pas comprendre ces "nouveaux" politiques, immergés dans l'action, ceux du XXIème siècle, et qui , en tant que tels, revendiquent une "conversion du regard" :

"Je suis un politique du XXIème siècle, et c’est à cette aune que je prétends être jugé."
( M.Valls)

Écrit par : urbain | mercredi, 30 avril 2008 08:32

Visiblement au XXIème siècle, le choix va s'installer entre les cons de droite et les cons de droite socialistes.

Pour paraphraser Clemenceau (le chouchou de Manuel) "Où sont les milliards ?".

Écrit par : nef | mercredi, 30 avril 2008 09:36

petit complément ( avant d'aller au turbin)
En affirmant cela, Valls ( au même titre que Bouffon, Fillon et autres innombrables "modernes" ) revendique explicitement son appartenance à la "génération Lang/Mitterand" celle des années 80 , celle qui se fonde sur une proclamation unique et univoque :
" l'histoire commence avec moi ", celle du "faire sans savoir (faire)".
Amusant et révélateur de constater qu'ils n'ont pas "mots" pour ça : autrement dit le constat de leur renoncement ( dans leur soif avide de modernité ) aux opérations "classiques" de l'esprit :

"
La Grammaire de Port-Royal commence l'examen de la syntaxe en observant qu'il existe " trois opérations de notre esprit: concevoir, juger, raisonner " (p. 27) et que la troisième ne concerne pas la grammaire (elle est traitée dans la Logique de Port-Royal, publiee deux ans plus tard, en 1662). De la façon dont les concepts se combinent en jugements, la Grammaire déduit ce qu'elle estime être la forme générale de toutes les grammaires possibles; puis elle entreprend d'élaborer cette structure sousjacente universelle, en considérant " la manière naturelle en laquelle nous exprimons nos pensées " (p. 30) ~3. La plupart des tentatives ultérieures pour développer un schéma de grammaire universelle adoptent cette même perspective.
"
cité par Noam CHOMSKY dans "La linguistique cartésienne"

Evidence que, comme le rappelle Salmon évoquant Sloterdjik : ils ne sont ( doublement ) plus des "hommes du livre" et c'est la seule rupture qu'ils incarnent, sur un terrain qui cependant a été préparé de longue date ...

Écrit par : urbain | mercredi, 30 avril 2008 09:41

[dernier comm. -en date- du billet précédent]
"Question : est-on encore un pays démocratique lorsque nos représentants en visite à l'étranger (en Chine, en Tunisie) oublient leurs leçons de grammaire pour ne retenir que celles de calcul, et nous fichent la honte ?"

Ecrit par : (on confond tout) | mercredi, 30 avril 2008 08:21

"[Les bénéficiaires] des minimaux sociaux" : deux adjectifs consécutifs, dont aucun n'est substantivé !!!

Question naïve : Narko-zizi croit-il qu'en supprimant les postes d'enseignants, on supprime les règles et les fautes ?

Écrit par : laforgue - tranquille | mercredi, 30 avril 2008 10:49

Merci Agathe pour ce Rire de Résistance.

Écrit par : RichardTrois | mercredi, 30 avril 2008 13:45

Ecrit par : laforgue - tranquille | mercredi, 30 avril 2008 10:49

C'est la (nov)langue du XXIème siècle.
Naguère on évoquait encore les minima, mais quoi de plus archaïque qu'un pluriel latin.

Écrit par : urbain | mercredi, 30 avril 2008 13:54

Ecrit par : urbain | mercredi, 30 avril 2008 08:32

Urbain, je situerai plutôt la tendance du 21ème siècle comme une régression, comparable aux conditions de travail des 19 et début 20ème...

Je cite pour la circonstance Badiou :

""...,voire de l'abnégation des ouvriers chinois, qui travaillent douze heures par jour pour presque rien. "Encore un effort, Français, si vous voulez être modernes commes nos voisins et rivaux."...

Modernité, hum ....

Merci à tous pour vos commentaires.

RichardTrois

Joli formulation ...

Écrit par : agathe | mercredi, 30 avril 2008 14:29

Oups jolie !!!!!!!!

Écrit par : agathe | mercredi, 30 avril 2008 14:39

Skalpa

Illustration tip top

Écrit par : agathe | mercredi, 30 avril 2008 14:40

RSA :

"Rivest Shamir Adleman"

http://fr.wikipedia.org/wiki/Rivest_Shamir_Adleman

Ou, plus sérieusement (quoique...) :

http://www.ac.eu.org/spip.php?article1657
http://www.ac.eu.org/spip.php?article1873&var_recherche=RSA

..........

Raciste, Ségrégationniste, Agressif :

"Le responsable communication du ministère est l’objet d’une plainte pour «injures racistes», rapporte le Canard Enchaîné."

http://www.liberation.fr/actualite/societe/324010.FR.php

..........

L'art de choisir le bon ennemi. Celui qui est affaibli, inorganisé, sans parole...

Face aux pêcheurs qui bloquent, on choisit de faire payer les "consommateurs".
Face aux routiers qui pourraient bloquer, on choisit de répercuter sur les clients les hausses du prix du gazole.
Les clients, les consommateurs maugréent et voilà. Les élections sont loin, la révolte peu probable.
Devant Ben Ali, on choisit Ben Ali. Devant Poutine, on choisit Poutine.
Etc.
Et curieusement, s'attaquer au bon ennemi est bon pour les affaires. Il serait idiot de vouloir remettre ça en cause.

Écrit par : f | mercredi, 30 avril 2008 15:00

Ecrit par : f | mercredi, 30 avril 2008 15:00

un f en pleine forme ces derniers temps ! l'approche du mois de mai ?
merci à toi et agathe (et les autres) !

Écrit par : adrien (de rien) | mercredi, 30 avril 2008 17:14

De rien Adrien (sic), que se passe-t-il en mai ? f fait les ponts ?

Écrit par : agathe | mercredi, 30 avril 2008 17:26

Ecrit par : adrien (de rien) | mercredi, 30 avril 2008 17:14

en mai on fait ce qu'il nous plait (cf. billets d'il y a quelques jours chez nous), on fête le travail, on défile, on s'offre du muguet, et accessoirement, il y a quelques décennies, on se remettait les idées en place à coups de matraque et de pavé...
je ne connais pas suffisamment f pour savoir si il est ingénieur des ponts et chaussées, agathe !

Écrit par : adrien (de rien) | mercredi, 30 avril 2008 17:31

Ecrit par : f | mercredi, 30 avril 2008 15:00

Attention au retour de manivelle ! Je prédis qu'une étincelle minime peut foutre un brasier d'enfer. Cette situation devient hautement dangereuse et inflammable.


@ Agathe

Pendant que tu ris jaune, certains commence à grommeler. Je le sens autour de moi, et là où je me trouve, dans la rue, sur les marchés on ressent bien cet agacement... Même les électeurs de droite commencent à renacler...

Je conseille à l'ami Sarko de se méfier... De faire attention à ne pas aller trop loin. Peut être est il déjà trop tard ?

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mercredi, 30 avril 2008 18:19

"Vous avez une main d'oeuvre qui ne demande qu'à être formée",
"Nous avons beaucoup d'intelligence et beaucoup de formation."

personne parmi ceux qui sont désignés comme ayant "beaucoup d'intelligence" ne s'en offusque
pourtant ce sont des propos racistes.. méprisants.. humiliants
des propos de négrier
suffit-il de caresser dans le sens du poil pour obtenir la complaisance?

triste?.. oui c'est le mot!

c'était un message adressé à tous mes frères du sud.. la main d'oeuvre .. les trop cons!.

Écrit par : Maghnia | mercredi, 30 avril 2008 19:59

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mercredi, 30 avril 2008 18:19

Je parle d'une stratégie. Abolir la politique, cloisonner, tétaniser etc.
Mon souhait, évidemment, est que cette stratégie échoue. En mai, en juin, plus tard (pas trop), peu importe.

Écrit par : f | mercredi, 30 avril 2008 20:04

Ecrit par : adrien (de rien) | mercredi, 30 avril 2008 17:31

Ah oui, ce fameux billet, Avril au poteau ... ;-))

Cui cui

"certains commencent à grommeler", ils mettent du temps ... Je suis aphone depuis longtemps ;-))

Écrit par : agathe | mercredi, 30 avril 2008 20:08

Ecrit par : agathe | mercredi, 30 avril 2008 14:29

Il n'y a que les rats, du genre Valls, pour accorder une importance quelconque au calendrier, et le siècle ne fait rien à l'affaire.
L'avenir dure longtemps, comme disait l'autre. Le futur, c'est autre chose...
La réussite actuelle de la conspiration des imbéciles n'est qu'un moment; d'autres viendront, mais je ne crois pas qu'on puisse comparer le vécu actuel de ce qu'on appelait naguère le prolétariat à ce qu'il fut dans les stades antérieurs du capitalisme libéral.
Tout change continuellement dans le devenir, y compris et d'abord les formes de l'oppression et la typologie de l'aliénation qu'elle institue.
Etant par nature producteur d'injustice et de contradictions destructrices, le libéralisme/capitalisme doit pour se maintenir continuellement se transformer.

Écrit par : urbain | mercredi, 30 avril 2008 20:31

L’avenir dure longtemps
de Louis Althusser
[Philosophie]
Résumé du livre

Confession posthume et autobiographie d'un philosophe marxiste connu du grand public pour avoir étranglé sa femme en 1980. La justice le déclare dément aux moments des faits. Cinq ans plus tard, il affirmera dans son ouvrage avoir été responsable de ses actes lors du meurtre (partisans et détracteurs s'empoignent pour décider s'il est question de responsabilité à un niveau philosophique ou non) et laissera entendre que son engagement marxiste, qui constitue pourtant la base de son oeuvre philosophique, n'était pas dénué d'arrière-pensées opportunistes.

Écrit par : trad. bénév. | mercredi, 30 avril 2008 20:45

Ecrit par : agathe | mercredi, 30 avril 2008 20:08

Tu sais Agathe, Sarkozy, il posséde un noyau dur de farouches partisans, il ne faut pas l'oublier : dont les petits vieux des classes moyennes qui jubilent, par aigreur peut être, de voir leurs jeunes être obligés de travailler de plus en plus !

C'est d'autant plus marrant, qu'entendre les discours de certains séniors en retraite qui se vantent d'avoir travaillé très dur, m'amuse beaucoup, les ayant vu à l'oeuvre...

Mais enfin ! La nature est ainsi faite !

N'oublions jamais que si la France en est réduite à bouffer du Sarkozisme, c'est parce qu'elle vieillit et que ses "élites " sont complètement gangrenées par le discours libéral conformiste... Inutile de chercher plus loin !

La reconquête sera longue... Espérons que les élites de demain n'entendront pas le même discours...

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mercredi, 30 avril 2008 20:55

Cui cui

Si nous devions prendre Sarko à la lettre et que nous tentions l'expérience de vider la France de sa subtantifique moëlle, il y aurait embouteillage de déambulateurs...
Mais "Qui généralise dit des bêtises", j'entends beaucoup de "vieux Sarkozystes" grommeler dans les pharmacies. (cf. ce qui les attend au virage http://www.lepost.fr/perso/richardtrois/)

Écrit par : agathe | mercredi, 30 avril 2008 21:15

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20080429.OBS1959/lecart_entre_riches_et_pauvres_saccroit_en_france.html

Écrit par : agathe | mercredi, 30 avril 2008 21:45

Oups, enlevez la parenthèse de l'adresse Richardtrois

Écrit par : agathe | mercredi, 30 avril 2008 21:45

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mercredi, 30 avril 2008 20:55

Le problème ça n'est pas sarkozy (personnage insignifiant s'il en fut) , ni même la droite, toujours "égale à elle même" ( on ne lui a jamais demandé d'avoir des idées, de changer quoique ce soit au capitalisme libéral, et encore moins d'initier le progrès social et l'émancipation ) .
Quant aux "farouches" partisans , recrutés parmi les vieux des classes moyennes ... j'ai l'exemple, ce matin d'une dame de 94 ans "encartée" UMP, villepiniste déclarée, et à qui j'ai vendu le Badiou, après en avoir longuement discuté avec elle ( elle déteste profondément , que dis-je , elle vomit carrément Sarkozy ) .

Le problème c'est la crétinisation avancée de la "gauche parlementaire", sa nullité de pensée, sa veulerie arriviste généralisée, et c'est surtout que ces sinistres connard(e)s occupent ( stérilement) le terrain qui pourtant serait plus que jamais propice à l'expression politique d'un désaveu de plus en plus général.

C'est de ce coté qu'il faut tourner vos armes et qu'il faut botter les culs .

Écrit par : urbain | mercredi, 30 avril 2008 22:20

Ecrit par : urbain | mercredi, 30 avril 2008 22:20

Ceux là je ne les louperai pas... Mais qu'est qu'une sous merde comme moi peut faire ? Je représente quoi, hein ? Je vous le demande ? Convaincre ? Pfffft, même pas mon chien...

Quand je parle des "élites" converties aux vertus du libéralisme conformiste, j'y inclus évidemment les cadres du PS.

Une précision, je ne la joue pas "modeste" : je ne suis rien. Tout simplement.

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mercredi, 30 avril 2008 22:36

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mercredi, 30 avril 2008 22:36

Tu peux au moins autant, tout petit plumitif que tu te considères, que n'importe qui, et que ce que tu fais contre Bouffon et sa clique.
Ce qu'il faut c'est débarrasser le terrain, le terrain politique, proprement occupé par des usurpateurs.
Il faut leur botter le cul et les foutre dehors, pour faire de la place.
Et ça c'est au fond assez simple par ce qu'ils tiennent leur simulacre de pouvoir ( réduit à la force d'inertie et au pouvoir de nuire ) de ceux qui votent pour eux.
Donc ne pas voter pour eux, inciter le maximum de monde à ne pas le faire, en développant la critique appropriée, argumentée et convaincante .

Écrit par : urbain | mercredi, 30 avril 2008 22:49

Convaincre qui Urbain ? Mon chien ne m'écoute même pas !

Et quand je mange dans ma gamelle, le soir à côté de mon tapis, il faut que je file droit ! Sinon...

C'est dur d'être rien, tu sais Urbain...

Même pas l'ombre de mon chien comme disait Jacques Brel...

Merde ! Je ne vis pas un début de dépression, là ? J'ai soudain un petit doute...

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mercredi, 30 avril 2008 23:09

Ton chien ne vote pas ( jusqu'à preuve du contraire ), ne soutient pas le PS et ses rats ( sauf erreur ou omission) et de toute façon s'il n'écoute pas tu ne peux pas en déduire que tu n'es pas convaincant, juste qu'il est dur d'oreille ou qu'il ne comprends pas le français.
C'est quoi comme chien au fait ?

Écrit par : urbain | mercredi, 30 avril 2008 23:17

Ecrit par : urbain | mercredi, 30 avril 2008 23:17

http://leregarddelachouette.blog.20minutes.fr/

Il est à droite sur la photo... Il a exigé de porter ma casquette... Il m'a obligé à refaire 17 fois la photo !

C'est un tyran, il pèse 25 kgs, il est féroce et le pire c'est qu'il est anglais !

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mercredi, 30 avril 2008 23:25

Un airedale !
Mon père en avait un quand j'étais gamin ...
Spécialement dégourdi et rassure-toi : ces chiens là n'écoutent personne sinon leur ventre ( il fuguait tout le temps au bistro du coin ) .

Écrit par : urbain | mercredi, 30 avril 2008 23:30

Ça y est, il aboie !

Je vais coucher sur mon tapis... En plus il grogne. Ouh la la ! Qu'est ce que je vais prendre !

À bientôt, Urbain !

J'arrive, Oxford ! (c'est son nom)

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mercredi, 30 avril 2008 23:30

Bonne nuit ( j'espère pour toi qu'il ne ronfle pas ).

Écrit par : urbain | mercredi, 30 avril 2008 23:33

Ouais un airedale ! Dominant et bagarreur comme c'est pas permis et incroyablement rebelle...

Un vrai british !

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mercredi, 30 avril 2008 23:34

Un airedale !
Mon père en avait un quand j'étais gamin ...
Spécialement dégourdi et rassure-toi : ces chiens là n'écoutent personne sinon leur ventre ( il fuguait tout le temps au bistro du coin ) .
Ecrit par : urbain | mercredi, 30 avril 2008 23:30

Ca par exemple ! Je confirme ce qu'écrit Urbain. Ma mère avait un airedale quand elle était enfant, et lui aussi fuguait sans arrêt, il était totalement fantasque et n'écoutait personne !

Écrit par : Lord Nithorynque | mercredi, 30 avril 2008 23:54

Vous avez tous fêté la mort d'Albert Hofmann, dirait-on !
Méfiez-vous, si l'airedale vire au rose, c'est qu'il est trop mur et non comestible !

Écrit par : play-list | jeudi, 01 mai 2008 00:25

Il ne faut pas dire du mal de sa mère : voyez Michel Houellebecq...

http://www.lemonde.fr/livres/article/2008/04/30/houellebecq-et-le-retour-de-la-mere-indigne_1040091_3260.html

:-)

Écrit par : Lord Nithorynque | jeudi, 01 mai 2008 00:30

La mère de Houellebecq, c'est Ma Dalton :

"Il a peut-être fait des progrès en aimant son chien Clément. Mais maintenant je voudrais qu'il aime un chat, dit-elle. Parce qu'un chat c'est plus difficile à aimer qu'un chien. (...) Autrement, je ne veux plus entendre parler de lui. (...) Mon fils, qu'il aille se faire foutre par qui il veut avec qui il veut, qu'il refasse un bouquin, j'en ai rien à cirer. Mais si par malheur, il remet mon nom sur un truc, il va se prendre un coup de canne dans la tronche, ça lui coupera toutes les dents, ça, c'est sûr ! Et ce n'est pas Flammarion ni Fayard qui m'arrêteront."

Écrit par : Lord Nithorynque | jeudi, 01 mai 2008 00:30

Ecrit par : Lord Nithorynque | mercredi, 30 avril 2008 23:54

J'ajoute que ce chien ne s'appelait pas Cambridge

Écrit par : Lord Nithorynque | jeudi, 01 mai 2008 00:35

Spécialement dégourdi et rassure-toi : ces chiens là n'écoutent personne sinon leur ventre ( il fuguait tout le temps au bistro du coin ) .

Ecrit par : urbain | mercredi, 30 avril 2008 23:30

Une bonne race, pour sûr !

Écrit par : odm | jeudi, 01 mai 2008 00:39

Ecrit par : Lord Nithorynque | jeudi, 01 mai 2008 00:30

Elle m'est assez sympathique je dois dire, Ma dalton.
Et même si les airedales sont une bonne race de chiens rebelles, pour le côté
indressable et maîtres de leurs maîtres, les chiens n'égaleront jamais les chats.

Écrit par : Valdo | jeudi, 01 mai 2008 01:18

Miaou.....

Écrit par : odm | jeudi, 01 mai 2008 01:20

Bon sang, mais c'est bien sûr! Sacré Milou!

Écrit par : etrun | jeudi, 01 mai 2008 02:39

Et on salue bien bas la gamelle du Minibush qui s'accélère...vusqu'à emporter franfois fillon dans fon élan!

http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080430/tts-france-sondage-sarkozy-ca02f96.html

Écrit par : etrun | jeudi, 01 mai 2008 04:05

j'aime l'etrun de nuit

Écrit par : Orient-Express | jeudi, 01 mai 2008 05:24

Le tempérament des airedales me paraissant plus digne d'intérêt que les sondages ( pas plus signifiants à mes yeux aujourd'hui qu'hier ou demain ), je vous livrer une petite anecdote sur celui qui s'était fait adopter par mon père .
Car on ne peut pas dire qu'on l'avait adopté, mais plutôt que c'était lui qui nous avait choisi.
Nous l'avions trouvé dans la voiture un jour que nous nous trouvions sur une plage du midi ( c'était dans les années 50 ) , et il avait su nous convaincre de ne pas le dissuader d'y rester.
Plus tard, et c'est je pense une histoire qui définit bien la bestiole, alors que nous vivions à Abidjan, il avait développé des stratégies gourmandes et épicuriennes assez élaborées.
La plus fameuse consistait à avoir choisi le premier hôtel restaurant qui fut pourvu de climatisation ( il faut chaud en côte d'ivoire) , et d'un ascenseur conduisant au restaurant (dernier étage). L'ascenseur était "piloté" ( comme c'était l'usage en ces temps reculés) par un groom ( façon Spirou). Un jeune ivoirien dont le chien avait vite compris comment tirer profit de la terreur qu'il lui inspirait. Il se pointait donc à l'heure qui lui convenait ( mais naturellement en milieu de journée) , prenait l'ascenseur et allait déjeuner "au frais" en quémandant à chaque table, où les convives amusés et un peu stupéfaits lui faisaient un festin.

Donc , mon bon cui-cui, tu n'es que la dernière génération des victimes du culot hédoniste de longues lignées d'airedales dégourdis et indépendants.
( et c'est ça, comme dit Jouvet dans Miquette et sa mère : "ça c'est un artiste!")

Écrit par : urbain | jeudi, 01 mai 2008 09:02

erratum : "ça, ... ça c'est d'un artiste "
Louis Jouvet ( en chef de troupe théatrale calamiteuse) dans "Miquette et sa mère" , seule vraie comédie et chef d'oeuvre méconnu de Clouzot )

Écrit par : urbain | jeudi, 01 mai 2008 09:05

Sur "Ma Houellebecq" , j'aurai tendance à faire la même remarque qu'au représentant de l'éditeur quand il m'a présenté le bouquin il y a un mois : faute d'avoir un bouquin du fils ( forte vente assurée) on se contente des négociations publiques de l'oedipe familial mal digéré, en se disant qu'il y en aura toujours quelques un(e)s que ça intéressera ...

Pipologie, voyeurisme, vanité des vanités ...

( quelque soit l'opinion qu'on puisse avoir sur le fiston , sa vie, son oeuvre ...)

Écrit par : urbain | jeudi, 01 mai 2008 09:15

Bon ben les bourges, discutez bébétes à pedigree, mais moi faut que j'aille défiler...

Écrit par : odm | jeudi, 01 mai 2008 09:23

Ecrit par : odm | jeudi, 01 mai 2008 09:23

Quel cortège ? ( qui part si tôt ).

Écrit par : urbain | jeudi, 01 mai 2008 09:24

Un diagnostic impitoyable (comme on dit chez Clint) pour une réalité qui ne l'est pas moins. Reste à se demander ce que ce clivage croissant entre les "élites" et les citoyens ordinaires d'un pays peut favoriser, en termes de fonctionnement social ?

Sans doute la droitisation galopante de l'Europe est-elle symptomatique de la disparition en cours des lignes de clivage les plus marquées entre la droite (les conservateurs) et la gauche (les progressistes). Après avoir longtemps, et dès la naissance de leur mouvance au XIX° s., été taxés d'utopistes (en mauvaise part) par les conservateurs qui eux s'attribuaient l'étiquette de "réalistes" aux idées rationnelles, les "socialistes" du XXI° s., sont en train d'opérer leur mue.

Le problème est que celle-ci intervient après la disparition des croyances et des espoirs qui avaient longtemps porté, contre vents et marées, les idéaux du socialisme, qui croyaient en l'avènement d'une vie décente pour tous, obtenue par les luttes sociales et le changement des mentalités.

Or les incarnations du socialisme démocratique et du socialisme totalitaire n'ont pas fait la preuve de leur capacité à éteindre leur objectif d'une société sans classes. Elles se sont même plutôt ingéniées à les piétiner ou à passer à côté pour s'occuper de plus urgent.

De ce double effet, l'Europe sort désenchantée (pas l'Amérique latine, qui, elle, après des décennies de droites militaires transformant les pays en casernes et prisons, rejoint peu à peu et quasi intégralement, les rivages d'un socialisme tempéré). A pays et opinion publique désenchantés, on ne peut (plus) promettre la lune. Comme au départ les idéaux du socialisme des "pères fondateurs" paraissent un tantinet ridicules. Il convient donc de les remplacer par des "valeurs" plus tangibles : le travail et l'argent, par exemple, comme mesure du progrès et de la compétence individuels dans un monde privé de transcendance et foncièrement inconnaissable, car imprévisible.

Dans cet univers du "un tiens vaut mieux que deux tu l'auras", les espoirs semblent devoir se limiter à la préservation ou au développement de ce que l'on a ET à l'acceptation de ce qui est, car cela pourrait être pire. L'ordre établi valant mieux que le désordre, on est prié de rêver à la hauteur du possible et du concevable. Voilà peut-être le moyen de calmer les attentes des foules de citoyens ordinaires. C'est le mieux que l'on puisse faire.

Mais cela ne suffit pas. Il faut de la soumission "réaliste" des foules, certes, mais il est nécessaire d'avoir un ensemble d'agents faisant la promotion permanente de ce que les décideurs choisissent de faire pour finalement changer de modèle pour mieux le préserver - sauver ce qui peut l'être - face à un monde qui bouge sans cesse. Lorsqu'on évolue sur un sol qui se déplace lui-même en sens inverse du sens de la marche, il est naturel que l'on doive marcher sans s'arrêter sous peine de reculer.

C'est cela qu'il faut faire admettre au plus grand nombre. Cela a un coût. On a donc une armée de gens qui sont ceux-là mêmes qui décident, qui commandent et ceux qui rapportent les faits et gestes des premiers dans les médias à destination des citoyens shadoks occupés à marcher sur leur tapis roulant à contre-sens, une armée de généraux, donc, qui s'emploient à promouvoir sur un mode "réaliste" l'existence telle qu'elle est, comme un objectif hautement désirable à atteindre, puisque précaire, donc jamais acquis et difficile à conserver.

Bien sûr, ces généraux, eux, ont tous des conditions de vie qui les mettent à l'abri d'avoir à cavaler sur les tapis roulants. Ou, pour le moins, les leurs tournent moins vite et s'arrêtent de temps en temps pour les laisser souffler. Les plus chanceux ont des employés qui marchent pour eux. C'est en les interrogeant qu'ils savent ce qu'il en est.

Donc, plus de transcendance, c'est à dire plus de destin collectif. La boucle de l'Histoire tourne sur elle-même.

Écrit par : petit précis d'histoire du temps présent | jeudi, 01 mai 2008 09:55

Le requisit "actuel" de la "modernité"
( sur le mode Valls/sarkozy/Royal/Dsk/Bouygues/Lagardère/Rocard etc ),
selon Badiou c'est celui qui exige de chacun(e) de " vivre ... sans Idée ".

C'est en même temps ce qui condamne ce système, car inéluctablement l'Idée demeure, comme horizon de la pensée ( pour autant que nous continuerons d'être capables de penser).

Écrit par : urbain | jeudi, 01 mai 2008 10:19

N'oublions jamais que si la France en est réduite à bouffer du Sarkozisme, c'est parce qu'elle vieillit et que ses "élites " sont complètement gangrenées par le discours libéral conformiste... Inutile de chercher plus loin !

La reconquête sera longue... Espérons que les élites de demain n'entendront pas le même discours...

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mercredi, 30 avril 2008 20:55

C'est la théorie de Todd : tout les problèmes de nos sociétés viennent de leur vieillissement et des politiques qui vont avec.

Le papier d'Agathe est très juste. Cette information m'a provoqué un haut le coeur. Surtout quand je pense à celui qui en est le metteur en scène : Hirsch.

Deux solutions : mettre les vieux en session de rééducation animée par des vieux révolutionnaires vivaces et leur faire réciter la bible du nouveau prophète Badiou dans plusieurs langues, ou bien rajeunir la France ce qui est tout de même plus agréable et relativise la place des vieux.

Faire des enfants devient donc un projet de transformation sociale.

Valdo : +1 à propos des chats ;-)

Écrit par : Juliette dze | jeudi, 01 mai 2008 10:23

Ecrit par : Juliette dze | jeudi, 01 mai 2008 10:23

Là tu nous donne l'exemple parfait de ce que c'est que de "vivre sans idée" , c'est à dire sans penser ... par ce qui ta "solution" : c'est la faute des vieux ( cons ), rajeunissons la race ... évoque assez bien ce qu'on pourrait appeler le degré zéro ( de la pensée/idée ) .
Incidemment Hirsch, Valls et compagnie sont ils assez "jeunes" ( car assurément ce ne sont pas de "vieux révolutionnaires vivaces" ).

Quant à la "théorie" de Todd !!!!
( il a oublié sa période chiraquienne ?)

Écrit par : urbain | jeudi, 01 mai 2008 10:35

pardon :
... par ce que ta solution ...

Écrit par : urbain | jeudi, 01 mai 2008 10:36

Le fait que les plus riches fassent la promotion d'un monde qui leur sert en dividendes infiniment plus qu'ils en payent de leur personne n'a rien pour étonner. Le fait que leur insolente richesse les fasse décrocher du reste de l'humanité qui gît sous leurs pieds n'est pas un problème.

Il est dit par certains que c'est le rêve de richesse qui pousse les moyens et les pauvres à soutenir l'insupportable richesse des dominants ("pourquoi les pauvres votent à droite").

Ne pourrait-on pas plutôt y voir le résultat du travail de persuasion que les groupes dominants ont réussi à réaliser auprès de tous qu'ils sont bien les seuls à maîtriser les subtilités du langage de l'économie et donc du réalisme et qu'il est donc plus prudent de leur faire confiance pour mener la barque commune, y compris par gros temps, plutôt qu'à d'autres, supposés moins experts en la matière ?

Les socialistes traînent ainsi derrière eux une réputation de mauvais gestionnaires. Pourquoi ? Sans doute parce qu'ils sont renvoyés ici aux fantasmes de la gauche anti-capitaliste, celle qui l'était, verbalement du moins, avant les années quatre-vingt, et rêvait encore - ou s'efforçait de le faire croire à leur électorat - au grand soir. Des anti-capitalistes ou "ex" ne peuvent qu'avoir conservé une part de leur incompréhension de la chose économique, du fait qu'ils y ont été, dans les temps lointains, opposés. Cette rumeur court toujours, même en sourdine. Ainsi la droite accuse-t-elle régulièrement la gauche de mal gérer les collectivités territoriales, de faire preuve d'un tropisme dépensier, décrit forcément sous les traits d'un gaspillage. Lequel entretient une pression fiscale excessive.

Ces idées stupides courent les rues et sont exploitées pour leurs effets dissuasifs sur un électorat fragilisé, de plus en plus indécis. Dans ce cas là, il faut préférer la "pierre", la légitimité d'une expertise auto-proclamée de la droite en la matière, plutôt que l'aventure irrationnelle de la gauche qui se termine toujours, dit-on, par une hausse de la pression fiscale.

En résumé, l'entretien d'un climat de précarité sert les intérêts de la droite. La gauche l'a bien compris qui s'apprête à se "réformer" en adoptant une ligne clairement de droite, censée lui apporter la victoire aux prochaines échéances. Droite et gauche de plus en plus indiscernables au fond. Le seul espoir de la "gauche" est que la droite se radicalise encore un peu plus pour lui ouvrir un espace sur sa (fausse) gauche.

En attendant, Sellière et sa bande s'empiffre à peu de frais sur le dos de sa société :


La bonne fortune du baron Seillière
Lors d'une réorganisation du capital, les cadres dirigeants du groupe Wendel se sont partagé 324 millions d'euros en actions en 2007. La part de l'ancien président du Medef était de 79 millions d'euros

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Le 29 mai 2007 restera marqué d'une pierre blanche pour le " management ", l'équipe de direction de Wendel. Ce jour-là, les actionnaires ont offert à quelques-uns de leurs cadres d'acheter près de 5 % du capital du groupe, ce qui représente une somme colossale, 324 millions d'euros en actions, à se partager à quinze. Le prix à payer était modeste : pour acquérir ces 5 %, il n'y avait à débourser que 83 millions. Le management est même parvenu à n'en sortir que moins de la moitié de sa poche.

C'est grâce à un montage juridique et fiscal infiniment complexe, pensé avec les plus grands cabinets d'affaires, que l'équipe dirigeante de Wendel, qui passe pour l'une des meilleures de la place, a réussi à obtenir ces 324 millions d'euros. Ce mécanisme, le voici.

Presque tous les éléments du dispositif sont très légalement accessibles auprès du tribunal de commerce, mais le montage, d'un formalisme parfait, est ardu, et s'y retrouver tient d'une véritable aventure, financière et fiscale. Chaque étape s'inscrit dans un cadre légal, mais l'ensemble pose pour le moins des questions éthiques.

Trois dirigeants se sont taillé la part du lion. Ernest-Antoine Seillière d'abord, le président du conseil de surveillance de Wendel, a reçu pour 79 millions d'euros de titres. Bernard Gautier ensuite, membre du directoire, en a touché pour 36 millions, et Jean-Bernard Lafonta enfin, président du directoire, s'est vu attribuer pour un peu plus de 83 millions d'euros. Douze autres cadres se partagent les 85 millions qui restent, après avoir réglé l'essentiel des 41 millions de frais et d'emprunts.

L'instruction du 12 mai 1995 de la direction générale des impôts (DGI), dite " instruction Taly ", met en garde les groupes contre " les mécanismes " qui permettent aux dirigeants " d'obtenir des avantages financiers importants ", notamment avec les options d'achat sur des titres, objet précisément de ce montage. " Dans la plupart des cas, il a été constaté que la ou les sociétés en cause se sont privées d'un gain important au bénéfice des intéressés ", note la DGI. Les dirigeants seront alors imposés sur le revenu si " l'avantage consenti est occulte, ou résulte d'un acte de gestion anormal de la société, ou a pour effet de porter la rémunération totale du bénéficiaire à un montant exagéré ".

Le groupe se défend d'avoir en quoi que ce soit outrepassé la loi. " Les opérations réalisées par l'équipe de direction, a indiqué par lettre recommandée au Monde Arnaud Desclèves, le directeur des affaires juridiques de Wendel, sont en conformité avec la législation fiscale et la doctrine administrative en vigueur. " M. Desclèves, qui a perçu dans ces opérations un peu plus de 11 millions, produit une attestation du cabinet d'affaires Debevoise & Plimpton qui confirme la parfaite légalité du dispositif.

L'aventure commence le 25 octobre 2004, lorsque le management obtient une option d'achat sur des titres détenus par une obscure société, Solfur, une entreprise jadis spécialisée dans la distribution d'énergie. Elle n'est alors plus qu'une coquille vide, une miette oubliée de l'ancien empire industriel. C'est que le groupe s'est profondément métamorphosé. Il est toujours contrôlé par la famille Wendel, 950 personnes qui descendent de François de Wendel, fondateur de la dynastie, regroupées dans SLPS, la Société lorraine de participations sidérurgiques, mais n'a plus rien à voir ni avec la Lorraine ni avec la sidérurgie.

Jean-Bernard Lafonta, arrivé à 41 ans, en 2001, dans une holding familiale vieillissante, a dépoussiéré le groupe, pour en faire une société de participations fort rentable, qui investit dans les entreprises les plus diverses et engrange de copieux dividendes. Le cours de l'action a jusqu'en 2007 progressé de 50 % par an et Wendel a distribué en 2007 des dividendes de 2 euros par action. Jean-Bernard Lafonta avait en 2006 une ambition simple : doubler la valeur du groupe dans les cinq prochaines années.

Mais l'organigramme est alors encore complexe. La famille, dans SLPS, contrôle 86,5 % du capital de Wendel-Participations, qui détient à son tour 35 % de Wendel Investissement, qui possède 100 % de la fameuse Solfur... Solfur ne vaudrait rien, si elle ne détenait 13,5 % des parts de Wendel-Participations. Le groupe décide logiquement de supprimer " la boucle d'autocontrôle " qu'est Solfur, cette société qui est donc l'un des actionnaires de Wendel-Participations. On en profite pour fusionner SLPS et Wendel-Participations. Pour la famille, l'affaire a un intérêt : en supprimant " un étage " du groupe, elle peut bénéficier de la loi Dutreil, votée en 2003, qui permet un abattement sur l'ISF, l'impôt de solidarité sur la fortune. Pour les managers, ce sera l'occasion de se partager 324 millions d'euros. Chaque étape du montage s'inscrit dans un cadre légal, mais au total, les actionnaires familiaux ont versé plus de 300 millions d'euros à une poignée de cadres.

Dans Solfur dorment en effet 569 333 titres Wendel-Participations. Des actions qui ne sont pas cotées en Bourse, et qu'on ne peut acheter ou vendre qu'avec l'accord des actionnaires familiaux. Elles valent en revanche chacune 4,4 actions Wendel Investissement, qui sont elles cotées, et en pleine croissance. Tout le problème va donc consister, pour le management, à échanger les unes contre les autres. En évitant ce que les fiscalistes appellent joliment " les frottements fiscaux ".

La direction explique aux actionnaires que ce dispositif " est destiné aux cadres dirigeants ayant souhaité prendre un risque capitalistique sur le Groupe et sur l'évolution de sa valeur ". Il s'agit de réduire " l'ampleur du programme de stock-options " auparavant distribuées au management, et de permettre " de sortir du bilan de Wendel les titres Wendel-Participations, très difficilement cessibles, compte tenu de leur caractère illiquide ".

Il faut donc pour le management acheter Solfur. Il obtient en octobre 2004 une option d'achat, " à échéance octobre 2010 ". Ce n'est pas gracieux, le prix de l'option est évalué, au cours de l'époque, à 4 millions d'euros. L'équipe dirigeante n'en paie qu'un acompte, 1,6 million d'euros. Trois jours auparavant, Jean-Bernard Lafonta et Ernest-Antoine Seillière ont créé une société presque homonyme, la Compagnie de Solfur, sise au 89, rue Taitbout, dans le 9e arrondissement de Paris - le siège de Wendel.

Au fil des mois, quinze membres du management achètent des actions de cette nouvelle Compagnie de Solfur, à 1 euro pièce. Chacun y investit à une hauteur moyenne de 20 000 euros. A une condition : si l'un d'entre eux quitte le groupe, il est remboursé de sa mise de fond et rien de plus. Un moyen de souder l'équipe sur la promesse de gains à venir. Le siège est ensuite transféré dans une boîte aux lettres boulevard des Italiens, puis en juillet 2006, pour mieux compliquer les choses, la Compagnie de Solfur se transforme en Compagnie de l'Audon.

Tout est prêt en 2007 pour déboucler l'opération, c'est-à-dire, pour le management, acheter les actions de Solfur. Contrairement à ce qu'ont pu comprendre les actionnaires de Wendel, l'option d'achat peut être levée à tout moment - mais avant octobre 2010. Les spécialistes en ingénierie financière ont mis au point un dispositif sophistiqué, l'action du groupe est au plus haut, le baron Seillière est à la manoeuvre.

Début 2007, Ernest-Antoine Seillière, président de Wendel-Participations, écrit à... Ernest-Antoine Seillière, président de SLPS, pour lui proposer de racheter les fameuses actions détenues dans Solfur. SLPS n'est pas intéressée. La famille pourtant, qui détenait 55 % du capital du groupe en 2002, n'en contrôlera plus que 36,3 % après la simplification des structures. 5 % de capital supplémentaires n'auraient pas été négligeables. Ernest-Antoine Seillière écrit alors à la Compagnie de l'Audon, dont il est justement le fondateur, qui accepte d'acheter.

Le prix de rachat est fixé par un expert indépendant à 79 millions d'euros - qui s'ajoutent donc aux 4 millions de l'option d'achat. C'est peu. Le prix a été calculé sur le cours de l'action Wendel Investissement en 2004 (40 euros), elle en vaut 127 en mai 2007, mais il s'agit de titres Wendel-Participations, non cotés, donc peu vendables. Une " décote ", un abattement sur le prix, est donc normale, mais les experts consultés par Le Monde sont un peu surpris par son ampleur. Sur le marché, les actifs de Solfur valent en effet 283,4 millions d'euros, et non 79.

Pour le management, plus que jamais mobilisé pour racheter Solfur, reste à trouver ces 79 millions. L'équipe de direction a certes des économies dans une autre structure, la Compagnie de l'Aurette, une société qui n'a " aucun salarié et aucune activité opérationnelle ", où les cadres ont placé leur intéressement de Legrand, une autre société du groupe. Cette Compagnie de l'Aurette détient en portefeuille 31 millions d'euros. La Compagnie de l'Audon l'absorbe en janvier 2007 et peut enfin payer le solde des 4 millions d'euros convenus en 2004 - le management n'avait toujours versé que 1,6 million.

Pour boucler le montage, la banque JP Morgan prête 38 millions d'euros à la Compagnie de l'Audon, Jean-Bernard Lafonta avance à son tour pendant un mois une partie de ses propres stock-options, 100 000 titres Wendel investissement (11,3 millions d'euros), Wendel investissement prête enfin 75 000 de ses actions (9,5 millions). Au total, le management n'a dû " sortir de sa poche " que les 31 millions de la Compagnie de l'Aurette et le 1,6 million versés en 2004, soit 32,6 millions. Le reste a été financé avec l'argent des titres détenus par Solfur, et par emprunt. " C'est comme si vous achetiez une voiture et qu'il y avait la moitié de la somme dans la boîte à gants ", rigole un analyste. Ultime délicatesse, Wendel Investissement, la maison mère de Solfur, a laissé 12,4 millions d'euros en trésorerie dans la société, qu'encaissent les nouveaux propriétaires.

Le management a franchi la première étape, il possède Solfur. Reste la seconde, la plus difficile : rendre liquides ces fameux " titres difficilement cessibles ". Le management, ici, joue un coup de maître : il renonce à son option d'achat sur les titres de Solfur acquise en 2004. La Compagnie de l'Audon, entièrement contrôlée par le management, se trouve embarrassée avec les 569 333 actions Wendel-Participations qu'elle vient d'acheter. Elle les vend au groupe Wendel, qui les lui échange le 29 mai 2007 contre une fortune, 2 536 700 titres Wendel Investissement, qui valent, eux, 324 millions d'euros.

Wendel-Participationsa ainsi racheté 13,5 % de son capital, et payé 324 millions d'euros ce qui avait été acquis par le management pour quatre fois moins. Wendel-Participations n'y avait évidemment aucun intérêt. D'ordinaire, on applique pour le rachat d'une participation minoritaire dans une société " fermée " une décote importante. Il n'en a rien été. Le " cadeau " aux dirigeants tient là tout entier.

Le management possède désormais une petite fortune dans la Compagnie de l'Audon, et peut se consacrer à la troisième étape : distribuer de solides actions Wendel Investissement à ses cadres. La technique, classique, est élégante et presque nette d'impôts. La Compagnie de l'Audon se décide tout à coup à réduire son capital. C'est-à-dire à racheter aux managers de Wendel 10 des 17 millions de ses propres titres, les actions de la Compagnie de l'Audon. Elle les paye avec ce qu'elle a dans son actif : des titres Wendel Investissement, à 127,89 euros pièce en mai 2007.

Les membres du management ont préparé le terrain. Ils ont créé avec un bel ensemble pendant la seconde quinzaine d'avril une ou deux sociétés civiles, souvent domiciliées dans la même boîte aux lettres. Le 3 mai, onze cadres cèdent une partie de leurs actions Compagnie de l'Audon à l'une de leurs sociétés personnelles. A un prix défiant toute concurrence (7 centimes en moyenne l'action), ce qui réduit d'autant l'impôt à payer sur les cessions. Ils les portent le même jour dans leur seconde société civile à un prix raisonnable (19,17 euros par action), en sursis d'imposition : ils paieront des impôts plus tard, quand la société civile sera dissoute, ou revendue, ou si elle leur distribue des dividendes.

Quand, le 29 mai 2007, la Compagnie de l'Audon rachète ses propres titres, elle le fait à 19,17 euros l'unité. Comme elle les avait cédés au même prix, il n'y a pas de plus-value, donc pas d'impôt. Et elle ne paye pas en liquide, mais en titres Wendel Investissement. Chacun récupère ainsi dans sa petite société ces actions, qui valent 127 euros pièce.

Le baron Seillière en récupère pour 79 795 847 euros, Bernard Gautier pour 36 247 684 euros, les autres, entre 1 et 11 millions.

Seul Jean-Bernard Lafonta a laissé sa participation, près de 83 millions d'euros, dans la Compagnie de l'Audon, dont il possède 92 % du capital. La compagnie n'a pas trop souffert de ces mouvements. Elle n'a payé que 6 427,96 euros de droits d'enregistrement et zéro impôt sur les sociétés. MM. Seillière, Lafonta et Gautier, qui sont mandataires sociaux de Wendel, déclarent ces titres à l'AMF, l'Autorité des marchés financiers, et sont tenus d'en garder la moitié tant qu'ils sont aux commandes du groupe. Les trois plus hauts dirigeants de Wendel perçoivent par ailleurs des rémunérations confortables, 1 563 790 euros en 2006 pour M. Lafonta (62 % de plus qu'en 2005), 870 000 euros pour M. Gautier (+ 150%), et 507 694 euros pour M. Seillière, en jetons de présence.

Les autres cadres sont aujourd'hui théoriquement libres de vendre leurs actions. Mais sans doute pour conforter leur loyauté à Wendel, les sociétés personnelles des dirigeants ont dû, ce même 29 mai 2007, céder pour quelques euros une part à une mystérieuse société luxembourgeoise, Phylahe. Ce n'est pas symbolique : les cessions d'actions se font, dans les sociétés civiles, à l'unanimité. Sans l'accord de Phylahe, devenue actionnaire de ces sociétés personnelles, le management ne peut rien vendre.

Qui détient Phylahe ? Il n'est légalement pas possible de le savoir. La petite SARL a été fondée pour l'occasion, le 24 mai 2007, par une grosse compagnie fiduciaire luxembourgeoise, Experta Luxembourg, qui a délégué la gérance à une de ses filiales, Lannage SA. La gérance est représentée par un cadre parisien de la banque JP Morgan, qui se refuse évidemment à tout commentaire. " Nos faits et chiffres parlent d'eux-mêmes ", indique Experta sur son site Internet. Effectivement : cette filiale de Dexia Privatbank, en Suisse (groupe Dexia), a des établissements au Luxembourg, aux Bahamas, à Jersey et à Montevideo.

" Il n'y a strictement rien de louche dans ce montage, sourit Ernest-Antoine Seillière, je suis extraordinairement à l'aise pour en parler. Nous sommes dans une société qui ne peut absolument pas se permettre de faire quoi que ce soit qui ne soit pas conforme à la loi. " Avec la crise financière l'action a d'ailleurs baissé, les 324 millions de mai 2007 n'en valent plus, à la fin avril 2008, que 220. Le baron a fait ses calculs : il était prévu que la valeur du groupe double en cinq ans. Eh bien, l'intéressement des managers a lui aussi doublé : ils ont acheté des actions à 40 euros, elles en valent aujourd'hui 87. " Evidemment, quand est apparue la différence entre 40 euros et 127 en mai 2007, les managers et les actionnaires ont été un peu ahuris, admet M. Seillière, c'était très au-delà de ce qu'on avait imaginé ", mais tout est rentré dans l'ordre.

L'une des actionnaires familiales du groupe Wendel s'est à plusieurs reprises alarmée de ce montage et a adressé, en vain, plusieurs courriers à Ernest-Antoine Seillière, aux dix-sept autres administrateurs et aux commissaires aux comptes. Sophie Boegner y soulignait qu'elle était comme les autres membres du conseil d'administration " pénalement " et " personnellement responsable " sur ses biens " d'éventuels manquements " dans la gestion de la société.

Le reste de la famille Wendel, au conseil d'administration de SLPS, a fini par s'en émouvoir, un peu tard, en juillet 2007. Humbert de Wendel a fait observer que l'alliance d'un tiers avec le management pourrait faire perdre le contrôle à la famille. Un autre membre du conseil, François de Montfort, s'est inquiété que " le management puisse se servir d'une apparente union avec la famille pour poursuivre des objectifs d'enrichissement rapide ". Le baron Seillière, ancien président du Medef et toujours, à 71 ans, président du patronat européen, les a rassurés. Seule Mme Boegner a refusé de voter, le 3 avril 2008, l'arrêté des comptes 2007. Elle se refuse aujourd'hui à tout commentaire, mais a chargé Me Patrick Maisonneuve d'examiner les moyens d'engager une procédure.

Claire Gatinois et Franck Johannès

© Le Monde

Écrit par : (on confond tout) | jeudi, 01 mai 2008 13:00

" Un diagnostic impitoyable (comme on dit chez Clint) "

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Dans sa langue Clint dit "unforgiven", ce qui n'a pas le même sens

Écrit par : précision | jeudi, 01 mai 2008 13:43

Ecrit par : précision | jeudi, 01 mai 2008 13:43

Parfaitement juste, de plus la parabole tragique, sarcastique et magnifique de "Unforgiven" n'a pas grand chose à voir avec tout ça.

Écrit par : urbain | jeudi, 01 mai 2008 14:02

Ecrit par : (on confond tout) | jeudi, 01 mai 2008 13:00

étrangeté..
http://www.leslaunes.com/plage_du_village/comments.asp?id=116

Écrit par : Maghnia | jeudi, 01 mai 2008 14:05

L'offre d'emploi "valable" devient l'offre d'emploi "raisonnable".
L'homme valable devient raisonnable. Le retour du sujet. Est un sujet celui se comporte de façon raisonnable. L'Homme moderne se doit d'être modéré, se mouvant dans l'espace normatif de la modération. Le bon sens (près de chez vous), en somme... L'Homme unidimensionnel.
Les enjeux changent peu.
Jeunes, vieux, moins vieux, "seniors", peu importe. La biologie ne transporte pas nécessairement sa part d'émancipation. Substituer à l'idée de "classes" celle des "ages" est une opération vouée à l'échec. Une de plus qui s'insère dans le "bon sens".

Écrit par : f | jeudi, 01 mai 2008 14:11

Ecrit par : Maghnia | mercredi, 30 avril 2008 19:59

http://olivierbonnet.canalblog.com/

J'entendais quelques fins commentateurs-observateurs-analystes déclarer ne pas être choqués plus que cela. En gros, ce que dit Sarkozy est vrai, selon eux.
Le néo-colonialisme n'a aucune leçon à donner en matière de droits de l'Homme. Son intérêt, sa mission, sa "philosophie" ne sont pas là.

Écrit par : f | jeudi, 01 mai 2008 15:10

FO !

Écrit par : odm | jeudi, 01 mai 2008 15:27

Invitée sur France 5, Valérie Pécresse a affirmé que les malades chroniques étaient exemptés du paiment des franchises médicales. C'est un mensonge.

Pour le moment, lesdites franchises sont d'un montant fixe (qui sera, n'en doutons pas, augmenté peu à peu), et pas (encore) calculées suivant un pourcentage (20%, 25%, voire 33%) du coût des médicaments. Mais Sarkozy n'a-t-il pas ouvert la voie à un futur système à l'américaine ?

http://www.lepost.fr/article/2008/04/19/1183093_apres-les-franchises-le-co-payement-des-medicaments-les-plus-chers-explose_1_0_1.html

(merci RichardTrois pour la traduction)

Écrit par : (ne pas confondre) | jeudi, 01 mai 2008 15:30

bREUUZZZ AHEMMM !

Écrit par : odm | jeudi, 01 mai 2008 15:33

Ecrit par : f | jeudi, 01 mai 2008 15:10

merci f
j'ai cru être lamentablement transparente
(pourtant je signe de mon prénom moi.. mais ce doit être ça d'ailleurs)
bien sûr qu'ils ne sont pas choqués puisque l'autre les dit 'intelligents"
mais la France humiliée par de tels sous-entendus.. nous.. vous.. le net..
ça ne nous choque pas?
comment se fait-il qu'il n'y ait pas une levée de boucliers pour le bâillonner l'intello?
est-il acceptable que nous traitions "le sud" d'abrutis aux gros bras?
est-il acceptable d'aller faire son marché comme un triste négrier?.. et après l'offre va-t-on aussi sélectionner les esclaves?
tu veux que je te dise?.. là j'ai honte..
j'ai honte du silence de la France!
il suffit de nous lancer un os.. et nous nous couchons!

Écrit par : Maghnia | jeudi, 01 mai 2008 15:45

"Mais Sarkozy n'a-t-il pas ouvert la voie à un futur système à l'américaine ?"

Oui. Le pied dans la porte, le doigt dans l'engrenage. Le plus difficile est de faire accepter le principe. Il est aisé ensuite de jouer avec le principe, c'est indolore, difficile à appréhender ; ça bouge, avec le temps. On ne peut saisir encore que l'occurrence. La "rupture".

...........

Aimé Césaire : "la colonisation déshumanise l’Homme"

Si l'homme africain n'est pas vraiment un Homme, si le sud n'est que bras, main d'oeuvre, force de travail ; il n'y a pas de colonisation. On ne peut pas déshumaniser ce qui ne l'est pas. Ouf.

Écrit par : f | jeudi, 01 mai 2008 15:46

Sarko c'est jules Ferry....voir mon blog.

Écrit par : odm | jeudi, 01 mai 2008 15:49

Je précise que Césaire pointait également, dans cette phrase, le colonisateur.

Écrit par : f | jeudi, 01 mai 2008 15:52

Le prix Charlemagne, remis chaque année à Aachen (Aix-la-chapelle), est décerné à Angela Merkel cette année, pour son aide à l'unité européenne. Le maire de la ville a invité Sarkozy à cette cérémonie de remise de médaille. Le président français en a profité pour faire un discours sur la Deuxième Guerre mondiale ; un discours tourné vers le passé (pour la remise d'une récompense dont l'esprit est d'encourager à construire l'avenir européen), histoire de rappeler aux Allemands leurs très grandes fautes, au cas où ils les auraient oubliées (du même Sarkozy on se rappelle le fameux "ce n'est pas la France qui a inventé les camps de la mort", pendant la campagne électorale). Puis, semble-t-il, Sarkozy a laissé de côté le texte de son discours pour délirer un peu, dans une adresse assez familière envers la chancelière et son mari : "ah Monsieur Merkel, j'ai vu votre femme douze fois en douze mois !" ... "Angela, j'ai de l'admiration pour toi !" (Angela Merkel n'aime pas qu'on la tutoie, mais Sarkozy tutoie tout le monde, comme le concierge de mon immeuble, qui ne connait pas le vouvoiement, ce qui m'NRV autant qu'une chancelière allemande, toute proportions gardées). Mme Merkel, quant à elle, est restée polie et a débuté son discours en remerciant Mr Sarkozy en français.

Écrit par : (ne pas confondre) | jeudi, 01 mai 2008 15:57

Ecrit par : urbain | jeudi, 01 mai 2008 10:35

Et bien, pour le moins qu'on puisse dire est que l'humour ne fait pas partie du monde d'urbain...

Tant pis pour lui.

Est-ce un effet d'une surdose de Badiou ?

Écrit par : Juliette dze | jeudi, 01 mai 2008 15:58

Manifestations à Marseille.
3000 selon la police. 30000 selon les organisateurs.

Ecrit par : Maghnia | jeudi, 01 mai 2008 15:45

Je crains que le créneau soit porteur. Au nom de l'intérêt économique. Et selon la doxa en cours, le marché, les rapports marchands, le commerce tirent l'Homme vers l'émancipation et la liberté.

« le problème économique sera refoulé à la place qui lui revient : l’arrière-plan ; et que le champ de bataille de nos cœurs et de nos têtes sera occupé, ou plutôt réoccupé par nos véritables problèmes, ceux de la vie et des relations entre les hommes, ceux des créations de l’esprit, ceux du comportement et de la religion » Keynes

Écrit par : f | jeudi, 01 mai 2008 15:59

Ecrit par : Orient-Express | jeudi, 01 mai 2008 05:24
J'aime aussi les trains de nuit.

Écrit par : etrun | jeudi, 01 mai 2008 16:02

l'humour ne fait pas partie du monde d'urbain...
Ecrit par : Juliette dze | jeudi, 01 mai 2008 15:58

on dirait en effet, mais comme il apprécie "Unforgiven" de Clint Eastwood, il lui sera beaucoup pardonné

Écrit par : (ne pas confondre) | jeudi, 01 mai 2008 16:07

"comme le concierge de mon immeuble, qui ne connait pas le vouvoiement"

paraît qu'au PS .. entre adhérents.. pareil et même pas besoin d'être concierge

enfin là c'est différent..
dans "ah Monsieur Merkel, j'ai vu votre femme douze fois en douze mois !" ..
"Angela, j'ai de l'admiration pour toi !"
j'y lis plutôt des propos de proxo.. comme dans "vous ne trouvez pas qu'il fait chaud" et Mme se déshabille..
enfin je suis peut-être un peu trop branchée ..
excusez..
moi non plus je n'ai aucun humour
c'est que je trouve que les concierges sont des gens bien aussi..
sauf le vôtre (faut pas confondre)..
c'est vrai que s'il ne connaît pas le "vous" il est nul!!!!

Écrit par : Maghnia | jeudi, 01 mai 2008 16:28

Allons ne soyons pas triste, l'anpe vous propose un emploi en Inde:
bts ou dut exigé
débutant accepté
lieu de travail: Pondichéry
salaire: 10 à 20 000....

roupies par mois!

Véridique:
plus d'infos par chez moi
see ya!

Écrit par : skalpa | jeudi, 01 mai 2008 16:37

paraît qu'au PS .. entre adhérents.. pareil et même pas besoin d'être concierge

Ecrit par : Maghnia | jeudi, 01 mai 2008 16:28

Le tutoiement chez les gens de gauche (qu'ils soient anars, communistes ou socialistes) a une histoire, et un sens. Aller contre la bourgeoisie, qui elle vouvoyait. Tu t'imagines dire : "camarade, voulez-vous me passer le sel ?"...

Écrit par : adrien (de rien) | jeudi, 01 mai 2008 16:40

Ecrit par : adrien (de rien) | jeudi, 01 mai 2008 16:40

j'imagine pas!
chez Mac Do c'est assez salé même quand c'est gratos
http://www.youtube.com/watch?v=AwSGswKSTPc

Écrit par : Maghnia | jeudi, 01 mai 2008 16:50

Je n'ai rien contre les concierges en général, mais celui-là en particulier vous NRVerait sans doute autant que moi si vous le connaissiez ! ;-)...

Pour compléter la petite annonce trouvée par skalpa,
http://www.mataf.net/conversion-monnaie-112.htm

10 000 roupies indiennes = 167 euros !!!

Écrit par : (ne pas confondre) | jeudi, 01 mai 2008 16:55

Ecrit par : Juliette dze | jeudi, 01 mai 2008 15:58

Ah ...
c'était donc de l'ironie ?
Elle m'a échappé, désolé.
( l'humour, c'est tout autre chose ... )

Écrit par : urbain | jeudi, 01 mai 2008 17:06

" l'humour, c'est tout autre chose ... "

et toc!
(pardon Juliette dze.. ça m'a échappé)
;-)))))))))

Écrit par : Maghnia | jeudi, 01 mai 2008 17:09

À 18h un refresh avec un billet polémique...

Par pitié ne tapez pas trop sur l'oiseau... Il vit de l'eau fraîche l'oisôôôôô...

Comme disait Fugain...

À plus... Et d'accord avec Maghnia, le sortie de Tunis, dans le droit fil de Dakar, "vous, vous êtes les mains, nous on est le cerveau" est complètement débile !

Que dire de plus ? Que Sarkozy est un intello au petit pied ? Ça parait évident depuis toujours, non ? Personne ne l'avait remarqué ? Tiens, c'est bizarre !

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | jeudi, 01 mai 2008 17:37

"Que Sarkozy est un intello au petit pied"

Il existe une solution :

http://clic.20minutes-blogs.fr/archive/2008/05/01/un-doigt-coupe-repousse-grace-a-une-poudre-extraite-du-cocho.html

Pour le cerveau, la poudre de rat donne des résultats fulgurants.

Écrit par : f | jeudi, 01 mai 2008 17:50

"Lee Spievak applique donc la poudre tous les deux jours sur son doigt et constate quasi-immédiatement que son doigt repousse. En quatre semaines de traitement, il dispose d'un majeur tout neuf. La seule différence avec ses autres doigts réside dans l'ongle, qui pousserait deux fois plus vite que les autres."

Écrit par : f | jeudi, 01 mai 2008 17:51

Ecrit par : Maghnia | jeudi, 01 mai 2008 17:09

Les voies de l'humour sont comme celles du Seigneur... impénétrable et les leçon je me les mets là où je pense, elles servent à rassurer que ceux qui les donnent et à ravir que les béats.

N'étant pas de ceux-là...

Écrit par : Juliette dze | jeudi, 01 mai 2008 17:54

Ecrit par : f | jeudi, 01 mai 2008 17:51

Excellent !

Les caciques du PS en ont besoin aussi, me semble t-il ?

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | jeudi, 01 mai 2008 17:55

Ecrit par : Juliette dze | jeudi, 01 mai 2008 17:54

Si vous pouviez écrire un texte, Juliette, ce serait bien aussi...

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | jeudi, 01 mai 2008 17:57

Ecrit par : Juliette dze | jeudi, 01 mai 2008 17:54

et toc!
pardon urbain.. je pense comme juliette.. mais je ne les mets où je pense ..
il n'aimerait pas.
;-)))))))))

Écrit par : Maghnia | jeudi, 01 mai 2008 18:00

 
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